M0103DESAG10 2 lllllllllllllllllllllllllll CESAG CENTRE AFRICAIN D'ETUDES SUPERIEURES EN GESTION INSTITUT SUPERIEUR DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES ET AUTRES ORGANISATIONS (ISMEO) MEMOIRE DE FIN DE FORMATION OESAG-MBA DESS EN ADMINISTRATION ET GESTION DES ENTREPRJSES Promotion 2008-2009 OPTIMISATION DE LA GESTION DES CREDITS DOCUMENTAIRES IMPORTS : CAS D'ECOBANK-BENIN PRESENTE PAR : Mayi TANTE-GNANDI Directeur de Mémoire : Mme NZI Mariam Professeur de Marketing au CESAG
Nous dédions ce travail à : DED][CACES Nos parents pour tous les sacrifices CC!nsentis. Vous avez toujours été là pour nous car l'épanouissement futur de vos enfants reste votre plus grand souci. Recevez notre éternelle reconnaissance et toute notre gratitude. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009
REMERCJŒMENTS L'aboutissement de ce travail est le résultat des efforts constants et combinés de certaines personnes et institutions que nous tenons à remercier. Nous adressons nos vifs et chaleureux remerciements à : - ECOBANK-BENIN pour nous avoir permis de faire l'expérience de la Banque et de pouvoir mettre en pratiques les neuf mois d'apprentissage théorique. -Monsieur Harouna BIO, Chargé de Clientèle PME-PMI à ECOBANK-BENIN, merci de m'avoir suivi et aider durant mon stage ; - Tout le personnel d'ecobank-benin qui de près ou de loin a contribué à la réalisation de ce mémoire. - Mme Mariam Nzi, Professeur de Marketing au CESAG, - Tout le personnel enseignant et administratif du CESAG en particulier ceux du DES AG qui nous ont accompagnés tout au long de l'année académique 2009 ; - La famille APOVO qui a eu la gentillesse de m'accueillir durant mon séjour au Benin - La famille KPENOU, qui m'a beaucoup aidé quand j'étais dans le besoin. Je ne saurais assez vous remercier. - Mes amis qui m'ont soutenu Daniel, Sally, Gilles Parei, Linda, Rachel, Damien, Audrey, et tous les autres que je ne cite pas. A toutes et à tous recevez ici l'expression de notre. DIEU vous bénisse. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi T ANTE/2008-2009 Il
LISTE DES SIGLES ET DES ACRONYMES APBEF BCC BCEAO BRVM CAC CCI CEDEAO CREDOC EDC ETI GATT LN OMC PIBS RUU SBLC SFI SWIFT UCP UEMOA Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers Branch Credit Comitee Banque centrale des Etats d'afrique de l'ouest Bourse Régionale des Valeurs Mobilières Contrôle et Administration de Crédit Chambre de Commerce International Communauté Economique des Etats d'afrique de l'ouest Crédit documentaire Ecobank Development Corporation Ecobank Transnational Incorporated General Agreement on Tariffs and Trade Lettre de Notification Organisation Mondial du Commerce Pratiques Bancaires Internationales Standard Règles et Usances Uniformes Stand-by letter of credit 1 Lettre de crédit stand-by Société Financière Internationale Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication Uniform Customs and Practices Union Economique et Monétaire Ouest Africaine CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 Ill
Ll!STE DES TABLEAUX ET DE SCHEMA LISTE DES TABLEAUX Tableau :Evolution du groupe ETI ----------------------------------------------------------------------- 45 LISTE DES SCHEMAS Schéma 1 : Adaptation entre Incoterms et crédits documentaires ----------------------------------- 12 Schéma 2 :Trois types de crédit documentaire par ordre croissant de sécurité ------------------ 14 Schéma 3 :La technique du transfert d'un crédit documentaire ------------------------------------- 19 Schéma 4 :La réalisation d'un crédit documentaire transférable ------------------------------------ 20 Schéma 5 :Emission d'un crédit documentaire Stand-by -------------------------------------------- 27 Schéma 6 :Modification d'un crédit documentaire ----------------------------------------------------- 33 Schéma 7 : Remboursement entre banques -------------------------------------------------------------- 37 Schéma 8 : Synthèse - Exemple d'un crédit documentaire irrévocable et confirme, réalisable par paiement à vue ------------------------------------------------------------------- 38 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 IV
AVANT PROPOS Le Diplôme d'etudes Supérieurs Spécialisés en Administration et en Gestion (DESAG) du Centre Africain d'etudes Supérieures en Gestion (CESAG) est l'un des diplômes de troisième cycle de cette institution sise à Dakar (Sénégal). Le diplôme est délivré aux stagiaires qu'après la phase des cours théoriques et le stage en entreprise. Ce stage est sanctionné par un mémoire professionnel. C'est ainsi que nous avons choisi d'effectuer notre stage à ECOBANK-BENIN et précisément au service des petites et moyennes entreprises (SME) rattaché à la Direction de la Banque de détail (Retail Banking). Le choix de cette banque comme lieu de stage a été motivé par le fait de son dynamisme et de sa grande importance dans le paysage bancaire et financier Africain. Notre stage s'est déroulé du 10 août au 30 septembre 2009. Au cours de cette période que nous avons, entre autres activités, entamé la rédaction du présent document en guise de mémoire professionnel. Il porte sur«l'optimisation de la gestion des Crédits Documentaires Import». CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 v
Optimisation de la gestion des ~édits documentaires imports : cas d'ecobank-benin SOMMAllRE I>éclicaces ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------1 ~e111ercie1ile11ts -------------------------------------------------------------------------------------------------------11 Liste des sigles et des acro11y111es ------------------------------------------------------------------------- 111 Liste des tableaux et des sché111as ------------------------------------------------------------------------------IV )\"allt }JrOJ'OS --------------------------------------------------------------------------------------------------------V INTROI>UCTION GENEAALE ------------------------------------------------------------------------------- VIl P J\~TIE I - LE CJ\I>~E 1HEOIDQUE I>E LJ\ GESTION I>ES C~ÉI>TIS I>OCUlvrE~J\I~E llv{po~ll --------------------------------------------------------------------4 CHJ\PITRE I- LE C~ÉI>IT I>OCUlvrE~J\IRE ----------------------------------------------------6 SECTION I - l)éfuùtioll elu COiltexte mtematiollal------------------------------------------------7 SECTION II- Les 111oclèles de crédit docu1ilelltaire Î111J'ort------------------------------------ 13 CHJ\PITRE II- LES GAANDES ÉllJ\PES I>'UN ŒÉI>IT I>OCUlvrENllJ\I~E IlvrPO~ll -------------------------------------------------------------------------------- 29 SECTION I- L' ou"erture elu crédit docu111e11taire---------------------------------------------- 30 SECTION II- Utilisatio11 elu crédit docu111e11taire et ~e111bourse111ellt de ba11que à ba11que --------------------------------------------------------------------------------- 32 P J\~TIE II- P~ÉSEN1LJ\ TION Ell J\NJ\LYSE I>U lvroi>e I>E GESTION I>ES C~ÉI>IllS OOCUlv{ENll J\IRES llv{po~ll À ECOBJ\NK-BENIN ----------------------------------- 40 CHJ\PITRE I- ECOBJ\NK Ell LE SYS'TÈlvrE BJ\NCJ\IRE ------------------------------------ 42 SECTION I- Le systèiile ba11caire bélliilois et le Groul'e ETI -------------------------------- 43 SECTION II- Prése11tatio11 de l'établisse111e11t Ecobank-bélliil ------------------------------- 46 CHJ\PITRE II- PM TIQUE Ell J\NJ\LYSES I>E GESTION I>ES C~ÉI>TIS I>OCUlv{E~J\IRES IlvrPO~ll À ECOBJ\NK- BÉNIN ----------------------------------------------------------------------------------- 51 SECTION I- Pratique du crédit clocuiilelltaire Î1Ilport ---------------------------------------52 SECTION II - J\11alyse des l'rocédures de gestio11 et reco1l11ilalldatiolls ------------------- 63 CONCLUSION GENEAALE ----------------------------------------------------------------------------- 70 BIBLIOGAAPHIE------------------------------------------------------------------------------------------------- 72 J\NNE)(ES ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 74 1LJ\BLE I>ESlv{)\TIE~ES -----------------------------------------------------------------------------------------75 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 VI
J[NTRODUCTJ[ON GENERALE PROBLEMATIQUE D'après l'histoire, les premières utilisations du paiement à distance remontent au moyen âge et étaient pratiquées par les templiers ainsi que les banquiers lombards et hanséatiques. C'est au milieu du 19ème siècle que l'on voit apparaître pour la première fois le crédit documentaire en Europe Occidentale. Elle était utilisée en dehors des banques notamment dans les ventes maritimes. Au début du 2()ème siècle les banques introduisent cette technique dans leurs activités lorsqu'une prolifération d'incidents de non paiement entre les partenaires commerciaux internationaux a été constatée. Cependant, cette pratique s'est développée sans aucun appui législatif. C'est entre les deux guerres que les praticiens travaillant sous l'égide de le Chambre de Commerce Internationale ont élaboré en 1933 une codification des usages en matière documentaire sous le nom des «Règles et Usances Uniformes relatives aux crédits documentaires». Cette dernière était périodiquement révisée pour tenir compte des suggestions des banques et des transporteurs internationaux. La dernière révision a été approuvée en octobre 2006 et a donné naissance aux R.U.U.600 1 applicables au ter juillet 2007. Compte tenu de l'importance des R.U.U.600, la question de la loi applicable au crédit documentaire2 se pose rarement. Autrement, on distingue deux cas : lorsque les parties choisissent le droit applicable, il faut respecter leur volonté ; lorsque ce n'est pas le cas, il faut appliquer le droit du pays dont l'implication des closes est la plus importante. La détermination de la loi applicable varie selon que le crédit documentaire met en présence une ou plusieurs banques. Dans le premier cas, la doctrine est partagée entre l'application de deux lois: celle de la banque émettrice ou celle du pays de la réalisation du crédit. Les solutions applicables sont plus complexes dans le second cas, c'est-à-dire dès lors qu'interviennent plusieurs banques. Selon un courant de la 1 Règles et Usances Uniformes relatives aux crédits documentaires 2 Réf. convention de Rome du 19 juin 1980 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 VIl
Optimisation de la gestion des crédits do~mentaires imports : cas d'ecobank-benin doctrine il faut faire soumettre toutes les relations découlant du crédit documentaire à la loi de la banque émettrice. Cependant, pour la majorité de la doctrine, il faut soumettre chaque relation à une loi spécifique. Il apparaît de ce fait qu'il n'est pas aisé de déterminer la loi applicable au crédit documentaire lorsque l'application des Règles et Usances Uniformes est écartée. Il est possible à présent d'affirmer et de mettre en relief le rôle important que joue le crédit documentaire en tant qu'instrument classique de financement d'achats à l'étranger, d'outil de règlement et en tant qu'élément de confort et de sécurité. Il se présente également comme l'unique moyen de paiement mondialement reconnu et capable d'assurer la sécurité optimale recherchée à toutes les parties aux transactions internationales. Selon l'article 2 des Règles et Usances Uniformes de la Chambre de Commerce Internationale le crédit documentaire est «l'arrangement quelle qu'en soit la dénomination ou la description en vertu duquel une banque (la banque émettrice) agissant à la demande et sur instructions d'un client (le donneur d'ordre) ou pour son propre compte est tenue d'effectuer un paiement à un tiers (le bénéficiaire) ou à son ordre ou d'accepter et payer des effets de commerce (traites) tirés par le bénéficiaire ou autorise une autre banque à effectuer ledit paiement ou à accepter et payer lesdits effets de commerce (traites) ou autorise une autre banque à négocier contre remise des documents stipulés pour autant que les termes et conditions de crédit soient respectés». Cette définition peut être résumée par celle proposée par le code de commerce international en ces termes : «le crédit documentaire est un crédit ouvert par une banque à la demande d'un donneur d'ordre en faveur d'un correspondant de celui-ci et garanti par la possession de documents destinés à être transportés». Aujourd'hui, le commerce mondial ne peut se concevoir sans le crédit documentaire comme instrument de crédit mais aussi comme moyen de sécurité et d'exécution des paiements. Il remplit toutes les conditions pour jouer ce rôle, dans la mesure où ses conditions sont claires et sans ambiguïté. Les exigences formelles sont cependant extrêmement rigoureuses: la banque ne peut procéder au paiement qu'en échange de CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 VIII
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN documents absolument conformes aux exigences de la lettre de crédit. Elle doit donc procéder à des vérifications automatiques afin de s'assurer de la solidité financière de chaque entreprise par rapport aux risques auxquels ses opérations l'exposent. Ainsi, une procédure stricte et rigoureuse est mise en place pour assurer la sécurité des opérations et minimiser les risques pris par la banque. Cette procédure va de la sélection des clients en passant par l'évaluation, l'analyse et l'approbation des facilités de crédit selon le profil des clients et des garanties proposées. Pour minimiser le risque tout en gardant en mémoire les intérêts des clients, la banque doit adopter les normes internationales de qualité dans son système managérial, technique et commercial. A ces fins, il est impératif pour elle de bien maîtriser ses procédures tout en les améliorant afin de maintenir un niveau de qualité élevé et de répondre aux exigences toujours grandissantes des clients. Pour se faire, la question fondamentale qui se pose est donc de savoir : Quelles propositions apporter pour optimiser la gestion des crédits documentaires à l'importation? Répondre à cette question revient à savoir : quels sont les éléments de base des transactions commerciales internationales? quelles sont les différentes techniques de crédit documentaires à l'importation? ce qui nous permettra de déterminer : quelle analyse porter au mode de gestion des crédits documentaires à l'importation à ECOBANK-Bénin? INTERETS DE L'ETUDE Cette étude présente un intérêt pour : la banque et ses agents : en effet, une bonne gestion des crédits documentaires à l'import permettra à la banque de créer un lien de confiance avec ses clients importateurs et ceci permettra de les fidéliser. les importateurs et exportateurs : cette étude leur permettra de mieux connaitre et comprendre les procédures à suivre dans la réalisation d'une Lettre de Notification CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 IX
(LN). Un atout qui les amènera à anticiper sur les démarches pour éviter le blocage de leur dossier de crédit. OBJECTF DE L'ETUDE Objectif Général Déterminer les facteurs clés de l'optimisation de la gestion des crédits documentaires import à-bénin. Objectifs spécifiques Il s'agira: d'identifier les éléments de base des transactions commerciales internationales; de déterminer les différentes techniques de crédit documentaires à l'importation; de porter une analyse au mode de gestion des crédits documentaire à l'importation à ECOBANK-Bénin. Une fois les objectifs fixés, nous fixons la démarche à suivre. DEMARCHE METHODOLOGIQUE Compte tenue des possibilités offertes par le cadre d'étude et le temps imparti pour cette étude, nous avons recouru à : La recherche documentaire (procédures de gestion de la banque, ouvrages, sites internet, examen de dossiers de crédit) ; Recherche qualitative... o o Entretiens avec cinq agents de un responsable de la banque liés au processus du traitement des demandes d'ouverture de lettre de crédit. Observation des acteurs chargés participant à la gestion du crédit documentaire. Ces recherches nous ont permis de mieux cerner les contours de notre étude et d'adapter une démarche objective dans la recherche des outils efficaces de gestion des crédits documentaires import. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 x
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN Le commerce international est défini comme «l'ensemble des flux de marchandises (biens) et de services entre les espaces économiques nationaux» 1 ; cela inclut donc toutes les opérations du marché mondial : le commerce extérieur (importation et exportation de biens et services), la concession de licences dans d'autres pays et les investissements étrangers. Pour veiller au bon déroulement de ces transactions, l'organisation Mondiale du Commerce (O.M.C.) a été créée le 15 décembre 1993 à l'issue des négociations commerciales multilatérales du cycle d'uruguay. Son objectif est de faciliter la mise en œuvre, l'administration et le bon fonctionnement des accords qui y découlent. Au départ, c'était l'accord général sur les tarifs douaniers (GA TI : General Agreement on Tariffs and Trade) de 1947 qui établissait les règles du système. Aujourd'hui l'omc regroupe 153 pays membres et des observateurs (Etats en cours d'adhésion ou organisations internationales). L'OMC s'occupe du commerce des marchandises, des services, des biens agricoles et industriels, et de la propriété intellectuelle. 11 a pour objectif de promouvoir et d'assurer la libéralisation du commerce mondial de manière ordonnée, de conduire les gouvernements à réduire les tarifs douaniers, à éliminer les obstacles aux commerces des marchandises et à instaurer des conditions de concurrence loyale et équitable. Cela a permit de faciliter les négociations commerciales entre importateurs et exportateurs et par conséquence de transformer les marchés nationaux et marchés mondiaux. En effet, les échanges internationaux se sont développés et ont pris de l'ampleur jour après jour. Toutefois, cette évolution s'accompagne d'un accroissement des risques liés aux conditions de financement des importations, à l'encaissement et à la mobilisation des créances nées des exportations. Ce risque est d'autant plus important lorsque la distance 1 Source : brises.org CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 1
géographique entre les parties est importante. Aussi, pour palier à ces risques de financement et pour établir une sécurité des transactions, divers moyens de paiement internationaux ont été mis en place, dont le crédit documentaire. S'il est utilisé à bon escient, le crédit documentaire (CREDOC) offre à l'exportateur l'assurance de percevoir dans les meilleures conditions, les produits de ses ventes à l'étranger et, à l'importateur, une bonne garantie des prestations. Le CREDOC constitue un appui incontournable au développement du commerce international. De nos jours, tous les établissements de crédit émettent ou reçoivent des crédits documentaires par ordre et pour compte de leurs clients, et les traitent selon les prescriptions dictées par la Chambre de Commerce International Cependant, même si les techniques bancaire sont identiques, les styles de gestion eux diffèrent d'un établissement à un autre: certains se bornent à exécuter au bas mot, les ordres de leurs clients tandis que d'autres vont plus loin, en proposant à ces derniers des services d'une rare qualité, intégrant conseil, assistance, information, formation et financement Il est important de souligner que les développements importants que connaissent le commerce extérieur et les nouvelles technologies de l'information suscitent de plus en plus chez les entreprises, des exigences nouvelles en terme de couple qualité/coût des crédits documentaires, surtout dans le cadre de leurs importations. Aussi, pour ne pas rester en marge de ces mutations, les banques gagneront à adopter un système managérial orienté «client» tout en mettant Y accent sur l'engagement et l'implication des collaborateurs internes et externes de l'entreprise. Cependant, cette démarche est loin d'être une réalité dans tous les services bancaires pour des raisons diverses et nombreuses, qui ne pourront être mis à nu qu'au terme d'études de gestion appropriées sur les entités concernées. C'est dans ce contexte précis que l'optimisation de la gestion des crédits documentaires à l'importation, vu de l'intérieur de l'établissement ECOBANK-BENIN prend tout son sens. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 2
Loin de faire le procès ou de vanter les mérites de cet organisme bancaire de renom cette étude se veut aussi objective que professionnelle parce que réalisée sur la base de nos connaissances de ces techniques de paiements, de nos recherches documentaires et de notre participation directe dans la gestion quotidienne durant notre stage à ECOBANK Bénin. Aussi, dans ce qui suit, nous parcourrons dans un premier temps (première partie) la littérature bancaire en matière de crédits documentaires, non sans avoir au préalable présenter de façon générale les opérations de commerce extérieur et de change, véritables supports et outils de travail du banquier. Dans la deuxième partie de notre travail, nous présenterons d'abord les résultats de nos recherches, ensuite nous analyserons le processus de gestion de crédit documentaire à ECOBANK-BENIN. Enfin nous terminerons par des recommandations pratiques en phase avec les spécificités de cette institution (ECOBANK-BENIN) et les objectifs poursuivis dans le présent travail. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 3
PARTIE I - LE CADRE THEORIQUE DE LA GESTION DES CRÉDITS DOCUMENT AIRES IMPORTS CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 4
Les entreprises qui vendent ou achètent des marchandises à l'étranger font la plupart du temps appel aux techniques bancaires de paiement internationaux, parmi ces techniques, le crédit documentaire constitue une garantie efficace pour l'exportateur qui voudrait s'assurer de l'encaissement effectif du produit de ses ventes et pour l'importateur qui souhaiterait s'assurer de la qualité du bien ou du service acheté avant tout règlement financier. En effet, l'importance des montants en jeu, la diversité des systèmes juridiques, la divergence des pratiques commerciales et les incertitudes politiques spécifiques à certaines nations ont suscité la méfiance entre partenaires commerciaux internationaux ; c'est dans ce contexte, que le crédit documentaire a permis de créer des compromis acceptables pour chacune des parties prenantes au contrat de vente international. Loin de prétendre vouloir maîtriser le vaste domaine du change et des techniques du commerce international, cette partie se veut être une synthèse des informations nécessaires pour mieux comprendre le déroulement du crédit documentaire. CES AG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 5
CHAPITREI- LE CRÉDIT DOCUMENTAIRE 1 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 6
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN SECTION 1- DÉFINITION DU CONTEXTE INTERNATIONAL 1 - DÉFINITION DU CRÉDIT DOCUMENT AIRE ET CODIFICATION INTERNATIONALE 1. Définition du Crédit Documentaire Les praticiens définissent le crédit documentaire comme ((l'engagement d'une banque de payer un montant déterminé au fournisseur d'une marchandise ou d'une prestation, contre remise, dans un délai fixé, de documents conformes prouvant que la marchandise a été expédié ou la prestation effectuée» 2 Ainsi, l'acheteur ne transmet aucun fonds au vendeur tant qu'il n'a pas reçu les documents pour prendre possession de la marchandise, et le vendeur reçoit le paiement dès qu'ill'a expédiée pour peu que les obligations documentaires aient étés respecté. 2. Codification Internationale En plus de faire suite au contrat de vente international conclu entre les partenaires commerciaux, le crédit documentaire constitue en lui-même un engagement contractuel entre les entreprises et leurs banques. Ainsi, lors de la négociation contractuelle, et tout le long de l'opération documentaire, les banques auront recours à un certains nombre de règles édictées par la Chambre de Commerce Internationale à Paris (France) et connues sous le nom de Règles et Usances Uniformes (RUU) et Uniform Customs and Practices en anglais (UCP) relatives aux crédits documentaires. Etablies pour la Jère fois en 1933 et régulièrement revues 3, ces règles font l'objet d'une adhésion extrêmement large à travers le monde et sont un outil de référence en la matière. Elles sont composées de 39 articles et traitent principalement : des formes et de la nature des crédits documentaires ; des obligations et responsabilités des banques ; 2 Sourœ: Memo guide MOCI (Moniteur du commerœ international), page 10, par Denis Chevalier, édition 2003 3 Des éditions révisées sont apparues en 1951, 1962, 1974, 1983 et 1993. La dernières révision RUU 600 révisée les 24 et 25 octobre 2006 par la CCI est en vigueur depuis le 1er juillet 2007. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 7
de la nature et des spécificités de la liasse documentaire ; des formes particulières du crédit documentaire ; et des dispositions diverses. Pour s'en prévaloir et pour éviter toute controverse, les parties s'y réfèrent de façon claire et explicite dans leur convention par le biais de la formule suivante «cette lettre de crédit est soumise aux règles et usance uniformes de la Chambre de Commerce Internationale- Publication N 600 )) ou plus communément en Anglais«This letter of crédit is subject to the«uniforms customs and practice for documentary credit of the International Chamber of Commerce Publication N 600 )). Cependant, ni ces dispositions contractuelles, ni le renvoi aux RUU ne pouvant régler toutes les questions relatives à la bonne fin de l'opération, il est laissé aux différentes parties la possibilité de désigner expressément le droit dont elles veulent se prévaloi.r4. II - RISQUES ET INCOTERMS 1. Utilité et Risques de la lettre de Crédit 1.1. Utilité de la Lettre de Crédit L'utilisation d'une lettre de crédit est envisagée au cours des négociations entre l'acheteur et le vendeur lorsqu'ils abordent l'importante question du mode de paiement. Le paiement peut s'effectuer de plusieurs façons : par versement du montant en espèces par l'acheteur au moment de passer sa commande; par ouverture de crédit, l'acheteur verse le paiement à la date convenue après avoir pris possession des marchandises; ou par encaissement documentaire, l'acheteur paie la banque encaisseuse pour le compte du vendeur en échange des documents. Dans les modes de paiement précités, le vendeur s'en remet entièrement à la bonne volonté et à la capacité de payer de l'acheteur. Mais lorsque le vendeur a des doutes quant 4 Le plus souvent, la loi du lieu d'exécution du Credoc est une référence souvent prise en considération en cas de litiges. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 8
à la solvabilité de l'acheteur et qu'il désire s'assurer un paiement rapide, il peut exiger que le contrat de vente prévoie le paiement par lettre de crédit irrévocable. De plus, si le vendeur ne connaît pas la banque qui émet la lettre de crédit (banque émettrice) ou s'il envoie des marchandises à l'étranger et qu'il doute de la capacité de la banque émettrice de respecter ses engagements, il peut, avec l'accord de celle-ci, demander à sa propre banque, ou à une banque de réputation internationale, d'assumer le risque de la banque émettrice en confirmant la lettre de crédit. Les garanties de l'exportateur/le vendeur Indépendamment de la situation de l'importateur, la banque procède au paiement dans la forme prévue dans le crédit documentaire. L'acheteur ne peut pas empêcher le paiement sous un quelconque prétexte. La banque émettrice s'engage à effectuer le paiement si toutes les conditions énoncées dans la lettre de crédit sont respectées. Une fois que le crédit documentaire a été confirmé, un produit de crédit documentaire exigible à terme peut généralement être escompté ou donner lieu à une avance de fonds. L'exportateur peut obtenir des crédits intéressants en conséquence. L'expertise de la banque est mise à profit pour faciliter le déroulement des opérations commerciales. Le paiement des marchandises expédiées peut être effectué à la banque du bénéficiaire ou à une autre banque de son choix. - Les garanties de l'importateur/l'acheteur Le vendeur ne sera réglé que lorsque les conditions de la lettre de crédit auront été remplies. L'importateur peut fixer les dates d'expédition des marchandises achetées. Les ressources ne sont pas immobilisées. 1.2. Les Risques liés au Crédit Documentaire Le crédit documentaire implique pour f exportateur une série de risques, liés au type de crédit documentaire choisi : CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 9
risque de non-acheminement postal des documents ; risque de non-authenticité de l'avis d'ouverture de crédit; risque d'insolvabilité de la banque émettrice (crédit documentaire notifié); risque lié au pays ou risque politique (coup d'état, incapacité du pays d'honorer ses engagements financiers, etc.) qui pourrait mettre la banque émettrice dans l'impossibilité de respecter son engagement irrévocable de payer (crédit documentaire notifié) ; risque de non-présentation des documents en bonne et due forme dans les délais fixés (crédit documentaire confirmé), rendant caduque la garantie de paiement. L'importateur quant à lui risque : de ne pas pouvoir annuler son ordre de sa seule initiative, même si le contrat de vente devenait nul, ou annulable ; d'obtenir des documents conformes au crédit documentaire, mais non conformes au contrat de base s'il n'a pas été très précis dans la rédaction des conditions de la réalisation du crédit documentaire. 2. Intervenant du Crédit Documentaire et lncoterms 2.1. Les Intervenants du Credoc Un crédit documentaire peut mettre en présence jusqu'à 5 parties : Le Bénéficiaire (en anglais: beneficiary) : c'est le vendeur exportateur qui désirant avoir une garantie de paiement, demandera à être réglé par crédit documentaire Le Donneur d'ordre (en anglais: applicant, opener ou accountee) : il s'agit de l'importateur qui est l'initiateur de la demande d'ouverture d'un crédit documentaire. La Banque émettrice (en anglais: issuing bank) :c'est la Banque du donneur d'ordre (l'importateur) qui sur la demande de ce dernier émet le crédit documentaire en faveur du bénéficiaires ; s art 7, RUU 600 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 10
La Banque notificatrice (en anglais: advising bank) et éventuellement confirmatrice: c'est une banque établie dans le pays du bénéficiaire et qui se trouve quelque fois être sa banque. C'est elle qui lui transmettra l'ouverture de l'accréditif: soit sans engagement de sa part (notificatrice) 6 - soit en ajoutant à l'engagement de la banque émettrice, son propre engagement (notificatrice et confirmatrice)7; La Banque négociatrice : lorsque le crédit le permet (lettre de crédit appelée "ANY BANK"), le bénéficiaire peut remettre les documents et demander le paiement à une autre banque de son pays que la banque notificatrice. 2.2. Les Incoterms Eléments essentiels de la logistique du commerce international, les «INternational COmmercial TERMS 2000»constitués de 13 termes 8 qui sont le résultat d'un long travail de codification effectué depuis les années 80 par la Chambre de Commerce International 9 Leur intérêt réside dans le fait qu'ils représentent un langage commun des acheteurs et vendeurs en leur permettant de répartir clairement les obligations, les coûts et les risques sur les marchandises pendant la période de leur acheminement jusqu'à la livraison. Dans la pratique, les incoterms sont regroupés dans trois grandes familles : les incoterms de vente au départ (V ID) les incoterms de vente à l'arrivée (V/A) et l'incoterm DAF (Delivered at frontier) Incoterms et Crédits documentaires présentent des interactions de la plus grande importance pour la bonne réalisation, à la fois du contrat de vente et de la sécurité de paiement. Le Credoc s'ajuste idéalement aux incoterms de vente au départ. Ceux-ci délient le vendeur de toute obligation vis-à-vis de l'acheteur dès la mise à bord du navire ou dès 6 art 9, RUU 600 7 art 8, RUU 600 s Voir annexe 9 Sources : www.interex.com CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 11
prise en charge des marchandises par le transporteur international. Le vendeur bénéficiaire peut dès lors être payé. Les incoterms de vente à l'arrivé, s'ajustent moins bien au Credoc car ceux-ci se réalisent sur présentation d'un document de réception à l'arrivé des marchandises. Cela donne bien peu de sécurité au vendeur s'il ne peut être payé qu'à l'arrivé des marchandises à telle frontière, à tel port de débarquement ou pis, chez l'acheteur. Cette relative incompatibilité entre Credoc et Incoterms de vente à l'arrivée peuvent trouver des solutions telles que la lettre de crédit standby 10 INCOTERMS DE VENTE AU DEPART EXW... FCA... FAS... FOB... CFR... CIF... CPT... CIP... INCOTERMS DE VENTE A L'ARRIVEE DAF... DES... DEQ... DDU... DDP... Schéma 1 : Adaptation entre Incoterms et crédits documentaires 11 10 Voir Chapitre II n Source : Memo guide MOCI (Moniteur du commerce international), page 10, par Denis Chevalier, édition 2003 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 12
SECTION II- LES MODÈLES DE CRÉDIT DOCUMENTAIRE IMPORT Il existe différentes variantes du crédit documentaire. Ils se distinguent par leur niveau de "sécurité" et par leur "mode de réalisation". I- SELON LE CRITÈRE DE SÉCURITÉ ET DE REALISATION 1. Selon le critère sécurité Il existe trois types de crédits documentaires distincts selon le critère de sécurité : 1.1. Le crédit documentaire révocable La banque émettrice est en droit de modifier ou d'annuler en tout temps les termes de ce crédit. Etant entendu qu'elle agit dans la plupart des cas sur ordre de l'acheteur, il est évident que le vendeur est entièrement dépendant du bon vouloir de l'importateur. Ce mode de paiement ne convient que si les deux partenaires contractuels se connaissent bien et que le vendeur a une certaine confiance en l'importateur ; dans tous les autres cas, il est conseillé de recourir à un crédit irrévocable. Par ailleurs l'absence d'indication ne stipulant pas que le crédit documentaire est révocable, rendra de fait le crédit documentaire irrévocable 12 1.2. Le crédit documentaire irrévocable Le crédit irrévocable est la forme la plus utilisée de nos jours. A cet effet, l'extrait de l'article 7 des RUU 600 défini clairement l'engagement de la banque émettrice de payer, d'accepter les traites, ou d'assumer la responsabilité de leur paiement à l'échéance, conformément aux stipulations du crédit. Autrement dit, dès le moment où cet engagement est donné, il n'est plus possible d'y revenir sans l'accord du bénéficiaire; 12 La notion de crédit révocable ne fait plus parti des nouvelles règles RUU 600 mais rien n'interdit une banque d'émettre un Credoc révocable. Celui-ci ne pourra pas bien évidement pas se référer au RUU 600 CES AG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi T ANTE/2008-2009 13
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'ecobank~benin toute modification ou annulation unilatérale d'un crédit irrévocable est de ce fait impossible. Cela dit, le crédit documentaire irrévocable peut être confirmé ou non. 1.3. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé Pour donner toute sécurité à l'exportateur, le crédit doit être irrévocable de la part de la banque émettrice, et confirmé par la banque notificatrice. Cette dernière (la banque notificatrice) accepte de prendre un tel engagement que sous certaines conditions: Le crédit doit être irrévocable ; Le crédit doit clairement formuler l'ordre ou l'autorisation de la banque émettrice au correspondant d'ajouter sa confirmation; Le crédit doit être utilisable aux guichets de la banque notificatrice. A ces points purement techniques, s'ajoutent certaines exigences spécifiques à la politique du crédit. çc.revocable Instrument sans reel engagement "'- Irrevocable Instrument + un seul engagement de paiement {banque emetrice) Irrevocable et Confirme Instrument +deux engagements de paiement {banque emetrice et banque confirmante) Schéma 2 : Trois types de crédit documentaire par ordre croissant de sécurité Ainsi, chaque banque notificatrice examinera soigneusement la solvabilité de la banque émettrice ainsi que les risques politiques et de transfert avant de confirmer un crédit documentaire. En cas de non confirmation, elle notifiera l'ouverture de l'accréditif au bénéficiaire sans engagement de sa part, mais devra, sans délai, en informer la banque CES AG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 14
émettrice par message Swift testé 13 La banque confirmante est en général un établissement de premier ordre du pays du bénéficiaire, ce qui lui permet de se libérer du souci de l'éventuel risque pays 14 (politique et fou transfert) si le crédit est confirmé. 2. Selon le critère mode de réalisation Le mode de réalisation, c'est l'acte par lequel la banque réalise ses engagements envers le bénéficiaire. Si les documents sont conformes, la réalisation du crédit documentaire représente pour le vendeur le dénouement positif de la sécurité de paiement qu'il a choisi. 2.1. Le crédit réalisable par paiement à vue Le bénéficiaire obtient le paiement sur remise et après contrôle des documents stipulés dans la lettre d'ouverture. L'opération se fait sur la base du donnant-donnant «vous me remettez les documents conformes, je vous paie>>. Les banques disposent d'un délai raisonnable ne dépassant pas 5 jours ouvrables Gours où la banque travaille) suivant le jour de réception des documents pour les opérations de vérification et pour lever ou refuser les documents 15 Il peut néanmoins arriver que la date de valeur (date à laquelle il y'a sortie effective des fonds) appliquée soit différente de quelque jours; c'est notamment le cas lorsque la banque désignée (notificatrice) doit se couvrir auprès de la banque de remboursement. 2.2. Le crédit réalisable par acceptation Dans le cas où le vendeur est disposé à consentir à son client étranger un délai de paiement, mais désire à la fois se couvrir contre les risques qui en résultent et matérialiser sa créance sous la forme d'un effet mobilisable (traite, lettre de change...), il peut demander l'émission à son profit, chez une banque de son pays, d'un crédit documentaire t3 Le réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) permet de faciliter les opérations bancaires internationales grâce à l'échange d'une grande variété de messages entre banques sous un format standard. 14 Voir le chapitre IT de la gestion des risques, page... ts Article 14, RUU 600 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 15
réalisable par acceptation. Dans ce cas d'espèce, la banque notificatrice et éventuellement confirmatrice a l'obligation d'accepter l'effet qui lui est présenté par l'exportateur (bénéficiaire) pourvu que les termes et conditions de l'ouverture du crédit soient respectés. Ainsi donc, à la présentation des documents conformes, il n'y a pas paiement mais plutôt acceptation d'effet de change. En général l'échéance de paiement est fixée à partir de la date d'expédition de la marchandise figurant sur le document de transport exigé dans le crédit. 2.3. Le crédit réalisable par paiement différé Avec ce type de crédit, le donneur d'ordre se trouve dans une situation très confortable puisse qu'il disposera de la marchandise et des documents, mais ne paiera qu'à une certaine échéance fixée ou convenue d'avance entre lui et le bénéficiaire (paiement exigible le xx/xx/xx) ou calculée à partir de la date d'expédition (crédit réalisable à X jours de la date d'expédition). Autrement dit, sur présentation des documents conformes, la banque autorisée (banque émettrice ou confirmante) s'engage par écrit à effectuer le paiement à l'échéance. Les paiements différés sont possibles tant pour les crédits confirmés que non confirmés. A noter que les crédits documentaires à terme (par acceptation et par paiement différé) sont des financements accordés à l'acheteur, ce dernier pouvant revendre la marchandise avant l'échéance et, avec le produit, payer le montant du crédit documentaire. 2.4. Le crédit réalisable par négociation Dans ce cas d'espèce, les traites créées par le bénéficiaire sont négociées par la banque désignée dès la remise des documents d'expédition spécifiés dans le crédit. Cette technique permet à l'exportateur d'être payé directement. Il est important de noter que la banque désignée n'a pas l'obligation de négocier les traites. Les opérations se déroulent le plus souvent selon le processus suivant: CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 16
L'exportateur reçoit du correspondant de la banque émettrice une lettre de notification du crédit documentaire prévoyant les conditions de réalisation de ce crédit (acceptation ou négociation de tirages); Lorsque l'expédition des marchandises a été faite et que l'exportateur a réuni tous les documents nécessaires à la réalisation du crédit, il doit les présenter sans retard et dans le délai de validité du crédit, à la banque notificatrice accompagnés d'une traite payable à X jours de vue (ou de date d'expédition). En cas de confirmation, cette traite est tirée sur le correspondant qui notifie l'ouverture du crédit Après examen de la conformité des documents, le correspondant accepte la traite et la négocie lorsque le crédit ouvert est réalisable par négociation de tirages ce qui ne constitue pas une obligation de la part de ce dernier. En résumé, il va de soit que le premier cas, celui du paiement immédiat pur et simple, est le plus avantageux pour le bénéficiaire, notamment en terme de sécurité de paiement. Le paiement par négociation présente le même avantage du point de vue de la sécurité mais comporte le risque de versement d'une somme moindre. En effet, les charges de l'escompte, dont l'intérêt jusqu'à l'échéance, sont en principe supportées par le bénéficiaire. Il peut cependant être prévu dans le contrat de base une attribution différente du poids de ces charges. Le paiement par acceptation correspond également à un risque minimum pour le bénéficiaire, puisque l'engagement du banquier de payer est traduit dans une lettre de change dont le régime juridique est généralement sévère pour le débiteur. Le bénéficiaire sera néanmoins attentif au fait qu'il ne dispose pas immédiatement du montant du prix, ce qui pèse sur sa trésorerie, et que l'effet reste soumis aux aléas de la situation politique et économique du pays du tiré. Des quatre formes de paiement, le paiement différé est le plus risqué, surtout lorsqu'il n'est pas accompagné d'une lettre de change qui matérialise l'engagement du banquier. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 17
II- LES CRÉDITS DOCUMENTAIRES À PARTICULARITÉS Il arrive fréquemment dans le commerce international que l'exportateur ne soit pas producteur ou prestataire des biens ou services exportés mais soit une société de négoce ou une entreprise qui achète ou sous-traite des produits/services en vue de les revendre. Aussi dans ce type de commerce, les crédits documentaires transférables, avec red/green clause, revolving, back to back et l'attestation de blocage bancaire, tous dérivés du crédit documentaire "classique", permettent de répondre à une préoccupation majeure concernant le financement de ce type de commerce (transit). 1. Les crédits documentaires soumis aux RUU 600 1.1. Le crédit documentaire transférable Au terme de l'article 38 des Règles et Usances Uniformes, un crédit transférable est un crédit en vertu duquel le bénéficiaire (1er bénéficiaire) peut demander à la banque désignée de transférer tout ou partie du crédit initial à un ou plusieurs autres bénéficiaires (2nd bénéficiaires). Ainsi donc pour qu'un intermédiaire puisse faire usage de cette possibilité, il faut que le crédit émis en sa faveur soit expressément qualifié de transférable. Par ailleurs, la banque sollicitée pour effectuer le transfert n'est pas tenue de donner suite à la requête du 1er bénéficiaire en dépit du fait que le crédit initial prévoie cette opération. Enfin dans cette opération, outre les parties du crédit documentaire d'origine, apparaissent au moins deux autres : le second bénéficiaire qui se trouve être le producteur ou le fournisseur d'origine de la marchandise/du service ; et le correspondant de la banque notificatrice, domicilié dans le pays du 2nd bénéficiaire et chargé de lui notifier (et éventuellement de confirmer) le transfert. Au cœur de ce double crédit, se trouve le négociant signataire des deux contrats commerciaux : le premier {contrat de revente) avec l'acheteur (donneur d'ordre) auquel il demande l'ouverture en sa faveur du crédit documentaire transférable; CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTFJ2008-2009 18
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'ecobank~benin et le second (contrat d'achat) avec le fournisseur de la marchandise qui sera payé par un crédit documentaire transféré. (l)contrat (2)Contrat Jp 1"P'11PntP d'achat Donneur d'ordre ( ~ ter bénéficiaire " 2nd bénéficiaire / ;j ;j ;j "'0 "'0...,_ "'0... (!),_ (!),_ (!) ~ (!),_ r.ll ;j!-;......,_ ~ -m ~!.!"3 ~ (!)...!-; ~ ~ > ~ e bb... ;j (!).b (!)!-;... ;j,o e \t:: (.) (!) e "'0 "'0 ;j ~ ' "'0 ;j ~ o"'' ~ u 1:5 U.w 0 0....9 "'0 (!):.a :p~ ~... "'0 '(\) u... u u... r.ll!-; ;j"'' \t::... u E~.b... 'Q) - - -\0!' <... - -00 -...!-; r.fj!-; 0 ;g u ~ u z lt) 1'1") '-" - - 1\/ v " ' ' Banque (4)Notification Banque (7)Transfert émettrice du crédit confirmante du crédit documentaire Transférante documentaire Banque du 2nd bénéficiaire Schéma 3: La technique du transfert d'un crédit documentaire Remarque: Ce type de crédit est difficile à mettre en place, car il faut que les contrats avec les fournisseurs ou les sous-traitants soient conçus de la même manière que le contrat avec le client, notamment au niveau de la devise, du mode de transport/incoterm et des documents demandés. De plus, une vigilance particulière sera requise en cas d'exigence de certificats d'inspection qui devront être émis sur ordre du sous-traitant dans les formes du crédit documentaire initial (destinataire, marquage, etc.). L'attention sera encore plus grande si ce sont les fournisseurs qui expédient les marchandises. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 19
(9)Livraison de la marchandise Donneur d'ordre 1er bénéficiaire 2nd bénéficiaire i/ 1 "' - 2l QJ "' QJ "' r:::..... 1-; b QJ "' QJ r::: ;--- QJ "' r::: 1-; QJ 5.g ~.g E E E J:l u 8 ::; Ill a "'- t:""" 0 "' QJ i5 "' QJ... 0 QJ ID - QJ "' "~je "'j r::: "'j "'j.-::: -~ QJ... 1-; E QJ QJ Ill -"'j QJ "' 1-; 0 ~ 00 "' 0 E "' QJ gp~ "'j... "'j~... 5 QJ "'j... Ill Ill ~ ~ 0 rd QJ... u...c: E u Çl.,. u "' -... QJ ' E QJ IJJ QJ 0\,..., ;a ~ E ~ Çl.,. - ~ ""' - -... 0,...,,..., 00 lt),...,......... - - 1\/ -... - rv (16)Remise des (12)Remise des documents documents Banque du 2nd Banque confirmante Banque émettrice ~ Transférante bénéficiaire (13) (17) Couverture Couverture (remboursement) (remboursement) Schéma 4: La réalisation d'un crédit documentaire transférable Dès que le second bénéficiaire aura expédié la marchandise et remis à sa banque dans les délais impartis, les documents conformes prévus dans le crédit, il recevra le paiement convenu. Après quoi, cette dernière demandera à la banque confirmante transférante, le remboursement du montant et lui transmettra tous les documents par la voie spécifiée dans le crédit transféré. A la réception de l'avis de paiement au second bénéficiaire, la banque confirmante transférante invitera son client, le premier bénéficiaire à lui remettre sans délai sa propre facture, établie au nom du donneur d'ordre, conformément aux dispositions du crédit d'origine. Après avoir reçu cette facture, la banque confirmante transférante exigera à son tour la couverture correspondante en vertu du crédit d'origine. Dès lors qu'elle aura reçu et vérifier les documents reçu du second bénéficiaire, et à condition que le premier CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 20
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN bénéficiaire ait présenté sa propre facture, la banque confirmante transférante lui versera la différence du montant, en échange de cette facture et se remboursera (ou sera couverte) par la banque émettrice lorsqu'elle transmettra à cette dernière les documents exigés dans le crédit d'origine. En conclusion, il est important de noter que le crédit transférable présente un risque technique relatif à l'examen des documents, pour la banque Transférante. Pour s'en prémunir elle doit s'assurer que le crédit est bien transférable dans les faits en vérifiant que le délai entre la réception des documents de la part du znd bénéficiaire et le transfert à la banque du donneur d'ordre est suffisant. A défaut, elle pourrait être dans l'obligation de payer des documents et de les présenter hors délai à la banque émettrice qui ne manquera pas de notifier des réserves. 1.2. Le crédit documentaire «Back to Back» ou Adossé TI peut arriver que le donner d'ordre refuse d'ouvrir un crédit transférable ou que le bénéficiaire ne désire pas faire connaître à son client qu'il va sous-traiter sa commande. La solution alors consiste pour le vendeur à adosser au premier crédit autant de seconds crédits qu'il y a de sous-traitants. La banque désignée pour réaliser le premier crédit devient ipso facto la banque émettrice des crédits que le bénéficiaire entend ouvrir en faveur de ses sous-traitants. Les RUU ne traitent pas de crédits adossés, car il s'agit de la superposition de crédits distincts, sauf qu'il concerne la même affaire. Le premier crédit s'appelle «crédit de base» et le ou les crédits en découlant s'appellent «crédits adossés)) ou encore «contre-crédits)). Certains sont dits «crédit concordants)) car ils portent sur le même document et donne lieu à une simple substitution de facture. Les crédits «non concordants» supposent, à l'échelon du crédit de base, la production d'autres documents que ceux exigés pour le ou les crédits adossés (par exemple un certificat d'origine visé ou légalisé dans le pays du vendeur). CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 21
Les avantages sont les même que ceux du crédit transférable. Il s'agit de la souplesse, de la sécurité pour le sous-traitant, une trésorerie facilitée pour le vendeur, la confidentialité et l'internationalisation (le bénéficiaire du crédit peut fort bien être d'un pays différent de celui de celui du vendeur). Parmi les inconvénients nous avons : le coût élevé, le montage très délicats, un risque assez important pour la banque émettrice du contre-crédit, car, en cas de faillite ou de règlement judiciaire du négociant donneur d'ordre, elle se verra dans l'obligation d'honorer ses engagements envers les bénéficiaires du ou des crédits adossés. 1.3. Le crédit documentaire avec Red Clause On peut définir le crédit avec red clause/green clause comme un crédit documentaire classique dans lequel une clause supplémentaire (inscrite en rouge), par laquelle la banque émettrice du crédit, sur instruction du donneur d'ordre, invite ou demande à la banque chargée de réaliser le crédit, d'accorder des avances au bénéficiaire avant que celui-ci ne présente les documents requis par le crédit. Dans la pratique, on distingue deux types d'avances : Les avances sans garanties ou Red clause : dans ce cas, la banque chargée de réaliser le crédit est autorisée à accorder des avances au bénéficiaire sans exiger de lui un gage quelconque ; Aussi, en vertu du crédit documentaire qu'il vient de recevoir, à première demande, le bénéficiaire peut disposer du montant autorisé Les avances avec prise de garanties ou Green clause : les avances sont subordonnées à la fourniture par le bénéficiaire de documents provisoires constatant l'existence de la marchandise tel que les récépissés d'entrepôt provisoire jusqu'à l'expédition. Quelque soit la clause, le processus de ce crédit documentaire est le suivant : La banque notificatrice/confirmatrice consent à accorder l'avance requise en y appliquant ses conditions (Taux de référence+ Marges) et en fixant avec le bénéficiaire les modalités de remboursement; CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 22
Une fois les conditions du crédit documentaire satisfaites, le bénéficiaire en reçoit le montant déduction faite du montant de l'avance obtenue (Principal + Intérêts); la banque correspondante s'auto-rembourse; Dans le cas où le bénéficiaire n'a pas exécuté ses obligations contractuelles, la réalisation du crédit est mise en instance ou annulée, la banque ayant octroyer l'avance, réclamera le remboursement (Total + éventuels Intérêts de retard) à la banque émettrice qui n'aura d'autre choix que se retourner contre le client donneur d'ordre, selon les stipulations de l'ouverture du crédit documentaire En résumé, cette technique fait supporter à l'acheteur, le risque de défaillance d'un vendeur étranger, c'est pourquoi, elle est déconseillée aux importateurs qui font affaires avec de nouvelles relations. 1.4. Le crédit «Revolving» (Renouvelable) Ce type de crédit documentaire est renouvelé automatiquement lors de chaque utilisation par le bénéficiaire. Il évite ainsi les démarches et documents à remplir lors des premières phases et permet ainsi d'économiser ces procédures tout en donnant au bénéficiaire la possibilité de travailler sur un montant global important et sur une longue période de temps, lorsqu'il s'agit d'expéditions régulières et échelonnées. Les avantages du crédit revolving sont multiples : simplicité, gain de temps et de coût bancaire, automatisme. L'inconvénient est que le donneur d'ordre s'engage pour le montant global du crédit et non séparément pour chacun des tirages. Le crédit revolving doit, bien sûr, autoriser les expéditions partielles, mais le donneur d'ordre doit être vigilant sur le cadencement, les conditions de renouvellement, et être conscient qu'une fois un revolving mis en place, il est assez difficile de l'amender. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 23
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN 1.5. L 1 Attestation de Blocage Bancaire Le négociant intermédiaire demande à la banque désignée d'émettre des attestations «irrévocables» de blocage bancaire en faveur de ses sous-traitants, pour le montant des commandes qu'il leur passe. Le blocage de l'attestation et donc le paiement des soustraitants, se fera au moment de la réalisation du crédit. L'attestation de blocage s'avère d'une grande utilité lorsque ne peuvent être«montés» ni un crédit transférable (par exemple si le contrat principal et les contrats de sous-traitance sont passés dans des monnaies différentes, ce qui n'est pas conciliable avec les RUU), ni un crédit endossé (par exemple, la banque désignée refusant d'assumer cette responsabilité). Cependant, il faut savoir que l'attestation de blocage ne jouera en faveur de son bénéficiaire que si celui respect exactement les termes du crédit ouvert en faveur du négociant ; elle opère ainsi un transfert de responsabilité. 2. La Lettre de Crédit d'appui ou de Soutien (Stand-by Letter of Credit) 2.1. Définition et Origines La SBLC est une garantie de paiement, se présentant comme un «l'engagement irrévocable d'une banque d'indemniser le bénéficiaire en cas de défaillance du donneur d'ordre 16».Autrement dit, la lettre de crédit stand-by (ou SBLC, stand-by letter of credit) est une garantie bancaire à première demande. Cette défaillance devra être prouvée par une déclaration émanant du bénéficiaire stipulant que l'ordonnateur n'a pas exécuté la totalité des obligations l'incombant en vertu du contrat commercial signé par les deux parties. Pour la petite histoire notons que la lettre de crédit stand-by trouve son origine dans la législation bancaire des Etats-Unis. En effet celle-ci interdit aux établissements de crédit américains d'assumer des obligations de garantie vis-à-vis de tiers. Aussi, pour ne pas perdre cette part de marché importante (surtout en matière de relation Banque- I6 Source : Memo guide MOCI (Moniteur du commerce international), page 61, par Denis Chevalier, édition 2003 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 24
entreprise), les banques américaines ont continué à émettre des garanties, cette fois sous la forme de lettres de crédit documentaires. Aujourd'hui, modérément utilisée par les banques européennes, asiatiques et à moindre mesure africaines, la lettre de crédit stand by présente l'apparence d'être une lettre de crédit documentaire, pour une raison fondamentale : La SBLC est une garantie de paiement par défaut, alors que le crédit documentaire est à la fois une garantie de paiement et un moyen de paiement. La SBLC n'est donc mise en jeu qu'en cas de manquement à la prestation convenue entre parties à un contrat sous-jacent. 2.2. Cadre juridique et champs d'applications Auparavant la SBLC était soumise aussi aux Règles et Usances Uniformes 500 17 de la CCI relatives aux crédits documentaires ainsi qu'aux Règles et Pratiques Internationales Stand by 98 (RPIS 98 - publiées sous l'égide de la CCI) entrées en vigueur le ter janvier 1999. Aujourd'hui, la Standby letter of credit n'est régit que par les RPIS 98 depuis l'entrée en vigueur des RUU 600 en 2007. Une fois le contrat commercial signée, l'acheteur donneur d'ordre demande à sa banque d'émettre une lettre de crédit standby en faveur du vendeur, le bénéficiaire. L'émission est faite directement par la banque de l'acheteur et peut être confirmée par la banque du pays vendeur. Cette dernière s'engage à payer le vendeur à première demande de celui-ci, en cas de défaillance de l'acheteur. Cette solution est préférable pour le bénéficiaire car elle supprime les risques de non-transfert. Pour appeler la garantie, c'est-à-dire demander sa mise en jeu, le bénéficiaire, devra prouver, par la remise de documents déterminés lors de l'émission de la standby, qu'il a bien rempli ses obligations. La banque ayant émis la Standby paie alors (à vue de cette première demande). 17 L'article premier des RUU 500 stipule que << les Règles et Usanœs Uniformes relatives aux crédits documentaires, révision de 1993, Publication CCI N 500, s'appliquent à tous les crédits documentaires (y compris dans la mesure où elles seraient applicables aux lettres de crédit Stand-by), dès lors qu'elles font partie intégrante du crédit. Elles lient toutes les parties intéressées, sauf dispositions contraires stipulées expressément dans le crédit. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi T ANTE/2008-2009 25
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN La SBLC est donc une garantie bancaire s'appuyant sur des documents, donc une "garantie documentaire 1 s". La stand-by a un domaine d'application quasi illimité, des marchandises (biens d'équipements, de grande consommation etc.) aux services (travaux de construction, d'ingénierie etc.) et exige beaucoup moins de formalités qu'un crédit documentaire; enfin, elle est d'un coût nettement moins élevé, et en tout cas nul pour le bénéficiaire. Elle a aussi ses inconvénients. Tout d'abord la SBLC n'a pas cours dans tous les pays. De plus elle est utilisée abusivement comme instrument de paiement, ce qui n'est pas propre sa nature. Enfin, la souplesse de sa rédaction peut provoquer des difficultés au moment de sa mise en œuvre. Utilisée de plus en plus dans le commerce international de marchandise/services, comme une garantie de paiement, la stand-by letter of credit s'apparente au crédit documentaire du fait: qu'elle se présente comme un financement des importations; qu'elle met en jeu les mêmes intervenants: un donneur d'ordre (acheteur), une banque émettrice (contre-garante), un bénéficiaire (vendeur) et une banque notificatrice/confirmante (banque garante); qu'elle constitue un engagement irrévocable de payer, de négocier ou d'accepter pourvu que les documents requis présentés à la banque chargée de réaliser le crédit soient conformes ; qu'elle assure le prix intégral tel qu'indiqué sur la facture commerciale; qu'elle exige, enfin la présentation par le bénéficiaire (vendeur) de la "stand by letter of crédit" et des autres documents requis pour sa réalisation. 18 Source : Memo guide MOCI (Moniteur du commerce international), page 61, par Denis Chevalier, édition 2003 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/ma yi T ANTFJ2008-2009 26
(S)Exécution des obligations contractuelles ACHETEUR ESPAGNOL (!}Signature du contrat commercial VENDEUR GHANEEN (S")Transmissions directes des documents et attente de l'échéance BANQUE DE L'ACHETEUR ESPAGNOL Schéma 5 : Emission d' Légende: (3}Instruction pour l'émission de la ligne de crédit stand-by (8)Vérification et autorisation d'effectuer le paiement par le débit du compte de la banque BANQUE DE L'EXPORTATEUR CONFIRMANTE (1) Signature du contrat commercial prévoyant paiement sur la base d'un crédit documentaire Stand-by (2) Demande d'émission de la SBLC par l'acheteur espagnol à sa banque (3) Avis favorable de cette dernière et instructions à son correspondant pour l'émission de la garantie directement en faveur du vendeur ghanéen (4) Après authentification du message (Swift ou télex), notification de l'émission de la garantie par la banque ghanéenne (5) Exécution des obligations prévues au contrat commercial (5') Remise des documents originaux stipulés dans la lettre de crédit stand-by à sa banque et conservation des copies CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 27
(5") Transmissions directes des dits documents au donneur d'ordre espagnol et attente de l'échéance prévue pour le paiement (6) Absence de paiement jusqu'au 95ème jour après exécution des obligations contractuelles alors que le paiement était prévu sous 90 jours. Déclaration de défaillance du donneur d'ordre selon les termes du crédit. (7) Vérification et transmission de la demande de paiement émise par le bénéficiaire et attente des instructions (8) Réception de la demande de paiement dans les formes et conditions prévues. Après vérification, autorisation à la banque correspondante d'effectuer le paiement par le débit de son compte sous bonne date de valeur et sous avis à elle même (9) Débit du compte du donneur d'ordre ou mise en œuvre des garanties spécifiques obtenues du donneur d'ordre au début de l'opération. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 28
CHAPITRE II- LES GRANDES ÉTAPES D'UN CRÉDIT DOCUMENTAIRE IMPORT CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/ma yi T ANTE/2008-2009 29
Le déroulement d'un crédit documentaire passe en général par 3 grandes étapes : L'ouverture du crédit La réalisation du crédit Le remboursement de banque à banque SECTION 1- L'OUVERTURE DU CRÉDIT DOCUMENTAIRE L'acheteur et le vendeur se sont mis d'accord sur le contrat de vente/achat de marchandises ou de prestations de services. Si le crédit documentaire a été choisi d'un commun accord, l'acheteur donne ses instructions d'ouverture à sa banque, la banque émettrice. 1- ETUDE DE LA DEMANDE D'OUVERTURE DU CREDIT DOCUMENT AIRE Les instructions du donneur d'ordre devront être précises et non ambiguës 19 car ce sont elles qui fixeront les obligations de la banque émettrice vis-à-vis des banques tierces et du bénéficiaire. Pour cette raison, les banques tiennent à la disposition de leurs clientèles un formulaire pré-imprimé, calqué sur celui édicté périodiquement par la CCI. Ce formulaire contient un certains nombre d'indications allant dans le sens de la réalisation du crédit. Une fois déposée, la banque émettrice examine attentivement la demande d'ouverture afin de fixer les conditions dans lesquelles elle serait prête à s'engager vis-à-vis du bénéficiaire. Dans un cas classique de crédit, le prêt consentit est nanti (gagé) c'est à dire qu'en cas de défaillance du débiteur, une ordonnance de justice fera rendre l'objet. Le fruit de sa vente servira à rembourser les échéances restant à courir. Ce n'est pas le cas d'un crédit documentaire où la marchandise est souvent revendue à l'insu du banquier, qui supporte donc un risque commercial 20 du à une éventuelle défaillance de sa relation. C'est 19 A la lumière des articles du RUU 600 2o Voir la gestion des risques au chapitre II, page... CES AG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi T ANTE/2008-2009 30
pourquoi, toute banque à laquelle est soumise une demande d'ouverture doit prendre le soin de vérifier la teneur du risque du demandeur. Si le client est une relation de longue date, ce qui suppose qu'il a une ligne de crédit, le crédit est accordé par un simple visa du chargé de compte Si le donneur d'ordre est une entreprise non cliente mais de bonne réputation dans les milieux d'affaires, il sera intéressant pour la banque d'ouvrir le crédit (conditionné par l'ouverture d'un compte) et peut être de lui accorder une ligne de crédit documentaire si le volume de ses opérations avec l'étranger est important. Si le donneur d'ordre est une récente relation, donc présentant un risque difficilement percevable, la banque soumettra l'ouverture du crédit à la prise de garanties se présentant en général sous trois formes : Le blocage des fonds : le compte du donneur d'ordre est mis en instance (bloqué) à concurrence du montant de l'accréditif; ce qui permet à la banque de se couvrir contre le défaut de paiement de son client et d'honorer ses engagements vis-à-vis du bénéficiaire et des autres banques intervenantes ; - Le crédit documentaire à vue: il est d'usage d'exiger que le document de transport soit établi au nom de la banque. Dans ce cas, la banque récupère le document (et est détentrice de la marchandise); en cas de défaillance de son client, elle pourra revendre la marchandise et se rembourser sinon décider de remettre le document par voie d'endossement. Le crédit documentaire payable par acceptation ou par paiement différé : la banque peut demander en contrepartie de l'ouverture, une couverture en lettre de change de même montant que celui du crédit, tirée et acceptée par des entreprises de bonne réputation et de bonne situation financière. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 31
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN II- L'émission du crédit Après l'étude minutieuse du risque client et la prise de garanties adéquates (si nécessaire), la banque pourra ouvrir le crédit documentaire et s'engager entièrement aux cotés de sa relation dans son opération commerciale internationale. A cet effet le formulaire qui lui a été soumis, constituera l'outil principal de travail pour la rédaction de l'ouverture du crédit à transmettre au bénéficiaire par l'intermédiaire d'une banque de son pays 21 Cette transmission se fera en général par un message SWIFT conforme aux instructions contenues dans la demande d'ouverture. SECTIONII- L'UTILISATION DU CRÉDIT DOCUMENTAIRE ET REMBOURSEMENT DE BANQUE A BANQUE 1- UTILISATION DU CRÉDIT DOCUMENT AIRE Une fois transmis par la banque émettrice, le sort du crédit se trouve entre les mains de la banque notificatrice. L'utilisation du crédit se fera donc de façon bilatérale entre les deux correspondants. Cependant, la banque émettrice attendra que sa correspondante : notifie l'ouverture du crédit au bénéficiaire, reçoive les documents requis, les examine et les accepte, - prenne position vis-à-vis d'eux selon le degré de son engagement (notificatrice ou confirmante) - et les lui envoie par courrier mail pour remboursement ou paiement. 1. La modification du crédit documentaire La modification (ou amendement) d'un crédit documentaire consiste à changer un ou plusieurs de ces termes. TI existe deux types d'amendements: Les modifications touchant l'engagement des banques (émettrice et confirmante): annulation ou réduction du montant ou de la devise, prorogation de la durée de 21 Qui se trouve être la correspondante de la banque émettrice CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 32
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN l'engagement par exemple. Dans pareille cas, les frais liés à ces modifications sont indexés sur ces nouvelles données. Les modifications ne touchant pas l'engagement des banques : annulation ou addition d'un document, annulation de spécifications de certains documents, modification des risques couverts par le document d'assurance etc. Dans ce cas, les charges sont moindres et sont fixées selon le barème propre à chaque banque. Ces modifications peuvent être apportées à n'importe quel moment de l'opération documentaire et toucher tous les points du contenu du crédit, pourvu que toutes les parties soient d'accord 22 Enfin, une fois que la banque émettrice aura émis l'amendement du crédit documentaire et que son correspondant l'aura notifié, les amendements effectués seront les nouvelles bases de leurs engagements. Schématiquement, on a : (l)accord pour amendement DONNEUR D'ORDRE / / BANQUE EMETTRICE / ~.~...... Ill u u ;J....b:: <JJ 0 &s..._, N BENEFICIAIRE (3)Emission des modifications / BANQUE NOTIFICA TRI CE CONFIRMANTE Schéma 6: Modification d'un crédit documentaire (1) Le bénéficiaire et le donneur d'ordre se mettent d'accord sur les amendements à apporter au crédit documentaire ; 22 Si le de crédit est irrévocable CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 33
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'eco BANK-BENIN (2) Le donneur d'ordre donne instruction à sa banque d'effectuer les modifications nécessaires. Si elle en a convenance, elle procède à la transmission du message testé Swift à son correspondant ; dès lors elle est liée aux amendements qu'elle vient de transmettre ; (3) Le correspondant reçoit les nouvelles instructions et en informe le bénéficiaire s'il estime que les modifications apportées ne constituent pas un risque pour lui du fait de son engagement antérieur i (4) Le bénéficiaire reçoit les modifications voulues et exécute ses obligations contractuelles. 2. La réception des documents et leur examen par la banque émettrice Dès réception des documents de la part de la banque notificatrice/confirmante, la banque émettrice procède à leur examen. Elle dispose à cet effet d'un délai de cinq jours ouvrés pour fixer leur sort 23 A l'issue de cet examen, ils peuvent s'avérés conformes ou irréguliers : S'ils sont conformes, la banque émettrice est tenue de lever les documents et de rembourser la banque confirmante, à vue ou à terme selon les modalités de réalisation du crédit documentaire. Si, le crédit est réalisable à ses caisses, c'est elle qui paiera (via un transfert auprès de son correspondant), prendra un engagement de paiement différé, acceptera ou négociera la traite tirée sur elle par le bénéficiaire. Si les documents comportent des anomalies, deux alternatives sont possibles 24 : Si les réserves constatées lui paraissent acceptables, elle peut demander au donneur d'ordre de l'autoriser à lever les documents et à honorer ses engagements vis-à-vis du bénéficiaire ou de la banque confirmatrice. - Par contre si les réserves sont inacceptables, elle refuse de lever les documents et le notifie à la banque remettante (la banque notificatrice/confirmatrice), sans 23 Source: Article 14, RUU 600 24 Source: Article 16, RUU 600 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 34
délai, par message testé Swift, tout en indiquant les raisons du refus. Toutefois, elle doit préciser si elle tient les documents à la disposition de la banque correspondante ou s'ils lui seront réexpédiés. Dans tous les cas, il est possible que l'importateur donne l'ordre, de façon expresse, à la banque émettrice de lever les documents en dépit des irrégularités qu'ils contiennent. Celle-ci, agissant dans l'intérêt de son client, autorisera alors son correspondant à réaliser le crédit ou le fera elle-même si le crédit est valable à ses guichets. Remarque: Il peut se produire des situations «embarrassantes» lors de l'examen des documents par la banque émettrice. Il se peut en effet, que cette dernière relève des irrégularités majeures passées inaperçues chez la banque correspondante ayant déjà réalisé le crédit, le donneur d'ordre n'accepte pas de lever les documents et la banque émettrice se voit dans l'obligation de refuser le remboursement prévu. Ce scénario n'est pas très fréquent mais il incombe aux banques (surtout notificatrice et confirmante) de l'éviter en mettant un grand soin à examiner les documents à elles transmis par des bénéficiaires peu expérimentés en matière de commerce international. A défaut, elles pourraient voir leur responsabilité engagée devant les tribunaux. II - LE REMBOURSEMENT DE BANQUE À BANQUE Après avoir examiné et jugé les documents conformes aux stipulations du crédit documentaire, la banque émettrice est dans l'obligation de rembourser la banque confinnante selon les instructions de remboursement indiquées dans la lettre d'ouverture de l'accréditif. Le remboursement de banque à banque est soumis à l'article 13 des RUU 600 ou aux Règles et Usances relatives aux Remboursements de banques à banques RUR 525. Dans cette opération interviennent trois banques : la banque émettrice est qui émet l'autorisation de remboursement ; CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 35
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN la banque de remboursement qui est la banque chargée autorisée à effectuer le remboursement conformément à l'autorisation de remboursement émise par la banque émettrice ; et la banque réclamante qui est la banque qui paie, s'engage à payer à échéance, accepte une traite ou la négocie en vertu du crédit, et présente une demande de remboursement à la banque de remboursement.25 Ces trois parties interagissent selon le processus suivant : 1. Lors de l'émission du crédit documentaire, la banque émettrice indique sur la lettre d'ouverture (à la banque réclamante) que le remboursement se fera auprès de la banque de règlement (nommément désignée) selon les dispositions des RUR 525, pourvu que les termes et conditions du crédit soient respectés. 2. Une fois la banque confirmante ayant réalisé le crédit en conformité avec les stipulations y afférents, elle demande à la banque émettrice l'autorisation de débiter son compte sous bonne date valeur, chez la banque de règlement, tout en prenant soin d'adresser à cette dernière une demande de remboursement par message Swift testé. 3. Si la banque émettrice consent à effectuer le paiement, elle enverra un message Swift à la banque de remboursement l'autorisant à débiter son compte au profit de la banque réclamante tout en indiquant la date de valeur; si non, elle mettra en instance le remboursement pour des raisons de non respect des instructions de la lettre d'ouverture par la banque remettante. 4. Dès réception de l'autorisation de payer, la banque de remboursement vérifiera la concordance des données y figurant avec la demande à elle adressée par la banque réclamante: si les deux messages concordent, elle débitera le compte de la banque émettrice et créditera celui de la banque réclamante via le système bancaire local 26 ; si les messages ne concordent pas ou si le compte de la banque émettrice ne présente pas une provision suffisante pour honorer le paiement, elle avisera les 25 Source : Art 2.RUR 525 26 Voir les opérations de change et de transfert entre banques au chapitre 1 CES AG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 36
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN banques concernées par message Swift en précisant les motifs de la non exécution du remboursement (voir figure suivante). BANQUE REMETIANTE (1 )Remise des documents (2)Documents conformes, Réalisation du crédit BENEFICIAIRE (6)Rapprochement des données et de la demande BANQUE EMETIRICE (S)Autorisation de payer (7)A vis de débit BANQUE DE REMBOURSEMENT Schéma 7 : Remboursement entre banques Le crédit documentaire prendra fin, lorsque la banque émettrice débitera le compte du donneur d'ordre soit pour se rembourser (crédit confirmé), soit pour honorer ses engagements vis à vis du bénéficiaire (crédit non confirmé). Ainsi, en possession des documents, le donneur d'ordre pourra retirer sa marchandise dans les délais et conditions prévues. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 37
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN DONNEUR DORDRE (Acheteur-Importateur) Réclamation des marchandises r Levéedes. documents Instruction ouverture Remise des marchandises Transmission des documents BANQUE EMETTRICE (Banque de l'importateur) BANQUE NOTIFICATRICE et CONFIRMANTE (Banque correspondante de la banque émettrice) Marchandises À L'ARRIVEE ;::! c... - - - -~- - - - ~ ft j;j.;j Marchandises Au DEPART l r crédit Expédition des Présentation. des documents BENEFICIAIRE (Vendeur-Exportateur) l Schéma 8: Synthèse- exemple d'un crédit documentaire irrévocable et confirme, réalisable par paiement à vue. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/ma yi T ANTE/2008-2009 38
Face aux problèmes de paiement et de recouvrement des créances, problèmes aigus où se conjuguent les risques politiques des Etats et les risques commerciaux des acheteurs, le crédit documentaire reste une technique incontournable et la plus fréquemment utilisée par les exportateurs. «Il a valeur universelle car il reste le seul instrument utilisable dans tous les Pays, pour toutes les marchandises, quel que soit le montant» disait un banquier en 19932 7 Néanmoins, le crédit documentaire à l'importation, nécessitent un soin particulier car leur maniement est complexe et met en jeu des acteurs situés dans des pays ou les valeurs et les pratiques sont différentes. C'est dans ce contexte que, dans la première partie de ce document, nous avons dressé le cadre conceptuel de cette technique de paiement international. Or, Il est souvent dit, à tord ou à raison, qu'entre la théorie et la pratique se trouve un gap. C'est pourquoi, nous nous intéresserons dans la deuxième partie de ce document à la pratique de cette technique dans un cadre strictement professionnel : l'établissement ECOBANK-BENIN. 27 D'après article: la problématique du financement du commerce extérieur- www.etude.ccipfr CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 39
PARTIEII- PRÉSENTATION ET ANALYSE DU MODE DE GESTION DES CRÉDITS DOCUMENTAIRES IMPORT À ECOBANK-BENIN CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 40
Dans cette partie, qui se veut le prolongement pratique du cadre théorique de la gestion des crédits documentaires à l'importation, nous consacrerons le premier chapitre à la présentation du système bancaire du Bénin. Cette démarche sera nécessaire pour comprendre l'environnement macroéconomique de la banque d'accueil et enrichir notre analyse en tenant compte des influences que peuvent avoir cet environnement sur elle. Par la suite, nous irons à la découverte de l'institution ECOBANK-BENIN sous ces aspects historiques et organisationnels ; où nous pourront procéder à un descriptif des procédures de gestion des crédits documentaires à l'importation. Pour finir, nous ferons des recommandations dans le sens d'améliorer ces procédures. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi T ANTE/2008-2009 41
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'eco BANK-BENIN CHAPITRE 1- ECOBANK ET LE SYSTÈME BANCAIRE CESAG!Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 42
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN L'on ne saurait effectuer une étude sur une banque sans la connaître au préalable et cerner le système Bancaire auquel elle appartient. C'est pourquoi, à titre de prélude à notre étude, nous nous proposons de présenter de façon succincte et explicite la structure globale du système bancaire béninois, et de clore ce chapitre par une présentation détaillée de l'établissement de crédit objet de la présente étude. SECTION 1 - LE SYSTÈME BANCAIRE BENINOIS ET LE GROUPE ETI 1- LA STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE DU BENIN Avant les années 80, le système bancaire était essentiellement contrôlé par l'etat qui déterminait les règlements et lois de toutes les transactions. Une restructuration de tout le secteur bancaire fut engagée par les autorités béninoises et le pays a vu la disparition des banques d'etat à savoir la Banque Commerciale du Bénin et la Banque Béninoise de Développement. Ces changements ont entraîné une ouverture du marché donc l'entrée de nouveaux concurrents. Depuis le secteur ne cesse de croître. En effet, à la fin des années 90 le pays comptait 5 établissements financiers. Aujourd'hui, le bénin compte 14 établissements financiers et voit donc son système bancaire considérablement élargi avec la création de plusieurs banques qui jouent un rôle considérable dans le développement du pays. Le système bancaire béninois est essentiellement constitué de banques commerciales, d'une banque d'habitat, une banque d'investissement, des établissements financiers, un marché boursier, des compagnies d'assurance et des Institutions de l'etat (Trésor Public, la Caisse Autonome d'amortissement, la Caisse National d'epargne et le Centre de Cheque Postaux) A ce système bancaire il faut noter l'existence des Organismes tels que : la Banque centrale des Etats d'afrique de l'ouest (BCEAO), la Commission Bancaire, et l'union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). D'autres parts, depuis le 23 Aout 1990, toutes les banques et établissements financiers sont représentées par l'association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (APBEF-Bénin) auprès des autorités politiques, monétaires et organisations professionnelles. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 43
La Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest (BCEAO) entretient des rapports diversifiés avec les banques et établissements financiers qui exercent leur activité dans les Etats membres de l'union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Les banques sont donc les partenaires privilégiés de la Banque Centrale et les vecteurs essentiels de sa politique monétaire. Nous avons choisi de nous intéresser à l'une d'entre elles, il s'agit d'une banque du groupe ETI, plus particulièrement à Ecobank-Bénin. II - LE GROUPE ETI 1. Historique du groupe Jusqu'au milieu des années 80, le secteur bancaire était en majorité composé de banques étrangères et de banques étatiques. Il n'existait que très peu de banques commerciales privées de la zone. C'est dans l'optique de combler cette lacune qu'en 1985, Eco bank Transnational Incorporated fut créée. ETI est une société anonyme fondée comme holding bancaire grâce à la fédération des Chambres de Commerce d'afrique de l'ouest et la Communauté Economique des Etats d'afrique de l'ouest (CEDEAO) et ce, pour soutenir le secteur privé de la zone. Le projet pris naissance en 1984 grâce à l'initiative des Chambres de Commerce et d'industrie d'afrique de l'ouest par la création d'un institut bancaire régional privé nommé EcoPromotion S.A. La contribution du capital de départ de la société par les actionnaires a permis la réalisation des études de faisabilité et des actions de promotions qui seront utilisées pour créer ECOBANK. Le 03 octobre 1985 le premier holding bancaire d'afrique de l'ouest ouvre ses portes. Avec un capital autorisé de 100 millions de dollars, ETI a pu lever un capital initial de 32 millions de dollars grâce à des investisseurs privés et surtout au fonds de la CEDEAO dédiés au financement pour le développement de la sous région. La même année, le gouvernement de la République Togolaise permet un accord de siège au groupe; ce qui lui confère le statut d'institution régionale. ETI est alors une institution bancaire non-résidente. C'est en mars 1988 que la première filiale d'ecobank ouvre ses portes au Togo. Aujourd'hui, le groupe compte 28 filiales pour plus de 600 agences à travers l'afrique de l'ouest, du Centre et de l'est. CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi TANTE/2008-2009 44
Tableau : Evolution du groupe ETI Ecobank au Gabon ; EBI SA est une filiale spéciale du groupe sise en France. Ecobank poursuit son expansion avec l'ouverture de nouvelles filiales au Malawi, Congo Brazzaville, au Kenya, au Burundi et à la RD Congo. Ecobank poursuit sont expansion avec l'ouverture de nouvelles filiales en Guinée Bissa1 Sao Tomé, en Centrafrique, au Rwanda et en Gambie. ETI est listé simultanément sur trois bourses en Afrique de l'ouest à savoir, la BRVM~ Ghana Stock Exchange et la Nigerian Stock Exchange. Ecobank démarre ses activités Sierra Léone et au Tchad. ECV Servicios, une filiale du Groupe Ecobank, offre des services de transferts d'argent Cap-Vert. Development Corporation (EOC) démarre ses activi Création de eprocess, filiale dédiée aux activités de technologie et télécommunications. L'activité s'est étendue à l'afrique Centrale avec l'ouverture d'ecobank au Cameroun. Le Groupe Ecobank a étendu son réseau en Guinée, au Libéria, au Niger et au Sénégal. capital social d'ecobank Transnational Incorporated est élargi. Des centaines de particul et d'entreprises de la sous-région et d'ailleurs saisissent cette opportunité. Des investisse institutionnels entrent au capital, dont la SFI et le West Africa Growth Fund. ECOBANK démarre ses activités au Mali. Kingdom Holding Africa investit dans ETI. Société Financière Internationale (SFI) s'engage à hauteur de 10 % dans le cap d'ecobank au Burkina. ECOBANK Development Corporation (EOC), la filiale déc aux activités d'investissements et de placements, est créée. ECOBANK ouvre ses portes au Burkina Faso en avril. Le profit du Groupe dépasse millions de dollars EU. Le bilan total atteint 500 millions de dollars EU. Les actionnai approuvent l'ouverture du capital aux employés. Distribution des premiers dividendes d'eti. ECOBANK Bénin initie un partenariat a Western Union, qui s'étendra bientôt au reste du Groupe. Le résultat net bancaire dépasse 5 millions de dollars EU. Le produit Rapide Transfert mis en place et connaît un vif succès. Deux autres filiales sont ouvertes : ECOBANK est présente au Bénin et au Ghana. ECOBANK démarre ses activités en Côte d'ivoire et au Nigeria. ECOBANK au Togo, la première filiale du Groupe ouvre ses portes. Une convention d'assistance Technique avec la Citibank prend effet et se termine fin 19E Un Accord de Siège est signé en octobre avec le Gouvernement de la République du To ECOBANK Transnational Incorporated, la société mère, obtient le statut d'institut et les droits attachés à une institution financière non-résidente. Source: extrait du site web du groupe : www.ecobank.com 2s Bourse Régionale des Valeurs Mobilières CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 45
2. Objectifs et Mission du groupe Si aujourd'hui, le groupe ne cesse de s'agrandir c'est parce que l'un des grands objectifs de ECOBANK est l'intégration des pays au groupe et l'ouverture de nouvelles agences dans plusieurs pays d'afrique subsahariennes, sans oublier l'ouverture d'agences dans des pays stratégiques hors de la zone tels que la France, l'allemagne, les Pays Bas, l'angleterre, la Suisse, les Etats Unis et le Canada. Notons qu'eti a également ouvert d'importantes filiales spécialisées, entre autres: Ecobank Development Corporation ou EDC, qui a été créé dans l'optique de développer les activités de la banque d'investissement et des marchés des capitaux à travers les pays filiales du groupe. Et, eprocess International communément appelé eprocess qui a pour mission d'harmoniser l'ensemble du système d'information et d'opérations par la centralisation de toutes les opérations du groupe ce, dans le but d'accentuer l'efficacité des prestations offertes et de réduire les couts. Force est de constater qu'ecobank ne cesse de prouver ses performances dans le secteur bancaire et financier. Ainsi, en 2007 son Chiffre d'affaire a connu un pic considérable de 56% en une année pour atteindre 544 millions de dollars; cela s'explique par une augmentation considérable des dépôts de la clientèle de 89% 29 SECTION II- PRÉSENTATION DE L'ETABLISSEMENT ECOBANK- BÉNIN 1- PRESENTATION ET OBJECTIFS 1. Présentation d'ecobank-benin Cinquième filiale du groupe, ECOBANK-Bénin est une banque commerciale agréée le 13 septembre 1989 sur la liste des banques sous l'arrêté n 221/MF/DGM/MTC. Elle est inscrite au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier sous le numéro 15.054-B0062G et son numéro INSAE est le 295810219559. La banque a ouvert ses portes le 28 mars 1990 et a établi son siège à Cotonou. 29 Voir le site web wurw.ecobank.com CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 46
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'ecobank-benin ECOBANK-Bénin est une société anonyme au capital de départ de 1.500 millions (un milliard cinq cent millions). Ce capital a été porté le 31 décembre 2000 à 3.500 millions (trois milliards cinq cent millions) de Francs CFA dont les 72 pour cent sont détenus par le groupe ETI et le reste par les organismes et les particuliers béninois. A ce jour la banque dispose de 14 agences, 14 cash point sur tout le territoire national. 2. Les objectifs d'ecobank-benin Au niveau de la filiale, les objectifs de la Banque portent sur : la promotion de la croissance économique et l'amélioration des services bancaires à travers des prestations répondant aux normes internationales de qualité ; - la mobilisation de ressources internes et externes pour aider et encourager le financement des investissements. La promotion du développement économique, notamment au sein des pays de la CEDEAO; - Le renforcement de sa position dans le système bancaire béninois ; - Le développement des opérations de capitaux en vue de jouer un rôle sur le marché financier; - L'aide à la croissance du taux de bancarisation au bénin Ecobank-Bénin a l'ambition d'étendre son réseau à travers tout le pays. Selon ses perspectives d'avenir, elle s'emploie également à développer des nouveaux produits adaptés aux besoins de la clientèle. II- ACTIVITES ET FONCTIONNEMENT 1. Les activités d'ecobank-benin En tant que banque commerciale, la principale activité d'ecobank-bénin est la fourniture de services bancaires qui sont entre autres: CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion!mayi T ANTE/2008-2009 47
Compte Courant Crédit Immobilier Compte Epargne Crédit Commercial Cartes Bancaires Crédit Documentaire Dépôt à Terme Crédit Particulier Transferts & Règlements Opérations de Change Crédit Auto/Moto Western Union Ces différents services sont destinés aux gouvernements et à leurs démembrements, aux multinationales, aux institutions régionales et multilatérales, aux établissements financiers, aux sociétés locales, aux petites et moyennes entreprises, aux particuliers et aux micros projets. 2. Structure organisationnelle et fonctionnement d'eco BANK-BENIN 2.1. Organe décisionnel Le Conseil d'administration a une vision sur la politique générale et stratégique de la banque. Les membres du comité décisionnel, dont le Directeur Général de ECOBANK-Bénin, ont pour mission d'élaborer et de suivre les décisions stratégiques, et de gestion. La Direction Générale elle, met en place la stratégie de la filiale selon les objectifs décidés par le groupe. La DG assure en interne la coordination des différentes directions fonctionnelles et commerciales. 2.2. Organes opérationnels 2.2.1. Les directions fonctionnelles 2.2.1.1. La Direction des Ressources Humaines (DRH) La DRH a en charge la gestion administrative du personnel, la gestion des carrières (le recrutement, le suivi des plans de carrières, le reclassement), la formation du personnel, le respect de la législation du travail et des règles de sécurité, la communication interne de l'entreprise et l'organisation du travail sous le regard de la Direction Générale tout en veillant au bon climat social. 2.2.1.2. La Direction Audit et Compliance (DAC) CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en gestion/mayi TANTE/2008-2009 48
La DAC est chargée du strict respect des normes internes de la banque en rapport aux diverses opérations. Elle est en outre chargée de la sécurité de la banque par rapport à l'accès, à la banque, la sécurité des personnes et du matériel. A ce titre cette direction gère le service contrôle et vérification, le service audit et investigation et le service contrôle des agences. 2.2.1.3. La Direction Légal et Secrétariat PCA (DLS) La DLS du PCA doit assurer en interne, toutes les questions liées aux aspects juridiques de la banque dans son rôle de conseil sur les questions de droit ; en externe, elle est chargée de suivre les contentieux afférant au monde juridique. Cette direction est aussi chargée de superviser tous les problèmes liés à la bonne gouvernance, à la gestion des avis à tiers détenteur et des saisies attribution, et à l'organisation des Assemblées Générales et des Conseils d'administration. La Direction Légal et Secrétariat est étroitement liée aux directions commerciales pour le suivi des dossiers sur les aspects juridiques des garanties et du recouvrement. 2.2.2. Les Directions Commerciales 2.2.2.1. La Direction Retail Banking Cette direction est chargée de la gestion de la banque de détail à travers son intervention dans les domaines de stratégie de développement commercial. Elle est reliée à quatre divisions à savoir : - La Division Réseau des Agences - La Division Customer Service - La Division Micro Finance - La Division Emploi 2.2.2.2. La Direction Risk Management (DGR) Elle est chargée de l'étude des dossiers de crédit par une évaluation des risques. Chaque dossier est suivi par : - Le Service Contrôle et Administration de Crédit (CAC) - Le Service Recouvrement - Le Service Analyse du Risk 2.2.2.3. La Direction Trésorerie et Institutions Financière (DTIF) Ses attributions se résument à la gestion des actifs et passifs de l'institution, aux placements auprès des institutions et des banques correspondantes, aux opérations de change. 49
La Direction Trésorerie et Institution Financière est en étroite collaboration avec la Direction des Opérations et Technologie à travers le Service Transfert pour le suivi des dépôts à terme. 2.2.2.4. La Direction des Opérations et technologies (DOTI D'une part nous avons la Division des Opérations qui s'occupe des services généraux tels que l'approvisionnement et la gestion de stock de la banque en fourniture. Elle a en charge aussi les différents transferts, le commerce extérieur, le portefeuille local, les opérations rapides et la vérification des opérations ainsi que l'espace entreprises et le service rapprochement. La Division Technologique de l'information, elle, prend en charge l'organisation et les systèmes d'information ce qui implique la méthodologie d'identification et d'avancement des projets ainsi que de la recherche opérationnelle. Elle supervise l'activité des réseaux télématiques, la conception de la mise en place de l'activité monétique et développe l'automatisation des opérations de la banque. Cette division a également en charge l'exploitation informatique au quotidien ainsi que tout le système électrique lié au système d'information. 2.2.2.5. La Direction Wholesales Bank (WSB) Le portefeuille de clientèle est composé des gouvernements, des multinationales, des institutions publiques, régionales et multilatérales, des grandes entreprises locales dont le chiffre d'affaires excèdent deux milliard cinq cent millions FCFA (2.500 millions). 2.2.2.6. La Direction Transaction Bank Cette direction à en charge les différentes transactions avec les autres institutions financières dans le respect des normes standards recommandées. 2.2.2.7. La Direction Contrôle Financier Cette direction doit fournir périodiquement tous les rapports financiers à la direction de la banque, au Siège, à la BCEAO, à la commission bancaire, au Ministère des finances, à l'association Professionnelle des Banques. En résumé, notons que ECOBANK-BENIN est un organisme bien structuré qui mise sur le savoir faire de son personnel et sur la qualité de sa logistique, ainsi que sur l'excellence de ses relations avec ses partenaires locaux et internationaux. Nous sommes à présent en mesure de l'investir, afin de découvrir et analyser les spécificités de sa gestion des crédits documentaires à l'importation, aux fins de notre étude. 50
CHAPITRE II- PRA TIQUE ET ANALYSES DE GESTION DES CRÉDITS DOCUMENTAIRES IMPORT À ECO BANK-BÉNIN 51
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN A l'instar de toutes les autres banques du système bancaire béninois, ECOBANK-BENIN s'est engagée dans les opérations de crédits documentaires. Grâce à son large réseau de correspondant étrangers, elle s'engage aux cotés des ses clients dans leurs échanges commerciaux avec le reste du monde. Ce chapitre est consacré à l'analyse de la pratique du crédit documentaire dans les locaux de la dite banque; ensuite, nous allons analyser le système en fonction des informations acquises pour une bonne gestion d'un Credoc. Cette analyse aura pour but de nous donner les éléments nécessaires pour émettre les suggestions adéquates. SECTION I- PRATIQUE DU CRÉDIT DOCUMENTAIRE IMPORT D'un point de vue professionnelle, gérer un crédit documentaire consiste à : - réceptionner et authentifier les instructions du mandant ; - accomplir les démarches pour obtenir les autorisations nécessaires pour l'émission (et éventuellement la notification) formelle de l'instrument documentaire bancaire ; - comptabiliser l'opération ; - effectuer les modifications nécessaires suite aux éventuels changements intervenus en cours d'opération; - assurer la réalisation de l'instrument documentaire bancaire ; - effectuer la saisie informatique et comptable de la réalisation et assurer le contrôle et le suivi des dossiers existants ainsi que la gestion des contreparties, des gages et des sûretés liées aux engagements; - entretenir des contacts réguliers avec la clientèle. Plusieurs services travaillent en étroite collaboration afin de s'assurer de la mise en œuvre de ces principes lors du déroulement d'une opération commerciale réglée par crédit documentaire, tout en se référant aux procédures internes et à la réglementation des changes et du commerce extérieur. 52
1 - DE LA RÉCEPTION A L'ANALYSE DES INSTRUCTIONS DU MANDANT 1. Réception des instructions du mandant L'importateur doit soumettre une demande dûment remplie et signée à son A/CJ30, accompagnée d'une facture pro forma indiquant que le mode de paiement choisi est un crédit documentaire, ainsi que le numéro de domiciliation du titre d'importation aux guichets de la banque. A cet effet, Ecobank-Bénin tient à la disposition de ses clients, un formulaire pré imprimé comportant des cadres destinés à recevoir les instructions d'ouverture de l'accréditif3 1 Ces données sont vitales car ce sont elles qui caractériseront le crédit et l'engagement de la banque. C'est pour cette raison, que lorsque le client remplie ce formulaire, il est assisté par son gestionnaire de compte ou par un spécialiste documentaire de la banque. Par la suite, le formulaire fera l'objet d'un examen qui débouchera ou non sur un engagement de cette dernière. Les informations que contient ce formulaire sont : Donneur d'ordre: si le client achète la marchandise pour son propre compte, c'est son nom qui doit y être inscrit; mais s'il agit pour ordre d'un tiers, il doit inscrire «d'ordre de nous même et pour compte de...» Mode d'émission du crédit documentaire: le donneur d'ordre a la faculté de demander à sa banque d'émettre le crédit par télex ou par Swift (plus utilisé). La forme du crédit documentaire : le crédit peut être émis sous une forme irrévocable, transférable. Le bénéficiaire : le bénéficiaire est la personne en faveur de laquelle le crédit est ouvert, généralement le vendeur. C'est ce dernier qui aura la charge de réaliser le crédit. Aussi, il faudrait indiquer aussi précisément que possible son nom, et toutes ses coordonnées. La banque du bénéficiaire (ou domiciliation bancaire): cette donnée permet à Ecobank Bénin d'émettre, si possible le crédit directement auprès de la banque du bénéficiaire (si elle est une correspondante) d'où un gain de temps important. 30 Account Officer 31 Le formulaire d'ouverture du crédit documentaire à l' import 53
Optimisation de la gestion des crédits documentaires ÏDJ.ports : cas d'ecobank-benin La devise et le montant : c'est la devise du contrat commercial; si le client n'a pas de compte dans la devise du paiement du Credoc, la banque émettrice devra procéder à un achat de devises et débitera de la contre- valeur en monnaie locale le compte du donneur d'ordre. La date de validité du crédit : c'est la date limite de présentation des documents par le vendeur à la banque de son pays auprès de laquelle le Credoc est réalisable Mode de réalisation : ce champ doit indiquer si le crédit se réalisera par paiement à vue, par acceptation ou négociation d'une traite ou par paiement différé. Cette mention est très importante. Les documents à présenter : il peut s'agir notamment de : - connaissement à ordre de... : en règle générale, à l'ordre du donneur d'ordre ou de Ecobank-Bénin, ce document est transmissible par voie d'endos, par la personne à l'ordre de qui il est émis; - connaissement à ordre endossé en blanc : dans ce cas le connaissement est au porteur et peut être utilisé par le détenteur pour récupérer la marchandise ; - connaissement consigné à... : c'est la forme la plus restrictive du connaissement.seule la personne nommée sur le connaissement peut prendre la marchandise.par ailleurs, il ne peut être transmis par voie d'endos; -.notify : raison sociale et adresse de la société qui devra être avisée par le transporteur au moment de l'arrivée de la marchandise. En général c'est le donneur d'ordre et/ou le transitaire ; - certificat d'assurance: il convient pour le donneur d'ordre de préciser éventuellement les risques qu'il désire voir couvert; - certificat d'origine: le donneur d'ordre doit préciser par qui il doit être émis; en l'absence d'indication, le bénéficiaire pourrait l'établir lui-même sans que cela réponde aux besoins du donneur d'ordre; - autres documents: le donneur d'ordre doit toujours préciser par qui ils doivent être émis. 54
Les conditions de vente : sans la mention de l'incoterm, la banque ne pourra pas émettre le crédit Description de la marchandise: dans ce champ, les caractéristiques (nature, quantité, poids, prix.. ), objet du contrat commercial, doivent être précisées strictement dans les mêmes termes pour éviter toute équivoque. Cependant, la description de la marchandise ne doit pas comporter une multiplicité de détails techniques que la banque n'a pas qualité de connaître, donc de vérifier. Il suffit juste d'exiger que la facture fasse référence au contrat de base ou à la facture pro forma (exemple: conforme au contrat n... du...,ou à la facture pro forma n... du... ) Date limite d'expédition : la date limite d'expédition doit être en concordance avec la date de validité du crédit. Lieu d'expédition : il faut bien préciser le port de chargement, l'aéroport ou la ville de chargement (si nécessaire) Lieu de destination : le lieu de destination exact de la marchandise doit être précisé ; il doit être cohérent avec l'incoterm et les documents de transport requis. Lorsque le client en prend connaissance et approuve ces termes, il appose sa signature en bas de page tout en indiquant sa qualité c'est-à-dire est ille mandant de l'importateur ou l'importateur lui-même. Par ailleurs, cette demande n'aura d'effet que lorsque le client aura lu et approuvé les conditions de la banque, inscrites au dos du formulaire. 2. Analyse des instructions contenues dans le mandat En moyenne, il faut 3 jours pour donner suite à une demande d'ouverture de crédit documentaire. Ce délai, qui peut paraître long, peut s'expliquer par les procédures internes de la banque en matière de financement. En effet, comme tout autre type de financement, le crédit documentaire import doit passer par cinq étapes avant d'obtenir une autorisation définitive : 55
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN 2.1. Jère étape: Examen et avis du gestionnaire de compte Le gestionnaire de compte est l'interlocuteur privilégié du client auprès de sa banque ; c'est donc la première personne à laquelle la demande est soumise. Son rôle consistera de prime abord à s'assurer que le formulaire est bien rempli et que les instructions qui y figurent sont explicites, cohérentes et acceptables. D'ailleurs, comme indiqué plus haut, il est présent au moment de l'émission du mandat et de ce fait, intervient aux cotées de sa relation par des conseils techniques et une assistance pratique. En cas de complication, c'est-àdire de points sur lesquelles sont expertise est limitée, il peut faire appel au spécialiste documentaire. Une fois, le formulaire rempli et signé, le gestionnaire de compte doit procéder à un examen financier préalable de la demande; en d'autres termes, il devra vérifier: Si le client possède déjà une ligne de crédit documentaire, que le montant du tirage prévu y entre; Si le client ne dispose pas d'une ligne de crédit et désire autofinancer son opération commerciale, que la provision du compte permet une telle opération Dans tous les cas, au terme de cet examen préalable, son avis comptera pour beaucoup dans la décision finale de la banque. Pour la première demande d'un client, le chargé de compte monte un dossier qui comporte les termes de contrat entre ce dernier et la banque ; ces termes auront été au préalable compris et accepte par celui-ci. Cette Lettre de Notification (LN) sera accompagnée d'élément confirmant la solvabilité du client et son besoin. L'ensemble du dossier devra suivre une procédure pour vérification de tous les éléments du contrat et validation par les responsables en charge. 2.2. 2ème étape : Validation de la Lettre de Notification En tant supérieur hiérarchique des A/0, le chef de la division emploi est le premier a qui est soumis toutes les demandes d'ouvertures de ligne de crédit. En tant que Risk Manager, il est aussi, souvent emmené à procéder à une étude brève de la demande soumise à lui par le gestionnaire de compte afin de s'assurer du bon ordre des choses, c'est-à-dire la bonne évaluation du risque client et le respect des règlements et procédures internes. 56
Le dossier de LN passe ensuite par le CAC qui se charge de vérifier que les termes, conditions et garanties ont bien été établis selon le niveau de risque du client, que toutes les mentions obligatoires ont bien été stipulées. Le CAC relève aussi toute autres erreurs qui auraient échappées aux A/0. Un agent du risque évalue les risques pris par le banque et vérifie que les garanties mentionnées sur la lettre de notification les couvrent bien. 2.3. 3ème étape : A val des parties Pour être effectif, la LN devra être visée par deux responsables habilités ; ce qui prouvera l'engagement de la banque (notamment le responsable de la division Emploi et le responsable du Retail banking). Elle ne sera valable qu'après la signature du client qui devra mentionner qu'il accepte toutes les conditions d'ouverture de crédit documentaire auprès de la banque en faisant suivre son visa de la mention "bon pour acceptation". Si toutefois l'un deux parties est en désaccord avec un ou plusieurs termes du contrat, ce dernier est simplement repris jusqu'à obtenir un contrat qui satisfait tous les parties. 2.4. 4ème étape : La formalisation des garanties Les garanties peuvent se faire sous forme de dépôts mensuels, par domiciliation de marché, caution solidaire sur une liste de biens précisés ou nantissement d'équipements. Lorsque les termes du contrat sont arrêtés et les garanties fixées, la banque se charge de les formaliser. C'est la Direction Légal qui s'en charge. Notons tout de même que les garanties dépendent du niveau de risque de chaque client. 2.5. sème étape: L'aval du Ticket A présent un client qui a une ligne de crédit documentaire peut constamment faire une demande qui suivra le parcours identique pour aval : Du chargé de compte : c'est le premier à apposer son visa sur le ticket et le Check List Product programme qui défini le "tiering" du client (voir annexe) 57
Du responsable du CAC : vérifier que tous les documents sont bien présents et que la formalisation des garanties a bien été effectuée avant d'apposer son aval. Dun agent du Risque : évalue a chaque présentation du ticket que les risques sont suffisants. De trois membres du Branch Credit Comitee (BCC): évaluent globalement la demande et généralement donnent leur aval Du Légal : avant de signer, s'assure que les formalisations ont été faites auparavant et que tous les documents qui sont de leur essors ont été élaborés Et pour finir des Operations qui se charge de l'émission du crédit documentaire après avoir reçu le ticket d'aval avec toutes les signatures obligatoire. II - DE L'ÉMISSION A LA REALISATION DE LA LETTRE DE CREDIT 1. Emission de l'instrument documentaire bancaire C'est le service Trade qui se charge de l'émission du Credoc. Sans délai, il reçoit le ticket approuvé du BCC et du CAC. En cas de besoin il peur réclamer le certificat d'assurance en fonction pour s'assurer que le montant inscrit correspond aux exigences de l'incoterm choisi et que le dossier d'ouverture est bien conforme au regard de la régularité de l'ordre et des RUU. Si toutefois des irrégularités sont observées, le client en est informé et c'est ce dernier qui a le pouvoir de lever ces irrégularités. Conformément à la réglementation des changes et du commerce extérieur, ces spécialistes documentaires s'assurent que le titre d'importation est bien domicilié aux guichets de la banque. Il est important de savoir que l'existence de deux éléments est requise pour l'émission d'un crédit documentaire : Le correspondant étranger auprès duquel le crédit sera émis ; La trace administrative de l'opération c'est-à-dire l'ouverture d'un dossier comportant un numéro de référence à l'image même du crédit. Certaines informations telles que la nature du crédit, la date d'ouverture du dossier, le montant & la devise, le bénéficiaire et sa domiciliation bancaire y sont indiquées et participent pour 58
quelques unes (mode de réalisation, devise et numéro d'ordre) à la détermination du N/Réf. Précisons que ce dernier devra être quotté dans toutes les correspondances avec les autres intervenants et figurer sur tous les documents requis pour la réalisation du crédit. En outre, il permettra à la banque de suivre de façon efficace l'évolution du crédit. In fine, il est bon de noter que le crédit documentaire ne sera effectivement ouvert qu'après l'émission du message et la saisie informatique des données s'y référant aux fins de contrôle des procédures de la part des directions de l'organisation et du contrôle de gestion. 2. Modifications du crédit documentaire Les demandes de modification sont notifiées par le client importateur à sa banque sous une forme écrite. La demande doit clairement mentionner la référence du crédit et expliciter les amendements désirés. La banque sera liée par ces nouveaux éléments dès qu'elle aura émis le message de modification. C'est pourquoi certaines demandes de modifications sont soumises à examen préalable avant d'être notifiées au correspondant étranger. Le chargé de compte reçoit la demande se son client et après vérification auprès du CAC et du service Risque, il se charge d'obtenir les approbations nécessaires auprès des membres du BCC. TI faut préciser que ces amendements donnent lieu à des frais et ces frais sont indexés à la nature des modifications : lorsque ce sont des modifications de forme c'est-à-dire ne touchant pas l'engagement de la banque, seules les commissions prévues à cet effet sont prélevées lorsque ce sont des modifications de fond c'est-à-dire redéfinissant l'engagement de la banque, aux commissions fixes viennent s'ajouter des commissions d'engagement. L'on ne saurait donner une estimation des dernières du fait qu'elles dépendent du niveau de risque latent. Ainsi si le risque semble élevé, les commissions seront importantes ; dans le cas contraire, elles seront peu importantes. 59
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'eco BANK-BENIN 3. La réalisation du crédit documentaire Par réalisation du crédit il faut comprendre la réception des documents, leur examen de conformité et le paiement de leur prix. 3.1. La réception des documents Les documents sont reçus de la part de la banque correspondante très souvent en deux ou trois lots selon les instructions de Ecobank-Bénin. Le bordereau qui les accompagne doit indiquer : - Si la banque étrangère les a trouvés conformes par rapport aux termes et conditions du crédit; - En cas de confirmation, si elle a utilisé le montant du crédit ; La référence du crédit à Ecobank-Bénin ; - Les données relatives au crédit : montant, devise, nature, mode de réalisation, etc. ; - Les instructions de remboursement de la banque étrangère ; - Les irrégularités des documents ; - La liste des documents ainsi que le nombre et la forme de chacun d'entre eux. En outre, il doit clairement porter l'entête de la banque remettante ainsi que les signatures autorisées figurant sur le spécimen de signatures des correspondants que détient Ecobank-Bénin. Dès leur réception, les documents sont examinés par un spécialiste documentaire d'autant que la banque dispose d'un délai maximum de 5 jours pour effectuer cette tache. 3.2. L'examen des documents Comme précédemment indiqué, la banque dispose d'un délai de 5 jours ouvrés pour examiner les documents et fixer leur sort. L'opération se déroule en 2 temps : l'examen de forme et l'examen de fond 60
3.2.1. L'examen de forme - S'assurer que les documents décrits sur le bordereau de remise, sont effectivement ceux qu'il a en sa possession, et dans la forme et dans le nombre. Ensuite, il conviendra de vérifier que le montant du crédit utilisé est celui autorisé et que toutes les références portées sur le bordereau correspondent à celles du crédit documentaire. - Enfin, vérifier si ils ont été jugés conformes par la banque remettante ; cela conduit l'examinateur à plus de vigilance d'autant qu'en cas d'omission de réserves, Ecobank Bénin ne pourrait se faire payé par son client. 3.2.2. L'examen de fond L'examen de fond par opposition à l'examen de forme consiste à étudier le contenu de tous les documents reçus dans le but de s'assurer qu'ils respectent bien les exigences du donneur d'ordre. L'examen de fond et l'examen de forme sont interdépendants l'un de l'autre mais complémentaires. Par exemple, il peut se trouver que les documents reçus soient carrément différents de ceux mentionnés sur le bordereau. Dans ce cas, aucun examen de fond n'aura lieu et les documents seront réexpédiés au transmettant. Cela dit, dans la réalité, ce cas est quasiment rare ; il n'empêche que l'examen de forme est une sécurité supplémentaire dont il faut tenir compte. Ainsi, l'examen de fond des documents permettra de confirmer ou d'infirmer le résultat de celui effectué par le correspondant remettant et par la suite, de prendre position. 3.3. Le sort des documents Lorsque les documents comportent des irrégularités mais ont été adressés à l'encaissement. La banque émet un avis de refus à son correspondant en lui indiquant les raisons du refus et l'instruisant d'attendre les instructions du donneur d'ordre. A celui-ci les documents sont envoyés sous bordereau et contre décharge via son agence. Sur la décharge sont stipulées les irrégularités constatées par la banque et les références du crédit. Si le client estime qu'il peut les récupérer en l'état, il paraphe la décharge et émet par écrit une demande de lever de réserves. 61
Cette levée de réserve permettra la remise des documents au client et le blocage de la provision sur son compte {si le paiement est à vue) ou la prise de garanties {si le paiement est différé). Lorsque les documents sont jugés conformes par la banque, la même procédure est suivie, sans tenir compte d'un éventuel refus du client surtout en cas de crédit irrévocable et confirmé. En effet, il est clair que si le crédit est confirmé, et que la réalisation a été effectuée au vu de la conformité des documents, et que Ecobank-Bénin juge elle-même conformes les dits documents, le client se verra obligé de les lever et ordonner le paiement. Supposons que le client signe la décharge et lève les documents : A vue : il émettra un ordre de paiement en devise en vertu de la domiciliation de son titre d'importation et de la facture pro forma. Les devises seront achetées sur le forex Exchange et livrées à la banque de règlement pour paiement en faveur de la Banque du bénéficiaire. Enfin, le compte du client est débité du montant utilisé et des commissions perçues au titre du crédit. En différé: il signe la décharge qui le lie inconditionnellement à payer à l'échéance. La banque confirme l'échéance et le montant et avise la banque étrangère de ce fait. Cette démarche autorise la banque étrangère à payer à l'échéance le bénéficiaire et à se rembourser, sous bonne date de valeur et sous avis à elle-même 5 jours avant. Pour conclure cette section, nous dirons que la gestion des crédits documentaires à l'import, peut s'étendre sur plusieurs mois. C'est pour cette raison qu'elle nécessite une grande rigueur et un suivi permanent de la part des spécialistes documentaires. A Ecobank-Bénin, un grand nombre de crédits documentaires sont ouverts ou traités chaque semaine. La plupart, sinon tous sont irrévocables, confirmés et réalisables par paiement à vue et/ou différé. Cependant sont rares, les crédits émis sous une forme transférable. 62
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'ecobank BENIN SECTION Il- ANALYSE DES PROCEDURES DE GESTION ET RECOMMANDATIONS Cette dernière étape de notre travail nous permettra de faire le dépouillement de tous les enseignements reçus de nos investigations dans la littérature bancaire et de notre implication dans la gestion des crédits documentaires dans l'environnement professionnel que constitue l'intermédiaire agréé ECOBANK-BENIN. En effet, les réflexions menées sur le domaine technique, managérial et commercial ont permis de tracer le cadre de l'analyse que nous exposerons dans la première section. Ensuite, il sera question de confronter cette analyse aux évolutions et tendances en matière de crédits documentaires afin de faire des recommandations qui ne soient pas décalées des contraintes et des opportunités de la banque. 1- ANALYSE DES PROCEDURES DE GESTION Les procédures que nous avons décrites précédemment n'ont cours qu'à Ecobank-Benin; chaque banque ayant sa propre procédure. Dans cette section, notre objectif n'est pas d'analyser des procédures mais de porter des critiques sur différents aspects importants à notre sens, qui interviennent en amont et en aval du traitement des crédits documentaires. 1. L'analyse de l'aspect Technique L'aspect "technique" dont il est question ici est étroitement liée à la maîtrise dans l'application des Règles et Usances relatives aux crédits documentaires (RUU 600) et des règlements et procédures internes. Toutes les opérations documentaires auxquelles nous avons pu participer, ont été traitées en stricte conformité avec les RUU 600. Ces textes sont un véritable outil de travail pour les spécialistes documentaires d'autant qu'ils s'y réfèrent dans chacune de leurs actions. Ce fait reflète, à notre sens, un grand professionnalisme de la banque vis-à-vis de ses clients mais aussi de ses relations bancaires étrangères, quand on sait que le développement durable à l'international d'une banque est en partie lié aux relations qu'elle entretient avec ses partenaires. 63
Néanmoins, nous pensons que travailler uniquement en fonction d'une seule brochure parmi les nombreuses publications de la CCI, révèle une technicité peu prononcée de la part des spécialistes de la banque. En outre, aucune organisation digne de ce statut, ne saurait exploiter une activité sans s'être au préalable dotée de procédures fiables permettant à ses acteurs d'interagir efficacement. Ecobank ne déroge pas à cette règle fondamentale de management, et disons le, ces dernières sont pour beaucoup dans le succès des opérations documentaires car le Product Program permet de faciliter ainsi la mise en place et l'exécution des crédits documentaires à l'importation. Le PP présente les règles acceptables de l'entreprise et permet si nécessaire de synthétiser les différentes offres de produits de l'entreprise. Ce document est utilisé à tous les niveaux de la procédure. En résumé, comme nous avons pu nous en apercevoir, l'aspect technique de la gestion des crédits documentaires est peu critiquable du fait qu'il repose totalement sur la stricte application des textes internationaux de la CCI et des procédures internes de la banque. 2. Analyse de l'aspect commercial A notre avis, cet aspect est le plus important parce qu'en fin de compte, les crédits documentaires sont des services financiers vendus aux clients importateurs. Mais, il nous semble assez surprenant que dans la banque, il n'existe pas de structure chargée de donner des connotations commerciales à ces opérations. Par connotation commerciale, nous entendons, tout ce qui pourrait permettre à la Banque de mieux vendre ses services aux clients et créer une certaine relation banque-client à l'international. De nos jours, la multi bancarisation est un fait; les entreprises détenant des comptes dans plusieurs banques s'adressent à celles qui leurs offrent dans les meilleures conditions financières et commerciales, des services de qualité. D'ailleurs à ce propos, le marketing bancaire nous enseigne que le client ne pourra estimer le niveau de qualité des services {immatériels) qu'en se basant sur les aspects matériels du processus de servuction : qualité de l'informatique des agences et du siège - esthétique d'intérieur et d'extérieur des bâtiments bancaires 64
- personnel accueillant, chaleureux et prédisposé à produire un service de bonne qualité et ce dans des délais acceptables pour les clients - relation banque- entreprise basée sur le conseil et l'assistance continus. Nous remarquons que les spécialistes documentaires privilégient l'aspect technique des opérations documentaires aux aspects commerciaux et marketing, ce qui ne devrait pas être le cas. Néanmoins, il faut reconnaître à ces derniers une relative disponibilité envers les clients. En effet, les clients ont la possibilité de joindre par téléphone le banquier du siège en charge de son dossier et de suivre ainsi l'évolution des opérations en cours. En plus, certains clients bénéficient de certaines faveurs de la banque en ce qui concerne les commissions prélevées au titre des Credoc; cela dépend bien entendu de l'ancienneté et de la profitabilité de la relation. En résumé, l'aspect commercial à Ecobank-Benin est peu mis en avant, ce qui pourrait conduire à terme, les clients, à s'adresser à d'autres banques de la place, offrant peut être de meilleures conditions, pour leur confier leurs règlements internationaux. Or, l'on n'est sans ignorer que ces opérations, surtout les crédits documentaires à l'import constituent une source non négligeable de commissions et d'intérêts, ainsi qu'une opportunité de faire valoir son expertise à l'international. II- RECOMMANDATIONS 1. Sensibiliser les spécialistes documentaires 32 sur l'importance d'une approche commerciale dans la gestion de leurs taches quotidiennes Il s'agira d'initier des programmes de formation confrontant différentes approches de la gestion des crédits documentaires, notamment une approche technique dans laquelle les Règles et Usances de la CCI seront le pivot central de l'opération et une approche marketing qui mettra plus l'accent sur les besoins et attentes du client. Ces formations devront être cycliques et destinées au personnel des services documentaires. 32 Le service Trade 65
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'eco BANK-BENIN Nous pensons qu'au sortir de ces formations, ces derniers seront à même de faire la part des choses entre d'une part les contraintes administratives (procédures internes) et les contraintes techniques (RUU 600 et autres publications connexes de la CCI), et d'autre part entre les attentes des clients en terme de rapidité d'exécution et les intérêts de la banque en terme de risques de signature, et de fournir, in fine un service de pointe. 2. Assouplir les procédures internes en les faisant migrer vers un objectif de rapidité d'exécution Il est clair, que les procédures à Ecobank-Bénin sont contraignantes et pour le service Trade, les gestionnaires de comptes et les clients. Emettre dans de brefs délais (1 à 2 jours ouvré par exemple) des lettres de crédit, pourrait se révéler fort intéressant pour le client et pour la banque en termes d'avantage concurrentiel; mais comment? Ce que nous proposons, c'est une décentralisation, au niveau des agences, de certaines opérations tels que les demandes d'ouverture de Credoc, leurs émissions/notifications et leurs réalisations. En d'autres termes, au niveau de chaque agence, des équipes d'au moins deux spécialistes documentaires pourraient être détachées afin de créer des services documentaires décentralisés. Ces services seraient en permanence au contact des clients et seraient à même de leur fournir un service personnalisé, de proximité et de qualité. Bien entendu, le personnel back-office du siège aura à charge, la gestion des opérations de change et de transfert des devises. Par ailleurs la transmission/réception des messages Swift et les autorisations requises en amont de l'ouverture des accréditifs et des financements en devises demeurerons le fait des services concemés du siège. Ainsi, le client n'a plus à faire la navette entre son agence et le siège social. L'agence s'occupe des aspects technico-commerciaux de l'opération et les services centraux, du change et des virements. Des deux cotés, la relation est bénéfique : Pour le client : gain de temps, meilleur compétitivité et plus de professionnalisme vis-àvis de ses partenaires étrangers Pour Ecobank-Bénin : décongestion du traitement administratif au niveau de la division des opérations documentaires qui pourra ainsi se consacrer au suivi de l'activité et surtout 66
à son développement. En plus, les agences pourront profiter de cette proximité avec les clients pour faire de la vente croisée et valoriser la relation. 3. Miser sur les crédits documentaires dématérialisés De plus en plus, dans les économies développées, la dématérialisation des documents du commerce international est un fait. Aujourd'hui les crédits documentaires sont dématérialisés et déjà, la commission bancaire de la CCI a définit les règles devant régir ces cyber-credoc : une petite brochure renfermant les 12 articles des e-ruu, conçue pour être facilement insérée dans les copies des RUU 600. Les nouvelles règles renferment des définitions utiles des termes qui ont une signification différente dans les univers de l'électronique et du papier. D'ores et déjà, certaines grandes banques ont intégré ces nouveaux e-ruu dans la gestion de leurs services bancaires à l'étranger, et d'autres s'y intéressent de plus en plus; preuve des économies d'échelles administratives et financières que ce nouveau process pourrait représenter et pour les banques et pour leurs clients. Il est clair que dans quelques années ces pratiques deviendront une réalité et une nécessité absolue pour nos jeunes systèmes bancaires. C'est pourquoi, il serait intéressant que d'ores et déjà, la banque Ecobank-Bénin mette sur le coup sa veille technologique et commerciale afin d'être l'une des premières banques Béninoise à maîtriser et à exploiter ce nouveau savoir faire. Des séminaires de formation pourraient être organisés sur ce sujet sur la base des e-ruu et des implications technologiques et commerciaux pour la banque. 4. Réduire le niveau de réserves portées aux crédits documentaires Fréquemment, à Ecobank-Bénin, deux dossiers sur trois sont mis en instance pour réserves sur la conformité des documentaires. Cela provoque des retards plus ou moins important dans la réalisation des crédits et constituent souvent des pertes de temps et de compétitivité pour les exportateurs et les importateurs. Cela est du au fait que, trop collés aux RUU, les banquiers sont très sévères dans l'examen des documents; des irrégularités sûrement peu susceptibles d'entraver le déroulement des crédits en retardent la réalisation. D'ailleurs ECOBANK n'est pas 67
la seule à se trouver dans cette situation qui pourrait mettre en doute son professionnalisme. En effet les statistiques de la CCI montrent que 60 à 70 % des crédits sont rejetés pour irrégularité lors de la première présentation des documents. Non-conformité apparente ou alléguée, points de vue personnels, expérience variable des professionnels, différences d'attitude, approches subjectives et questions d'interprétation sont autant d'éléments qui entrainent des pertes de temps, un ralentissement du commerce international et de coûteux et inutiles litiges. Pour y remédier, la CCI a publié une brochure connexe aux RUU; il s'agit de Pratiques Bancaires Internationales Standard (PffiS) Publication No. 645 en 2003. Approuvées par la Commission bancaire du CCI en octobre 2002, les PBIS apportent des réponses adéquates au problème des réserves bancaires lors de l'examen des documents liés aux lettres de crédit. Ecobank-Bénin pourrait donc former son personnel à l'usage de ces règles aux fins d'une réduction des pertes de temps liées aux fréquentes réserves portées sur l'état apparent des documents. En outre, elle pourrait assister ses clients dans la gestion de leurs opérations de paiements documentaires en mettant à la disposition de ces derniers des brochures traitant les éventuels problèmes rencontrés ou en organisant des séminaires de formations «Trade Learning»» sur les moyens de paiements documentaires à l'import et à l'export. Le résultat à terme serait intéressant dans la mesure où les clients mieux formés aux techniques documentaires, mettraient plus de soins à l'établissement des documents requis pour la réalisation de leurs lettres de crédit. 5. Mise en place d'une structure marketing animée par des marketmarker initiés aux techniques documentaires en particulier et les opérations commerciales internationales en général, dont la mission consistera à définir la stratégie marketing à appliquer aux services bancaires à l'étranger. A Notre avis, l'existence d'une telle structure permettrait à la direction centrale des relations internationales de mieux exprimer son savoir faire vis-à-vis de ses relations, de sophistiquer les produits et services existants et d'en concevoir d'autres, d'envisager la gestion des opérations documentaires sous un angle beaucoup plus marketing tout en se préoccupant de faire évoluer les procédures et les techniques pour une meilleure qualité de service et un gain important en 68
professionnalisme et en compétitivité. Cette entité déterminera la politique marketing et la politique Commerciale à appliquer aux services et produits bancaires à l'étranger; elle sera chargée d'identifier les besoins des clients et le cas échéant de mettre en œuvre une politique de qualité. Au terme de cette analyse qui s'est voulue concise mais précise, il est évident que l'établissement ECOBANK-BENIN possède un savoir faire technique favorable au développement de ses opérations commerciales avec l'étranger. Mais, à terme, ce développement pourrait être compromis par une longue procédure administrative. Aussi, prenant en compte cette analyse, nous avons proposé de : - Sensibiliser les spécialistes documentaires sur l'importance d'une approche commerciale dans la gestion de leurs taches quotidiennes - Assouplir les procédures internes - S'intéresser d'ores et déjà aux crédits documentaires électroniques - Réduire le niveau de réserves portées aux crédits documentaires grâce aux pratiques bancaires internationales standard (PffiS) - Mettre en place une structure marketing animée par des market-marker initiés aux techniques documentaires. 69
CONCLUSION GENERALE Aujourd'hui, que désirent les clients? Que recherchent-ils et qu'apprécient-ils le plus chez leurs banquiers? Une prestation en bonne et due forme ou un service d'une rare qualité qu'ils ne trouveraient nulle part ailleurs? La réponse semble évidente : les principes de gestion en eux-mêmes militent pour une imbrication des processus de management dans le développement de la relation banque- client ; être à l'écoute du client, lui apporter le conseil, répondre à ses exigences et lui assurer un service de qualité dans les meilleurs délais, tout en respectant les exigences règlementaires, void en substance ce qu'un client attend de sa banque dans le cadre de ses opérations commerciales avec l'étranger. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas et notre étude l'a clairement montré. Réalisée, sur une banque Béninoise ECOBANK-BEN1N, elle visait à analyser le système de management de cette institution en matière de gestion des crédits documentaires à l'importation. Au terme d'un bref descriptif du mode de gestion, une analyse objective a permit de révéler quelques faiblesses dans la gestion de ces opérations. Cette analyse à été réalisée sur trois fronts : - le front technique qui a révélé des procédures internes très contraignantes et peu favorables à l'initiative personnelle et à l'évolution des pratiques - et le front commercial qui a montré une implication commerciale relativement faible dans la gestion de ses opérations courantes. C'est donc sur la base de ces considérations que nous avons aboutit à la conclusion indiquée plus haut. Aussi, en notre qualité de gestionnaire, nous avons pris la liberté d'élaborer des recommandations assez synthétiques mais pertinentes, qui à notre sens, pourraient être bénéfiques pour la banque, si elles sont prises en compte. Néanmoins, les conditions dans lesquelles nous avons réalisé cette étude peuvent en biaiser certains aspects et rendre les recommandations en partie inapplicables. En effet, la confidentialité 70
et la difficulté d'accès à certaines informations, nous ont empêchées d'aller plus loin dans notre recherche. Nous n'avons donc pas la prétention d'avoir épuisé la question de la gestion managériale et commerciale des crédits documentaires à l'importation. Le problème reste encore ouvert, c'est pourquoi nous souhaitons que l'étude soit plus approfondie et mieux étayée. Ne serait-il pas intéressant par exemple, d'étendre l'étude à un panier d'au moins cinq banques béninoises, via des entretiens avec les fonctionnels de ces dernières, afin de mieux cerner la complexité du problème et proposer des solutions qui pourraient être généralisées à l'ensemble du système bancaire béninois? 71
BIBLIOGRAPHIE OUVRAGES GENERAUX F. BENAROYA François et J.P. LANDAU, L'échange international, Presses Universitaires de France, collection.«que sais-je?», 1999. P. GARSUAULT et P. Stéphane, Les opérations bancaires à l'international, La Revue Banque, 2000. D. NJINKEU Dominique, L'Afrique et les défis de l'omc, Ed Karthala, 2004. L. BERNET-ROLLANDE. Les principes de technique bancaire, Dunod, 2007. H. Martin, D. Depree et J. Klein-Comede. Crédits documentaires, lettres de crédit standby, caution et garanties :guide pratique, Revue Banque, 2007. J.P. MATTOUT, Droit bancaire international, Droit fiscalité, 2004. OUVRAGES SPECIFIQUES ECOBANK. Procédure appliqué au traitement des dossiers de crédit documentaire import. Direction des opérations ECOBANQUE-BENIN. 2009. ECOBANK. Credit program :Financement des Stocks. PP/EBJ010/2009. CCI - Chambre de commerce internationale. Règles et usances Uniformes. Publication n 600, 2007. CCI - Chambre de commerce internationale. Règles et pratiques internationales relatives aux lettres de crédit Stand-by, RPIS 98/ICC, 1999. 72
D. CHEV AUER, Les sécurités de paiements à l'international, Memo guide MOCI (Moniteur du Commerce International), 2003. CCI et CBCE - CENTRE BENINOIS DU COMMERCE EXTERIEUR. Les clefs de l'exportation: manuel pour les PME exportatrices, 2002 MEMOIRES Y. A. CODJO SEFOU, Financement bancaire des PME/PMI soumissionnaires des marches de travaux publics, ESG, 2007. 1. MAMANE, Utilisation du crédit documentaire par les sociétés de négoce, DSGE-CESAG, 1991. A. FALL, Système de management de la qualité et démarche de certification appliquée aux produits et services bancaires : exemple de crédits et encaissements documentaires de la Banque Internationale pour le Commerce et l'industrie du Sénégal (BICIS), MBF-CESAG, 2003. O. O. A. LADIKPO, Evaluation d'une procédure de gestion préventive des risques liés à un crédit par signature : cas de l'ouverture ducrédit documentaire à Ecobank Sénégal. MPTCF-CESAG, 2006. 73
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports : cas d'eco BANK-BENIN ANNEXES Organigramme d'ecobank-benin ------------------------------------i Fiche de demande d'ouverture du crédit documentaire à Ecol>aunJk-l>érùll---------------------------------------------------------------ii Conditions d'ouverture d'un crédit documentaire à Ecol>aunJk-l>érùll--------------------------------------------------------------iii 74
0 :::0 G"' )> z G) :::0 )> s: s: m q m n 0 CD )> z "' ' CD m z z
.. DEMANDE D'OUVERTURE DE CREDIT DOCUMENTAIRE APPLICATION FOR OPENING OF COMMERCIAL LETTER OF CREDIT AlTo ECOBANK-BENIN Rue du Gouverneur Bayol BP 1280 Cotonou Date: Messieurs 1 Gentlemen : Nous vous prions d'ouvrir une lettre de crédit : We hereby Request you to open an : 0 Révocable 1 Revocable documentary credit 0 Irrevocable /Irrevocable documentary credit D TRANSFERABLE D NON-TRANSFERABLE Nous /We En fnveur de /ln favor of : Pour un montant de 1 For an amount of L'expédition devra être effectuée au plus lard le : D environ 1 About D maximum (en lettres 1 in lotiers) Shipmont to be effected no later!han : De 1!rom: AlTo 0 FOB 0 C & F 0 CIF Ville 1 City Dnto d'oxpiration 1 Expiry 1 Date Utilisable contre traite en votre faveur ou en faveur d'un de vos corrospondants de votre choix et payable à : et accompagné des documents suivants : Available against draft drawn, at your option on you or on any of your corrospondents payable At : and accompanied by thefollowing documents : D Jeu complet de connaissement à bord sans réservo à l'ordre de LCOBANK-BENIN portant mention et marque: full set of clean on board bill of fading to the order of ECOBANK-BENIN and marked: D Frêt payé d'avance 1 Freight prepaid 0 Frôt Payablo n destination 1 Freight payable at destination : D Lettre de transport aérien établie au nom de ECOBANK-BENIN, on Airway bill to the order of ECOBANK-BENIN - Originales - Originals -Copies Copies D Notifier: Notify:... D Inscription d'expédition par bateau Shipping Marks :... D Police ou certificat d'assurance maritime sous forme negociable pour... % de la valeur des factures couvrant «lnstitute cargo Clauses (Ali Risks)>> Marine lnsurance Policy or Certificate in negotiable form for...% of invoice value covering «lnstitùte cargo Clauses.(ali risks)» Pour l'assurance couverte localement, le bénéficiaire doit aviser ECOBANK-BENIN une semaine avant la date d'embarquement l'informant du nom du bateau, de la date d'embarquement, du nombre de colis, le poids brut et le poids net, ainsi que de la valeur totale des marchandises. For Locally provided insurance, beneficiary should telex adviser ECOBANK-BENIN at!east one week prior to shipment date quoting na me of vesse!, date of embarkment, number of packages net and gross weight, and total value. D Certificat d'origine 1 Certificate of origin 0 Liste de colisage 1 packing list 0 Factures commerciales 1 Commerciallnvoices 0 ADV COTECNA 0 Couvrant l'expédition de marchandises suivantes Covering Shipment of the following goods: - Originales Originales - Originales -Copies -Copies -Copies Autres documents 1 Other documents : D Autres conditions 1 Other Conditions : -Veuillez faire parvenir ce credit à votre correspondant par : Please forward this credit to your correspondent by : D Courrier aérien 1 Airmail D Câble 1 Cable -Veuillez prier votre correspondant de notifier le présent crédit aux bénéficiares en : Please request your correspondent to notify the beneficia ries : D Ajoutant sa confirmation 1 Ad ding lt's confirmation D SE~ns sa confirmation 1 Without it's confirmation Expédition Partielle, Transbordement 1 Partial Shipment : Transhipment D Autorisée D Autorise Authorized D Non-Autorisée Not Authorized Authorized 0 Non-Autorisé Not Authorized Tous frais en dehors du BENIN sont pour Ali bank charges Outsido BENIN are for D Ordonnateur D Beneficiaire 1 Opener 1 Beneficiary Signature(s) Autorisée(s) 1 Authorized Signature(s)
CONDITIONS ~es soussignés fourniront à ECB BENIN ci-dessous désiun&o«la banque»} tous fonds nécessaires; (a) au paiement de tous enga\)emonts pris par la<<banque>> concernant le présent crédil (b} ou romboursomenl de toutes sommes payées par elle en vertu du présent crédit, (cl nu règlement de tout effets tirés aur la Banque a l'occosion du crôdil. Ln Bnnquo poul o tout moment exiger le transfert de ces fonds même au cas OLt ollo n'nurolt pas remis les documents relatifs au présent crédil. 2 Les soussignés autorisent irrévocablement la Banque à effectuer les paiements ou remboursements susmentionnés (a) en débitant tout compte dont les soussignés disposent ou pourraient disposer à l'avenir auprôs de n'lm porte quel siège ou succursale de la Banqoe, (b) en utilisant tout ou partie des avoirs des soussignés que la Banque pourrait avoir en sa possession ou sous son ccintrôle, (c) en exerçant tous les droits prévus par le règlement Général des opérations de la Banque. 3 Comme sûreté des créances qui peuvent naître du présent crédit, les soussignés acc:ordent à la Banque un privilège (a) sur les marchandises mentionnées dans le présent document et en fonction desqu'elles le présent crédit a ou aura été ouvert (b) sur tous les documents représentant ces marchandises. Ces privilèges subsisteront jusqu'au règlement final de toutes dettes et engagements nés du présent crédit malgré l'expiration de celui-cl et malgré tdute novation ou transaction y relative. 4 Par ta présente les soussignés autorisent irrévocablement la Banque à accepter, signer et prendre possession de tout certificat de dépôt couvrant les susdites marchandises, ils exonèrent expressément la Banque de toute responsabilité du chef de toute perte ou dommage découlant do tels certifi cats de dépôt ou résultant de l'entreposage de ces marchandises. 5 A sa seule discrétion, la Banque pourra faire assurer la susdite marchan dise aux frais des soussignés toutefois en ce qui concerne cette assurance la banque n'assumera aucune responsabilité quelconque du chef du défaut d'assurance, d'insuffisance de couverture d'insolvabilité des assureurs ou de toute autre éventualité. En cas de sinistre, l'indemnité due à l'assuré sera payée directement ê la Banque jusqu'ê concurrence du montant des engagements de la Banque, que 1 'assurance ait été souscrite ou non euou les primes payées par la Banque agissant pour compte des soussignés. En outre, les soussignés cèdent ê la Banque toutes les créances qu'ils pourraient avoir contre les assureurs actuellement ou à l'avenir. 6 Les soussignés s'engagent à effectuer le paiement du présent crédit dans la monnaie stipulée sur la demande d'ouverture de crédit, sauf slla Banque qui ouvre le crédit opte pour une monnaie autre que celle stipulée sur ledit crédit. Dans ce cas le paiement sera calculé en fonction du taux en vigueur le jour de la transaction. 7 Tous ri~ques de change éventuel pouvant découler dè l'engagement documentaire pris par la Banque seront à la charge des soussignes de même que les intérêts débiteurs sur tout découvert que la Banque pourrait, avoir chez son correspondant du fait du présent crédit. 8 Les soussignés se portent garants de tous risques pouvant découler de la non livraison ou de non respect de la réglementation locale; des lois et règlements régissant l'importation ou l'exportation relative à la présente transaction. 9 Les soussignés déclarant avoir pris connaissance des termes et conditions imprimés recto et verso sur la présente et les acceptent sans réserve. Ils reconnaissent expressément que le présent crédit sera régi par ces condi lions. Pour le reste et sauf convention écrite entre ECB BENIN et les sous signés, ces damiers acceptent que ce crédit soit soumis aux «Règles el usances unifor.nes relatives aux crédits documentaires» (révision 1983 de la Chambre de Commerce lntemalionale Publication 400) ou si le crédit est payable aux caisses d'une Banque étrangère qui n'a pas adhéré aux susdites «Règles et Usances» à la réglementation ou l'usage en vigueur dans le pays ou cette Banque est située. 10 Dans le cas ou l'assurance ne serait pas couverte par le bénéficiaire, le(s) soussigné(s) s'engage( nt) à faire parvenir ê la Banque 7jours francs avant ta date effective d'expédition de la marchandise, une police d'assurance souscrite en faveur de ECB BENIN et couvrant les risques de sinistre el tout autre risque conformément au décret N" 83-406 du 16 Novembre 1983. Si la Banque n'est pas en possession de ladite police d'assurance dans les délais prsvus, il est entendu qu'etle se réserve le droll de souscrire une police d'assurance pour le compte du (des) sousslgné(s). La prime et tous les autres frais encourus du fait de cette souscription seront débités au compte du.(des) soussigné(s), qui s'interdlt(sent) d'ores ot déjè de contester le bien fondé de ce débit. CONDITIONS 1 ho principal shall provide ECB BENIN (hereinafter calfed the «Bank>>) wllh an funds required for (a) the payment of ali obligations undertaken by lftn 11nnk pursuanl to the present credit. (b) The reimbursement of ail pay tnonts made by il und er the present credit, and (c) the payment of ali drafts thuwnu~>on the Bank ln connecllon wlth the present credit. The Bank may nt any lime require the transfert or said funds irrespective of whether the ll;mk hns delivered the documents relating to the present credit. 2 1110 Principal hereby irrevocably authorizes the Bank to effect the abovemcntioned payments or reimbursement (a) by debiting any account which the Principal may have anywhere with the Bank now or in the future, (b) by applying any and ail the principal's assets which the Bank may have.in ils possession or under its control, and (c) by exercising any rights set forth in tho Bank's prevailing Rules of Operations 3 As collateral security for any claims which may arise under the present credit the Principal grants the Bank a lien (a) upon the goods which are mentioned on the face of this instrument and in respect of which this credit issued (b) upon ali documents representing said goods. This lien shall continue until the final settlement of ail claims and credits arising from the present irrespective of the expiration of the present credit or of any related novation or transaction. 4 The principal hereby irrevocab!y authorizes the Bank to accept, execute and lake possession of any and ail warehouse receipts covering the afo resaid goods; and the Principal hereby agrees thal the Bank shall not be fiable for any loss or damage occurring in connection with the execution of such warehouse receipts or with the storage of said goods. 5 At its sole discretion, the Bank may insure the aforesaid goods at the principal's expense : however,in connection with such insurance, the bank shall incur no liability whatsoever on account of failure to insure. insufficient coverage, insolvency of the insurer or any other occurrence. ln case of casualty indemnities due the insured shall be paid directly to the bank up to the amount of the bank's claim under this èredit, irrespective of whether insurance has been laken out and/or premiums have been paid by the principal or by the bank on the principal's behalf. Moreover, the principal hereby assigns to the Bank any and ail claims which the principal may have against the insurer now or in the future. 6 The Principal's liability under this credit will continue to be denominated in the currency of this credit so stated in this application unless the opening bank chooses at ils option to receive payment in an alternative currency calculated at the prevailing spot selfing rate for such alternative currency 7 The principal hereby irrevocably authorizes the bank to advance the necessary CFA to cover payment of the latter of credit in the event thal the principal's accounts do not have sufficient funds to cover the credit in fo reign exchange under good value date. Said advance is immcdiately due and will be submitted to the prevailing commercial interest rate Benin. 8 The Principal assumes ail risks of non delivery of the shipment and of compliance with local exportlimport or other laws or regulations affecting the underlying!rade transaction. 9 The principal acknowledges complete understanding and acceptance of the conditions printed on this application,and agrees thal the present cre dit shail be governed by those conditions. The principal agrees thal except as not consistent with any written agreement between ECB BENIN and the undersigned or with sa id conditions, either <<the uniform customs and practices for commercial documentary credits» Publication 400(as revised by the International Chamber of Commerce in 1983) shall apply,or, if the credit is payable at, a foreign Bank which has not accepted the said «Uniform Customs and Practices»,lhe.local customs shail app!y. 10 Unloss in surance is covered by beneficiary, the principal here by undertnkes to provide the bank with an insurance policy in favor of ECO BANK BENIN covering cargo clauses, ali risks, 7 days prior to actual date of shlpment of the marchandises in reference of the decree n'83-406 of Novomber 16,1983. If 1110 bank does not receive said insurance poficy from the principal within tho givon lime frame the principal acknowledges!hat the bank reserves the righi to subscribe an insu rance policy on behalf of the principal Premium and ali other expanses related to the subscription of the insurance policy will be debited to the account of the Principal The Principal hereby agrees nol to contest such debit.
TABLE DES MATIERES Dédicaces --------------------------------------------------------------------------------------------------------------1 ~eiilercieiilents ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 11 Liste des sigles et des acronyiiles ------------------------------------------------------------------------------- 111 Liste des tableaux et des schéiilas ---------------------------------------------------------------------------------IV l\"a11t f>rof>os ------- ------- --------------------------------------- --------- --------------------------------------V ~oiiliilaire-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------vi IN1RODUCTION GENERA.L ------------------------------------------------------------------------------------- VIl P l\~tie I- LE CAD~E THEOIDQUE DE Li\ GE~TION DE~ C~ÉDITS DOCUlviENllAI~E!1viP0~1l ---------------------------------------------------------------------il CHJ\PI1RE I- LE C~ÉDill DOCUlviENlll\ffiE -------------------------------------------------------- 6 ~ECTION I- Défuùtion du contexte mternational----------------------------------------------------7 I - Défuùtion du crédit docuiilelltaire et Codification mternationale ----------------------- 7 1. Défiilition du Crédit DoCU1Ilentaire ----------------------------------------------------7 2. Codification mternationale ------------------------------------------------------------------- 7 II - ~ques et Incoterms --------------------------------------------------------------------------------- 8 1. Utilité et ~ques de la lettre de crédit ---------------------------------------------------- 8 1.1. Utilité de la Lettre de crédit---------------------------------------------------------------- 8 1.2. Les ~ques liés au crédit docu1ilelltaire--------------------------------------------------- 9 2. Inter'fellallts du crédit docu1ilentaire et IncoteriilS -----------------------------------10 2.1. Les mter'fenallts du Credoc -----------------------------------------------------------------10 2.2. Les Incoterms --------------------------------------------------------------------------------11 ~ECTION II - Les IIlodèles de crédit docuiilelltaire ÏIIlf>ort ---------------------------------------13 I - ~lon le critère de ~curité et de ~éalisation -----------------------------------------------13 1. ~elon le critère de ~curité -----------------------------------------------------------------13 1.1. Le crédit docuiilentaire ré"ocab le---------------------------------------------------------13 1.2. Le crédit docu1ilelltaire irré"ocable--------------------------------------------------------13 1.3. Le crédit docuiilentaire irré"ocable et confirmé --------------------------------------1<l 2. ~lon le critère IIlode de réalisation--------------------------------------------------------15 2.1. Le crédit réalisable l'ar f>aieiilent à 'flle--------------------------------------------------15 2.2. Le crédit réalisable l'ar accef>tation --------------------------------------------------------15 2.3. Le crédit réalisable l'ar f>aieiilent différé -------------------------------------------------16 2.4. Le crédit réalisable l'ar négociation-----------------------------------------------------16 II - Les crédits docuii1e11taires à I'articularités------------------------------------------------18 1. Les crédits docuii1e11taires souiilis aux ~UU 600 --------------------------------------18 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en Gestion/Mayi TANTE/2008-2009
Optimisation de la gestion des crédits documentaires imports: cas d'eco BANK-BENIN 2.2. ~~aile ~rati<>ililel--------------------------------------------------------------------------~ CHAPITRE II- PRATIQUE ET ANALYSES DE GESTION DES CRÉDITS DOCUMENTAIRES IMPORT À ECOBANK-BÉNIN ---------51 SECTION I - Pratique du crédit d<>cumentaire impmt -------------------------------------------52 I - De la Récepti<>n à l'analyse des instructi<>ns du ma11daj1t -------------------------------53 1. Récepti<>n des instructi<>ns du ma11daj1t ------------------------------------------------53 2. Analyse des instructi<>ns C<>ntenues dans le ma11dat ---------------------------------55 2.1. 1ère étape: examen et avis du ~esti<>ililaire de C<>mpte--------------------------------56 2.2. 2èrne étape : validati<>n de la lettre de n<>tificati<>n ---------------------------------------56 2.3. 3èrne étape : aval des parties ------------------------------------------------------------------57 2.4. 4èrne étape : la f<>rmalisati<>n des ~ara11ties -----------------------------------------------57 2.5. Sème étape : l'aval du ticket------------------------------------------------------------------57 II - De l' émissi<>n à la réalisati<>n de la Lettre de Crédit ----------------------------------------58 1. Émissi<>n de 1 'instrument d<>cumentaire ba11caire --------------------------------------58 2. M<>dificati<>ns du crédit docurnentaire---------------------------------------------------59 3. Réalisati<>n du crédit -----------------------------------------------------------------------60 3.1. La récepti<>n des d<>cuments-----------------------------------------------------------------60 3.2. L'examen des d<>cuments --------------------------------------------------------------------60 3.3. Le oort des d<>cuments -----------------------------------------------------------------------61 SECTION II - Analyse des procédures de ~esti<>n et rec<>mmajldati<>ns -----------------------63 I - Analyse des pr<>cédures---------------------------------------------------------------------------63 1. L' a11alyse de l'aspect technique ----------------------------------------------------------63 2. Analyse de l'aspect c<>mmercial------------------------------------------------------------64 II - Rec<>mmandati<>ns --------------------------------------------------------------------------------65 1. Sensibiliser les spécialistes documentaires sur l'importance d'une approche commerciale dans la gestion de leurs taches quotidiennes -----65 2. Assouplir les procédures internes en les faisant migrer vers un objectif de rapidité d'exécution ------------------------------------------66 3. Miser sur les crédits documentaires dématérialisés -----------------------67 4. Réduire le niveau de réserves portées aux crédits documentaires------67 5. Mise en place d'une structure marketing animée par des marketmarker------------------------------------------------------------68 CON CL US ION GENERA LE -----------------------------------------------------------------------------------70 BIBLIOGRAPHIE----------------------------------------------------------------------------------------------------- 72 ANNE)(ES ------------------------------------------------------------------------------------------------------------74 TABLE DES MA TIERES ---------------------------------------------------------------------------------------------75 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en Gestion/Mayi TANTE/2008-2009
1.1. Le crédit documentaire transférable-------------------------------------------------------18 1.2. Le crédit documentaire«back to back»ou adossé------------------------------------21 1.3. Le crédit documentaire avec Red Clause-------------------------------------------------22 1.4. Le crédit~< revolving» (renouvelable) ----------------------------------------------------23 1.5. L'attestation de blocage bancaire ---------------------------------------------------------24 2. La lettre de crédit d'appui ou de soutien (Stand-by Letter of Credit) -------------24 2.1. Définition et origines ----------------------------------------------------------------------24 2.2. Cadre juridique et champs d'applications -----------------------------------------------25 CHAPITRE II- LES GRANDES ÉTAPES D'UN CRÉDIT DOCUMENTAIRE IMPORT ------29 SECTION I - L'ouverture du crédit documentaire --------------------------------------------------30 I - L'étude de la demande d'ouverture du crédit documentaire -----------------------------30 II - L'émission du crédit --------------------------------------------------------------------------------32 SECTION II - Utilisation du crédit documentaire et Remboursement de banque à banque----------------------------------------------------------------------------------------32 1- L'utilisation du crédit documentaire----------------------------------------------------------- 32 1. La modification du crédit documentaire -----------------------------------------------32 2. La réception des documents et leur examen par la banque émettrice ------------34 Il - Le remboursement de banque à banque ------------------------------------------------------35 PARTIE Il- PRÉSENTATION ET ANALYSE DU MODE DE GESTION DES CRÉDITS DOCUMENTAIRES IMPORT À ECOBANK-BENIN ----------------------------------------40 CHAPITRE I- ECOBANK ET LE SYSTÈME BANCAIRE ------------------------------------------42 SECTION I- Le système bancaire béninois et le Groupe ETI ------------------------------------43 1 - Structure du système bancaire du Benin ------------------------------------------------------43 II - Le groupe ETI ----------------------------------------------------------------------------------------44 1. Historique du groupe ------------------------------------------------------------------------44 2. Objectifs et Missions -------------------------------------------------------------------------46 SECTION II- Présentation de l'établissement Ecobank-bénin -----------------------------------46 1- Présentation et Objectifs --------------------------------------------------------------------------46 1. Présentation d'ecobank-benin -------------------------------------------------------------46 2. Objectifs d'ecobank-benin ----------------------------------------------------------------47 II- Activités et Fonctionnement ----------------------------------------------------------------------47 1. Les activités d'ecobank-benin --------------------------------------------------------47 2. Structure Organisationnelle et Fonctionnement d'ecobank-benin ----------------48 2.1. Organe décisionnel ---------------------------------------------------------------------------48 CESAG/Mémoire de DESS en Administration et en Gestion/Mayi TANTE/2008-2009