Régulation GAL4 chez S. cerevisiae. Annie Sainsard-Chanet



Documents pareils
CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

Chapitre 7 : Structure de la cellule Le noyau cellulaire

ULBI 101 Biologie Cellulaire L1. Le Système Membranaire Interne

Dr E. CHEVRET UE Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

VI- Expression du génome

Les OGM. 5 décembre Nicole Mounier

Biomarqueurs en Cancérologie

TD de Biochimie 4 : Coloration.

I. La levure Saccharomyces cerevisiae: mode de vie

3: Clonage d un gène dans un plasmide

Contrôle de l'expression génétique : Les régulations post-transcriptionnelles

CATALOGUE DES PRESTATIONS DE LA

Rôle des acides biliaires dans la régulation de l homéostasie du glucose : implication de FXR dans la cellule bêta-pancréatique

De la physico-chimie à la radiobiologie: nouveaux acquis (I)

Tableau 1. Liste (non exhaustive) des protéines se localisant dans les P-Bodies

Mise en place d une plateforme de gestion de matériels biologiques : quels avantages pour les chercheurs?

Cellules procaryotes Service histologie Pr.k.mebarek

Travaux dirigés de Microbiologie Master I Sciences des Génomes et des Organismes Janvier 2015

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

Contrôle de l'expression génétique :

Université d Evry-Val d Essonne Ecole Doctorale des Génomes Aux Organismes. Thèse

Biochimie I. Extraction et quantification de l hexokinase dans Saccharomyces cerevisiae 1. Assistants : Tatjana Schwabe Marcy Taylor Gisèle Dewhurst

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

MAB Solut. vos projets. MABLife Génopole Campus 1 5 rue Henri Desbruères Evry Cedex. intervient à chaque étape de

Université de Montréal. Développement d outils pour l analyse de données de ChIP-seq et l identification des facteurs de transcription

Mise en place d une solution automatique de stockage et de visualisation de données de capture des interactions chromatiniennes à l échelle génomique

voies de signalisation

COUSIN Fabien KERGOURLAY Gilles. 19 octobre de l hôte par les. Master 2 MFA Responsable : UE Incidence des paramètres environnementaux

TP N 3 La composition chimique du vivant

4 : MÉTHODES D ANALYSE UTILISÉES EN ÉCOLOGIE MICROBIENNE

Le rôle de l endocytose dans les processus pathologiques

Les bases de données transcriptionnelles en ligne

LA MITOSE CUEEP - USTL DÉPARTEMENT SCIENCES BAHIJA DELATTRE

Séquence 2. L expression du patrimoine génétique. Sommaire

Bases de données des mutations

Les outils de génétique moléculaire Les techniques liées aux acides nucléiques

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages

Utilisation des substrats énergétiques

ORIGINE ET DIFFERENTS TYPES DE RYTHMES BIOLOGIQUES. Carine Bécamel

Module 5 La maturation de l ARN et le contrôle post-transcriptionnel chez les eucaryotes

Plateforme Transgenèse/Zootechnie/Exploration Fonctionnelle IBiSA. «Anexplo» Service Transgenèse. Catalogue des prestations

Production d une protéine recombinante

Les cytokines et leurs récepteurs. Laurence Guglielmi

ANTICORPS POLYCLONAUX ANTI IMMUNOGLOBULINES

ATELIER IMAGEJ. Différentes applications vous sont proposées pour apprendre à utiliser quelques fonctions d ImageJ :

Annales de Biologie Cellulaire QCM (niveau SVT 1 er année)

Univers Vivant Révision. Notions STE

DIAPOSITIVE 1 Cette présentation a trait à la réglementation sur les thérapies cellulaires.

Génomique Comparative et intégrative

Rapport Scientifique Seine-Aval 3

OUTILS DE FINANCEMENT DE L INNOVATION TECHNOLOGIQUE ET DE LA VALORISATION DE LA RECHERCHE

Intrants médicamenteux en agriculture et en santé : les écosystèmes microbiens sont-ils un problème ou une solution?

TP3 Test immunologique et spécificité anticorps - déterminant antigénique

192 Office européen des brevets DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Chapitre 2 - Complexité des relations entre génotype et phénotype

1 Culture Cellulaire Microplaques 2 HTS- 3 Immunologie/ HLA 4 Microbiologie/ Bactériologie Containers 5 Tubes/ 6 Pipetage

AGRÉGATION DE SCIENCES DE LA VIE - SCIENCES DE LA TERRE ET DE L UNIVERS

Séquence 1. Reproduction conforme de la cellule et réplication de l ADN Variabilité génétique et mutation de l ADN

Génétique et génomique Pierre Martin

Biologie Appliquée. Dosages Immunologiques TD9 Mai Stéphanie Sigaut INSERM U1141

ACIDES BASES. Chap.5 SPIESS

LES BIOTECHNOLOGIES DANS LE DIAGNOSTIC DES MALADIES INFECTIEUSES ET LE DÉVELOPPEMENT DES VACCINS

UE : GENE Responsable : Enseignant : ECUE 1. Enseignant : ECUE 2. Dr COULIBALY Foungotin Hamidou

Introduction à la Génomique Fonctionnelle

Microscopie Confocale. Principes de base & Applications en Biologie Cellulaire

Les débuts de la génétique

évaluation des risques professionnels

MABioVis. Bio-informatique et la

Les tests génétiques à des fins médicales

Etude du réseau transcriptionnel du gène Xist, acteur principal de l inactivation du chromosome X

MYRIAD. l ADN isolé n est à présent plus brevetable!

génomique - protéomique acides nucléiques protéines microbiologie instrumentation

2D-Differential Differential Gel Electrophoresis & Applications en neurosciences

Information génétique

Relation entre deux variables : estimation de la corrélation linéaire

Critères pour les méthodes de quantification des résidus potentiellement allergéniques de protéines de collage dans le vin (OIV-Oeno )

Gènes du développement et structuration de l organisme

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

DÉFIS DU SÉQUENÇAGE NOUVELLE GÉNÉRATION

5. Matériaux en contact avec l eau

TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY)

VERROUILLAGE & SERRURERIE

EXPLOITATIONS PEDAGOGIQUES DU TABLEUR EN STG

Université Louis Pasteur Strasbourg I Ecole Doctorale des Sciences de la Vie et de la Santé THESE. En vue de l obtention du grade de

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Semestre 2 Spécialité «Analyse in silico des complexes macromolécules biologiques-médicaments»

L immunoenzymologie. Technique puissante couramment utilisée e en recherche et en diagnostic cificité des anticorps pour leurs nes

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

Banque Agro-Veto Session 2014 Rapport sur les concours A filière BCPST

Cytokines & Chimiokines

Montréal, 24 mars David Levine Président et chef de la direction DL Strategic Consulting. DL Consulting Strategies in Healthcare

Plateforme. DArT (Diversity Array Technology) Pierre Mournet

Conférence technique internationale de la FAO

dans les médicamentsm

Réception du tissus documentation examens sérologiques inspection préparation façonnage

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

5.5.5 Exemple d un essai immunologique

ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES CONCOURS D ADMISSION SESSION 2013 FILIÈRE BCPST COMPOSITION DE BIOLOGIE

RÉPERTOIRE RELÈVE SCIENTIFIQUE AU SERVICE DES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES. 2 e édition

Transcription:

Régulation GAL4 chez S. cerevisiae Annie Sainsard-Chanet

Contrôle de l expression génique Mécanismes qui régulent, augmentent ou diminuent l expression d un gène donné suivant le milieu, le tissu, le stade de développement Chez eucaryotes, l expression d un gène peut être régulée aux mêmes étapes qu un gène bactérien, mais aussi à des niveaux supplémentaires

Chez les bactéries: Le niveau de régulation le plus utilisé est la transcription, tout particulièrement l initiation de la transcription Promoteur (séquences consensus) Complexe fermé/complexe ouvert

Les promoteurs varient beaucoup entre eux selon leur affinité pour la RNP Beaucoup de promoteurs sont faibles ou «imparfaits». En absence de protéines régulatrices activatrices : expression constitutive (basale, non régulée) faible L expression de ces gènes peut être augmentée en présence de protéines activatrices ou diminuée en présence de protéines répresseurs Les activateurs agissent par «recrutement» de la RNP ou par «changement allostérique» Les répresseurs agissent par inhibition directe

Un gène est il transcrit ou non? l ARNm est il présent? Northern RT-PCR Si non: est il transcrit et instable?: expériences de run-on Caractérisation des séquences cis-régulatrices Footprint= Protection à la DNAse I Retard sur gel Chromatine Immunoprécipitation= ChIP Expériences fonctionnelles avec gène reporter

Clonage d un fragment d ADN Marquage d une extrémité Un échantillon incubé avec la protéine, l autre non Digestion DNAse I (coupure au hasard, une fois/molécule) Electrophorèse des fragments Comparaison footprint et séquence Footprinting Et aussi: Expériences fonctionnelles avec gène reporter CHIP,..

Sélection de mutants constitutifs F. Jacob et J. Monod, Prix Nobel, 1965: 2 types de mutants différents

Mutations «perte de fonction» du répresseur Le répresseur (protéine diffusible) agit en trans I: gène actif en trans Mutations I- : mutations trans-récessives

Mutations de l opérateur qui empêchent la fixation du répresseur L opérateur est une séquence d ADN, séquence cis-régulatrice (qui est la cible de protéines régulatrices actives en trans) O: séquence active en cis Mutations Oc= mutations cis-dominantes

Chez les eucaryotes, la régulation de l expression génique peut se faire 1) aux mêmes étapes que chez les bactéries et 2) à des niveaux supplémentaires 1) Niveau transcriptionnel: complexité + grande que chez bactéries. Organisation du génome eucaryote en nucléosomes Séquences et protéines régulatrices beaucoup + nombreuses chez eucaryotes 2) Niveau posttranscriptionnel Structure des gènes différente: gènes morcelés : épissage Stabilité des ARNm 3) Niveau traductionnel: complexité + grande que chez bactéries 4) Niveau posttraductionnel Régulation épigénétique Modifications de la structure de la chromatine (niveau transcriptionnel) Rôle central de petits ARNs responsables de la répression de l expression de gènes spécifiques (niveau transcriptionnel et posttranscriptionnel)

Chez eucaryotes, la machinerie de transcription est beaucoup plus complexe: ce sont les facteurs généraux de transcription qui se fixent au niveau du promoteur (TATA box/tfiid) et qui recrutent la RNPolII Presque tous les gènes eucaryotes ont besoin de protéines activatrices pour être transcrits et possèdent de nombreuses séquences cis-régulatrices sur lesquelles viennent se fixer ces activateurs. Les sites sur lesquels se fixent les protéines activatrices sont appelés enhancers, ils peuvent se trouver à des milliers de pb du promoteur Les activateurs ont une structure modulaire avec un domaine de fixation à l ADN et un domaine d activation de la transcription Promoteur minimal Enhancer

Pratiquement tous les gènes eucaryotes sont régulés par les effets combinés de répresseurs et d activateurs La plupart des activateurs agissent par «recrutement» et stabilisation du complexe d initiation de la transcription

Les activateurs peuvent aussi modifier jouer sur l initiation de la transcription en changeant la structure de la chromatine : modifications covalentes des histones (acétylation) et remodelage des nucléosomes permettent aux promoteurs d être plus accessibles à la RNP

Les répresseurs eucaryotes présentent une variété de mécanismes d action Pas d inhibition directe par fixation au niveau du promoteur

LA CHROMATINE : ADN compacté X1 000 à X10 000 suivant les régions

Chez l homme: 25/30 000 gènes et > 1 million d ARNms

Localisation des éléments cis régulant l expression d un gène de mammifère et d un gène de levure

GAL2 GAL1 GAL7 GAL5 transporteur kinase transférase mutase Galactose ext Galactose int Gal-1-P Glu-1-P Glu-6-P MEL1 α-galactosidase UDP-Glu UDP-Gal glycolyse Melibiose epimérase GAL10

Sélection de mutants (gal - ) Mutants récessifs 7 groupes de complémentation: gal1, gal2, gal3, gal4, gal5, gal7, gal10 Les mutants gal3 présentent un phénotype particulier: LTA (Long Term Adaptation) WT: induction in présence of galactose (gal +ind ) (>1000 pour GAL2, GAL1,GAL7,GAL10, X100 pour MEL1) Mutants gal1, 2, 5, 7, 10: (gal - ) déficients spécifiquement pour une activité enzymatique Mutant gal4, : non inductibles sur galactose: (gal -R ) Mutants gal3:(gal LTA ) Mutants gal3gal1: (gal -R ) Les mutants gal4 présentent un phénotype particulier: déficients pour toutes les activités

Localisation génétique G A L 7 G A L 1 0 G A L 1 G A L 2 M E L 1 I I X I I X V I G A L 4 G A L 3 X I I I G A L 8 0 GAL2 GAL1 GAL7 GAL5 transporteur kinase transférase mutase Galactose ext Galactose int Gal-1-P Glu-1-P Glu-6-P MEL1 α-galactosidase UDP-Glu UDP-Gal glycolyse Melibiose epimérase GAL10

Quelles sont les fonctions de GAL3 et GAL4? Sélection de mutants constitutifs (gal +C ) Recherche de révertants (gal + ) à partir de gal3 - gal1 - (gal -R ) 1) Mutations dominantes dans gal4 (gain de fonction?) Gal4 + / Gal4 C = constitutifs, gal4 C = (gal +C ) 2) Mutations récessives dans gal80 (= i - ) (perte de fonction?) gal80/gal80 c = inductible 3) Mutations dominantes dans gal3 (gain de fonction?) Gal80 c gal4 + =(gal +C ), gal80 + gal4 - =(gal -R ), gal80 c gal4 - =(gal -R ) Gal3 + gal80 + gal4 + = (WT: inductible), gal3 - gal1 - gal80 + gal4 + = (gal -R ) Gal3 + gal80 c gal4 + = (gal +C ),, gal3 - gal1 - gal80 c gal4 + = (gal +C ) Le contrôle se ferait via 3 protéines GAL4: activateur Gal80: répresseur GAL3, senseur du galactose, responsable de la transduction d un signal d induction en présence de galactose

Autre crible pour sélectionner des mutants constitutifs: système reporter: gène HIS3 sous contrôle du promoteur-uas Gal1 intégré dans une souche his3 - Recherche de (his) + sur milieu sans galactose

En faveur du modèle: Mutations responsables d un phénotype constitutif (gal +c ) mutations dans gal80: récessives (perte de fonction) mutations dans gal4 : dominantes (gain de fonction) mutations dans gal3: dominantes (gain de fonction) La surproduction de GAL4 (clonage sur un plasmide multicopie) La surproduction de GAL3 (ou GAL1) (clonage sur un plasmide multicopie): GAL3 pourrait passer d une forme inactive à une forme active qui se fixerait sur GAL80 ou sur le complexe GAL80/GAL4 Mutations responsables d un phénotype (gal -R ) (non inductible) (mutants (gal - ) chez lesquels les gènes gal1, gal7, gal10 ne sont pas exprimés même en présence de galactose) mutations dans gal4 : récessives (perte de fonction) mutations dans gal80: dominantes (gain de fonction = «superrépresseurs») mutations dans gal3: récessives (perte de fonction)

Modèle confirmé par expériences de BM 1) Tous les gènes clonés 2) Présence de séquences UAS sur lesquelles se fixent GAL4 dans les régions promotrices de tous les gènes inductibles (CHIP, gel retard, footprint)

Caractérisation de la séquence UAS- GAL4 Induction des 2 gènes GAL1 et GAL10 de < 0,1 à > 50 transcrits /cellule en présence de galactose Expériences de gène reporter UAS-LacZ Dans une souche GAL4 + : Levures blanches en glucose Levures bleues en galactose Dans une souche gal4 - : Levures blanches en glucose Levures blanches en galactose Expériences de protection DNAse I (protection de 20-30pb) Selon les gènes: multiples séquences UAS (4 GAL1-10, 3 GAL7, 2 GAL2, 1 MEL1) Séquences UAS toujours en 5 du gène régulé à < 1 kb du +1 Footprint de GAL4 dans la région flanquante du gène gal2

Structure de GAL4: Localisation des domaines de liaison à l ADN et d activation

Structure modulaire de la protéine activatrice GAL4 Fixation directe de GAL4 sur la séquence UAS Purification de la protéine GAL4 à partir de levures exprimant GAL4 sur un plasmide multicopie: extraits protéiques passés sur colonne contenant la séquence UAS G : la protéine est retenue Protéine de 88O aa, motif de liaison à l ADN (doigt Zn), Localisation nucléaire, présente de façon constitutive

Effet répresseur de GAL80? Interaction GAL4/GAL80 Coimmunoprécipitation GAL80 répresseur transcriptionnel de GAL4? Effet répresseur par interaction directe? GAL80 synthétisée in vitro: (ARNm gal80 + lysat de réticulocytes de lapin+ (S 35 )Met Extrait protéique d une souche surexprimant GAL4 (plasmide multicopie) Anticorps antigal4 Les immunoprécipitats lavés, solubilisés et passés sur gel Interaction directe GAL4 (libre)/gal80 Extraits d une souche surexprimant GAL4, Gal80 S 35, anticorps antigal4 Même expérience avec des extraits gal4 c : pas d immunoprécipitat Lue NF et al, MCB, 1987

Mise en évidence d un complexe tripartite UAS/GAL4/GAL80 On connait interaction GAL4/UAS On connait interaction GAL4/GAL80 UAS/GAL4/GAL80? Expériences de retard sur gel Séquence UAS P 32 GAL4 synthétisée in vitro GAL80 synthétisée in vitro Gel d électrophorèse L addition de GAL80 à GAL4 en présence de l UAS conduit à l apparition d une bande + lourde dont l intensité augmente au détriment de la + légère en fonction de la concentration de GAL80 suggérant que la bande la + lourde dérive de la + légère GAL4 et GAL80 non marquées, séquence UAS P 32 Interaction directe GAL4 fixé sur UAS /GAL80 Lue NF et al, MCB, 1987

Interaction directe GAL3 /GAL80 Mécanisme d action de GAL3 (senseur galactose responsable de l induction) 1) produit un inducteur ou un coinducteur en présence de galactose qui lève l effet répresseur de GAL80? 2) interagit directement avec GAL80 pour lever son effet répresseur? Surexpression de GAL3 entraine l expression constitutive des gènes gal Surexpression simultanée de GAL3 et GAL80 supprime cet effet constitutif: Ces résultats montrent que la balance entre les 2 protéines est importante pour le phénomène d induction: arguments en faveur de 2) Coimmunoprécipitation GAL3 /GAL80: association faible non stable à concentration saline élevée NaCl (mm) Gal80 Gal3-HA Yano KI and Fukasawa T, 1997 Gal3-HA Gal80 Anti-HA

Interaction directe GAL3 /GAL80 (et GAL1/GAL80) L association GAL3/GAL80 est stabilisée en présence d ATP et de galactose (même en concentrations salines élevées) Nécessité d ATP et galactose pour avoir un complexe GAL3/GAL80 stable S0,S1= mutations dominantes de GAL80 (gal-r) non inductibles

Modèle rendant compte de l induction galactose GAL3: senseur de galactose et transducteur du signal à GAL4 Le galactose entrant dans la cellule se fixe sur GAL3, changement conformationnel en présence d ATP et cette forme active se fixe sur GAL80 changeant son affinité pour GAL4 Une fois l étape d induction passée, il y aurait maintien via la phosphorylation de GAL4

Interactions GAL4/GAL80/GAL3 Est ce que l interaction GAL3/GAL80 permet à GAL4 de transcrire? Expériences de transcription in vitro (en présence d ATP et de galactose) et analyse des transcrits par extension d amorce: Gal80 G152D = mutant nul Gal80 S-2 = non inductible GAL4 active la transcription GAL80 réprime cette induction Des concentrations croissantes de GAL3 lèvent l effet répresseur de GAL80 Platt A and Reece RJ, 1998

L activation des gènes GAL en présence de galactose est corrélée à une diminution de liaison GAL4/GAL80 Expériences de «chromatin immunoprecipitation» (ChIP) L occupation du site UAS par GAL4 augmente en présence de galactose L occupation du site UAS par GAL80 diminue en présence de galactose L activation par Gal4 serait due à une diminution du taux de GAL80 dans le noyau Peng and Hopper, 2002 input GAL4 GAL80 GAL3

En absence de galactose : Gal80 se fixe sur GAL4 et empêche l activation de la transcription En présence de galactose, Gal3 se fixe à GAL80 et il y a levée de l inhibition Questions: Gal4 est une protéine nucléaire Gal80 possède des signaux de localisation nucléaire (NLS), Quelle est sa localisation cellulaire? Gal1est une protéine cytoplasmique, quelle est la localisation de GAL3? Dans quel compartiment cellulaire se fait l interaction GAL3/GAL80?

GAL3 est une protéine cytoplasmique Cellules Δgal3 Δgal1 transformées avec plasmide GAL3, A) marquage anti-gal3 et anticorps secondaires marqués à fluorescéine B) DAPI GAL3 est localisée dans le cytoplasme et exclue du noyau GAL80 est une protéine à localisation nucléaire et cytoplasmique Cellules Δgal80 transformées avec plasmide GAL80-GFP Si l interaction GAL3/GAL80 a lieu dans le cytoplasme, quel est le signal qui transmet l effet de cette interaction au noyau? Peng G and Hopper JE, 2000

L association GAL3/GAL80 dans le cytoplasme active GAL4 dans le noyau? La séquestration de GAL3 dans le cytoplasme n empêche pas l induction des gènes GAL en présence de galactose Une interaction GAL3/GAL80 dans le cytoplasme est elle réellement capable de transmettre un signal à un complexe GAL4/GAL80 nucléaire et permettre l induction de la transcription? Sequestration de GAL3 dans le cytoplasme Myr: séquence d adressage aux membranes plasmiques et vésiculaires Mom: séquence d adressage mitochondriale Il n est pas nécessaire à GAL3 d entrer dans le noyau et d interagir directement avec le complexe nucléaire GAL4/GAL80 pour être responsable de l induction GAL3 peut exercer son induction en restant dans le cytoplasme Peng G and Hopper JE, 2002

Modèle de régulation des gènes GAL GAL3 est localisé dans le cytoplasme GAL80 est localisé dans le cytoplasme et le noyau H: La présence de galactose tirerait GAL80 hors du noyau favorisant la formation d un complexe GAL3/GAL80 dans le cytoplasme Le passage non transcrit/induction dépendrait de la translocation du répresseur d un compartiment cellulaire à l autre GAL4 agit en recrutant des coactivateurs et la machinerie générale de transcription.

Système double hybride

La technique UAS/Gal4 pour cibler l expression génique chez la drosophile