La légionellose en Haute-Normandie Situation épidémiologique Gestion des déclarations obligatoires par la DDASS Situation épidémiologique Cire de Haute-Normandie - DDASS de Seine Maritime Réunion régionale des CLIN et équipes d hygiène de Haute-Normandie 1er avril 2008 Plan de l exposé Situation en France Description des cas Evolution du nombre de cas 76 Bactériologie Conclusion Situation en France Augmentation régulière du nombre de cas depuis 1998 Incidence 2,3 cas / 100 000 1ère année avec baisse 2007 (données provisoires) pic saisonnier entre juillet et octobre Augmentation du nombre de cas plus précoce qu en 2006 Taux d'incidence pour 100 000 3,00 2,50 2,00 1,50 1,00 0,50 0,00 300 250 200 150 100 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 Nombre de cas 2006 2007 Fin août+ 20 % de cas 2007 vs 2006-50 Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Description des cas En France en 2006 1443 cas recensés en 2006 soit une incidence de 2,3 cas / 100 000 Létalité de 10% stable depuis 2 ans Age médian 61 ans sexe ratio 2,8 Un facteur favorisant retrouvé chez 71% des cas Cas nosocomiaux :87 cas (6%) dont 28 cas certains 56 cas probables 56 cas (4%) ayant séjourné en maisons de retraite Dans la région en 2007 (2006) 33 cas (43 en 2006) 2 décès en 2007 soit 6% (3 en 2006) Age médian 58 ans sexe ratio 2,8 Facteur favorisant pour 57% des cas 1 cas nosocomial certain exposé en région parisienne (1 cas certain et 2 cas probables en 2006) 0 cas ayant séjourné en maison de retraite (1 cas en 2006) Evolution du nombre de cas en Seine Maritime nombre de cas 14 12 10 8 6 4 2 0 janv-04 mars-04 mai-04 juil-04 sept-04 nov-04 janv-05 mars-05 mai-05 juil-05 sept-05 nov-05 janv-06 mois mars-06 mai-06 juil-06 sept-06 Suspicion cas groupés nov-06 janv-07 mars-07 mai-07 juil-07 sept-07 nov-07 En France: Bactériologie 95% Legionella pneumophila serougroupe 1 Isolement d une souche pour 220 cas soit 15% Pour 42 cas sporadiques, une comparaison avec des souches environnementales a permis dans 21 cas (50%) de confirmer l origine de la contamination Le réseau d eau à l origine de la contamination dans 6 hôpitaux Etude sur 11 épisodes de cas groupés entre 1998 et 2006 Confirmation de la notion de cas groupés (profil de souche identique) Comparaison identique (souches environnementales et cliniques): 8 Dans la région: Tour AéroRéfrigérante (TAR): source de contamination 7/8 dont 1 TAR d un hôpital en 2006 3 souches cliniques en 2007 avec confirmation de l origine pour 2 cas Conclusion Baisse de l incidence en France en 2006 pour la première fois mais trop tôt pour conclure Amélioration de la réactivité du système de surveillance car baisse des délais de déclaration 9% des cas ont séjourné dans un hôpital ou une maison de retraite Effort à poursuivre sur prévention dans les établissements accueillant les personnes âgées ou fragiles (réseau d eau chaude, protocole entretien, TAR) Importance de disposer de prélèvements cliniques (comparaison de souches) pour investigation
Plan de l exposé Gestion des déclarations obligatoires par la DDASS Contexte réglementaire Définitions Modalités de signalement Gestion des déclarations Conclusion Contexte réglementaire (1) Prévention : différents textes relatifs à la surveillance, entretien et la maintenance des installations à risque (TAR, ECS en ERP, Etab.PA, Etab.Santé) Etablissements de Santé et ECS : Circ DGS/SD7A/SD5C- DHOS/E4 N 2002/243 du 22/04/02 relative à la prévention du risque lié aux légionelles dans les étab. de santé Expertise des installations, Définition d un programme de surveillance, Protocole d entretien et de maintenance, Planification de travaux de réfection, Elaboration d un plan d action Mise en place d un carnet sanitaire, Gestion des patients à haut risque, Protocole de gestion des cas de légionelloses. Contexte réglementaire (2) Notication et signalement obligatoires des légionelloses : La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire (MDO) depuis 1987. Article R. 3113-4 CSP : tout cas de légionellose possible ou confirmé doit être signalé sans délai au médecin inspecteur de santé publique de la DDASS, par le médecin qui en fait le diagnostic, le responsable du laboratoire d'analyses de biologie médicale ou du service de biologie. Articles R. 3113-2 et R. 3113-3 CSP : Le médecin ou le responsable doit le notifier à l'aide de la fiche de déclaration à la DDASS.
Contexte réglementaire (3) Signalement des infections nosocomiales : Décret N 2000-671 du 26/07/2001 relatif au signalem ent des IN (Décret N 2005-840 du 20/07/2005 = Articles R6111-12 à 17 du CSP) Circulaire DHOS\E2-DGS\SD5C N 21 du 22/01/04 relative au signalement des IN et à l information des patients dans les étab. de santé Définitions (1) Signes cliniques et radiologiques accompagnés d au moins 1 des signes biologiques suivants : Isolement de Legionella (culture) Présence d antigène soluble urinaire Augmentation du titre d anticorps (X4) Immunoflurescence directe positive Titre unique élevé 1/256 Définition de cas Cas CONFIRME Cas POSSIBLE Définitions (2) Modalités de signalement (1) Cas avec hospitalisation durant la totalité des 10 jours avant la date de début des signes cliniques Cas avec hospitalisation pdt une partie des 10 jours avant la date de début des signes cliniques Cas nosocomial CERTAIN Cas nosocomial PROBABLE Maladie à déclaration obligatoire Source : médecins et laboratoires Signalement sans délai par téléphone à la DDASS Notification à l aide de la fiche à la DDASS Centralisation des notifications par l InVS
Modalités de signalement (2) Infections nosocomiales Le professionnel de santé chargé du signalement y procède par écrit sans délai auprès de la DDASS et du directeur du centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales de l'interrégion. Fiche de signalement (Circulaire DHOS\E2-DGS\SD5C N 21 du 22/01/04 relative au signalement des IN et à l information des patients dans les étab. de santé). Gestion des déclarations (1) Actions menées (1) (Circulaire DGS/SD5C/SD7A/DESUS/ 2005/323 du 11 juillet 2005 - Guide d investigation et d aide à la gestion des cas isolés) Réception d une DO : La DDASS interroge systématiquement le malade (ou un proche). Recueil d information sur 14 jours précédant la DDS : lieux fréquentés (ERP : ETS, Hôtel, Camping, ), déplacements y compris ceux à l étranger (travail, loisirs), lieux de prise de douches (date, durée, fréquence, adresse). Identification des potentielles sources de contamination (ECS, TAR, ). Ensemble des informations rassemblées sur questionnaire standardisé (données médicales + enquête environnementale). Gestion des déclarations (2) Actions menées (2) Recherche d autres cas PLV et analyse si prise de douche au domicile Contact DRIRE NH : résultats de surveillance des TAR 3km autour des lieux identifiés Information du gestionnaire avec demande de PLV et analyse si prise de douche en ERP, Immeuble collectif, Lieu de travail... Contact médecine du W Contact DDASS (DRIRE) des autre(s) dpt(s) si déplacement en France Gestion des déclarations (3) Actions menées (3) Contact EWGLI via InVS si voyage en France (hébergement touristique) ou étranger Contact voyagiste si voyage organisé Contact CLIN pour enquête si cas nosocomial probable ou certain : rech exposition "à risque" (douches, oxygénothérapie, lavage des canules, TAR ), vérif. maintenance et résultats des PLV ECS et TAR, Nouveaux PLV. Actions correctives sur les installations identifiées comme étant à risque. Comparaison souches cliniques et souches environnementales par le CNR.
Gestion des déclarations (4) Résultat 2007 - Seine Maritime (1) : 25 cas + 5 signalés par autres départements Plusieurs cas ont pu être exposés hors 76 : 3 cas hors 76 sur les 14 j, 4 présents sur 1 j ou 2, 3 ont séjourné à l'étranger, 11 dans autre(s) dpts, aucun dépassement de seuil des TAR ds ces dpts. 9 d entre eux ont fréquenté des ERP, principalement sur leur lieu de vacances : 2 dépassements de seuil sur ECS (1 camping et 1 hôtel). Aucun cas n a fréquenté d ERP 76 (Sauf cas signalé par un autre dpt : hôtel ECS ok). Selon DRIRE 76, 4 TAR > à 1000 UFC/L, 1 TAR a présenté une flore interférente. Sur 18 plv au domicile et 3 hors 76, 3 > à 1000 UFC/L (2 réseaux collectifs, 1 réseau individuel). Gestion des déclarations (5) Résultat 2007 - Seine Maritime (2) : Pour 2 cas, des comparaisons entre souche environnementale et souche clinique ont pu être réalisées et ont permis de déterminer le lieu de contamination : Souche clinique comparée à une souche prélevée dans le réseau ECS d'un camping hors 76 : souches sporadiques identiques. Souche clinique comparée à une souche prélevée au niveau d une TAR de l'agglomération rouennaise et à une souche prélevée dans le réseau ECS d'un logement individuel hors 76. La souche clinique est une souche endémique («Louisa») identique à celle retrouvée au niveau du réseau d ECS. Gestion des déclarations (6) Le réseau : Médecins Laboratoires EOH - CLIN CCLIN DDASS CIRE InVS EWGLI CNR Déclaration Obligatoire Signalement des infections nosocomiales Gestion des souches et confirmation de diagnostic Surveillance Européenne (Cas étrangers ou français liés aux voyages) Suivi épidémiologique et soutien à l investigation (cas groupés notamment) Conclusion Importance de la rapidité du signalement L'identification des installations à risque par le biais de prélèvements environnementaux permet de prévenir l'apparition de nouveaux cas. La comparaison par le CNR des souches environnementales collectées lors de l'enquête environnementale avec des souches cliniques permet quant à elle de corréler les informations épidémiologiques, d'identifier la source réelle de contamination et, dans le cadre de suspicion de cas groupés, de mettre en évidence une souche et/ou une source commune de contamination.
Fiche MDO Fiche IN Questionnaire