ESPACE ŒUVRE présentée dès la 1ère séance INTERDISCIPLINARITE Autour d une œuvre d art MAITRISE de la LANGUE Transdisciplinaire METHODOLOGIE/ ATTITUDES PHILOSOPHIE ARTS VISUELS Si cette discipline ne figure pas au programme de l école primaire (les débats philosophiques ne sont pas interdits ), les questions d ordre Universel, toujours contenus dans les œuvres d art, doivent être progressivement abordées., ICI : Qu est-ce que la REALITE? (LA VERITE, plus tard ) Série JARDINS Christophe SALLES (artothèque) 1 séance / 20 mn Montrer l œuvre, sans rien dire les E vont s exprimer, découvrir des choses ( Il y a des brocolis!! C est pour de faux!). En profiter pour poser la question : «Pourquoi l artiste a-t-il fait cela?» Puis «Comment a-t-il fait?» La notion d INTENTION est abordée, implicitement. Dans la classe, la réponse (attendue) ne va pas tarder. «Il veut nous faire croire que c est vrai!». L œuvre d art, au-delà de ce qui est visible, porte du sens et nous transporte de l anecdotique ou individuel à l universel. Les questions posées sont souvent les mêmes qu à propos de textes, en littérature (voir Conférence / Maryse BRUMONT). Elles sont destinées à aller au-delà du rétinien pour accéder à la compréhension. La notion de PROCEDE est aussi abordée. Cette question fait écho au sens et donne une perspective aux opérations plastiques. «Je fais cela dans le but de.». A partir d un thème abordé en classe, un album, un évènement (anniversaire..), proposer aux élèves (par 2 ou seul ou classe..) de DONNER L ILLUSION (d un vrai gâteau, de paysages, d intérieurs ) par photographies.
3 séances / 30 mn Dans l exemple ci-dessous, les élèves sont partis sur DONNER L ILLUSION d UNE FERME (traitée par ailleurs : paysages urbain / de campagne) et en photographie. Voici quelques clichés, rangés chronologiquement. A partir des «erreurs» qui font que l on «ne croit pas» à leur photographie, les élèves, collectivement, vont apporter leurs solutions et les expérimenter. Tout en cheminant dans leurs expérimentations, ils vont acquérir, implicitement, des notions et des savoir-faire. Les notions de POINTS de VUE, de CADRAGE, de LUMIERE, de PLANS sont abordées implicitement. Les mots pourront être écrits, suivant le niveau des élèves, ensuite. LE PEAC de l élève / les 3 piliers indissociables FREQUENTER : l œuvre ou plusieurs de l artiste (artothèque) / l artiste en personne. PRATIQUER : la photographie / le montage / réaliser des maquettes etc... SAVOIR : dans le domaine de la photographie (cadrages, plans, lumière..) DSDEN ADPL
Quelle démarche pédagogique? Dans cette situation /contrainte, il y a un défi à relever ; cela implique les élèves qui vont entrer dans un projet (individuel ou groupe ou collectif) avec intérêt. L activité demandée (sous tendue par des objectifs précis, pour l enseignant ) a du sens pour les élèves ; ils peuvent justifier toute action menée, tout choix d outils, de médiums, de matériaux. Quelle position de l enseignant? Celui-ci, outre le fait qu il ait pensé le module avec la contrainte de départ (qui doit être particulièrement réfléchie), est «réduit» à apporter les matériaux nécessaires sans jamais donner de direction particulière. Les élèves construisent leurs savoirs et savoirfaire en faisant et sans jamais oublier la contrainte de départ (rappel, si nécessaire). Les élèves parlent, osent, proposent, argumentent, expérimentent, choisissent, apprennent, s entraident, découvrent, s informent... Présentation de l œuvre. L enseignant recueille la parole des E. Les élèves construisent et mettent en place une maquette de ferme, rapidement mais sans tenir compte des proportions, de certains éléments. La première photographie montre les carences, formulées par les élèves on voit la table, les élèves... Celle-ci sera l occasion d avoir une activité métacognitive et de poser/formuler des actions, des techniques..; des MOTS. En HDA : que font les artistes, de leur côté? Voir ressources, page suivante. A partir des œuvres proposées en ressource, le travail peut être relancé sur d autres pistes : le Point de vue, les cadrages, la lumière, l anamorphose, la maquette, etc...
Le CONCEPT ou contrainte possible pour les élèves : L ILLUSION de la REALITE. Que font les ARTISTES? Alain JOSSEAU/ question de la manipulation de l image d actualité. SLINKACHU / situations ludiques jouant sur les échelles/proportions Edouard SAUTAI / idem et habitat individu/anonymat Andréa URLBERGER / échelles/proportions/ paysages Ron MUECK / échelle et «monstruosité». Duane HANSON (mannequins hyperréalistes) Richard ESTES / Hyperréalisme (peinture) Voir l onglet VIDEO DE LA SEMAINE ICI : N 25 et 32, 38 (anamorphose).