Centre d études et d expertises sur les risques l environnement, la mobilité et l aménagement Direction Territoriale Ouest Club Régional Ouvrages d Art Saumur, 24 septembre 2014 Mercuriale des prix de réparation des OA Jacques BILLON - Cerema / Direction Territoriale Ouest - DIMER / GOA
Sommaire Contexte Objectifs Présentation de la Mercuriale Estimation des prix Exploitation statistique des données Collecte des données 2
Contexte Volonté de la DTec ITM du Cerema d améliorer les méthodes de surveillance, d entretien et de réparation des OA : - mise au point d une méthode de priorisation des travaux - étude de la programmation des travaux Méthode nécessite de pouvoir évaluer au plus juste le coût des travaux Création d un groupe de travail chargé de mettre au point une «Mercuriale des prix de réparation des OA», dont le pilotage a été confié au PCI «Gestion Patrimoniale durable des OA» du Cerema Dter CE 3
Objectifs L élaboration d une base de données «Mercuriale» doit permettre : - aux Maîtres d Ouvrages (niveau décisionnel) : de réaliser des approches statistiques sur l évaluation de l effort financier global, de simuler des scénarios de programmation et de gestion par itinéraires, familles d ouvrages (cf méthode de priorisation des travaux) - aux gestionnaires de patrimoines (DIR, coll. Terr., etc.) de chiffrer des scénarios types de réparation d ouvrages d art, selon l état du patrimoine => création de catalogues de macro-prix 4
Objectifs Création d un site internet rattaché à la plate-forme ouvrages d art PILES : - mettre en ligne un site web dédié à la connaissance des prix de réparation des OA en France (base de données évolutive avec les catalogues de MP) - marquer la présence de l Etat sur ce thème et garantir une actualisation des prix - diffuser du contenu sur cette thématique spécifique auprès de tous les gestionnaires en France - hébergement d un enquêteur pour relancer périodiquement les enquêtes 5
Présentation de la mercuriale La Mercuriale peut être utilisée par différents types d utilisateurs, à plusieurs niveaux : - au niveau Maître d Ouvrage décideur - au niveau Gestionnaire organisationnel - au niveau Gestionnaire opérationnel La brique élémentaire de la Mercuriale = le Macro-prix => action de travaux «autonome» résultant d un défaut particulier, généralement associée à une technique de réparation particulière => agglomération de plusieurs prix unitaires 6
Exemple de macro-prix : «Reprise du béton en profondeur au-delà des premières armatures» : - Préparation du support - Passivation des aciers - Mise en place d armatures ancrées chimiquement, manchonnage - Pose d armatures pour béton projeté - Béton projeté ou autre technique (injection,mise en œuvre de mortier, micro-béton...) - Traitement des déchets «Renforcement à la flexion longitudinale des poutres par précontrainte extérieure additionnelle isostatique» : - Pièces d ancrages, de maintien, de déviation fixées sur les poutres (nettoyage, prep. De surface, repiquage du béton, carottages, détection préalable des armatures, barres de clouages etc.) - Rajout éventuel de renforts béton fixés sur les âmes des poutres (précontrainte transversale par barres) - Armatures de précontrainte longitudinale, ancrages, protection - Traitement des déchets 7
A chaque macro-prix est alors attribué un prix moyen HT, qui dépend de l unité choisie pour exprimer le macro-prix => Mercuriale à plusieurs niveaux : Niveau de Mercuriale M1 : niveau précis, utilisable si on possède des données précises sur l ouvrage et un avant-métré. Ex d unités M1: ml de fissure traité, m² de surface réparée, etc... Niveau de Mercuriale M2 : niveau plus global de la Mercuriale (donc moins précis). Unités généralement ramenées au ml d ouvrage ou m² de tablier. 8
Extrait du catalogue de macro-prix : 9
Du Macro-prix au scenario : Macro-prix affecté d un prix moyen HT Assemblage de plusieurs macro-prix pour chiffrer des scenarios de réparation qui sont le plus souvent rencontrés lors des réparations d un type d ouvrage donné, et selon sa classe d état initiale (type IQOA) => combinaison linéaire de MP à partir d une évaluation statistique (= ce qui est réellement fait dans les données récoltées) => combinaison linéaire de MP à «dire d expert» (travail encore en cours sur ce point) 10
Exemple de scénario : Sur un VIPP classé 3U, un scénario de réparation pourrait être défini en utilisant les macro-prix : 100 (Installation de chantier), 101 (Etude), 102 (PAQ-PPSPS-SOSED), 103 (Travaux préparatoires), 130 (Moyen d'accès de type standard) 602 (Réfection/réparation des cachetages d'ancrages de la précontrainte intérieure longitudinale des poutres (ancrages d'abouts)), 609 (Renforcement à la flexion longitudinale des poutres par précontrainte extérieure additionnelle isostatique), 615 (Renforcement vis à vis du cisaillement d'effort tranchant (ou de l'équilibre de la bielle d'about) des poutres par Polymères Renforcés de Fibres collés), 628 (Remplacement d'une ligne d'appareil d'appuis sur culée) 1102 (Réparation locale (supérieure à 10 m² d un seul tenant) d une chape d'étanchéité (indépendamment d'autres travaux de type ouverture de fenêtre, trappe...)), 1005 (Reprise générale de la couche de roulement - hors solins), 1310 (Remplacement intégral des dispositifs de sécurité (barrières de sécurité) ) 11
Du scenario à la matrice : Approche très globale Réactualisation de la matrice des coûts de réparation de 1995, à partir de données statistiques Par type d'ouvrage et classe d'état => coût moyen «statistique» pour le ramener à une classe d'état acceptable (de 3U/3/2E vers 2) 12
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Estimation des prix, démarche globale Comment sont «créés» les macro-prix? Pour chaque marché récupéré => 1 «fiche ouvrage» 1 fiche ouvrage = 1 tableau Excel contenant une description (simple) de l'ouvrage (longueur, surface...) + des onglets similaires au catalogue des macro-prix, dans lequel, pour chaque macro-prix utilisé dans le marché, on renseigne : - La valeur «brut» du macro-prix en euros, calculée à partir du marché - La quantité correspondant au macro-prix, dans l'unité choisie pour celui-ci (unités M1 et M2) Ces fiches sont indispensables à la méthodologie mais ne seront pas diffusées 14
Fiche d ouvrage 15
Estimation des prix, démarche globale Comment est affectée, à partir d'un marché, une valeur à chaque macro-prix (la valeur «brut» du macroprix en euros à renseigner dans la fiche OA)? - On sélectionne le marché «moins-disant» - On agglomère, à partir des prix unitaires, les macro-prix (selon leurs définitions) - On majore les macro-prix obtenus de 15% pour obtenir le «macro-prix» brut 16
Estimation des prix, démarche globale Remarque concernant la majoration des macro-prix de 15 % : Cette méthode peut sembler peu rigoureuse mais elle a été testée sur plusieurs marchés et croisée avec d'autres méthodes (moyennes des macro-prix sur l'ensemble des offres par exemple) et donne un résultat similaire (et pas plus «faux»!) pour un temps de traitement moindre. 17
Exploitation statistique des données Finalement : Pour chaque marché traité : une fiche ouvrage renseignée (non diffusée) Une feuille Excel récupère les données renseignées dans toutes les fiches OA puis, pour chaque macro-prix : Calcule un macro-prix moyen Calcule l'écart-type Retient les macro-prix maximum et minimum Compte le nombre de macro-prix A terme : calculera un «indice de fiabilité» du macro-prix Un catalogue de macro-prix diffusable et utilisable par tous les gestionnaires 18
Les marchés à bon de commande Constat : beaucoup d'actions de réparation sont effectuées à partir de marchés à bon de commande La méthodologie décrite précédemment s'adapte facilement à l'exploitation de ces données, à condition d'avoir : Le bon de commande Un descriptif des travaux (= une fiche) On peut alors remplir une fiche ouvrage 19
Les marchés à bon de commande A partir des marchés à bon de commande (difficulté de disposer des bons de commande), le groupe de travail va également proposer de chiffrer des ouvrages fictifs présentant un certain nombre de désordres => devrait permettre de mettre en évidence des disparités régionales sur les prix => pourra peut-être compléter des macro-prix ou permettre d'établir des scénarios de réparation => travail en cours (à peine ébauché...) 20
Collecte des données Point «bloquant» actuel Remontée des données via un Enquêteur National : - Questionnaire permettant à un gestionnaire de renseigner, via 27 questions (simples), des données sur un ouvrage et les réparations qu il a subi - Via l enquêteur : envoi des pièces essentielles au traitement des données (Retours des appels d offres, CCTP, plans, avant-métré, etc.) - Enquête lancée dans un premier temps auprès des seules DIR (par peur de devoir traiter trop de données à la fois...) : lancement officiel par la DGITM en mars 2013 - Retours reçus via l Enquêteur jusqu à maintenant : 17 21
Collecte des données Nombre de données d ouvrages (retours d AO) à notre disposition : environ 70 (données récupérées dans les DOA, directement dans quelques DIR, via les CG participant au G.T.) Quelques marchés à bons de commande ont également été récupérés auprès de certaines DIR et CG ; mais nécessité d avoir des informations («fiches travaux») par OA réparé via ces bons de commande Conclusion : Nombre de données à notre disposition encore bien trop insuffisant. Nécessité de récolter un très grand nombre de données pour avoir une Mercuriale complète (un maximum de macro-prix attribués d un prix moyen) et fiable (nombre suffisant de données pour établir chaque prix moyen) 22
Direction Territoriale Ouest Rédaction de pièces techniques d'un marché de travaux Centre dans d études le domaine et d expertises des sur les ouvrages risques d'art l environnement, la mobilité et l aménagement Merci Jacques BILLON Chargé d Etudes Ouvrages d Art Direction Territoriale Ouest DIMER / GOA +33 (0)2 40 12 83 84 j.billon@cerema.fr