G2. NOURRIR LES HOMMES Population mondiale multipliée par 4 durant le XX s -> liée à la transition démographique = passage d une situation où le taux de natalité et de mortalité sont élevés à une situation où ils sont bas avec, entre deux, une natalité supérieure à la mortalité. Donc, d'ici 2050, on comptera 9 milliards hommes. Par conséquent, se pose la question de savoir comment nourrir ces hommes, tout en prenant en compte les enjeux du Développement Durable = mode de développement permettant de répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la satisfaction des besoins des générations futures les 3 objectifs majeurs : - objectif environnemental : consiste à préserver les ressources nécessaires à la vie des hommes et à protéger les milieux fragilisés par l action humaine. - objectif social : consiste à mieux répartir les richesses entre les hommes et à satisfaire leurs besoins élémentaires (logement, alimentation, sécurité ). - objectif éco : consiste à générer de la croissance éco et des créations d emplois. Pb : Comment nourrir 9 milliards d'hommes tout en préservant l environnement? L objectif du cours va être de se demander si la Terre peut nourrir 9 milliards d hommes de façon égale et ceci à toutes les échelles (ville, région, pays). Mais aussi, de s interroger sur la façon dont on peut assurer la sécurité alimentaire aujourd hui et pour demain càd fournir une alimentation en quantité et qualité suffisante pour tous. Pour finir, il ne faut pas oublier la question du Développement Durable. En effet, il s agit de developper des agricultures dites durables càd qui produit plus, tout en favorisant l équité sociale sans dégrader les sols, et l eau. ETUDE DE CAS : LE BRÉSIL, FERME DU MONDE Carte d identité de la République fédérale du Brésil. (Un État fédéral est un État qui se compose de différents États fédéraux autonomes) : -Capital : Brasilia -27 États fédérés (États qui ont leur propre Constitution et loi, mais qui restent sous contrôle de l État fédéral) -Pop : 204,45 millions habitants (estimation 2015) -Superficie : 8,5 millions de km 2 = 16 fois la France - IDH : 0,730 (85 e )
Lorsqu on évoque le Brésil, il est rare d y associer l expression ferme du monde Doc. 9 page 55 : Que montre l'image? Pourquoi le Brésil est appelé "ferme du monde? - champs immenses, à perte de vue - plusieurs moissonneuses : fait penser à un ordre de bataillon, gagner la guerre de la production, vouloir être le plus grand producteur. Mais, pour autant arrive-t-il à nourrir toute sa population? Non, si l on pense aux Favélas (bidonvilles). Pb : Pourquoi le Brésil, grand pays agricole et Ferme du monde, compte encore des millions de sous-alimentés? A. UN GÉANT AGRICOLE QUI N ARRIVE PAS À NOURRIR SA POPULATION Doc. 1 p. 52 et 10 p. 55 Consigne : Montrez en quoi la situation alimentaire du Brésil est paradoxale (situation dans laquelle on retrouve tout et son contraire). Dans un premier temps, il faut noter l augmentation de la population, entre 10 à 30 % en 10 ans, dans les grandes villes comme São-Paulo, Rio de Janeiro (doc 1 p.52). Une telle augmentation est due à la transition démographique. Dans un second temps, selon la FAO (Food and Agriculture Organization) agence de l ONU spécialisée dans la mise en place de projets destinés à améliorer la situation alimentaire et agricole dans le monde l exportation de produit agricole au Brésil a augmenté (doc 10 p.55). En effet, le Brésil est le premier producteur mondial de café, jus d orange, sucre, soja + volailles, viandes bovines. À l échelle mondiale, c est la première puissance agricole. Or, dans un troisième temps, il existe un accès inégal à l alimentation (doc 1 p.52) on parle d insécurité alimentaire = pop qui n a pas accès à une alimentation suffisante càd lorsque les besoins alimentaires ne dépassent pas 2500 kilocalories / jour. Cela s oppose à une situation de sécurité alimentaire. Ainsi, les régions du Nordeste, Nord, une partie du centre-ouest sont en situation d insécurité alimentaire. En revanche, les régions du centre-ouest, Sudeste, Sud sont en situation de sécurité alimentaire. Mais, il existe un autre problème qui touche le Brésil (doc 5 p.53). C est la malnutrition = déséquilibre de la ration alimentaire quotidienne caractérisé par : soit une carence (un manque) et/ou soit un excès obésité Donc tout le paradoxe est là : le Brésil est le premier producteur agricole et le premier exportateur au monde mais il n arrive pas nourrir sa pop. Pour essayer de diminuer ces inégalités, le gouvernement brésilien agit (doc 3 p. 53). En effet, depuis les années 2000, il développe des programmes de redistribution et d aide alimentaire, tel que le programme Fome Zero (Zéro Faim), qui fait des distributions alimentaires dans les écoles. Point Méthode : Réaliser un schéma en géographie suppose plusieurs étape : - simplifier le contour des territoires par des formes géométriques simples - utiliser le même langage cartographique que sur un croquis pour le dessiner - l accompagner d une légende et d un titre
B. L ORGANISATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE Doc 6 et 8 p.54 et 55 Consigne : Montrez qu il existe plusieurs types d agricultures au Brésil (compléter le tableau). Type d agriculture Description Agriculture productiviste = agriculture à vocation commerciale (vente) - Pour l exportation vers l USA, l Europe port de Santos, Belem - Agro-business = ensemble d activité développé autour de l agriculture commerciale (transformation, commercialisation) - Agriculture intensive (élevage/ agriculture) : cherche à rentabiliser au maximum la production agricole le plus rapidement possible (utilisation de produits chimiques, mécanisation, main d oeuvre importante) - Augmentation de la prod de 62% - Mécanisation, OGM - Sucre - S étendent toujours plus en achetant des terres aux États voisins - Grand domaine agricole (Latifundias = hérité de l époque coloniale minifundias) Agriculture vivrière = agriculture à vocation personnelle (pour se nourrir) ou pour vendre sur les marchés locaux - Cueillette, - Agriculture biologique qui se developpe commerce équitable - Agriculture vivrière extensive (élevage/agriculture) : cherche à produire mieux de façon naturelle et sans contrainte de temps - Manioc (aliment de base), riz - Front pionnier = espace en cours de mise en valeur par les hommes (grignote la forêt) - Organisation sociale Mouvement des sans Terre : lutte pour obtenir une nouvelle réforme agraire = transformation de la répartition des terres cultivables. Le Mouvement des sans Terre demande de doter les paysans, qui sont sans terre, de terre cultivable Localisation - Centre-Ouest Mato Grosso - Sudeste - Sud - Nord - Nordeste Consigne : À partir de vos réponses, réalisez un schéma cartographique accompagné d une légende simple.
C. LE MODÈLE AGRICOLE BRÉSILIEN PEU RESPECTUEUX DE L ENVIRONNEMENT Doc 12 et 14 p. 56 et 57 Consigne : À partir des documents, construire un schéma montrant que le modèle agricole brésilien est peu durable. D un point de vue environnemental : - Utilisation des pesticides (forte et moyenne) + intensification de l agriculture productiviste - Forêt amazonienne = plus vaste espace forestier du Brésil = 53% du territoire. Plus grande biodiversité + ⅕ de la réserve mondiale d eau potable - 1990-2000 = apogée de la déforestation. Déforestation liée au dvl des activités éco où vivent 20 millions de personnes élevage, agriculture familiale, soja, coton, bois. Pour contrer cette tendance en 2004, création d un groupe interministériel contre le déboisement => multiplication des zones protégées + renforcement des contrôles => baisse du rythme des dégradations. - Front pionnier D un point de vue social : programme de redistribution des terres => Brésil compte 5 millions de familles de paysans. Le Mouvement des Sans Terre fait pression sur les autorités pb pour qu ils obtiennent des terres à cultiver. Problème irrésolu à ce jour et les conflits pour l accès à la terre font chaque année de nombreuses victimes (assassinats). D un point de vue économique : agriculture biologique commerce équitable => Mais ces mesures restent marginales et trop peu nombreuses.
I. Croissance des populations, croissance des productions A. Des besoins alimentaires qui augmentent et qui changent Doc. repère A page 72 : «Croissance des populations mondiales, croissance des» Doc. vidéoprojeté : «La consommation alimentaire par habitant de 1962 à 2030» Consigne : Analysez les documents pour montrer que, malgré la croissance démographique mondiale, les besoins en alimentation sont globalement satisfaits. Depuis les années 1960, la population mondiale a doublé (elle est passée de 3 milliards d habitants en 1960 à 7,3 milliards d habitants en 2015). Cette croissance démographique a donc fait augmenter la demande alimentaire (quantité d alimentation dont une population a besoin pour se nourrir) mondiale : un habitant disposait de 2300 kcal/jour en moyenne en 1965 contre 2900 kcal/jour en 2015 (l Organisation mondiale de la santé a fixé à 2700 kcal/jour le seuil minimal d alimentation à absorber pour être en bonne santé). D autre part, les habitudes alimentaires se sont transformées. Avec la progression du niveau de vie et du taux d urbanisation (pourcentage de population vivant en ville), l humanité a aujourd hui un régime alimentaire différent de celui des années 1960 : - la consommation de légumes et de fruits a tendance à diminuer - la consommation en céréales et en produits d origine animale, elle, progresse. B. Une production agricole qui répond globalement à la demande Doc. repère A page 72 : «Croissance des populations mondiales, croissance des» Doc. repère B page 72 : «Un Sud mieux nourri» Consigne : Confrontez les documents pour montrer que la production alimentaire est globalement suffisante pour nourrir l humanité mais que la faim n a pas totalement disparu. Depuis les années 1960, la production agricole a triplé alors que dans le même temps, la population mondiale a un peu plus que doublé : la hausse plus rapide de la production agricole par rapport à celle de la population mondiale a permis de couvrir les besoins alimentaires. On produit aujourd hui, en moyenne et à l échelle mondiale, assez pour pouvoir nourrir convenablement toute l humanité. D ailleurs, dans les pays du Sud, la sous-alimentation a nettement reculé (elle a été divisée par deux depuis 1961). Cependant, il reste toujours 400 millions de personnes qui souffrent de sous-nutrition dans le monde, essentiellement dans les pays du Sud. En effet, la moitié des personnes sous-alimentées dans le monde se concentre en Asie (200 millions de personnes environ). Les 200 millions de personnes sous-alimentées restantes se partagent entre l Afrique et le Moyen-Orient (180 millions de personnes) et l Amérique latine (20 millions de personnes). C. Mais des problèmes alimentaires qui persistent toujours Doc. 2 pages 68-69 : «Les disponibilités alimentaires dans le monde» Doc. 2 page 80 : «Les deux formes de la malnutrition dans le monde» Consigne : Confrontez les deux documents afin de montrer que l accès à l alimentation est encore inégal et que la malnutrition concerne les pays du Nord comme les pays du Sud. À l échelle mondiale, on constate de fortes inégalités en matière de disponibilité alimentaire (quantité de nourriture théoriquement disponible pour un individu). Dans les pays développés et émergents (Amérique, Europe et Russie, Maghreb et Moyen-Orient, Asie de l est, Océanie), la population accède sans difficultés à une quantité suffisante de nourriture. Ce n est pas le cas dans les pays en développement et les pays les moins avancés (Afrique subsaharienne et Asie du Sud). L accès à l alimentation dépend donc du niveau de développement. La malnutrition est un phénomène qui concerne tous les pays de la planète : - dans les pays du Sud, elle se manifeste par une insuffisance plus ou moins grave des rations alimentaires (comme en Afrique subsaharienne) ; - dans les pays du Nord, elle se manifeste par un nombre important d obèses : aux États-Unis, 100 millions de personnes sont obèses (1/3 de la population totale).
Bien que la demande alimentaire mondiale augmente à cause de la croissance démographique, les ressources alimentaires sont théoriquement suffisantes pour nourrir toute l'humanité car la production a augmenté plus vite que la population. Dans les faits, l'accès à l'alimentation reste encore très inégal : la malnutrition concerne tous les États. II. Assurer la sécurité alimentaire A. Des systèmes productivistes performants Doc. 2 page 70 : «Deux modèles agricoles dominants» Doc. 2 page 77 : «L élevage intensif dans un feed lot aux États-Unis» Consigne : Après avoir localisé les systèmes productivistes, vous montrerez par quels moyens ils réussissent à produire en très grandes quantités. À l échelle mondiale, on trouve le système productiviste dans les pays développés (Amérique du Nord, Europe, Asie de l Est, Océanie) et dans les pays émergents (Mexique, Brésil, Argentine, Afrique du Sud, Russie). Ce système agricole ne peut donc exister qu avec un niveau de développement (et de richesse) élevé. Ce système permet de produire en grande quantité, du fait d un recours important aux intrants et à une très forte mécanisation (ceci suppose des fonds importants, que seuls les agriculteurs ou les entreprises des pays développés ou émergents ont). Le travail est par conséquent très mécanisé (sur la photo du feed lot parc d engraissement pour les bovins, on ne voit aucun éleveur). Ce système donne des rendements (quantités produites relativement à une superficie donnée) très élevés : c est lui qui assure la sécurité alimentaire mondiale. B. Des systèmes vivriers en difficulté Doc. 2 page 70 : «Deux modèles agricoles dominants» Doc. 1 page 77 : «L élevage extensif en Tanzanie» Consigne : Après avoir présenté et localisé les systèmes vivriers, vous mettrez en évidence les difficultés auxquelles ils sont confrontés. La majorité des systèmes agricoles sont vivriers. On les trouve dans les pays du Sud (qu il s agisse de pays en développement ou de pays émergents), sous la forme d une petite agriculture familiale destinée à l autoconsommation ou à la vente locale (mais aussi sous la forme de cueillette, notamment dans les grandes forêts équatoriales). Dans ce système, le travail est manuel et le recours aux intrants est très rare (les paysans n ayant pas les moyens de les acheter). On pratique l agriculture dans un cercle restreint (familial ou villageois) et les rendements sont faibles, assurant tout juste la satisfaction des besoins alimentaires. Ces agriculteurs sont donc très dépendants des conjonctures (climatiques et/ou économiques) et sont, par conséquents, très fragiles. C. Des flux agricoles fortement mondialisés Doc. 2 pages 68-69 : «Les disponibilités alimentaires dans le monde» Doc. 2 page 70 : «Deux modèles agricoles dominants» Consigne : Confrontez les documents afin de montrer comment est organisé le commerce agricole mondial et en quoi il permet de satisfaire les besoins alimentaires mondiaux. Aujourd hui, le marché alimentaire est mondialisé, mais la plupart des flux agricoles mondiaux partent ou arrivent des pays développés et émergents. (Amérique du Nord, Europe, Asie de l Est, Brésil et Argentine). Les échanges agricoles depuis ou vers les pays du Sud ne représentent qu une faible part des échanges agricoles mondiaux. Le marché agricole mondial tel qu il est aujourd hui organisé ne permet pas d assurer la sécurité alimentaire de ceux qui en ont besoin (les pays du Sud) : l essentiel des flux se fait entre des pays où la sécurité alimentaire est déjà assurée (les pays du Nord). Les pays du Sud profitent peu de ces flux : la production alimentaire mondiale est donc mal répartie. Les pays du Nord défendent leurs intérêts économiques au sein d institutions comme
l Organisation mondiale du commerce ou protègent leur marché agricole avec des subventions à l exportation (qui rendent bon marché leurs produits lorsqu il s agit de les exporter) ou des taxes commerciales élevées (qui renchérissent les produits étrangers). Aujourd hui, le système productiviste est le seul capable d assurer la sécurité alimentaire. Le système vivrier connait des difficultés et n est pas assez productif. À l échelle mondiale, les flux agricoles sont concentrés sur les pays les plus développées, ceux-là même qui ne rencontrent presqu aucune difficulté alimentaire. III. Développer des agricultures durables A. Des effets néfastes sur l environnement et de la santé Doc. 1 page 79 : «Les conséquences de l'intensification agricole : les algues vertes sur les...» Consigne : Montrez que les méthodes productivistes peuvent être à l origine de nuisances sur l environnement et sur la santé des populations. Le système productiviste augmente les rendements en utilisant massivement des intrants et en ayant recours à une importante mécanisation : c est une agriculture intensive, par opposition à l agriculture extensive (qui obtient une hausse des rendements en augmentant les superficies produites). Mais les réserves foncières pour étendre les terres agricoles sont aujourd hui limitées (parce que les villes grignotent les terres agricoles et parce qu on cherche de plus en plus à protéger les espaces qui pourraient être défrichés). Le recours aux intrants a donc des effets néfastes sur l environnement : pollution des sols, pollutions des eaux (souterraines ou de surface) mais aussi pollution des productions (ce qui a un impact indirect, mais pas toujours bien évalué, sur la santé des espèces animales et végétales et donc sur la santé des consommateurs). B. Des solutions pour produire autrement Doc. 3 page 71 : «La recherche de nouvelles solutions agricoles» Doc. 2 page 79 : «L agriculture raisonnée : une agriculture durable?» Consigne : Présentez les trois solutions mises en œuvre pour produire autrement, en insistant sur leurs intérêts et leurs limites. La production d espèces animales ou végétales OGM est considérée par certains comme une façon de «produire autrement». Elle présente l intérêt de donner des rendements élevés puisque les modifications génétiques accélèrent la croissance de l espèce ou la protègent (contre les maladies touchant les animaux, contre les maladies ou les insectes frappant les végétaux). Les OGM sont surtout cultivés en Amérique du Nord, au Brésil, en Argentine, en Inde et en Afrique du Sud (des pays développés et émergents). Ceci s explique par le coût élevé de ces productions. La culture OGM soulève des débats vifs quant aux risques environnementaux et sanitaires qu ils font courir (on n a pas encore assez de recul quant à leur usage), d où la réticence de nombreux pays à les utiliser (comme en Europe). Face à cette pratique, l agriculture biologique s est développée (de façon très lente et très modeste). Elle consiste en la mise en culture ou l élevage d espèces sans recours à des intrants autres que naturels (fumier pour fertiliser, coccinelles pour éliminer des nuisibles). Certes, elle est respectueuse des équilibres environnementaux et de la santé des consommateurs mais elle très peu pratiquée (à l exception de l Australie où, pour des raisons politiques, elle est majoritaire). De plus, elle n assure que de faibles rendements. Un système intermédiaire a récemment été mis en œuvre : l agriculture raisonnée (agriculture recherchant l efficacité économique tout en limitant l usage d intrants industriels). Les agriculteurs qui la pratiquent limitent l usage d intrants industriels (mais ne l exclue pas), ce qui permet de produire plus que l agriculture biologique mais d être plus respectueux de l environnement et de la santé que l agriculture productiviste. Ce modèle vient juste d émerger et est encore très peu pratiqué. Il constitue peut-être une solution d avenir.
C. Des solutions pour commercialiser et consommer autrement Doc. 3 page 71 : «La recherche de nouvelles solutions agricoles» Doc. 1 page 82 : «La promotion de solutions agricoles durables» Consigne : Analysez les documents pour mettre en évidence les nouveaux moyens proposés pour commercialiser et consommer des produits agricoles. Des solutions existent pour commercialiser et consommer autrement. Le commerce équitable a été développé dans les années 1990 afin de proposer des revenus décents aux producteurs situés dans les pays du Sud en proposant des produits vendus plus cher aux consommateurs situés dans les pays du Nord (l entreprise Max Havelaar est le leader mondial dans le secteur). Les produits sont donc écoulés dans les pays développés et émergents (Amérique du Nord, Europe, Japon, Océanie, Inde, Afrique du Sud) alors que les productions viennent des pays du Sud (Amérique latine surtout puis Afrique et Asie). De nouvelles formes de commercialisation se développent (mais elles restent ultraminoritaires). Ce sont les «circuits courts» (modes de commercialisation des produits agricoles jouant sur la proximité géographique du producteur et du consommateur), représentés par les AMAP (associations pour le maintien d une agriculture paysanne : partenariat entre un producteur et des consommateurs proches les uns des autres, fondé sur la vente hebdomadaire d un panier de produits de saison issus de la ferme) en France. Il s agit de consommer des produits locaux et de saison, en assurant un revenu régulier à l exploitant. Face aux nuisances environnementales et sanitaires générées par le système producti-viste, d autres formes de production, de commercialisation et de consommation inspirées par le développement durable ont vu le jour. Mais elles restent encore minoritaires et ne permettent pas encore de satisfaire tous les besoins alimentaires. Conclusion La population mondiale a doublé depuis les années 1960 mais la production agricole a augmenté plus vite, permettant de produire (en théorie) assez pour nourrir toute l humanité. Mais les ressources alimentaires sont mal réparties à l échelle mondiale donc la faim persiste. Aujourd hui, dans le monde, deux systèmes agricoles s opposent : le système productiviste qui assure la sécurité alimentaire car il produit en quantité «industrielle» (mais il est peu respectueux de l environnement et de la santé) et le modèle vivrier, qui satisfait à peine les besoins alimentaires. Face à ces systèmes, d autres ont émergé (OGM, agriculture bio, agriculture raisonnée, commerce équitable, circuits courts ) afin de produire plus tout en respectant l environnement et la santé des consommateurs. Aucun système n est «parfait» donc nourrir durablement plus de 7 milliards d hommes est une chose compliquée à mettre en œuvre : c est un défi qu il faut encore relever.