Collection «Mémoire et Citoyenneté» JOSEPH JOFFRE ( )

Documents pareils
Restauration du bureau de Georges Clemenceau à l Hôtel de Brienne

50e anniversaire des indépendances africaines et malgache

LISTE DES CENTRES D ARCHIVES CHARGES DE L ADMINISTRATION DES ARCHIVES MILITAIRES DEPARTEMENTS ET TERRITOIRES D'OUTRE MER

CIRCULAIRE CONJOINTE. Ministère de l éducation nationale. la défense. du patrimoine et des archives

DECRET N fixant les attributions du Ministre de la Défense Nationale ainsi que l organisation générale de son Ministère.

90 rue Jean-Jaurès Creil Dossier IA réalisé en 2006

1 ère partie - Avant la libération, le contexte historique

Dossier de Presse 5 juin L Oeuvre de Vauban à Besançon

LE CONSEIL GÉNÉRAL DE LA LOIRE présente. 1914, cent ans après. Livret de l enseignant

LA BATAILLE DE DIEN BIEN PHU

«En avant les p tits gars» Chanté Par Fragson Mais que chantait-on en Décembre 1913, à quelques mois du déclenchement de la grande tragédie?

L Allemagne déclare la guerre à la France. L Allemagne déclare la guerre à la Belgique qui a rejeté l ultimatum de la veille.

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement

BULLETIN OFFICIEL DES ARMEES. Edition Chronologique n 24 du 31 mai PARTIE PERMANENTE Administration Centrale. Texte n 3

DU ROLE D UN BUREAU MILITAIRE AU SEIN D UNE MISSION PERMANENTE

MODE D'EMPLOI DE LA CALCULATRICE POUR LES COURTS SÉJOURS DANS L'ESPACE SCHENGEN

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Bas-Rhin et la Grande Guerre dans les collections photographiques et cinématographiques de l ECPAD ( )

CORRECTION BREVET PONDICHERY 2014

MODULE GESTION DU SYSTÈME D INFORMATION DE L ENTREPRISE

LE 11 NOVEMBRE. Un Jour-Mémoire. Collection «Mémoire et Citoyenneté» MINISTÈRE DE LA DÉFENSE. Secrétariat général pour l administration

INDEX... 2 INTRODUCTION... 4 PÉRIODE... 4

ASSOCIATION HISTORIQUE DU TEMPLE DE PARIS.

SOMMAIRE PREFECTURE DES PYRENEES-ORIENTALES DIRECTION DEPARTEMENTALE DES FINANCES PUBLIQUES. Cabinet

Promouvoir des synergies entre la protection des enfants et la protection sociale en Afrique de l Ouest et du Centre

La Théorie des Contraintes Appliquée à la Première Guerre Mondiale. Yves REHBY, CFPIM, CIRM

MINISTERE DE LA DEFENSE

Soldat de métier au Détachement de reconnaissance de l armée 10

compl mentaire des dossiers réalisés dans le cadre du Concours national de la Résistance notamment de ceux réalis

N 308 SENAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE * Annexe au procès-verbal de la séance du 12 juin FAIT

Tutoriel Sage One Edition Expert-Comptable. - Le cabinet d Expertise-Comptable doit appeler le Service Client Sage One au

L A P O L I C E A L L E M A N D E E N F R A N C E O C C U P E E ( )

CLUB DE REFLEXION SUR LE MALI (CRM)

PERSONNELS ENSEIGNANTS PERSONNELS ADMINISTRATIFS, D INSPECTION ET DE DIRECTION

Division Espace et Programmes Interarméeses. État tat-major des armées

Les territoires ruraux prennent leur avenir en main! Des campagnes innovantes au cœur de la métropolisation. Tramway : LIEU DE LA MANIFESTATION

Mobilité du trait de côte et cartographie historique

Le terrorisme et les groups de criminalité organisée présentent tous deux des menaces sérieuses pour la sécurité nationale et globale.

FORD C-MAX + FORD GRAND C-MAX CMAX_Main_Cover_2013_V3.indd /08/ :12

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France

Ces efforts ont déjà contribué significativement à l atteinte des objectifs de l OTAN depuis 2014.

LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET LES FESTIVALS D ARTS

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans

Carnets d Orient POINTS FORTS. La série C

1er sept Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

hier aujourd hui Mot du Directeur De Rivaud à Aboville

Le Ministre Pieter De Crem prend la parole

N de convention Audencia/MAE à rappeler pour toute candidature : 97/08

90 rue Jean-Jaurès Creil Dossier IA réalisé en 2006

Le bridge c'est quoi? Laval Du Breuil École de bridge Picatou, Québec

Comment sont nés les Etats-Unis?

VotrePartenaire de la vigne au verre. Loire. ud-ouest. Beaujolais. Cotes du Rhône. Bourgogne Champagne. Languedoc-Roussillo

Le management au Ministère de la Défense

Loi organique relative à la Haute Cour

L année touristique 2014 démarre de façon positive pour Paris avec un taux d occupation des hôtels de 72,5 % en progression de 0,6 point en janvier.

BOURSES D ÉTUDES ACCESSIBLES À LA COMMUNAUTÉ DES FC

Compagnie Méditerranéenne d Analyse et d Intelligence Stratégique

GUIDE INTERMINISTERIEL SUR LES SYSTEMES D'INFORMATION ET APPLICATIONS SENSIBLES

Le compte épargne temps

L Histoire en photos Ressources: Photos officielles du Première Guerre mondiale

Deux dentistes généraux de Panzer-Division : le Generalleutnant Karl Mauss, successeur du maréchal Rommel, et le Generalmajor Franz Bäke

LOLF. Les essentiels AMUE

L'EXEMPLE BELGE. Comme le note Valérie Létard, dans son rapport sur l'évaluation du plan autisme remis au Gouvernement en décembre dernier1:

El Tres de Mayo, GOYA

de la logistique dans les Pyrénées Orientales

Loi n portant création de l'agence marocaine de développement des investissements

Une circulaire "Technique" sur la syndicalisation et la trésorerie mais qui ne concerne pas que les trésoriers

Centre d etudes. strategiques de l Afrique. E t a b l i r d e s p a r t e n a r i a t s p o u r l a v e n i r d e l A f r i q u e

Pourquoi et comment le monde se divise-t-il après 1945? I/DEUX BLOCS FACE A FACE ( p90/91)

EXTRACTION ET RÉINTÉGRATION DE COMPTA COALA DE LA PME VERS LE CABINET

Viroflay Gare Chaville-Vélizy é Vélizy-Villacoublay Vélizy 2

LES SOURCES DU DROIT

MUSÉE DE L ARMÉE. Présentation. Les drapeaux de la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Histoire de l hôtel des Invalides

Hohrodberg - Linge

Statuts centraux. de la Société Suisse des Troupes Sanitaires. Version: V Groupe de travail AVO / CC. Edition du: 05 avril 2014

LA RÉPUBLIQUE DE L ENTRE-DEUX- GUERRES : VICTORIEUSE ET FRAGILISÉE

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème

STATUTS. ASSOCIATION DES COMMERCANTS des quartiers Rosette, Duhail, Bois et Village de FONTENAY SOUS BOIS. Régie par la loi du 1er juillet 1901

SAINT-PETERSBOURG EN PETIT GROUPE MEILLEUR TARIF GARANTI 2015/2016

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc

Paris monuments II MO-ME-N-T MOderní MEtody s Novými Technologiemi CZ.1.07/1.5.00/

Le Titre II «Investir» du projet de loi pour la croissance, l activité et l égalité des chances économiques a été adopté par l Assemblée nationale

- QUESTIONNAIRE HISTORIQUE

Planification d urgence et gestion de crise en Belgique

COUR PENALE INTERNATIONALE

RÈGLEMENT SUR LE COMITÉ D'INSPECTION PROFESSIONNELLE DU COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE

Fiche pédagogique 7 : Paris, ville bombardée

Les affiches seront présentes sur les supports suivants : - Grands arrières de Bus touristiques : du 9 au 22 Juin 2015,

A quoi sert un brevet?

HISTOIRE / FRANCAIS CYCLE 3 TITRE : L UNION FAIT LA FORCE (1915), LA FRANCE ET SES ALLIÉS

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de)

Saisissez le login et le mot de passe (attention aux minuscules et majuscules) qui vous ont

LA COMPTABILITÉ DU COMITÉ D ENTREPRISE : DE NOUVELLES OBLIGATIONS DE TRANSPARENCE À PARTIR DU 1 er JANVIER 2015

Transcription:

n 28 Collection «Mémoire et Citoyenneté» JOSEPH JOFFRE (1852-1931) SECRÉTARIAT GÉNÉRAL POUR L ADMINISTRATION DIRECTION DE LA MÉMOIRE, DU PATRIMOINE ET DES ARCHIVES

Collection musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud. Photo : service photo, ville de Perpignan/Claude Casanovas Le colonel Joffre, couverture de L Instantané du 24 février 1900. Joseph Joffre est né le 12 janvier 1852, à Rivesaltes, au sein d'une famille de tonneliers. Élève brillant, après ses études à Perpignan et à Paris, il intègre l'école Polytechnique en 1869. La guerre franco-allemande de 1870-1871 éclate alors que s'achève la première année de cours. Joffre participe à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie. À sa sortie de Polytechnique, il opte pour le génie et est affecté au 2 e régiment, à Montpellier. Lieutenant en 1872, il est détaché à l'école d'application de l'artillerie et du génie à Fontainebleau. Affecté en 1874 au 1 er régiment, à Versailles, il participe à la reconstruction de l'enceinte fortifiée de Paris puis dirige la construction du fort de Montlignon. Promu capitaine en 1876, il part pour Pontarlier travailler aux fortifications du Jura puis en 1883 pour Montlouis, dans les Pyrénées-Orientales. Après plusieurs années de service aux fortifications, le capitaine Joffre demande à servir en Extrême-Orient où la France cherche à accroître son emprise. Il est mis à la disposition de l'amiral Courbet en janvier 1885. Chef du génie à Formose, il fortifie la base de Keelung. Nommé à Hanoi en juillet, il organise les postes de défense du haut Tonkin ; en 1887, il obtient sa première

citation pour sa participation, au sein de la colonne Brissaud, aux opérations contre la position retranchée de Ba Dinh. De retour en France, il est attaché en 1888 au cabinet du directeur du génie et promu chef de bataillon en 1889. Son affectation au 5 e régiment du génie, à Versailles, le familiarise avec les problèmes de transport par voie ferrée. Chargé des cours de fortification à l'école d'application de Fontainebleau en 1891, il part l'année suivante pour l'afrique. Au Soudan, il dirige la construction du chemin de fer de Kayes à Bamako et participe à la campagne de Tombouctou, où il entre victorieux le 12 février 1894. Commandant supérieur de Kayes-Tombouctou, il est promu lieutenant-colonel en mars. Colonel en 1897, il participe en 1900, sous les ordres de Gallieni, à la campagne de Madagascar où il est chargé de fortifier le camp retranché de Diego Suarez. En 1901, il est promu général de brigade. Après un bref passage à la tête de la 19 e brigade d'artillerie à Vincennes, le général Joffre est nommé directeur du génie au ministère de la guerre en 1904. Divisionnaire en 1905, il reçoit le commandement de la 6 e division d'infanterie à Paris l'année suivante, puis du 2 e corps d'armée à Amiens en 1908. Membre du Conseil supérieur de la guerre en 1910, il est nommé chef d'étatmajor général de l'armée en 1911. Dès lors, il s'engage dans un vaste plan de réformes touchant tous les domaines : doctrine, règlements, haut commandement, matériel, service en campagne, effectifs, mobilisation. Par la loi du 19 juillet 1913, le service militaire est porté à trois ans ; de nouvelles unités sont créées ; l'artillerie lourde, l'aviation sont développées. Joffre renforce ainsi la défense du pays car l'allemagne ne cesse d'accroître son potentiel militaire. Persuadé qu'une prochaine guerre contre le II e Reich est inévitable, il veut être prêt en forgeant un outil capable de vaincre. Son état-major élabore divers plans d'offensive et de riposte, notamment fin 1913 le plan de mobilisation et de concentration numéro XVII, au caractère résolument offensif. Dans le même temps, il s'emploie à affermir l'alliance franco-russe, multipliant les rencontres permettant de mettre au point des options stratégiques communes, ainsi qu'à s'assurer l'appui des Britanniques. Le 3 août 1914, l'allemagne déclare la guerre à la France. Les Français lancent leurs offensives en Lorraine et en Haute-Alsace mais, menacés d'enveloppement sur leur aile gauche par les armées allemandes, ils se replient. En quelques semaines, les

Allemands sont aux portes de Paris. Le 6 septembre, Joffre, commandant en chef des armées françaises du Nord-Est, donne l'ordre de contre-offensive générale. Paris est sauvé ; l'armée française échappe à l'anéantissement. Dans tout le pays et bien au-delà des frontières, sa popularité se développe ; le vainqueur de la Marne est l'objet d'un véritable culte. Collection musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud. Photo : service photo, ville de Perpignan/Claude Casanovas Notre Joffre, couverture de Le Pays de France du 31 décembre 1914. Cependant, les combats qui se poursuivent ne font pencher la balance ni pour l'un ni pour l'autre camp. L'armée doit s'adapter à une guerre qui menace d'être longue. Joffre limoge les généraux déficients, nomme des chefs énergiques, va au contact des hommes sur le terrain, confère avec les chefs alliés French, Kitchener, Haig, Albert I er, Porro, Cadorna pour mener la guerre sur plusieurs fronts. Il doit résoudre des problèmes ardus : crise des munitions, manque de canons lourds, absence d'artillerie de tranchée, équipement des combattants, armement individuel, évacuation et soins des blessés, ravitaillement des unités, tout en organisant de nouvelles opérations à coordonner avec celles des Russes, des Anglais et des Italiens. En 1915, l'armée française tient 700 km sur les 770 que compte le front Ouest. Joffre déclenche ses grandes offensives en Artois, Champagne, Lorraine. Les percées espérées ne sont pas obtenues et les pertes, auxquelles s'ajoutent celles des Dardanelles et de combats locaux tels le Linge, le Vieil-Armand, les Éparges causent des vides irréparables.

Collection musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud. Photo : service photo, ville de Perpignan/Claude Casanovas L heure de la Justice, par S. Latuner, 1915. Au 1 er rang, de gauche à droite : Kitchener, Joffre, Poincaré, Nicolas II ; au 2 e rang : grand-duc Nicolas, George V, Albert 1 er ; derrière eux : duc d Aoste, Victor-Emmanuel. Nommé commandant en chef des armées françaises le 2 décembre 1915, le général Joffre lance l'été suivant, avec les troupes du Commonwealth, l'offensive de la Somme que l'attaque allemande sur Verdun avait conduit à différer. L'ennemi est repoussé. Verdun, soulagé de la pression allemande, est dégagé. Bataille primordiale, la Somme ne permet toutefois pas aux Alliés d'emporter la décision. Les résultats de cette coûteuse guerre d'usure finissent par décevoir l'opinion. Les parlementaires sont hostiles au général, qu'ils accusent de ne pas les informer sur la conduite des opérations. En décembre 1916, Joffre, élevé à la dignité de maréchal de France, est remplacé par Nivelle. La Somme. Collection DMPA

Le 2 avril 1917, les États-Unis entrent en guerre. Conseiller militaire de la mission envoyée par le gouvernement aux États- Unis, Joffre est chargé de mettre au point les modalités d'intervention des Américains en France. Embarqué le 15 à bord du cuirassé Lorraine, il arrive le 24 aux États-Unis où il séjourne jusqu'au 15 mai. Auréolé de gloire, il rencontre le président Wilson le 2 mai à la Maison Blanche. Le 9, il est à New York et présente un programme de coopération militaire à l'état-major américain. Adopté le 14 mai, celui-ci prévoit l'envoi d'un corps expéditionnaire dès le 1 er juin 1917, la création en France d'une armée américaine, la France lui fournissant les instructeurs, les canons, les avions, les chars. À West Point, Joffre rencontre le général Pershing, le chef du futur corps. À son retour, il est nommé inspecteur général des troupes américaines en France. Le 13 juin, il accueille Pershing à son arrivée à Paris. Les mois suivants, il se consacre à l'instruction des soldats américains par la troupe française. En octobre, il passe plusieurs jours au grand quartier général de Pershing, à Chaumont, où il inspecte la 1 re DIUS qu'il juge fin prête pour le front. En 1918, le maréchal, qui a approuvé la nomination de Foch au commandement des armées alliées sur les fronts de France, est sollicité à plusieurs reprises par ce dernier pour ses précieux conseils. La guerre gagnée, la paix signée, Joffre ouvre aux côtés de Foch le défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, sur les Champs-Élysées. Le défilé de la Victoire, 14 juillet 1919. Collection DMPA

Le maréchal partage alors son temps entre ses travaux à l'académie française, où il a été élu en 1918, ses nombreux voyages officiels à l'étranger, notamment en Espagne, au Japon et en Indochine, et la rédaction de ses Mémoires qui, terminés en 1928, ne paraissent qu'après sa mort survenue le 3 janvier 1931. Le maréchal Joffre était Grand-Croix de la Légion d'honneur et titulaire de la Médaille militaire, de la Médaille coloniale Sénégal et Soudan ainsi que de nombreuses décorations étrangères. Pour en savoir plus : Conte Arthur, Joffre, 1991. Recouly Raymond, Joffre, 1931. Mémoires du maréchal Joffre, 1932.

Collection particulière Monument équestre du maréchal Joffre, Champ-de-Mars, Paris. Ministère de la défense Secrétariat général pour l administration Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives 14, rue Saint-Dominique 00450 ARMÉES Photo de couverture : Le maréchal Joffre Collection DMPA.