Pour en finir avec les idées reçues Mal de dos, arthrites, arthroses, ostéoporose, périarthrites Plus de 20% des français souffrent de rhumatismes, aigus ou chroniques, source de douleur et de handicap. Nous sommes tous concernés, à tout âge, par les maladies des os et des articulations, qui n épargnent même pas les enfants et peuvent être graves et invalidantes pour tous. Il peut s agir d un incident douloureux transitoire, sans gravité, vite oublié mais qui peut récidiver - ou d une maladie chronique sévère, potentiellement invalidante, contre laquelle il faudra apprendre à se battre à chaque instant pendant des années pour défendre sa qualité de vie et celle de ses proches. Aujourd hui, grâce aux progrès considérables de la recherche en rhumatologie, nous disposons de traitements efficaces. Il est possible de faire le diagnostic de ces maladies de façon très précoce : on sait dépister l ostéoporose avant même la survenue de la première fracture. On sait aussi lutter contre les destructions articulaires de la polyarthrite rhumatoïde par exemple Une prévention est possible, de la maladie ou de son aggravation. Des mesures simples d hygiène de vie au quotidien, de l enfant au senior, sont utiles encore faut-il les connaître!
La douleur et le handicap ne sont pas une fatalité Cependant, trop souvent encore, la personne atteinte de rhumatismes manque d information sur ce qu elle peut et doit faire et se heurte à l incompréhension de son entourage, des membres de sa famille : «avoir des rhumatismes c est la vieillerie, faut faire avec» Rhumatismes : vous pouvez agir à tout âge, informez-vous! Pour lutter contre ces idées reçues, ces idées fausses qui empêchent encore trop de personnes atteintes de rhumatismes de bénéficier tôt, dès le début de leur maladie, des avancées de la recherche, la Société Française de Rhumatologie vous propose ce petit recueil en se focalisant sur les maladies les plus fréquentes ostéoporose, arthrose et mal de dos et en insistant sur les vérités bonnes à connaître, pour vous aider à préserver et maintenir votre qualité de vie au quotidien. On peut agir, à tout âge : pour cela, il faut savoir quand consulter, quels sont les traitements efficaces, quelles précautions prendre... Il faut apprendre à s impliquer dans la vie quotidienne pour prévenir le mal de dos ou ses rechutes, préserver son capital osseux et éviter les fractures, lutter contre l usure des cartilages L idéal est la prévention mais il n est jamais trop tard pour agir. Demandez conseil à votre rhumatologue. Pr Liana EULLER-ZIEGLER Première cause de handicaps physiques dans le monde, les affections des os et des articulations ont été désignées comme enjeu mondial de la décennie 2000-2010 : c est, sous l égide des Nations-Unies et de l Organisation Mondiale de la Santé, la «Bone and Joint Decade» ou «Décennie des os et des articulations», dont l objectif central est l amélioration de la qualité de vie de toutes les personnes atteintes. En France, la loi de santé publique du 9 août 2004 place parmi les objectifs prioritaires : polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthropathies, arthroses, lombalgies, ostéoporose. 1
Les rhumatismes, c est pas obligatoire «les rhumatismes ne se voient que chez les personnes âgées» Faux! Les affections des os et des articulations peuvent survenir à tout âge et même dans l enfance. Il est vrai que les manifestations de l arthrose et les fractures ostéoporotiques surviennent surtout à partir de l âge moyen de la vie ; leur retentissement humain et sociétal, déjà très important, s accroît encore avec l allongement de l espérance de vie. Mais les rhumatismes inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde ou les spondyloarthropathies, frappent souvent des personnes jeunes et même des enfants. Quel que soit l âge, il ne faut pas hésiter à consulter. «les rhumatismes sont toujours un brevet de longue vie» Faux! Certains rhumatismes sévères retentissent sur l état général, peuvent s accompagner de complications viscérales et raccourcir la durée de la vie. Plus tôt le diagnostic précis du type de rhumatisme est fait, mieux cela vaut. «il n y a rien à faire contre les rhumatismes» Faux! Nous disposons de nombreux traitements, médicamenteux et non médicamenteux, efficaces contre les douleurs et contre les handicaps induits par les rhumatismes, qui permettent de conserver autonomie et qualité de vie. On peut aussi prévenir les complications de la maladie, voire la maladie elle-même. De grands progrès ont déjà été accomplis et se poursuivent dans la compréhension des mécanismes des maladies rhumatismales, dans leur diagnostic - immunologie, biologie moléculaire, imagerie (scanner, IRM, échographie ), ainsi que dans les traitements : drogues «ciblées» dans les rhumatismes inflammatoires, nouvelles molécules pour lutter contre l ostéoporose et l arthrose, perfectionnement des prothèses articulaires, développement de la radiologie interventionnelle, de la vidéo-chirurgie La recherche ouvre aussi de nombreuses voies d avenir, comme la thérapie génique. Enfin, on gagne beaucoup à s informer sur ses rhumatismes, pour mieux s impliquer personnellement dans sa propre prise en charge. Votre rhumatologue vous conseillera très utilement. 2
«on peut prendre le même traitement pour tous les rhumatismes» Faux! Les différents traitements dont nous disposons pour chacune des nombreuses maladies rhumatismales doivent évidemment être prescrits par le médecin de façon personnalisée. Il ne faut pas dire «je suis contre tel médicament, telle technique thérapeutique, qui n a pas réussi à ma voisine» La cortisone, par exemple, tant vantée et tant décriée, dont le nom effraie souvent les malades et leurs proches, est employée dans certains cas précis où elle est indispensable, avec des mesures d accompagnement à respecter pour éviter les effets indésirables. La prescription de médicaments dans le traitement des rhumatismes n est ni automatique ni obligatoirement prolongée, en particulier dans les cas où les traitements physiques et les mesures de prévention sont possibles. Cette prescription médicamenteuse doit être bien expliquée par le médecin, bien comprise par le malade et son entourage et surtout bien suivie. 3
4 OSTÉOPOROSE
«on ne peut savoir à l avance si on est menacé d ostéoporose» Faux! On connaît bien les facteurs de risque d ostéoporose : sexe féminin, avancée en âge, carence hormonale oestrogénique de la ménopause (surtout précoce, notamment en l absence de traitement hormonal substitutif), maigreur, ration calcique insuffisante, tabagisme, alcoolisme, sédentarité (a fortiori immobilisation prolongée), fracture du fémur chez la mère ou la grand-mère, prise de médicaments nocifs pour le squelette (par exemple, corticothérapie prolongée, notamment en l absence de mesures d accompagnement), certaines maladies endocriniennes, digestives, rhumatismes inflammatoires Les personnes «à risque» doivent consulter leur médecin pour un bilan personnalisé. La survenue d une première fracture multiplie le risque d en faire de nouvelles. Ainsi, une fracture du poignet après la ménopause, pour un traumatisme minime (chute de sa hauteur) constitue un signal d alarme et toutes les femmes qui en sont victimes devraient bénéficier d un bilan médical d ostéoporose. L ostéodensitométrie est très utile : elle permet de mesurer, chez les personnes présentant des facteurs de risque d ostéoporose, y compris avant la survenue de la première fracture, la densité minérale osseuse, qui détermine une part importante de la solidité des os. Cet examen permet de guider la prise en charge médicale. On dispose en effet actuellement de traitements efficaces pour prévenir la survenue de fractures ostéoporotiques : bien connaître les facteurs de risque d ostéoporose peut permettre de prescrire un traitement avant la première fracture. «l ostéoporose fait mal même si on n a pas de fracture» Faux! L ostéoporose n est pas douloureuse avant la survenue d une fracture, c est pourquoi on parle «d épidémie silencieuse» (le mot épidémie reflétant le grand nombre de fractures ostéoporotiques). Il faut donc bien connaître les facteurs de risque d ostéoporose pour agir et consulter, si besoin, avant la survenue de la première fracture. «les fractures ne se produisent que lors de traumatismes très violents ou d accidents très graves» Faux! Chez une personne ostéoporotique, une simple chute de sa hauteur, voire un effort (par exemple soulever une charge au sol) peuvent entraîner une fracture. Il est donc important de savoir si on est à risque d ostéoporose. Il est également important, particulièrement lorsqu on est âgé, de savoir si l on est à risque de chute ; il faut deman- 5
der conseil à son médecin pour éviter toutes les causes de chutes : - soit liées à la personne elle-même : difficultés à la marche, maladies susceptibles de s accompagner de malaise (maladie neurologique, maladie cardio-vasculaire, diabète ), certains traitements (traitements neuroleptiques, traitements des maladies citées ci-dessus), - soit liées à l environnement : attention aux pièges du domicile - fils téléphoniques qui traînent, tapis qui glissent, escalier mal éclairé et sans rampe, baignoire ou douche glissante sans tapis anti-dérapant, sans barre d appui sans oublier les chaussures qui ne tiennent pas aux pieds! «l os est un tissu inerte et le squelette est immuable toute la vie» Faux! L os est un tissu vivant, qui se renouvelle continuellement (c est ce que l on appelle le «remodelage osseux»), grâce au fonctionnement couplé de deux types de cellules osseuses : les ostéoclastes et les ostéoblastes. Les ostéoclastes détruisent en permanence l os ancien en y creusant des lacunes (résorption osseuse) ; les ostéoblastes fabriquent un os nouveau constitué d une matrice protéique qui va ensuite se calcifier. Normalement, ces processus de destruction et de formation s équilibrent. Leur régulation est sous la dépendance de nombreux facteurs (vitamine D, hormones sexuelles, hormone parathyroïdienne ).L ostéoporose résulte d un déséquilibre entre formation et résorption osseuse au profit de cette dernière, aboutissant à une diminution de la densité des os et à des troubles de leur microarchitecture. Elle entraîne une fragilité osseuse responsable de fractures. «l ostéoporose ne concerne que les personnes âgées» Faux! Préserver son capital osseux est un objectif de toute la vie. Dès l enfance ou l adolescence, au moment où l on construit son «capital osseux», il est important d avoir de bons apports nutritionnels (notamment en calcium et protéines) et une activité physique raisonnable. «avec l âge, il est normal de se tasser» Faux! Une perte de taille de 2 ou 3 cm s observe habituellement au cours du vieillissement, mais une diminution de taille de plus de 3 cm doit faire rechercher une anomalie de la colonne vertébrale et en particulier un «tassement» vertébral c est-à-dire une fracture vertébrale, due à l ostéoporose. Ces fractures vertébrales peuvent en effet être peu ou pas douloureuses, ou faire croire à un lumbago banal; c est la radiographie qui les mettra en évidence. 6
Il est donc important de prendre conseil auprès de son médecin, qui demandera si besoin un bilan personnalisé, guidant le traitement approprié. On dispose en effet de traitements efficaces pour empêcher la survenue de nouvelles fractures vertébrales. Il est simple de passer sous la toise! «une personne qui ne supporte pas le lait ne pourra pas avoir de calcium dans son alimentation» Faux! Les produits dérivés du lait, les fromages par exemple, sont souvent très bien digérés ; si ce n est pas le cas, il faut savoir qu on trouve du calcium dans de nombreux fruits et légumes (épinards, brocolis, amandes ou figues sèches) ainsi que dans des aliments riches en protéines (sardines à l huile, anchois à l huile, coquilles saint-jacques, crevettes et beaucoup de poissons, omelettes nature). Enfin, un certain nombre d eaux minérales, plates ou gazeuses, sont riches en calcium (la plus riche, Courmayeur, mais aussi Hépar, Contrexeville, Contrex, etc.). On peut donc arriver sans trop de difficultés à avoir une ration calcique quotidienne normale. C est malheureusement loin d être toujours le cas, aussi bien chez les adolescents que chez les adultes, sans parler des personnes âgées! «les yaourts décalcifient» Faux! Un excès d acidité peut augmenter la perte osseuse, c est pour cela que l on a accusé le yaourt de favoriser la déminéralisation. En fait, il constitue au contraire une très bonne source de calcium. Le goût un peu acide du yaourt est dû à la fermentation, qui transforme une partie du lactose en acide lactique, mais ce n est pas pour autant un aliment acidifiant. «le calcium fait grossir» Faux! Le calcium n apporte pas de calories et n entraîne donc pas de prise de poids. Il faut cependant tenir compte du fait que certains aliments riches en calcium sont caloriques car riches en graisses et/ou en sucres, tels certains fromages et les entremets sucrés : il vaut donc mieux leur préférer d autres sources de calcium. A noter que les produits laitiers allégés en graisse conservent leur teneur en calcium. D ailleurs, plusieurs études ont souligné récemment que le risque de grossir, voire de devenir obèse, est moindre lorsque l on adopte une alimentation riche en calcium. 7
«le lait de soja peut remplacer le lait de vache» Faux! Le lait de soja n est pas un lait, et il est pauvre en calcium. Il contient de plus des phytoestrogènes dont les effets bénéfiques ne sont pas prouvés. «on ne peut pas faire de sport quand on a de l ostéoporose» Faux! L activité physique de manière générale renforce les os ; la formation osseuse est stimulée par les contraintes osseuses telles que les efforts en charge et les contractions musculaires. Chez le joueur de tennis, le bras dominant a une densité osseuse augmentée par rapport à l autre côté. La course à pied et la danse renforcent les os «porteurs», c est-à-dire les membres inférieurs et la colonne vertébrale. Inversement, la sédentarité, l immobilisation (et l apesanteur pour les cosmonautes!) sont sources d ostéoporose. Il est donc recommandé, pour lutter contre l ostéoporose, de pratiquer des activités physiques régulières ; les sports les plus efficaces sont les sports «en charge» et ceux qui sollicitent beaucoup la musculature. Inversement, la natation, le yoga, le stretching ne sont pas les sports les plus efficaces contre l ostéoporose, mais ils ont d autres avantages. Il faut cependant, lorsque l on est ostéoporotique, éviter les sports comportant des risques de chutes et de traumatismes. «on ne peut rien faire contre l ostéoporose due à la cortisone» Faux! Certes, les traitements cortisoniques au long cours, surtout à doses élevées, entraînent toujours une perte osseuse, plus ou moins importante selon la personne malade (nous ne sommes pas tous égaux). Mais une parade est néanmoins possible : on doit mettre en œuvre une prévention précoce de cette perte osseuse, par l administration de calcium, de vitamine D, éventuellement de bisphosphonates, par un régime riche en calcium et une bonne hygiène de vie. L ostéoporose est une maladie exclusivement féminine. Faux! Elle peut aussi concerner les hommes. Ses conséquences sont les mêmes en terme de fragilité osseuse et de risque de fracture. De nombreuses maladies peuvent provoquer cette fragilité, ainsi que l excès de consommation d alcool et de tabac. 8
La douleur du poignet est le premier signe. Faux! L ostéoporose est une maladie totalement silencieuse avant la première fracture. Donc, des douleurs articulaires des mains et des doigts, très fréquentes après la ménopause, ne sont pas un signe annonciateur d ostéoporose. En revanche, la fracture du poignet peut révéler la fragilité du squelette, même lorsque sa consolidation est parfaite après quelques semaines de plâtre A la ménopause j ai droit à une densitométrie. Faux! Il n y a pas d indication systématique à réaliser une mesure de la densité osseuse à la ménopause. En revanche, il est important de connaître ses facteurs de risque, et la mesure de la densité osseuse est alors utile pour confirmer ou infirmer le diagnostic. Médicaments de l ostéoporose : On les prend quelques mois après la fracture. Faux! Les médicaments de l ostéoporose sont efficaces pour diminuer le risque de fracture, à condition que le traitement soit suvi pendant une durée d environ 5 ans. Ils doivent être pris après la survenue d une première fracture de l ostéoporose, mais, dans bon nombre de cas, ils sont aussi prescrits à titre préventif, avant même la survenue de cette première fracture. 9
Conseils pratiques Exercices pour lutter contre l ostéoporose et les chutes Fortifier les muscles des avant-bras Fortifier les muscles du bassin Fortifier les muscles extenseurs du rachis, grand dorsaux et fixateurs des omoplates Renforcer son équilibre Savoir se relever d une chute Savoir se relever d une chute Si vous avez fait une chute, et en l absence de douleur importante, il faut savoir se relever. Or, c est souvent difficile sans une bonne technique. Voici comment vous devez procéder : d abord, pliez une jambe pour rouler sur le côté puis retournez-vous sur le ventre ensuite, pliez un genou, puis l autre afin de vous mettre à quatre pattes enfin, relevez-vous doucement en prenant appui sur une chaise ou sur une table 10
Teneur en calcium des différents aliments pour 100 grammes de { { { { { { { { Gruyère... 1010 Hollande... 777 Cantal... 776 Roquefort... 700 Noix... 80 Orange... 28 Pomme... 6 Poulet... 16 Bœuf... 10 Jambon cuit... 9 Pâte... 22 Pain blanc... 20 Riz... 9 Lait entier... 125 2 œufs... 555 Persil... 200 Haricots vert... 65 Poireau... 60 Pommes de terre... 15 Concombre... 10 Moules... 16 1 douzaine d huître... 10 Truite... 20 Vittel... 20 Contrex... 50 11
12 MAL AU DOS
«DOS : une tape dans le dos peut rendre poitrinaire» Flaubert (Dictionnaire des idées reçues) «le mal de dos est le plus souvent dû à une hernie discale» Faux! Les douleurs du dos peuvent être dues à diverses causes très différentes : arthrose de la colonne vertébrale, ostéoporose avec fracture vertébrale, rhumatisme inflammatoire (spondylarthrite), infection (spondylodiscite), tumeurs parfois Mais, dans la très grande majorité des cas, le mal de dos n est pas directement lié à une anomalie de la colonne vertébrale, et n est jamais qu une affection banale et sans gravité. Même si le dos est très douloureux, cela ne veut pas dire qu il est abîmé : la douleur ne signe pas la gravité. Un bilan médical est évidemment nécessaire pour faire le diagnostic et donc traiter de façon appropriée. Le plus tôt est le mieux! «quand on a mal au dos, il faut toujours faire des radiographies» Faux! Le mal de dos, survenant généralement après un effort ou un faux mouvement, est lié habituellement à un dysfonctionnement du dos et non à une maladie de la colonne vertébrale. Il s améliore en quelques jours ou semaines, même s il est fréquent (et banal) que des douleurs, atténuées et intermittentes, persistent quelques mois. Des examens d imagerie sont alors inutiles. Les examens radiologiques ne sont indiqués que s il existe des signes faisant penser à une autre origine plus rare : douleurs de rythme dit «inflammatoire» (maximales la nuit, réveillant le malade), fièvre, contexte d autre maladie (cancer, infection, ostéoporose ) ou si la douleur s aggrave au fil des semaines. Votre médecin sait dépister ces éléments qui justifient des examens d imagerie. Des radiographies simples sont alors le plus souvent suffisantes. Dans certains cas particuliers on peut demander ensuite un scanner ou une IRM. «les examens d imagerie permettent de prévoir l évolution du mal de dos» Faux! Il n y a aucun parallélisme entre les signes cliniques (douleur, raideur ) et les signes radiologiques qui ne font que traduire le vieillissement banal de la colonne vertébrale. Sauf dans les rares cas ou le mal de dos traduit une maladie sévère de la colonne vertébrale, aucun expert n est capable de reconnaître les radiographies des sujets souffrant de leur dos de celles de sujets de même âge qui n en souffrent pas. Les «becs de perroquet» (ou ostéophytes : petites excrois- 13
sances osseuses développées sur les vertèbres atteintes d arthrose), les «pincements» des disques, les scolioses, etc. ne sont le plus souvent pas responsables de douleurs. Il est ainsi fréquent de mettre en évidence une hernie discale sur un scanner ou une IRM chez des personnes ne souffrant pas de leur dos. «une hernie discale doit toujours être opérée» Faux! la majorité des névralgies, sciatique ou crurale, liées à une hernie discale guérissent spontanément en quelques semaines, parfois en quelques mois, sans chirurgie. En effet, la hernie discale, avec le temps, se ramollit et n est donc plus à même de comprimer la racine et même à plus long terme, au bout de quelques mois, elle se résorbe et disparaît. Le traitement médical (médicaments par voie générale, si besoin infiltration, corset ) a donc pour objectif de soulager la douleur en attendant la guérison spontanée par ramollissement puis résorption de la hernie. Le traitement chirurgical n est indiqué que dans certains cas : - en urgence (rarement) quand il existe des signes graves de souffrance de la racine (paralysie, troubles urinaires, incontinence anale) qui font que l on ne peut attendre ; - en cas de très fortes douleurs initiales résistant aux traitements antalgiques les plus puissants («sciatique hyperalgique») ; - lorsque le traitement médical, après quelques semaines d évolution, n arrive toujours pas à soulager suffisamment la douleur, qui devient intolérable pour le patient. «une fois qu on a eu une hernie discale on est condamné à souffrir toute sa vie» Faux! La hernie discale, en elle-même, n est pas responsable de douleurs. Elle ne l est que lorsqu elle comprime les racines des nerfs sciatique ou crural. Même dans ce cas, avec le temps, elle se ramollit (en quelques semaines) et se résorbe et disparaît (en quelques mois). «un bon médecin saura me débarrasser tout de suite de mon mal de dos» Faux! Il n y a pas de recette miracle pour faire disparaître le mal de dos. Les médicaments aident à contrôler la douleur, mais ne guérissent pas le mal de dos. Votre médecin sait s assurer que vous ne souffrez pas d une maladie sévère de la colonne vertébrale. Il peut vous proposer différentes mesures pour soulager votre douleur et vous aider à reprendre vos activités. Mais c est à vous d agir et de vous prendre en charge. La meilleure façon de calmer vos douleurs est de rester aussi actif que possible et de 14
bouger. La meilleure façon d éviter la récidive des douleurs est de renforcer vos muscles du tronc et d améliorer votre condition physique par une activité physique d entretien régulièrement poursuivie, avec assiduité. Plus vous tarderez, plus ce sera difficile. Le choix est simple : se reposer et continuer à souffrir, ou bouger (malgré la douleur parfois au début) et récupérer. «on ne peut accomplir les gestes de la vie courante sans aggraver le mal de dos» Faux! La douleur, lorsqu elle est très forte, peut vous obliger à réduire vos activités pendant quelque temps. Mais il faut que ce soit le moins longtemps possible car le mouvement et l activité sont nécessaires à la santé du dos (comme de l ensemble du corps). Le repos, en particulier couché, aggrave et prolonge le mal de dos (contrairement à ce qu ont longtemps dit les médecins..). Il faut donc rester actif, et le plus actif possible. Certes, l activité peut parfois augmenter temporairement la douleur. Mais augmenter la douleur ne veut pas dire aggraver le mal de dos. Il est démontré que les personnes qui récupèrent le mieux et le plus vite, sont celles qui restent actives et continuent leurs activités, même au prix d une accentuation modérée et temporaire de la douleur. Les médicaments antalgiques peuvent vous aider à rester actif. «les manipulations vertébrales peuvent guérir le mal de dos» Faux! Les manipulations vertébrales ne «remettent rien en place» : les vertèbres ne se déplacent pas, les nerfs ne sautent pas, la colonne vertébrale est très solide. Mais, les manipulations vertébrales peuvent soulager temporairement la douleur, surtout pendant les premières semaines, et aident à rester actif. En ce sens, elles sont utiles pour traiter le mal de dos. Les manipulations vertébrales ne sont pas dangereuses à condition d être pratiquées par un professionnel de santé qualifié, qui sait reconnaître quand on peut et quand il ne faut pas les faire, et qui sait les faire correctement. Si elles sont un élément utile de la prise en charge, à elles seules elles ne suffisent pas. D autre part, comme tout traitement, elles sont parfois inefficaces, et il est alors inutile de les répéter. 15
«la rééducation consiste essentiellement en massages» Faux! Les massages peuvent calmer les douleurs, détendre les muscles, favoriser la relaxation. Mais, ces résultats ne sont pas durables.la véritable rééducation consiste à apprendre à la personne à mieux utiliser son dos, en évitant au maximum la survenue de nouveaux épisodes douloureux aigus. Et surtout à renforcer la musculature du tronc (qui est un élément majeur de la qualité du dos) et améliorer la condition physique générale. C est pourquoi elle n est efficace que si elle est active (gymnastique individualisée de renforcement musculaire) et avec la collaboration active et effective du patient. C est pourquoi les exercices enseignés de façon personnalisée par le kinésithérapeute doivent être pratiqués ensuite par le patient très régulièrement, de façon prolongée : après les séances chez le kinésithérapeute, la poursuite persévérante des exercices qu il vous a appris est indispensable. Les technique dites passives (massages, application de chaleur ) n ont aucune efficacité à moyen ou long terme. «il ne faut pas porter de corset car cela fait fondre les muscles» Faux! Un corset n immobilise pas complètement la colonne vertébrale et les muscles continuent à travailler. D autre part, le port d un corset doit être, chaque fois que possible, limité dans le temps. Néanmoins, si on doit porter continuellement ce corset pendant plusieurs semaines, il est bon de pratiquer des exercices pour renforcer les muscles abdominaux et para-vertébraux ; on évitera ainsi lorsqu on enlèvera le corset une sensation d instabilité désagréable. «il faut cesser définitivement tout sport quand on a mal au dos» Faux! Le mal de dos ne contre-indique pas l effort physique, au contraire. Il faut rester actif, et le plus souvent augmenter son activité physique. La sédentarité, facteur de fonte musculaire et d enraidissement, est la cause essentielle d aggravation et d entretien du mal de dos. Une personne qui pratiquait régulièrement un sport auparavant, peut et doit le poursuivre dans toute la mesure du possible. Il faut simplement éviter les sports exposant à des traumatismes. Une personne qui n avait plus d activité physique d entretien, doit la reprendre si elle veut éviter de souffrir de son dos. Une activité sportive «en ligne» est recommandée (marche soutenue, jogging, vélo ). La natation est bénéfique, mais pas plus que les autres activités. Cette activité devant être régulièrement poursuivie (au moins 2 à 3 fois par semaine) 16
et renforcée, il faut choisir celle que l on a plaisir à faire. Il faut du temps pour retrouver la forme, et il faut continuer pour ne pas la perdre, même lorsque l on ne souffre plus. «tant que persiste le mal de dos il ne faut pas reprendre le travail» Faux! Il est bon de reprendre toutes vos activités habituelles, y compris professionnelles, dès que possible, et même s il persiste une gêne ou quelques douleurs. Si votre travail est physiquement éprouvant, cette reprise peut être progressive, et vous devrez peut-être demander de l aide à vos collègues. Quelques changements simples peuvent vous aider : ne restez pas dans la même position, ne faites pas la même chose plus de 20 à 30 minutes sans pause. Parlez-en à votre employeur ou à votre supérieur. 17
Conseils pratiques Les exercices suivants vont vous permettre de renforcer votre dos. Renforcez vos muscles abdominaux, dorsaux et des cuisses Après avoir assuré votre équilibre, collez votre dos contre un mur. Vos pieds doivent être écartés et alignés sur vos épaules, à environ 30 centimètres du mur. En fléchissant les genoux, laissez-vous glisser lentement le long du mur, jusqu à ce que vos jambes forment un angle de 45 environ. Maintenez cette position pendant cinq secondes, puis remontez lentement. Recommencer l exercice cinq fois de suite. Mettez-vous à genoux, et à partir de la position neutre, vous allez faire le dos le plus «rond» possible. Maintenez cette position pendant cinq secondes, puis revenez lentement à la position initiale. Recommencer l exercice dix fois de suite. Adoptez des bonnes positions pour vous relaxer Allongez-vous à plat ventre, en prenant garde de garder votre cou dans le prolongement de votre dos. Cette posture permet un étirement des muscles du devant des cuisses. Prenez appui sur vos avant-bras. Si cette position est confortable, vous pouvez la maintenir le temps que vous voulez Allongé sur le dos, ramenez vers votre poitrine vos jambes, genoux fléchis. Cela va étirer les muscles de votre dos. Couché(e) sur le dos, positionner vos jambes le long d un mur, genoux tendus. Vous allez par cette manœuvre, favoriser l étirement des muscles derrière les cuisses, qui manquent trop souvent de souplesse et sont responsables d une mauvaise position du bassin. Toutes ces postures sont à réaliser en douceur, et ne doivent déclencher aucune douleur. 18
Si vous travaillez sur un écran, quelques vérifications simples vont vous permettre de voir si vous êtes correctement installé(e). Tout d abord, il ne faut être ni trop près, ni trop loin de votre écran : la distance optimale entre vos yeux et l écran est de 40 à 70 centimètres. La direction de votre regard doit être horizontale ou mieux légèrement dirigée vers le bas. Sinon vous risquez d avoir des douleurs du cou et du dos. Asseyez-vous confortablement en réglant l assise de votre siège de façon à ce que : vos avant bras forment un angle droit avec vos bras, vos pieds reposent au sol (ou sur un appui-pied), vos fesses doivent être bien en arrière sur le siège de façon à ce que votre dos soit bien soutenu. Il vaut mieux avoir un siège pivotant de façon à vous tourner «en bloc» et éviter ainsi de faire des torsions agressives pour votre dos. Si vous avez à porter des charges lourdes, quelques consignes sont à respecter impérativement pour épargner votre dos : rapprochez-vous de la charge que vous devez soulevez, ne vous courbez pas, mais fléchissez les genoux pour vous baisser : vous ferez ainsi travailler les muscles de vos jambes et garderez le dos droit contractez vos muscles abdominaux pour soulever la charge rapprochez la charge de votre corps, appliquez les mêmes règles pour reposer la charge au sol. 19
Pendant vos activités de loisirs Avant toute activité physique, même une simple marche, il faut étirer les muscles de votre dos afin de les préparer à l effort. Pour cela quelques mouvements simples et rapides à faire sont possibles. Pour étirer les muscles dorsaux, placez vous bien droit(e), sans bouger la tête, et pliez les bras sur vos avant-bras à 90. Amenez lentement un coude vers le haut tandis que vous poussez l autre vers l arrière. Recommencez en inversant. Faites ces mouvements une dizaine de fois. Pour augmenter la souplesse de votre dos, vous pouvez effectuer des étirements latéraux. Bien en équilibre sur vos jambes, laissez tomber les bras le long de votre corps. Inclinez vous lentement d un côté de façon à ce que votre main atteigne le genou. Gardez la position pendant cinq secondes, puis faites le mouvement de l autre côté. Faites ces mouvements 5 fois de chaque côté. 20
Enfin pour étirer à la fois vos jambes et votre dos, tenez vous bien droit(e) contre un mur. Penchez légèrement le haut du corps et attrapez un de vos genou de façon à le ramener vers votre poitrine. Gardez la position pendant cinq secondes puis relâchez doucement et reposez votre jambe au sol. Faites la même chose de l autre côté. Recommencez l exercice cinq fois. 21
22 ARTHROSE
«l arthrose et le vieillissement des articulations, c est pareil» Faux! L arthrose est une véritable maladie du cartilage et des autres constituants de l articulation (membrane synoviale, os ). Elle aboutit à une détérioration du cartilage, qui s amincit, se fissure ; des érosions apparaissent et il ne peut plus jouer son rôle d amortisseur. L os sous-jacent se durcit, la membrane synoviale est légèrement enflammée. Ces lésions sont très différentes de celles de la sénescence articulaire, processus physiologique très lent atteignant tous les individus. Il est vrai cependant que le vieillissement favorise l arthrose en fragilisant les tissus articulaires, mais l arthrose n est pas l inévitable tribut à payer au vieillissement. Enfin, on connaît un certain nombre de facteurs de risque d arthrose sur lesquels on peut agir. «l arthrose : il n y a rien à faire pour l éviter» Faux! On peut agir efficacement sur certains facteurs de risque de l arthrose tels que l obésité, les microtraumatismes et l excès de sollicitations mécaniques (surmenage fonctionnel, sportif, professionnel ) Dans certains cas, il est indiqué de corriger un trouble architectural prédisposant à l arthrose, par exemple un «genu varum» accentué («genoux en parenthèses»), qui expose à la détérioration du cartilage dans les zones où il se produit de ce fait une hyper-pression - et donc à l arthrose du genou ( gonarthrose). La détection à la naissance et la correction orthopédique des dysplasies de hanche ( vices de conformation) évitent l apparition d arthrose de la hanche ( coxarthrose) à l âge adulte. L arthrose du genou peut être la conséquence d une entorse négligée, ayant laissé une instabilité articulaire, facteur d usure du cartilage ; toute entorse doit être soigneusement examinée et traitée. On peut aussi diminuer les conséquences de l arthrose grâce à un diagnostic précoce et à la mise en œuvre de traitements par des médicaments et des mesures non médicamenteuses (éducation pour une bonne hygiène de vie, rééducation, parfois orthèses) qui permettent souvent d éviter le recours à la chirurgie. «l arthrose est d origine alimentaire» Faux! Il n existe aucune preuve scientifique permettant de penser à une origine alimentaire de l arthrose. Certains médecins préconisent cependant un apport équilibré en vitamines C, D et E et en oligo-éléments (zinc, sélénium, cuivre ) mais ceci reste discuté. 23
«il ne sert à rien de perdre du poids si on a une arthrose du genou ou de la hanche» Faux! Une surcharge pondérale aggrave l évolution d une arthrose du genou (par surcharge mécanique mais aussi probablement à cause de troubles métaboliques). Inversement, si on maigrit les douleurs peuvent diminuer. Pour la hanche, l effet est moins net mais existe aussi. «les exercices prescrits par le médecin ne servent à rien» Faux! Les exercices physiques ont pour but d entretenir l amplitude des mouvements des articulations, d éviter leur enraidissement, notamment en mauvaise position et de renforcer les muscles qui sont souvent affaiblis autour d une articulation arthrosique. Ces exercices ne doivent pas être douloureux. Leur efficacité a été prouvée, notamment pour les arthroses des membres inférieurs. Ils sont prescrits selon un programme personnalisé et sont exécutés au début sous le contrôle d un kinésithérapeute. Ensuite, c est au malade de se prendre en charge et de pratiquer très régulièrement ses exercices chez lui, c est «l auto-rééducation», qui est essentielle. «l arthrose interdit tous les sports» Faux! La poursuite d une activité physique régulière (incluant certains sports) est au contraire conseillée. Il faut respecter quelques conseils de bon sens : échauffement, bonne technique, ne pas chercher à dépasser ses limites, préférer l endurance et le fond à la vitesse. Il faut éviter les sports risquant de traumatiser les articulations atteintes par l arthrose (exemple : le football et le rugby pour l arthrose de la hanche, les sports de combat ) ou d occasionner des chutes. La natation, le cyclisme, la marche peuvent le plus souvent être continués; le conseil d un médecin est dans tous les cas nécessaire. «toutes les arthroses de la hanche et du genou aboutissent fatalement à la mise en place d une prothèse» Faux! De nombreuses arthroses de la hanche et du genou peuvent se stabiliser, devenir moins douloureuses ou même complètement indolores grâce à un traitement bien conduit : médicaments par voie générale et intraarticulaires, hygiène de vie, pratique régulière d exercices physiques adaptés L indication chirurgicale résulte d une décision partagée, après réflexion approfondie, entre le patient, le médecin traitant, le rhumatologue et le chirurgien. 24
Conseils pratiques Ces exercices sont à réaliser quotidiennement, en dehors des périodes de poussées douloureuses. Ils ont pour objectif d éviter que l articulation ne s enraidisse en légère flexion et de renforcer les muscles de la cuisse. L idéal est de répéter chaque exercice 10 fois. Si vous ne faisiez aucun exercice avant, débutez très progressivement. En cas d apparition de douleurs, n hésitez pas à consulter votre médecin. Exercices recommandés pour l arthrose du genou 1 Allongez-vous à plat ventre sur un lit ferme, en laissant dépasser les pieds et les jambes en dehors. Cela va naturellement mettre votre genou en extension. Posture en extension du genou 2 Asseyez-vous bien droit sur une chaise, avec un repose-pied (un annuaire de téléphone peut parfaitement faire l affaire). Tendez ensuite la jambe à l hori- 25
zontale en prenant soin de ne pas décoller la cuisse de l assise de la chaise et en redressant la pointe du pied vers vous. Maintenez cette position pendant 10 secondes, puis relâchez. À faire 10 fois de chaque côté. Renforcement du muscle quadriceps (muscle en avant de la cuisse) 3 Dans la même position que précédemment, assis bien droit sur une chaise avec un repose-pied sous le talon, écrasez avec force le talon sur le repose-pied. Maintenez la pression pendant 10 secondes puis relâchez. A faire 10 fois de chaque côté. Renforcement des muscles ischiojambiers (muscles en arrière de la cuisse) Exercices recommandés pour l arthrose de la hanche 1 Pendant des moments de lecture par exemple, allongezvous à plat ventre sur un lit ferme ou un tapis, en relevant le tronc et en reposant sur les avants bras et les coudes. Posture en extension de la hanche 26
2 Allongez-vous sur le dos en bout de lit, les fesses reposant sur le bord du lit. Pliez une jambe et amenez le genou le plus près possible de votre poitrine. L autre jambe est détendue, dans le vide, en prenant soin de ne pas appuyer le talon reposant sur le sol. Maintenez la position pendant 10 secondes puis relâchez. A faire 10 fois de chaque côté. Etirement de la hanche 3 Couchez-vous sur le côté. Prenez soin de vous installer confortablement en vous accoudant et en reposant votre tête sur la main. Maintenez votre dos droit, ne vous cambrez pas. Stabilisez la position en fléchissant un peu la jambe qui repose sur le sol et en posant devant vous, la main opposée. Élevez la jambe tendue, en l écartant de l axe de votre corps et maintenez la position pendant 10 secondes puis reposez la jambe au sol. A faire 10 fois de chaque côté. Renforcement des muscles de la hanche 27
Indice de Masse Corporelle : Cet indice est un moyen simple d estimer le surpoids et l obésité. Il se calcule en divisant le Poids (en kilogramme) par la Taille (en mètre) au carré. Zone de normalité de 20 à 25 Surpoids de 25 à 30 Obésité modérée de 30 à 35 Obésité sévère au dessus de 35 28
POUR EN SAVOIR + Pour vous aider à vous documenter, nous vous proposons une liste qui ne se veut pas exhaustive : Dossiers grand public de la Société Française de Rhumatologie en ligne : www.rhumatologie.asso.fr «Comment vivre avec une personne atteinte de rhumatismes» L. Euller-Ziegler et G. Ziegler, éditions J. Lyon 2006. OSTEOPOROSE Livres : «Ostéoporose : guide à l usage des patients et de leur entourage», Bash 2007 (les bénéfices de la vente de ce livre sont reversés intégralement à l Assistance Publique) Sites Internet: GRIO : http://www.grio.org/grandpublic.asp International Osteoporosis Foundation : http://www.osteofound.org MAL DE DOS Livres : «Bien soigner le mal de dos» Dr B.Duplan ; Dr M.Marty - Éditions Odile Jacob - Janv 2001 «Mal de Dos en 100 questions» - Brochure Assistance Publique Hôpitaux de Paris ARTHROSE Livres : L arthrose - Pr. E. Vignon ; Dr C. Mansat - Ed Privat 2001 Arthrose en 100 questions - Pr M.Dougados et coll. Assistance Publique Hôpitaux de Paris - Ed NHA Communication 29
Société Française de Rhumatologie 80, rue de l Abbé Groult - 75015 - PARIS www.rhumatologie.asso.fr