LA PROCRÉATION PARTIE I. Des processus biologiques contrôlés par les hormones



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Transcription:

LA PROCRÉATION PARTIE I Des processus biologiques contrôlés par les hormones La reproduction humaine est une reproduction sexuée - Cela suppose la rencontre entre un gamète femelle, l ovule, et un gamète mâle, le spermatozoïde. - Contrairement à toutes les autres cellules de l organisme, ces gamètes ne contiennent qu un seul lot de chromosomes. - C est donc lors de leur rencontre que la cellule-œuf, nouvellement formée, contiendra 2 lots de chromosomes : 1 maternel et 1 paternel. La production des gamètes a lieu dans les gonades - Chez la femme, les ovules sont formés dans les ovaires. Cela porte le nom d ovogenèse. - Chez l homme, les spermatozoïdes sont formés dans les testicules. Cela porte le nom de spermatogenèse. Schémas des appareils génitaux masculin et féminin Les processus biologiques de la procréation sont contrôlés par des hormones Une hormone est une molécule produite par une cellule spécialisée, dite cellule endocrine L organe auquel appartiennent les cellules endocrines est qualifié de glande endocrine La cellule endocrine sécrète l hormone dans le sang L hormone est transportée par le sang dans tout l organisme et agit sur certaines cellules seulement, dites cellules cibles Les cellules cibles sont capables de reconnaître l hormone car elles possèdent un récepteur spécifique à cette hormone Le message hormonal est codé en concentration plasmatique d hormone Quand une cellule cible reçoit l hormone, son fonctionnement est modifié Chaque cellule cible répond à la présence d hormone de façon différente et spécifique Comment les hormones contrôlent-elles les processus biologiques de la procréation?

Chapitre 1 : La régulation de la fonction de reproduction chez l homme Introduction L appareil reproducteur de l homme est caractérisé par un fonctionnement continu qui débute à la puberté et qui dure toute la vie. À la puberté les organes génitaux se développent et deviennent fonctionnels (caractères sexuels primaires), les caractères sexuels secondaires apparaissent (pilosité, mue de la voix, musculature ). Les testicules jouent un rôle prépondérant dans l apparition et le maintien de ces caractères sexuels. Comment le fonctionnement des gonades est-il régulé chez l homme? Quelles sont les fonctions des testicules? I-L activité testiculaire chez l adulte (TP n 1) 1-La structure du testicule Une coupe transversale de testicule montre : - Des tubes séminifères, dont les parois sont formées de cellules de SERTOLI ; - Du tissu interstitiel, formé de cellules de LEYDIG ; - Des capillaires sanguins. 2-Les fonctions du testicule Chaque structure testiculaire a une fonction déterminée : a-la fonction exocrine C est au niveau des testicules que sont produits les gamètes mâles : les spermatozoïdes. Cela a lieu plus précisément au niveau des tubes séminifères lors de la spermatogenèse. Ce sont de petites cellules nageuses (présence d un flagelle) Elles ne contiennent qu un lot de chromosomes (23 chromosomes et non 23 paires). Leur rencontre avec le gamète femelle, ne contenant également qu un lot de chromosomes, aboutit à la formation d une cellule-œuf contenant 2 lots de chromosomes (23 paires). Elles sont émises dans le sperme (50 à 100 millions de spermatozoïdes par ml, soit 1 milliard par éjaculat), mélangées à des sécrétions de la prostate et de la vésicule séminale. Les spermatozoïdes sont spécialisés dans le transport de l information génétique. b-la fonction endocrine Production de la testostérone et homéostat Le testicule est également une glande sécrétrice d hormone. La testostérone, hormone sexuelle mâle, est sécrétée par les cellules interstitielles, ou cellules de LEYDIG. Elle est déversée dans le sang et agit sur des organes cibles (organes possédant des récepteurs à la testostérone) : - Muscles - Glandes annexes de l appareil reproducteur - Cellules des tubes séminifères... Une observation de l évolution de la quantité de testostérone pendant des temps courts révèle une sécrétion discontinue : Épisodes brefs de sécrétion intense augmentation de la concentration en testostérone dans le sang (testostéronémie) Intervalles où la sécrétion est interrompue la testostéronémie diminue. Les épisodes de sécrétion étant réguliers, on peut considérer que le taux sanguin de testostérone fluctue autour d une valeur constante. A plus grande échelle de temps, la production de testostérone, chez l homme, apparaît relativement stable pendant toute la vie (pas de variations saisonnières).

Les rôles de la testostérone L homéostat de la testostéronémie est indispensable à la fonctionnalité de l appareil sexuel mâle : - Maintien de la spermatogenèse ; - Maintien des caractères sexuels secondaires ; - Maintien des glandes annexes ; - Maintien de la libido ; - Maintien des érections et éjaculations. La concentration plasmatique de testostérone peut être considérée comme stable (variable dans un intervalle de faible amplitude). Cette homéostasie résulte de l intensité de deux phénomènes permanents : la dégradation de l hormone et sa sécrétion. Mais quels mécanismes contrôlent cette sécrétion hormonale? Comment la testostéronémie est-elle régulée? II-Le contrôle de la testostéronémie (TP n 2 ; K7 JEULIN) 1-Contrôle du fonctionnement des testicules par l hypophyse (Activité 1) Le lobe antérieur de l hypophyse produit deux gonadostimulines ou gonadotropines : - La FSH (Folliculo Stimulating Hormone), agit sur les tubes séminifères et stimule la spermatogenèse. - La LH (Luteinizing Hormone) agit sur les cellules de LEYDIG et stimule la sécrétion de testostérone. La testostérone stimule à son tour la spermatogenèse. 2-Contrôle du fonctionnement de l hypophyse par l hypothalamus (Activité 2) Les cellules hypophysaires, sécrétrices de FSH et LH, sont elles mêmes stimulées par une neuro-hormone, la GnRH (Gonadotropine Realising Hormone) qui est produite par les neurones du noyau arqué de l hypothalamus, et sécrété dans le système porte hypothalamo-hypophysaire de la tige pituitaire. La sécrétion de GnRH est déclenchée par des stimulations nerveuses issues de neurones cérébraux (stimuli internes ou externes). Le complexe hypothalamo-hypophysaire est donc le système de commande du testicule. La stimulation du complexe hypothalamo-hypophysaire aboutit donc à la sécrétion accrue de testostérone. Or la testostéronémie est stable. Il doit donc y avoir un mécanisme permettant de diminuer cette sécrétion quand la testostéronémie devient trop élevée. 3-Contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire par les testicules (Activité 3) Le taux de testostérone exerce en permanence un contrôle sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : un fort taux de testostérone inhibe le fonctionnement du complexe hypothalamo-hypophysaire : rétrocontrôle négatif. Ceci permet de maintenir une valeur stable de la testostérone Forte production de testostérone rétrocontrôle négatif diminution de la production. Très faible concentration de testostérone pas de rétrocontrôle négatif augmentation de la production de testostérone. Conclusion Les testicules assurent une double fonction : la production des spermatozoïdes et la sécrétion de l hormone mâle, la testostérone. La testostérone est indispensable à la production continue de spermatozoïdes au cours de la vie adulte. L activité testiculaire est contrôlée par le complexe hypothalamo-hypophysaire. Les hormones hypophysaires FSH et LH agissent sur le fonctionnement du testicule : la FSH stimule directement la spermatogenèse alors que la LH agit sur la production de testostérone. La sécrétion des hormones hypophysaires est contrôlée par une neuro-hormone hypothalamique, la GnRH. Le testicule exerce un rétrocontrôle négatif en retour sur la sécrétion des hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire, ainsi le taux de testostérone est maintenu constant.

Chapitre 2 : La régulation de la fonction de reproduction chez la femme Introduction A partir de la puberté, et jusqu à la ménopause, les ovaires d une femme produisent de façon cyclique un ovule et des hormones : la physiologie sexuelle s inscrit dans un cycle menstruel. Ce fonctionnement dépend de contrôles hormonaux complexes faisant intervenir le complexe hypothalamohypophysaire. Comment le fonctionnement des gonades est-il régulé chez la femme? I-Le déroulement des cycles féminins Quelles sont les manifestations du fonctionnement cyclique de l appareil génital de la femme? 1-Les menstruations Par convention, le 1 er jour du cycle menstruel est définit par le jour d apparition des menstruations ; il se termine le jour précédent l apparition des règles du cycle suivant. 2-Le cycle utérin (TP n 1 Activité 1) a-au niveau de l endomètre Le cycle utérin correspond aux modifications structurales et fonctionnelles permettant l implantation d un embryon. L endomètre, évacué lors des menstruations, s épaissit peu à peu au cours de la phase pré-ovulatoire. Puis, après l ovulation, la vascularisation et le nombre de glandes tubulaires augmentent formant ainsi la dentelle utérine. L endomètre, épais, richement vascularisé et recouvert d un mucus riche en glycogène est donc apte à recevoir un embryon. b-au niveau du col utérin Glaire cervicale : mucus, formé de fibres protéiques, sécrété par le col de l utérus et qui obture l orifice du col. Le maillage des fibres protéiques est plus ou moins serré. La glaire cervicale, sécrétée par le col de l utérus, n est perméable que pendant une période de 3 jours environ autour de l ovulation : la période de fécondité. Cette perméabilité permet aux spermatozoïdes de passer du vagin à la cavité utérine, puis aux trompes de Fallope. 3-Le cycle ovarien (TP n 1 Activité 1) Phase folliculaire (12 à 18 jours, 14 en moyenne) : En début de phase folliculaire, plusieurs follicules à antrum ont été recrutés mais un seul arrive à maturité : le follicule dominant ou follicule mûr de De Graaf. Les autres follicules recrutés dégénèrent. Ovulation : Au 14 ème jour du cycle environ, le follicule de De Graaf s ouvre et libère l ovocyte qu il renferme ; ce dernier est entraîné vers le pavillon cilié d une trompe de Fallope. L ovulation marque la fin de la phase folliculaire et le début de la phase lutéale. Phase lutéale (durée relativement constante de 13 à 14 jours) : Formation d un corps jaune, à partir du follicule mûr rompu, qui grossit puis régresse jusqu au 28 ème jour, sauf s il y a eu fécondation et implantation de l embryon dans l endomètre.

Comment expliquer le fonctionnement cyclique des voies génitales? II-Synchronisation des cycles sexuels par les sécrétions ovariennes (TP n 1 Activité 2) Les ovaires produisent de manière cyclique des œstrogènes (l œstradiol est l œstrogène dont l activité est la plus importante) et la progestérone : hormones stéroïdes. Phase folliculaire : Production d œstrogènes par les cellules folliculaires en croissance. Augmentation progressive puis rapide jusqu à un pic vers le 12 ème jour. Le pic d œstrogènes est dû à l augmentation du nombre et de l activité des cellules folliculaires. Action des œstrogènes : - Epaississement de l endomètre utérin avec mise en place des glandes tubulaires. - Maillage serré des fibres protéiques de la glaire cervicale en début de cycle corrélé à un faible taux plasmatique d E 2. - Modification de la glaire cervicale un peu avant l ovulation (maillage lâche), permise par le pic d œstradiol. Phase lutéale : Le corps jaune produit œstrogènes et progestérone en quantité importante puis diminution après J21. La progestérone agit en synergie avec les œstrogènes. Elle a une action : - Sur les glandes de l endomètre qui deviennent très sinueuses et actives (sécrétion d un mucus riche en glycogène) - Sur les vaisseaux sanguins qui sont de plus en plus nombreux et deviennent spiralés. - Sous l action de la progestérone (associée à une [E 2 ] faible), la glaire cervicale redevient dense. En fin de cycle : En l absence de fécondation, réduction du corps jaune diminution des concentrations hormonales dans le sang impliquant la dégradation et l éjection de l endomètre = début des règles. Bilan L évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion également cyclique des œstrogènes et de la progestérone. Les organes cibles de ces hormones, utérus en particulier, évoluent donc aussi de façon cyclique. Cela a pour effet de synchroniser l ovulation et la réceptivité utérine à l implantation de l embryon : les conditions optimales d une fécondation (glaire perméable et ovulation) et d une nidation (endomètre en dentelle utérine et richement vascularisé) sont réunies. Les sécrétions ovariennes se font toujours selon un cycle d environ 28 jours qui est marqué par l ovulation. Qu est-ce qui est à l origine des sécrétions cycliques ovariennes? III-Régulation du cycle ovarien par l axe gonadotrope (TP n 2) 1-Le contrôle hypothalamo-hypophysaire L hypophyse produit de manière cyclique deux hormones actives au niveau des ovaires : les gonadotropines LH et FSH : - La FSH (hormone folliculo-stimulante) intervient dans la maturation des follicules cavitaires et stimule la sécrétion des œstrogènes. - La LH (hormone lutéinisante) déclenche l ovulation grâce à un pic de sécrétion en fin de phase folliculaire (13 ème jour du cycle) et provoque la transformation du follicule rompu en corps jaune. Elle stimule la production de progestérone. Les cellules hypophysaires, sécrétrices de FSH et LH sont elles-mêmes stimulées par une neuro-hormone, la GnRH (ou gonadolibérine). La GnRH est produite par les neurones hypothalamiques et est sécrétée dans le système porte hypothalamo-hypophysaire (dans la tige pituitaire). Le complexe hypothalamo-hypophysaire est le système de commande de l ovaire.

Bilan L évolution cyclique des follicules ovariens est sous le contrôle de la sécrétion des gonadostimulines hypophysaires (LH et FSH), elle-même permise par la sécrétion de GnRH, neurohormone hypothalamique qui, comme chez l homme, est secrétée sous l influence de stimulus d origine interne ou externe. Au cours du cycle menstruel, la sécrétion de LH-FSH est faible. Cependant, on observe vers le milieu du cycle un pic de LH (et dans une moindre mesure de FSH). Comment expliquer le pic de LH? 2-Le rétrocontrôle ovarien sur l axe hypothalamo-hypophysaire Le complexe hypothalamo-hypophysaire détecte à tout moment les variations des taux d hormones ovariennes. En fonction de ces taux, il modifie son activité. Les hormones ovariennes agissent donc en retour sur leur système de commande : rétrocontrôle L événement majeur du cycle est la libération brutale de LH qui provoque l ovulation. Le caractère cyclique de la sécrétion des gonadostimulines hypophysaires est lié à des rétroactions négatives et positives entre ovaires et complexe hypothalamo-hypophysaire : - Début de phase folliculaire : Rétrocontrôle négatif exercé par l E 2 à faible concentration plasmatique ; - Fin de phase folliculaire ( 12 ème jour) : Rétrocontrôle positif exercé par l E 2 à concentration plasmatique élevée ; Le pic pré-ovulatoire d œstrogènes est un signal envoyé au complexe hypothalamo-hypophysaire, lui indiquant que le follicule est mûr. Le complexe répond alors par un pic de LH (13 ème jour) qui déclenche l ovulation (14 ème jour). LH intervient aussi sur la mise en place du corps jaune et la production de progestérone. - Phase lutéale : Rétrocontrôle négatif exercé par le couple E 2 /Pg ; Conclusion Chez les femelles de Mammifères, le complexe hypothalamo-hypophysaire impose aux ovaires un fonctionnement cyclique marqué par des menstruations en début de cycle et l ovulation environ 14 jours avant la fin du cycle. Cette évolution cyclique des structures ovariennes est corrélée à une sécrétion cyclique des hormones ovariennes : - Œstrogènes en début de cycle, en faible quantité d abord puis un pic vers le 12 ème jour (phase folliculaire) - Œstrogènes et progestérone en fin de cycle (phase lutéale) Ce sont les gonadotropines hypophysaires qui stimulent les ovaires. L adénohypophyse est elle-même stimulée par une sécrétion de GnRH, neuro-hormone hypothalamique. Mais les sécrétions ovariennes exercent un rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : - D abord négatif sous l action du faible taux d œstrogènes - Positif ensuite, sous l action du fort taux d œstrogènes - De nouveau négatif enfin sous l action du couple œstrogènes/progestérone.

Chapitre 3 : Fécondation et début de grossesse Introduction Les hommes produisent des spermatozoïdes en permanence depuis la puberté jusqu à la mort. Les femmes produisent de manière cyclique un ovule par cycle de la puberté à la ménopause. La rencontre des gamètes mâle et femelle se fait dans les voies génitales féminines. Quelles sont les conditions physiologiques nécessaires à la fécondation et à la grossesse? Où et comment se fait la rencontre des gamètes? I-Rencontre des gamètes et fécondation (Documents p136 à 138) La rencontre des gamètes (ovules et spermatozoïdes) est conditionnée, au moins en partie, par la qualité de la glaire cervicale (perméable aux spermatozoïdes ou non). Il existe un synchronisme entre la perméabilité de cette glaire et l ovulation grâce aux sécrétions ovariennes (Augmentation du taux d œstrogènes Cf. TP n 2). La rencontre des gamètes, donc la fécondation, a lieu dans le tiers supérieur des trompes et n est possible que pendant une brève période d environ 4 jours autour de l ovulation. Que se passe-t-il après la fécondation? II-Développement embryonnaire et début de grossesse (Documents p138-139) A la suite de la fécondation, l œuf entame une suite de divisions successives tout en continuant de migrer jusqu à l utérus où il s implante alors dans l endomètre : c est la nidation. L embryon développe alors, avec la muqueuse utérine, un organe qui assurera à la fois sa nutrition et le contrôle hormonal de la grossesse : le placenta. La sécrétion de HCG par le placenta du tout jeune embryon permet la poursuite de l activité du corps jaune et, par conséquent, la sécrétion de progestérone indispensable au maintien de la muqueuse utérine pendant la grossesse. C est pourquoi les menstruations disparaissent au cours d une grossesse. Les tests de grossesse consistent à détecter cette hormone HCG dans les urines. Cette détection est très précoce et peut se faire dés avant le retard de règles. Conclusion La rencontre et la fusion des gamètes lors de la fécondation aboutit à la formation d une cellule œuf. En se divisant, elle permet la formation d un embryon qui peut s implanter dans la muqueuse utérine (en dentelle utérine grâce à la synchronisation des cycles ovarien et utérin) environ 7 jours après la fécondation. Cela déclenche alors une sécrétion de l hormone HCG qui permet le maintien du corps jaune et donc des sécrétions de progestérone et œstrogènes. L endomètre est alors à son tour maintenu, permettant le bon déroulement de la grossesse.

PARTIE II Maîtrise de la reproduction Chapitre 1 : Aide médicalisée à la procréation Introduction Lorsqu une grossesse est en cours, les progrès technologiques et médicaux permettent une étroite surveillance afin que tout se déroule au mieux. Cela permet également de suivre l évolution de l embryon. Cependant, il existe des cas où un couple ne peut concevoir d enfant. Là encore, les progrès technologiques et médicaux peuvent apporter des solutions. Comment la médecine moderne peut-elle aider la procréation? Quelles sont les différentes techniques médicales utilisées pour la surveillance des grossesses? I-Le suivi de la grossesse (Documents p158-159) Lire p 158-159 Nom de la technique Principe de la technique Risques Dates (en semaines d'aménorrhée) But Analyses de sang Mesure du taux de marqueurs sériques NON Régulièrement Dépistage d'anomalies Sans détails : Les méthodes classiques de surveillance Échographies Imagerie basée sur la réflexion des ultrasons par les organes NON 13 ème 21 ème à 23 ème 29 ème à 31 ème Suivre in utero la croissance du fœtus, la formation des membres, de déceler d éventuelles anomalies, de détecter les grossesses multiples et de connaître la position du fœtus avant l accouchement. Le diagnostic prénatal d'anomalies Exemple, si : - Anomalie dans la fratrie - Age de la mère > 38ans - Signes évocateurs à l échographie Amniocentèse Choriocentèse Ponction du liquide amniotique dans lequel baignent des cellules fœtales Prélèvement des villosités du futur placenta OUI OUI 15 ème 10 ème - Établissement de caryotypes permettant de déceler des anomalies chromosomiques - Analyses biochimiques pouvant révéler des maladies génétiques - Recherche de gènes précis dans certaines maladies héréditaires. Pendant toute la période de la grossesse, la femme et le fœtus sont médicalement surveillés grâce à différents moyens d'investigation (analyses sanguines, échographies et, si nécessaires, ammocentèse ou choriocentèse...). En cas de dépistage d'une anomalie grave du fœtus, diverses mesures peuvent être mises en œuvre, qui peuvent aller jusqu'à proposer une IVG (Interruption Volontaire de la Grossesse) thérapeutique (ou IMG = Interruption Médicalisée de la Grossesse).

Comment expliquer la stérilité d un couple et comment la pallier? II-Infertilité et procréation médicalement assistée 1-Causes d infertilité (Documents p154-155) Causes d origine masculine Causes d origine féminine Anomalies au niveau du sperme : Mises en évidence par un spermogramme et un spermocytogramme o Éjaculat insuffisant o Absence ou insuffisance de spermatozoïdes dans le sperme (Azoospermie ou oligospermie) o Spermatozoïdes peu mobiles (Asthénospermie) o Spermatozoïdes anormaux Ces anomalies peuvent avoir une origine hormonale : Mise en évidence par des dosages hormonaux o Problème testiculaire (testostérone) o Problème hypothalamique et/ou hypophysaire (Gonadolibérine, gonadotropines) Troubles de l ovulation : Mis en évidence par une échographie ovarienne o Pas d augmentation de T au 14 ème jour du cycle (car pas de sécrétion de progestérone puisque pas de corps jaune) o Pas de maturation normale des follicules ovariens Aucun follicule de De Graaf Troubles de la réceptivité au sperme : Mis en évidence par l étude de la glaire cervicale o Glaire cervicale dense et imperméable en permanence o Glaire détruisant tous les spermatozoïdes o Glaire qui n oriente pas ni n accélère la vitesse des spermatozoïdes Ces anomalies peuvent avoir une origine hormonale : Mise en évidence par des dosages hormonaux o Problème ovarien (œstrogènes) o Problème hypothalamique et/ou hypophysaire (Gonadolibérine, gonadotropines) Obstruction ou altération des trompes : Mis en évidence par une hystérosalpingographie Les causes d'infertilité d'un couple sont diverses et touchent aussi bien l'homme que la femme. Les dosages hormonaux fournissent des renseignements sur l'activité des gonades et du complexe hypothalamohypophysaire. 2-Les techniques de PMA (Documents p156-157) Voir les animations Différentes techniques médicales peuvent apporter une solution (l'insémination artificielle, la FIVETE, l'icsi). Le développement de ces techniques nouvelles pose des questions éthiques. Conclusion Les progrès technologiques et médicaux permettent à des couples stériles d avoir tout de même accès à la procréation grâce aux différentes techniques de PMA (Procréation Médicalement Assistée). Une fois enceinte, la mère et son fœtus peuvent être surveillés.

Chapitre 2 : Régulation des naissances Introduction Les connaissances sur les mécanismes physiologiques de la reproduction ont permis de mettre au point différentes méthodes de contraception et contragestion, évitant ainsi toute grossesse non désirée. Contraception au sens large : Ensemble des méthodes qui ont pour but d empêcher la formation d un embryon, d empêcher sa nidation, ou de bloquer la poursuite de la gestation. On distingue contraception au sens strict et contragestion. Comment empêcher qu un rapport sexuel n aboutisse à une grossesse? I-La contraception hormonale (Documents p148-149) 1-La contraception féminine a-définition Contraception au sens strict : Ensemble des méthodes qui permettent au couple de choisir le moment où ils désirent avoir un enfant. Un moyen contraceptif empêche une fécondation de manière fiable mais doit être réversible. La contraception hormonale féminine s appuie sur l ensemble des connaissances sur le déterminisme hormonal de la physiologie sexuelle. b-mécanisme Chez la femme, la contraception peut notamment être hormonale, par exemple avec prise de pilules contraceptives, qui peuvent être progestatives seules ou œstro-progestatives. La pilule contraceptive œstro-progestative prise oralement et régulièrement bloque l ovulation en agissant sur la régulation du cycle ovarien : - Au niveau du complexe hypothalamo-hypophysaire, le taux des hormones œstrogènes et progestérone, constant et inférieur au seuil, diminue la production de GnRH, de FSH et de LH (rétrocontrôle négatif) ; - Au niveau de l ovaire, la faible concentration en FSH empêche la croissance folliculaire et donc la production d une forte quantité d œstrogènes : le rétrocontrôle négatif se maintient ; - En l absence de rétrocontrôle positif, le pic de LH ne se produit pas et l ovulation n a pas lieu. Durant la période de prise orale de la pilule, les étapes du cycle ovarien n ont plus lieu. De plus, beaucoup de pilules ont des actions périphériques supplémentaires : - Plus faible croissance de la muqueuse utérine, impropre à la nidation ; - Modification de la glaire cervicale qui reste dense et imperméable tout au long de la prise de pilules. c-les moyens contraceptifs actuels Moyen contraceptif Indice de pearl* Principe Pilule œstroprogestative 0,3 Pilule progestative 0,3 Système intra-utérin (SIU) 0,1 1- Prise d une pilule par jour pendant 21 jours ; Arrêt pendant 7 jours. Chaque pilule contient les mêmes quantités d hormones = Combinée 2- Prise d une pilule par jour pendant 21 jours ; Arrêt pendant 7 jours. Chaque pilule contient des quantités d hormones différentes Respecter l ordre des pilules dans la plaquette = Séquentielle 3- Prise d une pilule par jour en continu sans arrêt = plaquette pour 28 jours Prise d une pilule par jour pendant 21 jours ; Arrêt pendant 7 jours. Le plus souvent, même quantité d hormone dans chaque pilule. Tige plastique en forme de T placée dans l utérus délivrant un progestatif en continu pendant toute sa durée de vie. Posé pour 5 ans en moyenne par un médecin. Il en existe également en cuivre (DIU)

Patch (progestatif) 0,3 Anneau vaginal (progestatif) 0,3 Implant (progestatif) 0,05 1 patch par semaine pendant 3 semaines puis rien pendant la 4 ème semaine Anneau en plastique délivrant un progestatif en continu pendant les 3 semaines où il est placé dans le vagin. Puis rien pendant la 4 ème semaine. Tige plastique posé sous anesthésie locale sous la peau (dans le bras en général). Délivre en continu un progestatif pendant toute sa durée de vie. Posé pour 3 à 5 ans en moyenne par un médecin. * Nb de grossesse chez 100 femmes par an 2-La contraception masculine La contraception hormonale masculine est encore à l état de recherche. On ne peut donc parler d application médicale. II-La contraception non hormonale Outre la prise d une contraception hormonale par la femme, le couple peut utiliser d autres moyens contraceptifs visant à empêcher la rencontre des gamètes ou l implantation de l embryon. Méthode Préservatif masculin Préservatif féminin Dispositif intra-utérin (DIU) Diaphragme (ou cape cervicale) Spermicides Indice de pearl (ou efficacité) 6 à 9 variable 2 5 0,6 Efficacité de 92 % si combinés Descriptif Action Avantages Inconvénients Étui en latex ou polyuréthane placé sur la verge en érection Gaine en polyuréthane en nitrile placé dans le vagin Tige plastique en forme de T enroulée d un fil de cuivre placée dans l utérus Mince calotte de caoutchouc posé sur le col de l utérus par la femme (avant le rapport) Crème, ovule, éponge Blocage des spermatozoïdes Inhibe le transport des spermatozoïdes Empêche la nidation (endomètre impropre, contragestif) Blocage des spermatozoïdes Immobilisation ou destruction des spermatozoïdes Protection contre les IST Très efficace Très efficace Très pratique (on y pense plus pendant plusieurs années) Réutilisable Mise en place avant le rapport Mise en place avant le rapport Rares cas d allergies au latex Pas de protection contre les IST Pas de protection contre les IST Demande un apprentissage pour sa mise en place Efficacité brève dans le temps

III-En cas d échec à la contraception (Documents p152-153) 1-La contragestion a-définition Contragestion : Méthode visant à empêcher la nidation ou la poursuite de la gestation (grossesse). b-la "contraception d urgence" La contraception d urgence, ou pilule du lendemain (Norlevo) la plus utilisée actuellement est un progestatif de synthèse, le lévonorgestrel, administré à fortes doses. Il y a alors déséquilibre des concentrations plasmatiques hormonales. Ce déséquilibre brutal, selon les moments du cycle : - Empêche l ovulation (pic pré-ovulatoire de LH supprimé) ; - Empêche la fécondation (modification de la glaire cervicale) ; - Bloque la nidation (effets mal connus). Pour être efficace, il doit être pris moins de 72 heures après un rapport non protégé ou à risque (préservatif craqué, oubli d une pilule de plus de 12h pour les œstro-progestatives ou de plus de 3h pour les progestatives ). c-l avortement médicamenteux Cela passe par la prise d un analogue structural de la progestérone, le RU486. Cette molécule est capable de se fixer sur les récepteurs de la progestérone présents sur l endomètre mais elle en empêche les effets physiologiques, ce qui déclenche l apparition des menstruations (tout se passe comme s il y avait chute du taux de Pg bien que sécrétée en forte quantités par la corps jaune de grossesse). Le RU486 bloque également la sécrétion de HCG par l embryon s il est déjà implanté et déclenche la production de prostaglandines qui favorisent les contractions du myomètre (muscle utérin). Tous ces effets empêchent la nidation de l embryon ou provoquent son expulsion si la nidation a déjà eu lieu. Le RU486 ne peut être pris que pendant les 6 premières semaines de grossesse (8 semaines d aménorrhée). 2-L avortement En cas d échec de toutes ces méthodes, l interruption volontaire de grossesse (IVG) reste l ultime recours. A pratiquer dans les 12 premières semaines de grossesse (14 semaines d aménorrhée). En 2007, 16 000 IVG par an chez les adolescentes de moins de 20 ans! Conclusion La contraception est envisageable aussi bien chez les femmes que chez les hommes, mais sous des formes différentes. Mais il est important de noter que seul l emploi du préservatif permet à la fois une contraception et une protection contre les IST. De nombreuses méthodes contraceptives sont aujourd hui à l étude. Les recherches vont dans le sens d un contraceptif efficace, bon marché, dépourvu de risques et d effets secondaires, durable, mais réversible, et permettant de limiter la transmission des IST (vaccins pour les hommes et les femmes, spermicides luttant également contre les IST ) L avortement (IVG : Interruption Volontaire de Grossesse) n est pas un moyen de contraception et ne doit pas être considéré comme tel. Il ne doit être qu un recours en cas d échec de la contraception.