L eau à l intérieur des bâtiments: aspects règlementaires

Documents pareils
Caractéristiques des eaux utilisées en industrie agroalimentaire

Décrets, arrêtés, circulaires

Individualisation de votre contrat de fourniture d eau

Journée «Eau et Assainissement

Le Plomb dans l eau AGENCE NATIONALE POUR L AMÉLIORATION DE L HABITAT

Comptes rendus d Activités Techniques et Financières du Service de l Eau Potable Année 2004

Délégation du Service Public de l Eau Potable

DISTRIBUTION D EAU POTABLE

SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS

Eau chaude sanitaire FICHE TECHNIQUE

Le guide des bonnes pratiques d hygiène et la qualité alimentaire en restauration

Est-elle bonne à boire?

EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DU PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LYON

Manuel d entretien. Présentation de votre chauffe-eau. Poignées de préhension (haut et bas) Protection intérieure par émaillage. Isolation thermique

Mairie de Colligny 4, rue Principale COLLIGNY

VILLE DE FEYZIN ( Rhône ) Réfection d'un réseau d'évacuation d'eau usée. Place René LESCOT

CARNET SANITAIRE DE VOTRE INSTALLATION D'EAU

Le Plan Départemental de l Eau

GUIDE TECHNIQUE DE REALISATION DES BRANCHEMENTS PARTICULIERS AUX RESEAUX D ASSAINISSEMENT ET D EAU POTABLE

DTUs & Documents d'aide à la maintenance et à la conception des installations intérieur de distribution d eau


Construire un plan de nettoyage et de désinfection

SDESR, Aquapro Journée technique du 20 janvier 2010

EPLEFPA "LES SARDIERES" 79 AVENUE DE JASSERON BOURG EN BRESSE Tel :

LES DTU PLOMBERIE SANITAIRE

Prescriptions Techniques

Recommandations pour la surveillance de la température de l eau chaude sanitaire

REGLEMENT DU SERVICE DE L'ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF. Obligations des propriétaires. Dispositions générales

Entretien domestique

ASPECTS JURIDIQUES DE L ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

VOTRE EAU CHAUDE ELECTRIQUE

Glossaire : définitions des termes utilisés dans les fiches sur les indicateurs de performance

inspection, nettoyage et désinfection

Les piscines à usage collectif Règles sanitaires. à usage collectif

COMMUNE DE GRESY-SUR-AIX

Laboratoire Eau de Paris. Analyses et Recherche

2.1 Tarifs Délibérations Facture d eau type pour une consommation de 120 m³ Recettes d exploitation...

Hygiène alimentaire. Introduction

C.C.T.P. D.P.G.F. LOT 8

Décomposition du Prix Global et Forfaitaire

DIAGNOSTIC DU RESEAU D ALIMENTATION EN EAU POTABLE SCHEMA DIRECTEUR

PARTIE 2 : MISE EN SERVICE PARTIE 1 : CONCEPTION PARTIE 3 : ENTRETIEN PARTIE 4 : EN SAVOIR PLUS METTRE EN SERVICE L INSTALLATION...

ETABLISSEMENT PUBLIC A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL Rue Félix CHABAUD VENELLES N SIRET : Code APE : 3600 Z

DESCRIPTIF PHASE D.C.E.

Décrire l'ensemble des mesures de maîtrise et des mesures de surveillance dans des procédures ou modes opératoires portés à la connaissance de tous.

Pour améliorer la qualité Objectif esthétique pour l eau potable 1 mg/l

Paquet hygiène : Le règlement 852/2004 relatif à l hygiène des denrées alimentaires

SOMMAIRE ARTIPRIX PIQUAGES - FORAGES - PERCEMENTS DES MURS FORAGES DANS MURS FORAGES DANS PLANCHERS PERCEMENTS SAIGNÉES SCELLEMENTS

Le confort de l eau chaude sanitaire. Gamme complète certifiée ACS pour le traitement de l eau chaude sanitaire

Dénomination de l installation : Adresse du système de refroidissement :

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES (C.C.T.P)

de faible capacité (inférieure ou égale à 75 litres) doivent être certifiés et porter la marque NF électricité performance.

LES INCONTOURNABLES DE L HYGIENE ALIMENTAIRE EN RESTAURANT SATELLITE

MAIRIE DE REMIRE-MONTJOLY DEPARTEMENT DE LA GUYANE GROUPE SCOLAIRE MOULIN A VENT REMIRE-MONTJOLY CONSTRUCTION DE QUATRES CLASSES MATERNELLE

Mutualité Sociale Agricole 17, avenue André Malraux METZ

Conception et maintenance des réseaux d eau à l intérieur des bâtiments

Les principaux textes de loi en matière de restauration d'entreprise

CONCASSAGE, CRIBLAGE DE MATERIAUX : ENREGISTREMENT ICPE, ARRETE DE PRESCRIPTIONS GENERALES ICPE L essentiel

CENTRE HOSPITALIER CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES MAINTENANCE DES CHAUDIERES ET DES SYSTEMES DE CLIMATISATION

LE GRAND VIZIR, A ARRETE :

REGLEMENT DU SERVICE DE L'ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF. ❶ Dispositions générales

Présentation de l entreprise. Des entreprises d ici. Une offre de services sur mesure. .com

le bon usage de l'eau

CHAMBRE DES METIERS ET DE L ARTISANAT DE L ARDECHE 5 Rue de l Isle TOURNON SUR RHONE

Sommaire INTRODUCTION...4 L eau potable...5 UNE COMPETENCE COMMUNALE... 5 Etat du droit antérieur à la loi n du 30 décembre

LA DÉMARCHE GLOBALE DE PRÉVENTION. La méthode HACCP. olet 1 : Informations générales

Mon installation d assainissement non collectif PRÉSERVER LA RESSOURCE EN EAU ET RESPECTER LES MILIEUX AQUATIQUES. Guide.

ETABLISSEMENT PUBLIC A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL Rue Félix CHABAUD VENELLES N SIRET : Code APE : 410 Z

Installations de plomberie

PRÉPARATION ET LIVRAISON DE REPAS EN LIAISON FROIDE POUR LE RESTAURANT SCOLAIRE

2013 RAPPORT ANNUEL DU DELEGATAIRE. Syndicat de Production des Eaux du Nord-Ouest-Isère

SECURITE SANITAIRE ET RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL

Hygiène de l eau potable avec Geberit Toujours en mouvement.

REGLEMENT SANITAIRE DEPARTEMENTAL

Les guides pratiques de l eau. Votre branchement d eau potable

CANALISATIONS A L AIR LIBRE OU DANS LES PASSAGES COUVERTS, OUVERTS SUR L'EXTERIEUR SOMMAIRE

Règlement du service public d assainissement collectif des communes de l ÉTOILE

RAPPORT AUDIT HYGIENE AVXX-0XX-XXX

CENTRALE D ACHAT DU GRAND DIJON

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

LOT N 16B AMENAGEMENT CUISINE & SALLE D'EAU

Le chauffe eau à accumulation électrique

VILLE DE SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS MISE EN CONFORMITÉ DE L ASSAINISSEMENT INTÉRIEUR D UNE PROPRIÉTÉ

Demande chimique en oxygène

LOT 04 PLOMBERIE SANITAIRES

Restauration d entreprise

Tours - les îlots. Généralités. Historique. Maître d'ouvrage Ville de Tours, puis les copropriétés concernées

C.C.T.P. PROJET D'AMENAGEMENT D'UN CENTRE SOCIAL DANS UN BATIMENT EXISTANT LOT N 04 - PLOMBERIE SANITAIRE - ZINGUERIE DEPARTEMENT DE LA HAUTE-GARONNE

Thierry Gallauziaux David Fedullo. La plomberie

Registre des dossiers et des mesures correctives du programme LCQ

CONVENTION POUR LE RACCORDEMENT DES INDUSTRIELS DE SAINT-BRIEUC AU RESEAU D'ASSAINISSEMENT. Mesdames, Messieurs,

LOT N 05 PLOMBERIE VENTILATION CHAUFFAGE

CREATION DE FORAGE, PUITS, SONDAGE OU OUVRAGE SOUTERRAIN

PARTICIPATIONS FINANCIERES H.T. DES ADHERENTS POUR L ANNEE 2010 ADOPTEES PAR LE COMITE SYNDICAL DU 19 FEVRIER

Grille d'évaluation Compétences reliées aux activités Evaluation du stage en entreprise

HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE

CONSIGNES D'UTILISATION ET D'ENTRE TIEN VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT LES CONSIGNES DE CE DOCUMENT AVANT D UTILISER VOTRE MACHINE À ESPRESSO.

VILLE DE FEYZIN PÔLE LOGISTIQUE ET BÂTIMENTS CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES (C.C.T.P.) TRAVAUX DE REFECTION D'ETANCHEITE

de l Université Laval Orientations et exigences générales et techniques de construction

Transcription:

L eau à l intérieur des bâtiments: aspects règlementaires 01 La règlementation concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine s applique sans restriction aux installations d eau à l intérieur des bâtiments 01

Tous les acteurs intervenant dans la production, la distribution de l eau à l intérieur des bâtiments, sont responsables de sa qualité EAU 01 LIMITE DE RESPONSABILITE PUBLIQUE / PRIVEE Schéma de branchement : limites de propriété et de responsabilité PROPRIETE PUBLIQUE d (*) PROPRIETE PRIVEE Regard de compteur Branchement du particulier sous la responsabilité du service des eaux jusqu'au compteur Compteur Joint aval du compteur (2) Canalisation publique Robinet de prise Canalisation de branchement (*) : distance la plus courte possible (1) : sous la responsabilité du service des eaux (2) : sous la responsabilité du particulier Robinet avant compteur Joint amont du compteur scellé (1) Limite de responsabilité Robinet après compteur Clapet anti-retour Distribution privée 27

L EAU POTABLE "Toute eau livrée à la consommation humaine doit être potable" "Elle remplit cette condition lorsqu'elle n'est pas susceptible de porter atteinte à la santé de ceux qui la consomment" 07 L EAU POTABLE Cette notion implique : pas d'agents pathogènes (dangereux pour la santé humaine) pas d'éléments chimiques indésirables ou toxiques susceptibles de causer des troubles à plus ou moins long terme agréable au goût, à l'œil, à l'odorat inerte vis-à-vis des matériaux qui la transportent 08

EAUX DESTINEES A LA CONSOMMATION HUMAINE à l'exclusion des eaux minérales naturelles Code de la santé publique 14 ARTICLE L.1321-1 DU CODE LA SANTE PUBLIQUE "Toute personne qui offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s'assurer que cette eau est propre à la consommation. L'utilisation d'eau impropre à la consommation pour la préparation et la conservation de toutes denrées et marchandises destinées à la consommation humaine est interdite."

CHAMP D APPLICATION DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE Toutes les eaux, qui soit en l'état, soit après traitement sont destinées : à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques Toutes les eaux qui sont utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de substances, destinés à la consommation humaine, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique 15 LES EXIGENCES DE QUALITE Les limites de qualité Leur dépassement est susceptible de générer des risques immédiats ou à plus long terme pour la santé Les eaux doivent être conformes à ces limites Les références de qualité Il s'agit d'indicateurs de qualité, témoins du fonctionnement des installations, ou de paramètres à l'origine d'inconfort, de désagréments pour le consommateur. Dans certaines circonstances, ils peuvent présenter un risque pour la santé Les eaux doivent satisfaire aux références de qualité 17

LIMITES DE QUALITE DES EAUX AUX ROBINETS Partie A : Paramètres microbiologiques Eaux de distribution Arsenic Bromates Chrome Chlorure de vinyle Cuivre Cyanures totaux Fluorures Hydrocarbures A. P. µg/l µg/l 50 µg/l 0,5 µg/l 2 mg/l 50 µg/l 1,5 mg/l 0,1 µg/l Escherichia coli Entérocoques Partie B : Paramètres chimiques (exemples) Mercure total Nickel Nitrates Nitrites Total pesticides Plomb Turbidité 0 / 0 ml 0 / 0 ml 1 µg/l 20 µg/l 50 mg/l 0,1-0,5 mg/l 0,5 µg/l µg/l 1 NTU Sortie traitement 18 REFERENCES DE QUALITE DES EAUX Paramètres indicateurs de qualité, témoins du fonctionnement des installations (exemples) Aluminium total Chlore libre et total Cuivre Chlorures Couleur Conductivité ph Equilibre calcocarbonique 200 µg/l Absence odeur saveur 1 mg/l 6,5 à 9 unités ph non agressif Fer total Oxydabilité KMnO 4 (acide) Odeur 250 mg/l Saveur 15 mg/l Pt-Co 180 à 00 µs/cm Sodium Température Turbidité sortie usine robinets 200 µg/l 5 mg/l O 2 Absence Acceptable 200 mg/l 25 C 0,5 NTU 2 NTU

LE POINT DE CONFORMITE Pour les eaux fournies par un réseau de distribution, il s'agit des robinets normalement utilisés pour la consommation humaine 16 CODE LA SANTE PUBLIQUE Article L.1321-43 SOUS-SECTION 3 :installation de production et de distribution Outre les installations de production, qui regroupent notamment les captages et les installations de traitement d eau, les installations comprennent : 1 Les réseaux publics de distribution qui incluent les branchements publics reliant le réseau public au réseau intérieur de distribution 2 les installations non raccordées aux réseaux publics de distribution et autorisées conformément à la réglementation 3 le réseau intérieur de distribution

LES ACTEURS PUBLICS ET LEURS RESPONSABILITES AUTORITES ADMINISTRATIVES Ministère Préfet - DDASS Maire PERSONNES PUBLIQUES OU PRIVEES RESPONSABLES DE LA DISTRIBUTION DE L'EAU (PPRDE) Maître d'ouvrage Distributeur d'eau élabore contrôle est chargé de est chargé de assure la réglementation l'application de la réglementation informe les usagers la salubrité publique (il ne peut pas déléguer) la desserte en eau (il peut déléguer) la desserte en eau (par délégation du maire à un syndicat des eaux) l'exploitation des installations (par délégation de service public) Nota : le maître d'œuvre public (DDAF, DDE) ou privé (bureau d'études) est responsable de l'organisation et de la réalisation des travaux 12 LES ACTEURS PRIVES ET LEURS RESPONSABILITES Les propriétaires sont responsables de leurs installations intérieures et des altérations de la qualité de l'eau qui pourraient s y produire. Les gestionnaires d'établissements distribuant de l'eau au public doivent s'assurer, par tous les moyens appropriés, que l'eau fournie aux points d'usage n est pas susceptible de porter atteinte à la santé des consommateurs Les opérateurs techniques (entreprises de plomberie sanitaire,...) intervenant dans les réseaux intérieurs (après compteur) doivent maîtriser l'ensemble des règles de conception, de mise en œuvre et d'entretien. Il faut qu'ils puissent également analyser les défauts d'une installation pour conseiller objectivement les propriétaires sur les risques pour la santé, les conséquences techniques et les mesures à prendre 13

OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES Ils sont responsables de leur réseau intérieur Définition du RESEAU INTERIEUR "Installation privée de distribution (canalisations et appareillages utilisés entre les robinets et le réseau public)" Attention! En cas de dépassement de normes, le responsable du réseau public est réputé avoir rempli ses obligations lorsqu'il peut être établi que la dégradation de la qualité de l'eau est imputable à l'installation privée Exemples : présence de plomb, stagnation, effets liés à la corrosion,... 28 ORGANISATION DU CONTROLE Aux trois points clés du réseau d'eau potable LA RESSOURCE Vérification de la qualité de l'eau brute au point de puisage LA MISE EN DISTRIBUTION Vérification de la qualité bactériologique et physicochimique au point de mise en distribution (après traitement) L'UTILISATION Vérification de la qualité essentiellement bactériologique au robinet du consommateur TRAITEMENT DE L'EAU POTABLE 21

REGLES D'HYGIENE CONCERNANT LES INSTALLATIONS DE PRODUCTION ET DE DISTRIBUTION PUBLIQUES ET PRIVEES 24 AUTORISATIONS ET DECLARATIONS Activités soumises à autorisation préfectorale après avis du CDH (CSHPF) Utilisation d'eau destinée à la consommation humaine Mise en place des périmètres de protection (après avis d'un hydrogéologue agréé) Activités soumises à déclaration auprès du Préfet Extension ou modification (mineure) d'installations collectives, publiques ou privées, d'adduction ou de distribution d'eau Utilisation d'eau prélevée dans le milieu naturel à usage familial 25

LES MATERIAUX AU CONTACT DE L EAU Une réglementation complexe, des objectifs simples Les matériaux au contact de l'eau ne doivent pas : être susceptibles d'en altérer la qualité se retrouver dans l'eau à une teneur supérieure aux limites de qualité 34 ARTICLE L.1321-48 DU CODE LA SANTE PUBLIQUE SOUS-SECTION 3 :installation de production et de distribution Les matériaux et objets mis sur le marché et destinés aux installations de production, de distribution, et de conditionnement qui entrent en contact avec l EDCH, ne présentent pas de danger pour la santé humaine. Ces dispositions s appliquent en tout ou partie, selon les groupes de matériaux et objets et en fonction de leur usages

LES MATERIAUX DE CANALISATION Interdiction totale d'utilisation du plomb et de l'acier noir dans les installations de distribution d'eau Les brasures contenant des additions de plomb sont également interdites Tous les autres matériaux (cuivre, PVC, PEHD, PER, acier galvanisé,...) sont autorisés sous réserve du respect d'une certification du produit (marque NF) ou de la réglementation sur les matériaux en contact avec l'eau 32 LES MATERIAUX DE CANALISATION 2 NOUVELLES OBLIGATIONS POUR LE DISTRIBUTEUR D'EAU : La personne publique ou privée responsable de la distribution d'eau (exploitant) doit transmettre au Préfet : une étude de potentiel de dissolution du plomb dans l'eau au point de mise en distribution La PPRDE doit mentionner dans le rapport annuel sur le prix et la qualité de l'eau : le nombre et le pourcentage de branchements publics en plomb supprimés ou modifiés au cours de l'année écoulée 33

LES MATERIAUX AU CONTACT DE L EAU (2) Arrêté du 29 mai 1997 Section 1 : Dispositions générales L'obligation des fabricants Article 2 s'assurer de la compatibilité des matériaux fabriqués avec la qualité des eaux distribuées s'assurer de l'innocuité des matériaux par rapport à la santé humaine L'obligation des opérateurs (grossistes, installateurs, distributeurs d'eau,...) vérifier la conformité des matériaux utilisés Article 3 35 LES MATERIAUX AU CONTACT DE L EAU L'arrêté du 29 mai 1997 fixe des limites maximales d'impuretés pour les métaux et alliages Il existe des listes positives des constituants pouvant entrer dans la composition des matériaux organiques et pour les adjuvants des bétons 36

LES MATERIAUX AU CONTACT DE L EAU (4) Les matériaux organiques doivent avoir obtenu une Attestation de Conformité Sanitaire (ACS) Pour les autres matériaux c'est le fabricant qui doit attester de la conformité de ses produits (auto déclaration dans l'attente de l'obtention de l'acs) 37 LES MATERIAUX AU CONTACT DE L EAU Les accessoires (pompes, robinets, compteurs, disconnecteurs,...) et appareils individuels de traitement (adoucisseurs, filtres,...) devront également bénéficier d'une ACS 38

LES PROCEDES ET PRODUITS DE TRAITEMENT D EAU 1 2 3 Les procédés et produits de traitement doivent être autorisés par le ministère de la santé A l'issue du traitement, l'eau ne doit pas être agressive, corrosive et ne pas gêner la désinfection Les produits de traitement ne doivent pas se retrouver dans l'eau à des concentrations supérieures aux limites de qualité ou susceptibles de porter atteinte à la santé des consommateurs (sodium, phosphate,...) 30 LES TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES Dans un immeuble collectif chaque appartement doit disposer d'au moins 1 robinet d'eau froide du réseau public sans traitement complémentaire (article R 1321-53 du CSP*) Il n'est donc pas possible de traiter toute l eau distribuée mais seulement certains usages tels que l'eau chaude sanitaire (adoucissement,...) 29

LES PRODUITS DE NETTOYAGE ET DE DESINFECTION (article 1321-53 du CSP*) 1 2 3 Les produits de nettoyage, désinfection doivent être autorisés par le ministère de la santé Les modalités d emploi de ces produits font l objet de prescriptions édictées par arrêté ministériel L évacuation des eaux utilisées pour le nettoyage et le rinçage des installations, ne doivent pas porter atteinte à la santé des personnes et à l environnement 30 ARTICLE L.1321-55 DU CODE LA SANTE PUBLIQUE SOUS-SECTION 3 :installation de production et de distribution Les installations de distribution d eau doivent être conçues réalisées et entretenues de manière à empêcher l introduction ou l accumulation de micro-organismes de parasites ou de substances constituant un danger potentiel ou susceptible d être à l origine d une dégradation de la qualité de l eau. A l issu du traitement, l eau distribuée ne doit pas être agressive, corrosive ou gêner la désinfection.

ARTICLE L.1321-55 DU CODE LA SANTE PUBLIQUE SOUS-SECTION 3 :installation de production et de distribution Ces installations doivent assurer en tout point la circulation de l eau. Elles doivent pouvoir être entièrement nettoyées, rincées, vidangées et désinfectées. Sur tout point de puisage accessible au public et délivrant une eau réservée à un autre usage que la consommation humaine, une information doit être apposée afin de signaler le danger encouru. AUTRES REGLES D'HYGIENE CONCERNANT LES INSTALLATIONS DE PRODUCTION ET DISTRIBUTION PRIVEES Les installations doivent pouvoir être entièrement nettoyées, rincées, vidangées et désinfectées Pression : hauteur piézométrique de l'eau distribuée au moins égale à 0,3 bar à l'heure de pointe de consommation L'utilisation des canalisations intérieures d'eau pour la mise à la terre est interdite sauf dérogation Vérification et entretien Réservoirs et bâches de stockage Dispositifs de protection et de traitement au moins 1 fois/an Périodicité à définir(arrêté) 39

PROTECTION VIS-A-VIS DES RETOURS D EAU Il est interdit de raccorder un forage privé sur un réseau intérieur alimenté par le réseau public RESEAU PUBLIC PUITS PRIVE Le réseau public et le réseau privé doivent être physiquement séparés et clairement identifiés 31 ARTICLE L.1311-2 DU CODE LA SANTE PUBLIQUE Les autorités locales ou départementales chargées de veiller à l application de la règlementation déclinée dans le code de la santé publique, Ont toute latitude pour prendre les arrêtés qu ils jugent nécessaires. Exemple:

RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS La juxtaposition de matériaux de nature différente ne doit en aucun cas modifier les qualités de l eau, ni entrainer notamment l apparition de phénomènes de corrosion. Les canalisations métalliques d eau doivent être reliées au réseau équipotentiel de protection électrique Les canalisations et réservoirs d eau non potable doivent être différenciés des ouvrages d eau potable au moyen de signes distinctifs conformes aux normes RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS Toute communication entre l eau potable et l eau non potable est interdite. Sur tout point de puisage d eau non potable est appliquée une plaque signalétique portant la mention «eau dangereuse à boire» Les réseaux doivent être munis de dispositifs de soutirage, ces derniers doivent être manœuvrés aussi souvent que nécessaire et au moins 2 fois par an.

Extraits RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS Le branchement doit comporter des éléments de fermeture, d essais, et de contrôle, ainsi qu un dispositif assurant une protection générale des éventuels retours d eau. En outre, si l installation intérieure présente un risque de pollution, une protection spécifique sera choisie en fonction du niveau de risque et placée à l origine du réseau intérieur. Extraits RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS La mise en place d un disconnecteur à zone de pression réduite contrôlable doit faire l objet d une déclaration préalable à l autorité sanitaire. Des essais de vérification sont effectués périodiquement et au moins une fois par an. Les résultats sont notés sur une fiche technique propre à l appareil et transmis à l autorité sanitaire

RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS Toute installation raccordée à la distribution publique par un nouveau branchement doit faire l objet d un contrôle technique sanitaire, aux frais du propriétaire, avant la désinfection. RÈGLEMENT SANITAIRE DU DÉPARTEMENT DE PARIS Tout réseau d adduction collective doit faire l objet d une désinfection. La mise en service d un réseau ne peut-être effectuée qu après délivrance par l autorité sanitaire du procès verbal de réception du réseau. Celui-ci est délivré au vu des contrôles sanitaires de l eau, en particulier au niveau des branchements et des points d utilisation. L efficacité des désinfections est contrôlée aux frais du propriétaire.

REGLEMENT DES SERVICES ET TARIFICATION Code de la santé publique 14 LOI SUR L EAU DU 30 DECEMBRE 2006 En cas d utilisation d une autre ressource en eau par l abonné, le règlement de service prévoit la possibilité pour les agents du service d eau potable d accéder aux propriétés privées pour procéder au contrôle des installations intérieures de distribution d eau et des ouvrages de prélèvement, puits et forages. Les frais de contrôle sont mis à la charge de l abonné.

LOI SUR L EAU DU 30 DECEMBRE 2006 Un décret fixe les conditions dans lesquelles il est fait obligation aux usagers raccordés ou raccordables au réseau d assainissement d installer un dispositif de comptage de l eau qu ils prélèvent sur des sources autres que le réseau de distribution. Il fixe également les conditions dans lesquelles la consommation d eau constatée au moyen de ce dispositif est prise en compte dans le calcul de la redevance d assainissement due par les usagers. 14

ARRETE DU 30 NOVEMBRE 2005 Afin de limiter le risque de brûlure : Dans les pièces destinées à la toilette, la température maximale de l eau chaude sanitaire est fixée à 50 C Dans les autres pièces, la température de l eau chaude sanitaire est limitée à 60 C aux points de puisage Dans les cuisines et buanderies des ERP*, la température pourra être portée à 90 C en certains points faisant l objet d une signalisation particulière ARTICULATION DE LA REGLEMENTATION SANITAIRE EAU POTABLE Directive cadre REGLEMENTATION Directive EDCH (1) Loi sur l'eau Code de la santé publique Arrêté matériaux + ACS (2) Arrêté température Autres arrêtés (en préparation) Circulaires Guides techniques Normes produits et méthodes NF-EN DTU (3) CCTG (4) CCTP (5) RECOMMANDATIONS TECHNIQUES (1) Eau Destinée à la Consommation Humaine (y compris glace alimentaire + eau de l'industrie agroalimentaire) (2) Attestation de Conformité Sanitaire (délivrée par un laboratoire agréé) (3) Document Technique Unifié (4) Cahier des Clauses Techniques Générales (ex : Fascicule 71 pour la pose des réseaux d'eau potable) (5) Cahier des Clauses Techniques Particulières (lot plomberie) 11