Satellinet L ACTUALITÉ DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS EN LIGNE LUNDI #144 4 MARS 2013 À LA UNE «Pour la présence des magazines d information de M6 sur le web, MSN représente un levier d audience immédiat.» Christian Bombrun, M6 Web MSN FRANCE : LANCEMENT AVEC M6 D UNE PLATE-FORME D INFORMATION COBRANDÉE Microsoft France a annoncé mercredi 27 février une série de nouveautés sur son portail éditorial MSN. fr. La première concerne le lancement, le 11 mars, en partenariat avec M6, d une nouvelle plate-forme baptisée M6info by MSN. En plus des journaux de la chaîne (le 12.45 et le 19.45, déjà disponibles aujourd hui sur MSN au terme d un précédent accord avec la chaîne), la plate-forme agrége l ensemble des magazines d information du groupe M6 tels que Zone Interdite, Capital, Enquête exclusive, 66 minutes et Le Mag. En plus d être disponibles en catch- up sur les offres replay de la chaîne, ces derniers seront également accessibles sur M6info by MSN, en intégralité ou sous formes de séquences. Suite à cette opération, M6info by MSN devient la marque de référence de l information digitale du groupe M6 sur le web puisque le site de chaîne, rubrique information, redirigera les internautes vers la nouvelle plate-forme, selon Christian Bombrun, directeur général adjoint de M6 Web, interrogé par Satellinet. «L information est un domaine occupé, sur internet, par de nombreux acteurs comme ceux de la presse écrite ou les chaînes d information en continu. Une chaîne comme M6, challenger en ce domaine, ne pouvait pas y aller toute seule. MSN est pour nous un levier d audience immédiat», précise Christian Bombrun. Ce dernier indique que la monétisation des contenus de la plate-forme sera conjointement opérée par Microsoft Advertising s agissant du display, et par Microsoft Advertising et M6 Publicité Digital pour ce qui est des formats vidéos prime étant donnée à M6 pour la commercialisation de ces derniers. Les revenus générés seront ensuite partagés entre les deux entités. Ni le partage de l inventaire commercialisé ni les quotes-parts de partage de revenus n ont été communiqués. Par ailleurs, M6 Web a pris à sa charge le développement des applications mobiles M6info by MSN à venir. L ensemble du dispositif sera relayé sur les chaînes du groupe M6 et sur les supports MSN selon une pression promotionnelle qui n a pas été communiquée. Interrogé par Satellinet, Erik-Marie Bion, directeur de la division Advertising & Online de Microsoft France, précise que deux nouveaux formats, mais aussi l IAB Billboard, seront commercialisés sur les «chaînes» MSN. Seul le Billboard sera commercialisé sur Skype. Pour MSN et M6, il s agit de la deuxième étape d un partenariat entamé en 2009. Ce dernier s incarne notamment dans «La Question du jour», rubrique des JT de M6, qui utilise le «panel» (non représentatif) de l audience de MSN pour répondre à des mini- sondages. Selon les deux entités, plus de 100 000 personnes participent en moyenne par jour à ce type de sondage. La rubrique Actualités du portail MSN France (actuellement baptisée M6&MSN actualités) recueille une audience d environ 3,5 à 4 millions de VU mensuels. Par ailleurs, autre nouveauté, la page d accueil de MSN.fr (8,7 millions de VU, Médiamétrie//NetRatings, décembre 2012), est dotée d un nouveau graphisme qui privilégie l entrée dans les contenus par l image. Les utilisateurs de Windows 8 bénéficieront d une interface spécifique qui répond aux codes de l OS de Microsoft et aux usages tactiles que permettent certains terminaux de type Surface, la tablette développée par Microsoft. Editorialement, le site se positionne sur l actualité, le divertissement et les contenus féminins. Il s agit également, pour MSN. fr, de provoquer des conversations autour de ses contenus, en mettant à disposition, désormais sur son portail, le logiciel de VoIP Skype, qui remplace Messenger. Selon Flore Segalen, directrice de MSN France, un vidéo-chat organisé avec la dernière Miss France au lendemain de son élection via Skype aurait agrégé plusieurs milliers d internautes sur le site. Le nouveau MSN est réalisé en responsive design, c est- à-dire qu il s adapte aux supports mobiles. MSN.fr ressuscite également en 2013 le concept de «blogosphère» avec son programme «Social Voices». Il s agit ici de recruter notamment des bloggeurs «proches de notre cible, accessibles», indique à Satellinet Flore Segalen qui livreront différents points de vue dans leurs domaines d expertise. Ces Social Voices, au nombre de dix au lancement et dont les modèles de rémunération (non communiqués) varient selon leur notoriété, auront également pour mission d engager la conversation avec l audience. Cristina Cordula, animatrice de Nouveau look pour une nouvelle vie (M6) traitera de la mode, Nathalie Nguyen, demi- finaliste de Masterchef (TF1) de cuisine, ou encore Karine Abbou, fondatrice du site jureka.fr, de droit pratique. Il s agira de formats texte ou vidéo. Les vidéos seront produites en interne par la rédaction de MSN France (plus de 10 personnes, selon nos informations). Selon Xavier Kreutzer, rédacteur en chef du site interrogé par Satellinet, MSN.fr produit, par ailleurs, quotidiennement, une trentaine d éléments éditoriaux nouveaux. Au total, MSN.fr revendique une audience globale (MSN + Windows Live Messenger + Hotmail) de plus de 28 millions VU par mois (Médiamétrie//NetRatings, déc. 2012, rubrique «portails généralistes»). L objectif, pour Flore Segalen, est de renforcer le positionnement de la plate-forme et de fidéliser l audience, plus que de recruter de nouveaux publics. 01
SOMMAIRE #144 Lundi 4 mars 2013 01 À LA UNE MSN France : lancement avec M6 d une plate-forme d information cobrandée 03 L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE MÉDIAS Confidentiel Citizenside : Une lettre d intention évite temporairement sa mise en liquidation judiciaire Et aussi : 20minutes.fr, DirectMatin.fr, EconomieMatin.fr, Streetpress... RÉGIES SFR Régie : Prise en régie de nouveaux éditeurs et développement de son activité à la performance Et aussi : Ebuzzing, Prisma Pub, Slate, Météo France Régie, Nugg.ad, STickyADStv, 20 Minutes... MARCHÉS Groupe Ad4screen : Ouverture d un bureau à Londres et nouveau directeur international Et aussi : Médiamétrie, Hubee, Widevine (Google), Le Camping (Silicon Sentier), NewspaperDirect, LeadMedia, Gamned, Alenty... INSTITUTIONNEL Hadopi : Rapport sur les moyens de lutter contre le streaming et le téléchargement illégaux Et aussi : La fiscalité du livre numérique, Conseil national du numérique et neutralité du net... EN MOUVEMENT 20 Minutes : Acacio Pereira succède à Yvon Mézou et devient directeur des rédactions papier et web Et aussi : StreetPress INTERNATIONAL Washington Post : +5% de chiffre d affaires publicitaire en ligne en 2012 AGENGES Nouveau Budgets de la semaine 14 ENTRETIEN AVEC Thomas Jamet (Moxie) : «Nos créations sont tournées vers le ROI, pas vers le buzz» 16 LE TOUR DE LA QUESTION Les stratégies éditoriales et commerciales des sites de sport 19 RETOUR DE CAMPAGNE L agence Human inside événementialise le live-tweet pour promouvoir le Stade de France 21 VISUAL THINKING 22 AGENDA 23 AUDIENCE INTERNET 24 BULLETIN D ABONNEMENT 02
#144 Lundi 4 mars 2013 L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE MÉDIAS CONFIDENTIEL - CITIZENSIDE : UNE LETTRE D INTENTION ÉVITE TEMPORAIREMENT SA MISE EN LIQUIDATION JUDICIAIRE Selon nos informations, Citizenside, qui passait devant le tribunal de commerce jeudi 28 février en vue d une mise en liquation judiciaire, a bénéficié d un délai supplémentaire d une semaine, le temps pour le tribunal d examiner une lettre d intention de rachat présentée in extremis par un groupe média étranger. Ses dirigeants gardent espoir pour une reprise possible de la structure et de ses employés (8 personnes au total). La plateforme, qui assure la vente de vidéos et photos d actualités prises par des amateurs auprès de médias via des contrats ou en marque blanche, a été en cessation de paiement durant quelques semaines fin 2012, avant de nouvelles rentrées d argent. Fondée en 2005 par Matthieu Stefani, Philippe Checinski et Julien Robert, la société a perdu plus d 1,8 million d euros ces cinq dernières années. Outre les fondateurs (40 % du capital), l AFP est actionnaire de Citizenside à hauteur de 34%, et IAM (Image Amateur Marketplace), société détenue par Xavier Gouyou-Beauchamps, président de la structure, en détient 26%. Ni les discussions avec l AFP, qui souhaitait céder ses parts aux fondateurs et à IAM, ni l hypothèse d un rachat global par un groupe extérieur n ont abouti ces derniers mois. Le tribunal devrait prononcer une décision cette semaine après la manifestion de ce groupe, dont l identité n a pas filtré. 20 MINUTES : PARTENARIAT GLOBAL AVEC CÔTÉ CINÉ GROUP 20 Minutes SAS et Côté Ciné Group ont annoncé lundi 25 février la signature d un accord global, portant notamment sur les contenus éditoriaux de la rubrique Cinéma de 20minutes.fr et leur monétisation. Côté Ciné Group, société spécialisée dans les solutions marketing et technologiques à destination des salles de cinéma, met notamment à disposition de 20minutes.fr des contenus vidéo (bande-annonces, extraits de films, interviews) qui complètent celles produites par les équipes du site. «Nous souhaitions développer la vidéo sur le cinéma, d autant que 20 Minutes est historiquement très présent sur la musique, le cinéma, la littérature... Il y a un partage de revenus sur la commercialisation que nous effectuerons via des pré-rolls», indique à Satellinet Renaud Grand-Clément, directeur général adjoint en charge des revenus de 20 Minutes SAS France. Le groupe est également devenu, depuis le mois de février, la régie du magazine Côté Ciné et en assurera la commercialisation de son inventaire publicitaire à compter du numéro de mai. Ce mensuel gratuit est distribué à 450 000 exemplaires dans 250 cinémas en France, au sein des réseaux CGR, Cinéville, Cap Cinéma, Mégarama et dans des établissements indépendants tels que le Grand Rex. «Il s agit bien d un partenariat stratégique global, en contenus et en monétisation, sur le papier et le web, car pour être efficace il faut désormais mettre en place des audiences convergentes entre supports», souligne Renaud Grand-Clément. La marque 20 Minutes touche un amateur de cinéma sur trois en France à travers ses supports papier, web et mobiles, selon l étude Audipresse One 2011-2012 (indicateur brand global 30 jours). 20 Minutes.fr totalise 5,2 millions de VU mensuels (Médiamétrie//NetRatings, décembre 2012). STREETPRESS : LANCEMENT DE LA DEUXIÈME ÉDITION DE SA FORMATION AU JOURNALISME, STREET SCHOOL StreetPress, site d information positionné sur l actualité sociétale pour les jeunes urbains, lance ce mardi 5 mars la deuxième édition de Street School, son programme gratuit de formation au journalisme. Les candidats pourront se manifester jusqu au lundi 18 mars sur son site, avant une formation qui débute le 6 avril pour 15 semaines. Quinze personnes entre 20 et 30 ans habitant l Îlede-France seront sélectionnées en fonction de leur motivation. «L an passé, 450 jeunes avaient candidaté. Sur les 15 retenus, 6 travaillent désormais comme journalistes ou pigistes, ou développent des projets médias, et 3 ont rejoint des grandes formations au journalisme», indique à Satellinet Johan Weisz, directeur de publication de StreetPress. Le programme, piloté par Cécilia Gabizon, grand reporter au Figaro, et dans lequel interviennent des journalistes professionnels, est soutenu par la Mairie de Paris et la Fondation Evens France pour quelques dizaines de milliers d euros. Créé en 2008 sous la forme d une SAS (cinq salariés), StreetPress (150 000 VU mensuels) a réalisé près de 140 000 de CA en 2011 (100 000 en 2010), via la publicité, des formations professionnelles sur les médias et la production de vidéos aux entreprises, institutions et collectivités. 03
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 >>> MÉDIAS ECONOMIEMATIN.FR : UN SERVICE DE NEWSLETTER COMMERCIALISÉ À DIRECTMATIN.FR VIA SON LAB Economie Matin le Lab, la web agency intégrée d Economie Matin, pure player d information économique, a mis en place la nouvelle newsletter de Directmatin.fr, envoyée tous les jours à ses abonnés depuis lundi 25 février. Economie Matin, cofondé par Jean-Baptiste Giraud (lire Satellinet n 128), a en effet mis au point, dès sa création en mai 2012, un générateur automatique de newsletters en mode SaaS. La newsletter délivrée utilise le responsive design, technique qui permet aux contenus de s adapter automatiquement à la taille de l écran utilisé. La newsletter d Economie Matin est ainsi lue à 50 % depuis un mobile, selon ses dirigeants. La solution est commercialisée soit via la location d une licence d utilisation qui reste hébergée par Economie Matin soit via l achat de la licence (3 500 plus l installation, deux jours en moyenne à 450 euros). Ce service, utilisé sur le site d Economie Matin, a également été déployé chez deux autres clients médias, Publi-News, pour son site www.pointbanque.fr, et Publi-Hebdos (Ouest-France) pour son site www.76actu.com. Economie Matin, qui rassemble 4 à 5 personnes équivalents temps plein) réfléchit à une location mensuelle de son outil avec des frais de set-up. RÉGIES SFR RÉGIE : PRISE EN RÉGIE DE NOUVEAUX ÉDITEURS ET DÉVELOPPEMENT DE SON ACTIVITÉ À LA PERFORMANCE La régie mobile SFR Régie a indiqué lundi 25 février la prise en régie des applications mobiles et tablettes de Marianne, Libération, TMC et NT1. Ces deux derniers éditeurs, en régie depuis quelques mois, ont rejoint l offre Entertainment de SFR Régie, composée désormais de M6, W9, 6-Ter, Allociné, Game One, MTV, Télé loisirs et Un dîner presque parfait. Soit une offre de plus de 5,4 millions de VU mensuels et 230 millions de PAP, selon la régie. Depuis quelques jours, SFR Régie commercialise également les applications mobiles de Libération et Marianne au sein de son pack News, qui rassemble notamment Direct Matin, LExpress, L Entreprise, L Expansion, Le Point, youmag et Capital, soit un total de plus de 2,1 millions de VU mensuels et 50 millions de PAP. «Ces prises en régie participent à notre stratégie bipolaire : d un côté le développement de nos offres prime time, associant puissance et affinité (News, Entertainment, Hommes, Femmes, CSP+, 18-35 ans), et de l autre le développement de notre market place, avec des inventaires vendus à la performance», indique à Satellinet Patricia Lévy, directrice générale de SFR Régie. La commercialisation sur cette market place, pour laquelle la régie revendique plus de 110 millions de PAP par mois, est effectuée en blind pour des campagnes mobiles ROI à très court terme, avec une réservation des espaces par un système d enchères au CPC en temps réel. Onze catégories sont proposées aux annonceurs pour cibler leurs campagnes sur différents supports ou formats (wap, smartphones, applications, iphone, Android...). SFR régie annonce 65 % de reversement aux éditeurs. Cette market place est l un des axes de développement de SFR Régie, qui souhaite prendre des positions sur le marché de la performance sur le mobile en 2013. Pour cela, la régie veut notamment proposer de nouveaux formats publicitaires via le HTML5 et des offres drive to store (push, SMS). SFR Régie - www.sfrregie.fr Répartition du capital : détenu par SFR. CA 2012 : la régie revendique «20 % du marché» (soit environ 9,5M sur un marché évalué par le baromètre SRI Capgémini à 48M ). Effectifs : 12 personnes. Editeurs en régie : SFR, Gala, Télé loisirs, GQ M6, RTL, L Express, L Expansion, Capital, Le Point, Game One, Cdiscount, Voici, Allociné... Annonceurs : Ford, Toyota, Crédit Agricole, BNP, Société Générale... 04
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 >>> RÉGIES EBUZZING : ACCORD AVEC AFFECTIVA POUR MESURER LES RÉACTIONS DEVANT LES PUBLICITÉS VIDÉO Ebuzzing, groupe de communication sur les médias sociaux fondé en 2007 par Pierre Chappaz, Frédéric Montagnon et Bertrand Quesada, a annoncé mercredi 27 février un partenariat avec Affectiva, start-up spécialisée dans les technologies de mesure de l émotion. Affectiva a été cofondée en 2010 par Rosalind Picard, directrice du Groupe de recherche sur l informatique affective au Massachusetts Institute of Technology (MIT). La société développe des capteurs, ainsi qu un logiciel de reconnaissance faciale baptisé Affdex, capables de mesurer en direct les émotions des utilisateurs. C est cette dernière activité que le groupe Ebuzzing a souhaité intégrer au sein de sa plate-forme de vidéo publicitaire Ebuzzing Social. Il s agit d offrir aux marques une lecture directe des réactions émotionnelles suscitées par leurs publicités. «L intéret de cet outil de reconnaissance faciale, Adffex, est d optimiser la création publicitaire en donnant aux annonceurs des clés pour comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans la réception d une publicité par l internaute, au-delà du clic et du partage. Il s agit d optimiser l attention portée à la vidéo», indique à Satellinet Caroline Hugonenc, directrice marketing France d Ebuzzing. Pour mesurer les émotions des utilisateurs à partir du player dans lequel est diffusée la vidéo, Affdex utilise des outils (Computer Vision, Machine Learning), développés en partenariat avec le MIT, qui détectent les expressions faciales et les mouvements de tête enregistrés par les webcams de l ordinateur utilisé par l internaute ou la caméra du smartphone. Le dispositif, qui nécessite l accord de l internaute via un clic, évalue, analyse et interprète les réactions des utilisateurs face au contenu vidéo, décodant une gamme d émotions (joie, sourire, malaise, indifférence...), «sans avoir besoin d audience test ni de laboratoire de recherche», souligne Caroline Hugonenc. Après des tests internes fin 2012, Ebuzzing propose depuis quelques jours cette technologie aux annonceurs sur Ebuzzing Social, sa plateforme de publicités vidéo sociales, utilisée, selon le groupe, par un réseau de plus de 40 000 blogs, social games, et applications pour mobiles et pour Facebook. Basé au Royaume Uni, aux USA, en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Luxembourg, Ebuzzing Social rassemble 200 collaborateurs, dont 50 à la R&D. Il n y a, à ce stade, pas d échanges financiers entre Ebuzzing et Affectiva. «On offre à Affectiva une application très concrète de leur outil au sein de notre player, et une visibilité», souligne Caroline Hugonenc. Pour sa part, Ebuzzing ne renchérira pas les tarifs des publicités vidéo auprès des annonceurs (0,07 la (courte) vidéo vue, entre 0,12 et 0,15 pour une vidéo de 30 secondes. «C est un service en plus offert aux marques», indique Caroline Hugonenc. Ebuzzing a réalisé un chiffre d affaires de 38,5M en 2012 (+79 %). SLATE.FR : LE PURE PLAYER QUITTE LA RÉGIE D ORANGE ET CONFIE SES ESPACES PUBLICITAIRES À PRISMA PUB Slate.fr, pure player d information positionné sur les contenus magazines, a annoncé mercredi 27 février avoir confié la commercialisation de ses espaces publicitaires internet à Prisma Pub, la régie intégrée du groupe Prisma Media (Géo, Capital, Voici, Gala, Femme Actuelle, Neon...). Le pure player, qui rassemble 1,4 million de VU (Médiamétrie, décembre), revendique 3,4 millions de visites (Xiti). Le site confiait jusque-là ses espaces publicitaires à Orange Advertising Network. «En tant que média d analyses, nous occupons un espace qui n est pas celui de l information immédiate mais du magazine. Aujourd hui, nous sommes entrés dans le deuxième âge de l information numérique, où les lecteurs ne recherchent plus seulement la rapidité mais la mise en perspective, l explication et la hiérarchisation de l actualité. Nous avons trouvé avec Prisma une régie très proche culturellement de Slate, évoluant avec succès dans l univers des magazines de qualité» indique Jean-Marie Colombani, président et fondateur de Slate.fr. 60% des revenus du site sont générés par la publicité et les partenariats, «avec des annonceurs premium issus du luxe et du voyage notamment», nous indiquait fin 2012 son directeur général Eric Leser (lire Satellinet n 134). 30% des revenus proviennent de la vente de contenus (Orange, Pôle Emploi...) et 10 % des événements. Slate France est édité par la société E2J2, dont le capital est majoritairement détenu par ses fondateurs, Jean-Marie Colombani, Jacques Attali, Eric Le Boucher, Johan Hufnagel et Eric Leser (56%), tandis que le Washington Post possède 17% des parts, le fonds Viveris 20% et le fonds BNP Parisbas Développement 6%. 05
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 mars2013 >>> RÉGIES MÉTÉO FRANCE : NOUVEAU PARTENARIAT AVEC NUGG.AD POUR UTILISER SES OUTILS DE CIBLAGE Météo France Régie, régie du site de prévisions météorologiques Météo France (8,1 millions de VU mensuels (Médiamétrie//NetRatings, décembre 2012) a annoncé mardi 26 février avoir noué un partenariat avec la plate-forme de ciblage comportemental prédictif nugg.ad. Fondé en 2006, nugg.ad AG a ouvert un bureau à Paris en mars 2012 (3 personnes aujourd hui, 6 prévues fin 2013). La société appartient depuis 2010 au groupe Deutsche Post DHL, spécialisé dans le transport et la logistique (52,8 Mds de CA en 2011). «Notre outil permet de qualifier les audiences des sociétés en profils, en intentionnalistes (d achats) et en habitudes de consommation en temps réel», indique à Satellinet Augustin Decré, directeur de nugg.ad France. Pour y parvenir, les outils de la société associent l étude de la navigation des internautes, via des cookies, à la mise en place de sondages en ligne auprès de panels, sans collecter cependant les adresses IP, explique Augustin Decré. nugg.ad revendique 1,2 milliard de profils en base dans 17 pays, dont 300 millions dédupliqués. Pour la régie Météo France - détenue à 100% par Météo France, établissement public à caractère administratif (EPA), l intérêt est de proposer à ses annonceurs (les principales marques automobiles, de voyages, d assurances...) des cibles d internautes plus précises. «nugg.ad permet de créer, en plus des segments standards, des cibles dédiées à chaque annonceur via des profils socio-démographiques, des intérêts produits, des habitudes de consommation et par intentionnistes», indique à Satellinet Christophe Castets, vice-président de Météo France Régie (7 collaborateurs, entre et 7 et 8M de CA en 2011). Le service est proposé à ses clients en option et facturé «quelques euros en plus» par rapport au CPM pratiqué. Le format IAB standard, sans ciblage, est habituellement commercialisé entre 3 et 5 le CPM net sur Meteo.fr, tandis que des formats plus impactant (habillage de page d accueil...) sont commercialisés de 15 à 18 le CPM. L accord entre les deux partenaires prévoit la mise à disposition de l outil contre un forfait mensuel et un partage de recettes publicitaires, dont les modalités ne sont pas précisées. Des post-tests permettent de mesurer l efficacité des campagnes. nugg.ad annonce par exemple une couverture sur cible de +168% sur une campagne de L Oréal utilisant ses outils par rapport à une rotation contextuelle classique et un coût par lead de +84% de Royal Canin. Parmi ses principaux clients figurent Horyzon Média, 3W Régie, Axel Springer, ainsi que ebay et Microsoft Advertising. STICKYADSTV : PRISE EN RÉGIE DES ESPACES VIDÉO DES SITE, MOBILES ET TABLETTES DE 20MINUTES.FR La régie vidéo multi-écrans StickyADStv a annoncé lundi 25 février la prise en régie de l inventaire vidéo du site web et des supports mobiles (applications et site) de 20 Minutes. 20 Minutes France revendique environ 1 million de vidéos vues chaque mois sur l ensemble de ses supports digitaux, et rassemble 5,2 millions de VU mensuels sur 20minutes.fr (Médiamétrie// NetRatings, décembre 2012). L accord entre les deux sociétés est effectif depuis début janvier. Jusque-là, l éditeur assurait lui-même la monétisation de ses vidéos. StickyADStv intègre ce nouvel inventaire à son offre «News», qui comprend notamment les sites de Capital, L Internaute, MSN Actualités et National Géographic, soit un total, selon la régie, de près de 17 millions de vidéos vues et 7 millions de VU mensuels. «L inventaire vidéo de 20 Minutes est commercialisé via des pré-rolls et parfois des post-rolls tarifés 25 euros le CPM sur mobile et entre 16 et 18 euros le CPM sur web desktop», affirme Hervé Brunet, cofondateur et président de StickyADStv, interrogé par Satellinet. Les espaces publicitaires des vidéos de 20 Minutes étaient jusque-là commercialisés par la régie Advideum. «Nous sommes sur des activités volatiles ; la capacité d innovation et d adaptation de nos partenaires est très importante et il nous a semblé que StickyADStv était plus dynamique, associant une approche complète en terme de puissance sur le marché, de technologies et de représentation de la marque 20 Minutes», indique à Satellinet Renaud Grand-Clément, directeur général adjoint en charge des revenus de 20 Minutes SAS France. StickyADStv www.stickyadstv.com Création : 2009. Fondateurs : Gilles Chetelat et Hervé Brunet. Capital : détenu à 80 % par les 2 fondateurs, à 20 % par des business angels. CA 2012 : NC. Effectifs : 19 personnes (14 à Paris, et 5 au centre de R&D à Montpellier). Sites en régie : plus de 210 sites média issus des groupes MTV, NRJ, Lagardère, Universal Music, Prisma (Voici, Gala, Geo...). Inventaire : 170 millions de vidéos vues par mois revendiquées. 14 millions de vidéonautes uniques mensuels (Médiamétrie//NetRatings, décembre 2012). 04 06
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 MARCHÉS GROUPE AD4SCREEN : OUVERTURE D UN BUREAU À LONDRES ET NOUVEAU DIRECTEUR INTERNATIONAL Le groupe de marketing mobile Ad4screen a annoncé lundi 25 février l ouverture d un bureau à Londres (Angleterre), piloté sur place par Guillaume Dax, ex-clm BBDO et Horyzon Media. Il sera placé sous la responsabilité de Martin Clamart (ex-carat, OMD et Horyzon Média), directeur du développement international. Ad4sccreen possède notamment des activités en Angleterre, en Allemagne, Italie, Etats-Unis, Japon, et Chine. «Ce déploiement s inscrit dans la stratégie de développement du groupe à l international, qui est l un de nos axes de développement en 2013, d autant plus que la publicité sur mobile est beaucoup plus développée en Grande-Bretagne qu en France», indique à Satellinet Jérôme Stioui, président et cofondateur d Ad4screen. Le marché publicitaire sur mobile représentait 600 millions de dollars en 2012 (458 millions d euros) selon emarketer, relayé par le SRI dans son baromètre de la publicité en ligne 2012. Le groupe, qui compte notamment parmi ses clients internationaux Nissan, Expedia, Orange, Nestlé, ainsi que Vente-privée, Capcom et Gameloft, mobilise trois personnes basées à Paris pour ses activités internationales, et désormais une personne (Guillaume Dax) à Londres pour le marché anglais. Ad4screen, dont les activités associent conseil en stratégie, développement, publicité, acquisition et fidélisation sur mobile, avait levé 6M$ en 2011 (4,3M ) dans un deuxième tour de table auprès de Backbone Capital, d investisseurs du web et de financiers, ainsi que d un grand assureur français. Des fonds qui ont lui notamment permis d acquérir il y a quelques mois l agence de social CRM et e-crm Relatia, et de prendre des participations dans les agences Bemyapp (régie de sponsoring d applications) et Système Polaire (agence développant applications et sites mobiles) en 2011 et 2012. Le groupe vise un chiffre d affaires de 30 millions d euros à horizon 2015 pour une rentabilité normative de 20 %. Ad4screen www.ad4screen.com Création : septembre 2010. Fondateurs : Jerome Stioui, Patrick Mareuil, Philippe Leclercq et Nicolas Klain (ex-fondateurs de Directinet). Répartition du capital : détenu par les fondateurs (majoritaires), Abdel Meziani (directeur technique), Backbone, un grand assureur français (dont le nom n est pas communiqué) et des entrepreneurs (Charles Beigbeder, Augustin Ory, Thierry Vandewalle...). CA : NC. CA 2015 visé : 30 millions d euros. Effectifs : 100 personnes. Clients : 180 clients parmi lesquels Procter & Gamble, Pages Jaunes, Renault, Orange, Spir, TF1, Aufeminin, Le Monde, BNP, Orange... MÉDIAMÉTRIE : LES USAGES INTERNET EN 2012 CONSACRENT LE MULTI-ÉCRAN, LES RÉSEAUX SOCIAUX ET LA VIDÉO Médiamétrie a présenté mercredi 27 février une étude, «L année internet 2012», sur l utilisation d internet en France. Celle-ci repose notamment sur son propre panel Médiamétrie//NetRatings et ses différentes mesures d audience. L institut dénombre 3% d internautes supplémentaires en un an (41,2 millions), +24% de mobinautes (23,6 millions) et +138% d utilisateurs principaux d ipad (2,3 millions). Outre le sport et la politique, qui ont permis aux sites de sports et d actualité d augmenter leurs audiences sur tous les supports - 10,2 millions de VU dédupliqués sur les sites d actualité le 7 mai pour la présidentielle, et 6 millions d utilisateurs ont suivi l actualité sportive durant le mois des Jeux Olympiques -, l année a été marquée par une progression de la consommation des vidéos. «En un an, entre juillet 2011 et juillet 2012, le nombre de vidéonautes a augmenté de 17% et le temps consacré à cette activité de 28%. De même que l utilisation des réseaux sociaux et les usages multi-écrans par les internautes, le développement de la vidéo est l un des éléments majeurs de 2012», indique à Satellinet Estelle Duval, directrice de Médiamétrie//NetRatings. En décembre 2012, Médiamétrie dénombre ainsi 33,7 millions de vidéonautes mensuel, avec 91 vidéos regardées en moyenne sur le mois et environ 5 heures de visionnage. Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin Viadeo... ) comptent près de 30 millions d inscrits dédupliqués en France et le phénomène du second écran se développe avec la social TV. «Un internaute sur quatre a déjà commenté un programme TV qu il était en train de regarder», indique Médiamétrie. Par ailleurs, les usages et les terminaux poursuivent leur développement : un Français sur deux possède désormais un smartphone et 14 % des foyers une tablette tactile. «Dès le mois de mars, Médiamétrie proposera d ailleurs à ses clients les premiers résultats consolidés de l audience internet sur ordinateurs et smartphones», indique Estelle Duval. Les tablettes seront ensuite intégrées. 07
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 >>> MARCHÉS WIDEVINE (GOOGLE) : PREMIER PARTENARIAT CONCLU EN FRANCE POUR UN DRM VIDÉO AVEC HUBEE Hubee, société française spécialisée dans les solutions et plates-formes de vidéos à la demande (VOD), catch-up et services interactifs sur TV, a annoncé lundi 25 février avoir conclu un accord avec la société Widevine pour utiliser sa technologie de DRM (Digital rights management) à ses offres. Widevine, qui était initialement une société suédoise, a été rachetée en 2010 par Google. Elle propose une solution de DRM presque universelle pour protéger les contenus vidéo des éditeurs, actuellement utilisée sur Google Play, sur les plateformes VOD de Lovefilm (Amazon) et par Blockbuster. Avec cet accord - le premier conclu en France par Widevine -, Hubee souhaite enrichir ses offres en proposant à ses clients une meilleure protection des contenus vidéos en VOD et catch-up TV. «Les DRM sont un outil fondamental pour les éditeurs. Ils rendent possible et légale la distribution de contenus vidéo et permettent aux éditeurs d imposer leurs propres règles d utilisation et de distribution de contenus sur internet. La solution de Widevine est la meilleure qui existe parce qu elle est très complète : elle garantit l utilisation d un seul type de fichier pour tous les écrans et toutes les offres (VOD, catch-up, en streaming, download, progressive download ), elle s adapte à tout type de player et permet la gestion de playlists et l insertion publicitaire. Tout ceci permet de diminuer les coûts des éditeurs liés à la vidéo», souligne Frédéric Pie, cofondateur de Hubee, interrogé par Satellinet. Les précédentes solutions utilisées (Windows Media DRM 10 de Microsoft, Adobe Flash...), qui resteront utilisées dans une moindre mesure pour certains clients, offrent moins de possibilités. La solution de Widevine a été attribuée à Hubee sous la forme d une licence contre un forfait de quelques dizaines de milliers de dollars annuels. «Le plus compliqué pour obtenir la certification, c est surtout le niveau d expertise demandé par Widenine à ses interlocuteurs, ce qui induit la nécessité d avoir des ressources internes spécifiques et très qualifiées», souligne Frédéric Pie. Les premiers déploiements de la solution auprès de clients d Hubee auront lieu en avril et en mai avec deux éditeurs dont les noms n ont pas été communiqués. La société française commercialisera ce service auprès de ses clients via un coût additionnel facturé à ses solutions. Hubee fonde beaucoup d espoir sur cette certification alors que le marché vidéo se développe, notamment autour de la TV connectée. Ce qui entraîne l utilisation de plus en plus d outils techniques, proposés par des tiers, souligne Frédéric Pie. Hubee - www.hubee.tv Création : 2009. Fondateurs : Frédéric Pie (président), Virgile Ollivier (directeur business development), Carine Barbelivien (directrice des opérations), Didier Lemaire (directeur technique) et Jean Gottar (chef de projet). Répartition du capital : Frédéric Pie détient 80% du capital, Virgile Ollivier, Carine Barbelivien, Didier Lemaire et Jean Gottar détiennent les 20% restants. CA 2011 : 2 millions d euros. CA 2012 : 3 millions d euros et «plusieurs centaines de milliers d euros de résultat net annuel». CA 2013 visé : plus de 4,5 millions d euros. Effectifs : 30 personnes. Principaux clients : Free Bouygues Télécom, Canal+, Orange, Disney, Samsung, LG, France Télévisions, M6, Turner... SILICON SENTIER : LE CAMPING LANCE SA 4E SAISON Le Camping, l accélérateur de start-up de l association Silicon Sentier situé au Palais- Brongniart, à Paris, a présenté jeudi 28 mars la quatrième session de son programme d aide à des projets technologiques. Deux ans après la mise en place de la première promotion, l objectif reste le même : accompagner gratuitement et donner accès au marché à des projets de start-up innovantes sur le numérique, en capitalisant sur un écosystème local et international. Les projets retenus doivent avoir un début de concrétisation, répondre à des usages et posséder une envergure internationale. Parmi les 12 équipes retenues et présentées jeudi figurent SportDub (Rodolphe Darves- Bornoz et Marc-Antoine Lacroix), qui propose une plate-forme de commentaires sportifs alternatifs, Zéro-Gachis (Paul-Adrien Menez, Christophe Menez, Nicolas Pieuchot, Pierre Songy), qui développe une application mobile pour agréger des réductions dans les supermarchés, tandis que Popp! (Julien Hobeika, Nicolas Marlier et Guillaume Michiels) offre un service de plannings et de sondages pour programmer des sorties entre amis. Les 12 équipes ont trois mois pour faire passer leur projet de technologie à un produit. Les trois mois qui suivent sont ensuite dédiés à valider le business model et trouver des investisseurs. Le budget du Camping était de 400 000 par session en 2012, financé par des partenaires privés (Google, SNCF et BNP Paris) et la Région Ile-de-France. 08
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 >>> MARCHÉS NEWSPAPERDIRECT : REPRÉSENTATION EN FRANCE PAR L AGENCE STEFANI&CO NewspaperDirect, groupe spécialisé dans la distribution multicanale de journaux et magazines et leur monétisation, a annoncé mardi 26 février un accord avec Stefani&Co, agence conseil en innovation et conception numérique, pour se faire représenter en France. NewspaperDirect propose notamment un kiosque numérique de presse internationale baptisé PresseReader. Les quatre personnes de l agence Stefani&Co - deux commerciaux, une chargée des relations presse et son fondateur, Matthieu Stefani - sont désormais chargées de convaincre les éditeurs français d utiliser les différents services du groupe. Le principal étant son service de distribution en ligne de publications, via un kiosque applicatif PressReader (Apple, Android, Blackberry...) et le site en ligne Pressdisplay.com. «Le groupe propose à l achat environ 3 000 titres de journaux et magazines issus de plus de 100 pays et dans une cinquantaine de langues différentes. Les solutions inter-plateformes de NewspaperDirect complètent les initiatives des éditeurs français pour augmenter leurs revenus et la diffusion de leurs titres, tout en leur ouvrant de nouveaux canaux de distribution que les éditeurs ne peuvent pas atteindre seuls», estime Matthieu Stefani, interrogé par Satellinet. Parmi les titres français présents sur le kiosque figurent Le Figaro, Les Echos, La Tribune, L Equipe, ainsi que Le Revenu, Aujourd hui en France, Le Parisien et Le Monde. Mais la plupart (L Equipe, Le Monde, Le Figaro...), souhaitant contrôler leur diffusion en France, ne sont pas accessibles à partir du l Hexagone. L une des missions de l agence Stefani&Co est de les convaincre d ouvrir davantage leur distribution. «Les lecteurs francophones représentent actuellement le deuxième plus important lectorat du réseau numérique de ND. Ils accèdent aux journaux et magazines en langue française à partir de la France, du Canada, de la Belgique et de la Suisse», indique Nikolay Malyarov, vice-président de la publication et des relations juridiques de NewspaperDirect. Depuis janvier, le dispositif est certifié par l OJD et les transactions réalisées par les éditeurs français sont comptabilisées dans leur chiffres de diffusion et de ventes. Deux types de commercialisation cohabitent : l achat au numéro, dont le prix varie en fonction de négociations avec l éditeur et est parfois moins cher que le journal papier (0,79 pour Le Parisien, par exemple), et les abonnements à 26 euros par mois, qui donnent accès à 100 publications par mois. «Un kiosque numérique doit proposer des offres simples pour être très facile à comprendre», souligne Matthieu Stefani. NewspaperDirect prélève une commission de 20 à 30 % sur le montant du produit acheté par l internaute, qui s ajoute à la commission prélevée par les systèmes applicatifs d Apple et Android si la transaction a été effectuée via leur espace (30%). L agence Stefani&Co intervient en tant qu agent avec un contrat forfaitaire sur la durée. Le nombre de téléchargements générés jusque-là par les titres des éditeurs français n est pas communiqué, mais selon le groupe, les revenus créés s élèveraient à quelques dizaines de milliers d euros par mois. Outre le kiosque en ligne, NewspaperDirect propose aux éditeurs SmartEdition, une plateforme d édition numérique personnalisable et des outils d analyse et de rapport (Reading Map, Ad Value Map) pour gérer les contenus et les publicités. NewspaperDirect assure alors l hébergement, les paiements, la gestion du service client et le support technique. LEADMEDIA : ACQUISITION DE GAMNED, SPÉCIALISÉ EN RTB Le groupe français de marketing en ligne LeadMedia Group a annoncé vendredi 1er mars le rachat de Gamned, spécialiste du RTB (real time bidding). La transaction s élève à 5,2M, dont 2,2M en numéraire. Cette acquisition doit permettre le renforcement du groupe sur le marché des achats publicitaires en temps réel, estimé à 45M en France en 2012 par le baromètre SRI - Capgémini. Gamned (30 collaborateurs) a généré 2,4M de CA en 2012 (+60% en un an). La société réalise 40 % de ses activités à l international, essentiellement en Europe. «Avec ce rachat, nous sommes désormais en mesure d offrir une palette complète de services, du recrutement de clients à l achat d espace en passant par la fidélisation, le tout centré sur la data», indique Stéphane Darracq, PDG de LeadMedia Group. La société revendique une base de 15 millions d e-mail et collecte plus de 30 millions de cookies par mois. Le groupe entame désormais une réorganisation, par la fusion des sociétés Gamned, Score MD et Graph Insider, et le rachat de leurs intérêts minoritaires. Le CA 2012 de LeadMedia Group s élève à 23,5M (+23%). Le groupe génère 40% de ses activités au Brésil, 40 % en France et 20 % en Australie et au Canada. Avec cette acquisition, le groupe rassemble désormais 150 collaborateurs, dont un tiers d ingénieurs. 09
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 >>> MARCHÉS CONFIDENTIEL ALENTY : EN ATTENTE D UNE CERTIFICATION DU MCR AUX ETATS-UNIS Selon nos informations, la société française Alenty, créée en 2007, spécialisée dans la mesure de la visibilité de la publicité en ligne, serait dans la short list du Media Rating Council (MRC) pour obtenir une certification «universelle» de son outil de contrôle sur l ensemble des navigateurs web. Organisme américain créé dans les années 60, le MCR certifie, par les accréditations qu il délivre, que la mesure des impressions servies respecte les normes édictées en coordination avec l Interactive Advertising Bureau (IAB). Il procède par audits. «Certaines sociétés ont obtenu des accréditations partielles, autrement dit les chiffres générés par leur outil ne sont validés que sur certains navigateurs. Nous espérons, au deuxième trimestre 2013, être les premiers à obtenir une accréditation complète», indique à Satellinet Laurent Nicolas, président-fondateur d Alenty (17 personnes, plus d un million de CA en 2011). Laurent Nicolas indique que les premiers tests seraient en sa faveur ; il revendique le score de 90 % des publicités mesurées avec succès (de 40 à 70 % pour ses concurrents, selon lui). Par ailleurs, Laurent Nicolas précise que la croissance d Alenty pourrait résulter de la conjonction de deux évènements : le développement du RTB (real-time bidding), qui nécessite une vérification de la délivrabilité des formats notamment via les adexchanges, et la mise en place des nouvelles règles de l IAB. Ce dernier souhaite en effet que soient désormais comptabilisées les impressions non plus délivrées mais vues (affichées à plus de 50 % sur l écran de l internaute, au moins une seconde). Par ailleurs, Alenty, qui a ouvert un bureau aux Etats-Unis (une personne), a recruté à New York ses premiers clients (réseaux de sites, trading desks et agences média). 10
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 INSTITUTIONNEL HADOPI : RAPPORT SUR LES MOYENS DE LUTTER CONTRE LE STREAMING ET LE TÉLÉCHARGEMENT ILLÉGAUX Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la commission de protection des droits de la Hadopi, a remis lundi 25 février un rapport sur les moyens de lutter contre le streaming et le téléchargement direct de contenus illicites et massifs. Commandé par Frédéric Mitterrand, ministre de la culture du précédent gouvernement, ce rapport prévoit plusieurs pistes de travail, notamment cibler les sociétés qui ont «un rôle technique ou financier, même s ils ne sont pas directement responsables de la diffusion des contenus illicites», et de s appuyer sur l autorégulation plutôt que de rechercher de nouveaux dispositifs contraignants, car cela «offre une souplesse qui permet d adapter les solutions en fonction de l évolution des technologies et des usages». Dans ce rapport, Mireille Imbert-Quaretta, propose également aussi de redéfinir le champ de l incrimination prévue dans l article L. 335-2-1 du code de la propriété intellectuelle article créé en 2006 qui sanctionne «le fait d éditer ou de mettre à disposition un logiciel dédié à la contrefaçon» pour inclure les comportements involontaires. Le rapport cible également les moteurs de recherche «qui répertorient des liens pour orienter les internautes vers des contenus illicites». Il n y a pas une solution unique, «mais un ensemble de mesures cohérentes et complémentaires à la fois efficaces et respectueuses des libertés fondamentales», indique néanmoins Mireille Imbert-Quaretta. «Ces pistes ne constituent pas un dispositif clé en main, mais représentent un panel d axes de réflexion. Il appartient désormais au Collège de l Hadopi, dans le respect de ses compétences, de décider des suites que l institution entendra, le cas échéant, lui donner», indique la Hadopi sur son site. FISCALITÉ DU LIVRE NUMÉRIQUE : LE GOUVERNEMENT RÉPOND AUX MENACES DE POURSUITES DE BRUXELLES Fleur Pellerin et Aurélie Filippetti ont répondu vendredi 22 février à la Commission européenne, qui venait d indiquer vouloir poursuivre la France et le Luxembourg devant la Cour de justice européenne, en raison des taux de TVA réduits que les deux pays appliquent aux livres numériques (7%, comme les livres papier, au lieu de 19,6% pour la France). Dans un communiqué commun, la ministre déléguée à l Economie numérique et la ministre de la culture ont «pris acte» de cette décision, indiquant que «la France défendra devant la Cour de justice le principe de neutralité fiscale afin de ne pas entraver l essor du livre numérique, alors même que le marché européen est en cours de structuration». Selon la législation de l Union européenne, la fourniture de livres numériques, considérée comme un service fourni par voie électronique, ne rentre pas dans le type de biens et services qui peuvent bénéficier d un taux réduit de TVA. «Les questions au sujet du traitement fiscal des livres physiques et les livres numériques doivent être abordées sans aucun doute. Et c est exactement ce que la Commission est en train de faire avec le réexamen plus large des taux réduits de TVA. Toutefois, dans l intervalle, les États membres doivent jouer franc jeu. La transgression des règles de TVA pour les livres numériques déforme le marché unique et va à l encontre du principe fondamental de l UE de la concurrence fiscale loyale», a indiqué Algirdas Semeta, commissaire européen chargé de la fiscalité. CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE : AVIS VOTÉ À L UNANIMITÉ AUTOUR DE LA NEUTRALITÉ DU NET Après avoir été saisi début février par la ministre déléguée à l économie numérique Fleur Pellerin, pour rendre un avis sur le principe de neutralité du net, le Conseil national du numérique se réunissait vendredi 1er mars pour débattre et voter en séance plénière (30 membres). Le groupe de travail, piloté par Christine Balague, chercheuse au sein de l Institut Mines-Telecom, a présenté son rapport, avant les délibérations et un vote en assemblée plénière. Selon nos informations, beaucoup d amendements ont été déposés, mais la position du CNN, qui sera présentée le 12 mars à Fleur Pellerin, a été adoptée à l unanimité. Le CNN proposera au gouvernement de légiférer sur la neutralité du net. 11
L ACTUALITÉ DE LA SEMAINE #144 Lundi 4 Mars 2013 EN MOUVEMENT 20 MINUTES : ACACIO PEREIRA SUCCÈDE À YVON MÉZOU ET DEVIENT DIRECTEUR DES RÉDACTIONS PAPIER ET WEB 20 Minutes France SAS, qui édite 20 Minutes et 20minutes.fr, a annoncé mercredi 26 février le départ d Yvon Mézou de ses fonctions de directeur de la rédaction, quatre ans après son arrivée. Il est remplacé par Acacio Pereira, déjà rédacteur en chef papier et web, qui rejoint par ailleurs le comité de direction de 20 Minutes. Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Acacio Pereira assure la direction de l ensemble des rédactions de 20 Minutes, papier et numérique. Le groupe est en effet en train de mettre en place des passerelles entre les rédactions web et papier, pour parvenir à terme à une rédaction plurimédia. Après avoir effectué l essentiel de sa carrière au Monde, Acacio Pereira a rejoint 20 Minutes en 2010 au poste de rédacteur en chef adjoint en charge des informations générales. Selon nos informations, Acacio Pereira devrait être secondé dans les prochains mois, via une création de poste et une nouvelle organisation. Cette nomination s inscrit dans la réorganisation de la direction opérée depuis septembre dernier. En septembre, Olivier Bonsart, directeur délégué du Groupe SIPA / Ouest-France qui possède 50 % de la SAS 20 Minutes France avec Schibsted - avait succédé à Pierre-Jean Bozo comme PDG de la société, occupant également les fonctions de membre du conseil de surveillance et directeur de la publication. Quelques semaines plus tard, il a mis fin aux fonctions de Benoît Charpentier, directeur général adjoint digital et développement de 20 Minutes. 20 Minutes SAS France, a réalisé un chiffre d affaires 2012 en baisse de 3,6 % (à 58,4 millions d euros). Ses résultats sont marqués par une baisse de 8,5 % des recettes publicitaires sur internet (à 5,4M ), tandis que les recettes publicitaires papier ont diminué de 3,1 % (à 53M ). 20minutes.fr rassemble 5,2 millions de VU mensuels (Médiamétrie//NetRatings, décembre 2012). STREETPRESS : MATHIEU MOLARD INTÈGRE LA RÉDACTION Mathieu Molard, diplômé de l École de Journalisme de Toulouse, a rejoint, fin février, Streetpress, site positionné sur l actualité sociétale et urbaine. Il remplace Elodie Font, qui a rejoint le Mouv (Radio France) et prend en charge les thématiques économie / social. Le site rassemble environ 150 000 VU mensuels (Médiémétrie//NetRatings). Créé en 2008, StreetPress (cinq salariés) prend la forme d une SAS. Son chiffre d affaires était d environ 140 000 en 2011 (100 000 en 2010). Son modèle économique repose sur la publicité et des partenariats éditoriaux (environ 30 % du CA), des formations professionnelles sur les médias vendues aux entreprises et collectivités dans l agglomération parisienne (environ 30 %), ainsi que la production de vidéos vendues sur abonnement aux institutions, collectivités et entreprises (environ 40 %). INTERNATIONAL WASHINGTON POST : +6 % DE CA PUBLICITAIRE EN LIGNE Le groupe Washington Post Co. a annoncé vendredi 22 février ses résulats annuels pour 2012. Les revenus générés par les activités de publication en ligne du groupe (Washingtonpost. com, Slate. com...) ont augmenté de 5% à 110,6 millions de dollars (84,2 millions d euros). Les revenus issus de la publicité en ligne ont également augmenté de 6% en 2012. Le Washington Post, dont les contenus étaient jusque-là en majeure partie gratuits en ligne, a indiqué fin 2012 la mise en place cette année d un paywall, obligeant les internautes à s abonner au-delà d un certain nombre d articles consultés sur une certaine durée. Les résultats satisfaisants des activités digitales du groupe n ont pas empêché des résultats globaux négatifs. Le tirage du quotidien a ainsi chuté de 8,6% l an dernier, atteignant une moyenne de 471 800 exemplaires par jour, tandis que les revenus de la publication papier ont baissé de 7% sur l année, à 581,7 millions de dollars (445 millions d euros). Les recettes publicitaires du papier ont chuté de 14%, à 228,2 millions de dollars (175 millions d euros). Des mauvais résultats qui sont largement dus, selon le groupe, aux réductions des ressources publicitaires en général. Des diversifications sont également à l origine de ses pertes de revenus en 2012, notamment ses départements Education, avec l institut de langue Kaplan, et la télévision. Le journal envisage désormais de vendre les locaux de son siège situés au coeur de la capitale fédérale. 12
#144 Lundi 4 mars 2013 BUDGETS DE LA SEMAINE KASSIUS REMPORTE JEAN-PAUL GAULTIER Résumé des budgets de communication en ligne remportés par les agences Semaine du 25 février au 3 mars 2013 SECTEUR ANNONCEUR AGENCE DURÉE LANCEMENT DISPOSITIF OBJECTIFS ACQUISITION / RENOUVELLEMENT EN + Beauté Parfums L OCCITANE X PRIME Acquisition Mode Parfums JEAN-PAUL GAULTIER KASSIUS Depuis le 26 février Lancement du site international Jean-Paul Gaultier Développer la stratégie digitale par une redéfinition de la plate- forme Acquisition Relais vidéo des événements en direct, live-tweet Mode Prêt-à-porter CACHE CACHE PROXIMITY BBDO Depuis le 27 février Jusqu en juin Plate-forme de communication relayée sur Facebook, par e-mail et SMS Toucher une cible de jeunes femmes 20-25 ans Acquisition à l issue d une compétition, gagnée face à Piment DDB et La chose Présence de QR code sur les étiquettes de la collection Tourisme Location de vacances POPLIDAYS DIGITAL MEANINGS Début mars Déploiement de la campagne sur les réseaux sociaux et sur le site Poplidays.com Toucher une cible familiale grand public 35-55 ans Collaboration depuis deux ans Campagne télévisée sur TF1 et BFMTV Mode Prêt-à-porter LACOSTE FANTOM Lancement mi-2013 Diffusion d un film web NC Tourisme Voyages en ligne EXPEDIA OGILVY & MATHER LONDON Du 4 au 23 mars (3 semaines) 25 mars (pendant 4 semaines) Campagne display sur Lefigaro.fr, Liberation.fr, LeMonde.fr et Orange.fr Jeu concours sur Facebook Renforcer la notoriété de la marque Cibler les 25-59 ans Renouvellement Partenariat avec l émission Nos chers voisins sur TF1 pendant 20 semaines Stylos Fourniture de bureau BIC TOY AGENCY 4 marsdécembre 2013 Campagne virale avec animation d une page Facebook Cible : 15-25 ans Renouvellement Réalisation de plusieurs clips vidéo Nouvelle rubrique Donnez-nous votre avis par e-mail à redaction@satellinet.fr 13
ENTRETIEN AVEC #144 Lundi 4 mars 2013 THOMAS JAMET (MOXIE) : «NOS CRÉATIONS SONT TOURNÉES VERS LE ROI, PAS VERS LE BUZZ» En mars 2012, ZenithOptimedia positionnait sa nouvelle agence digitale, Moxie, sur le brand content. Un an plus tard, Thomas Jamet, président de l agence, explique à Satellinet comment Moxie entend développer des plates-formes publicitaires intégrées, qui mêlent créativité et analytics, pour s imposer sur le marché français et recruter de nouveaux clients en 2013. BIO EXPRESS Thomas Jamet 2012 Président de Moxie 2009 Président de Newcast, entité de brand content et d entertainment au service des agences créatives et média du groupe VivaKi 2006 Confondateur de ReLoad, agence de communication planning chez Publicis Groupe 2004 Cofondateur de Deepblue, entité de consulting d Aegis Media Qu est-ce qui a présidé à la création de Moxie? La volonté, pour ZenithOptimedia (VivaKi Publicis), de créer une agence nouvelle génération, dans la lignée de Marcel, Buzzman ou La chose ; une agence plus moderne qu une agence de création traditionnelle et plus créative qu une agence média. Il existe une vraie attente du marché pour ce genre de structure qui peut proposer un produit unique, centré sur des concepts digital natives qui vont rayonner sur l ensemble des canaux de communication. Ainsi, très concrètement, Moxie est née fin mars 2012 de l alliance de trois entités : Newcast, l ancienne structure de VivaKi dédiée au brand content que je dirigeais, associée aux équipes Social media (20 personnes) et Production digitale (25 personnes) de VivaKi. Aujourd hui, Moxie est une agence à part entière à laquelle collaborent 70 personnes, un tiers de commerciaux, un tiers à la création et un dernier tiers à la production. Il s agit également d un réseau international. Pourquoi avoir décliné le nom de l agence américaine Moxie, en France, plutôt que d en choisir un, original? Parce qu il s agit d une agence qui possède une belle dynamique et une belle image, et qui a été rachetée en 2006 par ZenithOptimedia. Elle compte parmi ses clients Coca-Cola, L Oréal, Verizon ou la 20th Century Fox, et emploie 400 salariés. Il s agit également d être en capacité de créer des ponts avec eux en termes d images nous venons de sortir ensemble Moxie Trends, un panorama des tendances techno à suivre en 2013, mais également de mener des actions coordonnées en Europe et aux Etats-Unis pour certains de nos clients. Nous avons envisagé des échanges d équipes : un de nos webdesigners est parti s installer à Altanta, où se trouve un des bureaux, avec New York et Los Angeles, de Moxie. Moxie Paris pourrait recevoir des équipes américaines pour participer à un partage d expérience. Un de nos modèles, à Moxie Paris, c est Droga5, qui opère aux Etats-Unis et en Australie, agence intégrée capable de proposer un full service, du planning stratégique jusqu au média, en passant par la création de contenu. Aujourd hui, il ne s agit plus de générer de beaux visuels ou de beaux films mais d imaginer un storytelling propre au digital avec des dispositifs interactifs, participatifs, sociaux et pas uniquement décliner une idée publicitaire. Par exemple? Decoded, en 2010, imaginé par Droga5 pour le lancement du moteur de recherche Bing. A l occasion de la sortie de l autobiographie du rappeur Jay-Z, Droga5 a disséminé, sur tout le territoire américain, les 258 pages du livre sur 258 supports différents : ici sur une assiette dans un restaurant, là dans un taxi, ailleurs au fond d une piscine Il fallait chercher les images sur Bing pour reconstituer le livre. Entertainment, logique média remarquable, idée publicitaire redoutable : c est ce genre de choses que l on veut faire. Petit à petit, les silos sont en train de tomber, et j ai le sentiment que l on se dirige à peu près tous vers la même direction et le même type d agence intégrée. >>> 14 14
ENTRETIEN AVEC #144 Lundi 4 mars 2013 >>> T. JAMET Mais si toutes les agences se ressemblent, comment allez-vous vous distinguer? Par rapport à nos concurrents, nous avons, chez ZenithOptimedia, une culture de l efficacité. Il est assez rare, sur le marché français, de trouver une agence qui pense au même moment le média (le contenu) et la création publicitaire. Par ailleurs, nous utilisons un ensemble d outils propriétaires qui nous aident, en amont, à rationaliser tous nos choix initiaux afin de faire le planning stratégique le plus efficient possible, mais également des outils qui nous permettent de piloter, en temps réel, les plates- formes que l on propose à nos clients grâce à des dashboards de suivi notamment. Par exemple, ce qu on a fait pour le HTC ChaCha Show : nous étions en capacité de changer le contenu, en temps réel, de ce show diffusé sur Facebook, son heure de diffusion, sa durée, en fonction des retours des internautes, mais aussi de notre capacité à les tracker, sur une campagne courte de six semaines. Nous ne sommes pas tournés vers le buzz mais vers le ROI, et notre capacité à piloter le paid, le earned et le owned media. C est une approche rationnelle de la création. Est-ce une condition nécessaire pour convaincre les annonceurs de développer du brand content? Oui. En même temps, Moxie ne développe pas uniquement des stratégies de brand content. Dans mon livre, qui sort en avril, «Brand content : la nouvelle donne» (éd. Pearson Village Mondial), j essaie de montrer que le brand content ne doit plus vivre uniquement dans son petit monde du storytelling et de la production, mais se rapprocher de la création publicitaire, du social media, de l innovation, de la technologie dans cette perspective de création de plate-forme publicitaire intégrée. Une agence experte en brand content? Ça n a pas de sens. Le brand content n est pas un marché mais une manière de penser la communication. C est être capable de penser la création comme un objet qui va trouver un public, grâce notamment à l analyse des données. Ce n est pas un hasard si, dès l origine, les équipes Social media et les outils de Moxie proviennent de Performics, la structure chargée d analyser l efficacité des campagnes au sein de ZenithOptimedia. Nous travaillons main dans la main avec eux pour développer de nouvelles méthodologies et de nouveaux outils nous permettant de nous tourner vers la performance, avec une touche créative en plus. Quels sont les objectifs de Moxie en année 2? D abord, l année 1 a été une année de construction, de réalisation de nos objectifs, fixés par Publicis, autant en termes de recrutement arrivée de Christophe Martin au poste de directeur de la création il y a trois mois, et d une team créative senior il y a deux semaines que de réalisation de projets, parfois primés. En année 2, il va falloir proposer notre savoir- faire au marché de façon plus agressive, répondre à des appels d offres plus qu on ne l a fait en 2012. Bref, aller se frotter à nos petits camarades pour développer notre portefeuille de clients directs, sachant qu on a déjà de belles réalisations à montrer, notamment grâce à notre collaboration avec les agences du groupe Publicis qui font parfois appel à nous. Nous avons, par exemple, orchestré le lancement de la Twizy de Renault (et géré le deal musical avec David Guetta), développé des vidéos pour les 60 ans de Chloé diffusés sur le site de Vogue (3 millions de vues), travaillé pour Nestlé, Intermarché ou Ralph Lauren, dont on gère la communication au niveau mondial (sauf aux Etats-Unis et en Chine). Nous nous positionnons clairement comme un relais de croissance pour ZenithOptimedia. Le digital représente aujourd hui 30 % du chiffre d affaires du groupe. XX 15
LE TOUR DE LA QUESTION #144 Lundi 4 Mars 2013 LES STRATÉGIES ÉDITORIALES ET COMMERCIALES DES SITES DE SPORT Après la progression de leurs audiences en 2012, grâce aux Jeux Olympiques et à l Euro de football, les sites de sport font face à un calendrier moins riche en 2013. Comment se positionnent les principaux sites d actualités sportives? Comment séduire les annonceurs dans cette période plus creuse en événements? Quels sont les axes de développement pour le secteur? Satellinet évoque les différents projets de LEquipe.fr, Eurosport.fr et Sport24.com. LEquipe.fr lancera cette année une plate-forme dédiée aux sports olympiques en partenariat avec le CNOSF D après Médiamétrie//NetRatings, l audience de la catégorie sport, sur l ensemble des sites d actualités, a progressé de 22 % de juin 2011 à juin 2012. Un chiffre qui s explique notamment par l Euro 2012, puisque 70 % des pages vues sur les sites de sport sont générées par le football, selon nos différents interlocuteurs. En août, les Jeux Olympiques de Londres ont également réuni 20,8 millions de VU, soit 48% des internautes (Médiamétrie//NetRatings, août 2012). Selon une étude d Havas Sports & Entertainment publiée en mars 2012, internet est la principale source d information sur le sport auprès des 18-35 ans. Un chiffre qui démontre les nombreux enjeux de la presse sportive en ligne. Aujourd hui, la hiérarchie est bien établie entre LEquipe.fr, et son principal concurrent Eurosport.fr, même si le secteur reste mouvant avec Sport24.com (Le Figaro) qui fonde beaucoup d ambition. Pour ces trois acteurs majeurs du marché, les axes de développement sont similaires : accroissement de l offre vidéo, du mobile et du live. Si l année 2013 annonce des rendez-vous importants, comme le centième tour de France, elle reste toutefois moins riche en événements sportifs d envergure. L EQUIPE.FR DÉVELOPPE LA VIDÉO VIA DES PARTENARIATS L Equipe.fr (25 journalistes), lancé en 2000, est le premier site sportif en audience, avec en moyenne 5 millions de VU mensuels (Médiamétrie// NetRatings). «Notre audience se construit sur trois piliers : une proposition éditoriale riche et diversifiée, une marque légitime et une écoute des attentes des internautes», indique Xavier Spender, PDG de L Equipe 24/24, société éditrice de la chaîne L Equipe 21 et des supports numériques du groupe. Les abonnements au journal en version numérique (16 /mois sans engagement) génèrent 3 500 téléchargements par jour. Depuis août 2012 et les JO de Londres, près de la moitié des pages vues du site (1,2 milliard/mois revendiquées) provient des terminaux mobiles, qui totalisent par ailleurs 2,5 millions de VU mensuels (chiffre interne). L Equipe 24/24, a réalisé 30M de chiffre d affaires en 2012 montant qui inclut la télévision soit environ 15% des revenus globaux du groupe L Equipe. L objectif est d atteindre 30% d ici fin 2015. Pour cela, LEquipe.fr mise sur l accroissement de la vidéo via des synergies de groupe, avec L Equipe 21, déployée sur la TNT gratuite fin 2012. Les revenus entre la chaîne et le site sont jusqu à présent équivalents, même si, à terme, Xavier Spender estime que la télé prendra plus d importance que le site. L accroissement des partenariats avec les ayants droit et organisateurs d événements sportifs fait partie des axes majeurs du groupe. Depuis septembre, L Equipe.fr propose des résumés vidéo des matchs de la L1, L2 et Coupe de la Ligue de football, sur l ensemble de ses supports digitaux (internet, mobile et tablette). D autres accords ont été conclus sur des événements comme Wimbledon, l Euroleague, la NBA ou le Vendée Globe. Il s agit ainsi d étendre ces partenariats afin de maximiser la couverture des grands événements sportifs sur tous les supports et de renforcer la collaboration entre la chaîne et le site. En outre, dans le cadre d un accord avec le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), Xavier Spender confirme à Satellinet le lancement d une plate-forme digitale spécifique au cours de l année. Celle-ci sera à la disposition des différentes fédérations olympiques qui pourront poster et mettre en avant des images de leurs disciplines sportives. La plate-forme sera accessible via une URL dédiée et via les sites des fédérations, du CNOSF et de LEquipe.fr LEquipe.fr, qui met en ligne 30 nouvelles vidéos par jour, revendique12 millions de streams par mois. La plate-forme vidéo est gérée en partenariat avec Kit Digital qui assure l hébergement et la diffusion tandis que la partie technique est développée en interne (20 collaborateurs). Le site travaille par ailleurs sur la mise en place dans les prochains mois d offres payantes en complément du modèle gratuit, notamment via l achat à l acte. Par ailleurs, selon nos informations, un service de télévision de rattrapage pour les téléspectateurs et pour les internautes est prévu d ici la fin de l année. La commercialisation des espaces en ligne >>> 16
#144 Lundi 4 Mars 2013 LE TOUR DE LA QUESTION >>> «Nous prévoyons de développer un adexchange mobile avec La Place Média, ainsi que la publicité géolocalisée.» Arthur Millet (Amaury Médias Digital) de L Equipe est confiée à Amaury Médias Digital (28 collaborateurs), la régie interne au groupe, qui commercialise également LEquipemag.fr et Francefootball.fr. «La commercialisation des espaces se fait dans une stratégie globale afin de vendre la marque L Equipe sur tous les supports : web, mobile, tablette, et prochainement la TV connectée», indique Arthur Millet, directeur du pôle digital d Amaury Médias. L objectif de la régie, qui vise les hommes de 25-35 ans, les CSP+ et les dirigeants d entreprises, est d ouvrir la marque à des annonceurs autres que sportifs, comme la banque, l assurance, le luxe et le BtoB. Amaury Médias Digital développe pour cela «un grand nombre d opérations spéciales». Le mobile, qui représente actuellement 10 % des revenus publicitaires de L Equipe.fr, est un axe stratégique. «Il faut continuer à avancer sur la monétisation du mobile. Nous prévoyons d ailleurs de développer un adexchange mobile avec La Place Média, ainsi que la publicité géo-localisée», précise Arthur Millet. Pour la partie vidéo, Amaury Médias Digital a déployé, en décembre dernier, une offre multi-écrans pour accompagner le lancement de l Equipe 21, avec des spots TV et des pré-rolls sur les supports ordinateur, mobile et tablette. Le lancement d une offre 4 et 5 écrans est également prévue d ici la fin du premier trimestre. EUROSPORT.FR MISE SUR SON PLAYER VIDÉO Eurosport.fr (Groupe TF1) totalise en moyenne 3,5 millions de VU mensuels (Médiamétrie// NetRatings, 2012). «Nous travaillons sur une stratégie quatre écrans. Notre objectif a été de nous positionner d abord sur ordinateur, puis sur le mobile, et enfin depuis deux ans sur la TV connectée», indique à Satellinet Arnaud Maillard, directeur des nouveaux médias d Eurosport. Décliné en 11 versions linguistiques, Eurosport.com (80 journalistes, dont 12 sur la version française) revendique 25 millions de VU mensuels dans le monde. Le groupe mise sur la vidéo avec sa plate-forme Eurosport Player, lancée il y a cinq ans, qui donne accès en direct aux chaînes Eurosport, Eurosport2 et Eurosportnews, via un service de VOD. Avec un abonnement de 5,90 /mois sans engagement ou 3,90 /mois pendant un an (46,8 l année), les internautes ont accès en plus de ces trois chaînes à «plusieurs centaines de VOD» et de «deux à huit chaînes évènementielles selon les périodes», selon le groupe. Le service sera également disponible sur les plates-formes Samsung et Xbox d ici la fin du premier semestre. «Le site et Eurosport Player ont une valeur ajoutée à offrir sur certains grands événements sportifs, par exemple sur la diffusion des sports d hiver, sur lesquels nous possédons les droits de diffusion. Nos internautes sont en attente de ces contenus», estime Arnaud Maillard. Si le groupe ne communique pas le nombre d abonnés à ses offres, il revendique une augmentation de 50 % des inscrits sur Eurosport Player entre 2011 et 2012. Sur l ensemble de son réseau européen en ligne, Eurosport.com a généré 200 millions de streams en un an (4 fois plus qu en 2011, selon le groupe) dont 40 % depuis la France (environ 80 millions). La moitié de ces streams provient des terminaux mobiles (9 millions de téléchargements pour l application Eurosport, en 10 langues). Avec 1,5 million de VU quotidiens, environ 30 % du trafic, le groupe espère atteindre d ici la Coupe du monde de football 2014 une fréquentation équivalente entre les supports fixe et mobile. Le deuxième axe de développement d Eurosport en 2013 est l enrichissement de l offre du live, en faisant cohabiter les flux vidéos en direct avec les contenus éditoriaux. Cela permettra, par exemple, d offrir des raccourcis vers les moments clés d un direct ou de présenter des alertes info ou score en complément d une diffusion vidéo. Les 12 journalistes de la rédaction française sont d ailleurs tous formés au live. «Le journalisme en ligne est un métier qui évolue sans cesse. Nos journalistes ont dû s adapter et devenir de plus en plus polyvalents. Nous n avons pas d équipes dédiées au community management», indique Arnaud Maillard. Par ailleurs, selon nos informations, une refonte du site Eurosport.com en responsive design (les contenus s adaptent automatiquement à la taille de l écran) est prévu d ici fin 2013. C est la régie interne, TF1 Publicité Digital, qui commercialise les espaces publicitaires d Eurosport.fr. «Notre stratégie est de vendre nos espaces sur les trois écrans (ordinateur, mobile et tablette) afin de tenir compte de la réalité de tous les usages», souligne Jean-François Ruhlmann, directeur commercial adjoint internet au pôle solutions display de TF1 Publicité. Comme chez Amaury, les cibles majeures sont les hommes, les 25-49 ans et les CSP+. La vidéo et les opérations spéciales sont déployées plutôt sur du multi-écrans et le display sur monoécran. «Le format vidéo permet d attirer d autres catégories d annonceurs que le format display : les secteurs hygiène/beauté, l alimentation, le lifestyle...», affirme Pierre Renaldo, chef de groupe marketing digital de TF1 Publicité. Des opérations spéciales sont ponctuellement établies sur la plate-forme Eurosport Player à destination d un annonceur exclusif automobile, équipementier sportif ou télécoms et une offre plus étoffée et régulière est en cours de déploiement autour de la création de contenus dans le cadre du supplément digital lifestyle d Eurosport, Le Mag, lancé au mois de janvier (environ 250 000 VU, chiffre interne). Sur les 290 collaborateurs de la régie, 40 sont dédiés au digital dont un commercial et un marketeur pour l offre digitale d Eurosport.fr. >>> 17
#144 Lundi 4 Mars 2013 LE TOUR DE LA QUESTION >>> LE GROUPE FIGARO S APPUIE SUR LE LIVE DE SPORT24.COM Derrière LEquipe.fr et Eurosport.fr, Sport24.com (Le Figaro) rassemble en moyenne 1,2 million de visiteurs uniques mensuels (Médiamétrie// NetRatings, décembre). Indépendant lors de sa création en 1998, le site a été racheté en 2005 par le groupe Figaro. Depuis octobre dernier, les rédactions sport du Figaro papier, de Figaro.fr ainsi que Sport24.com ont fusionné, portant à 22 le nombre de journalistes sportifs, désormais tous bi-médias, au sein du groupe Le Figaro (lire les détails dans Satellinet n 124). «L intérêt pour le groupe est de pouvoir associer l image de marque et l importante audience du Figaro avec l affinité de Sport24.com sur les thématiques sportives», indique Laurent Louët, rédacteur en chef des sports du groupe Le Figaro. Opérationnellement, la fusion doit permettre une homogénéisation des compétences des journalistes avec une production à visée multimédia, tout en en réaffirmant la ligne éditoriale de chacun des supports : les pages sport du Figaro.fr traitent de l actualité sportive en accordant la priorité au décryptage et à l angle économique, mettant en valeur l analyse, tandis que la réactivité et le live demeurent les piliers de la marque Sport24.com. La rédaction sport entend développer particulièrement le live et ce sur trois axes : le live scoring (avec la proposition de l évolution des scores en temps réel), le live des matchs (commenté minute par minute), et enfin, le live d actualités (autour d un événement comme Roland-Garros, le Tour de France ou la Coupe du Monde de football). Lors des derniers JO 2012, à l occasion desquels le dispositif a été lancé, près de 20 % du total des visites quotidiennes de Sport24.com ont été effectuées sur la rubrique Live Actualités. Les pages sports du Figaro.fr totalisent en moyenne 400 000 VU et 3 millions de pages vues par mois, selon le groupe. En janvier, LeFigaro.fr/sport et Sport24.com ont cumulé 1,8 million de VU (chiffre interne). En 2011 et 2012, deux sites thématiques ont été mis en ligne via des verticales, sur le golf puis le nautisme. Le site Golf.lefigaro.fr a totalisé 180 000 VU en juillet 2012 lors de la 96e édition de l Open de France et de l Evian Masters. Pour 2013, comme ses concurrents, la vidéo sera au coeur des ambitions du groupe. Deux JRI sont dédiés à ce support. Depuis l été 2012, Sport24.com propose un zapping quasi-quotidien des meilleurs images sportives, diffusé également sur le site du Figaro. Ce zapping sport intervient dans le cadre d un partenariat de diffusion, avec partage des revenus publicitaires, établi avec Dailymotion afin d élargir l audience. Sport24.com prévoit également la diffusion de zapping sport au sein de la rubrique Sort de Yahoo! France à compter du mois de mars. La régie intégrée du groupe Figaro, FigaroMédias, commercialise l intégralité des pages sport du Figaro.fr ainsi que les verticales nautisme et golf. Yahoo! France gère la commercialisation classique de Sport24.com depuis 2011 alors que FigaroMédias s occupe de l ensemble des opérations spéciales cross media. Les opérations spéciales du Figaro.fr/Sport et de Sport24.com sont le plus souvent couplées. Le prix moyen du CPM tourne autour de 7 et 8 nets pour Sport24.com. Depuis deux ans, un partenariat de sponsoring sportif avec BMW et Rolex est mis en place sur la verticale du golf, avec une présence sur l ensemble des contenus online et offline sur la thématique golf. Les activités du sport sur le digital, Figaro.fr/Sport, les deux verticales, golf et nautisme, et Sport24.com, représentent environ 8 % des revenus de FigaroMédias (un peu plus de 20 M de CA en 2012). Sur les 170 collaborateurs - dont 80 commerciaux - que totalise la régie, une personne est dédiée aux opérations spéciales cross media sur le sport et une autre sur le digital sport. LES FOURNISSEURS DE DONNÉES SPORTIVES Les sites de sports sollicitent régulièrement des fournisseurs spécialisés en flux de données. Créé en 1996 à Londres, Opta Sports (11,6M de CA en 2012) est l un d eux. Fournisseur multimédia de contenus et de data sportive, la société couvre 30 sports avec une prédilection pour le football (80 % de ses activités). Opta délivre des flux XLM, des contenus éditoriaux statistiques et des modules interactifs pour les sites et les mobiles. Le prix d un widget oscille entre 1 000 et 10 000. La société compte 300 clients à travers le monde dont Sky, Eurosport, L Equipe, Le Figaro (avec Sport24) et Dailymotion. Le digital représente entre 20 et 30 % des activités selon David Collet, directeur du bureau français (10 personnes). Opta compte 150 salariés à temps plein et 300 intervenants extérieurs (des analystes). Idalgo, société française fondée en 2005, (1M de CA en 2012) fournit également des données sous forme de flux (XML/JSON) mais axe principalement son offre sur la fourniture d interfaces et de widgets (HTML/HTML 5) clé en main, en responsive design ou personnalisables. La société collabore avec Canalplus.fr, Orange, RTL.fr, Sport.fr et Figaro.fr/Golf. Les tarifs varient entre 10 000 et 90 000 par an, selon la prestation (clé en main ou sur mesure), le volume de contenus et le nombre de supports adressés, indique Xavier Sauvignat, directeur des ventes. Idalgo compte 12 collaborateurs permanents et près de 30 intervenants extérieurs. 18
#144 Lundi 4 Mars 2013 RETOUR DE CAMPAGNE L AGENCE HUMAN INSIDE ÉVÉNEMENTIALISE LE LIVE-TWEET POUR PROMOUVOIR LE STADE DE FRANCE Le Consortium du Stade de France était confronté à une visibilité limitée de sa marque en raison d un manque d événements réguliers et identifiés au sein de l enceinte tout au long de l année. L agence Human inside lui a proposé de fédérer une communauté sur les réseaux sociaux via le live-tweet de matchs et de concerts. Ludovic Delaherche, fondateur et directeur général de l agence, explique les mécanismes de la campagne à Satellinet et ses retombées. Origines «En 2012, le Consortium cherchait le moyen de faire exister la marque Stade de France sur le digital tout au long de l année, alors que c est une marque institutionnelle et un stade sans club de sport résident. La marque manquait d émotion et de visibilité. Nous avons proposé d ancrer le Stade de France dans la vie numérique des Français à travers une pratique sociale émergente sur les réseaux sociaux : le livetweet, sur Twitter, de grands événements organisés au sein du Stade de France.» Objectifs «Les objectifs portaient sur le nombre de mentions de la marque Stade de France sur Twitter. Nous avons également demandé à ce que les performances de la campagne soit jugées sur le nombre de places vendues dans le stade via un code promotion pour la communauté sur Twitter. Sur certains matchs, ce quota de promotions réservées à l ensemble des partenaires du Consortium peut atteindre 10 % des places totales, soit plusieurs milliers de places.» Dispositif «Concrètement, une loge au sein du Stade est dédiée au dispositif lors de chaque événement organisé dans l enceinte (matches de rugby, de football, concerts, etc.). Dix personnes passionnées par l événement et possédant un compte sur Twitter ont été sélectionnées par nos soins et invitées dans cette loge à suivre l événement. Pour cela, nous lancions un appel à participation un mois avant chaque événement en demandant aux candidats de montrer leur motivation à travers une photo, une vidéo ou un simple message sur Twitter ou Facebook. Finalement, pour chaque événement, deux équipes de cinq personnes étaient sélectionnées, essentiellement en fonction de l état d esprit affiché et de leur enthousiasme, tout en prenant soin de choisir une ou deux personnes par équipe qui disposaient d un réseau d abonnés nombreux pour optimiser les résultats du dispositif et les reprises sur Twitter. Ce dispositif - deux équipes face à face, servait a créer une émulsion et un buzz autour des événements. Chacune des personnes invitées devait live-tweeter l événement auquel elle assistait depuis la loge. Pour fédérer les messages, chaque équipe disposait d un mot-dièse personnalisé pour ses messages, par exemple #TeamFrance contre #TeamAllemagne pour le match de football, auquel s ajoutait le mot-dièse commun #stadedefrance pour tous les tweets. Le dispositif permet une saine compétition entre les invités, qui deviennent les ambassadeurs de la marque Stade de France sur Twitter. Après un essai avec le match Racing Stade Toulousain en février 2012, le dispositif a été reconduit pour plus d une vingtaine d événements comme les matchs de l équipe de France de foot et les concerts de Coldplay, Madonna... J ai piloté l ensemble du dispositif, qui a nécessité un community manager à temps plein et des chefs de projet. Au total, environ six personnes ont été mobilisées sur des temporalités différentes, notamment pour produire près de 20 vidéos par événement avant, pendant et après chaque live-tweet.» Promotion et communication «Au départ, nous avons investi une toute petite somme en achat média sur Facebook, pour voir. On a arrêté rapidement car nous pensons que cela n a aucun impact. Il y avait une vidéo diffusée sur écran géant au Stade de France le soir de l événement, et une vingtaine de courtes vidéos produites par événement, diffuséee sur Youtube, Twitter et Facebook. Au total, 400 vidéos ont été produites en un an. >>> 19
#144 Lundi 4 mars 2013 RETOUR DE CAMPAGNE >>> L agence Human inside a organisé plusieurs live-tweet de matchs de rugby au Stade de France. pour le Consortium Et puis le dispositif a également fait son propre buzz également sur Twitter.» Budget «La campagne a couté entre 80 000 et 150 000 euros. C est un montant très faible par rapport à ses retombées.» Retour sur investissement «Le dispositif entraîne parfois plusieurs dizaines de milliers de mentions sur Twitter pour les grands événements, contre quelques dizaines auparavant. Le concert de Metallica a généré 7 000 tweets avant le concert et 3 000 pendant. La finale du Top14 de rugby, au printemps, a généré plus de 60 000 tweets, plus que sur certains divertissements diffusés en prime time à la télévision. Le compte officiel Stade de France rassemble près de 7 400 abonnés. Et la chaîne officielle de la marque sur YouTube, où nous postons les vidéos, totalise désormais. 973 000 vues.» Conclusion de la campagne «La campagne qui a réussi à fédérer autour d une marque institutionnelle, qui dégageait jusque-là peu d émotion sur le digital. Même si on teste un peu Instagram et Pinterest, Twitter reste le meilleur outil pour générer un engouement social en continu. Plus que Fabebook, que l on conseille d ailleurs à nos clients de ne pas trop utiliser. Twitter est plus réactif et plus pertinent pour faire vivre des événements. Pour améliorer encore notre dispositif avec le Stade de France, qui perdure en 2013, nous avons sollicité le soutien des partenaires du Consortium, comme la Fédération française de football. L idée est de créer un écosystème de partenaires et de relais autour du dispositif.» 20
#144 Lundi 4 mars 2013 VISUAL THINKING EN FÉVRIER, CANALPLAY INFINITY CONFIRME SA PLACE DE LEADER DE LA SVOD EN FRANCE En partenariat avec NPA conseil Février 2013 Baromètre des catalogues de plates-formes SVoD PLATES-FORMES SVOD VOLUME DU CATALOGUE PRIX DE L ABONNEMENT (MENSUEL) DIFFUSION WEB DIFFUSION IPTV/CÂBLE DIFFUSION APP MOBILE DIFFUSION TV@ ET CONSOLES CINÉMA (NB TITRES) Canalplay Infinity 1214 9,99 6,99 (PC/Mac/iPad) Oui SFR, Free, Bouygues ipad Xbox 360 Filmo TV 467 9,99 7 (Orange) Oui Orange Numericable ios Android Samsung Smart TV LG Philips Net TV Club Vidéo SFR Pass Cinéma 95 4,99 SFR ios Orange Pass Video Livebox Star 146 Inclus avec abo Livebox Star Orange VidéoFutur Pass Duo DVD/VOD 51 (1) 6,99 Oui (Windows) Samsung Galaxy Tab et tablettes Windows 8 Samsung Smart TV Philips Net TV SÉRIES (NB SAISONS) Pass M6 41 7,99 Free, SFR Orange Xbox 360 Canalplay Infinity 103 9,99 6,99 (PC/Mac/iPad) Oui SFR, Free Bouygues (2) ios Xbox 360 DESSINS ANIMÉS (NB ÉPISODES) Club Vidéo SFR Pass kids 837 5,99 SFR ios Pass Disney Channel Avant Première (3) 38 à 40 2,90 (BBox) 3,99 (Numericable) Canalplay Infinity 826 9,99 6,99 (PC/ Mac/iPad) Csat Numericable Orange SFR (inclus dans pass Kids) Free, Bouygues Oui SFR Free Bouygues (2) ios Xbox 360 Dailymotion Kids+ 974 4,49 Oui ios, Android (1) dont 7 films en VoD à l acte (1 seul visionnage pdt 48h) inclus dans l abonnement; (2) Certaines séries TV / Kids ne sont pas disponibles depuis les box opérateurs; (3) Le pass offre la possibilité de regarder à volonté les programmes de Disney Channel une semaine avant leur diffusion. Le catalogue est renouvelé chaque semaine et est composé de 4 épisodes de séries inédits, 30 épisodes de séries, d animation ou de programmes courts et de 4 à 6 téléfilms (Disney Channel Original Movies). NB : Les versions HD et SD d un film ne sont comptabilisées qu une seule fois. SOURCE : NPA CONSEIL 2013. Il ressort de notre baromètre exclusif, réalisé avec NPA conseil, que Canalplay Infinity confirme, en février, en volume, sa place de leader des différents services de SVoD en France. Les films de cinéma représentent toujours l essentiel du catalogue de la plate-forme du groupe Canal+, avec 1 214 références. L augmentation du nombre de références disponibles est de 12 % depuis janvier dernier. Cette croissance concerne tous les genres, autant les séries TV (+36 saisons) que l offre Jeunesse (+154 dessins animés). Deux accords ont été signés par la plate-forme le mois dernier : l un avec la SACD et l ADAGP, qui permet à Canalplay Infinity d utiliser les répertoires des deux sociétés d auteurs (films, séries, animation et captation de spectacles) ; le second accord a été signé avec le producteur français Gaumont et concerne une soixantaine de films. Un accord avec Disney sera effectif à partir du 1er mars (non pris en compte ici). Derrière Infinity, Filmo TV progresse également avec un gain de 39 références (soit un total de 467 films). Le lancement, le 21 mars, de la nouvelle plate-forme Jook Vidéo, gérée par le groupe AB, devrait remettre en cause cette hiérarchie. En effet, Jook promet de proposer environ 2 000 films, soit plus que Canalplay Infinity et Filmo TV réunis. 21
AGENDA MARDI 12 MARS ConnectingStartups.com propose un Atelier Start UP #12 «Réussir sa levée de fonds» animé par Sabine Fillias, directrice générale chez Chausson Finance. Inscription sur connectingstartups.com. A 17h à La Cantine, 151 rue Montmartre, Paris 2e. LUNDI 18 MARS Le site d actualité StreetPress lance un appel à candidatures jusqu au 18 mars pour la Street School 2013, formation gratuite de journalisme. Le programme est lancé le 6 avril et dure 15 semaines. 15 jeunes de 20 à 30 ans habitant l Île-de-France seront sélectionnés en fonction de leur motivation, puis formés par des journalistes professionnels. Inscription sur Streetpress.com. En partenariat avec Satellinet DU LUNDI 18 AU MARDI 19 MARS Le Mobile 2013 propose, sur deux jours, plusieurs événements consacrés au mobile et réunissant médias, annonceurs, sociétés de conseil et grandes entreprises. Neuf tables-rondes et six témoignages de grandes marques feront notamment intervenir Yahoo! France, Orange, LeKiosque, youmag, McDonald s, Facebook, fabernovel, Mobile Network Group, Ebay, BeTomorrow, Skyrock... Un hackathon sera lancé pour 48 heures avec deux marques qui challengeront des développeurs sur un thème mobile. En parallèle, Le Mobile 2013 comportera une zone d exposition pour rencontrer les entreprises du secteur. Programme et inscription sur lemobile.fr/2013. De 10h à 18h. Centre Georges Pompidou, Paris 4e. En partenariat avec Satellinet MARDI 19 MARS La 15e édition du Netineo Video Workshop, qui propose des conférences et des ateliers sur la vidéo en ligne, aura pour thème «la convergence de la Télévision et de la Vidéo online». Interviendront notamment Isabelle Fossecave (directrice de la publicité et de la stratégie de contact à Renault France), Thomas Landspurg (fondateur de TVTweet), Jean-François Mulliez (directeur délégué à la direction des nouveaux médias à TF1), et Eric Scherer (directeur de la prospective, de la stratégie et des relations internationales à France Télévisions). Programme et inscription obligatoire sur le site Netineo.com. De 14h à 18h, au 2 rue de Viarmes, Paris 2e. En partenariat avec Satellinet MARDI 19 MARS #144 Lundi 4 mars 2013 Dans le cadre du Mobile 2013, Satellinet anime une table-ronde dédiée aux médias sur mobile. Interviendront Isabelle André, PDG Le Monde Interactif, Antoine Clément, directeur général adjoint Next Interactive Media, Nicolas Schaettel, directeur général à youmag, ainsi que Ari Assuied, directeur général à LeKiosque. Programme et inscription sur lemobile.fr/2013. De 10h à 10h40, au Centre Georges Pompidou, Paris 4e. DU MARDI 19 AU JEUDI 21 MARS TV Connect 2013, qui associe expositions et conférences, rassemble constructeurs, éditeurs et spécialistes des technologies sur la TV connectée. A l Olympia Exhibition Centre de Londres. Programme et inscription sur tvconnectevent.com. MERCREDI 20 MARS L Irep et France Pub présentent les résultats du «Marché publicitaire français 2012» avec un focus sur le digital. Informations et inscription sur Irep.asso.fr et Francepub.fr. A partir de 18h, au Pavillon Gabriel, 5 Avenue Gabriel, Paris 8e. JEUDI 21 MARS Le 23e Observatoire de l OJD présentera les tendances du marché de la presse (diffusion, ventes...) avec un focus sur le numérique. A 9h30 au Pavillon Gabriel, 5 avenue Gabriel, Paris 8e. VENDREDI 22 AU DIMANCHE 24 MARS La deuxième Medialab Session est organisée à Paris. L objectif est de créer un «média innovant» en un peu plus de deux jours. Des porteurs de projets constitueront des équipes avec des développeurs, journalistes, designers et entrepreneurs. Chaque équipe sera assistée de mentors, parmi lesquels Philippe Couve (consultant, Samsa), Pierre Romera (cofondateur de Journalism++), Yann Guegan (rédacteur en chef adjoint de Rue89) et Maxime Barbier (cofondateur de Minutebuzz). L objectif est de trouver de nouvelles manières de raconter l information avec des projets viables économiquement. Les projets seront présentés à un jury de professionnels dimanche soir, devant des investisseurs notamment. Inscription sur medialabsession.org. A partir de 18h, vendredi 22 mars, à SUP Internet, 24, rue Pasteur, Le Kremlin-Bicêtre (Île-de-france) En partenariat avec Satellinet 22
AUDIENCES INTERNET #144 Lundi 4 mars 2013 AUFEMININ EN TÊTE EN NOMBRE DE VU DE SA CATÉGORIE, FEMME ACTUELLE EN TEMPS PASSÉ En partenariat avec Nielsen NetRatings et Médiamétrie Décembre 2012 Top 5 Sites de la sous-catégorie «Portails spécialisés féminins» (appartenant à la catégorie «Famille / Art de vivre») France Tous lieux de connexion BRANDS / CHANNELS NOMBRE DE VU COUVERTURE ACTIVE TEMPS PASSÉ PAR PERSONNE AUFEMININ - TS 13 618 000 30,6 % 11 min 33 sec DOCTISSIMO - TS OJD 8 473 000 19 % 10 min 36 sec «- T» : acteur ayant participé à la mesure par l implémentation d un Tag sur au moins 50 % de son périmètre «- TS» : (pour taggué 100 % Site-Centric) acteurs dont le périmètre est intégralement taggué «- TS OJD» : acteur dont le périmètre est intégralement taggué et certifié par l OJD LE JOURNAL DES FEMMES - TS 6 339 000 14,2 % 7 min 51 sec FEMME ACTUELLE - TS OJD 4 276 000 9,6 % 16 min 57 sec NOTREFAMILLE.COM - TS 3 368 000 7,6 % 2 min 35 sec NB : Les Channels apparaissent en italique. Source : Médiamétrie//NetRatings France Tous lieux de connexion Applications Internet incluses Décembre 2012 Copyright Nielsen//NetRatings Tous droits réservés Brand La brand est le niveau «marques». Une brand est un agrégat de domaines, de sous-domaines et / ou de pages identifiés par un même logo de façon cohérente et homogène. Channel Le channel est un sous-ensemble de la marque permettant de regrouper sous une même thématique l ensemble des pages correspondant précisément à cette thématique, ou permettant de distinguer marque mère et marque fille. Visiteurs uniques Le nombre total d individus ayant visité une brand ou channel au moins une fois pour la période concernée. Les individus ayant visité la même brand (ou le même Channel) plusieurs fois ne sont comptés qu une seule fois. Couverture active Nombre de visiteurs uniques d une brand ou channel, exprimé sous la forme d un pourcentage de la population internaute pour la période concernée. DIRECTEUR DES PUBLICATIONS SATELLINET, SATELLIFAX ET SATELLIMAG Joël Wirsztel satfax@satellinet.fr DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Pierre-Yves Platini pyp@satellinet.fr DIRECTRICE ÉDITORIALE Johana Sabroux js@satellinet.fr RÉDACTEUR EN CHEF Jean-Philippe Pisanias jpp@satellinet.fr 07 86 09 76 36 RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Jean-Michel De Marchi jmdm@satellinet.fr 06 24 43 14 84 JOURNALISTE Anne-Sophie Lizzani asl@satellinet.fr POUR CONTACTER LA RÉDACTION redaction@satellinet.fr SUIVEZ-NOUS SUR TWITTER @Satellinet Satellinet est un hebdomadaire édité par la société Satellinet, membre du Spiil Sarl au capital de 1 000 Siren 752 467 068 CPPAP 0515 W 90423 Hôtel de Retz, 9 rue Charlot, 75003 Paris RÉGIE Remi Collard 06 09 77 37 22 remi@remicsetcompagnie.com Administration/abonnement : Véronique Olasz Tél. : 01 40 29 47 48 Fax : 01 42 78 70 36 office@satellinet.fr Abonnement un an : 1 110 HT satellinet.fr/abonnement abonnement@satellinet.fr 23
ABONNEMENT #144 Lundi 4 mars 2013 ABONNEMENT PROMO «NOUVELLE MAQUETTE» 950 EUROS (AU LIEU DE 1 110 EUROS) OFFRE PROLONGÉE JUSQU AU 15 MARS * Faxez ce bulletin au 01 42 78 70 36 ou envoyez un email à abonnement@satellinet.fr et recevez Satellinet tous les lundis avant 7 h dans votre boîte email. Vous pouvez aussi vous abonner directement en ligne : Satellinet.fr/abonnement Nom :... Prénom :... Société/Fonction :... Adresse :...... Mail :... Téléphone :... * Réservée aux nouveaux abonnés Contact /abonnement : Véronique Olasz - 01 40 29 47 48 abonnement@satellinet.fr satellinet.fr/abonnement Chaque lundi, Satellinet propose l essentiel de l actualité du secteur de la communication et des médias en ligne : informations exclusives, interviews, mouvements des décideurs, mais aussi décryptage des tendances, retours d expérience, audiences et données commerciales chiffrées. Satellinet s adresse à tous les professionnels et décideurs confrontés aux problématiques de communication et de contenus en ligne : acteurs de l audiovisuel, groupes de communication, régies, pure players, annonceurs, institutionnels, acteurs locaux, éditeurs de presse, agences de RP, diffuseurs, éditeurs de service en ligne Satellinet, c est aussi un site internet, www.satellinet.fr, qui permet d acheter l hebdomadaire au numéro ou de télécharger des articles à l unité. 24