Faculté de médecine de Sfax Cours de Pneumologie Syndrome d apnées du sommeil DCM1 Dr. Sameh MSAAD Cours Page 1
Objectifs éducationnels 1. Définir le syndrome d apnées du sommeil (SAS) 2. Préciser ses principaux mécanismes physiopathologiques 3. Citer ses principaux signes fonctionnels 4. Décrire le profil typique d un patient atteint de SAS 5. Expliquer le principe de la polysomnographie et préciser ses intérêts dans le diagnostic positif du SAS 6. Citer les principales complications du SAS 7. Savoir éliminer les autres diagnostics différentiels pouvant prêter confusion avec ce syndrome 8. Expliquer le principe du traitement ventilatoire (CPAP) et son intérêt dans le traitement du SAS Cours Page 2
Le syndrome d apnées du sommeil I. Définitions ACTIVITE A. Apnées (A) PARTIE DEFINITION C est l interruption du flux aérien naso-buccal de plus de : 10 secondes chez l adulte ; 5 secondes chez l enfant. On distingue 3 types d apnées (tableau n I) Tableau n I: Types d apnées Types d apnée Obstructive Centrale Mixte Obstruction des VAS Oui Non Oui Mouvements thoraco-abdominaux (+) (-) (±) Commande ventilatoire centrale (+) (-) (-) B. Hypopnée (H) PARTIE- DEFINITION Diminution de plus de 50% du flux aérien naso-buccal pendant plus de 10 secondes associée à une désaturation et/ou un micro-éveil. C. Désaturation PARTIE DEFINITION Diminution de la saturation artérielle en oxygène (SaO 2) 4% de la valeur de veille. de plus de D. Index d apnée-hypopnée (IAH) PARTIE DEFINITION Le nombre d apnées et d hypopnées par heure de sommeil. E. Syndrome d apnées du sommeil (SAS) PARTIE DEFINITION Pas de définition unanime. Cours Page 3
Le SAS est défini par un IAH 10/heure de sommeil avec la présence de signes cliniques évocateurs (ronflement nocturne, somnolence diurne ). Une valeur d IAH n a de sens que si elle est associée à des symptômes cliniques. On distingue 3 types de SAS : Le syndrome d apnées obstructives du sommeil (SAOS) [liste à puce] C est la forme la plus fréquente du SAS (80 % des cas) ; elle est caractérisée par des apnées essentiellement obstructives (80 % des apnées sont obstructives). Cette forme sera prise comme forme type de description. Le syndrome d apnées centrales du sommeil (SACS) [liste à puce] Il est caractérisé par des apnées essentiellement centrales. Le syndrome d apnées mixtes du sommeil [liste à puce] Il est caractérisé par la prédominance d apnées mixtes. II. Epidémiologie ACTIVITE A. Prévalence PARTIE DEFINITION Il s agit d une affection fréquente intéressant 4% de la population masculine adulte et 2% de la population féminine. B. Age PARTIE DEFINITION Le SAOS est une pathologie de l adulte avec une fréquence maximale chez l homme de la soixantaine. C. Sexe PARTIE DEFINITION Cours Page 4
La prédominance masculine est écrasante : le sexe masculin représente 90 % des patients touchés. La découverte d un SAOS chez une femme non ménopausée doit faire rechercher un facteur favorisant en particulier une hypothyroïdie. La fréquence du SAOS chez la femme augmente après la ménopause. 1. Facteurs de risque INFORMATION 2. Obésité INFORMATION 3. Anomalies anatomiques des voies aériennes supérieures INFORMATION Macroglossie [liste à puce] Hypertrophie amygdalienne[liste à puce] Voile du palais long et atone[liste à puce] Rétrognatisme ou micrognatisme[liste à puce] 3. Maladies endocriniennes INFORMATION Hypothyroïdie [liste à puce] Acromégalie [liste à puce] Syndrome de Cushing[liste à puce] 4. Maladies neurologiques INFORMATION Séquelles d encéphalite, de poliomyélite antérieure aiguë 5. Facteurs génétiques INFORMATION 6. Causes toxiques INFORMATION Tabagisme [liste à puce] Alcoolisme[liste à puce] Tranquillisants[liste à puce] Testostérone[liste à puce] Cours Page 5
III. Structure du sommeil (fig. n 1) ACTIVITE Pendant le sommeil, le sujet normal oscille entre deux stades principaux : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. A. Sommeil lent PARTIE DEFINITION Il comporte 4 stades de profondeur croissante : stades I et II : sommeil lent léger ; [liste à puce] stades III et IV : sommeil lent profond. [liste à puce] Au cours du sommeil lent, la respiration est régulière. Toutefois, la transition entre l éveil et le sommeil (période d endormissement) peut s accompagner d instabilité ventilatoire avec une respiration périodique et quelques apnées centrales. La période de sommeil lent dure 60 à 90 minutes avant l apparition du premier épisode de sommeil paradoxal. B. Sommeil paradoxal PARTIE DEFINITION Il existe une instabilité de la commande ventilatoire centrale avec une respiration superficielle et des apnées centrales. Il s associe une inhibition de l activité motrice affectant principalement les jambes, les muscles intercostaux et les muscles des VAS. Le sommeil paradoxal dure 10 à 20 minutes, et réapparait à l état normal toutes les 60 à 90 minutes. IV. Physiopathologie ACTIVITE A. Mécanismes des apnées obstructives (fig. n 2) PARTIE DEFINITION Les apnées obstructives sont caractérisées par une obstruction totale des voies aériennes supérieures (VAS) qui se produit le plus souvent au niveau de l oropharynx. Cours Page 6
A l inspiration, la contraction du diaphragme crée une pression intrathoracique négative dite de succion qui tend à occlure les VAS. La tonicité de la paroi de l oropharynx et la contraction des muscles dilatateurs des voies aériennes supérieures contrebalancent efficacement la pression de succion chez le sujet sain. Dans le SAOS, il existe un déséquilibre de pression en faveur de la pression de succion. Ce déséquilibre est la conséquence de 3 facteurs essentiels : le rétrécissement des VAS ; l augmentation de la compliance pharyngée ; et le retard d activation des muscles dilatateurs du pharynx en raison d une majoration de l instabilité ventilatoire centrale. 1. Rétrécissement des voies aériennes supérieures PARTIE Chez le patient atteint de SAOS, le calibre des VAS est réduit à cause : des anomalies anatomiques ; de l infiltration œdémateuse des muqueuses au cours de certaines affections endocrines (hypothyroïdie, cushing.) ; et de l obésité souvent associée à des dépôts graisseux dans les parois pharyngées. 2. Compliance pharyngée PARTIE La compliance (collapsibilité) pharyngée est plus importante chez les sujets ayant un SAOS par apports aux sujets sains. 3. Retard d activation PARTIE Il existe une instabilité du contrôle nerveux de la ventilation lors de l endormissement et du sommeil paradoxal. Ceci va entraîner un retard d activation des muscles dilatateurs des VAS par apport au diaphragme. Cours Page 7
On comprend ainsi pourquoi les apnées sont particulièrement fréquentes au cours de l endormissement ou du sommeil paradoxal et habituellement absentes au cours des stades III et IV du sommeil où la respiration est particulièrement stable. B. Terminaison des apnées (fig. n 3) PARTIE DEFINITION La levée de l obstruction des VAS et la reprise de la ventilation nécessite un : éveil ; liste à puce micro-éveil ; liste à puce ou un allégement du stade du sommeil. liste à puce L éveil est attribué à la stimulation des : chémorécepteurs carotidiens par l hypoxie et l hypercapnie ; liste à puce mécanorécepteurs des VAS par les modifications de pression dans les voies aériennes intra et extrathoraciques. liste à puce C. Conséquences immédiates des apnées PARTIE DEFINITION 1. Fragmentation du sommeil PARTIE Elle est due à la fréquence d éveils et de micro-éveils. Le sommeil est presque réduit au sommeil lent léger, le sommeil profond est presque absent et le sommeil paradoxal est réduit. La conséquence en est la somnolence diurne. 2. Conséquences gazométriques PARTIE Hypoxémie Hypercapnie Nocturnes, transitoires Désaturation 3. Conséquences circulatoires PARTIE a. Fréquence cardiaque INFORMATION Bradycardie au début de l apnée liste à puce Cours Page 8
Tachycardie lors de la reprise ventilatoire liste à puce Troubles du rythme cardiaque pouvant être responsables de mort subite liste à puce b. Pression artérielle INFORMATION Elle augmente progressivement au cours de l apnée. Des pics hypertensifs peuvent être observés lors des microéveils. c. Débit cardiaque INFORMATION Il diminue au cours des apnées. d. Pression artérielle pulmonaire moyenne (PAP) INFORMATION La PAP, au cours des apnées obstructives, augmente. 4. Conséquences à moyen et à long terme PARTIE a. Conséquences cardiovasculaires INFORMATION Hypertension artérielle systémique (HTA) permanente avec comme mécanismes : liste à puce augmentation de la libération de catécholamines au cours du sommeil ; augmentation du tonus sympathique ; et répétition des pics hypertensifs. Insuffisance cardiaque droite et HTAP liste à puce Elles sont observées dans 10 % des cas. Ce type de complication n est généralement observé qu en présence d une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou d une obésité morbide associées. liste à puce Insuffisance cardiaque gauche liste à puce Insuffisance coronarienne et infarctus du myocarde liste à puce Cours Page 9
Ischémie cérébrale : le débit cérébral diminue au cours du sommeil des patients ayant un SAOS ce qui augmente le risque d accidents vasculaires cérébraux (AVC). liste à puce b. Conséquences respiratoires INFORMATION Dix pour cent (10%) des SAOS évoluent vers le stade d insuffisance respiratoire chronique (IRC). Cette complication est généralement observée en cas de BPCO ou d obésité associées. c. Conséquences cognitives INFORMATION Altération des performances intellectuelles et professionnelles liste à puce Troubles de la mémoire liste à puce Troubles de l humeur voire même états dépressifs liste à puce d. Conséquences endocriniennes INFORMATION Baisse de la libido, voire même l impuissance sexuelle liste à puce Baisse de la sécrétion de l hormone de croissance (GH) pouvant entraîner un retard de croissance chez l enfant liste à puce Augmentation de la sécrétion du peptide natriurétique auriculaire (ANP) => nycturie liste à puce e. Autres conséquences INFORMATION Conflits conjugaux voire même divorce liste à puce Trouble de l acuité auditive liste à puce Au total Les patients apnéiques ont un risque accru de complications cardiovasculaires. La HTAP et l IRC n apparaissent que lorsqu il y a une obésité ou une BPCO associées ; soit <10% des cas. Cours Page 10
IV. Diagnostic positif ACTIVITE A. Circonstances de découverte PARTIE DEFINITION Signes fonctionnels évocateurs liste à puce Complications : IRC, une insuffisance cardiaque droite liste à puce Bilan d une autre pathologie : HTA, polyglobulie, troubles psychologiques, impuissance sexuelle liste à puce B. Signes fonctionnels PARTIE DEFINITION Le SAOS est caractérisé par des manifestations nocturnes et diurnes. Les deux symptômes cardinaux sont : le ronflement nocturne ; liste à puce et la somnolence diurne. liste à puce 1. Signes nocturnes PARTIE a. Ronflement INFORMATION Le ronflement est un bruit inspiratoire qui indique un passage turbulent de l air à travers un pharynx étroit. Ce symptôme est fréquent dans la population générale. Dans le SAOS, ce ronflement est régulièrement interrompu par des apnées et réapparaît de façon intense à la reprise ventilatoire. Ce symptôme est observé chez la majorité des patients porteurs de SAOS. On peut, toutefois, rencontrer des SAOS silencieux (sans ronflement) lorsque : le SAOS est au stade d IRC ; liste à puce ou chez le patient ayant bénéficié d une uvulo-palatopharyngoplastie (UVPP). liste à puce Cours Page 11
b. Autres symptômes nocturnes INFORMATION Sommeil agité, cauchemars liste à puce Sensation d étouffement au cours du sommeil liste à puce Constatation, par l entourage du patient, de pauses respiratoires durant le sommeil liste à puce Hypersudation nocturne liste à puce Nycturie liste à puce 2. Signes diurnes PARTIE a. Somnolence diurne INFORMATION C est la conséquence de la déstructuration du sommeil. Elle est à l origine d une baisse des performances professionnelles et peut être responsable d accidents de la vie publique. Elle se voit essentiellement au cours des situations non stimulantes. Plusieurs tests permettent d estimer ou d évaluer cette somnolence : l échelle de somnolence d Epworth, le test de latences multiples d endormissement b. Autres symptômes INFORMATION Céphalées matinales liste à puce Fatigabilité diurne liste à puce Troubles de la mémoire liste à puce Diminution des performances intellectuelles et professionnelles liste à puce Troubles de l humeur liste à puce Atteinte de l acuité auditive liste à puce C. Examen physique PARTIE DEFINITION L examen physique doit être complet. 1. Tension artérielle PARTIE Cours Page 12
L hypertension artérielle systémique est présente chez 50 % des patients porteurs de SAOS. 2. Poids, taille, index de masse corporelle (IMC) PARTIE Une surcharge pondérale ou une obésité est retrouvée chez les 2/3 des patients, l IMC varie entre 28 et 30/kg/m 2. Il s agit souvent d une obésité centrale (ou tronculaire ou androïde). 3. Examen du cou PARTIE On constate souvent un cou court avec augmentation du périmètre cervical (> 43 cm chez l homme et 41 cm chez la femme). 4. Examen ORL PARTIE L examen ORL est un temps essentiel dans l examen physique des patients ayant un SAOS à la recherche d anomalies structurales et fonctionnelles des VAS : obstruction nasale (déviation septale ou polypes) ; liste à puce hypertrophie du voile, de la luette, des amygdales ; liste à puce macroglossie ; liste à puce troubles de l articulé dentaire liste à puce 5. Signes d affections endocriniennes PARTIE L examen retrouve parfois des signes en faveur d une cause endocrine (goitre thyroïdien, acromégalie ). 6. Autres signes PARTIE Signes de cœur pulmonaire chronique (CPC) liste à puce Cyanose liste à puce Cours Page 13
D. Explorations fonctionnelles respiratoires PARTIE DEFINITION 1. Spirométrie PARTIE La spirométrie dans le SAOS peut : être normale ; liste à puce mettre en évidence un syndrome restrictif en rapport avec l obésité ; liste à puce montrer un syndrome obstructif en rapport avec une BPCO associée. liste à puce 2. Gaz du sang artériels PARTIE DEFINITION La gazométrie diurne est souvent normale. E. Electrocardiogramme (ECG) PARTIE DEFINITION Etant donné le risque accru de complications cardiovasculaires au cours du SAOS, l ECG doit faire faire partie du bilan initial de la maladie à la recherche de signes de cardiopathie gauches, de troubles de rythme et/ou de CPC. E. Biologie 1. Numération formule sanguine (NFS) PARTIE Une polyglobulie est observée dans 10 % des cas. 2. Autres PARTIE Dosage de FT3, FT4, TSH, GH..si signes évocateurs d affections endocriniennes. Au total Aucun symptôme n est spécifique, aucune combinaison des symptômes n a de valeur prédictive absolue. Le diagnostic de SAOS doit être obligatoirement Cours Page 14 argumenté par la polysomnographie même lorsque le tableau clinique est typique.
F. Enregistrement polysomnographique PARTIE DEFINITION 1. Intérêts PARTIE Diagnostic positif du SAOS : examen clé liste à puce Evaluation de la sévérité de ce syndrome liste à puce Titration du traitement par la CPAP liste à puce Evaluation de l efficacité des modalités thérapeutiques liste à puce 2. Paramètres analysés PARTIE a. Analyse de la ventilation INFORMATION Le but est de préciser l existence ou l absence d un flux ventilatoire et d évaluer son amplitude. Cette mesure se fait le plus souvent par des lunettes nasales et/ou naso-buccales. b. Enregistrement des mouvements thoraco-abdominaux INFORMATION Il repose sur l utilisation de capteurs (ou sangles) dont les propriétés électriques sont modifiés par l étirement. Ces capteurs sont fixés sur la paroi thoracique et abdominale. c. Analyse du sommeil INFORMATION L identification du stade du sommeil repose sur la confrontation d informations provenant de l électroencéphalogramme (EEG), de l électromyogramme des muscles de la houppe du menton (EMG) et l électro-oculogramme (EOG). Cours Page 15
d. Analyse des répercussions des apnées INFORMATION Elle se base essentiellement sur: l oxymétrie percutanée: qui permet de détecter les désaturations artérielles nocturnes en O 2 ; liste à puce l ECG: qui permet de détecter les variations de la fréquence et du rythme cardiaque. liste à puce e. Enregistrement de la position du dormeur INFORMATION A l aide d un capteur fixé sur la sangle thoracique, on peut préciser la position du dormeur (décubitus dorsal, ventral ou latéral). Cette information est intéressante pour identifier les SAOS dits positionnels. En pratique La polysomnographie étant un examen lourd et couteux, la polygraphie ventilatoire est souvent proposée comme alternative. La polygraphie ventilatoire associe l enregistrement du flux aérien, des mouvements thoraco-abdominaux associé à l oxymétrie sans analyse du sommeil. V. Diagnostic de sévérité ACTIVITE L évaluation de la sévérité du SAOS prend en considération deux critères : l IAH et le degré de somnolence (tableau n II). Tableau n II : diagnostic de sévérité du SAOS (ICSD 2 nd edition*) Cours Page 16
Sévérité Somnolence IAH Leger Modéré Sévère Assoupissement lors d activités qui requièrent peu d attention avec gène sociale ou professionnelle mineure (télévision, lecture, transport) Assoupissement lors d activités qui requièrent une certaine attention, avec une gêne sociale ou professionnelle modérée (réunions, concerts, présentations) Assoupissement lors d activités qui requièrent une attention soutenue, avec une gêne sociale ou professionnelle marquée (au repas, au volant, en marchant, pendant une conversation) 5-15 15-30 >30 * ICSD 2 nd edition: International Classification of Sleep Disorders, 2 nd edition (2005) VI. Formes cliniques ACTIVITE A. Formes symptomatiques PARTIE DEFINITION 1. SAS central PARTIE Il se distingue du SAOS par une moindre fréquence de l obésité ; liste à puce une plus grande fréquence d insomnie. liste à puce 2. Syndrome de Pickwick PARTIE Il associe SAS, obésité morbide (IMC>40kg/m 2 ), hypoventilation alvéolaire et fréquemment CPC. B. Formes selon le terrain PARTIE DEFINITION 1. Nourrisson et l enfant PARTIE Le tableau clinique se distingue par : la rareté de la somnolence diurne ; liste à puce la fréquence des troubles du caractère et du comportement (agressivité, retard scolaire ) ; liste à puce retard staturo-pondéral. liste à puce Le traitement chirurgical de l hypertrophie amygdalienne, cause majeure du SAOS de l enfant, est suivi généralement par la disparition des symptômes. Cours Page 17
2. Femme PARTIE La découverte d un SAS chez une femme jeune doit faire rechercher une cause favorisante (une hypothyroïdie ). C. Formes associées PARTIE DEFINITION 1. SAS-BPCO PARTIE Cette association est décrite sous le terme d Overlap syndrome. Ces deux affections s aggravent mutuellement et c est probablement ces malades qui évoluent vers l IRC et le CPC. 2. Autres PARTIE SAS-affections endocrines liste à puce SAS-affections neurologiques liste à puce SAS-anomalies morphologiques des VAS liste à puce VI. Diagnostics différentiels ACTIVITE A. Ronflements PARTIE DEFINITION Tous les ronfleurs ne sont pas porteurs de SAS. B. Somnolence diurne PARTIE DEFINITION La somnolence doit faire discuter : la narcolepsie ; liste à puce la prise de sédatifs ; liste à puce un sommeil fragmenté par des éveils fréquents (causés par la douleur, travail posté ). liste à puce C. Syndrome de haute résistance des VAS PARTIE DEFINITION D. Le syndrome des jambes périodiques PARTIE DEFINITION Les mouvements périodiques des jambes sont des mouvements d extension du gros orteil et de dorsiflexion du pied survenant périodiquement toutes les 20 ou 30 secondes pendant le sommeil. Ces mouvements sont à l origine d un allègement du sommeil à chaque Cours Page 18
secousse des jambes d où plainte tantôt d un sommeil non récupérateur, tantôt d hypersomnolence diurne. VI. Traitement ACTIVITE A. Buts PARTIE DEFINITION Prévenir les répercussions du SAS liste à puce Eventuellement, supprimer la cause liste à puce B. Moyens PARTIE DEFINITION 1. Traitement postural PARTIE Il consiste à obtenir un sommeil en décubitus ventral ou latéral si le ronflement n apparaît qu en décubitus dorsal. 2. Traitement prothétique PARTIE Les prothèses anti-ronflements permettent d avancer la mandibule pour agrandir la filière aérienne pharyngée postérieure. L efficacité n est pas constante. 3. Traitement ventilatoire : CPAP PARTIE a. Composition INFORMATION Cet appareil est composé d un compresseur générant un débit d air continu dont on peut faire varier la pression entre 5 et 15 cmh 2 O et ceci grâce à un manomètre. Le raccordement au sujet se fait par un masque nasal. b. Principe INFORMATION La CPAP va délivrer une pression positive continue qui va agir sur les parois des VAS comme une véritable attelle pneumatique s opposant au collapsus inspiratoire du pharynx. c. Efficacité INFORMATION Diminution d apnées et d hypopnées liste à puce Cours Page 19
Récupération d un sommeil normal liste à puce Amélioration de l hypoxémie nocturne et de la HTAP liste à puce Correction de la somnolence diurne liste à puce Amélioration des capacités cognitives liste à puce Diminution de la mortalité liste à puce d. Effets indésirables INFORMATION Irritation cutanée, nasale, conjonctivale liste à puce Gêne liée au bruit liste à puce Encombrement liste à puce Ballonnement abdominal liste à puce e. Modalités INFORMATION L efficacité de la CPAP doit être vérifiée au cours d un enregistrement polygraphique du sommeil où l on recherche la pression efficace qui permet la disparition des apnées et du ronflement : c est la titration de la CPAP. La pression optimale déterminée au cours de cet enregistrement est utilisée pour le traitement ultérieur à domicile. Le traitement par CPAP est indéfini (à vie). 4. Traitement chirurgical PARTIE a. Correction des anomalies ORL INFORMATION Telle que l amygdalectomie proposée surtout chez les enfants et ayant une efficacité le plus souvent spectaculaire. b. Trachéotomie INFORMATION Elle consiste à court-circuiter l obstacle au niveau des VAS par la mise en place d une canule transtrachéale à travers laquelle le patient va respirer. Cours Page 20
Ce traitement s est révélé très efficace sur les apnées obstructives mais il n est actuellement utilisé que dans certaines formes graves ayant présenté plusieurs poussées d insuffisance respiratoire aiguë. c. Uvélo-palato-pharyngoplastie (UPPP) INFORMATION Cette technique associe une résection des péliers postérieurs, des amygdales, du voile du palais et de la luette ainsi que des replis muqueux de la paroi postérieure du pharynx. Cette technique réduit les apnées de façon partielle. Elle est proposée chez les patients refusant la contrainte de la CPAP. 5. Autres mesures thérapeutiques PARTIE Les autres mesures thérapeutiques proposées ont une efficacité souvent partielle. Ces mesures doivent être proposées en premier lieu, surtout dans les formes modérées de la maladie : perte de poids : la normalisation du poids est un objectif indispensable, en particulier avant toute discussion chirurgicale, car l obésité est un facteur d échec de la chirurgie ; liste à puce arrêt du tabac et d alcool ; liste à puce traitement des infections respiratoires ; liste à puce éviction des traitements dépresseurs des centres respiratoires et/ou myorelaxants ; liste à puce L oxygénothérapie est indiquée au stade d IRC. C. Indications PARTIE DEFINITION Elles dépendent de l IAH et de la motivation du patient (tableau n III). Mais dans tous les cas, les règles hygiéno-diététiques sont indiquées. Tableau n III : Indications thérapeutiques au cours du SAOS Cours Page 21
Règles hygiénodiététiques IAH < 15 Sans somnolence Ni désaturation Ni complications Ni facteur de risque vasculaire CPAP Patient motivé (+) Signes gênants (+) IA>20 ou IAH> 30. OU Complications à type d IRC, CPC, obésité majeure. Chirurgie Sujet jeune non obèse (+) fonction ventilatoire normale (+) IAH modérée (15-30) OU Cas réfractaires à la CPAP. D. Résultats PARTIE DEFINITION L espérance de vie des patients porteurs de SAOS sous CPAP est similaire à celle de la population générale. La chirurgie n est pas constamment efficace. Points forts Le SAOS est une affection fréquente. La polysomnographie est l examen clé pour le diagnostic positif. La CPAP est le traitement de référence. Il s agit d un traitement à vie. La mortalité et la morbidité de ces patients sont accrues, en raison de troubles cardiovasculaires et d accidents de la voie publique. Cours Page 22
Figures Cours Page 23
Fig n 1: Structure du sommeil normal Cours Page 24
Rétrécissement anatomique des VAS Retard d activation des muscles dilatateurs des VAS Augmentation de la compliance pharyngée Anomalies anatomiques des VAS Œdème muqueux des VAS Dépôts graisseux pharyngés Instabilité de la commande ventilatoire centrale Rupture de l équilibre pression de succion activité des muscles dilatateurs des VAS Collapsus des VAS Apnée obstructive Fig.n 2 : physiopathologie des apnées obstructives au cours du sommeil Cours Page 25
Apnée Hypoxémie Hypercapnie Modification des pressions au niveau des VAS Stimulation des chémorécepteurs carotidiens Stimulation des mécanorécepteurs des VAS Eveil ou microéveil Reprise ventilatoire Fig. n 3 : mécanismes d interruption d apnées obstructives Cours Page 26