Extraits d ouvrage Logistique AU QUOTIDIEN
Logistique AU QUOTIDIEN Composition de votre abonnement annuel : Pack papier (TVA 5,5%) : - 1 classeur à feuillets mobiles - 2 mises à jour annuelles sous forme de feuillets mobiles - 1 cédérom actualisé donnant accès tout au long de l'année, via Internet, à la dernière version à jour de l'ouvrage Version WK-Transport-Logistique (TVA 19,6%) : www.wk-transport-logistique.fr Accès à : - la version en ligne de l'ouvrage avec mise à jour automatique - un moteur de recherche puissant avec possibilité de recherches croisées - des alertes personnalisées - des actualités quotidiennes - des outils "métiers" interactifs : calculs de coûts - modèles de contrats, accords et lettres - modules d'autoformation - indices de la profession... - des services adaptés : agenda des salons professionnels - librairie - formations - conférences - petites annonces... - une newsletter hedomadaire Pour toute information : www.wkf.fr
Logistique au Quotidien Secrétaire général de la rédaction Stéphane JURGENS Édité par Wolters Kluwer France SAS - 1, Rue Eugène et Armand Peugeot - 92856 Rueil-Malmaison cedex N o Indigo : 0 825 08 08 00 - Fax : 01 76 73 48 09 - www.wkf.fr - Wolters Kluwer France 2008
Alain CHATTON Professeur à l École nationale d assurance (ENASS) Fabrice DESITTER Cabinet Desitter, Conseil en Logistique internationale Christophe DURAND Consultant-formateur Supply Chain, ERP et qualité www.oxiane.net Vincent GAREZ Conseil en systèmes d information pour la Logistique Bernard HILAIRE Directeur, Ingénieur-conseil et Pilote de réalisations Audit, Assistance, Action (3A) : conseil et réalisations pour la Logistique et son informatisation et pour le packaging Stéphane JURGENS Wolters Kluwer France LISTE DES AUTEURS Patrick KOSLOWSKI Consultant et Professeur à l École nationale d assurance (ENASS) Dominique LE TAINTURIER Consultant en gestion de la chaîne logistique intégrée Animateur de la commission «Maîtrise des risques» (ASLOG) Patrick NOURIGAT Ingénieur, Enseignant à l Institut universitaire de technologie d Évreux (département Génie du conditionnement et de l emballage) Laurent RADISSON Wolters Kluwer France Catherine SUTER Juriste, Formateur-consultant Fondateur de Jurisformat Gilles VAQUIN Expert-conseil en matériel de manutention GV Conseil Manutention LOGISTIQUE AU QUOTIDIEN WOLTERS KLUWER FRANCE MAI 2008
SOMMAIRE GÉNÉRAL Logistique au quotidien PARTIE I : Optimiser l organisation logistique TITRE 1 : Concepts et fondamentaux Thème 104 : Définition et enjeux de la logistique Thème 108 : Logistique fractionnée Thème 112 : Logistique intégrée et Supply Chain élargie Thème 116 : Évolutions de la logistique TITRE 2 : Élaboration de l organisation logistique Thème 120 : Diagnostic de l organisation logistique Thème 124 : Modélisation et mise en place de l organisation logistique Thème 132 : Optimisation de la Supply Chain Thème 136 : Management de la qualité TITRE 3 : Contractualisation Thème 140 : Cahier des charges et appel d offres Thème 144 : Négociation et rédaction du contrat Thème 148 : Coûts des prestations logistiques Thème 152 : Vie du contrat PARTIE II : Piloter les flux physiques TITRE 1 : Création et implantation de l entrepôt Thème 204 : Implantation de l entrepôt Thème 208 : Choix d exploitation Thème 212 : Aménagement de l entrepôt TITRE 2 : Gestion de l entrepôt Thème 216 : Optimisation des opérations Thème 224 : Conditionnement, emballage et étiquetage Thème 228 : Personnel de manutention Thème 232 : Matériel de manutention Thème 236 : Prévention des accidents Thème 240 : Prévention et protection contre l incendie Thème 244 : Surveillance de l entrepôt TITRE 3 : Stocks Thème 248 : Thème 252 : Thème 256 : Gestion des stocks Fiscalité des stocks Contrat de dépôt LOGISTIQUE AU QUOTIDIEN WOLTERS KLUWER FRANCE MAI 2008
SOMMAIRE GÉNÉRAL TITRE 4 : Transport et distribution Thème 260 : Modes de transport et intervenants Thème 264 : Contrat et documents de transport Thème 268 : Prix de transport routier Thème 272 : Transport international Thème 276 : Responsabilité des intervenants Thème 280 : Enlèvements et livraisons Thème 284 : Sûreté du fret PARTIE III : Piloter les flux d information TITRE 1 : La fonction informatique Thème 304 : Le service informatique Thème 308 : Externalisation des prestations informatiques TITRE 2 : Réseaux et systèmes d information Thème 312 : Échange de données informatisé (EDI) Thème 316 : Progiciels de gestion intégrée (ERP) Thème 320 : Nouveaux outils logistiques Thème 324 : Logistique du e-commerce TITRE 3 : Traçabilité Thème 328 : Traçabilité (contraintes réglementaires) Thème 332 : Traçabilité des marchandises Thème 336 : Traçabilité des véhicules PARTIE IV : Gérer les risques TITRE 1 : Risques et responsabilités des activités logistiques Thème 404 : Évaluations des risques logistiques Thème 408 : Responsabilités et contrat de prestations logistiques TITRE 2 : Couverture des risques logistiques Thème 412 : Risques assurables Thème 416 : Solutions d assurance Thème 420 : Assurance des bâtiments et matériels Thème 424 : Assurance des marchandises Thème 428 : Assurance de responsabilité civile TITRE 3 : Sinistres et contentieux Thème 432 : Déclaration du sinistre Thème 436 : Règlement du sinistre LOGISTIQUE AU QUOTIDIEN WOLTERS KLUWER FRANCE MAI 2008
TITRE 1 : Concepts et fondamentaux Fiche 112 5 Comment définir le concept de «logistique intégrée»? THÈME 112 : Logistique intégrée et Supply Chain élargie La logistique intégrée se différencie de la logistique fractionnée par la volonté de faire tomber, en interne comme en externe, les barrières séparant les composantes de la chaîne logistique. Autrement dit, la fonction logistique se situe alors au plus haut niveau de l organigramme hiérarchique et fonctionnel. La culture d entreprise se veut communicante et transversale s appuyant, pour cela, sur un réseau complexe d informations. Que regroupe le concept de logistique intégrée ou de Supply Chain élargie? La logistique intégrée consiste à organiser de façon transversale l entreprise. Elle vise, par une gestion globale et cohérente, l harmonisation, la synchronisation et l accélération des flux matériels et immatériels entrant, sortant et internes à l entreprise. Elle regroupe l ensemble des moyens et méthodes qui permettent de mettre à la disposition du client une quantité économique demandée de produit et/ou de service : selon la meilleure productivité et rentabilité possible ; au moment voulu ; selon une réactivité la plus courte envisageable ; à un niveau de qualité attendu ; dans un environnement sécuritaire, réglementaire et de contingence ; afin de se différencier par rapport à la concurrence ; en impliquant les différents inter-acteurs internes et externes ; et en privilégiant l interconnexion et la coordination des données de gestion dématérialisées. Quelles sont les finalités de la logistique intégrée? La logistique intégrée se fixe trois objectifs prioritaires : éviter les ruptures de flux physiques et d informations grâce, pour l essentiel, au Supply Chain Management (SCM), au Supplier Relationship Management (SRM) et aux progiciels de planification de type ERP (Entreprise Ressources Planning) ; respecter les délais de livraison et les taux de service définis contractuellement avec les clients grâce à la Distribution Ressources Planning (DRP) et à la Distribution Physique des Marchandises (DPM) ; vendre mieux en s adaptant aux caractéristiques des différents segments de clientèles par un Category Management et grâce à un esprit Efficient Customer Response (ECR) ainsi qu au Customer Relationship Management (CRM) basés sur un système d Échange de Données Informatisé réactif en tant réel (EDI). Quelles sont les capacités à développer pour mettre en place une logistique intégrée? Quatre chemins critiques doivent être empruntés pour mettre en place une organisation intégrée : concevoir des chaînes logistiques à travers lesquelles circuleront ces flux physiques ;
112-5 TITRE 1 : Concepts et fondamentaux définir et de mettre en place les systèmes d informations appropriés ; bâtir les dispositifs concrets nécessaires (installations physiques et règles de gestions associées) et en assurer le fonctionnement ; s appuyer sur des prestataires extérieurs. L entreprise ne peut envisager d assurer à elle-seule l ensemble de la Supply Chain en utilisant exclusivement des moyens propres. Quel est l apport des 3PL? THÈME 112 : Logistique intégrée et Supply Chain élargie Le Third Party Logistics Provider est un prestataire qui prend en charge une partie de l organisation logistique des clients. La sous-traitance porte souvent sur la gestion des stocks, la préparation des commandes et le transport. Les principaux avantages liés à l utilisation de ces prestataires sont, pour l entreprise cliente : la possibilité de se consacrer et de se recentrer sur son cœur de gamme et d activité et d y allouer l essentiel de ses ressources ; tirer profit des expériences et des économies d échelle développées par l opérateur. Dans le cadre d une organisation intégrée et collaborative, le prestataire logistique de type 3PL peut également exercer une fonction de type 4PL. La logistique intégrée est-elle forcément coopérative et collaborative? Tout au long de leur parcours, les produits sont traités par les entreprises selon des cultures et techniques différentes. Ces activités (approvisionnement, transformation de la matière, transport, entreposage, identification automatique, échanges de données informatisées, etc.) sont liées les unes aux autres par des liens de dépendance technique, chronologique ou géographique. Cela ne signifie pas que les différents acteurs standardisent et échangent leurs règles de gestion et dimensionnent leurs architectures en les calibrant les unes par rapport aux autres. Dans le même ordre d idée, les phases de conception, de service après-vente, de maintenance restent totalement autonomes et différenciées d un acteur à un autre. L enjeu actuel de la logistique intégrée consiste à assurer la coordination optimale de ces processus d activités mis indifféremment en œuvre par les entreprises industrielles, les prestataires, les entreprises de distribution appartenant à la même chaîne ou au même segment logistique. Quel est le rôle des 4PL dans l organisation d une logistique collaborative? Un Fourth Party Logistics Provider a pour fonction essentielle de coordonner l ensemble des inter-acteurs d une chaîne logistique complète et d apporter une solution d organisation globale gérée par un interlocuteur unique.
TITRE 3 : Contractualisation Fiche 144 10 THÈME 144 : Négociation et rédaction du contrat Comment différencier le contrat logistique des autres types de contrats? Une confusion s opère souvent entre le contrat de prestations logistiques et les contrats de transport, commission de transport, dépôt, etc. Autrement dit, le contrat de prestations logistiques se différencie des autres contrats à partir du moment où il ne reprend pas, à titre principal et majeur, leur qualification. Pour éclaircir ces propos, les tableaux suivants reprennent les problématiques les plus fréquemment rencontrées. Prestations réalisées en amont de la chaîne et de la prise en charge des marchandises Type d opération Type de contrat Remarques Comptage, inventaires, réserves, statistiques, contrôles fins Contrat d entreprise Pas de contrat type ni de conditions professionnelles Emballage des marchandises Contrat d entreprise Pas de contrat type ni de conditions professionnelles Transport amont (avec réalisation physique du transport à titre principal) Transport (organisation sans réalisation physique directe) Contrat de transport (contrats types LOTI revus par les Lois Gayssot) Contrat de commission de transport Risque de mise en cause de la responsabilité pénale du prestataire dans certains secteurs (1) Existence de dispositions d ordre public et de contrats types Possibilité pour le commissionnaire de stipuler une clause de non-responsabilité pour perte et avarie (1) La réglementation sur la traçabilité alimentaire et plus récemment celle sur le contact alimentaire (règlement 1935/ 2004 du 27 octobre 2004, article 17) intéresse toute la chaîne logistique y compris le «logisticien» (systèmes et procédures, notamment l historique) Prestations réalisées lors de l entreposage de marchandises Type d opération Type de contrat Remarques Simple entreposage chez un tiers Contrat de dépôt Relève de l article 1915 du Code civil Surveillance de marchandises Contrat de gardiennage Relève de l article 1915 du Code civil Mise à disposition (location) de surfaces d entreposage Contrat de bail immobilier, contrat de bail commercial ou convention d occupation Sort du champ du transport et de la logistique
144-10 TITRE 3 : Contractualisation Type d opération Type de contrat Remarques Dépôt annexe ou accessoire à une opération de transport Gestion de stocks et préparations de commandes Contrat de transport ou contrat de commission de transport ou contrat de manutention (portuaire) Contrat d entreprise Opérations réalisées sur les marchandises THÈME 144 : Négociation et rédaction du contrat Situation à apprécier au cas par cas selon la gravité économique du contrat et le statut principal du prestataire Responsabilité et risques importants à apprécier au cas par cas Type d opération Type de contrat Remarques Gestion de stocks, préparation de commandes, éclatement de palettes, cross-docking, navettes inter plate formes, étiquetage, emballage, etc. Assemblage, transformation des marchandises Contrat d entreprise voire contrat de transport ou de commission de transport si cette opération y est accessoire Contrat d entreprise assimilé à de la sous-traitance de production Partage éventuel des responsabilités et risques économiques particulièrement élevés Simple sous-traitance directive de capacité ou externalisation avec risque (social) de requalification du contrat Opérations liées au transport amont et aval Type d opération Type de contrat Remarques Organisation du transport Contrat de commission de transport Le commissionnaire de transport a un statut particulier Réalisation du transport Contrat de transport Relève des contrats types de transport Transport accessoire à une autre opération principale autre que du transport ou une commission de transport Contrat d entreprise Contrat sur mesure Mise à disposition de véhicules Contrat de location de véhicule avec ou sans chauffeur Contrat type Autres services de type «facilities management» Type d opération Type de contrat Remarques Contrôle qualité, tracing et tracking, transfert de données (SI), actions de reporting, audits, etc. Facturation pour le compte du donneur d ordre Contrat d entreprise Mandat facture Une attention particulière doit être portée aux obligations contractuelles des parties lors de la mise en place et de l emploi de systèmes d information Garantie fiscale apportée par le client Sachez-le : le simple entreposage chez un tiers fait l objet d un contrat de dépôt tandis que la gestion de stocks et la préparation de commandes font l objet d un contrat d entreprise.
TITRE 3 : Contractualisation Fiche 148 5 THÈME 148 : Coûts des prestations logistiques Quelle est la variabilité réelle des coûts logistiques? Il existe une forte divergence de point de vue et d intérêts entre le client et le prestataire. Autrement dit, la question de la variabilité des coûts doit être analysée au vu des motivations et des intérêts de chacun. Quelle est la position du client? Il cherche à «variabiliser» les coûts de son organisation logistique en ne réglant que les prestations consommées sur la base d un prix forfaitaire et fixe exprimé à l unité d œuvre logistique (UOL), de surcroît rendue (exemple d un prix au kilo ou à la palette livrée client). Les tarifs sont généralement figés dans le temps et l inclusion de clauses de productivité, de plans d expérience et de malus se concrétise bien souvent dans les faits par une réfaction du prix initial du contrat. Les cahiers des charges se limitent trop souvent à définir une volumétrie cible, indicative et volatile selon des pourcentages positifs ou négatifs significatifs. Une variation de plus ou moins 10 % se rencontre fréquemment. Quels sont les intérêts du prestataire? La première problématique est de faire supporter au client la part d investissements nouveaux (matériels et immatériels) et le coût du recrutement de personnels complémentaires nécessaires à la réalisation des prestations. Si, pour les matériels lourds d exploitation, il existe des formules de location financière, de leasing et de location novatrices, les engagements contractés engagent néanmoins le prestataire sur le moyen, voire le long terme. Imposer au client l acquittement d un «ticket d entrée» relève souvent d une mission impossible. Et ce problème est récurrent car il se posera à nouveau en fin de validité du contrat, voire de façon plus dramatique en cas de rupture anticipée. La tendance inflationniste dans le temps se confirme pour des postes comme le personnel, les charges fiscales et sociales, l énergie et l eau. Si l indexation des tarifs est une solution de bon sens, encore faut-il qu elle soit acceptée, que la part fixe soit réaliste (et non surévaluée) et que les indices professionnels utilisés soient le reflet réel du type d exploitation et des prestations servies. En outre, les prestations exceptionnelles ou urgentes ne sont que rarement acquittées à leur juste valeur et le rapport de force peut même pousser le logisticien à ne pas du tout les répercuter. Remarque : il serait tentant pour le prestataire d agir de la même manière, en s inspirant du comportement de son client et, par effet de vague, sur ses propres fournisseurs. Malheureusement, le caractère intuitu personae du contrat le limite dans sa liberté de cotraitance ou de sous-traitance. Quelle est la réalité de la situation? S agissant de prestations simples et de faibles volumétries ne remettant pas en cause la limite d adaptation du prestataire, la question de la variabilité est presque «hors sujet» dans la mesure où l essentiel des coûts fixes a déjà été amorti.
148-5 TITRE 3 : Contractualisation Il en va tout autrement pour des dossiers complexes et représentant une part significative du chiffre d affaires annuel du logisticien. À titre illustratif, nous avons indiqué, de façon simplifiée, dans le tableau ci-après, les principaux postes de coût en précisant leur caractère variable ou fixe. Le bilan est sans appel. Principaux postes de coût d un prestataire logistique Bâtiments et structures Matériels d exploitation Personnel Système informatique Frais de maintenance THÈME 148 : Coûts des prestations logistiques Fixe, variable ou mixte Fixe en pleine propriété et location (mutualisée, partagée ou non). Remarque : variabilisation possible via une convention d occupation prorata temporis ou en cas de débords temporaires. Fixe. Remarque : variable en cas de location de courte durée. Fixe. Remarque : variable en cas de recours à l intérim. Fixe. Remarque : mixte ou variable en cas d externalisation totale. Mixte, fixe et variable. Assurances Travaux Fournitures et Services Extérieurs Consommables techniques et généraux Energie et fluides Emballages Fiscalité et charges sociales Fixe. Variable. Variable. Variable. Variable. Fixe, mixte et variable selon la nature du prélèvement. Sachez-le : les retours d expérience permettent de tirer des enseignements, notamment : la part fixe d une chaîne logistique externalisée est d environ 35 % ; en matière de transport, les postes «conduite» et «gasoil» représentent respectivement en moyenne 38 % et 22 % du coût kilométrique ; les investissements à consentir en cas d informatisation complète, d interconnexion amont et aval et d implantation d un progiciel ERP de dernière génération se chiffrent en millions d euros, sans compter les coûts induits par la formation des personnels et les développements personnalisés nécessaires (logiciels applicatifs) ; le coût de fonctionnement d une plate-forme logistique est fixe à plus de 60 %.
TITRE 1 : Création et implantation de l entrepôt Fiche 208 30 THÈME 208 : Choix d exploitation Quelle est la fiscalité applicable à l entrepôt? La fiscalité applicable à l entrepôt lors de son exploitation n est pas une fiscalité spécifique. Autrement dit, s appliqueront essentiellement la taxe professionnelle, la taxe foncière et, en Ilede-France, la «taxe sur les bureaux». Certaines dispositions des textes applicables à ces prélèvements visent toutefois explicitement les installations de stockage. Textes : CGI, art. 1447 à 1479 ; CGI, art. 1380 à 1406 ; CGI, art. 231 ter. Quelles sont les principales obligations en matière de taxe professionnelle? La taxe professionnelle est due chaque année par les personnes physiques ou morales qui exercent en France, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée. La taxe est établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains. La base d imposition est constituée par la valeur locative des immobilisations corporelles dont a disposé le redevable, pour les besoins de sa profession, au cours de la période de référence ainsi que, pour les titulaires de bénéfices non commerciaux, par une fraction des recettes. En cas de création d établissement ou de changement d exploitant en cours d année (y compris un changement prenant effet au 1 er janvier), le redevable de la taxe professionnelle doit déposer une déclaration provisoire n o 1003 P avant le 1 er janvier de l année suivant celle de la création ou du changement. Cette déclaration est estimative et doit être souscrite par tous les contribuables soumis à la taxe professionnelle, même s ils ne sont pas d ordinaire tenus de souscrire une déclaration. Avant le 1 er mai de l année suivant celle de la création ou du changement d exploitant, le contribuable concerné doit déclarer le montant exact des éléments d imposition se rapportant à la première année d activité. Des exonérations, de plein droit ou temporaires, existent. Parmi celles-ci, on peut mentionner celles liées à la création ou la reprise d établissements par des entreprises nouvelles (CGI, art. 1464 B). Des exonérations peuvent également bénéficier aux entrepôts situés en zones franches urbaines sous certaines conditions (CGI, art. 1466 A). Par ailleurs, les entreprises qui disposent de véhicules de transport de marchandises peuvent bénéficier d un dégrèvement spécifique. Les véhicules concernés sont les véhicules routiers à moteur dont le PTAC est égal ou supérieur à 7,5 tonnes et les véhicules tracteurs dont le PTRA est égal ou supérieur à ce même seuil. Le montant du dégrèvement varie de 366 à 1 000 euros par véhicule suivant que ces derniers satisfont ou non aux normes Euro II (CGI, art. 1647 C). Quelles sont les principales obligations en matière de taxe foncière? La taxe foncière sur les propriétés bâties est due par les propriétaires des immeubles bâtis. Les immeubles bâtis désignent les constructions et bâtiments élevés au-dessus du sol ou construits en sous-sol. Le Code général des impôts prévoit explicitement que les installations destinées à stocker des produits sont assujetties à la taxe foncière (CGI, art. 1381, 1 ).
208-30 TITRE 1 : Création et implantation de l entrepôt THÈME 208 : Choix d exploitation La taxe foncière sur les propriétés bâties est établie dans la commune où est situé l entrepôt. Elle est établie pour l année entière d après la situation au 1 er janvier de l année d imposition, même si le bien est vendu en cours d année. Si des améliorations sont apportées à l entrepôt en cours d année, elles ne seront prises en compte que l année suivante, au 1 er janvier. Le revenu cadastral constitue la base d imposition. Il est égal à la valeur locative cadastrale, correspondant à un loyer annuel théorique, diminuée d un abattement de 50 % afin de tenir compte des frais de gestion, d assurance, d amortissement, d entretien et de réparation. Les taux, appliqués à la base d imposition, sont votés par les collectivités territoriales : communes, départements et régions. Des déclarations doivent être souscrites lorsque de nouvelles constructions sont réalisées ou que des constructions existantes sont transformées, restaurées ou aménagées. Ces déclarations doivent être déposées au centre des impôts fonciers du lieu de situation des biens dans les 90 jours de l achèvement de la construction ou de la réalisation définitive du changement de consistance ou d affectation (achèvement des travaux). En dehors de ces évènements, il n y a pas de déclaration annuelle à souscrire. Lors de certains changements, des exonérations peuvent être accordées, à condition que ces déclarations aient été faites. Parmi ces exonérations, on peut noter celle accordée, sous conditions, aux immeubles neufs pendant une période de deux ans (CGI, art. 1383), celle liée à la création ou à la reprise d établissements par des entreprises nouvelles (CGI, art. 1383 A) et celle applicable aux immeubles situés dans des zones franches urbaines (CGI, art. 1383 B et 1383 C). Font, par ailleurs, l objet d exonérations permanentes certains outillages et biens d équipement spécialisés, intégrés dans le processus de production ou de manutention et assimilés à du matériel d exploitation ou à des outillages non imposables (monte-charge, etc. ; CGI, art. 1382, 1 ). Quelles sont les principales obligations liées à la taxe sur les bureaux en Ile-de-France? La «taxe sur les bureaux» en Ile-de-France, applicable uniquement dans cette région, concerne également les installations de stockage (CGI, art. 231 ter). Ces installations sont définies par l administration fiscale comme étant «les locaux ou aires couvertes destinés à l entreposage (permanent ou provisoire) de produits, de marchandises ou de biens et qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production». Elle est due, sauf cas particuliers, par les propriétaires des locaux. Sont toutefois exonérés de la taxe les locaux de stockage d une surface inférieure à 5 000 m2, de même que ceux situés dans une zone de redynamisation urbaine (ZRU) ou une zone franche urbaine (ZFU). Le montant de la taxe s élève à 0,90 euro par mètre carré. Aucun avis d imposition n est adressé pour le paiement de cette taxe. C est donc le propriétaire qui doit en déterminer le montant. Pour cela, il doit déposer une déclaration n o 6705 B accompagnée de son paiement, avant le 1 er mars de chaque année, auprès de sa trésorerie. Sachez-le : il n existe pas de fiscalité spécifique à l entrepôt. Certaines dispositions relatives à la taxe professionnelle, à la taxe foncière et à la taxe sur les bureaux en Ile-de-France peuvent toutefois le concerner plus particulièrement.
TITRE 2 : Gestion de l entrepôt Fiche 216 25 THÈME 216 : Optimisation des opérations Comment optimiser les opérations de picking? Il y a deux grands niveaux d optimisation : celui de l opération unitaire de picking et celui de l organisation générale d un atelier de préparation de commandes, qui peut compter jusqu à plusieurs centaines de personnes dans la vente par correspondance (VPC). Autrement dit, il faudra agir sur certains paramètres pour améliorer les opérations de picking unitaires, sur d autres pour optimiser l organisation de l atelier. Quels paramètres influent sur les temps de picking unitaire? Ils ont été répartis en trois grands types : les temps de déplacement ; les temps administratifs : lecture et «cochage» des bordereaux ; le temps de prélèvement (contrôle de l article, comptage) et d emballage. Comment limiter et optimiser les temps de déplacement? Trois grandes techniques sont employées, avec des variantes : raccourcir le front de stockage, en limitant la largeur des couloirs ou des casiers de stockage à une demi-caisse-palette, à un carton de regroupement (dans les rayonnages dynamiques) ou à un conditionnement (ex : la cosmétique, où un magasin de moins de 1 000 m 2 peut accueillir plus de 10 000 références) ; optimiser les déplacements en groupant plusieurs commandes pour des articles identiques ou stockés à proximité les uns des autres. Dans certains cas, on ira jusqu à faire des circuits de ramassage par zone, puis à trier plusieurs ramasses en les répartissant entre les commandes concernées ; raccourcir le cheminement en mettant les rayonnages en épi par rapport à une allée centrale et en mettant les articles qui tournent le plus près de celle-ci. Il s agit de l hypothèse où l on a beaucoup d articles à faible rotation, excepté le cas où ces articles sont très peu volumineux. En outre, on peut utiliser des techniques issues des«5sjaponais» pour s astreindre à avoir des circuits toujours dégagés, bien marqués et limitant les risques d incidents (accrochages, etc.). Enfin, on peut, avec un investissement, créer un circuit mécanisé amenant les cartons à des postes où les trajets sont de faible amplitude. Cela permet de supprimer les va et vient vers un point fixe de prise et dépose de bacs ou de cartons de prélèvements. Comment limiter les temps administratifs? Au niveau de l organisation, il est préconisé : d étiqueter, de façon très lisible, les positions de picking. Il doit en être de même pour les articles ; de générer des listes de prélèvement facilement lisibles, triées dans l ordre de passage devant les emplacements lors du déplacement ; d utiliser une copie de la liste cochée, voire annotée, comme bulletin de livraison (pour de petits flux) ; de générer les listes de prélèvements sous forme de rouleaux d étiquettes auto-adhésives. Celles qui n ont pu être collées indiquent les manquants.
216-25 TITRE 2 : Gestion de l entrepôt THÈME 216 : Optimisation des opérations On voit que, rapidement, une informatisation sera nécessaire. Toutefois, celle-ci peut être légère, avec un progiciel d un montant de l ordre de 10 000 et autant de matériel. Avec de plus gros investissements, il sera possible : de déclarer les articles et quantités prélevées sur un terminal mobile ; de relier le terminal mobile à un serveur par radiofréquences (RF) ; d acquérir automatiquement les quantités par pesée des objets sur des tablettes mobiles. On arrive ainsi à une erreur sur environ 64 000 lignes de commande, au lieu de une sur 200. Comment limiter les temps de prélèvement et d emballage? Dans le domaine de l organisation, il est conseillé : de bien ouvrir les cartons de groupage et araser, si possible, leurs rabats ; d incliner les plans de prélèvement pour une meilleure accessibilité au contenu des cartons ; de ne pas mettre des articles d aspect semblable les uns à côté des autres ; de grouper les articles qui vont ensemble dans des emballages spécifiques (ex. : liquides, articles craignant la chaleur, produits fragiles ou de valeur, etc.). Avec des investissements, il est envisageable : d identifier les articles avec des lecteurs de code-barres afin de détecter les erreurs de prélèvement ; d afficher les quantités à préparer devant les yeux de l opérateur (terminal RF, afficheurs fixes ou écran de tablettes avec balance embarquée) ; de préparer au colis, avec un calcul de précolisage permettant d attribuer un certain nombre d articles à chaque colis, en étant sûr de pouvoir les fermer à la fin ; de mettre en volume et fermer automatiquement les colis et, si besoin, caler automatiquement les objets (avec un film rétractable, par exemple). Y a-t-il d autres points sur lesquels agir? On veillera aussi à limiter les temps annexes tels que : enlèvement et élimination des cartons de présentation des articles dans les positions de picking : une technique très efficace, et respectueuse de l environnement, est de les réutiliser immédiatement pour emballer des commandes. L idéal, lorsqu on est producteur et non pas seulement distributeur, est d avoir un format unique en production ; réapprovisionnement des positions de picking : il s agit de ne pas perdre là toute la productivité gagnée en prélèvement mais aussi de ne pas créer de rupture en picking par insuffisance d effectifs. Pour cela, il faut bien anticiper les demandes de réapprovisionnement par des alertes visuelles, informatiques, voire sonores (appel des opérateurs de picking). Dans de très grands centres, on travaillera, comme en gestion de production, avec planification des charges et capacités, et ordonnancement et lancement de vagues de prélèvement. Sachez-le : certains investissements, tels les terminaux F, peuvent amener plusieurs sources de gains. Ilyaunaspect «système» dans la préparation de commandes et une même solution peut contribuer à optimiser plusieurs paramètres à la fois et à trouver l optimum de leurs différents optimums.
TITRE 2 : Gestion de l entrepôt Fiche 224 35 THÈME 224 : Conditionnement, emballage et étiquetage Comment gérer les palettes? Les palettes sont arrivées en Europe dans les bagages de l armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Aujourd hui, leur emploi est répandu pour la quasi-totalité des produits. Autrement dit, la palette est un accessoire de manutention universel et incontournable. Quels sont les matériaux employés? Les matériaux employés pour les palettes sont les suivants : bois (matériau le plus courant) ; plastique injecté, notamment pour les circuits internes de l agro-alimentaire ou de la pharmacie, avec lavage au jet ou passage en machine de lavage ; métal (en général aluminium) pour les circuits interne de la pharmacie, avec lavage au jet ou passage en machines de lavage ; carton plat avec rebord arrondi, sur une ou deux faces, pour la prise par les fourches des chariots-élévateurs (mais on ne peut les prendre au transpalette). Quelles sont les hauteurs des supports? Palettes simples : plateau à 15 centimètres du sol. Palette carton : épaisseur du carton plat, soit un centimètre environ. Caisses-palettes : hauteur 80 centimètres en général. Elles peuvent être : en bois, avec des rehausses empilées sur une palette bois. La hauteur peut alors varier avec le nombre de rehausses dont l enlèvement facilite le picking au fur et à mesure de la consommation ; en bois, réalisées «d un seul tenant» ; en plastique injecté «d un seul bloc» ; en fil métallique. Quels sont les formats de la base? 1 200 x 800 millimètres. Il s agit du standard européen. Il offre le meilleur taux de remplissage des wagons. 1 200 x 1 000 millimètres. C est le standard d origine des palettes. Il offre un meilleur taux de remplissage de la palette et permet de croiser plus aisément les couches, notamment avec le format standard 600 x 400 millimètres. Il offre également un meilleur taux de remplissage des magasins mais moins de références stockées à longueur de rayonnage égale (en général, la face 1 200 est dans le sens de la profondeur du palettier). On le trouve aujourd hui encore pour le bois, notamment pour les palettes de verre vide. Soulignons que le croisement des souches réduit la résistance des emballages, dont les dièdres ne sont plus empilés, mais augmente la stabilité de la charge. 800 x 600 millimètres. Ce standard est conçu pour limiter l occupation en linéaire de grande distribution. Il est surtout pour la caisse-palette (en fil).
224-35 TITRE 2 : Gestion de l entrepôt Dans quel cas n utilise-t-on pas de palettes? THÈME 224 : Conditionnement, emballage et étiquetage Ils sont rares et pour des extrêmes opposés. Il s agit tout d abord des produits peu denses pour lesquels l absence de palettes libère du volume pour le chargement des camions. Le gain en transport compense la main-d œuvre au chargement et au déchargement. Tel est le cas des produits ménagers creux (casseroles, poêles) ou du petit électroménager. Il s agit ensuite des produits dont la forme permet de les palettiser sans palette avec un plan de palettisation différent pour la couche du dessous, laquelle sera palettisée au-dessus, avec ensuite un houssage polyéthylène rétractable et un retournement de la charge. La mécanisation est digne de l industrie lourde et concerne notamment les sacs de ciment. Elle permet de gagner sur le prix de la palette et sur le volume en transport (cas des bateaux). Pourquoi gérer les palettes vides? La standardisation des dimensions des palettes ainsi que leur composition taille et épaisseur des planches et des dés, type de bois pour fabriquer ces composants a permis la création de pools de palettes, à savoir d ensembles d utilisateurs d un ou de plusieurs modèles de palettes communs. On distingue notamment les pools de palettes suivants. Estampillés SNCF Il faut rendre autant de palettes vides que de palettes livrées. À défaut, il faut payer. Il appartient au transporteur de bien noter cette information et, le cas échéant, de facturer. Colorés (en bleu pour CHEP) On paie le temps d emploi de la palette avec gestion et facturation par la société qui gère le pool et a acheté les palettes, les répare ou en remet des neuves dans le circuit. Informels et non estampillés On pratique l échange en essayant de ne pas récupérer de mauvaises palettes. Toutefois, les palettes s usent forcément et un certain pourcentage du flux passe par perte ou réparation. Comment gérer les échanges de palettes avec les transporteurs? Il faut faire prendre conscience aux salariés de la valeur de ce qui leur passe entre les mains : coût unitaire, budget annuel de réparation, budget annuel d achat pour recompléter le parc. Ceci peut faire partie d un tableau d indicateurs publié à une fréquence proportionnelle au flux. Il faut être conscient de l intérêt de ces objets, dont la récupération peut fournir du bois de qualité ou de chauffage. Un suivi particulièrement vigilant s impose pour les échanges à chaque livraison ou chargement, avec pointage du nombre échangé et remarques éventuelles sur le nombre d écarts de qualité (on pourra faire inscrire le nombre de palettes en très bon état, bon état, état moyen, mauvais état, à rebuter). La synthèse de ce suivi donnera naissance aux indicateurs ci-dessus. Une synthèse par manutentionnaire peut permettre de faire un benchmarking émulateur entre le personnel afin que les moins attentifs apprennent, au contact de plus attentifs, et progressent. Comment gérer les palettes vides en interne? On évitera de les stocker en extérieur, en piles de nombre incertain. Il faut préférer un stockage en piles égales, d un nombre fixe et connu, dans des emplacements dont l accessibilité sera fonction de la rotation de ce stock. Sachez-le : la standardisation des dimensions des palettes ainsi que leur composition taille et épaisseur des planches et des dés, type de bois pour fabriquer ces composants a permis la création de pools de palettes, à savoir d ensembles d utilisateurs d un ou de plusieurs modèles de palettes communs.
TITRE 2 : Gestion de l entrepôt Fiche 228 15 THÈME 228 : Personnel de manutention Dans quel cas faut-il disposer du «certificat d aptitude à la conduite en sécurité» (CACES)? La manutention mécanique fait par définition appel à divers appareils de levage et de transport comme les palans, poulies, transpalettes, chariots automoteurs à conducteur porté, etc. Les vérifications de mise en service, périodiques, de mise en conformité, après une interruption, ainsi que les formations obligatoires, etc. sont ici strictement encadrées, tout comme l obligation, pour l employeur, consistant à délivrer une autorisation de conduite pour des appareils tels transpalettes, platesformes élévatrices, ponts-roulants et la délivrance des équipements de protection individuelle (ou EPI) appropriés. Autrement dit, la conduite des engins ou appareils de manutention nécessite une formation ou un permis spécifiques. Quelle est la définition de la manutention mécanique? La manutention mécanique est celle qui nécessite l utilisation d appareils de levage et de transport comme les palans, poulies, transpalettes, chariots automoteurs à conducteur porté, etc. La conduite des engins ou appareils de manutention nécessite t-elle une formation ou un permis spécifique? Absolument. Dès lors, sans vouloir trop détailler la réglementation générale, il convient de préciser quels sont les équipements concernés en matière de manutention mécanique par le dispositif CACES (certificat d aptitude à la conduite en sécurité) et l autorisation de conduite en ce qui concerne la logistique, au sens large du terme, c est-à-dire dans les entrepôts et grandes surfaces ne relevant pas nécessairement de conventions collectives spécifiques à l activité logistique au sens de l objet social (voir 228-5), mais dont les salariés effectuent néanmoins des tâches de manutention mécanique. Quels sont les équipements concernés? Les équipements concernés en matière de manutention mécanique par le dispositif CACES sont les chariots automoteurs de manutention à conducteur porté (hors chantier BTP). Il existe plusieurs CACES, un pour chaque catégorie de chariots automoteurs de manutention à conducteur porté : catégorie 1 : transpalettes à conducteur porté et préparateurs de commandes au sol de levée inférieure à1m.; catégorie 2 : chariots tracteurs et à plateau porteur, de capacité inférieure à 6 000 kg ; catégorie 3 : chariots élévateurs en porte-à-faux, de capacité inférieure ou égale à 6 000 kg ; catégorie 4 : chariots élévateurs en porte-à-faux, de capacité supérieure à 6 000 kg ; catégorie 5 : chariots élévateurs à mât rétractable ; catégorie 6 : conduite de chariots hors activité de production : déplacement, chargement, transfert, maintenance, démonstration,essais.
228-15 TITRE 2 : Gestion de l entrepôt THÈME 228 : Personnel de manutention Quelles sont les personnes concernées par le CACES? Tous les conducteurs de chariot automoteur de manutention sont concernés, quel que soit le statut salarial (intérimaire, personnel appartenant à une entreprise extérieure, etc.) et ce, depuis le 1 er janvier 2001. Le CACES ne constitue pas une sorte de «permis de conduire», mais atteste du savoir-faire des personnels concernés en matière de conduite en sécurité, s agissant de salariés maîtrisant déjà la conduite des chariots automoteurs. Il existe un certain nombre de diplômes, titres et certificats pouvant dispenser son titulaire du CACES, principalement des CAP (certificat d aptitude professionnelle), BEP (brevet d études professionnelles), baccalauréats professionnels, BEPA (brevet d études professionnelles agricoles), BP (brevet professionnel), BTSA (brevet de technicien supérieur agricole), CAPA (certificat d aptitude professionnelle agricole), BPA (brevet professionnel agricole), titres et certificats professionnels spécialisés. Sachez-le : pour des informations très détaillées quant à la liste de ces titres, il convient de se reporter aux pages 21 à 23 de l annexe du document «foire aux questions» de la Caisse Nationale Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS /DRP indice 10, à télécharger sur le site www.hst.fr/inrs-pub), en outre, ce document répondra précisément aux questions que le lecteur se pose relativement à la situation de son entreprise en matière de CACES, notamment dans l hypothèse de recours aux intérimaires, salariés d entreprises extérieures, artisans et personnel occasionnel.
TITRE 3 : Stocks Fiche 248 30 Comment optimiser la gestion de stocks? THÈME 248 : Gestion des stocks L optimisation de la gestion des stocks nécessite, au préalable, la prise en compte de votre environnement. Autrement dit, l important, c est le bilan global pour la chaîne logistique, mais également pour la partie de cette dernière qui est à la charge de l entreprise. Quels sont vos axes de gestion et vos objectifs? Prenons l exemple d un gestionnaire auquel on demande de réduire ses stocks en valeur tout en minimisant (si possible) les ruptures. S il n y a pas d enjeu économique lié à un gain de place, il pourra réduire la valeur stockée tout en ne réduisant pas les volumes stockés. Ceci mènera à compenser les éventuelles ruptures supplémentaires sur les produits à forte valeur par une diminution de celles sur les articles de gros volume. Le résultat logistique est fonction de nombreux paramètres. Il convient donc d identifier d abord : ceux que l on vous demande d améliorer ; ceux sur lesquels vous avez une latitude d action, y compris en terme de régression. Ce qui importe, c est le bilan global. Et, pour pouvoir le présenter, il faudra des chiffres et comparer l «avant» et l «après». Donc, les éléments significatifs que vous retiendrez comme témoins (les indicateurs) devront porter sur des points mesurables. Ce qui implique : qu il faut que vous disposiez de moyens de mesure (même approximative) ; que, au besoin, vous en mettiez en place ; qu il n est pas forcément nécessaire de mesurer autre chose que ce sur quoi vous voulez agir (voir 248-40). Que peut-on optimiser dans la gestion de stocks? On associe souvent «gestion de stocks» à«réduction des stocks». Parlons plutôt d optimiser le niveau des stocks en fonction d objectifs donnés par une direction ou définis par consensus. Niveau en volume Par exemple, si vous avez un magasin, ne pas stocker à l extérieur, sauf pour des opérations ponctuelles à marge intéressante. Si vous sous-traitez, limiter le nombre de places occupées (palettes, picking, etc.). Niveau en valeur Par exemple, ne jamais dépasser une valeur limite ou encore ne pas dépasser une valeur moyenne sur l année calculée à : chaque fin de mois (objectif très financier lié aux conditions de règlement des fournisseurs) ; chaque jour (gestion très serrée pour identifier rapidement les dérives et réagir) ; chaque fin d année (objectif fiscal et de présentation de bilan). Impact sur le taux de service Par exemple : ne pas être en-dessous d une valeur minimale ; ne pas être en-dessous d une valeur minimale par familles d articles ; ne pas être en-dessous d une valeur minimale par client ou par affaire.
248-30 TITRE 3 : Stocks THÈME 248 : Gestion des stocks En fait, il faut avoir conscience que l objectif de «réduire les stocks» est plus qu insuffisant si l on n associe pas un objectif concernant le(s) taux de service. Comment optimiser sa gestion de stocks selon les objectifs fixés? Les points sur lesquels il faudra agir, en fonction du type d objectifs fixés et dans le respect des taux de service, seront donc les suivants. Si votre objectif porte surtout sur le taux de service (cas où une rupture a un tel coût qu il faut absolument le minimiser) : définir les lieux où les stocks seront les plus efficaces (près des clients, voire cher eux) et, au besoin, créer de nouveaux sites de stockage et travailler sur le délai de transport en fonction de son coût ; définir le niveau de stock qui permettra d assurer le taux objectif ; une fois le taux assuré, réduire les stocks au long de la chaîne logistique (voir 248-20). Pour les objectifs de niveau de stock au quotidien : identifier les articles (en valeur et/ou en volume selon les cas) pour lesquels une action sera le plus rentable par une analyse ABC de votre stock ; travailler les articles représentant 70 à 80 % du problème et définir de combien il est possible de les réduire ; si, après cela, il faut encore les réduire, réitérer sur les articles suivants. Pour les objectifs en fin de mois ou fin d année : travailler sur la chaîne client-fournisseur (et sa coordination) afin de passer le plus près possible du stock minimal pour les articles les plus importants (articles-cibles ; voir ci-dessus) à l échéance ; en conséquence, fractionner les commandes à l approche des échéances ; faire varier, au besoin, les modes de transport à l approche des échéances. Y a-t-il des cas particuliers? Un cas intéressant d optimisation de la gestion des stocks (et des flux) est le suivant : maximiser le taux d occupation et de préparation de commandes de son entrepôt ; minimiser le recours à la sous-traitance au long de l année. Prenons un contexte de chaîne logistique mondiale (par exemple la grande distribution). Ceci va mener, selon les fournisseurs et les volumes des stocks pour les articles (fonction de leur saisonnalité), à définir si : on va toujours passer par la sous-traitance (exemple des jouets plutôt volumineux) ; on va toujours passer par le centre logistique intégré (exemple des vêtements pour lesquels peuvent exister des outils de stockage spécifiques, des objets difficiles à identifier car ils ne portent pas d étiquettes codes-barres et que seul leur décor différencie : planches de surf, accessoires de mode tels que les ceintures, etc.) ; on va, selon les mois, passer par l un ou l autre des sites. En fait, on constate que l optimisation de la gestion des stocks passe par les points suivants : bien situer son contexte et définir ses objectifs ; prendre en compte l ensemble de la chaîne logistique ; puis appliquer les principes de maîtrise (réduction) des stocks décrits dans la fiche concernant les techniques de réapprovisionnement gagnantes (voir 248-20). Sachez-le : on associe souvent «gestion de stocks»à«réduction des stocks». Il est plus juste de parler d optimisation du niveau des stocks en fonction d objectifs donnés par une direction ou définis par consensus.
TITRE 4 : Transport et distribution Fiche 280 25 THÈME 280 : Enlèvements et livraisons Quelles sont les contraintes de livraison propres à la ville de Paris? À Paris, la circulation, l arrêt et le stationnement des véhicules affectés à la livraison ou à l enlèvement de marchandises sont soumis à une réglementation spécifique. Autrement dit, ces contraintes particulières doivent nécessairement être prises en compte lors des phases d organisation et d exécution du transport. Textes : Arr. mun. n o 2006-130, 13 déc. 2006, BMO Paris 29 déc. ; Arr. préf. n o 2006-21575, 22 déc. 2006, BMO Paris 29 déc. Quels sont les horaires de livraison autorisés? Les périodes de livraison varient selon la surface totale des véhicules, celle-ci ne devant en aucun cas excéder 43 m 2 (tracteur et semi-remorque ou camion et remorque pour le cas des ensembles). Pour une surface inférieure à 29 m 2, les livraisons et enlèvements sont interdits entre 17 heures et 22 heures, sauf pour les véhicules les moins polluants : électriques, GPL, hybrides, Euro III et suivants. Lorsque la surface est comprise entre 29 m 2 et 43 m 2, les chargements et déchargements sont strictement interdits entre 7 heures et 22 heures. Remarque : sont réputés satisfaire à la norme Euro III les véhicules dont la première mise en circulation est postérieure au 1 er octobre 2001. Existe-t-il des dérogations? Hormis pour certaines voies ou portions de voies pour lesquelles il existe des interdictions totales de stationnement, échappent complètement au dispositif général les véhicules de transport de fonds, les véhicules de distribution postale et les véhicules approvisionnant les marchés découverts (identifiés par l apposition à l intérieur de la cabine d un macaron). Par ailleurs, peuvent livrer et charger en journée, à la condition de respecter les interdictions d arrêt dans les couloirs de bus et les «axes rouges» (entre 7h30et9h30etentre 16 h 30 et 19 h 30), les véhicules suivants : véhicules de livraison de farine, véhicules citernes, véhicules porte-voiture, véhicules de déménagement, véhicules transportant des matériaux de chantier, véhicules d entretien de la voirie et véhicules transportant des déchets. Outre ces dérogations permanentes, des dérogations exceptionnelles peuvent être accordées par la préfecture de police sous forme d autorisations spéciales. Qu est-ce qu une aire de livraison? Il s agit d un emplacement (zone matérialisée sur la chaussée) dédié aux livraisons sur lequel l arrêt est limité à 30 minutes. A cette fin, un disque de livraison doit être placé derrière le pare-brise du véhicule pendant les opérations de chargement ou de déchargement. Lorsque l aire de livraison n est accessible qu à partir des voies réservées aux transports en commun (couloirs de bus), le conducteur n est autorisé à emprunter que les seuls tronçons de ces voies nécessaires pour accéder et pour quitter l emplacement.
280-25 TITRE 4 : Transport et distribution Quelles sont les règles de chargement et de déchargement? Les opérations de livraison doivent être réalisées rapidement et ne doivent pas être bruyantes, le moteur devant notamment être arrêté. Par ailleurs, si le transporteur utilise un tuyau, il doit en avertir les piétons au moyen d un panneau visible de jour comme de nuit. Enfin, le conducteur doit rester à proximité de son véhicule pour, le cas échéant, céder sa place aux véhicules prioritaires. Quels sont les documents de bord? THÈME 280 : Enlèvements et livraisons Sauf exonération prévue par la loi, les opérations de transport de marchandises réalisées sur la voie publique à Paris ne peuvent être exécutées qu en accomplissement d une commande préalable (ou du document admis à en tenir lieu) ou, selon le cas, d une facture. Le conducteur devra donc, en cas de contrôle, être en mesure de présenter le justificatif de transport. Sachez-le : les véhicules de moins de 29 mètres carrés de surface les moins polluants peuvent livrer à Paris sans contrainte horaire. Sont considérés comme «propres» les véhicules électriques, GPL, hybrides ainsi que ceux conformes aux normes environnementales Euro III et suivantes.
TITRE 2 : Réseaux et systèmes d information Fiche 312 5 En quoi l EDI est-il important pour les activités logistiques? THÈME 312 : Échange de données informatisé (EDI) Les Échanges de Données Informatisés (EDI) permettent la communication en masse des informations dans le cadre des activités logistiques. Pour cela, ils nécessitent la mise en œuvre de moyens organisationnels et techniques sophistiqués aujourd hui largement diffusés. Autrement dit, l EDI fait désormais partie de la panoplie des outils pour les opérations logistiques. Qu est-ce que l EDI? Les Échanges de Données Informatisés, ou Electronic Data Interchange, sont des échanges de données structurées en formats normalisés effectués entre ordinateurs ou applications reliés en réseau et utilisant des protocoles de communication standards. Tous les types de données traitées dans les systèmes d information, sous toute forme de medias (images, sons, etc.), peuvent actuellement faire l objet d EDI. Les principaux flux d informations traités en logistique concernent : la communication des caractéristiques des produits ; les ajustements tarifaires ; les prises de commandes ; le suivi des flux et des stocks ; la facturation. La communication entre une multitude de partenaires nécessite l utilisation d un langage commun à l échelon international : les normes UN/EDIFACT pour l EDI et UN/EANCOM pour la codification. La conception et la mise en œuvre de ces normes s appuient sur des travaux coordonnés par des instances internationales dépendantes de l ONU. L UN/Cefact (Centre for Facilitation of Practices and Procedures for Administration, Commerce and Transport) est un organisme dépendant des Nations unies basé à Genève ayant pour mission de faciliter le commerce électronique (www.unece.org/cefact). Il émet des recommandations et propose des standards maintenus et coordonnés en France par plusieurs organismes officiels. EDIFRANCE est une association loi 1901 qui a pour vocation la promotion et le développement des Échanges Électroniques Professionnels (EEP) auprès des sociétés et administrations françaises (www.edifrance.fr). GS1-France est un organisme qui promeut, met en œuvre et accompagne l utilisation des standards GS1 dans les chaînes d approvisionnements (www.gs1france.fr). GENCOD (Groupement d Études de Normalisation et de Codification) est l ancienne appellation de l organisme GS1-France qui s est également appelé EAN-France. Ce terme est entré dans le langage commun pour désigner la codification des produits avec leurs codes-barres. Quels sont les apports de l EDI? L EDI est aujourd hui un moyen de communication incontournable dans notre économie. Ainsi, les filières de produits de consommation courante vendus dans la grande distribution en font usage pour la quasi-totalité de leurs références.
312-5 TITRE 2 : Réseaux et systèmes d information Réduction des développements informatiques THÈME 312 : Échange de données informatisé (EDI) La standardisation des échanges permet à chaque entreprise de développer un seul message par thème, alors que par le passé elle devait construire autant de messages qu elle avait de partenaires commerciaux. La réalité est un peu différente car chaque donneur d ordre tente toujours d imposer ses choix et ses spécificités à ses fournisseurs et cela se négocie dans les filières. Il en ressort que, pour chaque thème, les acteurs sont amenés à construire un message «enveloppe» capable de prendre en compte un ensemble de variantes. Ainsi pour N partenaires, chaque entreprise doit développer : en démarche «spécifique», N messages ; en démarche «standard», un message «enveloppe». Démarche «spécifique» = N messages Démarche «standard» = 1 message «enveloppe» A A E B E B S D C D C Facteur de fiabilité L EDI permet d éviter les erreurs de saisies, facteur améliorant la qualité du service global vers le client. La réduction induite du retraitement de ces erreurs contribue d autant aux gains de productivité. Facteur de productivité L EDI permet la communication des informations sans ressaisies intermédiaires. De même que la valeur ajoutée d un produit s accroît au fur à mesure de la transformation de celui-ci vers le consommateur final, l EDI permet l enrichissement informationnel avec reprise automatique des données issues des étapes précédentes. C est donc aussi le vecteur de la traçabilité. Réponse aux contraintes de traçabilité L EDI est nécessaire pour répondre aux besoins de traçabilité. Ces exigences entraînent en effet un foisonnement très important des informations transmises : de plus en plus de filières s intéressent à la traçabilité (aéronautique et défense, pharmacie, produits dangereux, agro-alimentaire, luxe, emballage, etc.) ; dans chaque filière, la spécialisation génère toujours plus d acteurs à informer ; l information de traçabilité est très «verbeuse» (à chaque étape : localisation et datation des évènements, origine et destination des flux, nature, caractéristiques et qualité des objets tracés, etc.) ; l identification des unités utilise un nombre important de caractères (actuellement 14 pour les produits et 18 pour les unités logistiques). Ceci entraîne un volume d informations qui s accroît sans cesse et dont la capture par saisie manuelle s avère désormais hors de portée. Les nouveaux moyens d identification par codebarres bidimensionnels ou par RFID vont augmenter encore les besoins en volume d informations à échanger.
TITRE 2 : Réseaux et systèmes d information Fiche 312 15 THÈME 312 : Échange de données informatisé (EDI) Quels moyens choisir et mettre en œuvre pour l EDI? La justification de mettre en œuvre des EDI étant acquise et la nature des messages prioritaires connue, vient le moment de définir l investissement que l on est prêt à y consacrer et de choisir les moyens de leur réalisation et de leur mise en service régulier. On se posera à ce stade la question de l externalisation partielle ou entière de la fonction. Autrement dit, lorsque le moment est venu de passer à l acte, l EDI étant aussi une affaire de technologies, il faudra se déterminer en confrontant la qualité du service attendu et le budget dont on dispose. Quelles sont les différentes solutions d EDI? Il existe un grand nombre de solutions logicielles disponibles sur le marché et toute une panoplie de configurations permettant de répondre à toutes les situations de besoins et de moyens de l entreprise. On distingue ainsi : les solutions interfacées avec son système d information (station propre intégrée dans son propre système d information, station dédiée distante connectée au réseau d entreprise ou encore station mutualisée et hébergée connectée au réseau d entreprise) ; les solutions non interfacées avec le système d information telle que station hébergée indépendante du réseau d entreprise (Web EDI). On pourra en acquérir un panorama plus exhaustif en se rapprochant des organismes GS1- France ou EDI-France ou des services du CXP (www.cxp.fr). Qu est-ce que le Web EDI? Le Web EDI désigne les solutions mutualisées permettant de s inscrire pleinement dans la démarche EDI sans en supporter l investissement. Elles fonctionnent en mode ASP (Application Service Provider) qui consiste en la possibilité d accéder à des services distants par l intermédiaire d un navigateur Internet, ceci contre paiement périodique. Deux modes de fonctionnement sont possibles : soit par saisie directe des informations dans l application distante, soit par dépôt dans cette même application distante d un fichier extrait de son propre système d information d entreprise. L outil s occupe ensuite de convertir ces éléments d information aux formats standards en direction des sociétés tierces avec lesquelles l entreprise commerce. Pour répondre aux impératifs de traçabilité à destination des PME, il existe des packs Web EDI permettant de mettre à disposition les fonctions minimales suivantes : génération des SSCC ; impression des étiquettes au format GTIN-128 ; réception des commandes (ORDERS) ; émission des avis d expédition (DESADV). Qu est-ce que le e-catalogue? L existence du concept de e-catalogue part d un constat : l EDI par messages des données référentielles (PRODAT, PRICAT) est d un emploi qui demeure marginal.
312-15 TITRE 2 : Réseaux et systèmes d information Les e-catalogues, ou catalogues électroniques, sont des bases de données accessibles à distance qui permettent la mise à disposition sélective des données référentielles d une entreprise utilisatrice en fonction de ses partenaires et du type de relation qu elle entretient avec eux. Autant les messages EDI rendent les entreprises dépendantes entre elles dans le temps, autant les catalogues s inscrivent dans une démarche ou chaque acteur reste maître du rythme de ses mises à jour. Les bases sont alimentées par la source au gré des évolutions puis consultés ou capturés à la demande de la cible selon ses besoins et en fonction de ses droits. Qu est-ce que XML? THÈME 312 : Échange de données informatisé (EDI) Le XML (Extensible Markup Language) est un langage promu par le W3C (World Wide Web Consortium) libre de droits permettant la structuration de tous types de données. Développé et complété par une communauté de développeurs à l échelon international, il devrait répondre aux besoins de quasiment toutes les activités économiques puisqu il permet de véhiculer, outre les classiques fichiers de texte, des documents applicatifs, des images, des sons et des codes exécutables. Ce langage prend progressivement le relais des messages standards mis au point durant les 25 dernières années. C est également le cas en ce qui concerne la logistique mais, compte tenu des volumes traités actuellement, cette transition s effectuera réellement lorsque l on disposera des programmes de conversion automatique à partir des formats UN/EDIFACT. Que sont les protocoles de communication? Réseaux à valeur ajoutée (RVA) Les plus connus ont pour nom : ALLEGRO, ATLAS 400. Les acteurs économiques avaient le souci de la sécurisation des données transmises exprimée par certaines garanties et fonctions dites «à valeur ajoutée» : intégrité et non interception des données ; certificat d origine et de destination ; fonctions de cryptage, d accusé de réception. Protocoles Internet sécurisés Les réseaux à valeur ajoutée, pour sécurisés qu ils soient, présentent des coûts de fonctionnement non négligeables. Une alternative plus économique et raisonnablement sécurisée pour des flux logistiques est aujourd hui offerte par les technologies Internet sécurisées telle que : HTTPS (support de sécurité AS2) qui est un dérivé de HTTP (HyperText Transfer Protocol) ; FTP/S qui est un dérivé de FTP (File Transfer Protocol). Sachez-le : l Échange de Données Informatisé est indispensable pour les opérations logistiques et sa mise en œuvre est complexe. Il est donc affaire de spécialistes. L entreprise qui désirera se lancer dans la démarche EDI est invitée à en confier la réalisation puis l évolution auprès d une compétence spécifique qu elle pourra acquérir par recrutement ou par prestation externe.
TITRE 3 : Traçabilité Fiche 332 20 THÈME 332 : Traçabilité des marchandises Quelles sont les caractéristiques des étiquettes code-barres? Les étiquettes code-barres possèdent des caractéristiques techniques propres. Autrement dit,la création et l impression des étiquettes code-barres sont soumises à certaines contraintes spécifiques. Comment se présentent les étiquettes? Les étiquettes sont présentées en bobines (le plus souvent) ou en paravents. Enroulement interne Source Interscan Enroulement externe Comment s expriment les dimensions de l étiquette? On parle de Laize (largeur de la bobine) et d Avance. Laize Avance Source Interscan Sens d'impression Comme on le constate sur le schéma ci-après, la laize est toujours énoncée en premier : 25 x 50 mm est différent de 50 X 25 mm. 25 50 mm 50 25 mm Quel adhésif choisir? L étiquette adhésive doit être collée sur une surface idéalement lisse, propre et sèche et recevoir une pression au moment de sa pose. La force d adhésion définitive ne sera obtenue qu après environ trois jours. L efficacité d un adhésif dépend du type de surface sur laquelle il va être posé.
332-20 TITRE 3 : Traçabilité THÈME 332 : Traçabilité des marchandises Il existe plusieurs types d adhésifs : Adhésif permanent Conçu pour un marquage définitif sur des surfaces classiques lisses telles que les cartons d emballages, les métaux, les plastiques. Quand on veut décoller l étiquette permanente, elle se déchire ou endommage son support comme les fibres d un carton. Adhésif permanent renforcé Conçu pour des surfaces légèrement granuleuses ou texturées. La masse adhésive (épaisseur) est renforcée d environ 40 % pour offrir plus de points de contact. Adhésif enlevable Conçu pour permettre de décoller une étiquette sans qu elle ne laisse de traces et sans qu elle se déchire. Les adhésifs enlevables sont sensibles à l eau et à la chaleur et deviennent permanents au froid. Adhésif grand froid Adhésif très mou formulé pour ne pas être figé par le froid. Il s utilise pour étiqueter des produits déjà congelés à une température de 0 à-25 Cavec une température de service de -40 C. Comment concevoir le cadre de l étiquette? Un cadre vierge de 2 millimètres doit être laissé tout autour de l étiquette afin d éviter toute perte d information. 99999999 Source Interscan Quelles sont les couleurs de fond et de pré-impressions? Les couleurs de fond compatibles pour un code-barres noir sont le rouge, le jaune, l orange et le rose. Les autres couleurs peuvent s utiliser dans des tons très pâles : le contraste entre le fond et les barres doit être de 65 % au moins. Comment positionner le code à barres? Le code-barres doit être positionné, si possible, à 90 degrés par rapport à la tête d impression. Cela permet une meilleure impression et une meilleure lisibilité en cas de défaut de fonctionnement d un point de chauffe. Points de chauffe endommagés Non lisible Source Interscan Lisible (le code est redondant sur toute sa hauteur)
TITRE 3 : Traçabilité Fiche 332 30 THÈME 332 : Traçabilité des marchandises Comment fonctionne la RFID? RFID vient de l anglais Radio Frequency Identification. Autrement dit, il s agit d une méthode d identification permettant de stocker et récupérer des données à distance grâce à une étiquette émettant des ondes radio. Quels sont les éléments de la RFID? Le système RFID est composé de trois éléments : le codeur ; le marqueur ou étiquette RFID, encore appelé «tag» ; le lecteur. Comment fonctionne l étiquette RFID (tag)? L étiquette est composée d une puce, d une antenne et d un substrat qui protège l ensemble. Le codeur charge le signal d identification et éventuellement les données complémentaires dans la puce. Le tag est placé sur le produit. Le lecteur envoie une onde radio électrique qui est captée par l antenne et transformée en énergie électrique. Cette énergie active la puce du tag qui renvoie son signal d identification au lecteur. Ce système fonctionne sur certaines longueurs d ondes qui doivent être adaptées à l utilisation recherchée et aux normes en vigueur dans les pays utilisateurs. Quel type d étiquette utiliser? Il existe plusieurs types de tags qui vont être classés selon leur fréquence d utilisation et la possession ou non d une source d énergie interne. Les étiquettes basses fréquences BF 125 KHZ (passives ou actives) : se lisent à plusieurs mètres de distance ; utilisent la même fréquence partout dans le monde ; ont une faible vitesse de transfert de données (environ 10 Kbits/s) ; sont coûteuses mais réutilisables. Les étiquettes hautes fréquences HF 13.56 MHz (passives ou actives) : se lisent à moins d un mètre de distance avec un débit de données de 100 Kb/s ; utilisent la même fréquence partout dans le monde ; coûtent au moins 50 centimes d euro ; sont jetables ou réutilisables selon l utilisation recherchée. Les étiquettes très hautes fréquences UHF 860 960 MHz (passives ou actives) : se lisent jusqu à quatre mètres de distance avec un débit de données de 200 Kb/s ; utilisent des fréquences différentes selon les zones (869.4 869.65 MHz en Europe, Afrique, Russie ; 950 MHz en Océanie, Asie ; 902-928 MHz sur les continents américains) ; coûtent au moins 15 à 25 centimes d euro ; ont une tolérance aux obstacles plus faible que les autres fréquences. Les étiquettes hyper fréquences SHF 2.4 2.4835 GHz (passives ou actives) : se lisent jusqu à un mètre de distance avec un débit de données de 200 Kb/s ; utilisent des fréquences différentes selon les zones (2.446 2.454 GHz en Europe, Afrique, Russie ; 2.427 2.47 GHz en Océanie, Asie ; 2.4 2.4835 GHz sur les continents américains).
332-30 TITRE 3 : Traçabilité Les étiquettes passives : ne disposent pas d alimentation ; offrent une distance de lecture réduite ; sont économiques. Les étiquettes actives ou semi-actives : disposent d une alimentation ; offrent une distance de lecture supérieure ; offrent des possibilités de suivi élevées (température, chocs, etc.) ; sont plus chères. THÈME 332 : Traçabilité des marchandises Quelle est l influence des éléments extérieurs sur le signal? BF HF UHF SHF Eau Aucune Atténuation Atténuation Perturbation Métal Perturbation Perturbation Atténuation Atténuation Corps humain Aucune Atténuation Atténuation Perturbation Quel est le format de données utilisé? Le format des données inscrites sur les étiquettes est standardisé à l initiative d EPC Global (Electronic Product Code). EPC Global est représenté en France par GS1. L une des réponses les plus simples possibles est le renvoi d une identification numérique, par exemple celle du standard EPC-96 qui utilise 96 bits. Peut-on modifier le contenu de l étiquette? Seules les étiquettes actives peuvent être écrites, effacées, modifiées et lues plusieurs fois. Le nombre de répétition de ces opérations peut dépasser les 500 000 fois. Sachez-le : en raison de l influence des éléments extérieurs sur le signal, il est nécessaire d adapter la fréquence d utilisation au mode d utilisation.
TITRE 2 : Couverture des risques logistiques Fiche 416 25 THÈME 416 : Solutions d assurance L assureur peut-il imposer certains équipements ou aménagements? La prévention est rarement spontanée et c est le plus souvent les assureurs qui en sont à l origine en incitant ou en imposant des mesures de prévention à l assuré. Pourtant, les actions de prévention visent à pérenniser l exploitation et l activité de celui-ci. Autrement dit, il devrait y avoir un partenariat entre lui et l assureur plutôt qu une confrontation. Quand l assureur peut-il imposer des mesures de prévention? L assureur peut imposer des mesures de prévention au prestataire logistique lors de la souscription du contrat, soit en en faisant une condition indispensable à la souscription, soit en accordant en contrepartie une réduction tarifaire. Il peut aussi l imposer à l occasion d un renouvellement à l échéance ou après la survenance d un sinistre. Dans les deux cas, l assureur invoque la possible résiliation du contrat pour imposer des actions de prévention. Lorsque le marché de l assurance est mou, c est-à-dire que les assureurs gagnent de l argent, ceux-ci ont plus de difficultés à demander des actions de prévention car il est souvent possible de trouver un concurrent qui ne va pas les demander. L inverse est aussi vrai. La prévention est donc cyclique et varie au gré du marché et des sinistres des assurés. Faut-il lutter contre les demandes de prévention des assureurs? La prévention fait partie de la bonne gestion des risques. Un professionnel ne devrait pas attendre une demande de l assureur pour mettre en place des mesures de réduction du risque, d autant plus que tous les risques ne sont pas assurés et que l assureur n a d action que sur la partie qui lui est transférée. Il est de bon conseil de mettre en place un plan annuel de prévention afin de ne pas se retrouver, tout d un coup, à faire face à un investissement imposé par l assureur sans échappatoire possible. Quelles sont les principales mesures de prévention imposées par les assureurs? Tous les risques sont susceptibles d être réduits par des actions de prévention. Par exemple, en matière de responsabilité civile, faire valider par le service juridique tous les contrats signés par la société est une mesure de prévention insuffisamment appliquée. Cependant, les assureurs imposent des mesures de prévention principalement dans le cadre des assurances de dommage aux biens : contrats multirisques incendie, vol ou tous risques informatiques.
416-25 TITRE 2 : Couverture des risques logistiques THÈME 416 : Solutions d assurance Voici une liste indicative des mesures de prévention susceptibles d être imposées : RISQUES CONCERNES ACTIONS DE PREVENTION INCENDIE Extincteurs Robinets d incendie armés (RIA) Sprinklers Extinction gaz Exutoire de fumée Local séparé pour produits ou activités dangereux ou éloignement à plus de 10 mètres Formation du personnel Interdiction de fumer Abonnement prévention conseil DOMMAGES ELECTRIQUES Vérification des installations par un vérificateur agréé Thermographie infrarouge Mise à la terre FOUDRE Paratonnerre DEGAT DES EAUX Stockage à plus de 10 cm du sol GEL Mise hors gel du bâtiment Antigel dans les canalisations VOL Protection mécanique des entrées Alarme agréée Centrale de surveillance Gardiennage RECONSTITUTION DES MEDIAS Sauvegardes périodiques Armoires ignifugées Sachez-le : les actions de prévention sont destinées à diminuer la fréquence d un risque alors que celles destinées à influer sur la gravité sont appelées «protection». Dans le langage courant, on parle des mesures de prévention pour désigner indifféremment l une ou l autre. Il convient d y ajouter la «sensibilisation» qui désigne les actions visant la prise de conscience des hommes.