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Rareté de la ressource, étiages sévères / Crues soudaines parfois dévastatrices Les constats sont les suivants : Une eau globalement abondante à l échelle de la Région mais très inégalement répartie et en certains endroits gaspillée. Des évolutions climatiques et démographiques envisagées qui risquent de conduire rapidement à des limites. Des restrictions d usages, liées aux alertes sécheresse de ces 10 dernières années, montrent déjà certains déséquilibres entre l offre et la demande. 2 bassins sur le Parc, le Calavon et le Largue, sont déjà classés déficitaires en eau au vu de ces situations répétées. Trop de fuites sur les réseaux (rendement efficace à 63 % des réseaux en moyenne sur le Calavon Coulon, 54 % à l échelle du Largue!) mais aussi sur les équipements du bâtiment. Des consommations non prioritaires pouvant être largement réduites (arrosage estival, piscines, nettoyage voirie et entretien espaces verts ). 2
2 bassins déficitaires sur lesquelles des outils de gestion ont été mis en place : Le SAGE sur le bassin versant du Calavon depuis 1980 Le Contrat de gestion sur la bassin versant du Largue et de la Laye depuis 2012 Sur ces 2 bassins la priorité donnée par les acteurs locaux à la gestion quantitative 3
Le Luberon, un parc en domaine méditerranéen (climat, ressources en eau, besoins du territoire, vulnérabilités des milieux) Les ressources AEP du territoire : forages profonds et nappes alluviales, ressources sécurisées par Syndicat Durance Ventoux et Syndicat Durance Plateau d Albion (+SCP pour eau agricole) Transferts d eau historiques depuis la Durance Recherche et exploitation ressource profonde (ex: captage des Fangas) Exemple sur le Calavon : pour satisfaire les prélèvements totaux, il y a plusieurs ressources sollicitées avec : 11.1 Mm3 pour les prélèvements sur des ressources du bassin du Calavon (14%) ; 72.7 Mm3 pour les prélèvements sur des ressources externes au bassin (86%). Connaissance de la ressource et des besoins : Etude des volumes prélevables Inventaire et régularisation des prélèvements agricoles (procédure mandataire) Réalisation de schémas directeurs Mise en place d un réseau de suivi / alerte étiages Usages et consommations en fonction des saisons Gestes et comportements pour économiser efficacement et durablement l eau Parmi les différentes solutions à envisager à l avenir figurent prioritairement des actions d économies d eau. Dans ce domaine, il apparait une marge de manœuvre relativement importante. Luberon : un territoire fragile (contexte méditerranéen) notamment en période estivale où les ressources disponibles sont au plus bas et la fréquentation au plus haut Nécessité d agir collectivement et individuellement pour réduire les consommations donc la pression sur les milieux (consommation domestique et arrosage jardin) 4
Face à ce constat, le Parc souhaite aujourd'hui renforcer ses actions en faveur des économies d'eau au travers une opération d'envergure touchant prioritairement les collectivités et le grand public. L opération «économisons l eau» met l accent sur la communication et la sensibilisation auprès des usagers de l eau, l accompagnement des collectivités, la formation, la promotion ainsi que la mise en place de méthodes et solutions technologiques innovantes au service de l eau dans une démarche environnementale, sociale et économique. La démarche proposée, de manière progressive et pragmatique, est essentiellement basée sur de la sensibilisation, de la formation et de l accompagnement. 5
Les collectivités ont un rôle important à tenir et se doivent d être exemplaires en la matière. Certaines en ont déjà bien pris conscience et investissent pour réduire leur fuite, maitriser leur consommation et sécuriser leur ressource. Cet impératif est aujourd hui appuyé par la réglementation qui impose des objectifs de diagnostic de réseaux avec obligation de rendement entre 65 et 80 % selon les collectivités (Loi Grenelle 2 et décret d application du 27 janvier 2012) et des réductions des consommations de 20 % d ici à 2020 (Programme d Adaptation au Changement Climatique). communiquer et mobiliser auprès du grand public (création de supports d information, animation allant vers le public) ; Sensibilisation aux économies d eau en vue d une réduction des consommations Retrouver une culture commune de l eau autour de la culture de la sécheresse Développer une prise de conscience des populations permanentes et saisonnières Réduire ses consommations n est pas synonyme de perte de confort former les hébergeurs touristiques à la réduction de leur consommation d eau ; Le programme vise à travailler étroitement avec les professionnels du tourisme (secteur fortement consommateur d eau potable en été) où les débits des cours d eau sont les plus bas. favoriser la distribution de matériels hydro économes et la formation dans les points de vente. 6
C est dans l esprit d innovation propre aux PNR que le Parc du Luberon se positionne fortement sur le thème de la gestion quantitative de la ressource en eau, enjeu d avenir notamment dans notre contexte méditerranéen. Le projet «Economisons l Eau!» répond aux objectifs de la Région fixés dans le cadre du SOURSE (Schéma d Orientation pour une Utilisation Raisonnée et Solidaire de l eau). Le projet entend s appuyer sur le réseau interparcs, engagé sur ce thème de l eau au travers d un Interrparc «Ressource en eau», pour innover, expérimenter, vocation propre des parcs. Le territoire du Luberon se propose donc dans ce cadre et avec l appui de différents partenaires locaux (GESPER, GRAINE, etc.) d être pro actif et innovant sur cet important sujet des économies d eau. 7
Le ratio volume facturé/volume consommé été estimé respectivement sur le bassin du Calavon à 63 et 54% sur le Largue. Pour certaines communes, ce ratio peut être inférieur à 50%. Il est rappelé que ce ratio prend en compte les volumes non facturés pour les installations communales ainsi que les pertes du réseau. Il est donc possible de diminuer le volume prélevé par les installations communales (AEP) par une rénovation des réseaux d adduction. De manière raisonnable, il est possible d augmenter ce ratio à 75% avant 2021 soit une augmentation de 13% sur le Calavon et 21% sur le Largue. Ci dessous les calculs font une extrapolation des volumes calculés pour les consommations AEP en se basant sur l évolution démographique (population annuelle et estivale) établie d après les données INSEE de 2006 (cf. résultats des EVP en cours phase 3). Cette action sur les rendements des réseaux pourrait permettre de compenser en partie la hausse des volumes prélevés due à l évolution démographique. Le volume total économisé pourrait atteindre 2 059 120 Mm3/an. Cette analyse, met en évidence les marges d économies d eau possible. Pour cela il nous semble pertinent de travailler sur les économies d eau par : la réduction de la consommation dans le patrimoine public et une amélioration des rendements de réseaux ; diminution des besoins en eau potable de la population annuelle ; diminution des besoins en eau potable de la population estivale. 8
Le souhait est d entreprendre ce travail de manière pragmatique et par étape : identification des secteurs prioritaires d interventions (BV en déficit quantitatif, communes au rendement de réseaux bas, etc.), mobilisation d un petit groupe d élus dans un premier temps puis montée en puissance, élargissement et pérennisation après 2014 de la démarche de manière plus globale sur l ensemble du territoire Transposition aux parcs de paca. 9
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