CENTRE-VILLE LE MEJAN



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Transcription:

ARLES (13) ARLES, TARASCON INVENTAIRE DE LA PRODUCTION ARCHITECTURALE ET URBAINE (1900-1980) CENTRE-VILLE LE MEJAN Vue aérienne (CRIGE, IGN, 2003). INVENTAIRE DE LA PRODUCTION ARCHITECTURALE ET URBAINE DE LA PERIODE 1900-1980 SUR LES COMMUNES D ARLES ET DE TARASCON Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence Alpes Côte d Azur - Service Architecture et espaces protégés / Service Départemental de l Architecture et du Patrimoine 13 - Antenne d Arles Equipe chargée d étude : Eléonore Marantz-Jaen / Frédérique Bertrand / Arlette 123 Hérat

SECTORISATION ARLES CENTRE-VILLE - A - Centre-ville/Cavalerie-Portagnel - B - Centre-ville/L Hauture - C - Centre-ville/La Cité - D - - E - Centre-ville/La Roquette E D C A B Vue aérienne (CRIGE, IGN, 2003). 2 INVENTAIRE DE LA PRODUCTION ARCHITECTURALE ET URBAINE DE LA PERIODE 1900-1980 SUR LES COMMUNES D ARLES ET DE TARASCON Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence Alpes Côte d Azur - Service Architecture et espaces protégés / Service Départemental de l Architecture et du Patrimoine 13 - Antenne d Arles Equipe chargée d étude : Eléonore Marantz-Jaen / Frédérique Bertrand / Arlette 124 Hérat

1 CRÈCHE MUNICIPALE Plan de localisation (FB, document source : matrice cadastrale 2008, service des Impôts) Vue générale (cl. EMJ, 2008) LOCALISATION 15-19 rue du docteur Fanton 13200 Date de construction - Adresse DATATION 1968 1969 N PC Non déterminé Datation détaillée -1963-1967 : genèse du projet ; -1968-1969 : construction ; -1976 : aménagement du préau de l'étage pour construire une nouvelle section ; Typologie Programme Intervention Référence cadastrale (matrice cadastrale 2008, service des Impôts) AD 234 Coordonnées géographiques Latitude Longitude ANALYSE TYPOLOGIQUE Equipement socio-culturel Architecture d'utilité publique Construction N E 43 40'41 4 37'35 ACTEURS Architecte(s) VAN MIGOM Jacques PELISSIER Jean Architecte Architecte Autre(s) acteur(s) VILLE D'ARLES Propriétaire actuel VAN MIGOM Michel Architecte Commanditaire(s) VILLE D'ARLES ANALYSE URBAINE Paysage d'origine Centre ancien Accessibilité Unique Caractéristiques fonctionnelles Voirie tertiaire Caractéristiques formelles Rue [continuité bâtie] Découpage foncier Non Particularité Forme irrégulière PROGRAMME ARCHITECTURAL Afin de construire une nouvelle crèche municipale, la ville d'arles procède à la démolition d'immeubles vétustes situés rue du docteur Fanton. La construction du nouvel équipement est confiée à l'agence Van Migom- Pélissier qui arrête le projet définitif en 1968. L'édifice, de plan rectangulaire, s'inscrit dans la trame urbaine : : aligné sur la rue du docteur Fanton, il adopte le gabarit des immeubles mitoyens (R+1). Par ailleurs, Jacques Van Migom (1907-1980), Jean Pélissier (1927-2003) et Michel Van Migom (1934-2007) soignent son apparence : revêtement en pierre locale ; corniche ; encadrement de la porte d'entrée. Morphologie urbaine Espace non bâti Composition urbaine Façade à l'alignement, mitoyenneté Cour de récréation Non concerné 125

1 CRÈCHE MUNICIPALE Vue générale (cl. EMJ, 2008). Vue générale (cl. EMJ, 2008). Porte d'entrée (cl. EMJ, 2008). Détail des fenêtres de l'étage (cl. EMJ, 2008). Détail de la façade sur la rue du docteur Fanton (cl. EMJ, 2008). Détail de l'encadrement de la porte d'entrée (cl. EMJ, 2008). 126

1 CRÈCHE MUNICIPALE SOURCES Archives -AM ARLES, Série Édifices communaux, monuments et établissements publics, M 64 ; Sources imprimées Bibliographie 127

1 CRÈCHE MUNICIPALE Rubrique non renseignée dans le cadre de l'étude. NOTE DE SYNTHESE VALEUR PATRIMONIALE intérêt architectural intérêt urbain valeur mémorielle intérêt histoire des techniques typologie originale valeur d'exemplarité DOSSIER MONOGRAPHIQUE Oui intérêt historique élément(s) de décor autre Non 128

2 NOUVELLES GALERIES Plan de localisation (FB, document source : matrice cadastrale 2008, service des Impôts) Vue générale (cl. EMJ, 2008) LOCALISATION place Antonelle / rue Jouvène 13200 Date de construction Datation détaillée - 1912 : construction ; - 1977 : réparation d'une verrière ; - Adresse DATATION 1912 N PC Non concerné Typologie Programme Référence cadastrale (matrice cadastrale 2008, service des Impôts) AB 47 Coordonnées géographiques Latitude Longitude ANALYSE TYPOLOGIQUE Etablissement commercial, artisanal ou industriel Architecture commerciale N E 43 40'37 4 37'28 Intervention Construction ACTEURS Architecte(s) Non déterminé Architecte PELISSIER Jean Architecte (1977) Autre(s) acteur(s) Non déterminé Propriétaire actuel Commanditaire(s) Société Les Dames de France FABRE (Mme), 1977 ANALYSE URBAINE Paysage d'origine Centre ancien Accessibilité Multiple Caractéristiques fonctionnelles Voirie secondaire Caractéristiques formelles Place Découpage foncier Non Particularité Forme irrégulière PROGRAMME ARCHITECTURAL Les Nouvelles Galeries d'arles ont été édifiées au tournant des années 1910. Elles ont ouvert leurs portes en 1912 (dans un article du Forum Républicain du 2 novembre 1929, on apprend qu'elles fêtent leur 17ème anniversaire en 1929). L'ouverture d'une telle boutique correspond à une ambitieuse politique de développement initiée par la société Les Dames de France qui, au début du XXe siècle, veut multiplier ses points de ventes en France. Après s'être implantée dans les grandes villes (Marseille, Bordeaux, etc.), elle ouvre des boutiques dans des villes moyennes telles qu'arles, Perpignan, Avignon, Narbonne ou Béziers par exemple. Morphologie urbaine Espace non bâti Composition urbaine Façade à l'alignement, mitoyenneté Absence Non concerné 129

2 NOUVELLES GALERIES Vue générale (cl. EMJ, 2008). Détail de la façade (cl. EMJ, 2008). Détail du fronton (cl. EMJ, 2008). Détail des baies des premiers et deuxième étages (cl. EMJ, 2008). Détail de l'ornementation (cl. EMJ, 2008). Façade postérieure (cl. EMJ, 2008). 130

2 NOUVELLES GALERIES SOURCES Archives Sources imprimées -AM ARLES, Fonds Van Migom-Pélissier, 15 S 1858. -Forum Républicain, 64ème année, n 44, 2 novembre 1929. Bibliographie 131

2 NOUVELLES GALERIES NOTE DE SYNTHESE Les Nouvelles Galeries d'arles ont été édifiées au tournant des années 1910. Elles ont ouvert leurs portes en 1912 (dans un article du Forum Républicain du 2 novembre 1929, on apprend qu'elles fêtent leur 17ème anniversaire en 1929). L'ouverture d'une telle boutique correspond à une ambitieuse politique de développement initiée par la société Les Dames de France qui, au début du XXe siècle, veut multiplier ses points de ventes en France. Après s'être implantée dans les grandes villes (Marseille, Bordeaux, etc.), elle ouvre des boutiques dans des villes moyennes telles qu'arles, Perpignan, Avignon, Narbonne ou Béziers par exemple. Les Nouvelles galeries arlésiennes sont édifiées à un emplacement stratégique : au point de rencontre entre la rue de la République, qui est déjà l'une des principales artères commerçantes de la ville, et de la rue Gambetta qui a récemment été percée (1883-1902). Malheureusement, malgré la conservation d'une partie des archives de la Société Les Dames de France (CAMT, Roubaix), l'identité de l'architecte de la boutique arlésienne n'a pu être déterminée. L'édifice, très intéressant du point de vue architectural, s'inspire des grands magasins parisiens dont le modèle a été mis au point pendant les dernières décennies du XIXe siècle : pierre de taille ; verrières ; toiture en ardoise ; décor sculpté ; fronton ; etc. L'ensemble témoigne d'une démarche éclectique par laquelle l'architecte marie les codes de l'architecture classique avec une esthétique pittoresque et une inspiration Art nouveau perceptible notamment dans les détail d'ornementation. VALEUR PATRIMONIALE intérêt architectural intérêt urbain valeur mémorielle intérêt histoire des techniques typologie originale valeur d'exemplarité DOSSIER MONOGRAPHIQUE Oui intérêt historique élément(s) de décor autre Non 132

3 RECONSTRUCTION DE CENTRE-VILLE HÔTEL RHODANIA Plan de localisation (FB, document source : matrice cadastrale 2008, service des Impôts) Vue générale (cl. EMJ, 2008) LOCALISATION 37-39-41 quai Marx Dormoy 13200 Date de construction - Adresse DATATION N PC Non déterminé Datation détaillée Date de construction non déterminée, mais certainement comprise entre 1948 et 1960. Typologie Programme Référence cadastrale (matrice cadastrale 2008, service des Impôts) AD 37 à 39 Hôtel Coordonnées géographiques Latitude Longitude ANALYSE TYPOLOGIQUE Architecture commerciale N E 43 40'41 4 37'26 Intervention Opération de reconstruction ACTEURS Architecte(s) VAGO Pierre Non déterminé Architecte en chef de la reconstruction Architecte d'opération Autre(s) acteur(s) Particuliers Propriétaires actuels Commanditaire(s) Association syndicale de reconstruction d'arles Centre ville ANALYSE URBAINE Paysage d'origine Centre ancien, fleuve et infratsructures Accessibilité Multiple Caractéristiques fonctionnelles Voirie primaire Caractéristiques formelles Voie sur berge Découpage foncier Oui à l'entrée d'immeuble Particularité Forme régulière Morphologie urbaine Façade à l'alignement, façade en retrait Espace non bâti Absence Composition urbaine Implantation en fonction du domaine public PROGRAMME ARCHITECTURAL Cet immeuble a été édifié dans le cadre de la Reconstruction du centreville d'arles. Il s'agit de la reconstruction ponctuelle d'un immeuble endommagé lors des bombardements alliés de l'été 1944 en raison de son emplacement stratégique au bords du Rhône et du pont de Trinquetaille. Cette opération est prévue par le Plan de Reconstruction et d'aménagement de la ville (1947-1951, arch.-urb. : Pierre Vago). Ni la date de construction ni l'identité de l'architecte d'opération n'ont pu être déterminées par nos recherches. Toutefois, on peut penser que cette opération est intervenue entre 1948 et 1960. L'immeuble, qui est implanté parallèlement au Rhône, le long du quai Marx Dormoy, abrite un hôtel (trois travées) ainsi que dix logements (quatre travées) accessibles par trois entrées (37 quai Marx Dormoy, 39 quai Marx Dormoy, 1bis rue du Pont). De plan rectangulaire, il se développe sur trois étages, au-dessus d'un rez-de-chaussée à usage de garage. Il est couvert par une toiture en croupe, traitée en tuiles rondes. 133

3 RECONSTRUCTION DE CENTRE-VILLE HÔTEL RHODANIA Vue générale depuis le quartier de Trinquetaille (cl. EMJ, 2008). Vue générale depuis le quai Marx Dormoy (cl. EMJ, 2008). Vue générale depuis le quai Marx Dormoy (cl. EMJ, 2008). Façade postérieure (cl. EMJ, 2008). Façade latérale et articulation avec les immeubles de la rue du Pont (cl. EMJ, 2008). Entrée de l'hôtel (cl. EMJ, 2008). 134

3 RECONSTRUCTION DE CENTRE-VILLE HÔTEL RHODANIA Plan de remembrement d'arles Centre-ville : feuille B (29 avril 1949 modifié le 18 novembre 1955), AD 13 12 O 272. SOURCES Archives -AD 13, Fonds Urbanisme, 12 O 272. Sources imprimées Bibliographie 135

3 RECONSTRUCTION DE CENTRE-VILLE HÔTEL RHODANIA Rubrique non renseignée dans le cadre de l'étude. NOTE DE SYNTHESE VALEUR PATRIMONIALE intérêt architectural intérêt urbain valeur mémorielle intérêt histoire des techniques typologie originale valeur d'exemplarité DOSSIER MONOGRAPHIQUE Oui intérêt historique élément(s) de décor autre Non 136

4 RECONSTRUCTION DU CENTRE-VILLE LIBRAIRIE ET ÉDITIONS ACTES SUD Plan de localisation (FB, document source : matrice cadastrale 2008, service des Impôts) Vue générale (cl. EMJ, 2008) LOCALISATION 13200 Adresse 21 place Nina Berberova / rue du docteur Fanton Date de construction - DATATION N PC Non déterminé Datation détaillée Date de construction non déterminée, mais certainement comprise entre 1948 et 1960. Typologie Programme Référence cadastrale (matrice cadastrale 2008, service des Impôts) AD 52 Coordonnées géographiques Latitude Longitude ANALYSE TYPOLOGIQUE Logement collectif (immeuble d'habitation) Logement N E 43 40'42 4 37'29 Intervention Opération de reconstruction ACTEURS Architecte(s) VAGO Pierre Non déterminé Architecte en chef de la reconstruction Architecte d'opération Autre(s) acteur(s) Particulier Propriétaire actuel Commanditaire(s) Association syndicale de reconstruction d'arles Centre-ville ANALYSE URBAINE Paysage d'origine Fleuve et centre ancien Accessibilité Multiple Caractéristiques fonctionnelles Voirie secondaire Caractéristiques formelles Voie sur berge Découpage foncier Non Particularité Parcelle d'angle Morphologie urbaine Façade à l'alignement, mitoyenneté Espace non bâti Absence Composition urbaine Non concerné PROGRAMME ARCHITECTURAL Cet immeuble a été édifié dans le cadre de la Reconstruction du centreville d'arles. Il s'agit de la reconstruction ponctuelle d'un immeuble endommagé lors des bombardements alliés de l'été 1944 en raison de son emplacement stratégique au bords du Rhône et du pont de Trinquetaille. Cette opération est prévue par le Plan de Reconstruction et d'aménagement de la ville (1947-1951, arch.-urb. : Pierre Vago). Ni la date de construction ni l'identité de l'architecte d'opération n'ont pu être déterminées par nos recherches. Toutefois, on peut penser que cette opération est intervenue entre 1948 et 1960. Cet immeuble, qui forme l'angle entre la rue du docteur Fanton et la place Nina Berberova, possède deux étages sur un rez-de-chaussée commercial. Il est couvert par une toiture en tuiles rondes. Sa façade est quasiment exempte de modénature, à l'exception des appuis de fenêtres et de la corniche sommitale. Du côté de la place, elle est animée par un balcon formant porte-à-faux. L'immeuble est distribué par deux entrées. 137

4 RECONSTRUCTION DU CENTRE-VILLE LIBRAIRIE ET ÉDITIONS ACTES SUD Vue générale (cl. EMJ, 2008). Vue générale (cl. EMJ, 2008). Détail de la façade latérale (cl. EMJ, 2008). Porte située au n 21 de la place Nina Berberova (cl. EMJ, 2008). 138

4 RECONSTRUCTION DU CENTRE-VILLE LIBRAIRIE ET ÉDITIONS ACTES SUD Plan de remembrement d'arles Centre-ville : feuille B (29 avril 1949 modifié le 18 novembre 1955), AD 13 12 O 272. SOURCES Archives -AD 13, Fonds Urbanisme, 12 O 272. Sources imprimées Bibliographie 139

4 RECONSTRUCTION DU CENTRE-VILLE LIBRAIRIE ET ÉDITIONS ACTES SUD Rubrique non renseignée dans le cadre de l'étude. NOTE DE SYNTHESE VALEUR PATRIMONIALE intérêt architectural intérêt urbain valeur mémorielle intérêt histoire des techniques typologie originale valeur d'exemplarité DOSSIER MONOGRAPHIQUE Oui intérêt historique élément(s) de décor autre Non 140

5 SYNDICAT MIXTE DU PAYS D'ARLES (ancienne agence de la Banque de France) Plan de localisation (FB, document source : matrice cadastrale 2008, service des Impôts) Vue générale (cl. EMJ, 2008) 13200 Adresse 35ter rue du docteur Fanton / rue Tour de Fabre / 5 place Honoré Clair Date de construction Architecte(s) DEFRASSE Alphonse VERAN Léon VAN MIGOM Michel - DATATION 1923 1926 N PC Non concerné Architecte en chef Architecte directeur des travaux Aménagement (1987-1989) LOCALISATION Datation détaillée -1919 : achat par la banque de France d'un immeuble à Madame Veuve Amé ; -1923 : mise au point du projet ; -1923-1925 : construction ; -vers 1970-1975 : transformation de la salle des guichets (pose de grilles) ; -1987-1989 : réaménagement complet des espaces intérieurs ; -2005 : changement d'affectation des locaux (fermeture de la succursale de la Banque de France ; installation future de la fondation Van Gogh) ; ACTEURS Typologie Programme Intervention Autre(s) acteur(s) VILLE D'ARLES Référence cadastrale (matrice cadastrale 2008, service des Impôts) AB 268, AB 259, AB 260 Coordonnées géographiques Latitude Longitude ANALYSE TYPOLOGIQUE Etablissement commercial, artisanal ou industriel Architecture commerciale Agrandissement Propriétaire actuel N E 43 40'39 4 37'31 Commanditaire(s) Banque de France ANALYSE URBAINE Paysage d'origine Centre ancien Accessibilité Multiple Caractéristiques fonctionnelles Voirie tertiaire Caractéristiques formelles Place Découpage foncier Oui complexe Particularité Forme irrégulière Morphologie urbaine Façade à l'alignement, mitoyenneté Espace non bâti Cour de service Composition urbaine Non concerné PROGRAMME ARCHITECTURAL La succursale arlésienne de la Banque de France a été aménagée sous la direction d'alphonse Defrasse (1860-1939, Grand Prix de Rome en 1886) - architecte en chef, architecte de la Banque de France - et de Léon Véran (1869-1946) - architecte d'opération - entre 1923 et 1925. Elle résulte de la transformation et de l'agrandissement d'un hôtel particulier datant du XVe siècle, l'hôtel Léautaud de Donines, que la Banque de France acquiert au tournant des années 1920, en même temps qu'un petit immeuble situé à proximité appartenant à Madame Veuve Amé. L'aménagement de la succursale arlésienne de la Banque de France intervient suite à une loi du 17 novembre 1897 qui obligeait la Banque de France à posséder une succursale dans tous les chefs-lieux de département. 141

5 SYNDICAT MIXTE DU PAYS D'ARLES (ancienne agence de la Banque de France) Façade sur la rue Honoré Clair (cl. EMJ, 2008). Façade sur la rue Tour du Fabre (cl. EMJ, 2008). Cour d'honneur et façade sur la rue du docteur Fanton (cl. EMJ, 2008). Photographie de chantier (1923), Service du Patrimoine de la ville d'arles. Salle des guichets (cl. EMJ, 2008). Salle des recettes (cl. EMJ, 2008). 142

5 SYNDICAT MIXTE DU PAYS D'ARLES (ancienne agence de la Banque de France) Plan du rez-de-chaussée (18 juin 1926), Service du Patrimoine de la ville d'arles. Plan du premier étage (18 juin 1926), Service du Patrimoine de la ville d'arles. Façade côté de l'entrée (11 avril 1923), Service du Patrimoine de la ville d'arles. Façade rue de la Tour du Fabre (18 octobre 1923), Service du Patrimoine de la ville d'arles. SOURCES Archives -AM ARLES, Fonds Van Migom-Pélissier, 15 S 1929. -AM ARLES, Fonds Van Migom-Pélissier, 15 S 2039. -AM ARLES, Fonds Van Migom-Pélissier, 15 S 2 NUM 5/1. -Service du patrimoine de la ville d'arles. Sources imprimées Bibliographie -CAYLUX Odile (dir.), Arles. Le guide, Paris, Momum/Editions du Patrimoine, 2001. -Site internet du service du patrimoine de la ville d'arles : notice sur l'hôtel Léautaud de Donines. 143

5 SYNDICAT MIXTE DU PAYS D'ARLES (ancienne agence de la Banque de France) NOTE DE SYNTHESE La succursale arlésienne de la Banque de France a été aménagée sous la direction d'alphonse Defrasse (1860-1939, Grand Prix de Rome en 1886) - architecte en chef, architecte de la Banque de France - et de Léon Véran (1869-1946) - architecte d'opération - entre 1923 et 1925. Elle résulte de la transformation et de l'agrandissement d'un hôtel particulier datant du XVe siècle, l'hôtel Léautaud de Donines, que la Banque de France acquiert au tournant des années 1920, en même temps qu'un petit immeuble situé à proximité appartenant à Madame Veuve Amé. L'Hôtel Léautaud de Donines Outre la richesse des ses commanditaires, l'hôtel Léautaud de Donines, témoigne du tournant architectural de la fin de Moyen Âge. Peu nombreuses sont à Arles, à cette époque, des demeures privées d'une telle ampleur, édifiées au sein d'une trame urbaine encore médiévale. Son extérieur, bien que modifié, demeure un bon exemple d'architecture domestique noble à une époque charnière, préludant au véritable essor en la matière que connaîtront les siècles suivants. Si le bâtiment a subi de nombreuses modifications, il a conservé, dans sa partie supérieure, des éléments d'architecture fortifiée du XVe siècle. Particulièrement vaste, l'ancien hôtel présente une surface au sol avoisinant 330 m2 et possède trois façades visibles de 14 à 17 m, élevées sur trois niveaux. Véritable petit palais, son architecture générale relève du type «maison-tour», couverte d'une terrasse, aujourd'hui entourée d'un muret moderne, mais peut-être, à l'origine, de merlons et créneaux. Certaines demeures nobles de l'époque cachaient en effet leur toit de la rue par un couronnement sophistiqué de mâchicoulis et crénelage. Cela contribuait à l'image d'une maison forte, à la fois par son aspect militaire et par l'assimilation d'une couverture plate pour le guet à l'ancienne tour médiévale. Ce sont par ailleurs les fenêtres qui illustrent le mieux le caractère de cette architecture de transition. Au dernier niveau, héritées de l'art gothique, subsistent des baies en arc brisé porté par de petit chapiteaux et dans lequel s'inscrivent des arcs trilobés. A proximité, s'ouvrent de grandes fenêtres à croisée, dont le style annonce la Renaissance. Des détails permettent d'en estimer la construction à la première moitié du XVe siècle. Les deux autres niveaux portent clairement des encadrements de fenêtres du XVIIIe siècle, témoins des remaniements survenus à cette époque. L'intérieur de l'ancien hôtel ne conserve aucun élément d'origine. Seule est connue une cheminée monumentale qui ornait le premier étage et a été déposée au Museon Arlaten. L'hôtel conserve aujourd'hui encore, malgré de nombreuses modifications, des encadrements de fenêtres du XVIIIe siècle et, dans sa partie supérieure, des éléments d'architecture fortifiée du XVe siècle. Contexte L'aménagement de la succursale arlésienne de la Banque de France intervient suite à une loi du 17 novembre 1897 qui obligeait la Banque de France à posséder une succursale dans tous les chefs-lieux de département. Architecte des bâtiments civils et des palais nationaux, Alphonse Defrasse est nommé architecte de la Banque de France et le restera jusqu'en 1936. Entre 1899 et 1930, il aménage par exemple les succursales de Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Ivry-sur-Seine, Melun, Châlons-en-Champagne, Boulogne-Billancourt, Sélestat, Orléans, Suresnes, Narbonne, La Flèche, Bordeaux, Hyères (vers 1922), Clichy (vers 1923), Nancy, Metz, Montbéliard. Alphonse Defrasse crée un plan-type pour les succursales, plan-type qu'il adapte aux bâtiments existants quand cela est nécessaire. C'est le cas à Arles où, tout en conservant les façades de l'hôtel Léautaud de Donines, il restructure les espaces intérieurs et procède à des agrandissements. Il construit une vaste extension de plain-pied occupant plus de la moitié de la cour de l'ancien hôtel particulier, afin d'accueillir la future salle des guichets. Il la flanque d'une aile longitudinale se développant sur deux étages, ce qui permet d'offrir des logements plus grands. Alphonse Defrasse est secondé dans sa tâche par le principal praticien local alors en exercice, à savoir Léon Véran qui, dans cette affaire, fait office d'architecte d'opération ("architecte chef des travaux"). Historique Il semble que les architectes travaillent à la mise au point du projet en 1923. Le chantier, ouvert en 1923, est achevé en 1925, année de la mise en service de la banque. Description L'établissement bancaire à proprement parler occupait les deux niveaux inférieurs du bâtiment, à savoir le sous-sol et le rez-de-chaussée ; les premier et deuxième étages étaient aménagés en logements de fonction ; le troisième étage - partiel - servait principalement au logement des domestiques. Au sous-sol, Alphonse Defrasse rassemble les espaces techniques (chaufferie, citerne, charbonnerie) ainsi que la salle des coffres, les vestiaires du personnel, les salles d'archives, les caves des appartements et le garage du directeur de l'agence. Ce dernier, compte tenu de la déclivité du terrain, ouvre sur la cour d'honneur accessible depuis la rue du docteur Fanton. Au rez-de-chaussée, le vestibule-galerie - sur lequel donnait la loge du concierge ainsi qu'un garage à bicyclette - permettait d'accéder à la principale composante du dispositif architectural, à savoir la salle de guichets. Ce vaste espace est éclairé latéralement (fenêtres ouvrant sur la roue de la Tour du Fabre et sur une cour intérieure) et zénithalement (voûte surbaissée en béton translucide réalisée à partir de pavés de verre insérés dans une résille de béton). Il comprend une nef centrale, flanquée de deux vaisseaux latéraux que délimitent deux rangées de piliers carrés. L'espace central correspond au hall du public qui est ceinturé par un comptoir dessinant un arc de cercle. A l'une de ses extrémités se trouvait un "guichet confidentiel" mais, mis à part cela, l'espace était très largement ouvert, le comptoir montant à mi-corps suffisant à séparer l'espace du public de celui des employés. Au centre du hall du public se trouvaient une grande table et des bancs que les clients pouvaient utiliser pour préparer leurs opérations bancaires. Derrière le comptoir, l'espace réservé aux employés était organisé de manière fonctionnelle : service comptabilité d'un côté ; caisses de l'autre. A la périphérie se trouvaient les pièces annexes : bureau du directeur qui était également directement accessible depuis le vestibule de la banque ; salle des recettes ; espace de trivérification ; caisse auxiliaire ; salle de travail ouvrant sur la cour d'honneur, sanitaires. L'ensemble était bordé à l'est par une cour de service au fond de laquelle se trouvait la buanderie du concierge. L'aménagement intérieur, quoi que conservant une certaine prestance dans la salle des guichets et dans le bureau du directeur grâce aux meubles en bois massif, mettait l'accent sur la fonctionnalité des lieux tant sur le plan du mobilier des espaces de travail que de l'esthétique de l'ensemble (lignes simples, peu de modénature, peinture blanche). L'accès aux étages se faisait grâce à un escalier d'honneur - hérité de l'hôtel Léautaud de Donines? - qui, bien que donnant sur le vestibule de la banque, possédait un accès réglementé. Les premier et deuxième étages, distribués de manière identique, étaient chacun entièrement occupés par un appartement qui outre une généreuse réception, un double salon et une vaste salle à manger comprenait quatre chambres équipées d'autant de salles de bains, une chambre de bonne, une lingerie et une cuisine dotée d'un office. La seule différence était que celui du premier étage bénéficiait d'une terrasse alors que celui du second ne disposait que d'un balcon-véranda. Le troisième étage, partiel, était dévolu au logement des domestiques (deux chambres de bonne) et aux espaces de rangement (débarras). Alphonse Defrasse touche peu aux façades extérieures du bâtiment et, quand il le fait, il fait preuve de beaucoup de respect pour le bâti ancien. L'agrandissement auquel il procède dessine deux nouvelles façades : la première en alignement sur la rue Tour de Fabre ; la seconde donnant sur la cour d'honneur et, au-delà, sur la rue du docteur Fanton. Afin d'homogénéiser l'aspect de cette extension - réalisée en béton armé - avec celui le bâti existant, Alphonse Defrasse choisit de revêtir les façades de la partie nouvellement construite, ainsi que le soubassement de l'hôtel Léautaud de Donines, d'un placage de pierres locales qu'il dispose selon un appareil régulier assisé. L'ensemble forme un soubassement uniforme où seules diffèrent les formes des ouvertures : en anse-de-panier dans la partie ancienne ; rectangulaires dans la partie neuve. Destin La succursale arlésienne de la Banque de France a connu peu de transformations jusqu'aux années 1970. Vers 1970-1975, on procède à quelques aménagements (des grilles sont notamment posées dans la salle des guichets), sans que cela ne vienne encore perturber la cohérence de l'espace intérieur. Il n'en est pas de même à la fin des années 1980 puisque la Banque de France procède, entre 1987 et 1989, au réaménagement complet de l'établissement lui faisant par la même perdre son apparence originelle. En 2005, les locaux ont changé d'affectation des locaux suite à la fermeture de la succursale arlésienne de la Banque de France. Après avoir un temps accueilli le Syndicat mixte du Pays d'arles, l'ancienne succursale de la Banque de France doit prochainement accueillir la fondation Van Gogh. VALEUR PATRIMONIALE intérêt architectural intérêt urbain valeur mémorielle intérêt histoire des techniques typologie originale valeur d'exemplarité DOSSIER MONOGRAPHIQUE Oui intérêt historique élément(s) de décor autre Non 144