REPUBLIQUE DU BURUNDI



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ii TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES...ERREUR! SIGNET NON DEFINI. SIGLES ET ABREVIATIONS...IV LISTE DES TABLEAUX...VI LISTE DES GRAPHIQUES... VII LISTE DES GRAPHIQUES... VII I. SYNTHESE DES FAITS MARQUANTS DE L ECONOMIE BURUNDAISE... 8 I.1. ASPECTS QUANTITATIFS... 8 I.1.1. Environnement économique international... 8 I.1.2. La population du Burundi... 8 I.1.3. Le secteur réel... 9 I.1.4. Finances et dette publiques... 9 I.1.5. Balance des paiements... 11 I.1.6. Monnaie... 11 I.1.7. Inflation... 12 I.1.8. Taux de change... 12 I.2. ASPECTS QUALITATIFS (ASPECTS POLITIQUES ET SOCIAUX)... 12 II. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL... 13 II.1. LA CROISSANCE DE L ECONOMIE MONDIALE... 13 II.2. LE COMMERCE INTERNATIONAL... 14 II.3. LES PRIX DES PRODUITS DE BASE... 14 II.4. L INFLATION... 14 II.5. LE MARCHE DE L EMPLOI... 14 II.6. EVOLUTION DES TAUX DE CHANGE EURO/DOLLAR/FRANC BURUNDAIS... 15 III. SITUATION SOCIO- DEMOGRAPHIQUE... 16 III.1. EVOLUTION GENERALE DE LA POPULATION... 16 III.2. DENSITE ET REPARTITION DE LA POPULATION... 16 III.3. STRUCTURE PAR AGE ET PAR SEXE... 17 III.4. DYNAMIQUE DE LA POPULATION... 19 III.4.1. Fécondité... 19 III.4.2. Mortalité... 19 III.5. POPULATION ET SYSTEME DE SANTE... 19 III.5.1. Système général de santé... 19 III.5.2. Santé sexuelle et de la reproduction... 23 III.5.3. Population et MST/VIH/SIDA... 24 III.6. POPULATION ET SYSTEME EDUCATIF... 25 III.6.1. Population et Système éducatif au Burundi... 25 III.7. POPULATION ET URBANISATION... 27 III.8. POPULATION ET ENVIRONNEMENT... 27 III.9. GENRE ET DEVELOPPEMENT... 28 IV. LE SECTEUR REEL... 29 IV.1. LE SECTEUR PRIMAIRE... 29 IV.1.1. L agriculture vivrière... 29 IV.1.2. Les cultures de rente et d exportation... 32 IV.1.3. L élevage... 35 IV.1.4. La pêche.... 36 IV.2. SECTEUR SECONDAIRE... 39 IV.2.1. Industries... 39 IV.2.2. La production et la consommation de l énergie électrique... 43 IV.3. SECTEUR TERTIAIRE... 45 IV.3.1. Les services non-marchands... 45 IV.3.1. Les services marchands... 45 V. FINANCES ET DETTE PUBLIQUES... 47

iii V.1. FINANCES PUBLIQUES... 47 V.1.1. Evolution générale.... 47 V.1.2. Recettes de l Etat... 48 V.1.3. Dons... 52 V.1.4. Dépenses du budget de l Etat... 53 V.1.5. Déficit budgétaire... 54 V.2. DETTE PUBLIQUE... 55 V.2.1. Evolution générale... 56 V.2.2. Dette intérieure... 56 V.2.3.. Dette extérieure... 57 VI. BALANCE DES PAIEMENTS... 61 VI.1. COMPTE COURANT... 62 VI.1.1. La balance commerciale... 62 VI.1.2. La balance des services... 72 VI.1.3. La balance des transferts... 73 VI.2. COMPTE EN CAPITAL ET D OPERATIONS FINANCIERES... 75 VI.2.1. Compte de capital... 75 VI.2.2. Compte d opérations financières... 76 VI.3. LE SOLDE GLOBAL... 76 VII. MONNAIE ET CREDIT.... 77 VII.1. POLITIQUE MONETAIRE... 77 VII.2. RESSOURCES ET EMPLOIS... 77 VII.2.1. Ressources... 78 VII.2.2. Les emplois... 80 VII.3. RISQUES DU SYSTEME FINANCIER... 81 VII.3.1. Les crédits par terme... 83 VII.3.2. Les crédits par secteur d activités... 83 VII.4. EVOLUTION DES RESERVES INTERNATIONALES... 84 VII.5. EVOLUTION DE L INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION.... 85 VII.6. EVOLUTION DU TAUX DE CHANGE DU BIF... 86 ANNEXES... 88

SIGLES ET ABREVIATIONS iv % : pourcent AEN : Avoirs Extérieurs Nets AFD : Agence Française de Développement AIN : Avoirs Intérieurs Nets B&S : Biens et services BAD : Banque Africaine de Développement BEI : Budget Extraordinaire d Investissement BIF : Franc Burundais BRARUDI : Brasseries et Limonaderies du Burundi BRB : Banque de la République du Burundi CCP : Comptes et Chèques Postaux CCV : Contraception Chirurgicale Volontaire CDS : Centre de Santé CNLS : Conseil National de Lutte contre le SIDA COGERCO : Compagnie de Gérance du Coton COMESA : Common Market for Eastern and Southern Africa CPN1 : Première Consultation Prénatale CSLP : Cadre Stratégique de Croissance Economique et de Lutte contre la Pauvreté cts/ib : Cents par livre CURDES : Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Economique et Social DIU : Dispositif Intra Utérin DTS : Droits de Tirages Spéciaux ESD/SR : Enquête Socio-Démographique et de Santé de la Reproduction Euro : Monnaie de l Union Européenne F : Féminin FAD : Fonds Africain de Développement FAO :Food and Agriculture Organization FIDA : Fonds International de Développement Agricole FMI : Fonds Monétaire International FNL : Front National de Libération FRPC : Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance Hab : Habitant Hôp : Hôpital Ha : Hectare IDA : International Development Association ISF : Indice Synthétique de Fécondité IST : Infections Sexuellement Transmissibles ISTEEBU : Institut des Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi Kg : Kilogramme km² : Kilomètre carré M : Masculin M1 : Masse monétaire au sens strict M2 : Masse Monétaire au sens large m 3 : Mètre cube MPDRN : Ministère de la Planification du Développement et de la Reconstruction Nationale Mrds : Milliards MST : Maladies Sexuellement Transmissibles OCIBU : Office des Cafés du Burundi

v OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement ONG : Organisation Non Gouvernementale ONU : Organisation des Nations Unies OPEP : Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole OTB : Office du Thé du Burundi P : Pour PAM : Programme Alimentaire Mondial PIB : Produit Intérieur Brut PNLS : Programme National de Lutte contre le SIDA PNSR : Programme National de Santé de la Reproduction PRASAB : Programme de Réhabilitation Agricole et de Gestion Durable des Terres PRDMR : Programme de Relance et de Développement du Monde Rural QUIBB : Questionnaire Unifié sur les Indicateurs de Base du Bien-être REGIDESO : Régie de Production et de Distribution de l Eau et de l Electricité SIDA : Syndrome d Immunodéficience Acquise SOGESTAL : Société de Gestion des Stations de Lavage SPM : Service de Planification Macroéconomique SR : Santé de la Reproduction T : Tonnes TBM : Taux Brut de Mortalité TBS : Taux Brut de Scolarisation TPS : Technicien de Promotion de Santé UE : Union Européenne US $ : Dollars américain VIH : Virus d Immunodéficience Humaine

vi LISTE DES TABLEAUX TABLEAU 1: REPARTITION DE LA POPULATION PAR PROVINCE EN 2006... 16 TABLEAU 2: REPARTITION DE LA POPULATION SELON LES GROUPES D AGE EN 2006... 17 TABLEAU 3: REPARTITION DE LA POPULATION SELON LE SEXE, L ETAT MATRIMONIAL... 18 TABLEAU 4: REPARTITION DES INFRASTRUCTURES DE SANTE PAR PROVINCE... 20 TABLEAU 5: PERSONNEL ET INFRASTRUCTURE DE SANTE PAR RAPPORT A LA DISTANCE ET A L HABITANT... 21 TABLEAU 6: INDICATEURS DE LA SANTE DE LA REPRODUCTION... 23 TABLEAU 7: INDICATEURS SUR LE VIH/SIDA... 25 TABLEAU 8: PARTICIPATION DE LA FEMME A LA PRISE DE DECISION... 28 TABLEAU 9: EVOLUTION DE LA PRODUCTION 2005-2006... 34 TABLEAU 10: EVOLUTION DES PRISES DE POISSONS PAR TYPES DE PECHE (EN TONNES)... 37 TABLEAU 11: EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DE LA CONSOMMATION DE L ENERGIE ELECTRIQUE... 44 TABLEAU 12: OPERATIONS FINANCIERES DE L ETAT, EN MRDS DE BIF... 48 TABLEAU 13: RECETTES FISCALES, EN MRDS DE BIF... 49 TABLEAU 14: RECETTES NON FISCALES, EN MRDS DE BIF... 51 TABLEAU 15: DONS, EN MRDS DE BIF... 53 TABLEAU 16: DEPENSES COURANTES, EN MRDS DE BIF... 54 TABLEAU 17: DEFICIT BUDGETAIRE, EN MRDS DE BIF... 54 TABLEAU 18: DEFICIT GLOBAL, BASE DROITS CONSTATES, EN MRDS DE BIF... 55 TABLEAU 19: DETTE PUBLIQUE, EN MRDS DE BIF... 56 TABLEAU 20: DETTE PUBLIQUE INTERIEURE, EN MRDS DE BIF... 57 TABLEAU 21: OPERATIONS DE LA DETTE EXTERIEURE, EN MRDS DE BIF... 58 TABLEAU 22: ENCOURS DE LA DETTE EXTERIEURE PAR CREANCIER, EN MRDS DE BIF... 59 TABLEAU 23: DETTE EXTERIEURE PAR SECTEURS ECONOMIQUES, EN %... 60 TABLEAU 24: EVOLUTION DE LA BALANCE DES PAIEMENTS. (EN MRDS BIF)... 61 TABLEAU 25: EXPORTATIONS DES MARCHANDISES... 64 TABLEAU 26: STRUCTURE DES IMPORTATIONS EN MRDS ET EN TONNES... 68 TABLEAU 27: LES SERVICES NON FACTEURS... 73 TABLEAU 28: BALANCE DES TRANSFERTS COURANTS... 74 TABLEAU 29: COMPTE DE CAPITAL EN MRDS BIF... 75 TABLEAU 30: LE COMPTE D OPERATIONS FINANCIERES... 76 TABLEAU 31: EVOLUTION DE LA MASSE MONETAIRE.... 78 TABLEAU 32 : SITUATION DES AVOIRS EXTERIEURS... 80 TABLEAU 33: SITUATION DU CREDIT INTERIEUR( EN MRDS DE BIF)... 80 TABLEAU 34: EVOLUTION DES RISQUES DU SYSTEME FINANCIER EN MRDS BIF... 82 TABLEAU 35: EVOLUTION DES RESERVES INTERNATIOANLES... 84

LISTE DES GRAPHIQUES vii GRAPHIQUE 1: PYRAMIDE DES AGES DE LA POPULATION DU BURUNDI... 18 GRAPHIQUE 2: NOMBRE D HABITANTS DESSERVIS PAR UN CENTRE DE SANTE... 21 GRAPHIQUE 3: EVOLUTION DE LA PRODUCTION VIVRIERE PAR GROUPE DE CULTURE... 30 GRAPHIQUE 4: EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES CULTURES DE RENTE... 32 GRAPHIQUE 5: EVOLUTION DES EFFECTIFS D ELEVAGE... 36 GRAPHIQUE 6: EVOLUTION DES PRISES DE POISSONS PAR TYPES DE PECHE... 37 GRAPHIQUE 7: EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES BRASSERIES... 39 GRAPHIQUE 8: EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES INDUSTRIES CHIMIQUES (PEINTURE ET SAVONS)... 40 GRAPHIQUE 9: EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES INDUSTRIES CHIMIQUES (MOUSSES ET CASIERS EN PLASTIQUE)... 41 GRAPHIQUE 10: EVOLUTION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE DE TISSUS FINIS (EN M²)... 42 GRAPHIQUE 11: EVOLUTION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION... 43 GRAPHIQUE 12: IMPOTS DIRECTS, EN MRDS DE BIF... 50 GRAPHIQUE 13: IMPOTS INDIRECTS, EN MRDS DE BIF... 51 GRAPHIQUE 14: RECETTES NON FISCALES, EN MRDS DE BIF... 52 GRAPHIQUE 15 : EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX... 63 GRAPHIQUE 16: EXPORTATIONS PAR GRANDS GROUPES DE PRODUITS... 65 GRAPHIQUE 17: EVOLUTION DES PRINCIPALES CULTURES D EXPORTATION EN VALEUR... 66 GRAPHIQUE 18: EVOLUTION DES PRINCIPALES CULTURES D EXPORTATION EN VOLUME... 66 GRAPHIQUE 19: IMPORTATIONS PAR GRANDS GROUPES DE BIENS... 70 GRAPHIQUE 20: IMPORTATIONS PAR PAYS DE PROVENANCE (EN VALEUR)... 71 GRAPHIQUE 21: EXPORTATIONS PAR PAYS DE DESTINATION... 72 GRAPHIQUE 22: EVOLUTION DES COMPOSANTES DE LA MASSE MONETAIRE... 79 GRAPHIQUE 23: EVOLUTION DES CONTREPARTIES DE LA MASSE MONETAIRE... 81 GRAPHIQUE 24: EVOLUTION DES CREDITS SELON LA DUREE DE REMBOURSEMENT (EN MRDS)... 83 GRAPHIQUE 25: EVOLUTION DE L INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION... 85 GRAPHIQUE 26: EVOLUTION DU TAUX D INFLATION... 86 GRAPHIQUE 27: EVOLUTION DES TAUX DE CHANGE NOMINAL ET REEL... 87

I. SYNTHESE DES FAITS MARQUANTS DE L ECONOMIE BURUNDAISE I.1. ASPECTS QUANTITATIFS I.1.1. Environnement économique international Au cours de l année 2006, l économie burundaise a évolué dans un contexte économique international marqué par un taux de croissance positif de l économie mondiale, une hausse du taux d inflation dans plusieurs pays et une volatilité des cours des produits de base. En effet, bien que les prix du pétrole aient franchi la barre de 75 $ le baril au mois d août, le taux de croissance s est consolidé, passant de 3,5% en 2005 à 3,9% en 2006. Les cours des produits de base tels que le café, le thé et le coton sont devenus plus volatiles. Les tensions inflationnistes, sous l effet en grande partie du cours élevé du pétrole, ont augmenté dans la plupart des pays. I.1.2. La population du Burundi Avec un taux d accroissement de 2,4%, la population du Burundi est passée de 5 292 793 individus au dernier recensement de 1990 à 7 743 129 en 2006. La répartition spatiale de cette population connaît des déséquilibres régionaux avec une densité de 294,4 habitants au km 2. La structure de la population burundaise montre qu elle a tendance à se rajeunir. Les jeunes de moins de 15 ans constituent eux seuls 46,42% de la population totale, ce qui fait que le taux de dépendance soit élevé et la population en âge de travailler représente 50,9% de la population globale. La fécondité tend à baisser grâce aux efforts déployés en matière de santé de reproduction. L indice synthétique de fécondité qui était de 6,8 en 1990, est estimé à 5,75 enfants par femme en 2006. Le Burundi se classe parmi les premiers pays d Afrique qui connaissent la mortalité élevée. Le taux de mortalité maternelle est estimé à 855 pour 100 000 naissances. La mortalité infantile connaît une légère diminution. Elle est passée de 113,8 pour 1000 naissances vivantes en 1992 à 97,1 pour 1000 naissances vivantes en 2006. Des disparités sont également à signaler au niveau de la répartition des infrastructures de santé avec un minima de 3,6 centres de santé pour 100 000 habitants pour la province de Karusi et un maxima de 12,7 centres de santé pour 100 000 habitants pour la province de Bururi. Le lit de l hôpital de Karusi accueille 2346 patients par exemple alors que le lit de l hôpital de Bururi accueille 512 patients. Ces disparités sont aussi à signaler dans la répartition du personnel médical entre les provinces. Muramvya qui est la plus nantie en médecins connaît 3,3 médecins pour 100 000 habitants tandis que Bubanza la province la moins nantie connaît 0,6 médecins pour 100 000 habitants. Le taux d accouchement dans les structures de soins de santé est de 22,5% au niveau national dont 58,5 en milieu urbain contre 20,46 en milieu rural. Les MST/VIH/SIDA aggravent la situation de vulnérabilité de la population burundaise. Le taux d infection des adultes par le virus du SIDA est de 2,6% pour les hommes contre 3,8% pour les femmes selon l enquête de séroprélavance de 2002. Malgré les efforts fournis pour éradiquer ce fléau, la séroprévalance n a cessé d augmenter.

Pour apprécier le niveau de développement du Burundi, d autres faits doivent être considérés notamment ceux de l éducation. A ce niveau, des disparités peuvent être relevées. L alphabétisation est améliorée en milieu urbain avec un taux de 71% contre 45,3% en milieu rural. Avec la suppression des frais scolaires pour l enseignement primaire, le taux d admission au primaire est passé de 79,3% pour l année scolaire 2004-2005 à 162,1% pour l année scolaire 2005-2006. Ces disparités s observent également au niveau du taux brut de scolarisation avec un taux de 101,3% pour l année scolaire 2005-2006 alors qu il était de 89,2% pour l année scolaire 2004-2005. La croissance rapide de la population qui augmente la taille de la famille paysanne entraîne la réduction des espaces cultivables pour les ménages. Par conséquent, il y a naissance de l exode rural, ce qui accélère l accroissement très rapide de l urbanisation et une forte pression sur les infrastructures existantes. La forte dynamique démographique exerce également une pression sur l environnement qui met en danger la vie des hommes suite aux changements climatiques. I.1.3. Le secteur réel La population burundaise est essentiellement agricole et plus de 90% vivent des produits vivriers et de l élevage. Le secteur primaire constitue l activité économique la plus importante au Burundi. La production vivrière de l année 2006 a été de 3.641.000 tonnes contre 3.751.000 tonnes l année précédente, soit une diminution de 2,9%. Par rapport à la production moyenne des années d avant la crise (1988-1993) estimée à 3.663.000 tonnes, celle de l année 2006 accuse une diminution de 0,6%. Cette diminution de la production agricole brute de l année 2006 est imputable en grande partie à la faible production de l année 2006 C. Le secteur du café quant à lui a connu une hausse de la production passant de 6.167 tonnes en 2005 à 29.951 tonnes en 2006, soit une augmentation de 385,6%. Le thé quant à lui a enregistré une baisse de la production passant de 7.857 tonnes en 2005 à 6.338 tonnes en 2006, soit une chute de 19,3%. Au cours de l année 2006, le secteur secondaire a connu une augmentation de la production. On a enregistré un indice de production industrielle qui s est établie à 95,2 contre 91,8 l année précédente quoique la production énergétique ait baissée de 6,9%. Les services non marchands ont quant à eux connu une augmentation de 9% suite à la croissance des effectifs des fonctionnaires surtout dans le secteur de l éducation, ce qui a occasionné la hausse de la masse salariale. I.1.4. Finances et dette publiques En 2006, les finances publiques ont été marquées par une progression des recettes intérieures, une relative stagnation des dépenses totales et une diminution du déficit budgétaire (base engagements y compris dons). Sous l impulsion d une progression de 7,7% des recettes courantes essentiellement attribuable à une évolution favorable des recettes fiscales et non fiscales, les ressources budgétaires se sont inscrites en hausse de 5,4%;

Par contre, les dépenses totales ont régressé de 1,1% rapport à l année précédente suite principalement aux baisses des dépenses en capital de 9,8% et de dépenses hors budget de 68,6%. Ainsi, il en a résulté une diminution du déficit budgétaire (base engagements y compris dons) de 41,6%, revenant de 49,8 Mrds de BIF en 2005 à 29,1 Mrds de BIF en 2006. Après la baisse en 2005, l encours de la dette publique a augmenté (8,3%) de nouveau. D une part, les retards dans le décaissement des appuis budgétaires extérieurs ont occasionné l accumulation des arriérés budgétaires intérieurs tandis que la hausse des réévaluations consécutives aux dévaluations antérieures de la monnaie nationale et le faible remboursement du principal durant l année 2006 ont conduit à l accroissement de la dette publique extérieure, d autre part.

I.1.5. Balance des paiements Le solde de la balance des opérations courantes s est davantage aggravé en raison des déficits de plus en plus importants de la balance commerciale, de la balance des services et au recul des transferts courants. La balance commerciale, structurellement déficitaire, s est encore dégradée, le taux de couverture des importations ayant chuté de 30,1% en 2005 à 24% en 2006. Cette année a en effet enregistré une importante augmentation des importations alors que les exportations se sont contractées consécutivement à la baisse des exportations du café, principale source des recettes à l exportation du pays. Le solde déficitaire de la balance des services s est aussi aggravé en raison surtout de la hausse des paiements au titre des services non-facteurs. Le recul de l excédent du solde des transferts courants est lié à la diminution des transferts en faveur des administrations publiques. Les opérations en capital et financières ont dégagé un excédent de 136,6 Mrds contre 86,9 Mrds en 2005 en raison des soldes excédentaires des comptes de capital (63,8 contre 34,4 Mrds) et d opérations financières (72,8 contre 52,5 Mrds). Cette évolution est imputable à l augmentation des apports extérieurs au titre de la dette extérieure et des aides bilatérales et multilatérales. La balance des paiements reste totalement tributaire des transferts extérieurs, l encours de la dette extérieure ayant continué à progresser atteignant 143,5% du PIB. I.1.6. Monnaie La masse monétaire a enregistré une augmentation plus modéré que l exercice précédent (16,7 contre 18,7%), passant de 257,7 à 300,6 Mrds BIF d une fin d année à l autre. La circulation fiduciaire hors banque s est faiblement accrue de 1,0% alors que les dépôts à vue ( +28,2%) et la quasi monnaie ( +13,2%) ont sensiblement progressé. Au niveau des contre parties de la masse monétaire, la hausse a concerné le crédit intérieur (+29,2%), les avoirs extérieurs nets ayant baissé de 9,2% ; Les taux d intérêt débiteur et créditeur se sont inscrits en retrait, revenant respectivement de 20,6 à 18,0% et de 9,6 à 8,7% d une fin d année à l autre. Dans le domaine de la politique monétaire, la Banque Centrale a poursuivi la gestion de la liquidité basée sur les appels d offre initiée en 2005. Par ailleurs, le système de réserves obligatoires a été étendu sur les dépôts en devises. En vu de renforcer l efficacité de la politique monétaire, le système des bons et les obligations du trésor négociables sur le marché secondaire a été mis en place à partir de décembre 2006.

I.1.7. Inflation Généralement, l inflation est mesurée par l évolution de l indice général des prix à la consommation des ménages de Bujumbura. Pour l année 2006, le taux d inflation a connu une régression sensible par rapport aux années 2004 (8,4%) et 2005 (13,0%). Cette inflation s est réduite à 2,7% et est fortement influencée par (i) la poursuite de l appréciation de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères, (ii) la réduction du prix du carburant au premier trimestre de l année et (iii) l augmentation de la production vivrière. I.1.8. Taux de change Par rapport aux monnaies des principaux pays partenaires commerciaux du Burundi, le franc burundais s est, en moyenne, apprécié de façon prononcée par rapport au yen japonais (-10,3%), au franc suisse (-5,5%), au DTS (-5,3%), au Dollar américain (-4,9%) et à l Euro (-4,0%). En conséquence le taux de change effectif nominal du franc burundais s est apprécié de 11,1% alors que le taux de change effectif réel n ayant que faiblement augmenté de 1,1 % suite au recul des prix relatifs. I.2. ASPECTS QUALITATIFS (ASPECTS POLITIQUES ET SOCIAUX) L année 2006 a vu une nette amélioration de la situtaion sécuritaire dans le pays. Cela est consécutif à la signature du cessez-le feu intervenue le 7 septembre 2006 entre le Gouvernement du Burundi et la dernière rebelion qui était jusque là en activité, le FNL. L opération de maintien de la paix des Nations unies apris fin et a laissé place à un bureau intégré. En octobre 2006, l ONU a créé uen commission de consolidation de la paix qui entamé des discussions avec le Gouvernement du Burundi avec comme objectif d épauler le rétablissement de la paix et la démocratie. Dans le souci de faire reculer durablement la pauvreté dans le pays, le Gouvernement du Burundi s est doté en 2006 d un cadre stratégique de croissance économique et de lutte contre la pauvreté (CSLP complet). Ce cadre vise également l atteinte des OMDs.

II. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En 2006, l économie burundaise a évolué dans un contexte économique international qui lui est relativement favorable. En effet, sous l impulsion de l économie américaine et surtout de celles de la Chine et de l Inde, la croissance de l économie mondiale s est consolidée. L année 2006 a été caractérisée par une évolution plutôt divergente des cours des produits de base, par la dépréciation du dollar américain face aux principales devises et celle du franc burundais par rapport au dollar américain. Bien que les prix du pétrole aient franchi la barre de 75 dollars le baril, la croissance du PIB mondial entamée en 2005 s est maintenue. II.1. LA CROISSANCE DE L ECONOMIE MONDIALE Pour l année 2006, l économie mondiale s est consolidée en s inscrivant à 3,9%, croissance légèrement plus forte que celle de 2005 qui a été de 3,5%. Cette croissance de l économie mondiale est inégalement répartie entre les différentes régions du globe. Aux Etats-Unis, l accélération de la production industrielle s est reflétée dans le PIB par une montée de 5,6% au début de l année 2006. Toutefois, en réaction à la hausse des taux d intérêt à court terme, les investissements en logement ont sensiblement régressé et un repli sur le marché du logement a modéré la demande de biens de consommation. Dans les pays d Europe à revenu élevé, après plusieurs années de faibles résultats, la croissance s est aussi accélérée. En France comme dans le reste de l Europe, la demande de consommation est restée solide, se traduisant par une croissance du PIB de 2,4% pour la zone euro. Au Japon, l accélération de la production amorcée en 2005 s est maintenue et le PIB aurait progressé de 2,9% au cours de l année 2006. Dans les économies en développement, l expansion a été particulièrement robuste en Chine et en Inde où, selon les estimations, la production a augmenté respectivement de 10,4% et 8,7%. Sous l effet d une croissance nettement plus solide en Europe et au Japon, conjuguée aux faibles taux d intérêt réels, l ensemble des pays en développement ont enregistré une croissance de 7,0%.

II.2. LE COMMERCE INTERNATIONAL Le commerce mondial de marchandises s est accru à un rythme rapide en 2006. Cette expansion a été caractérisée par une augmentation importante et continue de la valeur des flux de commerce de pétrole et de produits de base non pétroliers, principalement attribuable non seulement à des prix plus élevés des produits de base, mais aussi à un accroissement notable du volume des flux de commerce de biens d équipement tiré par la reprise de l investissement global. La croissance en volume des exportations mondiales a été estimée à un peu moins de 10% en 2006 contre 7,3% en 2005 tandis qu en valeur elles ont accru d environ 16%. II.3. LES PRIX DES PRODUITS DE BASE Après avoir atteint un niveau historique au mois d août (75 $ le baril), les cours du pétrole ont baissé vers la fin de l année 2006. Les cours des métaux de base et des minerais ont augmenté de façon plus importante. Seuls les cours d un certain nombre de boissons et de produits alimentaires ont connu une certaine modération. Cependant, les cours des produits de base tels que le café, le thé et le coton sont devenus plus volatiles en 2006, et la plupart d entre eux ont connu une baisse importante au milieu de l année. Au niveau sous régional, les échanges commerciaux entre le Burundi et les pays voisins se sont améliorés suite à l évolution de l état sécuritaire. II.4. L INFLATION Les taux d inflation ont connu une hausse dans beaucoup de pays en 2006 qui est attribuable aux effets liés à des cours du pétrole plus élevés. Cependant, les effets de transmission de la hausse du prix des produits énergétiques à l inflation sous-jacente restent limités. II.5. LE MARCHE DE L EMPLOI Selon les informations publiées par les Nations Unies sur la situation et perspectives de l économie mondiale 2007, la forte croissance de l économie mondiale a permis une amélioration du marché du travail dans bon nombre de pays. Les taux de chômage ont reculé en 2006 dans la plupart des pays en développement. Cependant, la croissance de l emploi n a pas été suffisamment forte pour générer des réductions substantielles des taux de chômage dans plusieurs pays en développement. Des facteurs tels que le caractère capitalistique des secteurs

producteurs de produits de base en Afrique ainsi que les suppressions d emplois liées à la restructuration des entreprises publiques en Chine auraient freiné une croissance significative de l emploi et/ou une réduction du chômage. II.6. EVOLUTION DES TAUX DE CHANGE EURO/DOLLAR/FRANC BURUNDAIS L évolution du taux de change du franc burundais a été affectée par, d une part, l appréciation de l euro et d autre part, la dépréciation du dollar américain sur les marchés internationaux. En ce qui concerne la parité dollar/franc burundais, celle-ci a été marquée par une appréciation nominale du franc burundais de 4,8%.

III. SITUATION SOCIO- DEMOGRAPHIQUE III.1. EVOLUTION GENERALE DE LA POPULATION La population du Burundi se chiffrait au dernier recensement de 1990 à 5.292.793 habitants et à 6.664.835 en 2000 soit un taux d'accroissement annuel estimé à 2,4%. Evaluée à 7 743 129 individus en 2006 par les projections démographiques tenant compte des effets de la crise et du VIH/SIDA, la population burundaise se classe parmi les plus dense d Afrique Subsaharienne. A ce rythme, la population de 1990 doublerait dans 25 ans et atteindra 10.751.263 en 2015 selon les projections démographiques. III.2. DENSITE ET REPARTITION DE LA POPULATION La densité de la population est de l'ordre de 294,4 habitants au km². L'hétérogénéité de la répartition de la population laisse apparaître des étendues fortement peuplées et d autres faiblement peuplées. Il en résulte alors un problème de déséquilibre régional. Les zones à forte densité possèdent des surfaces cultivables surexploitées (Ngozi, Kirundo, Kayanza, Muyinga et Gitega), tandis que les zones à faible densité (Cankuzo, Rutana, Ruyigi) restent sous-exploitées. Tableau 1: Répartition de la population par Province en 2006 Provinces Effectif % Densité Bubanza 353 827 4,6 323 Buja -rural 511 477 6,6 415 Bururi 505 743 6,5 197 Cankuzo 204 885 2,6 102 Cibitoke 482 934 6,2 297 Gitega 718 637 9,3 349 Karusi 427 580 5,5 290 Kayanza 538 992 7,0 417 Kirundo 605 891 7,8 351 Makamba 470 736 6,1 248 Muramvya 286 041 3,7 394 Muyinga 594 707 7,7 322 Mwaro 259 089 3,3 295 Ngozi 724 381 9,4 476 Rutana 295 407 3,8 149 Ruyigi 370 476 4,8 157 Buja-Mairie 392 327 5,1 4534,5 Total 7 743 129 100,0 Source : Projections démographiques (année de base 2003)

III.3. STRUCTURE PAR AGE ET PAR SEXE La structure de la population burundaise selon l âge fait ressortir son caractère relativement jeune. La proportion des personnes de moins de 15 ans qui était de 46,42% en 1990 est restée inchangée en 2006 tandis que celle de la population scolarisable (6-14 ans) est d environ 32%. La tranche en âge de travailler (15-64 ans) représente seulement 50,9% et la population des personnes âgées (65et+) représente 2,5% Tableau 2: Répartition de la Population selon les groupes d âge en 2006 Groupe d âge % pondéré % cumulé 0-4 14,5 14,5 5-9 16,3 30,8 10-14 15,7 46,5 15-19 12,5 59 20-24 7,8 66,8 25-29 6,4 73,2 30-34 5,1 78,3 35-39 4,8 83,1 40-44 4,3 87,4 45-49 3,7 91,1 50-54 3 94,1 55-59 1,8 95,9 60-64 1,5 97,4 65-69 0,8 98,2 70-74 0,8 99 75-79 0,4 99,4 80-84 0,3 99,7 85+ 0,2 99,9 Source : CURDES-MPDRN, QUIBB-2006

Graphique 1: Pyramide des âges de la population du Burundi 85 ou + 80-84 75-79 70-74 65-69 60-64 Groupes d'âge 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 0-4 10 5 0 5 10 Proportions (%) Selon l enquête QUIBB-2006, la population du Burundi est de 7.384.950 alors que celle des projections démographiques est de 7.743.129, il vit plus de femmes (51,5%) que d hommes (48,5%) et cela est semblable à la situation d autres pays, la mortalité frappant plus le sexe masculin que le sexe féminin en bas âges et en âges avancés et à plus forte raison pour un pays qui sort de la guerre. Il est à remarquer que la société burundaise est à majorité monogame avec 30,7% contre 0,9% de polygames. Le divorce n est pas fréquent, mais le veuvage s est aggravé (4%) suite à la confrontation armée qui a laissé plusieurs veuf(ve)s derrière elle. Tableau 3: Répartition de la Population selon le sexe, l état matrimonial Sexe % Effectifs absolus Hommes 48,5 3 580 111 Femmes 51,5 3 804 839 Total 100 7 384 950 Etat matrimonial Jamais marié 1 63,4 4 630 406 Marié monogame 30,7 2 241 185 Marié polygame 0,9 63 053 Divorcé/Séparé 1 74 209 Veuf 4 289 819 Total 100 7.384 950 Source : CURDES-MPDRN, QUIBB-2006 1 Les jamais mariés sont nombreux car les moins de 25ans représentent 66,8% et ils ne sont pas encore mariés

III.4. DYNAMIQUE DE LA POPULATION III.4.1. Fécondité La population burundaise connaît une dynamique très forte entretenue surtout par une fécondité élevée. En effet, l indice synthétique de fécondité (ISF) (le nombre moyen d'enfants qu'aurait une femme(15-49ans) à la fin de sa vie féconde) est passé de 6,8 à 6,1 enfants par femme entre 1990 et 2002 et est estimé à 5.75 enfants par femme en 2006 (QUIBB-2006). Cette baisse relative est la résultante de plusieurs facteurs dont notamment les efforts déployés, bien que timides, en matière de santé de la reproduction. L'une des principales caractéristiques de cette fécondité demeure également sa précocité. La proportion de femmes en âge de procréer représente plus de 46% selon l enquête socio démographique de 2002, et l âge moyen à la maternité étant estimé à environ 21 ans. Des disparités sont observées en matière de fécondité. Le milieu urbain comme dans d autres pays, enregistre des niveaux de fécondité relativement bas par rapport au milieu rural. La variation des niveaux de fécondité est due à plusieurs facteurs directs et indirects. Le niveau d'instruction, le milieu de résidence, la religion, l'occupation de la femme et la pratique de la contraception, sont les principaux facteurs qui déterminent le niveau de fécondité. III.4.2. Mortalité La mortalité reste très élevée au sein de la population du Burundi. Le Taux brut de mortalité (TBM) se situe autour de 13,46 pour 1000 en 2005. Selon les statistiques de l Enquête socio démographique de 2002, l espérance de vie à la naissance est de 48,2ans pour les femmes et 44,4ans pour les hommes. Les taux de mortalité maternelle et infantile sont parmi les plus élevés d Afrique. La mortalité maternelle a augmenté en passant de 553 pour 100.000 naissances vivantes à 855 de 1992 à 2004. Quant à au taux de mortalité infantile (décès avant le premier anniversaire), il est passé de 113.8 pour 1000 naissances vivantes en 1992 à 97,1 pour 1000 naissances vivantes en 2006 selon les projections du département de la planification centrale du Ministère de la Planification du Développement et de la Reconstruction Nationale. De même le taux de mortalité des moins de 5 ans a connu également une légère diminution, passant de 158,6 en 2000 à 147,6 en 2005. III.5. POPULATION ET SYSTEME DE SANTE III.5.1. Système général de santé Sous l impulsion d une forte natalité, la dynamique de la population exerce une pression importante sur le secteur de la santé qui se traduit en terme de besoins sanitaires accrus d une population en croissance rapide qui, en plus, est composée en grande partie de populations vulnérables sur le plan sanitaire. Une proportion importante des décès d'enfants est imputable à des maladies infectieuses et parasitaires pouvant être évitées ou limitées par la vaccination, couplées ou non avec des interventions dont les coûts sont faibles. Malgré les efforts déployés au niveau national pour la

mise en œuvre d'un programme élargi de vaccination (PEV), le taux de couverture vaccinale pour les maladies concernées reste relativement faible. II est de l'ordre de 40% au niveau national, avec des variations entre les zones urbaines (51%) et les zones rurales (33%). L accès à l eau potable reste faible avec seulement des proportions allant de 30-40% de la population rurale qui accède à l eau potable contre 96% en milieu urbain. La fièvre, qui est souvent l'expression d un épisode palustre, constitue le motif le plus fréquent de consultation et représente une proportion importante de la mortalité infanto juvénile. Les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës figurent parmi les principaux motifs de consultation des enfants de moins de 5 ans et contribuent très significativement à la mortalité infanto- juvénile. La malnutrition (45%), plus accentuée en milieu rural demeure un problème préoccupant chez les enfants de moins de 5 ans. La malnutrition contribue à fragiliser la résistance et prédispose aux maladies et à la mort. Tableau 4: Répartition des infrastructures de santé par province Provinces CDS/100000 CDS/rayon Hôp/100000 Hôp /rayon Hab / lit Habitants 10km habitants 10 km Bubanza 5,1 1,7 0,28 0,09 983 Bururi 12,7 2,5 0,82 0,16 512 Cankuzo 8,0 0,8 1,00 0,10 984 Cibitoke 8,4 2,5 0,41 0,12 1898 Gitega 5,5 1,9 0,58 0,20 831 Karusi 3,6 1,0 0,24 0,07 2346 Kayanza 6,6 2,8 0,39 0,16 851 Kirundo 6,2 2,2 0,33 0,12 1385 Makamba 6,4 1,6 0,21 0,05 721 Muramvy 6,6 2,6 0,73 0,29 687 a Muyinga 4,9 1,6 0,17 0,05 1300 Mwaro 8,5 2,5 0,81 0,24 543 Ngozi 6,7 3,2 0,43 0,20 1056 Rutana 11,3 1,7 0,34 0,05 1009 Ruyigi 6,0 0,9 0,82 0,13 926 Source : Département de la Planification Locale Monographies Provinciales 2005 La monographie provinciale nous montre que toutes les provinces sont servies en centres de santé avec un minima de 3,6 centres de santé pour 100 000 habitants pour la province de Karusi et un maxima de 12,7 centres de santé pour 100 000 habitants pour la province de Bururi. Les provinces de Bururi, Rutana, Mwaro, Cankuzo et Cibitoke sont les provinces les mieux servis en centre de santé car ils ont plus de 8 centres de santé pour 100 000 habitants.la province de Cankuzo est la seule à avoir au moins1hôpital pour 100 000 habitants. Le lit qui accueille plus de patients est celui de l hôpital de Karusi qui accueille 2346 patients suivi de celui de Cibitoke (1898 patients) tandis que le lit le moins occupé est celui de la Province de Bururi avec 512 patients suivi de celui de Mwaro avec 543 patients.

Graphique 2: Nombre d habitants desservis par un centre de santé Comme dit dans le paragraphe précedent, le centre de santé de la province Karusi acceuille plus de patients (28149 patients ) suivi de celui de la province de Muyinga (20404) et de Bubanza (19546).Le centre de santé le moins frequenté est celui de la province de Bururi avec 7849 patients suivi de celui de Rutana(88404) Tableau 5: Personnel et infrastructure de santé par rapport à la distance et à l habitant Provinces Médecins Infirmiers TPS/ Personnel Hôp CDS/rayon /100000 /100000 100000 de Santé /rayon 1010km hab hab hab km Bubanza 0.6 78 9 87,60 0,09 1,7 Bururi 1.0 134 15 150,00 0,16 2,5 Cankuzo 1.5 56 6 63,50 0,10 0,8 Cibitoke 0.4 144 12 156,40 0,12 2,5 Gitega 0.7 136 12 148,70 0,20 1,9 Karusi 1.7 107 10 118,70 0,07 1,0 Kayanza 1.8 80 11 92,80 0,16 2,8 Kirundo 1.2 78 7 86,20 0,12 2,2 Makamba 0.8 195 16 211,80 0,05 1,6 Muramvya 3.3 87 6 96,30 0,29 2,6 Muyinga 0.7 90 8 98,70 0,05 1,6 Mwaro 1.2 79 7 87,20 0,24 2,5 Ngozi 1.4 189 12 202,40 0,20 3,2 Rutana 0.7 98 9 107,70 0,05 1,7 Ruyigi 1.1 118 7 126,10 0,13 0,9 Source : Calculs effectués à partir des données des Monographies provinciales 2005

Sur le plan national (à part les provinces Bujumbura Mairie et rural), on compte 1,2 médecins pour 100.000 habitants, soit à peu près 1 médecin pour 82873 habitants ; 111 infirmiers pour 100.000 habitants; soit à peu près 1 infirmier pour 899 Habitants et 918 TPS pour 100.000 habitants, soit à peu près 1 TPS pour 10204 Habitants. Cependant, de grandes disparités existent dans la répartition du personnel médical entre les provinces. La province de Muramvya, suite à la présence des médecins chinois, dans cette province est la plus nantie en Médecins (3,3 médecins pour 100 000 habitants suivi de la province de Kayanza (1,8) et de Karusi (1,7). On remarque une quasi absence de médecins dans les provinces Cibitoke(0,4) et Bubanza (0,6) L'insuffisance de la couverture sanitaire : toutes les localités ne disposent pas suffisamment d'hôpitaux (moins d un hôpital pour un rayon de 10 km) et de Centres de Santé (près de 2,0 Centre de Santé dans un rayon de 10 km). Cette situation est aggravée par une disparité entre les zones urbaines et rurales et l'insuffisance dans le fonctionnement des structures existantes (médicaments, équipements et maintenance, qualification et formation du personnel). On note de manière générale une insuffisance des structures de santé du niveau opérationnel fournissant des soins obstétricaux d'urgence et capables de prendre en charge correctement les complications, ainsi que la faible implication des communautés dans la résolution de leurs problèmes de santé. Avec cela, l on voit nettement une pression de la dynamique démographique sur les infrastructures et les ressources humaines où visiblement le rythme de production ne suit pas le rythme de la croissance de la population.

III.5.2. Santé sexuelle et de la reproduction III.5.2.1. Santé maternelle Tableau 6: Indicateurs de la Santé de la Reproduction Indicateurs niveau Proportion d accouchements Total : 22,5% assistés par un personnel Urbain : 58,5% qualifié Rural : 20,46% Proportion de complications 18,22% obstétricales parmi les naissances vivantes Proportion de césariennes 7% réalisées parmi les complications obstétricales Proportion de décès 19,2% néonataux parmi les complications obstétricales Taux de mortalité 855 p 100000 maternelle Proportion de patientes 1% en 2004 présentant une fistule Source : Rapport 2005 du PNSR et ESD/SR 2002 Les proportions de complications obstétricales parmi les naissances vivantes (18,22%) ainsi que les proportions de césariennes (7%) et de décès néonataux (19,2%) qui restent élevées montrent que la maternité reste à risque. La première consultation prénatale (CPN1) concerne 93% des femmes enceintes. La consultation précoce est rare (9,5% des femmes enceintes) et la majorité des femmes enceintes ne se présentent en CPN qu au troisième trimestre de grossesse, les motivations étant probablement plus liées à des problèmes de santé qu à des visites de routine, qui permettraient d assurer la santé du fœtus et de la mère. Ces consultations prénatales permettent d établir le diagnostic de l état de santé de la femme enceinte dans le but de déceler les facteurs de risque ainsi qu aux éventuels problèmes qui risquent de constituer une entrave à la bonne évolution de la grossesse. Le taux d accouchement dans les structures de soins de santé au niveau national reste faible. Il est de 22,5% dont 58,5% en milieu urbain et 20,46% en milieu rural. Il est donc regrettable de constater que près de 79% des accouchements ont lieu à domicile sans assistance de personnel qualifié (et surtout en milieu rural). III.5.2.2. Planification des naissances Comme dans la plupart des pays africains, la population du Burundi a un comportement pronataliste lié au prestige, à la satisfaction économique et psychologique que procure une descendance nombreuse. Pendant longtemps, les questions de planification des naissances ont été considérées comme un sujet tabou. Au niveau national, on observe une amélioration de la couverture contraceptive avec un taux de 8,4% en 2005, ce qui est en hausse par rapport à

l année 2004 qui était de 6,5%. Cependant, ce taux, comparé à un taux de 54% estimé au niveau mondial, demeure faible. III.5.2.3. Santé sexuelle et de la reproduction des adolescents Plus de la moitié de la population Burundaise (56,3%) est constituée de jeunes de moins de 20 ans. De nos jours, ces jeunes sont de plus en plus exposés aux problèmes de la santé de la reproduction, en raison d'une combinaison des facteurs environnementaux, biologiques et socioéconomiques qui influent sur leur santé reproductive, en particulier la précocité de la puberté, le relâchement de l'encadrement familial, la persistance des pratiques nuisibles à la santé de la reproduction, le faible accès aux informations et aux services de santé; ce qui se traduit par des relations sexuelles précoces avec leur cortège de problèmes, une augmentation du taux de prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH/SIDA, l'utilisation des stupéfiants. Les problèmes de santé des adolescents/jeunes constituent une préoccupation pour le gouvernement burundais. III.5.3. Population et MST/VIH/SIDA Le VIH/SIDA constitue un problème de santé publique majeur. Les jeunes et les femmes sont les plus touchés tant en zones rurales qu urbaines. Le taux d infection des adultes par le virus du SIDA est de 2.6% pour les hommes et de 3.8% pour les femmes selon l Enquête nationale de séroprévalence de 2002. La proportion de jeunes [15-24 ans] infectés par le VIH est très élevée : elle est de 34.3% pour les femmes et de 36.6% pour les hommes.

Tableau 7: Indicateurs sur le VIH/SIDA Indicateurs Nombre de personnes infectées par le VIH Nombre d enfants infectés par le VIH Nombre d orphelins du Sida Proportion de femmes enceintes infectées par le VIH Proportion de jeunes [15-24 ans] infectés par le VIH Niveau - ensemble : 250 000 - Femmes : 150 000 - Hommes : 100 000 20 000 cas CNLS 150 000 orphelins 13,21% - Femmes : 34,3% - Hommes : 36,6% Proportion de la population 1,5% en 2005 ayant recours au condom comme moyen de prévention du Sida Proportion de 15,2% en 2002 professionnelles du sexe infectées par le VIH Source : Rapport 2005 du PNLS Le SIDA est devenu une des premières causes d'hospitalisation et de mortalité. Les facteurs favorisant la propagation du VIH/SIDA sont la honte, les tabous, les pratiques néfastes à la santé de la femme et de l'enfant, le refus d'utiliser les préservatifs, les infections sexuellement transmissibles non traitées. III.6. POPULATION ET SYSTEME EDUCATIF III.6.1. Population et Système éducatif au Burundi Parmi les indicateurs de développement qui permettent d apprécier le niveau de développement, on peut citer les indicateurs de l éducation qui affichent souvent des disparités par sexe et par milieu. Les Planificateurs du développement doivent se baser aussi sur ces indicateurs pour planifier le développement socio-économique du Burundi qui vise à éliminer ces disparités. Le taux d alphabétisation de la population est estimé à près de 49,0 %. Il y aune amélioration par rapport à l année 2002 où il se situait à 45,4% sur l ensemble du territoire national. Cependant, les disparités entre sexe sont frappantes, de manière générale, les hommes sont plus alphabétisés (55,4 %) que les femmes (43,2 %) d après les résultats de l enquête QUIBB 2006. Dans les tranches d âge 15-39ans, les taux enregistrés sont supérieurs à la moyenne nationale III.6.1.1. Enseignement primaire

Taux brut et net d admission La suppression des frais de scolarité par le Président de la République en 2005 a suscité un grand engouement pour l enseignement primaire. On a ainsi observé une grande augmentation du taux d admission. Ce taux est passé de 79,3% pour l année scolaire 2004-2005 à 162,1% pour l année scolaire 2005-2006 au niveau national et 161,5% pour les filles la même année scolaire. Huit provinces à savoir KIRUNDO, NGOZI, KAYANZA, MURAMVYA, CANKUZO, BUJA-MAIRIE, GITEGA ont un taux d admission supérieur à la moyenne nationale et 5 provinces à savoir KIRUNDO, NGOZI, KAYANZA, RUYIGI et BUJA-MAIRIE ont des taux supérieur à 200%. S agissant du taux net d admission, ce dernier est de 53,5% dans l ensemble et de 53,7% pour les filles, ce qui suppose que 50% au moins d enfants âgés de 7 ans ont pu entrer à l école primaire. Ce taux a connu une augmentation de 22,9 % par rapport à l année scolaire 2004-2005. Taux brut et taux net de scolarisation Au niveau national, le taux brut de scolarisation est de 101,3% pour l ensemble des élèves et 96,7% pour les filles. Ce taux a augmenté de 13,1 points par rapport à l année scolaire précédente (2004-2005). Les provinces de Muyinga, Ngozi et Bubanza ont de faibles taux qui sont inférieurs à 87% alors que celles de Bujumbura- Mairie, Bururi et Mwaro viennent en tête avec des taux supérieurs à 122%. Quant au taux net de scolarisation, il est de 72,4% pour l ensemble et de 71,1% pour les filles. Ce dernier a augmenté de 13,1 points par rapport à l année scolaire 2004-2005. Les provinces de Muyinga, Bubanza et Kirundo enregistrent les taux nets de scolarisation les plus bas du pays. III.6.1.2. Enseignement secondaire Au niveau du secondaire, le taux brut de scolarisation est de 13,2%. Cependant, on remarque qu il y a des disparités par sexe. Pour les filles, ce taux est 10,8% tandis qu il est de 15,5% pour les garçons. III.6.1.3. Enseignement supérieur En 2006, comme pour les années d avant, l enseignement supérieur public est caractérisé par des années académiques trop longues suite au manque d enseignants.

III.7. POPULATION ET URBANISATION L urbanisation est très rapide et induit un déséquilibre croissant entre l offre et la demande des services et équipements urbains, engendrant de ce fait une forte pression sur les infrastructures existantes. En plus de l'accroissement résultant de la fécondité en baisse mais qui reste toujours élevée, et d'une mortalité en baisse, l'exode rural est un des facteurs d'accélération de cette urbanisation de la population à tel point que l'on assiste à une ruralisation des centres urbains du fait de l'insuffisance des infrastructures et des services urbains de base et d'accueil. Les principales causes de l'exode rural sont notamment : : l'insécurité, La réduction des espaces cultivables pour les ménages. La recherche de travail plus rémunérateur que le travail agricole. L'accroissement rapide de la population urbaine crée un entassement d'individus dans de nombreuses zones péri-urbaines. Cela a des conséquences importantes : il y a de graves problèmes de santé en milieu urbain, à cause des besoins croissants eau potable et du problème du traitement des ordures ménagères et des eaux usées créant des zones d'insalubrité; il y a aussi la crise de logement (incapacité d'assurer un minimum de confort), les embouteillages, la pollution, la croissance du nombre de pauvres, de chômeurs et de délinquants; III.8. POPULATION ET ENVIRONNEMENT Le Burundi a une forte dynamique démographique qui exerce une pression sur l environnement. La forte pression démographique exerce une pression sur les terres agricoles qui se traduit d une par le morcellement sans cesse des propriétés et d autres part, par l intensification de l utilisation du sol. La taille de l exploitation par ménage a fortement diminué passant de 0,70 ha en 1990 à 0,50 ha en 2005. Devant l impossibilité d extension des terres cultivables, les agriculteurs se voient contraints d exploiter leur terre au maximum, d où une agriculture intensive avec tout ce que cela comporte comme inconvénient sur la capacité productive du sol. A cette pression sur les terres agricoles, il faut ajouter que la forte demande de terre à défricher provoque une extension des cultures sur les pentes et sur les terres jadis réservées aux pâturages. Les superficies des pâturages naturels ne cessent donc de s effriter au profit des terres de culture. De même, la recherche toujours plus croissante de terres cultivables a entraîné le déboisement, l augmentation des cultures sur des pentes de plus en plus fortes, le défrichement des terres de plus en plus marginales et la déforestation à des fins culturales ou autres, qui entraînent l érosion des sols, la baisse des rendements et finalement une dépréciation des régimes alimentaires des populations. Il faut souligner également que la déforestation contribue pour beaucoup dans les perturbations climatiques qui ont des conséquences désastreuses sur l agriculture et mettent en danger les vies humaines comme cela a été le cas ces dernières années dans les provinces du Nord.

III.9. GENRE ET DEVELOPPEMENT Malgré les mutations politiques en faveur de l association de la femme à la gestion des affaires de l Etat, la division des tâches et la reconnaissance dans la société se conforment dans la plupart des cas aux stéréotypes traditionnels et se font en fonction du sexe. Les responsabilités des femmes se limitent aux activités agricoles et à l éducation des enfants, surtout en milieu rural. Cependant, la situation connaît une amélioration depuis l année 2005. Les femmes sont davantages présentes dans toutes les catégories socioprofessionnelles, dans l administration et dans des fonctions électives. Tableau 8: Participation de la Femme à la prise de décision Niveau électoral Pourcentage Elues(%) Hommes Femmes 1. Colline et Quartier 86.00 14.00 2. Communes - Présidents Conseillers Communaux 94.52 05.42 - Administrateurs communaux 87.59 12.40 3. Sénat 65.30 34.69 4. Assemblée Nationale 68.64 31.35 Source : Rapport sur le processus électoral, 2005.

IV. LE SECTEUR REEL Le secteur réel est subdivisé en trois secteurs à savoir : le primaire, le secondaire et le tertiaire. Le secteur primaire comprend l agriculture vivrière et d exportation, l élevage, la pêche ainsi que la sylviculture. Le secteur secondaire comprend, quant à lui les industries alimentaires, chimiques, textiles et du cuir, les matériaux de construction ainsi que l artisanat. Le secteur tertiaire comprend à son tour les services marchands et non marchands. IV.1. LE SECTEUR PRIMAIRE IV.1.1. L agriculture vivrière L agriculture vivrière constitue l activité économique la plus importante au Burundi si on tient compte de la proportion de la population active qu elle occupe et de sa place dans l économie nationale. Ce secteur est cependant soumis à plusieurs contraintes qui réduisent significativement ses performances suite : - à une atomisation progressive des exploitations agricoles résultant de l accroissement démographique et de la faible disponibilité d emplois non agricoles en milieu rural; - à une dégradation des sols causée par une forte exploitation non accompagnée de mesures d atténuation des effets négatifs ; - à une faible intensification des systèmes d exploitation, - aux maladies des cultures,. Le Ministère de l Agriculture et de l Elevage étant dans l incapacité financière d effectuer un recensement agricole au sens réel du terme, n a pu qu effectuer des missions d évaluation des récoltes conjointement avec la FAO, le PAM, l UNICEF et l OCHA. La production vivrière est composée en grande partie par 4 types principaux de cultures à savoir les céréales, les légumineuses, les racines et tubercules ainsi que les bananes et les bananes plantains. Cette agriculture occupe une place de choix dans l économie dans la mesure où elle contribue à elle seule à 25% du PIB.

Graphique 3: Evolution de la production vivrière par groupe de culture 4 500,0 Production en millier de tonne 4 000,0 3 500,0 3 000,0 2 500,0 2 000,0 1 500,0 1 000,0 500,0 0,0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Céréales Légumineuses Racines et tubercules Bananes et plantains Source : Ministère de l Agriculture et de l élevage. Dans la catégorie des céréales (maïs, riz, sorgho, blé, éleusine), le maïs reste la culture la plus largement cultivée dans toutes les régions. C est aussi un aliment de base surtout dans les régions de haute altitude (Mugamba Bututsi). Sa production accuse une tendance baissière due principalement à la dégénérescence variétale et à la pression des maladies. La légumineuse (haricot, petit pois, ) la plus cultivée et la plus consommée demeure le haricot. Il est cultivé dans tout le pays. L agriculture vivrière est pourvue en racines et tubercules (manioc, patate douce, pomme de terre, colocase, igname) et le premier tubercule reste la patate douce, cultivée et consommée dans tout le pays suivi de la pomme de terre. La banane est une catégorie de fruit particulière suite au fait qu une bonne partie de sa production est consommée après cuisson. En volume, la production de banane représente environ 40 % du volume total des productions vivrières. Cette production compte aussi bien les variétés à vins, les variétés à cuire et les variétés à dessert. La proportion des variétés à vin est la plus importante (± 70 %). La production vivrière de l année 2006 a été de 3.641.000 tonnes contre 3.751.000 tonnes l année précédente, soit une baisse de 2,9%. Par rapport à la production moyenne des années d avant la crise (1988-1993) estimée à 3.663.000 tonnes, celle de l année 2006 accuse un retrait de 0,6%. Ce retrait de la production agricole brute de l année 2006 est imputable en grande partie à la faible production de l année 2006 C. Saison 2006 A Malgré l amélioration des conditions sécuritaires dans plusieurs localités du pays exception faite des communes Kanyosha et Bugarama de la province Bujumbura Rural, Musigati et Bubanza de la province Bubanza et Bukinanyana de la province Cibitoke, les cultures de la saison 2006A ont été victimes des périodes de déficit hydrique important (de septembre à octobre) qui ont causé un stress hydrique sur les cultures, principalement le haricot et le maïs. Ce déficit hydrique a

également affecté la disponibilité du matériel végétal, surtout les cordes de patate douce pour couvrir les besoins de la saison. De plus, il y a eu un manque de boutures de manioc suite à l extension de la pandémie de la mosaïque du manioc dans la majorité des provinces. Plusieurs cas de grêle et vents violents ont été signalés, faisant des dégâts importants sur les cultures de bananier, de maïs et de haricot. Par comparaison à la saison 2005 A, la saison 2006 A accuse une chute de la production de 11%, soit 930.734 tonnes contre 1.044.087 tonnes. Cette production comprend 76.499 tonnes de céréales, 42.684 tonnes de légumineuses, 388.607 tonnes de racines et tubercules et 422.944 tonnes de bananes et bananes plantains. Saison 2006 B N eût été la diminution progressive des cultures de soudure (manioc et colocase), les cultures de la saison 2006 B avaient profité d une bonne répartition des pluies. Cependant, la culture du haricot a été affectée par les fortes précipitations enregistrées en avril et mai 2006. Dans plusieurs provinces, des cas isolés de grêle et vents violents ont entraîné des destructions importantes des habitations et des champs. Les productions vivrières pour la saison 2006 B étaient de 2.015.604 tonnes, soit une augmentation de 2% par rapport à celle de 2005 B (1.977.431 tonnes). Cette production comprenait 193.024 tonnes de céréales, 173.796 tonnes de légumineuses, 870.677 tonnes de racines et tubercules et 778.107 tonnes de bananes et bananes plantains. Saison 2006 C La part de la saison C (saison marais) dans la production agricole est relativement faible, soit environ 15% de la production totale annuelle (contre 35% pour la saison A et 50% pour la saison B). Cependant, les récoltes de cette saison sont réalisées pendant la période la plus aigue du déficit alimentaire annuel et permettent aux ménages de surmonter tant bien que mal cette période de soudure. Même si les résultats de l évaluation des récoltes de la saison 2006 B réalisée au mois de juin avaient présagé une légère augmentation des productions des cultures de la saison marais, la réalité actuelle est tout autre, suite à l engorgement excessif des marais. Les pluies diluviennes ont occasionné des pertes considérables sur les dernières récoltes de la saison C, principalement pour les cultures de haricot, de pomme de terre, de patate douce, de maïs, de sorgho, de riz et des cultures maraîchères. La faible production de cette saison agricole a donc des effets considérables sur la disponibilité alimentaire des ménages. Les productions agricoles de la saison 2006 C ont donc connu une baisse d environ 6% par rapport à celles de 2005 C qui se sont établies à 680.259 tonnes contre 636.925 tonnes en 2006.

IV.1.2. Les cultures de rente et d exportation Graphique 4: Evolution de la production des cultures de rente. 45 000 Production en tonnes 40 000 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Production de Café (tonnes) Production de Thé sec (tonnes) Production de Coton graine (tonnes) a) Le Café Le café se cultive entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Il peut prospérer jusqu'à une altitude de 2000 m au-dessus du niveau de la mer, mais il ne fleurit que lorsque la température est supérieure à 15 C. La production d un caféier dans les conditions normales est de 2,5 kg de cerises soit 500 g de café vert par pied. Les caféiers et surtout les arabicas, exigent des températures situées entre 17 et 23, sans écarts importants. Introduit au Burundi dans les années 1930 par les Belges qui colonisaient le pays, le café est cultivé presque tout le territoire national et se classe parmi les plus doux du monde. La caféiculture burundaise est représentée principalement par le type arabica mais il subsiste encore une petite production de robusta. L arabica pousse en altitude et le robusta en pleine de l Imbo. Le café demeure la principale source de devises pour le pays et représente à lui seul 80% des recettes d exportation. Il constitue également une source principale de revenus monétaires pour les caféiculteurs. La production caféière est le fruit d une multitude de planteurs qui cultivent sur de petites superficies à l exception du domaine de la société Ruzizi qui dispose d une plantation de robusta en commune Mutimbuzi. Le secteur caféier a enregistré une nette augmentation de sa production en 2006 comparativement à l année 2005, passant de 6.167 tonnes de café vert en 2005 à 29.951 tonnes en 2006 soit une hausse de 385,6%. Cette augmentation est imputable en grande partie à : une bonne pluviométrie ; le phénomène de cyclicité du café : une baisse de la production pour une année est suivie d une hausse l année suivante.

Les recettes d exportation du café pour la campagne 2006-2007 ont été de 59,9 Mrds de BIF contre 11,4 Mrds de BIF l année précédente, soit respectivement 58,0270 millions de dollars US et 11,1266 millions de dollars US au taux de change de 1031,09 BIF/dollar US. Cela est dû aussi bien à l augmentation de la production et à la conversion du café Fully-Washed (74%) en washed (26%) qu à une bonne conjoncture des cours mondiaux. Ces cours ont atteint 115,75 Cts/Lb pour le Fully Washed contre 99,43 Cts/Lb l année précédente. Signalons que 1 kg équivaut à 2,20462 livres en tant qu unité de poids britannique, soit 2,55 dollars / Kg. b) Le Thé. Le théier est cultivé dans des régions au climat chaud et humide, avec des pluies régulières réparties sur toute l année. La température moyenne optimale est de 18 C à 20 C et doit présenter de faibles variations journalières. Ainsi, l influence du climat agit à la fois sur le volume de la production et sur la qualité de la récolte. Un climat trop humide donne une qualité inférieure, alors qu une saison sèche entraîne souvent des récoltes de qualité supérieure. Quant à l altitude, elle favorise la qualité au détriment du rendement. Le sol pour cette culture doit être perméable, meuble et profond car les racines du théier s enfoncent jusqu à 6 m. Le sol doit aussi être en pente et drainé naturellement. Le thé est la deuxième culture d exportation du Burundi. Il a été introduit après l indépendance (1963). Actuellement la filière est gérée par l Office du Thé du Burundi (OTB) et comprend 5 complexes de production et d usinage de thé à savoir Teza, Rwegura, Ijenda, Tora et Buhoro où les plantations sont de types villageois et bloc industriel. Il est cultivé sur les hautes terres de la crête Congo Nil. Le thé villageois occupe 75 % des superficies avec 60 % de la production totale tandis que les blocs industriels couvrent 25 % des superficies pour 40 % de la production. Production La production de feuilles vertes pour l année 2006 est de l ordre de 30 877 tonnes contre 39 267 tonnes en 2005, soit une baisse de 21,37 % due essentiellement à l épuisement des plantations aussi bien en blocs industriels qu en milieu villageois suite à la non- application d engrais depuis deux ans. Au niveau des complexes théicoles, la production en tonnes se répartit comme suit :

Tableau 9: Evolution de la production 2005-2006 Exercice 2006 Exercice 2005 Usine Production en Tonnes Production en Tonnes B.I % M.V % B.I % M.V % Teza 2 659 30 5 118 23 2 872 27 6 242 22 Rwegura 3 762 42 4 502 20 4 464 42 5 935 21 Tora 1 041 12 4 639 21 1 542 14 6 830 24 Ijenda 0 0 6 913 32 0 0 8 341 29 Buhoro 1 426 16 816 4 1 820 17 1 221 4 Total 8 888 100 21 988 100 10 698 100 28 569 100 Source : OTB, Bilan et compte d exploitation consolidés, 2006. La production de thé sec de l exercice 2006 a été de 6.338 tonnes contre 7.857 tonnes en 2005, soit une baisse de 1.519 tonnes correspondant à 19,33%. Le coefficient de transformation étant de 5 tonnes de feuilles vertes pour 1 tonne de thé sec pour les deux années consécutives. Comparée aux prévisions de l exercice 2006 qui étaient de 7 365 tonnes de thé sec, la production a été réalisée à concurrence de 86,06%. Cette chute de la production est essentiellement due à la baisse de la production de la feuille verte et à la vétusté des équipements des usines qui sont vieux de plus de vingt ans et qui sont entrain d être renouvelés au fur et à mesure de la disponibilité des fonds. Il faut signaler aussi la rareté de la main d œuvre surtout pour les usines de Buhoro et Tora ainsi que le manque de bois de chauffage. Vente : L OTB écoule généralement sa production par enchères régionales de Mombasa (74 %), vente directe (21 %) et par la consommation locale (5 %). La production vendue pour 2006 tous les marchés confondus (exportation et vente locale) a été de 6.259 tonnes de thé sec (dont 5.919 tonnes exportées) pour une valeur de 10.186 millions de BIF, soit 1.741BIF/kg contre 8.127 tonnes de thé sec (dont 8 093 tonnes exportées) pour un montant de 9.930 millions de BIF en 2005 au prix de 1.221,90/kg. On remarque une diminution de la quantité vendue de 1.868 tonnes, soit 23% de baisse tandis que la valeur des exportations a connu une hausse de 256 millions de BIF. Le prix de vente sur les marchés à l exportation est passé de 1,16$US en 2005 à 1,68$ US/kg en 2006. Cela est dû à la sécheresse qui a sévi dans la sous région (Kenya, Rwanda, Tanzanie, Mozambique et le Burundi dans une moindre mesure) durant le premier semestre 2006, ce qui a provoqué une pénurie momentanée du thé sec sur le marché et par conséquent une hausse du prix au cours de cette période, indépendamment de la qualité du thé exigée sur les enchères de Mombassa.

c) Le Coton Le coton est cultivé dans la région de l Imbo et dans la region du Mosso. Au cours de l année 2006, le secteur cotonnier a enregistré une baisse de la production passant de 4.442 tonnes de coton graine en 2005 à 3.037 tonnes en 2006 soit une diminution de 31,5%. Cette baisse est imputable : à la diminution des superficies emblavées en 2006 au détriment d autres cultures, au retard observé dans l application de l engrais MPK, aux aléas climatiques du début de la saison (décembre- janvier) : sécheresse qui a fait que les agriculteurs se replient sur les cultures vivrières pour ne pas rater la saison culturale abandonnant ainsi le coton ; à la démotivation des planteurs par le paiement tardif de leur dû ; au prix aux producteurs peu rémunérateur. La production vendue sur le marché local a été de 2.750 tonnes de grains à raison de 56 Fbu le kilo. Le principal acheteur est la RAFINA qui, à elle seule, a acheté 1.550 tonnes. Les éleveurs en ont acheté 200 tonnes. Les exportations de coton fibre se sont établies à 1.350 tonnes à raison de 45,5 Cts/kg, soit à une valeur de 627,67 millions de Fbu. Signalons que le prix aux producteurs n a pas varié entre 2005 et 2006 puisqu il s est maintenu à 200 Fbu par kg. IV.1.3. L élevage L élevage est demeuré extensif sur pâturage avec des races locales peu productives. Toutefois, on observe depuis une décennie l introduction progressive de races laitières mais les effectifs restent limités par l insuffisance de géniteurs et de ressources financières. La régression de l élevage a induit une faible disponibilité de produits alimentaires d origine animale (viande, lait, ) réputés riches en protéines. Elle a aussi entraîné une plus faible disponibilité du fumier nécessaire pour redresser la fertilité des champs.

Graphique 5: Evolution des effectifs d élevage 1600000 1400000 1200000 1000000 Effectifs 800000 600000 400000 200000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Bovins Caprins Ovins Porcins Volailles Lapins Source : Ministère de l Agriculture et de l Elevage : Direction Générale de l Elevage La lecture du graphique montre une augmentation significative des effectifs en 2005 et 2006 par rapport à 2004 suite aux efforts de repeuplement mais aussi de la sécurité retrouvée sur presque tout le territoire national. L exception faite de l élevage des lapins qui a connu une baisse des effectifs en 2006 suite aux moindres efforts consacrés à cet élevage. Une augmentation progressive des effectifs d animaux a été possible grâce au repeuplement du cheptel effectué par le Gouvernement à travers la Direction de la Promotion des productions animales et les projets (PRASAB, Projet BUTUTSI, PRDMR, ) financés par des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale, la BAD, le FIDA, la FAO et autres ONG. De toutes les sortes d animaux, on remarque une augmentation des effectifs que ce soit les bovins, caprins, ovins, porcins, poules, exception faite pour les lapins comme le montre le graphique. Pour ces derniers, cela peut être expliqué par : La faible vulgarisation de cet élevage ; Les organisations intervenant dans le domaine de l élevage ne s intéressent pas au repeuplement des lapins. Pour ce qui est de l amélioration génétique, la plupart de géniteurs sont diffusés dans le cadre du repeuplement du cheptel mais avec peu d insémination et cela suite au manque d azote liquide consécutif à la panne des liquéfacteurs d azote. IV.1.4. La pêche. La production du lac Tanganyika pour l année 2005 a été relativement importante pour la pêche artisanale. Elle a été de 8 703 955 kg pour la pêche artisanale, 204 224 kg pour la pêche

industrielle et une production de 636 233 kg pour la pêche coutumière. La production de la pêche industrielle et coutumière a été insignifiante, moins de 10% de la production totale. La pêche artisanale a été plus productive. On constate que les espèces les plus capturées sont les STOLOTHRISSA TANGANICAE (Ndagala) et le Lates stappersii (Mukeke) et quelquefois le gros poisson comme le Lates mariale (Sangala). Les captures sont respectivement de 1 344 329 kg soit 15,5% et 5,7% de la production artisanale. Les jeunes de ces poissons sont également pris. On note la prise de la Stolothrissa Limothrissa juvenille (l Akahuzo) et de Lates stapersii juvenille (Nyamunyamu) à des quantités impressionnantes. Pour l année 2006, la production a été bonne pour tous les types de pêche. La production de la pêche coutumière est passée de 697 tonnes en 2005 à 1 036 tonnes en 2006, la pêche artisanale simple est passée de 3 982 tonnes à 8 076 tonnes et de 204 à 258 tonnes pour la pêche industrielle, de 4 722 tonnes à 4 773 tonnes pour la pêche artisanale appolo. Tableau 10: Evolution des prises de poissons par types de pêche (en tonnes) Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Coutumière 458 1.062 9.870 678 605 697 1.036 Artisanale simple 9.928 5.376 7.417 6.930 70.722 3.982 8.076 Artisanale Appolo 6.437 3.635 5.634 5.808 5.612 4.722 4.773 Industielle 55 97 138.363 292 226 204 258 Tous types de pêche 16.878 10.170 161.284 13.708 77.165 9.605 14.143 Source : Ministère de l Agriculture et de l Elevage : Département de la pêche Graphique 6: Evolution des prises de poissons par types de pêche 180.000 160.000 140.000 120.000 Effectifs 100.000 80.000 60.000 40.000 20.000-2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Coutumière Artisanale simple Artisanale Appolo Industielle Tous types de pêche En comparant la production de la pêche artisanale simple de 2006 avec celle de 2005, il sied de constater que la pêche a été très bonne pour l année 2006 où la production est de 8.076 tonnes contre 3.982 tonnes en 2005.

Suite aux techniques de traitement du poisson (séchage sur sable, fumage empirique) qui conduisent à un produit de mauvaise qualité et une consommation relativement élevée du bois de chauffe, la FAO et le Gouvernement du Burundi ont initié un projet d une année dans le cadre de réduire les pertes post-captures du poisson. Un centre pilote a été installé à MVUGO en commune Nyanza-Lac pour des formations en faveur des traiteurs du poisson du Lac Tanganyika.

IV.2. SECTEUR SECONDAIRE Ce secteur comporte des activités des industries diversifiées en l occurrence les industries alimentaires, les industries chimiques, les industries de textile et du cuir et les industries des matériaux de construction d une part, l artisanat, l eau et l énergie d autre part. IV.2.1. Industries En analysant le secteur des industries, on se rend compte que la production industrielle en général a évolué positivement puisque l indice pondéré de la production industrielle est passé de 91,8% à 95,2% respectivement en 2005 et 2006. IV.2.1.1. Les industries alimentaires La comparaison des exercices 2005 et 2006 pour la branche des industries alimentaires, montre que seuls les produits des brasseries ont connu des augmentations sensibles de la production tandis que les autres produits (comme le sucre, l huile de coton, les cigarettes) ont enregistré des reculs importants de la production. Globalement, l indice pondéré de production industrielle dans ce secteur est passé de 72,7% à 83,0% respectivement en 2005 et 2006. En effet, le même indice pour la bière et les boissons gazeuses a augmenté, passant de 41,9 à 53,6% respectivement en 2005 et 2006. Concrètement, la brasserie a donc produit 950.805 hl de bière Primus en 2006 contre 776.201 hl l année précédente, 269.492 hl de bière Amstel en 2006 contre 236.270 hl en 2005 et enfin 257.722 hl de boissons gazeuses en 2006 contre 146.574 hl l année d avant, comme le montre le graphique suivant. Graphique 7: Evolution de la production des brasseries 1 000 000 900 000 800 000 Production en Hl 700 000 600 000 500 000 400 000 300 000 200 000 100 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Bières Primus (HL) Bières Amstel (HL) Boissons gazeuzes (HL)

Cette hausse a été principalement liée à la demande intérieure sans cesse croissante imputable à la baisse du prix de la bière Primus qui est largement consommée par la population burundaise et dont le prix à la bouteille est passé de 650 à 600 Fbu la bouteille. Cependant, il faut souligner que les autres sous branches des industries alimentaires ont connu une chute notamment le sucre, dont la production a chuté de 19.058 tonnes en 2005 à 18.147 tonnes en 2006. L huile de coton, quant à elle, a connu la même tendance dans la mesure où sa production a chuté de 135.900 tonnes à 101.206 tonnes pour la même période d analyse sans oublier la baisse de la production de cigarettes qui s est située à 409.635 milliers d unités en 2006 contre 419.055 en 2005. IV.2.1.2. Les industries chimiques La production dans les différentes industries chimiques a globalement connu une chute pour l année 2006 par rapport à l année 2005 dans ce sens que l indice pondéré de la production industrielle est passé de 8,9 à 6,0% respectivement en 2005 et 2006. En effet, si on analyse les composantes de cette branche, on se rend compte que les productions de peinture, d oxygène, des films en polyéthylène, les savons de ménage, ont beaucoup baissé. L indice pondéré de production de peinture a connu une tendance baissière, passant de 1,8% à 1,6% respectivement pour les années 2005 et 2006. Il en est de même pour la production de savons dont le même indice a connu la même tendance passant de 1,5% à 1,4% pour la même période d analyse. Graphique 8: Evolution de la production des industries chimiques (peinture et savons) 14 Indice de production chimique 12 10 8 6 4 2 0 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Peinture Savons Indice global Toutefois, certaines catégories de produits ont connu une hausse de la production mais sans influence remarquable au niveau de la production de la branche des industries chimiques en général. On citera notamment la production d unités de mousse et des casiers en plastique (suite à l augmentation de la demande des produits des brasseries).

Graphique 9: Evolution de la production des industries chimiques (mousses et casiers en plastique) 250 000 200 000 Production 150 000 100 000 50 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Mousse (unité) Casiers en plastiques (unité) IV.2.1.2. Les industries textiles Cette branche a entre autres l activité de fabrication des couvertures et des tissus finis. Cependant, l année 2006 n a pas connu de fabrication de couvertures à cause de la fermeture de la seule usine qui en fabriquait. Aussi, la fabrication de tissus finis a sensiblement diminué pour l année 2006 dans ce sens que la production n a été que 2.865.621 m de tissus contre 4.811.254 m l année précédente, soit une diminution de 40,4%. Cette situation est imputable aux problèmes du complexe textie de Bujumbura (COTEBU).

Graphique 10: Evolution de la production industrielle de tissus finis (en m²) 8 000 000 7 000 000 6 000 000 Production 5 000 000 4 000 000 3 000 000 2 000 000 1 000 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Tissus finis (m2) IV.2.1.3. Les industries de matériaux de construction En analysant l indice pondéré de production de matériaux de construction, on remarque que les productions ont reculé légèrement en 2006 passant de 0,7% contre 0,6% l année précédente. En effet, il y a eu un accroissement de la production de tubes PVC de l ordre de 19,3% dans ce sens qu on a enregistré une production de 137.099 kg en 2006 contre 114.929 kg en 2005. Pour les plaques en fibro-ciment, il y a eu une véritable chute de la production puisqu elle est passée de 397 tonnes en 2005 à 27 tonnes seulement en 2006, soit une diminution de 93,2%. Il en est de même pour la fabrication des tubes en acier dont la production s est établie à 59.400 kg en 2006, comparativement à 2005 où elle a été de 197.358 kg.

Graphique 11: Evolution de la production industrielle des matériaux de construction 700 000 600 000 500 000 Production 400 000 300 000 200 000 100 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année Tubes PVC (kg) Profilés (kg) Tubes en acier (kg) IV.2.2. La production et la consommation de l énergie électrique La production d énergie électrique a reculé en 2006 puisqu elle s est établie à 93.337 milliers de KWH contre 100.267 milliers de KWH l année précédente, soit une diminution de 6,9%. C est la centrale hydroélectrique de RWEGURA qui a été à l origine de cette baisse, sa production est passée de 49.617 milliers de KWH en 2005 à 35.824 milliers de KWH en 2006, soit une diminution de 27,8%. Les centrales de RUVYIRONZA et de GIKONGWE n ont aucunement produit de l énergie en 2006 car elles sont entrain d être réhabilitées. Cette chute de la production de l énergie électrique de la centrale de Rwegura a été compensée par la production de la centrale de MUGERE qui a enregistré une hausse sensible allant de 41.787 milliers de KWH à 51.224 milliers de KWH, respectivement en 2005 et 2006. De façon générale, cette baisse de la production est liée à l insuffisance hydrique résultant de la faible pluviosité et au manque de pièces de rechange pour la maintenance des centrales hydroélectriques. Cette baisse est venue empirer le déficit de l offre énergétique. Pour pallier à ce déficit, les pouvoirs publics devraient d urgence investir dans la réhabilitation des centrales hydroélectriques existantes, la construction de nouvelles et dans les énergies renouvelables dans la mesure où le Burundi enregistre ces derniers temps des déficits hydriques importants. En analysant le tableau ci-dessous, on se rend compte que la consommation de l énergie électrique est de loin supérieure à la quantité produite. Mais si l on compare la variation de la production et de la consommation pour les années 2005/2004, le constat est qu on a enregistré des taux positifs, tandis que pour 2006/2005 les résultats ont été négatifs. Cela montre qu il y a eu une chute de la production et de la consommation de l énergie électrique.

Tableau 11: Evolution de la production et de la consommation de l énergie électrique Années 2002 2003 2004 2005 2006 Var 2005/2004 Var 2006/2005 Production 122.299 101.471 91.578 100.267 93.337 9,8% _ - 6,9% dont: Rwegura 68.083 46.633 43.873 49.617 35.824 13,9% -27,8% Mugere 46.817 43.474 39.642 41.787 51.224 5,4% 22,6% Consommation 154.393 154.528 164.664 170.863 151.514 3,7% -11,3% dont: Bujumbura 142.003 143.178 147.645 153.313 134.375 3,8% -12,4% Source : Bulletins mensuels de la BRB

IV.3. SECTEUR TERTIAIRE IV.3.1. Les services non-marchands Pour l année 2006, une forte augmentation des effectifs des fonctionnaires a été enregistrée passant de 49.807 en 2005 contre 54.352 en 2006, soit une hausse de 9%. Cela a été dû aux recrutements importants opérés dans quelques Ministères en l occurrence le Ministère de l Education Nationale et de la Culture où les effectifs sont passés de 29.846 de fonctionnaire sous statut enseignants en 2005 à 35.420 en 2006, occasionnant une augmentation de la masse salariale pour les fonctionnaires œuvrant dans le secteur public, passant ainsi de 2.465.813.161 Fbu pour les sous-statut enseignants à 2.906.890.868 Fbu. Cette hausse n a pas eu d incidence en général sur la masse salariale du secteur public du fait que les effectifs des autres catégories de fonctionnaires ont diminué, notamment les sous contrat qui sont passés de 7.617 en 2005 à 7.284 en 2006 ; les sous-statuts non enseignants sont passés de 12.344 en 2005 à 11.648 en 2006. IV.3.1. Les services marchands IV.3.1.1. Mouvements sur l aéroport international de Bujumbura Par rapport à l année 2005, l année 2006 a connu une légère augmentation des arrivées de passagers à l aéroport international de Bujumbura dans la mesure où elles sont passées de 73.072 à 73.704 passagers, soit une légère hausse de 0,86%. Toutefois, les départs ont été légèrement inférieurs par rapport aux arrivées passant de 63.908 à 64.320 passagers respectivement en 2005 et 2006, soit une faible augmentation de 0,50%. Toutefois, le tonnage des bagages aux arrivées a diminué en 2006 (487 tonnes) par rapport à 2005 (510 tonnes), soit une baisse de 4,5%. Pour le tonnage des bagages départs, il y a une forte croissance de 21%, on est passé de 357 tonnes en 2005 à 432 tonnes en 2006. A l arrivée, le fret a diminué entre 2005 et 2006, il est passé de 3093 à 2590 tonnes, soit une diminution de 16,3%, tandis qu au départ le fret a connu une hausse allant de 188 à 210 tonnes, ce qui représente un accroissement de 11,7% pour la même période d analyse. Le courrier postal quant à lui a augmenté à l arrivée tandis qu il a diminué à la sortie. Le trafic à l aéroport international de Bujumbura a globalement connu des améliorations suite à la progression du transport aérien. En effet, il y a eu un retablissement de la régularité des vols de KENYA AIRWAYS et ETHIOPIAN AIRLINES sans oublier l ouverture de la ligne BUJUMBURA-JOHANESBURG de la compagnie RWANDAIR-EXPRESS. IV.3.1.2. Mouvement des marchandises au port de Bujumbura S agissant du mouvement de marchandises au Port de Bujumbura, les entrées ont connu une régression, passant ainsi de 188,5 milliers de tonnes en 2005 à 172,1 milliers de tonnes en 2006, soit une baisse de 8,7%. Le même constat est fait en regardant le tonnage de marchandises sorties pour la même période, il a baissé de 16,5 à 10,5 tonnes. En comparant les tonnages cumulés entrés et sorties respectivement pour 2005 et 2006, on constate qu il y a une baisse très sensible, ils sont passés de 205,0 à 182,6 milliers de tonnes, soit une baisse de 10,9%. Dans les deux cas, cette baisse a concerné les produits provenant des industries agro-alimentaires excepté les boissons et les équipements destinés à la construction comme le ciment. Les

exportations de marchandises ont connu une baisse pour la période 2005-2006, passant respectivement de 43.515 à 33.305 tonnes, soit une baisse de 13,3%. C est le café marchand qui a occasionné cette forte baisse puisque les exportations sont passées de 21.412 tonnes en 2005 à 18.556 tonnes en 2006, soit une baisse de 23,4%. Cela est liée à la chute de la production du café marchand pour la campagne 2005/2006 qui s est établi à 5.883 tonnes contre 35.706 tonnes pour la campagne précédente, i.e. 2004/2005, soit une baisse de 83,5%: La raison est que l augmentation de la production du café marchand pour la saison 2004/2005 est commercialisé au cours de l année 2006. Pour l année 2006, les sorties de marchandises via le port de Bujumbura ont diminué comparativement l année précédente. En effet, le cumul des exportations pour l année 2006 a été de 3.501 tonnes contre 808 tonnes en 2005 pour la même période, soit une hausse de plus de 330%. Cela est due à l augmentation de l exportation du café marchand qui est passée de 467 tonnes à 3.269 tonnes pour les mêmes périodes. IV.3.1.2. Les télécommunications De façon générale, le secteur des télécommunications a connu une extension des circuits d interconnexion par l attribution de la licence CDMA (Code Division Multiple Access) à la société Telecel-Burundi, permettant d offrir aux abonnés des services de téléphonie fixe communément appelé TELEMA, de mobile et de l internet. De son coté, l ONATEL a enregistré de nouveaux abonnés pour les téléphonies fixe, mobile et de l internet et a élargi la couverture du réseau sur le territoire national par le développement de la téléphonie rurale.

V. FINANCES ET DETTE PUBLIQUES V.1. FINANCES PUBLIQUES V.1.1. Evolution générale. En 2006, l évolution des finances publiques a été marquée par une progression des recettes intérieures, une relative stagnation des dépenses et une diminution du déficit budgétaire. Les grandes tendances ont été les suivantes: - Une progression de 7,7% du niveau des recettes courantes essentiellement attribuable à une évolution favorable des recettes fiscales, en hausse de 15,6% et à celle des recettes non fiscales de 15,2%; - Une faible diminution des dépenses budgétaires (-1,1%) par rapport à l année précédente qui aurait été beaucoup significative n eût été la hausse des dépenses courantes de 9,9% qui est venue contrebalancer les contractions des dépenses en capital de 9,8% et des dépenses hors budget de 68,6%; - Une diminution du déficit budgétaire de 41,6% (base engagements y compris dons).

Tableau 12: Opérations financières de l Etat, en Mrds de BIF Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 (en %) RECETTES ET DONS 161,3 186 200,5 255,9 275,2 290,0 5,4 RECETTES COURANTES 118,2 123 135,2 147,5 172,2 185,4 7,7 Recettes fiscales 95,5 95,9 105,6 117,3 141,5 163,6 15,6 Recettes non fiscales 6,4 15,7 15,4 13,8 13,2 15,2 15,2 Recettes hors budget 16,3 11,3 14,3 16,4 17,5 6,6-62,3 DONS 43,2 63 65,3 108,4 103 104,6 1,6 DEPENSES TOTALES 182,4 236,2 265,5 295,4 325 321,31-1,1 DEPENSES COURANTES 116,7 159 153,3 183,2 204,1 224,3 9,9 SOLDE COUR. hors dons (épargne propre) 1,5-36 -18,1-35,7-31,9-38,9 21,8 SOLDE COUR. y compris DONS 44,6 27,0 47,2 72,7 71,1 65,7-7,5 DEPENSES EN CAPITAL 49,3 65,8 99,4 97,7 100,5 90,7-9,8 DEPENSES HORS BUDGET 16,5 11,5 12,8 14,5 20,4 6,4-68,6 Balance globale (eng. y compris dons) -21,1-50,2-65 -39,5-49,8-29,1-41,6 PIB (prix courant) 550 584,6 644,7 748,5 860,9 934,7 8,6 Source: Ministère des Finances V.1.2. Recettes de l Etat Dans le contexte de la reprise de l activité économique, les recettes propres de l Etat se sont inscrites en hausse de 7,7%. Cependant, leurs différentes composantes ont connu sous diverses raisons des évolutions contrastées. Les recettes fiscales et celles non fiscales ont respectivement enregistrées des progressions de 15,6% et 15,2% tandis que les recettes hors budget se sont repliées de 62,3%. V.1.2.1. Recettes fiscales Elles ont été marquées par une hausse de 15,6%, répartie inégalement entre ses trois principales rubriques. Les impôts directs, impôts indirects et autres recettes fiscales ont respectivement progressé de 6,4%, 11,0% et 673,0% par rapport à la situation de 2005. Toutefois, l analyse détaillée du tableau ci-dessous montre que les taxes sur le commerce extérieur se sont repliées de 21,9%.

Tableau 13: Recettes fiscales, en Mrds de BIF Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 (en %) Recettes fiscales 95,5 95,9 105,5 117,3 141,5 163,6 15,6 I. Impôts directs. 28,7 31,9 32,1 36,2 41,9 44,6 6,4 Impôts/ revenus 28,5 31,6 31,9 35,7 41,9 44,6 6,4 - Sociétés 19,1 20,8 18,9 20,4 23,2 24,4 5,2 - Personnes physiques 8,5 9,9 12,5 14,7 11,5 19,2 67,0 - Autres impôts/revenu 0,9 0,9 0,5 0,6 7,2 1,0-86,1 Impôts/ patrimoine 0,2 0,3 0,2 0 - - II. Impôts indirects 61,9 63,1 72,4 80,4 98,3 109,1 11,0 Impôts intér. /B&S 43,2 43,6 48,6 55,9 65,2 83,4 27,9 - Taxes / transactions 22,6 25,5 31 36,3 41,8 54,2 29,7 - Taxes /consommation 20,6 18,1 17,6 19,6 23,4 29,1 24,4 Taxes cons/tabac 0,9 1,2 1,1 1,4 1,4 1,8 28,6 Taxes cons./b.b G 19,7 16,9 16,5 18,2 22 27,2 23,6 Impôts /com. extér. 18,7 19,5 23,8 24,5 33,1 25,9-21,9 - Taxes à l importation. 13 13,8 16,1 15,6 18,5 25,4 37,3 - Taxes à l export. 0,09 0,02 0,08 0,13 0,12 0,2 66,7 - Autres imp./com.extér. 5,6 5,7 7,6 8,8 14,5 0,3-97,9 III. Autres recettes fisc. 4,9 0,9 1,0 1,2 1,3 10,0 673,0 PIB 550 584,6 644,7 748,5 860,9 934,7 14,6 Pression fiscale (%) 16,4 16,4 16,3 15,6 16,4 17,5 - Source: Ministère des Finances V.1.2.1.1. Impôts directs. Les recettes perçues au titre d impôts directs ont totalisé 44,6 Mrds de BIF à fin 2006, soit un accroissement de 8,3% et de 6,4% respectivement par rapport aux prévisions établies dans le cadre de la loi des finances et à la situation de 2005. Cet affermissement est imputable à l augmentation des impôts sur les revenus des sociétés et surtout à une hausse spectaculaire des impôts sur les revenus des personnes physiques (67,0%) qui est en partie consécutive à l augmentation de 15% des salaires des fonctionnaires de l Etat intervenue fin juillet 2006.

Graphique 12: Impôts directs, en Mrds de BIF 25 20 15 10 5 0 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Sociétés Personnes physiques Autres impôts/revenu Impôts/ patrimoine V.1.2. 1.2. Impôts indirects Projetés à 122,1 Mrds de BIF dans le cadre de la loi des finances pour l exercice 2006, les impôts indirects ont totalisé 109,1 Mrds de BIF, soit un taux de réalisation de 89,4%. Par rapport à leur niveau de 2005, ils ont connu un rebond de 11,0% en corrélation avec l augmentation des impôts sur le commerce intérieur. Comparés aux prévisions effectuées dans le cadre de la loi des finances, que se soient les impôts sur le commerce intérieur ou ceux sur le commerce extérieur, leurs niveaux sont restés en deçà des prévisions établies. Le taux de réalisation pour les premiers est de 97% (83,4 contre 85,3 Mrds de BIF) tandis que pour les seconds il est de 70% (25,9 contre 36,7 Mrds de BIF). D une façon globale, la hausse des impôts indirects par rapport à l exercice précédent peut être attribuée à l amélioration du recouvrement, l élargissement de l assiette fiscale et à la modification des taux d imposition particulièrement sur le commerce interrégional (COMESA).

Graphique 13: Impôts indirects, en Mrds de BIF 60 50 40 30 20 10 0 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Taxes / transactions Taxes /consommation Taxes à l importation. Taxes à l export. Autres imp./com.extér. V.1.2.2. Recettes non fiscales. Après les chutes successives de 2004 et 2005, les recettes non fiscales se sont, cette fois-ci, inscrites en hausse de 15,2%, passant de 13,2 à 15,2 Mrds de BIF. En analysant leur structure, il ressort que les recettes non fiscales sont fortement dépendantes du comportement de la rubrique «dividendes» qui y contribue pour environ 60%. Toutefois, l augmentation enregistrée en 2006 a été le fruit aussi bien des dividendes que des autres recettes non fiscales respectivement pour 18,5% et 9,8%. Tableau 14: Recettes non fiscales, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 (en %) Recettes non fiscales 4,5 6,4 15,7 15,4 13,8 13,2 15,2 15,2 Dividendes 2,8 3,8 11,5 12,1 10,4 8,1 9,6 18,5 Autres recettes non-fiscales 1,7 2,7 4,2 3,3 3,4 5,1 5,6 9,8 Source: Ministère des Finances

Graphique 14: Recettes non fiscales, en Mrds de BIF 14 12 10 8 6 4 2 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Dividendes Autres recettes non-fiscales V.1.2.3. Recettes hors budget. Elles regroupent les recettes courantes de caractère exceptionnel non classées dans d autres rubriques notamment le Fonds routier national, Fonds spécial carburant, Fonds de solidarité nationale, le Fonds social et culturel et d autres recettes directement affectées. Parmi toutes ces composantes, celle relative à la solidarité nationale affiche une évolution irrégulière dans le temps. Dans des moments difficiles tels le conflit armé, la famine, l Etat a souvent instauré une contribution spéciale à la solidarité nationale. C est ainsi que sous l effet de la crise conjuguée à des famines ayant touchées ces derniers temps le pays, le Fonds de solidarité nationale est devenu la première composante des recettes hors budget. V.1.3. Dons Rapportés au total, les dons courants sont passés de 76,7% en 2005 à 68,5% en 2006 tandis que pour la même période, les dons en capital ont varié de 23,3% à 31,5% en 2006. Faudrait-il souligner à toutes fins utiles que ce type de recettes publiques reste tributaire de la volonté des bailleurs de fonds.

Tableau 15: Dons, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 (en %) Dons courants 9,6 16,4 42,5 27,7 71,5 79,0 71,7 9,2 Dons en capital 6,3 26,8 20,5 37,6 36,9 24,0 32,9 37,1 Total 15,9 43,2 63,0 65,3 108,4 103,0 104,6 1,6 Source: Ministère des Finances V.1.4. Dépenses du budget de l Etat Au cours de l année sous revue, les dépenses du budget de l Etat se sont établies à 321,3 Mrds de BIF, soit une diminution de 1,1% par rapport à l exercice précédent. Cependant, l évolution des dépenses de fonctionnement appelées aussi dépenses courantes n a pas fléchi, ce qui traduit que la baisse générale des dépenses a été engendrée par la régression des dépenses en capital et hors budget. V.1.4.1. Dépenses courantes. Malgré la politique volontariste de comprimer ce genre de dépenses, le niveau des dépenses courantes de 2006 prouve une fois de plus qu il est difficile d atteindre cet objectif. Les dépenses de fonctionnement ont progressé de 9,6% suite essentiellement aux exigences de la reconstruction nationale car, presque toutes ces dépenses se sont révélées incompressibles. La poursuite du processus de démobilisation d une partie des militaires, l amélioration des conditions de travail des fonctionnaires ainsi que le paiement des intérêts sur la dette publique ne peuvent pas permettre dans l immédiat de réduire ces dépenses. Suite à l harmonisation en cours d année des grilles salariales pour la police et les forces armées ainsi que la hausse de 15% des salaires de tous les fonctionnaires, la masse salariale a augmenté de 24,2%, passant de 73,0 Mrds en 2005 à 90,7 Mrds de BIF en 2006. Les dépenses sur les biens et services ont progressé de 18,7% consécutivement en grande partie à la hausse du prix du carburant sur les marchés mondiaux. Les subventions et autres transferts courants ont continué avec leur tendance haussière avec un accroissement de 27,0%. Par contre, les intérêts sur la dette publique ont subi une baisse de 36,5%.

Tableau 16: Dépenses courantes, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 DEPENSES COURANTES 92,1 116,7 159 153,3 163,2 200,9 224,3 11,6 Dépenses sur biens et services 56,6 65,9 63,8 67,8 112,2 138,7 164,7 18,7 Salaires 33,9 40,1 45,2 52,8 58,6 73,0 90,7 24,2 Achats de biens et services 22,7 25,8 18,7 15 53,6 65,7 74,6 13,5 Subventions et autres transferts cour. 9,6 12,1 29,6 35,7 26,4 30,4 38,6 27,0 Dépenses sur dons courants 9,6 16,4 42,5 23,5 0 0 0 Paiements d'intérêts 11,8 16,1 23 26,2 24,5 31,8 20,2-36,5 Dette extérieure 4 7,1 10,3 12,4 10,5 12,4 10,1-18,5 Dette intérieure 7,8 9 12,7 13,8 14 19,4 10,1-47,9 Autres 4,4 6,3 0 0 0 0 0 - Source: Bulletin mensuel de la BRB, mai 2007 V.1.4.2. Dépenses en capital. Après la hausse de 2,9% en 2005, les dépenses d investissement public se sont repliées de 9,8%, revenant de 100,5 à 90,7 Mrds de BIF au cours de l exercice 2006. Cette régression des dépenses en capital a été principalement due à une faible mobilisation des financements extérieurs et au retard enregistré dans la mise en œuvre des projets financés sur les fonds de l Initiative Pays Pauvres très Endettés. V.1.5. Déficit budgétaire. En raison de l augmentation plus rapide des dépenses budgétaires que celle des recettes, le déficit courant et hors dons est devenu chronique depuis un certain temps. En termes d ampleur des déficits, il est à remarquer qu ils ont évolué en dents de scie dans la durée. Malgré la politique budgétaire rigoureuse mise en application dans le cadre des accords convenus avec le FMI, non seulement les signes des soldes sont négatifs mais aussi les déficits restent élevés. Les déficits budgétaires sont passés de 19,6 Mrds à 31,2 Mrds de BIF entre 2005 et 2006, ce qui a représenté 2,3% et 3,3% du PIB. Malgré la baisse des dépenses en capital et sur fonds spéciaux, la hausse des dépenses courantes conjuguée à la baisse spectaculaire des recettes hors budget a occasionné un déficit budgétaire toujours élevé. Tableau 17: Déficit budgétaire, en Mrds de BIF

Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Recettes et dons 114,2 161,4 186 200,5 255,9 275,2 290,0 Dépenses 139,8 182,4 236,2 265,5 297,5 299,1 321,3 Solde global (Base droits constatés) 25,6 21,0 50,2 65,0 41,6 23,9-31,3 Source: Bulletin mensuel annuel de la BRB, mai 2007 V.1.5.1. Financement du déficit budgétaire. Comme tout agent qui dépense plus qu il n a de ressources, pour combler son déficit, le pays recourt à l emprunt tant intérieur qu extérieur. S agissant du financement extérieur net, l année 2006 a connu une nette augmentation. L apport extérieur, déduction faite des paiements effectués, a augmenté seulement de 0,5 Mrds, soit un accroissement de 3,5%. Compte tenu de l ampleur du déficit budgétaire, et malgré l augmentation du financement extérieur pour faire face aux besoins, l Etat a dû recourir à l accroissement du financement intérieur net en général et bancaire en particulier. En dépit de son risque inflationniste, le financement par système bancaire reste très prépondérant par rapport à l apport du secteur non bancaire. Tableau 18: Déficit global, base droits constatés, en Mrds de BIF Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 FINANCEMENT 21,1 7,8 41,5 41,6 19,6 31,2 Financement extérieur net -11,8 24,2 30,1-13,7 14,1 14,6 Financement intérieur net 32,9-16,4 11,4 55,3 5,5 16,6 Secteur bancaire 15,5 6,1 23,2 61,5 16,4 51,1 Secteur non bancaire 17,4-22,5-11,8-6,2-10,9-34,5 Source: BRB et Ministère des Finances NB: Pour les exercices 2002 à 2006, le financement concerne le solde global base droits constatés V.2. DETTE PUBLIQUE

V.2.1. Evolution générale Contrairement à l exercice précédent, l encours de la dette publique s est inscrit en hausse de 102,7 Mrds de BIF, soit un accroissement de 8,3%. La part de la dette extérieure a représenté 83,5% du total contre 86,5% une année auparavant. De façon générale, la progression de la dette publique a été le fruit de comportement de ces deux composantes, à savoir la dette intérieure et dette extérieure, mais dans des proportions différentes. Tableau 19: Dette publique, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 Dette publique 920,6 968,6 1269,3 1487,8 1677,3 1422,5 1588,1 12,7 1. Dette intérieure 68,1 80,3 95,1 117,3 200,5 192,1 262,8 36,8 % dette publique 7,4 8,3 7,5 7,9 12 13,5 16,5 - Système bancaire 60,5 74,8 83,7 108,4 141,9 170,6 219,2 28,5 Système non -bancaire 7,6 8,1 13,5 10,4 58,6 21,6 43,6 102,8 2. Dette extérieure 852,5 888,3 1174,3 1370,5 1476,8 1230,4 1325,3 9,0 % dette publique 92,6 91,7 92,5 92,1 88 86,5 83,5 - Multilatérale 722,8 768,5 1019,1 1184,9 1285,2 1073,2 1168,7 8,9 Bilatérale 121,1 111,6 147,1 169 179,7 148,6 149,6 0,7 Autres 8,5 8,2 8,1 16,6 11,9 8,6 7,0-18,6 Source: BRB et Ministère des Finances V.2.2. Dette intérieure L encours de la dette intérieure s est établi à 262,8 Mrds de BIF à fin 2006, soit une régression de 36,8%. Comme il est dit dans le mémorandum résumant les progrès accomplis dans le cadre du programme mis en œuvre par le Gouvernement en 2006, cela a résulté en partie à des retards dans le décaissement des appuis budgétaires extérieurs ayant conduit à l accumulation des arriérés budgétaires intérieurs. Malgré les risques inflationnistes que présente la dette de l Etat envers le système bancaire, les données du tableau ci-dessous montrent que le Gouvernement a une fois de plus recouru davantage à son financement pour faire face à ses besoins financiers. Le secteur bancaire reste la principale source de financement intérieur du déficit budgétaire, avec une moyenne annuelle de plus de 80% du total. Le poids du système non-bancaire dans le total de la dette intérieure reste minime, et ce en dépit d une nette progression à partir de 2004. Ainsi, pour l année 2006, ce type de financement a

représenté 16,4% du total de l encours de la dette intérieure et a augmenté de 102,8%. La dette envers les autres organismes (certificats et bons du Trésor et autres créances) s est inscrite en hausse 105,2% alors que celle des institutions financières s est contractée de 40,0%. Tableau 20: Dette publique intérieure, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2006/2005 SECTEUR BANCAIRE 60,5 74,8 83,7 108 141,9 170,6 219,2 28,5 BRB 59,1 69,1 76 103,8 129,7 154,4 208,5 35 Avances ordinaires 2,2 2,8 4,9 20,4 39,4 34,6 49,4 42,8 Avances ordinaires consolidées 10,6 7,5 7 7 14,4 40,3 77,2 91,6 Avances BEI 15,2 22,4 28,8 28,8 34,3 10,4 18,1 74 Autres créances 31,2 36,5 35,2 47,5 41,5 69 63,9-7,4 Banques de Dépôts 0 4,3 6,2 2,5 10,3 14,0 7,2-48,6 CCP 1,4 1,4 1,5 2,1 1,9 2,3 3,5 52,2 SECTEUR NON BANCAIRE 7,6 8,1 13,5 10,4 58,6 21,5 43,6 103 Etablissements Financiers 0,6 0,2 0,5 1,2 1,6 0,5 0,3-40 Autres Organismes 7 7,9 13 9,2 57 21,1 43,3 105,2 TOTAL GENERAL 68,1 82,9 97,2 119 200,5 192,1 261,8 36,3 Source: Bulletin mensuel annuel de la BRB, mai 2007 V.2.3.. Dette extérieure L encours de la dette extérieure s est de nouveau inscrit en hausse après la baisse de 2005, passant de 1340,9 à 1238,2 Mrds de BIF. Cet accroissement a été principalement dû aux réévaluations de la dette consécutives aux dépréciations antérieures de la monnaie nationale et à une augmentation du paiement du principal. L évolution des autres rubriques tels les tirages et intérêts payés a maintenu la tendance baissière entamée depuis 2004.

Tableau 21: Opérations de la dette extérieure, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Encours début de la période 675,8 852,5 888,3 1174,3 1370,5 1476,8 1244,6 Tirages 49,0 16,7 39,3 53,5 54,3 51,8 38,0 Réévaluation 138,5 47,5 261,8 166,2 86,0-268,1 84,6 Amortissements 10,8 28,5 15,1 23,4 34,0 30,1 41,9 Intérêts payés 4,0 3,9 5,1 8,8 12,7 9,1 8,2 Encours fin de la période 852,5 888,3 1174,3 1370,5 1476,8 1238,2 1340,9 Source: BRB et Ministère des Finances Par ailleurs, les emprunts extérieurs contractés sont d origines diverses et destinés à plusieurs secteurs économiques. D une part, les crédits multilatéraux dépassent de loin ceux octroyés dans le cadre du partenariat bilatéral. La dette publique multilatérale a représenté 83,5% du total en 2006 et une moyenne d environ 86% de l encours sur la période 2000-2006. D autre part, la plus grande partie de la dette extérieure est essentiellement consommée dans les secteurs des Equipements publics et Divers. V.2.3.1. Dette multilatérale et dette bilatérale. Comparé au montant de l année précédente, la dette d origine multilatérale a progressé de 95,4 Mrds de BIF, soit un accroissement de 8,9%. Les principaux créanciers du groupe des multilatéraux sont l IDA (AID) et le FAD qui ont respectivement représenté 71,3% et 19,3% du total en 2006. Les contributions des autres créanciers multilatéraux sont très marginales dont la moyenne de leur appui est d environ 10% du total sur la période 2000-2006. La dette extérieure bilatérale est en grande partie constituée par l aide française au développement qui, à elle seule a représenté 42,6% du total en 2006. Les autres créanciers bilatéraux y ont participé d une façon marginale.

Tableau 22: Encours de la dette extérieure par créancier, en Mrds de BIF Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Dette extérieure par créancier 852,5 888,3 1174,3 1370,5 1476,8 1230,4 1325,3 Multilatéraux 722,8 768,5 1019,1 1184,9 1285,2 1073,2 1168,6 AID 483,7 513,9 686,3 802,5 887,6 762,0 831,6 BAD 8,9 9,4 12,1 13,7 11,4 4,6 4,9 BEI- UE 37,7 40,7 57,4 70,7 75,4 40,7 45,2 FAD 158,4 166,9 215,6 242 250,7 213,7 227,8 OPEP 9 9,2 11,4 10,3 9,7 7,8 10,5 Autres 25,1 28,3 36,3 45,7 50,4 44,5 48,6 Bilatéraux 121,1 111,6 147,1 169 179,7 148,6 149,6 France (AFD) 35 37,6 52,8 64,8 71,8 55,6 63,8 Abu Dhabi 1,5 1,6 2 2,1 2,1 1,9 2,1 Autriche 8,7 9,4 13,3 16,4 18,2 14,5 16,6 Chine 24,9 11,7 14,5 15 15,1 14,1 15,2 Japon 23,7 22,5 28,8 33,4 35,2 27,8 14,8 Koweit 12,5 13,3 16,8 17,7 17,5 17,6 17,4 Arabie Saoudite 14,4 15,1 18,8 19,4 19,7 17,1 19,5 Autres 0,4 0,2 0,1 0,2 0,1 0,1 - Autres 8,5 8,2 8,1 16,6 11,9 8,6 7,0 Source: BRB et Ministère des Finances V.2.3.2. Dette extérieure par secteurs économiques De l analyse du tableau des principaux secteurs financés sur la dette extérieure, il se dégage une inégalité dans la répartition et une même tendance dans l évolution. En ce qui concerne la répartition: les secteurs d Equipements Publics et Divers rivalisent dans la consommation de la dette extérieure. Sous l impulsion notamment des branches Transport et Infrastructures urbaines, l encours de la dette du secteur d Equipements Publics s est élevé à 29,9% du total en 2006 tandis que le secteur Divers était débiteur de 31,7% dont 14,4% de la Balance des paiements. Dans ce classement, la troisième position est revenue au secteur Productifs et la dernière avec 25,2% et la dernière est occupée par le secteur Social dont l encours de la dette extérieure s est évalué à 12,9% du total. S agissant de l évolution: De façon générale, les parts respectives des différents secteurs économiques n ont pas subi dans leurs évolutions des variations significatives. A l exception des secteurs Productifs et Divers qui ont connu des fluctuations de plus de 2% sur la période 2000-2006, celles des autres secteurs sont négligeables.

Tableau 23: Dette extérieure par secteurs économiques, en % Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 A. Equipements publics 30,7 30,8 30,3 29,4 29,4 29,6 29,9 1. Transport 20,2 20 19,3 18,3 17,7 17,4 17,5 2. Télécommunications 1,8 1,8 1,8 1,7 1,7 1,7 1,7 3.. Infrastructures urbaines 8,6 8,9 9,1 9,3 10 10,5 10,7 4. Divers 0,1 0,1 0,1 0,1 0 0 0 B. Secteurs productifs 28,5 28,2 27,6 27,2 26,4 25,2 25,2 1. Agriculture et Elevage 15,8 16,1 15,7 15,6 15,4 14,9 15,3 2. Sylviculture 2,2 2,2 2,1 2 1,9 1,9 1,6 3. Industrie 1,5 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,2 4. Mines et Energie 8,7 8,3 8,3 8,2 7,8 7,2 7,1 5. Divers 0,3 0 0 0 0 0 0 C. Secteur Social 12,0 12,4 12,2 11,8 12 12,8 13,1 1. Education 7,5 7,5 7,1 6,5 6,3 6,2 5,9 2. Santé 4,5 4,9 5,1 5,3 5,7 6,6 7,2 D. Divers 28,8 28,6 29,9 31,6 32,2 32,4 31,7 1. Balance des paiements 17,8 17,5 17 16,4 16 15,7 14,4 2. Assistance technique 0,8 0,8 0,8 0,7 0,7 0,6 0,6 3. Gestion des entreprises publiques 0,7 0,7 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 4. Etude des projets 1 1,2 1,5 1,8 1,9 1,9 1,8 5. Autres 8,5 8,4 10 12,1 13 13,6 14,3 TOTAL 100 100 100 100 100 100 100 Source: BRB et Ministère des Finances

VI. BALANCE DES PAIEMENTS La balance des paiements retrace l ensemble des échanges de biens et services entre le Burundi et le reste du monde ainsi que les variations de ses créances et engagements à l égard du reste du monde. Tableau 24: Evolution de la balance des paiements. (en Mrds BIF) BALANCE DES PAIEMENTS 2004 2005 2006 BIENS -126,3-142,8-191,4 Crédit 52,7 61,5 60,4 Débit -179,0-204,3-251,8 SERVICES -63,9-107,4-172,5 Crédit 17,4 37,6 35,5 Débit -81,3-145,0-208,0 REVENUS -21,1-19,2-9,1 Crédit 1,4 3,4 4,7 Débit -22,5-22,6-13,8 TRANSFERTS COURANTS 162,9 259,0 235,6 Crédit 166,0 262,6 238,4 Débit -3,1-3,6-2,8 BALANCE COURANTE -48,4-10,4-137,4 FINANCEMENT (y compris Erreurs et Omissions) 1,4 10,4 137,4 COMPTE DE CAPITAL ET DES OPERATIONS FINANCIERES 66,0 86,9 136,6 A. COMPTE DE CAPITAL 19,7 34,4 63,8 B.COMPTE DES OPERATIONS 72,8 FINANCIERES 46,2 52,5 1. INVESTISSEMENTS DIRECTS 0,0 0,6 32,5 2. INVESTISSEMNETS DE PORTEUILLE 0,0 0,0 0,0 3. AUTRES INVESTISSEMENTS 49,2 88,5 91,3 3.1 Avoirs -24,2-8,5-31,1 3.2 Engagements 73,4 97,0 122,3 4. AVOIRS DE RESERVE -2,3-36,7-18,5 ERREURS ET OMISSIONS -29,7-76,5 0,8 Source : Rapport annuel de la BRB-

Cette balance fait état d un solde négatif qui concrétise un déficit de la balance des opérations courantes qui n a pas été compensé par l excédent de la balance des opérations en capital. VI.1. COMPTE COURANT La balance des opérations courantes est structurellement déficitaire depuis 1980. Outre cette réalité comptable, il est important de noter que ce déficit résulte toujours d une balance commerciale et d une balance des services déficitaires heureusement atténuées par une balance des transferts unilatéraux excédentaire. Ce schéma de construction fait apparaître la fragilité de l économie burundaise vis-à-vis de l extérieur. En effet, les facteurs qui rythment le déficit des deux premières balances proviennent directement de la faible performance de l appareil productif national. Celle-ci se traduit par un déficit structurel. A l inverse, l élément modérateur est composé des transferts sans contrepartie qui n émanent pas directement du processus de production de l économie burundaise. L importance du déficit dépend ainsi de ces transferts extérieurs. VI.1.1. La balance commerciale Le solde commercial 2006 s est alourdi se situant à -191,4 Mrds BIF contre -142,8 Mrds BIF en 2005 soit une détérioration de 34%. Ce solde est consécutif à une augmentation des importations (204,3 Mrds en 2005 contre 251,7 Mrds en 2006) et une diminution des exportations (61,5 Mrds en 2005 contre 60,4 Mrds en 2006). Le rapport exportations/importations 2 (taux de couverture des importations par les exportations) s est ainsi dégradé passant de 30,1% en 2005 à 24% en 2006. L année 2006 marque une ouverture plus grande du Burundi vers l extérieur. Face à des importations croissantes et des exportations quasi stagnantes, le taux d ouverture 3 de l économie burundaise passe de 11,8% en 2005 à 12,7% en 2006 ; les échanges extérieurs représentent environ le tiers du PIB. 2 Exportations/ Importations 3 (Exportations +importations /2)/PIB marchand constant

La corrélation de ces deux phénomènes 4 met en relief le déséquilibre des échanges extérieurs et la nécessité de promouvoir et de diversifier les produits d exportation. Graphique 15 : Evolution des échanges commerciaux Evolution des échanges commerciaux 300 250 Montant en Mds BIF 200 150 100 50 0 2005 2006 Années Importations des biens Exportation des biens Les exportations Le montant total des revenus dégagé par les activités d exportation de biens a baissé de 1,8% en 2006 passant de 61,5 Mrds en 2005 à 60,4 Mrds en 2006. Cette contre performance enregistrée pour 2006 est non seulement consécutive à la chute des cours du café sur le marché international et à la faiblesse du volume de ventes de celui-ci mais aussi à la mévente de certains produits manufacturés. En effet, ces produits manufacturés ont connu une baisse de 37,5% en valeur due principalement à une forte diminution des ventes de bières et de sucre respectivement de 1,4 Mrd contre 0,6 Mrds en 2005 et de 1 Mrd contre 0,5 Mrd en 2005. Cela transparaît dans le tableau ci-après. 4 Taux de couverture qui se dégrade et taux d ouverture plus important

Tableau 25: Exportations des marchandises Année 2005 2006 Valeur en Mrds Volume en milliers de T Valeur en Mrds Volume en milliers de T Produits primaires 55,9 30,2 56,8 26,3 1. Café 43,6 21,4 40,8 18,6 Thé : 9,6 7,6 10,2 5,9 2. Peaux 0,5 1,2 1,6 1,8 Produits manufacturés (valeur) 5,6 11,5 3,5 4,9 Bière 1,4 3,3 0,6 1,1 Tissus en coton 0,2 0,03 1,2 1,0 Cigarettes 0,9 0,2 0,8 0,1 Bouteilles 0,02 0,13 0,02 0,15 Huile de palme brute 0,001-0,02 0,01 Sucre 1,0 2,0 0,5 1,0 Savons 0,04 0,06 0,07 0,2 Autres 2,1 5,9 0,4 1,3 TOTAL 61,5 41,7 60,3 31,2 Source : BRB

Graphique 16: Exportations par grands groupes de produits Exportation par grands groupes de produits 60 50 40 Montant en Mds BIF 30 20 10 0 2005 2006 Années Produits primaires Produits manufacturés La valeur nominale des exportations du café passe de 43,6 Mrds en 2005 à 40,8 Mrds en 2006 soit une baisse de 6,4%. En revanche, à la faveur de l amélioration des cours sur le marché international, la valeur des exportations du thé progresse de 6,2% en dépit d une baisse de 21,7% du volume des exportations.

Graphique 17: Evolution des principales cultures d exportation en valeur 1. Evolution en valeur 45 40 35 30 Montant en Mds BIF 25 20 15 10 5 0 2005 2006 Années Café Thé Graphique 18: Evolution des principales cultures d exportation en volume 2. Evolution en volume 25 20 Volume en tonnes 15 10 5 0 2005 2006 Années Café Thé

Les importations Les importations en valeur CIF ont sensiblement augmenté de 53,1% et diminué de 13% en volume. Les importations demeurent élevées en raison de l investissement tant public que privé. Elles progressent de 53,1% soit 442,5 Mrds de BIF en 2006 contre 289,1 Mrds de BIF en 2005. Les importations des biens de production représentent 33,1%, celles les biens d équipement s élèvent à 35,9% alors que celles des biens de consommation reviennent à 31%.

Tableau 26: Structure des importations en Mrds et en Tonnes 2005 2006 V Q V Q I. BIENS DE PRODUCTION: 96.463,2 171.515 146.495,6 198.234 10. Métallurgie 9.842,3 11.075 32.007,1 14.502 11.Agriculture et élevage 7.998,2 8.200 5.979,1 7.175 12.Alimentation 9.803,9 14.455 15.374,6 25.232 13.Textile 66,6 62 190,1 98 14.Construction 17.554,4 79.294 19.966,3 80.270 15.Bois 960,7 972 1.000,9 1.559 16.Papier 438,8 375 288,5 261 17.Cuir 1,5 2 14,9 13 18.Autres biens de production: 49.796,8 57.081 71.674,1 69.124 180 Chimiques 3.632,6 2.878 4.478,7 2.912 181 Combustibles solides - - 2,8 1 182 Huiles minérales 41.229,2 51.633 59.211,8 63.006 183 Autres 4.935,0 2.570 7.980,8 3.205 II. BIENS D'EQUIPEMENT: 109.905,1 34.889 158.909,5 32.769 20.Chaudières,engins mécaniques 32.210,8 2.467 18.712,7 2.006 21.Pièces et outillages 15.607,5 21.873 18.563,1 11.053 22.Matériel électrique 25.914,8 3.849 25.803,7 7.232 23.Tracteurs,véhicules et engins/ transport 29.752,1 6.093 64.369,3 11.698 24.Autres biens d'équipement 6.419,9 607 31.460,7 780 III. BIENS DE CONSOMMATION: 82.755,6 148.688 137.106,2 77.917 30.Durables: 40.936,1 108.830 70.627,7 27.787 300 Textiles 8.295,7 6.640 12.662,2 6.584 301 Véhicules 5.117,3 88.881 5.080,2 1.656 302 Autres 27.523,1 13.309 52.885,3 19.547 31.Non durables: 41.819,5 39.858 66.478,5 50.130 310 Alimentaires 13.798,8 34.010 27.512,2 36.809 311 Pharmaceutiques 18.546,1 1.085 28.983,9 1.577 312 Autres 9.474,6 4.763 9.982,4 11.744 TOTAL 289.123,9 355.091 442.511,3 308.920 Source : Bulletins mensuels de la BRB

Les importations des biens de production se sont inscrites en hausse de 51,9% en valeur et 15,6% en volume. Cette évolution relève principalement de l augmentation des biens destinés à l industrie de la métallurgie (225,2%), des biens destinés aux industries alimentaires (56,8%) ainsi que des huiles minérales (43,6%) constitués essentiellement des produits pétroliers. Les importations de biens d équipement ont augmenté en valeur de 44,6% tout en diminuant en volume de 6,0%. Cette croissance en valeur est principalement imputable à la hausse explosive tant en valeur (64,3 Mrds de BIF contre 29,8 Mrds en 2005 soit 115,8%) qu en volume (11698 tonnes contre 6093 tonnes en 2005 soit 92,0%) de l importation des tracteurs, des véhicules et engins de transport. La décroissance en volume quant à elle est due à la diminution de l importation des pièces et outillages de 21873 tonnes à 11053 tonnes soit une baisse de 49,5%. Les approvisionnements en biens de consommation, de même qu en biens d équipement, ont progressé en valeur de 65,7% tout en diminuant en volume de 47,6%. Cette croissance en valeur a été nourrie par l accroissement aussi bien des biens de consommation durables (72,5%) que ceux non-durables (58,9%). Cette progression est à imputer notamment à la hausse des importations des autres biens de consommation durables (25,4 Mrds) et des produits pharmaceutiques (10,4 Mrds). La baisse des importations en volume concerne uniquement les biens de consommation durables puisque ces derniers enregistrent une baisse de -74,5% (dont véhicules -87225 tonnes). Les importations des biens de consommation non-durables ont pour leur part progressé en volume de 25,8%.

Graphique 19: Importations par grands groupes de biens Importation par grands groupes de biens 160 140 120 100 Montant en Mds BIF 80 60 40 20 0 2005 2006 Années Biens de production Biens d'équipement Biens de consommation Répartition géographique des échanges commerciaux Les échanges commerciaux du Burundi avec le reste du monde sont caractérisés par la prédominance de l Europe (41,6%), de l Asie (35,0%) et de l Afrique (20,9%). Toutefois, un fort déséquilibre s observe entre les marchés d approvisionnement et les marchés d écoulement au niveau des échanges commerciaux pour la même période sous analyse. Les principaux partenaires à l importation Les importations du Burundi proviennent essentiellement de l Asie en premier lieu (38,0%) de l Europe (36,8%) et d Afrique (21,7%). Au niveau de l Asie, l Arabie Saoudite vient en tête avec 12,6% suivi du Japon et de la Chine respectivement avec 7,7% et 4,4%. En ce qui est de l Europe, 11,7% proviennent de l Union Economique Belgo Luxembourgeoise suivie du Royaume-Uni (4,6%), de la France (4,4%) et de l Italie (3,2%). Au niveau de l Afrique, le Kenya vient en première position avec 8,2% suivi de l Ouganda (3,9%) et de la Zambie (3,0%).

Ces dix principaux partenaires représentent une part de 63,8% dans le total des marchés d approvisionnement pour le Burundi pour l année 2006. Graphique 20: Importations par pays de provenance (en valeur) Importation par pays de provenance 60 50 40 Montant en Mds de BIF 30 20 Arabie saoudite UEBL Japon Kenya Royaume-Uni France Chine Ouganda Italie Zambie 10 0 2006 Année Les principaux partenaires à l exportation Au niveau des exportations, l Europe vient en première position avec 71,4% suivie de l Afrique (15,2%) et de l Asie (12,5%). En Europe, c est la Suisse qui est le premier client du Burundi avec 33,7% suivie du Royaume- Uni avec 12,5%. En Afrique, les exportations vont principalement vers le Rwanda à concurrence de 5,3% et vers l Egypte à 4,0%.

Graphique 21: Exportations par pays de destination Exportation par pays de destination 60 50 40 Montant en Mds BIF 30 20 Suisse Union Européenne Royaume-Uni Pakistan Rwanda Egypte Belgique Allemagne Ouganda RDC 10 0 2006 Année VI.1.2. La balance des services La balance des services comprend deux types de services : les services facteurs et les services non-facteurs. Le solde de la balance des services, traditionnellement déficitaire, s est aggravé encore une fois s établissant à -172,5 Mrds en 2006 contre -107,4 Mrds en 2005. Cette aggravation du déficit est imputable à la hausse des services non-facteurs de 36,9%. VI.1.2.1. Les services facteurs A l instar de beaucoup de pays en voie de développement, ce sont les intérêts payés au titre de la dette extérieure qui expliquent la plus grande partie du déficit lié aux échanges des services facteurs. La baisse sensible de ce déficit observée durant la période sous revue (-9,1 Mrds en 2006 contre -19,2 en 2005) pourrait s expliquer par la diminution du montant des intérêts payés sur la dette extérieure (9,1 en 2005 contre 8,3 Mrds de BIF en 2006).

VI.1.2.2. Les services non-facteurs L aggravation du solde des services non-facteurs avec un solde négatif passant de 83,6 en 2005 à 127,7 Mrds de BIF en 2006 est principalement liée à l importance des frais de voyages et de transport et correspond à la dégradation observée au niveau de la balance commerciale. Tableau 27: Les services non facteurs Année 2005 2006 SERVICES NON FACTEURS -83,6-127,7 Transports -21,9-18,8 Voyages -63,6-126,5 Services assurances -2,1-2,0 Services reçus/fournis par les administrations publiques 20,4 22,4 Services financiers -2,6-2,2 Autres services aux entreprises -13,8-1,6 REVENUS/SERVICES FACTEURS -19,2-9,1 SOLDE -102,8-136,8 Source : Rapports annuels de la BRB VI.1.3. La balance des transferts Cette balance enregistre les flux réels et financiers pour lesquels aucun actif ou service n a été obtenu en échange. Elle est la seule du compte courant à enregistrer un solde positif (235,6 Mrds) permettant ainsi une amélioration de ce compte. A travers ce solde excédentaire, c est l importance de l aide étrangère qui doit être soulignée. Bien qu elle enregistre une diminution par rapport à l année précédente (-10,0%), elle représente 25,2% du PIB.

VI.1.3.1. Les transferts du secteur privé Ce poste qui enregistre les transferts des migrants a progressé de 59,9% passant de 19,2 en 2005 à 30,6 Mrds de BIF en 2006. VI.1.3.2. Les transferts du secteur public Les recettes au titre des transferts publics ont diminué de 14,5% passant de 239,8 en 2005 à 205 Mrds BIF en 2006. Ces transferts sans contrepartie permettent au gouvernement de faire face à ses besoins budgétaires. Les avantages sont évidents puisque ces dons constituent une meilleure substitution à l endettement. Cependant, non seulement la pérennité de ces dons n est pas assurée, mais aussi l économie burundaise en reste tributaire. Tableau 28: Balance des transferts courants 2004 2005 2006 SECTEUR PUBLIC 150,3 239,8 205,0 Crédit 151,5 241,5 206,4 Débit 1,2 1,7 1,4 SECTEUR PRIVE 12,7 19,2 30,6 Crédit 14,6 21,1 32,7 Débit 1,9 1,9 2,1 - Transferts des fonds des travailleurs (0,3) (0,1) (0,1) Crédit 0,0 0,1 0,1 Débit 0,4 0,2 0,2 - Autres transferts 13,0 19,4 30,7 Crédit 14,5 21,0 32,5 Débit 1,5 1,7 1,8 Solde total 162,9 259,0 235,6 Source : Rapports annuels de la BRB

VI.2. COMPTE EN CAPITAL ET D OPERATIONS FINANCIERES Devant une balance des opérations courantes déficitaire, les opérations en capital engagées avec le reste du monde sont déterminantes dans le solde global de la balance des paiements du Burundi d autant plus qu elles ont toujours compensé partiellement ou totalement le déficit des opérations courantes. Ce compte s est soldé par un excédent de 136,6 Mrds contre 86,9 Mrds de BIF en 2005 suite à la hausse des soldes excédentaires des comptes de capital (63,8 contre 34,4 Mrds) et d opérations financières (72,8 contre 52,5 Mrds). VI.2.1. Compte de capital L excédent du compte de capital est consécutif aux concours extérieurs sous forme de dons projets (48,8 contre 27,3 Mrds) et à l allégement de la dette au titre de l initiative PPTE (16,1 contre 8,0 Mrds). Tableau 29: Compte de capital en Mrds BIF Année 2005 2006 1. Transfert de capital 34,4 63,8 1.1. Administrations publiques 34,5 63,8 Crédit 35,3 64,9 Dons projets 27,3 48,8 Remise de dette 8,0 16,1 Débit -0,8-1,1 Contribution aux organisations internationales 0,8 1,1 1.2. Autres secteurs -0,1-0,02 Transfert des migrants -0,1-0,02 Crédit - - Débit 0,1 0,1 Source : BRB

VI.2.2. Compte d opérations financières Les prêts officiels contractés à l étranger jouent un rôle prépondérant dans l excédent de cette balance. Cependant, l impact positif lié à l importance de ce poste sur le solde global ne doit pas faire oublier que ces prêts constituent un financement à crédit qu il faudra à terme rembourser. Ceci fait référence à la politique de la gestion de la dette à avoir son encours et son service. Tableau 30: Le Compte d opérations financières Année 2004 2005 2006 1. Investissements directs 0,05 0,6 0,03 2. Investissements de portefeuille 0 0 0,0 3. Autres investissements 48,5 88,5 91,2 3.1. Avoirs -24,2-8,5-31,1 3.2. Engagements 73,4 97,0 122,3 4. Avoirs de réserve -2,3-36,7-18,5 Solde total 46,2 52,5 72,8 Source : Rapports annuels de la BRB VI.3. LE SOLDE GLOBAL Les opérations du Burundi avec le reste du monde se soldent par un déficit de 0,8 Mrds de BIF en 2006. Cette situation montre la dépendance continue de l économie burundaise envers l aide étrangère et les risques liés à cette dépendance.

VII. MONNAIE ET CREDIT. VII.1. POLITIQUE MONETAIRE La politique monétaire est l action par laquelle l autorité monétaire, en général la Banque Centrale, agit sur l offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de stabilité des prix. Elle tache également d atteindre les autres objectifs de la politique économique : la croissance, le plein emploi et l équilibre extérieur. En 2006, la conduite de la politique monétaire s est inscrite dans le cadre du programme économique et financier appuyé par l accord triennal conclu entre le Burundi et le FMI au titre de la Facilité pour la réduction de la Pauvrété et la Croissance. L objectif visé est de maîtriser l inflation en limitant la croissance de la masse monétaire. Ainsi la Banque Centrale a poursuivi les actions initiées en 2005, qui visaient l amélioration de la gestion de la liquidité. De ce fait, elle a mis en place un système d appel d offre de liquidité en remplacement des plafonds de refinancement et qui a permis aux banques commerciales de placer à la Banque Centrale l excédent de leur trésorerie. Aussi, la Banque Centrale a procédé à des opérations de prise ou d injection de liquidité selon la conjoncture. Elle s est également appuyée sur le système des réserves obligatoires pour renforcer l efficacité de la politique monétaire. Au mois de Décembre 2006, la Banque Centrale a mis en place pour le compte de l Etat, le marché des bons et obligations du trésor négociables sur le marché secondaire. Le déficit sera financé par l émission des bons et obligations du trésor au lieu de recourir systématiquement aux avances de la Banque Centrale qui sont de natures inflationnistes. VII.2. RESSOURCES ET EMPLOIS L évolution des ressources du système monétaire sera appréhendée à travers l évolution des agrégats monétaires M2 et M1 tandis que les emplois seront analysés à travers les contreparties des ressources du système bancaire à savoir les Avoirs Extérieurs Nets et le Crédit Intérieur.

VII.2.1. Ressources VII.2.1.1. Evolution de la masse monétaire La masse monétaire disponible à un moment donné dans un système économique donne la mesure des moyens de paiement dont disposent les agents économiques autres que le secteur bancaire et le gouvernement. Il est nécessaire de suivre son évolution pour que la Banque Centrale puisse mettre en place une politique monétaire appropriée. La masse monétaire a augmenté, passant de 257,7Mrds de BIF en 2005 à 300,7Mrds de BIF en 2006, soit une augmentation de 16,7%. Cette augmentation de la masse monétaire fait suite à l expansion des disponibilités monétaires (+33,2Mrds de BIF) et de la quasi-monnaie (+9,8Mrds de BIF). Tableau 31: Evolution de la masse monétaire. Masse monétaire en Mrds de BIF Monnaie Quasi- monnaie Total Circulation Dépôts à Total Dépôts à terme et fiduciaire hors vue (M1) d épargne Période banques 2000 31,3 36,4 67,7 26,9 100,2 2001 34,1 45,0 79,1 30,9 109,1 2002 42,8 57,4 99,4 40,2 140,4 2003 44,5 74,7 119,2 53,0 171, 2 2004 57,2 99,9 157,1 60,1 217,2 2005 67,9 115,6 183,5 74,2 257, 7 2006 68,4 147,2 215,6 84 300,7 2004/2003 en % 28,4 35,5 32,8 13,3 26,8 2005/2004 en % 18,7 15,7 16,8 23,5 18,7 2006/2005 en % 0,7 27,3 17,5 13,2 16,7 Source : BRB, bulletins mensuels

VII.2.1.2. Monnaie (M1) La monnaie (M1) a connu une croissance annuelle de 17,5% entre décembre 2005 et décembre 2006, passant de 183,5 Mrds de BIF à 216,7 Mrds de BIF. Au niveau de ses principales composantes, les dépôts à vue (+27,3%) ont progressé à un rythme moins soutenu que celui de la circulation fiduciaire (+0,7%). La part des dépôts à vue est ainsi passée de 63 à 68,4 %. L augmentation a concerné tous les détenteurs de dépôts à l exception des dépôts des établissements financiers. VII.2.1.3.Quasi-monnaie La quasi-monnaie a progressé de 13,2% s établissant à 84 Mrds de BIF contre 74,2 Mrds de BIF soit une augmentation de 9,8 Mrds de BIF. Cette augmentation est due essentiellement aux placements des particuliers ayant augmenté de 4,1 Mrds de BIF, des entreprises privées (+5,3 Mrds de BIF), les dépôts à terme des sociétés à participation publiques ayant baissé de 2,6 Mrds de BIF. Graphique 22: Evolution des composantes de la masse monétaire 160 140 120 100 80 60 40 20 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Circulation fiduciaire (hors banques) Dépôts à vue Quasi- monnaie

VII.2.2. Les emplois a. Avoirs extérieurs nets Les avoirs extérieurs nets ont chuté en 2006, passant de 71,6 Mrds de BIF en fin 2005 à 65,0 Mrds de BIF en fin 2006, soit une diminution de 6,6 Mrds de BIF. Cette baisse des avoirs extérieurs nets s explique par une augmentation considérable des engagements à court terme qui se sont élevés en 2006 passant de 101,8Mrds BIF en 2005 à 142,2 Mrds de BIF en 2006 soit une augmentation de 39,4%. Tableau 32 : Situation des avoirs extérieurs Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Avoirs extérieurs bruts (en Mrds de BIF) 33,0 83,9 118,3 131,8 173,3 207,2 Engagements extérieurs à court terme (en Mrds de BIF) 20,0 58,0 65,2 92,1 101,8 142,2 Avoirs extérieurs nets (en Mrds de BIF) 13 25,8 53,1 39,6 71,6 65,0 Variation annuelle (en %) -60,9 100,8 106,4-25,4 80,7-9,2 M1 78,2 99,4 118,2 157,1 182,6 216,7 M2 109,0 139,7 171,2 217,1 256,8 300,7 Avoirs extérieurs nets en % de M1 (à fin d année) 16,5 26,0 44,9 25,2 39,2 30,1 Avoirs extérieurs nets en % de M2 (à fin d année) 11,8 18,5 31,0 18,3 27,9 21,7 Source : Rapport Annuel BRB 2006 Tableau 33: Situation du Crédit Intérieur( en Mrds de BIF) 2002 2003 2004 2005 2006 CREANCES NETTES SUR L'ETAT 31,8 46,0 106,6 120,9 169,8 Crédit à l'etat 83,9 109 142,6 171,5 220,2 dépôts du secteur gouvernemental 52,1 63 36,0 50,6 50,4 CREANCES SUR L'ECONOMIE 161,2 169,4 172,2 168,8 200,6 Crédits 155,8 162,1 161,7 158,0 194,6 Autres créances 5,4 7,2 10,5 10,8 12,0 TOTAL 193 215,4 278,8 289,7 376,4 Source : BRB

Le crédit intérieur a connu une augmentation de 85,7 Mrds de BIF passant de 289,7 Mrds de BIF en 2005 à 376,4 Mrds de BIF en 2006, soit un accroissement de 29,9%.Cette augmentation a concerné à la fois les créances nettes sur l Etat de (47,8 Mrds de BIF soit 39,5%) et les créances sur l économie ayant augmenté (37,8 Mrds de BIF soit 22,2%). Les créances nettes sur l Etat ont continuellement augmenté, suite à une faible mobilisation des recettes et dons. Graphique 23: Evolution des contreparties de la masse monétaire 400 350 300 250 200 150 100 50 0 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Avoirs extérieurs nets Crédits intérieurs nets VII.3. RISQUES DU SYSTEME FINANCIER L encours des crédits distribués a augmenté de 41,1 Mrds BIF, passant de 174,2 à 215,2 Mrds BIF respectivement en 2005 et 2006, soit une augmentation de 23,6%. Cette augmentation a concerné les crédits à court terme (23%), moyen (25%) et long terme (30,6%). Les engagements par signature ont suivi la même courbe d évolution et ont augmenté de 19,6%. L augmentation des crédits distribués en 2006 peut s expliquer par le rétablissement progressif de la confiance des investisseurs privés et au financement de la campagne café.

Tableau 34: Evolution des risques du système financier en Mrds BIF Année 2003 2004 2005 2006 I. CREDITS DISTRIBUES A. Crédits à court terme Importation après expédition Mobilisation des créances commerciales Fin d année Encours moyens Source : Rapport Annuel BRB 2006 Fin d année Encours moyens Fin d année Encours moyens Fin d année Encours moyens 180,7 175,9 179,8 181 174,2 176,0 215,2 198,4 147,2 144,5 143, 6 146,2 138,9 140,7 170,8 157,4 2,1 1,5 1,1 2,0 1,0 1,4 1,1 0,9 0,2 0,5 1,8 0,9 1,4 2,0 1,6 1,9 Exportation 14,2 18,5 19,3 21,2 6,7 9,1 19,6 14,5 Crédits de trésorerie 130,7 124,0 121,3 122,0 129,8 128,2 148,4 139,9 B. Crédits à moyen terme 28,1 25,9 31,6 30,0 30,9 30,8 38,6 36,3 Habitat 4,5 4,6 3,9 4,2 4,5 4,0 5,9 5,6 Equipement 23,6 21,2 27,7 25,9 26,4 26,7 32,6 30,6 C. CREDITS A LONG TERME 5,3 5,5 4,6 4,7 4,4 4,4 5,8 4,8 Habitat 3,6 3,7 3,3 3,4 3,2 3,2 4,1 3,7 Equipement 1,7 1,8 1,3 1,2 1,2 1,2 1,7 1,1 II. ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE Crédits à change non couverts 16,5 17,4 27,5 25,3 29,9 33,4 35,8 38,1 8,1 10,2 12,4 12,5 13,4 16,5 21,0 20,8 Avals et cautions 8,4 7,2 15,0 12,8 16,5 16,9 14,8 17,3 TOTAL DES RISQUES 197,2 193,3 207,3 206,3 204,1 209,3 251 236,5

VII.3.1. Les crédits par terme La structure des crédits par terme ne semble pas varier périodiquement depuis l année 2000. Jusqu en 2006, elle reste toujours dominée par le crédit à court terme avec une part relative de plus de 70%. En ne considérant que l année 2006, les crédits à court terme représentent 79,4% du total suivis par les crédits à moyen terme avec seulement 17,9%. La part des crédits à long terme quant à elle reste très faible et ne varie que très lentement. En effet, sur une période de 6 ans, c est-à-dire entre 2001 et 2006, elle oscille entre 2 et 3,5% du total. Graphique 24: Evolution des crédits selon la durée de remboursement (en Mrds) 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 2002 2003 2004 2005 2006 Crédits à court terme Crédits à moyen terme Crédits à Long terme VII.3.2. Les crédits par secteur d activités La structure des crédits distribués par branches d activité montre que les principaux bénéficiaires sont le commerce (70,7%), l équipement (13,5%) et l habitat (6,8%). L analyse de ces crédits montre la prédominance des concours alloués aux activités commerciales. Aussi, leur part relative dans le total a-t-elle augmenté, passant de 68,8% à 70,7%. Cette évolution est en rapport avec la hausse des financements à l exportation du café dont la part relative dans l ensemble est passée de 4,7 à 9,8% d une fin d année à l autre.

VII.4. EVOLUTION DES RESERVES INTERNATIONALES Les réserves officielles brutes correspondent à l ensemble des avoirs extérieurs dont la Banque Centrale peut disposer librement. Tableau 35: Evolution des réserves internatioanles Année 2002 2003 2004 2005 2006 Or monétaire 0,4 0,4 0,5 0,5 0,6 Avoirs en DTS 0,2 0,1 0,3 0,3 0,2 Avoirs en devises 62,1 72,4 73,1 111,1 130,0 Position de réserves au FMI 0,5 0,6 0,6 0,5 0,5 Total 63,2 73,5 74,5 112,4 131,3 Source : BRB Au cours du dernier quinquennat, de 2002 à 2006, les réserves internationales brutes se sont sensiblement accrues. Par rapport à l année 2005, ces réserves ont connu une hausse de 16,8% passant de 112,4 à 131,3 Mrds de BIF en 2006, ce qui représente la couverture de 5 mois d importation de biens et services.

VII.5. EVOLUTION DE L INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION. L indice des prix à la consommation est l instrument de mesure, entre deux périodes données, de la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages sur le territoire d un pays déterminé. Il est aussi l instrument le plus courant d appréhender l inflation. Toutefois, pour le cas du Burundi, le calcul est basé sur les données de la seule ville de Bujumbura faute de moyens d étendre régulièrement les enquêtes sur l ensemble du territoire national. Ainsi, après avoir enregistré un accroissement à deux chiffres en 2005, l indice des prix à la consommation a connu une légère augmentation en 2006, passant d une moyenne annuelle se fixant à 550,9 au lieu de 536,5 en 2005, soit un accroissement de 2,7% contre 13,2% en 2005, l année de base étant 1996. Cette décélération de l indice général des prix s explique principalement par la tendance à la stabilisation des indices des groupes «alimentation» (0,1), «habillement» (-0,5) et «autres biens et services» (0,0). Par contre, les indices des autres groupes qui ont une influence minime tels que «logement et chauffage» (8,0), «articles de ménage» (1,2), «transport et communication» (7,0) et services médicaux (4,2) ont connu un accroissement sensible. Graphique 25: Evolution de l Indice des prix à la consommation Indice des prix à la consommation des ménages de Bujumbura (base 1996=100) 600,0 500,0 400,0 300,0 200,0 100,0 0,0 536,5 550,9 474,1 437,5 395,3 2002 2003 2004 2005 2006 Indice des prix à la consommation des ménages de Bujumbura (base 1996=100)

Graphique 26: Evolution du taux d inflation 30,0 25,0 24,3 20,0 Taux d'inflation 15,0 10,0 5,0 0,0-5,0 13,2 10,7 9,3 8,4 2,7-1,3 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Années Evolution du taux d'inflation VII.6. EVOLUTION DU TAUX DE CHANGE DU BIF Le taux de change est la valeur d une monnaie par rapport à une autre. Toutefois, il n est pas d usage que le franc burundais soit exprimé en dollar américain, mais il est courant, que la valeur des principales monnaies cotées par la Banque Centrale telles que le dollar américain ou l Euro soit exprimée en francs burundais. Ainsi, en décembre 2006, il fallait en moyenne 1028,9 BIF pour acheter un dollar américain contre 1081,6 BIF en 2005. Par rapport à l ensemble des monnaies des principaux pays partenaires commerciaux du Burundi, le franc burundais s est apprécié (-4,8% par rapport au dollar américain, -3,9% par rapport à l Euro et -3,6% par rapport à la livre sterling) contre respectivement +1,8%, +1,6% et + 2,4% en 2005. L indice du taux de change effectif nominal en 2006 s est inscrit à la hausse de 2,65% suite à l appréciation du franc burundais vis-à-vis de la majorité des monnaies des pays partenaires commerciaux. L indice du taux de change effectif réel a progressé de 1,1%, en relation avec l accroissement du taux de change effectif nominal mais contrebalancée par la baisse des prix relatifs.

Graphique 27: Evolution des taux de change nominal et réel 100,0 90,0 80,0 70,0 60,0 50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 0,0 1999 2000 2001 2002 2003 (*) 2004 2005 2006 NOMINAL REEL

ANNEXES