Web Services : Beyond the peer-to-peer architecture

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1 Faculté des Sciences Département d Informatique Web Services : Beyond the peer-to-peer architecture Jérémy De Roey Mémoire présenté sous la direction du Professeur Esteban Zimányi et de Ir. François Deliège en vue de l obtention du grade de Licencié en Informatique Année académique MEMBRE DE L ACADÉMIE UNIVERSITAIRE WALLONIE-BRUXELLES ET DU PÔLE UNIVERSITAIRE EUROPÉEN BRUXELLES WALLONIE

2 Remerciements Je tiens à adresser mes remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à la bonne réalisation de ce mémoire : le Professeur Esteban Zimányi, mon directeur de mémoire, pour ses encouragements, ses nombreux conseils ainsi que ses relectures qui ont permis de mener à bien ce mémoire, mon co-directeur de mémoire, Ir. François Deliège, pour ses nombreux conseils et orientations lors de mon Erasmus au Danemark, les membres du jury qui prendront le temps de lire mon travail et de l évaluer, toutes les personnes de l Université Libre de Bruxelles et de l Université d Aalborg qui ont permis la réalisation ainsi que l organisation de mon Erasmus au Danemark, ma famille, ma compagne Sylvie et mes amis pour leur soutien et leurs encouragements, ainsi que ma future belle-mère pour ses relectures et corrections. ii

3 Table des matières 1 Introduction Motivation Structure du document Services web Introduction Définition La composition de services web Avantages et inconvénients Les services web dans l industrie Aspects techniques Scénario général de fonctionnement XML SOAP WSDL UDDI WS-BPEL Sécurité Sécurisation de la connexion XML Signature XML Encryption XKMS SAML iii

4 TABLE DES MATIÈRES XACML WS-Security Autres spécifications basées sur WS-Security Réseaux peer-to-peer Introduction Historique Définition, caractéristiques et objectifs Les différentes topologies Architecture centralisée Architecture décentralisée hybride Architecture décentralisée P2P pure Couche de routage Protocoles de routage au sein de réseaux structurés Communication de groupe Introduction IP-Multicast Multicast applicatif sur une infrastructure P2P Scribe Architecture P2P sur une couche de transport service web Présentation générale Combinaison de services web et P2P Les avantages Les inconvénients Choix des protocoles Choix du protocole de routage P2P Choix du protocole Multicast Aspects techniques Couche services web Couche de routage P2P iv

5 TABLE DES MATIÈRES Couche de communication de groupe Expérience et résultats L interface L implémentation Exemple d exécution Conclusions 78 A Annexes 80 A.1 WSRemoteNodeI.java A.2 Mapping type Java - XML schéma A.3 Publication de services web Bibliographie 84 v

6 Table des figures 2.1 Composition de services web Exemple d utilisation du service web Google Maps Couches des services web Modèle d interaction des services web Format d un message SOAP sans pièce jointe Structure d un document WSDL Entrée d un annuaire UDDI SAML : Authentification unique Sécurité : Standards basés sur WS-Security Napster : fonctionnement Architecture centralisée Architecture décentralisée hybride Architecture centralisée P2P pure CAN Chord Pastry : Routage par préfixe Pastry : Table de routage Envoi multiple via unicast Scribe : inscription à un groupe Découpage en couches de la solution Parties d une peer de l application vi

7 TABLE DES FIGURES 5.3 WS : Instances et points d entrées Application : Fenêtre de connexion Application : Fenêtre principale vii

8 Chapitre 1 Introduction 1.1 Motivation Associés généralement à la piraterie, les réseaux peer-to-peer constituent un moyen aisé et performant pour le partage de ressources à grande échelle. Malheureusement, la plus grande utilisation faite de ce genre de réseaux est la distribution de logiciels, de fichiers musicaux... majoritairement illégaux menant ainsi les fournisseurs d accès à Internet à s armer contre cette utilisation frauduleuse en plaçant, notamment, des filtres sur leurs serveurs. Néanmoins, le thème des réseaux peer-to-peer ouvre ses portes à d autres types d usages comme l a bien fait remarquer la recherche dans ce domaine. En effet, de par ses diverses caractéristiques comme par exemple le fait d être décentralisé, auto-adaptatif et extensible, le concept de réseaux peer-to-peer semble être une base intéressante pour de futures applications, désireuses d éviter le modèle tant utilisé sur Internet mais limité en puissance, à savoir le modèle client/serveur. Dans un autre domaine, les services web forment une solution aux différentes interactions dynamiques entre des entités hétérogènes de par leur architecture, leur langage de programmation ou encore de par leur architecture. Cette technologie permet ainsi de construire des architectures orientées services dans lesquelles chaque entité peut, sans connaissance préalable d un service, consommer ce dernier après avoir effectué une recherche dans un annuaire et récupéré une description de celui-ci. De plus, les services web mettent en avant des atouts intéressants dont il serait utile de profiter dans un type d interaction autre que 1

9 1.2. STRUCTURE DU DOCUMENT celui du modèle client/serveur : le modèle décentralisé. C est la raison pour laquelle ce document se focalise, après une description de ces technologies, sur la combinaison de celles-ci dans un système ayant pour application la gestion de groupes et l envoi de messages en mode multicast/anycast à ces derniers. Ainsi, ce mémoire a pour objectifs de présenter ces diverses technologies et surtout de créer une application permettant la communication de groupes, reposant sur une architecture peer-to-peer, le tout utilisant les services web comme moyen de transport de messages. 1.2 Structure du document Pour ce faire, ce document se divise en quatre parties caractérisées chacune par un chapitre. Le chapitre 2 présente la technologie des services web en commençant par définir celle-ci de manière rigoureuse. Ensuite, ce chapitre décrit l utilisation des services web dans l industrie ainsi que les différents avantages et inconvénients pouvant mener au développement d une application l exploitant. Ceci étant fait, le chapitre présente les différents aspects techniques impliqués dans cette technologie. Finalement, différentes facettes concernant la sécurité des services web seront explicitées. Le chapitre 3 expose le sujet des réseaux peer-to-peer en commençant par un bref historique suivi d une définition ainsi que d un énoncé des différentes caractéristiques et objectifs de ceux-ci. Ensuite, après avoir présenté les différentes topologies possibles des réseaux peer-to-peer, le chapitre s attardera sur différents algorithmes de routage au sein de ces réseaux dans le cas structuré. Le chapitre 4 effectue quant à lui une présentation générale de la communication en comparant la communication de groupe au niveau applicatif avec celle effectuée par IPmulticast. Ensuite, ce chapitre décrira une technique de multicast applicatif reposant sur une architecture peer-to-peer. 2

10 1.2. STRUCTURE DU DOCUMENT Finalement, le chapitre 5, pierre angulaire de ce document, fournit une présentation globale de l application permettant la communication de groupe sur une architecture peerto-peer en utilisant les services web comme couche de transport. Ensuite, après évocation des différents avantages et inconvénients à combiner les technologies des services web avec une architecture peer-to-peer, une présentation sera faite des aspects techniques des différentes technologies utilisées lors de l implémentation de l application. Enfin, ce chapitre sera clôturé par l exposé de l application résultante ainsi qu un exemple d exécution ayant pour but d illustrer les différents concepts abordés. 3

11 Chapitre 2 Services web 2.1 Introduction Depuis la création d Internet, l utilisation de ce réseau s est diversifiée. En effet, tout commença durant les années 1950, lors de la guerre froide, lorsque le ministère américain de la Défense souhaitait disposer d un réseau capable de résister aux attaques de l ennemi ; tel n était guerre le cas car ce dernier utilisait le réseau téléphonique public considéré comme vulnérable 1. Viendra quelques années plus tard la création d une unité de recherche pour la Défense, l ARPA 2 qui donnera par la suite naissance au réseau ARPAnet. Initialement, ce réseau reliait seulement quelques universités qui l utilisaient à des fins de calculs distribués. Dû à son succès et à l apparition du protocole TCP/IP 3, bon nombre d unités de recherche, de réseaux et de machines vont s y rattacher, faisant ainsi augmenter de façon significative la taille de ce réseau. L utilisation d Internet jusqu aux années 90 aura donc concerné les chercheurs d université, le gouvernement et les industries. Par la suite, une nouvelle application va révolutionner l utilisation d Internet et dès lors attirer des millions de nouveaux utilisateurs : le WWW 4. Ce dernier ne se définit plus comme un énorme entrepôt de textes, de fichiers et d images car il a évolué vers une architecture orientée services (SOA 5 ) ; ce qui ajoute ainsi la notion de services à notre approche. Ainsi, en plus des interactions homme - machine, on va prendre en considération 1 En effet, il suffisait de détruire quelques-uns des points de commutation afin de fragmenter le réseau. 2 Advanced Research Projects Agency. 3 Il a été reconnu officiellement en 1983 comme étant le seul protocole. 4 World Wide Web. 5 Service Oriented Architecture. 4

12 2.2. DÉFINITION les interactions machine - machine. Depuis quelques années, un engouement particulier vers les SOA (et les services web par la même occasion) s est fait ressentir. En effet, une preuve de ceci a été apportée par l enquête menée par Evans Data Corporation [13] datant de 2006, dans laquelle le constat suivant a été fait : le pourcentage d architectures orientées services en état de fonctionnement aurait doublé par rapport à l année précédente. De plus, 24% de l échantillon interrogé se disent implémenter des SOA, ce qui correspond à une augmentation de 85% par rapport à l année précédente et 30% se disent prêts à utiliser plus de 20 services pour l année suivante, ce qui correspond à une augmentation de 58% par rapport à l année précédente. Néanmoins, 25% de cet échantillon pensent également que le frein principal de cet augmentation est le manque de standards. En effet, l un des problèmes posés par les services web concerne les standards, sujet sur lequel nous reviendrons ultérieurement dans ce chapitre. Après avoir défini de manière rigoureuse les services web, décrit leurs avantages et inconvénients et donné une vision globale sur le sujet, ce chapitre 6 s attardera sur les différentes technologies dont ils font usage. De plus, ce chapitre présentera diverses méthodes permettant de sécuriser ces derniers ainsi que les technologies qui y sont associées. 2.2 Définition Comme pour tout concept important, il est fondamental de définir de manière rigoureuse la notion de services web. En effet, nombreuses sont les personnes qui galvaudent ces termes ; la partie web est associée aux sites web et par conséquent le couple services web est associé aux services disponibles pour le public via un site web. De plus, la multitude de définitions variant avec le temps, l entité la définissant et le manque de standards encouragent cette mauvaise compréhension. Afin de remédier à ce problème, l analyse et l explication de plusieurs définitions semblent être un passage nécessaire. Tout d abord, examinons une définition comportant quelques lacunes provenant de [7] : A web service is any service that is available over the Internet, uses a standardized XML messaging system, and is not tied to any one operating system 6 Afin d élaborer ce chapitre, les références suivantes ont été utilisées : [2, 9, 10, 12, 29, 36, 43, 45, 53] 5

13 2.2. DÉFINITION or programming language. Cette dernière considère un service web comme étant un service disponible via Internet, utilisant XML 7 pour l encodage des messages et indépendant du système d exploitation, ainsi que du langage de programmation. Cette définition est incomplète dans le sens où celle-ci ne spécifie pas le fait que l interaction se produit entre programmes. De plus, les aspects de description du service ainsi que de découverte de ce dernier sont manquants, la notion de service étant laissée dans le vague. Une définition plus complète nous est fournie par le W3C 8 : A Web service is a software system identified by a URI, whose public interfaces and bindings are defined and described using XML. Its definition can be discovered by other software systems. These systems may then interact with the Web service in a manner prescribed by its definition, using XML based messages conveyed by Internet protocols. [54] Cette définition met en avant le fonctionnement même des services web. Ainsi, celle-ci précise qu un service web doit pouvoir être défini, décrit et découvert par d autres applications, mécanisme qui est à la base d une architecture orientée service. Aussi, un prestataire de services voulant mettre un service à disposition de clients doit, après avoir défini et décrit son service, rendre ce dernier disponible 9 en le publiant par exemple dans un annuaire. Les clients intéressés pourront ensuite consulter cet annuaire et faire appel aux services dont ils ont besoin. D autres aspects importants de cette définition résident dans l identification d un service web via un URI 10 ainsi que l utilisation de XML pour l échange de messages, sujets sur lesquels nous reviendront plus tard dans ce chapitre. En résumé, un service web est une application qui : 7 Extensible Markup Language. 8 World Wide Web Consortium abrégé W3C. 9 Découvrable. 10 Uniform Resource Identifier : Il s agit d un identifiant unique pour une ressource web respectant une syntaxe WWW. RFC3986[4] pour plus d informations. 6

14 2.3. LA COMPOSITION DE SERVICES WEB fonctionne indépendamment du système d exploitation ou du langage de programmation, est identifiée par un URI, est accessible via un réseau, communique avec d autres applications grâce à un langage commun de représentation de données, a une interface publique qui sera utilisée par les autres applications, est inscrite dans un annuaire. 2.3 La composition de services web Ce type d architecture consiste en la réalisation d un service qui, pour atteindre son objectif, va utiliser d autres services. Afin d éclaircir cela, il convient de regarder de plus près la figure 2.1 illustrant un service web fourni par une agence de voyage. Réservation de tickets d avion Compagnie A Réservation de tickets d avion Compagnie B Client Service d une agence de voyage Réservation de voiture Réservation d hôtel B Réservation d hôtel A Fig. 2.1 Composition de services web Dans ce cas-ci, une agence de voyage met à la disposition du client un service permettant la réservation d un voyage. Ce service aura pour tâche d effectuer les réservations nécessaires 7

15 2.4. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS selon les critères donnés par le client. Il est important de remarquer le fait que l agence de voyage joue un double rôle : celui de prestataire de service envers le client et celui d utilisateur des services de réservations divers. Ce type d architecture est transparent pour le client qui n utilisera que le service mis à sa disposition par l agence de voyage. 2.4 Avantages et inconvénients Le succès des services web dans l industrie n est pas un hasard. En effet, les services web présentent bon nombre d avantages : Un déploiement facile et rapide : une entreprise utilisant des services web peut mettre à disposition des nouveaux services tout en limitant les coûts ainsi que le temps nécessaire à leur déploiement. Ainsi, une entreprise peut très aisément créer un nouveau service en combinant d autres services déjà existants. L interopérabilité : les services web peuvent être utilisés par d autres applications indépendamment du système d exploitation ou des langages de programmation dans lesquels ces derniers sont implémentés. Protocoles et standards ouverts : les services web utilisent des protocoles et des standards qui sont ouverts. Les données ainsi que les protocoles étant au format texte, ils sont plus facilement compréhensibles et lisibles par les développeurs. L utilisation du protocole HTTP : les services web utilisant le protocole HTTP 11 bénéficient d un avantage non négligeable, à savoir leur fonctionnement à travers de nombreux firewalls sans avoir à modifier les règles de filtrage. Les services web ne faisant pas partie d un monde parfait, ceux-ci présentent également quelques défauts : Faibles performances : comme nous pouvons le voir en référence [14], les services web ne constituent pas une grande avancée au niveau des performances quand ils sont comparés à CORBA 12 conséquences directes de l utilisation de XML. Problème de sécurité : et à Java-RMI 13. Ce défaut de performance est une des bien que l utilisation du protocole HTTP constitue un avantage, ce dernier peut également être considéré comme un inconvénient. En effet, 11 Hypertext Transfer Protocol. 12 Common Object Request Broker Architecture. 13 Remote Method Invocation. 8

16 2.5. LES SERVICES WEB DANS L INDUSTRIE puisque cette technologie permet de passer à travers les firewalls, elle permet par conséquent de passer au travers des règles de sécurité de ces derniers. Normes peu développées : certaines normes telles que la sécurité ou encore les transactions sont encore au stade de prémices. 2.5 Les services web dans l industrie L intégration et l interopérabilité étant les objectifs premiers des services web et recherchés par l industrie, il n est pas étonnant de les retrouver dans des applications de nombreuses grandes entreprises telles que Ebay, Amazon, Google, Yahoo Paypal, ViaMichelin, etc. Voici quelques exemples 14 de services web mis à la disposition des développeurs par des entreprises très présentes sur Internet : Google 15 : L entreprise Google, notamment réputée pour son moteur de recherches, met à disposition des développeurs des services web permettant d effectuer, à partir de programmes développés par ces derniers, des recherches parmi les pages référencées et de récupérer les résultats de manière structurée. Nous retrouvons également une API 16 mettant à disposition des fonctions du célèbre Google Earth 17, une API permettant la gestion d un calendrier, une autre permettant la vérification d orthographe, etc. Sur la figure 2.2, une agence immobilière a utilisé l API Google Maps afin de permettre une meilleure visualisation de la localisation des biens. Yahoo 18 : La société Yahoo met à disposition des services web permettant de consulter un compte mail à partir d une application. Tout comme Google, Yahoo offre des services de localisation ainsi que de recherche mais permet également la création de galeries de photos ainsi que la création d une boutique en ligne. 14 Liste non exhaustive Application Programming Interface

17 2.5. LES SERVICES WEB DANS L INDUSTRIE Fig. 2.2 Exemple d utilisation du service web Google Maps Ebay 19 : Ebay, la très célèbre société d enchères en ligne, permet aux utilisateurs d interagir avec sa base de données via ses services web. Par l intermédiaire de ceux-ci, on pourra notamment afficher les enchères, enchérir, laisser des évaluations, consulter les profils des vendeurs, etc. Amazon 20 : La société Amazon met à la disposition des développeurs des services web permettant à ces derniers d intégrer des données d Amazon directement dans leurs applications. PayPal 21 : PayPal, solution de paiement sur Internet, permet aux développeurs d effectuer dans leurs applications des transactions bancaires, d obtenir des détails sur une transaction, etc https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=p/pdn/devcentral landing-outside 10

18 2.6. ASPECTS TECHNIQUES Ces dernières années, nous avons assisté à une augmentation du nombre de services web disponibles. Ainsi, une foule de services gadget ont vu le jour dans le but d attirer le grand public à la recherche d originalités pour leurs sites web. 2.6 Aspects techniques Comme illustré à la figure 2.3, la technologie des services web se décompose en plusieurs couches, chacune ayant un rôle bien particulier et reposant sur les fonctionnalités fournies par la couche inférieure. Nous pouvons d ores et déjà remarquer que le langage XML est utilisé comme standard pour ces différentes couches, permettant ainsi l interopérabilité, but premier des services web. De plus, il apparaît également sur cette figure que la couche de communication n est pas restreinte à un seul protocole ouvrant ainsi ses portes aux protocoles HTTP, SMTP 22, FTP 23, etc. permettant de ce fait aux développeurs de déployer des services web également sur un intranet. La description de cette couche n étant pas le sujet principal de ce document, nous ne nous y attarderons pas. Basés sur XML Orchestration WS BPEL Publication et découverte des services web UDDI Description des services web WSDL Messages Extensions de SOAP Fiabilité, transactions, routage,... Sécurité SOAP Couche de communication HTTP, SMTP, FTP,... Fig. 2.3 Couches des services web 22 Simple Mail Transfer Protocol. 23 File Transfer protocol. 11

19 2.6. ASPECTS TECHNIQUES Cette section 24 a pour but de décrire les différentes couches ainsi que les interactions entre ces dernières en illustrant chacun des concepts grâces à des exemples concrets. Faisant suite à une présentation des différents acteurs intervenant dans le scénario général de fonctionnement des services web, les différentes technologies y sont détaillées Scénario général de fonctionnement Un fournisseur de services ayant implémenté ces derniers souhaite les rendre accessibles via le réseau. Pour ce faire, il va d abord devoir décrire ces services de façon à ce que l utilisateur potentiel de ces derniers ait toutes les informations dont il aura besoin pour une bonne utilisation de ceux-ci. Ceci sera accompli grâce à la technologie WSDL 25 ; sujet qui sera développé plus loin dans cette section. Une fois la description réalisée, il va devoir la publier dans un annuaire de services de façon à ce que les clients puissent découvrir le service associé. Ces derniers pourront donc effectuer des opérations de recherche sur cet annuaire pour trouver la description du service dont ils ont besoin. Ceci étant fait, le client du service va pouvoir se connecter au fournisseur de services et invoquer le service web souhaité. Ce scénario est illustré à la figure 2.4. Découverte de services Utilisateur de services web SOAP Annuaire UDDI SOAP Publication de services Fournisseur de services web SOAP Applications Utilisation des services web Document WSDL Services web Fig. 2.4 Modèle d interaction des services web Les différentes étapes nécessaires à l accès et à l utilisation d un service web sont donc 24 Afin d élaborer cette section, les références suivantes ont été utilisées : [17, 22, 23, 15] 25 Web Services Description Language. 12

20 2.6. ASPECTS TECHNIQUES les suivantes : 1. Découvrir le service : le client lance une recherche sur un annuaire UDDI en spécifiant les critères. 2. Récupérer la description du service : le client reçoit en réponse à sa requête un document WSDL décrivant le service dont il a besoin. 3. Utilisation du service web : la communication entre le client et le service web se fait via le protocole SOAP. Le client appelle le service web en précisant les paramètres divers de ce dernier. 4. Récupérer la réponse Toutefois, il est important de remarquer que ce scénario peut également s étendre de manière récursive. En effet, comme nous l avons vu dans la section 2.3, un service web peut être composé d autres services de fonctionnalités diverses pouvant être localisés à l autre bout de la terre XML XML [55] est un langage permettant la représentation de données ainsi que de documents structurés sans l utilisation de balises prédéfinies. Ainsi, ce langage peut être étendu de façon à y ajouter des balises spécialisées afin de décrire au mieux chaque type de données. Cette flexibilité confère à XML la popularité dont il jouit. Historiquement, XML a été développé par le W3C en 1996, a profité des meilleurs aspects de SGML 26 et est, depuis 1998, une recommandation du W3C. XML décrit un ensemble de règles syntaxiques, de façon à placer de manière cohérente et correcte les balises à l intérieur d un tel document. Un document XML qui respecte toutes ces règles imposées est dit bien formé. L avantage de toutes ces règles est de permettre la création de parsers 27 XML qui seront utilisés afin de lire et d extraire les données d un document XML. Un exemple de document XML est donné ci-dessous : Dans le code source 2.1, les balises en orange sont appelées des éléments. Chaque entité peut avoir un ou plusieurs attributs 28 (en rouge) permettant d ajouter de l information 26 Standard Generalized Markup Language. 27 Analyseur syntaxique en français. 28 La valeur de ceux-ci doit être encadrée par des quotes. 13

21 2.6. ASPECTS TECHNIQUES Code source 2.1 Exemple de document XML bien formé <collection nom= Ma collection > <livre id= 1 > <titre>marketing management</titre> <auteurs> <auteur>kotler</auteur> <auteur>dubois</auteur> </auteurs> <sujet>marketing</sujet> </livre> </collection> supplémentaire aux éléments. Les namespaces XML Les namespaces, ou espaces de noms XML, permettent de classer les éléments ainsi que les attributs en une collection, de façon à éviter les ambiguïtés de nommage telles que les collisions de noms d éléments ou d attributs. Chaque namespace est identifié par un URI et est déclaré en utilisant le mot réservé xmlns tout en respectant la syntaxe xmlns: prefix = URI dans le cas d une utilisation avec préfixe ou bien xmlns= URI. Les deux solutions sont équivalentes, si ce n est que la première définit en plus un préfixe qui devra être utilisé avant chaque élément ou attribut du namespace. Le code 2.2 utilise un namespace avec préfixe. Code source 2.2 Exemple de namespace XML (préfixé) <ns1 :livre xmlns :ns1 = http ://www.mylibrary.com > <ns1 :titre>marketing management</ns1 :titre> <ns1 :auteurs> <ns1 :auteur>kotler</ns1 :auteur> <ns1 :auteur>dubois</ns1 :auteur> </ns1 :auteurs> </ns1 :livre> 14

22 2.6. ASPECTS TECHNIQUES Les schémas XML Un schéma XML est un document XML permettant la définition d une structure possible d un document XML. Ce schéma permettra la validation dudit document en décrivant l ensemble des éléments ainsi que des attributs pouvant apparaître dans ce dernier, l ordre des éléments fils ainsi que leur contenu, les types de données des éléments et des attributs ainsi que leur valeur par défaut. Le schéma XML 2.3 correspond à celui du document XML SOAP SOAP 29, ou encore Simple Object Access Protocol 30, est un standard du Consortium W3C définissant un protocole RPC 31, tout comme RMI et CORBA, mais utilisant XML pour structurer les messages. Il permet donc l échange de messages entre entités SOAP d un émetteur à un récepteur pouvant passer par des intermédiaires. Un des grands avantages de ce protocole est qu il n est pas limité à un seul protocole de transport, contrairement à son ancêtre XML-RPC 32 qui, lui, est basé sur HTTP. En effet, alors que la grande tendance est à HTTP, on pourrait parfaitement utiliser SMTP, FTP ou tout autre technologie future pour l implémentation de cette couche. Le protocole SOAP précise les aspects suivants : la manière avec laquelle XML sera utilisé pour représenter le contenu des messages, comment une paire de messages peut être utilisée pour former un échange du type Request-Reply, des règles définissant par exemple comment le récepteur d un message doit traiter les différents éléments XML qu il contient. 29 Afin de réaliser cette section, les références suivantes ont été utilisées : [27, 44, 52] 30 Cet acronyme n est valable que jusqu à la version 1.1 car la version 1.2 ne le spécifie plus. SOAP devient alors un nom propre n ayant plus aucune relation avec l acronyme. 31 Remote Procedure Call : mécanisme permettant d appeler des procédures situées sur un ordinateur distant

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