AVENIR DE LA FILIERE FRANÇAISE DU NUCLEAIRE CIVIL
|
|
|
- Stéphane Blanchette
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 SYNTHÈSE DU RAPPORT AVENIR DE LA FILIERE FRANÇAISE DU NUCLEAIRE CIVIL 16 juin 2010 Par François Roussely Vice-Président Europe de Credit Suisse Président d Honneur du Groupe EDF
2 LETTRE DE MISSION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE Page 2 sur 23
3 Page 3 sur 23
4 Page 4 sur 23
5 INTRODUCTION Les acteurs de la filière nucléaire française (EDF, AREVA, ASLTOM au premier chef) sont des leaders industriels incontestés en France où ils ont acquis leur expérience initiale : ils figurent désormais aux premiers rangs mondiaux dans leur domaine et peuvent s appuyer sur plusieurs centaines de PME françaises. Avec 58 tranches nucléaires en exploitation, le parc français apparaît ainsi comme une exceptionnelle réussite technologique et industrielle au moment où le marché des centrales nucléaires est appelé à profondément évoluer. Dans le monde, nous assistons en effet aujourd hui à une forte progression de la demande d énergie nucléaire. Cette «renaissance», qui se traduira probablement par la mise en chantier d environ 250 nouvelles centrales d ici vingt ans crée à la fois une opportunité et un challenge pour la France. La filière nucléaire française est, en effet, confrontée à un double défi à l horizon Sur un plan national, il lui faudra mener à bien les chantiers des quelques nouvelles centrales, assurer le parfait fonctionnement du parc et préparer la prolongation de la durée de vie des centrales actuelles au-delà de 40 ans. Dans le même temps, elle aura à gérer aussi bien le démantèlement prévu de certaines installations que la mise en application du programme relatif aux déchets nucléaires. A l international, la tâche est encore plus rude et nouvelle ; elle devra conquérir une part significative du marché des nouvelles centrales, marché fortement segmenté et très concurrentiel. La filière nucléaire française doit donc s adapter pour être en mesure d atteindre ce double objectif. Cette adaptation concerne autant l Etat que les entreprises du secteur. L Etat devra continuer d assumer un rôle central dans l organisation de la filière nucléaire française, comme le font tous les Etats dans le monde ayant une industrie nucléaire. Les entreprises du secteur ont, quant à elles, pris depuis plus longtemps le virage de l international. Mais ce faisant, plusieurs faiblesses sont apparues : problèmes d organisation globale de l «Equipe France», de compétitivité de l offre, de capacité de financement, de disponibilité des ressources humaines, de la mobilisation de la R&D, etc Les entreprises du secteur ont à faire de considérables efforts d amélioration de leur offre face aux autres géants du secteur. Elles en ont la capacité, à condition d apporter des réponses convaincantes à la question du financement du nucléaire et à celle du modèle d alliances stratégiques à mettre en place pour assurer la performance de l «Equipe France» à l export. Telles sont quelques unes des questions essentielles qui se posent à la filière nucléaire française auxquelles le présent rapport a pour ambition de répondre. Page 5 sur 23
6 I - LA FILIERE NUCLEAIRE FRANCAISE Avec près de emplois directs et indirects, la filière nucléaire occupe actuellement une place essentielle dans notre industrie et en constitue un fer de lance. Grâce à des exigences toujours réaffirmées de sûreté et de sécurité, l exploitation du parc de centrales nucléaires françaises n a connu aucun incident majeur. Les principaux acteurs de la filière nucléaire française, née dans les années 70, sont aujourd hui des acteurs d envergure mondiale au premier rang desquels nous trouvons : EDF, opérant un parc de 58 centrales en France et de 15 en Grande-Bretagne, est le plus important producteur mondial d électricité nucléaire. EDF, en tant qu architecte-ensemblier de ce parc, et en tant qu exploitant, a accumulé plus de 1000 années-réacteurs et dispose d une expérience qui n a guère d équivalent dans le monde ; AREVA est présent à toutes les étapes du cycle du combustible nucléaire, dans la conception et la fourniture des chaudières ou îlots nucléaires, ainsi que dans les services aux réacteurs en exploitation (remplacement de certains composants de l îlot nucléaire, opérations en arrêt de tranche). Ce groupe estime à environ 20 % sa part globale des marchés du nucléaire (cycle et services aux réacteurs) ; ALSTOM est aujourd hui l un des leaders mondiaux pour les îlots conventionnels des centrales nucléaires (de type REP et REB). Environ 30 % du parc mondial en exploitation utilise des ensembles turbine-alternateur développés par ce groupe ; BOUYGUES et VINCI, acteurs mondiaux dans leur spécialité de Génie Civil et d ouvrages d art, sont des partenaires historiques qui ont concouru à la réalisation de l ensemble du parc français au travers des sociétés qui ont été consolidées pour former ces deux groupes. Au-delà de ces grands acteurs industriels, on compte environ une vingtaine d'entreprises de taille intermédiaire et plusieurs centaines de PME. Ce réseau d entreprises, dont environ 200 spécialisées dans le nucléaire, joue un rôle essentiel. Enfin, il convient aussi de mentionner le Commissariat à l énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), et l Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) comme autant d acteurs importants de la filière. Par ailleurs, GDF-SUEZ détient et exploite 7 centrales nucléaires en Belgique. Fort du succès de son nucléaire civil, la France et ses industriels peuvent légitimement prétendre occuper une place de premier plan dans la renaissance actuelle du nucléaire civil mondial. Toutefois, longtemps reconnue comme un modèle dans le secteur des technologies du nucléaire civil, la France voit son image se dégrader. La crédibilité à la fois du modèle EPR et de la capacité de l industrie nucléaire française à réussir de nouvelles constructions de centrales ont été sérieusement ébranlées par les difficultés rencontrées sur le chantier finlandais d Olkiluoto et sur celui de la troisième tranche de Flamanville. Page 6 sur 23
7 Parallèlement, alors que la disponibilité moyenne mondiale des centrales nucléaires - mesurée par le coefficient de disponibilité Kd - a significativement augmenté au cours des quinze dernières années, la disponibilité des centrales nucléaires françaises diminue fortement depuis quelques années. Il importe donc de redresser rapidement la situation, en prenant les mesures d urgence nécessaires, et ainsi de permettre à la filière nucléaire française, qui en a les capacités, de se positionner sur les nouveaux marchés du nucléaire civil. S il n en allait pas ainsi, c est la crédibilité, et donc l existence même, de cet outil industriel autour d AREVA qui serait menacée. Il est ainsi recommandé de : Assurer le concours des acteurs français, sous la responsabilité d AREVA, pour permettre l achèvement du chantier d Olkiluoto dans les meilleures conditions ; Etablir un plan d actions prioritaires, sous la responsabilité d EDF, pour garantir la construction de la centrale nucléaire Flamanville 3 dans les meilleures conditions de coût et de délais ; Définir et mettre en œuvre un programme d actions pour améliorer la disponibilité des centrales françaises, notamment en améliorant la gestion des arrêts de tranche ; Poursuivre et intensifier les échanges entre EDF et l ASN afin de déterminer comment satisfaire les demandes de l ASN tout en limitant l impact sur les durées d arrêt des centrales. Il découle aussi de ces constats et recommandations qu il convient impérativement d effectuer un retour d expérience des chantiers d Olkiluoto, de Flamanville 3, et de Taishan (Chine), avant de commencer la construction proprement dite de Penly 3. Le calendrier des opérations au Royaume-Uni sera mis à profit dans le même souci. Page 7 sur 23
8 II - LE MARCHE DES REACTEURS La capacité de production nucléaire installée dans le monde est de l ordre de 375 GWe (avec près de 440 réacteurs en fonctionnement). Toutes les études prospectives envisagent un accroissement de la capacité nucléaire mondiale à l horizon Au total, suivant les scénarios, seraient remplacés et construits de 175 à 520 GWe d ici 2030, selon les hypothèses retenues pour l extension de la durée de vie. A titre de comparaison, la puissance cumulée des mises en service dans le monde depuis le 1 er janvier 2000 n a été que de 31GWe. Toutefois, ces prévisions n anticipent une véritable accélération des mises en service nouvelles qu audelà de l horizon Au début de 2010, l AIEA recensait dans le monde entier, 57 réacteurs en construction (soit près de 55GWe), ce qui correspond à un rythme moyen annualisé de l ordre de 10 GWe de constructions neuves. Il est raisonnable d anticiper que ce rythme de constructions double ou triple à moyen terme. Un acteur déterminé de ce marché, qui déclarerait l ambition d en prendre le quart, peut prévoir de disposer d une capacité de construction de 5 à 6 GWe / an. Pour la filière nucléaire française, les perspectives à moyen terme se dessinent très nettement : en fonction d une durée de vie supérieure à 40 ans, et a fortiori 50 ans, des centrales nucléaires françaises, les marchés auxquels elle peut concourir sont essentiellement situés à l exportation. La renaissance mondiale du nucléaire en période de globalisation de l économie, a bousculé les schémas historiques. Désormais, la construction de centrales nucléaires est souvent réalisée dans le cadre d appels d offres internationaux. Citons par exemple les appels d offres de ces dernières années en Chine, en Finlande et aux Emirats Arabes Unis. La filière nucléaire française propose à l international le réacteur EPR (European Pressurized Reactor). Il s agit d un réacteur de troisième génération, fruit d une longue coopération franco-allemande, dont l objectif était de développer un réacteur dont la sûreté et la rentabilité économique seraient accrues. L EPR a suivi les prescriptions du cahier des charges élaboré par les électriciens européens et a satisfait toutes les exigences successives des autorités de sûreté française et allemande. Ainsi, les solutions retenues ont-elles pu être validées. EPR est parmi les meilleurs modèles de troisième génération et le produit cœur, voire unique pour le moment, de notre industrie nucléaire. Comment soutenir une politique d exportation avec un seul produit, a fortiori aussi typé? La complexité de l EPR résultant des choix de conception, notamment du niveau de puissance, de l enceinte, du récupérateur de corium (core catcher) et de la redondance des systèmes de sécurité est certainement un handicap pour sa réalisation et donc ses coûts. Ces éléments expliquent en partie les difficultés rencontrées en Finlande ou à Flamanville. Il convient donc de poursuivre l optimisation de l EPR à partir du retour d expérience des réacteurs en construction et de l acquis des réalisations antérieures. Cette optimisation devra faire l objet d un développement mené en commun par EDF et AREVA, en liaison avec l ASN en vue de progresser dans la conception détaillée à sûreté égale. Page 8 sur 23
9 Parallèlement, des modèles plus petits que l EPR semblent plus conformes aux attentes de certains clients. Il convient donc de compléter l offre française et de disposer de plusieurs familles de produits compétitifs sur le marché international. ATMEA 1 pourrait être un de ces produits. Réacteur à eau pressurisée de troisième génération, d une puissance comprise entre 1000 et 1150 MW, il est actuellement conçu conjointement par AREVA et Mitsubishi Heavy Industries. Toutefois l ATMEA1 ne disposera, une fois certifié, de vraies chances commerciales uniquement si les études de conception de ce réacteur prennent en compte les apports d exploitants confirmés - et tout particulièrement d EDF - et si une centrale nucléaire de référence conçue autour de ce réacteur est mise en construction dans un pays expérimenté. Avec les mêmes objectifs, et à niveau de sûreté équivalent, il convient aussi de prendre en considération les nouveaux réacteurs de plus petites puissances développés par nos partenaires industriels étrangers. Lorsque ces différentes étapes auront été franchies, le catalogue de l exportation française sera renforcé. Enfin, les experts auditionnés par la Mission ont réaffirmé unanimement leur conviction qu il ne saurait être question pour la filière française de commercialiser des réacteurs «low cost» dont le moindre coût résulterait d une sûreté dégradée par rapport à des modèles supposés équivalents. Page 9 sur 23
10 III - LE CYCLE DU COMBUSTIBLE ET LA GESTION DES DECHETS Sécuriser l amont du cycle Les scénarios de croissance modérée au niveau mondial tendent à démontrer que, globalement, les ressources minières et les autres capacités industrielles nécessaires à la couverture des besoins de l amont du cycle 1 existent ou pourraient être «aisément» ajustées, sous réserve que les industriels disposent d une visibilité suffisante et des moyens financiers nécessaires et sachent, avec leurs clients électriciens, anticiper, c'est-à-dire décider de nouvelles capacités de production, ou remplacer des capacités de production vieillissantes. Compte-tenu des longues durées d anticipation indispensables à l exploration puis au développement d une mine nouvelle, cela signifie d une part, que l effort d exploration ne doit pas être affaibli, et d autre part, que la sécurité des approvisionnements nationaux reste un sujet important. Pour l amont du cycle, il est essentiel de conforter le dialogue stratégique entre l Etat, AREVA et EDF, AREVA étant un acteur minier de premier plan (En 2009, premier producteur mondial avec de l ordre de 20 % de la production d uranium primaire) et EDF le plus gros consommateur mondial d uranium enrichi. Pour concrétiser cette idée, AREVA pourrait apporter ses actifs miniers d'uranium à une société ad hoc dont elle conserverait la majorité et assurerait la gestion ; les autres actionnaires pourraient être des clients. En outre, une telle opération permettrait à AREVA de réduire significativement ses besoins en capitaux. Promouvoir les compétences françaises dans l aval du cycle Les dispositions prévues et les démarches adoptées pour gérer les assemblages combustibles déchargés des réacteurs (les «combustibles usés») constituent ce que l on désigne sous le vocable «aval du cycle». A l échelle mondiale, les politiques d aval du cycle se sont de facto divisées en deux catégories : l entreposage en vue, normalement, d un stockage définitif direct et le retraitement et recyclage, qui concourent d une part à réduire le volume et contenir la radioactivité des déchets ultimes, d autre part à économiser par recyclage la ressource primaire uranium. Il est recommandé de promouvoir les moyens et savoir-faire industriels français dans les domaines du retraitement-recyclage. La position de la France devra être, en tout état de cause, dominée par la préoccupation constante de non-prolifération. Réalisation du centre de stockage en couche géologique profonde : garantir l étude dans les délais fixés par la loi La gestion des déchets ultimes fait en France l objet d une loi de programme du 28 juin 2006 sur laquelle le présent rapport n imagine pas qu il y ait lieu de revenir. 1 Extraction minière de l uranium, conversion (ou fluoration), enrichissement, fabrication des assemblages combustibles. Page 10 sur 23
11 Cette loi a fixé au projet de Centre de Stockage Profond (CSP) confié à l ANDRA l échéance légale de 2015 pour l instruction de la demande d autorisation correspondante. Il est désormais indispensable que l ANDRA définisse de façon urgente la planification opérationnelle fine de la préparation de l échéance de 2015 concernant le centre de stockage profond (CSP). Pour pouvoir atteindre cet objectif, il est proposé que l ANDRA associe d urgence EDF, AREVA et le CEA à la définition optimisée du CSP et à sa réalisation. Parallèlement, il convient de responsabiliser l ASN, dont le rôle, dans la définition d un cahier des charges réaliste de l ouvrage, peut s avérer crucial. Page 11 sur 23
12 IV - POUR UNE NOUVELLE ORGANISATION DE LA FILIERE NUCLEAIRE CIVILE FRANCAISE L Etat doit renforcer son rôle dans l organisation de la filière nucléaire française tout en s adaptant à la nouvelle donne internationale La gouvernance du nucléaire en France doit être renforcée et resserrée, pour assurer avec efficacité la maîtrise de la pluralité des enjeux (stratégiques, politiques, industriels) du secteur et un véritable suivi de l offre nucléaire française à l export. L importance stratégique et l ampleur des missions de réflexion, d animation et de coordination à mettre en œuvre dans le domaine du nucléaire justifient la constitution soit d un ministère de l énergie dirigé par un ministre de plein exercice soit d un secrétariat général à l énergie rattaché à la Présidence de la République. Ce ministère ou ce secrétariat général s appuiera sur une direction d administration centrale identifiée, disposant de l ensemble des compétences nécessaires pour mener à bien ses missions et d un budget propre. Il assurerait le secrétariat du Comité de Politique Nucléaire que préside le Chef de l Etat. Parallèlement, la mission de l Agence France Nucléaire Internationale (AFNI) doit être étendue pour développer l action internationale de la France dans le domaine du conseil nucléaire. En effet, chaque Etat désireux de se lancer dans le développement de l énergie nucléaire civile ou envisageant de développer son parc de centrales doit créer ou réévaluer un «référentiel de sécurité». Ce référentiel est constitué d un ensemble de normes, de dispositifs et de procédures concourant à la sûreté et à la sécurité (intérieure et extérieure) des installations nucléaires et de leur environnement. La France est en mesure d offrir sa coopération dans l établissement ou l amélioration de ces référentiels. L Etat doit créer une structure industrielle dédiée pour l exportation L échec aux Emirats Arabes Unis a surtout montré les limites de l organisation des acteurs français face à une demande nouvelle de primo-accédant. L issue aurait pu être différente si, dès qu a été connue la position des Emirats, il y avait eu une analyse objective de la demande, débouchant sur une proposition d offre sous pilotage d EDF. L organisation pratique à l exportation doit être repensée, en gardant à l esprit que les marchés accessibles sont segmentés et de natures variées, selon que l on ait affaire à des pays ayant une expérience plus ou moins ample de la production électronucléaire ou à des primoaccédants. Il est nécessaire de constituer une interface qui puisse, au nom de tous, identifier et recenser les demandes, dialoguer avec le client potentiel sur le modèle contractuel souhaité et, ensuite, proposer à ses mandants une position de principe sur la réponse et un choix d organisation avec identification du chef de file et du type d offre souhaité. Cette interface n a pas vocation à faire les offres mais uniquement à proposer l organisation la mieux adaptée à la satisfaction de la demande du client. Il s agit bien d une société de services, en amont de l offre. Page 12 sur 23
13 L industrie nucléaire française doit être resserrée autour de ses champions nationaux associés dans une nouvelle dynamique Sur un marché devenu mondial et concurrentiel, et après quelques vicissitudes regrettables, il est important désormais que la filière industrielle se réorganise pour conforter ses atouts, renforcer sa coordination et développer ses performances à l exportation, son principal marché demain. En règle générale, EDF doit être pour les projets de construction de centrales nucléaires, tant en France qu à l étranger, l architecte-ensemblier de «l Equipe France». L ingénierie joue un rôle majeur dans toute construction nouvelle et représente une part importante du coût total. C est le domaine dans lequel les connaissances des différents acteurs sont non seulement complémentaires mais nécessairement associées pour la réussite de l opération. Le rôle central est tenu par un chef d orchestre, l architecte-ensemblier qui organise tout le déroulement de l opération et gère les interfaces. Il doit réunir des compétences dans tous les domaines concernés et, en particulier, il doit disposer directement ou indirectement des connaissances d un opérateur pour optimiser l installation et bénéficier du retour d expérience d exploitation dans tous les détails de la conception finale. Dans une compétition désormais mondiale, l avantage exceptionnel dont dispose la France est de pouvoir intégrer dans son offre le retour d expérience unique de l exploitant EDF, également responsable de l ingénierie d ensemble. Les deux exemples reconnus au plan mondial sont EDF qui a tenu ce rôle dans la construction du parc français et a apporté son aide dans plusieurs réalisations à l export, et les sociétés américaines d Ingénierie qui ont réalisé un grand nombre de centrales, aux Etats-Unis et dans le monde, mais ne les exploite pas. Ainsi, EDF est-il à ce jour le seul groupe à disposer de l expérience longue et reconnue lui permettant d exercer la responsabilité d architecte-ensemblier. Néanmoins, si à l international le client ne souhaite pas la présence d EDF ou EDF ne souhaite pas répondre à un appel d offre, le consortium qui répondra à l appel d offre devra trouver un exploitant et une ingénierie sur lesquels s appuyer pour disposer de compétences comparables à celles d EDF. Le rôle d AREVA AREVA réunit aujourd hui les activités du cycle du combustible nucléaire, la conception et la fabrication d îlots nucléaires, et des services à l exploitation des centrales. La création d une société allant de la mine au retraitement est une idée qui a fait débat en son temps, moins aujourd hui. D'une part, il s agit de pouvoir offrir un service complet aux clients. D'autre part, la diversité des niveaux et des cycles d investissement permet d étaler les risques financiers et de garantir une rentabilité moyenne honorable en tous points du cycle. Page 13 sur 23
14 Le modèle «intégré» d AREVA repose sur le caractère contra-cyclique d un portefeuille d activités diversifié et cohérent, mais il ne dispense pas d achever la rationalisation de la société et une meilleure maîtrise des coûts. Il est désormais essentiel de donner une nouvelle dynamique aux liens stratégiques entre EDF et AREVA EDF est le principal client du Groupe AREVA, et AREVA le principal fournisseur d EDF. Les liens entre les deux groupes hérités de l histoire et fondés sur la proximité technologique et industrielle semblent s être distendus ces dernières années, au moment où les objectifs d intérêt général ont cédé le pas devant des objectifs commerciaux. EDF s est ainsi engagée dans une démarche de diversification de ses fournisseurs (principalement dans l amont du cycle) ; AREVA a œuvré pour élargir son portefeuille de clients étrangers. Ces deux démarches, même si elles ont leurs logiques, ont malgré tout contribué à créer la distance aujourd hui constatée. Or on attend de ces deux groupes sous contrôle public, qu ils sachent développer leurs complémentarités chaque fois que la satisfaction de la demande du client l exige. Ce qui peut signifier mener en commun des réflexions et analyses préalables sur tel sujet, se donner une visibilité réciproque, se reconnaître dans tel domaine pré-identifié soit une préférence réciproque, soit une liberté d action, ou bien encore décider sur tel point d une démarche ou politique commune. Seul un dialogue sérieux et une volonté partagée, sans arrières-pensées, au niveau des deux directions générales, permettra de donner du corps à un partenariat stratégique à retrouver. Cet accord stratégique est une nécessité impérieuse pour la France, pour fédérer efficacement sa filière nucléaire civile à l international, pour préparer l enjeu du renouvellement du parc électronucléaire français, pour accompagner l indispensable relance de l économie française. L examen de la géopolitique actuelle du nucléaire montre le rôle fondamental de la Chine. EDF et AREVA sont présents activement depuis de nombreuses années en Chine. Dans ce contexte, il est recommandé que, forts de leur expérience, AREVA et EDF proposent aux acteurs chinois, sous la responsabilité de l Etat, un contrat commun de partenariat. Il convient aussi, autour des champions nationaux, de fédérer et soutenir le tissu de PME essentiel à la filière française Ces industriels ont besoin de l aide des grands acteurs (EDF, AREVA ) pour améliorer leur offre, de disposer de standards Ils ont aussi besoin d une certaine indépendance pour répondre à des demandes de concurrents des grands acteurs français. Il est proposé que l Etat confie au CEA, en collaboration avec le Pôle de compétitivité Nucléaire Bourgogne (PNB), une mission de recensement des compétences et des potentialités de ces industries. Enfin, les industriels de rang 2 pourraient être incités à renforcer leur action concertée au sein d un groupement interprofessionnel qui serait leur porte-parole auprès de l Etat et des grands acteurs. Page 14 sur 23
15 Le maintien d une exigence haute de sûreté et de sécurité doit impérativement être décliné pour tous les acteurs de la filière nucléaire française. Le caractère universel de l impératif de sûreté n a toutefois pas, à ce jour, entraîné l adoption de normes mondiales pour le nucléaire civil. Les règles de sûreté sont actuellement définies au niveau de chaque Etat, contrairement à d autres secteurs d activité pour lesquels l exigence de sécurité est aussi très importante (aéronautique, par exemple). La question du risque nucléaire acceptable, ou plus généralement du risque technologique acceptable, est un débat de société à part entière pour lequel la ou les réponses à donner sont naturellement du rôle du Politique. Force est néanmoins de constater que la notion même de compétitivité du nucléaire et l hétérogénéité des règles de sûreté selon les Etats renforcent l actualité de ce débat et la nécessité de préciser certaines exigences de sûreté. La seule logique raisonnable ne peut pas être une croissance continue des exigences de sûreté. Dans ce contexte, il est proposé de lancer, sous la responsabilité de l Etat, un groupe de travail dont la mission serait de formuler des propositions en vue d associer au mieux exigences de sûreté et contraintes économiques, en incluant une vision internationale, a minima européenne. Parallèlement, et en cohérence, il est proposé de confier à l IRSN le rôle d établir un corpus des dispositions de sûreté en vigueur en France afin d en assurer la diffusion et la promotion à l international de sorte que les industriels puissent y faire référence dans leurs offres. Il n est pas, à ce jour, dans la mission de l ASN d intervenir dans les processus d offre à l exportation. En France, il convient que l État définisse un modus vivendi équilibré avec l Autorité de Sûreté, c est-à-dire réaffirme le rôle régalien qu il ne devrait pas abandonner à une autorité indépendante. L ASN doit aussi poursuivre ses efforts pour permettre une compréhension par le plus grand nombre de ses prises de position. L exercice du droit et du devoir de communication de l ASN concerne des sujets complexes et est particulièrement délicat. Il convient d éviter que des événements de portée très limitée conduisent à jeter une suspicion injustifiée sur l ensemble d une technologie. La sous-traitance est un enjeu de taille pour la filière nucléaire. La seule maintenance des centrales nucléaires d EDF en France emploie plus de intervenants extérieurs regroupés au sein de 600 entreprises partenaires, dont travaillent en zone contrôlée. Il est proposé, en se référant aux textes existants, d établir une charte fixant les conditions de travail qui s appliqueraient à tous les salariés du nucléaire en France. Cette charte pourrait s inspirer de la Charte de Progrès et de Développement Durable établie en janvier 2004 entre EDF et les organisations professionnelles représentant les entreprises prestataires de services de maintenance intervenant sur ses installations nucléaires. Page 15 sur 23
16 Il est aussi proposé que toute entreprise amenée à intervenir sur le nucléaire fasse l objet d un agrément par les autorités de contrôle. Cet agrément serait nécessaire quel que soit le statut contractuel des salariés intervenant (CDI, CDD, intérim, etc..). Page 16 sur 23
17 V - COMPETITIVITE ET FINANCEMENT DU NUCLEAIRE Dans un monde où le secteur de l énergie est dérégulé dans de nombreuses zones économiques (Europe, Amérique du Nord, ) la question du financement du nucléaire civil, et donc de sa compétitivité, est désormais essentielle. L énergie nucléaire civile n a quasiment aucun usage captif, contrairement à d autres énergies comme le pétrole avec les transports routiers. La question des coûts relatifs de l électricité d origine nucléaire et de celle d origine fossile a une réponse éminemment fluctuante : une nouvelle marée noire, comme celle récente du Golfe du Mexique, et ses dégâts sur l environnement, une nouvelle découverte permettant de mieux exploiter les gisements de pétrole ou gaz non conventionnels, un accroissement du réchauffement climatique, sont autant de facteurs qui peuvent avoir un impact fort sur le prix des hydrocarbures ou du charbon, et ainsi sur la compétitivité à moyen terme de l énergie nucléaire. Le coût de production de l électricité a trois grandes composantes : les coûts d investissement, les coûts d exploitation et de maintenance, les coûts du cycle du combustible. Au premier ordre, la compétitivité du nucléaire dépend fondamentalement de deux facteurs : la maîtrise des coûts de construction et les conditions de son financement. Les besoins globaux de financement d un projet nucléaire sont élevés mais ne sont pas exceptionnels dans l'énergie. Quelles pourraient être les conditions pour un financement privé? Les investisseurs privés sont aujourd hui très réticents. Le caractère très capitalistique du nucléaire ne devrait pas être un élément dissuasif en soi. Une centrale nucléaire se prête a priori de manière idéale à des financements longs du fait de sa stabilité économique une fois en service : pas d aléa climatique, coûts marginaux et d exploitation faibles, fourniture en base, outil fiable. Une comparaison avec l industrie pétrolière montre bien que ce n est pas le montant des investissements, ni même l inflation rapide de leurs coûts, qui pose un problème aux investisseurs privés pour s engager dans le nucléaire. Une réflexion sur le financement du nucléaire conduit nécessairement à se poser la question «le nucléaire est-il une industrie comme les autres?». S il ne fait aucun doute que l ouverture au financement privé est une tendance lourde, il n en reste pas moins que le nucléaire dispose de caractéristiques propres (risques, règles de sûreté et de sécurité, lien avec les questions de défense, ). En outre, l Etat reste en France, comme dans de nombreux pays, le garant du nucléaire. La filière nucléaire doit atteindre une compétitivité attractive pour l investissement privé. Vouloir créer les conditions économiques d un financement privé du nucléaire n est pas un choix idéologique mais un principe de réalité : c'est la mesure la plus sûre de la compétitivité de notre industrie. Son développement ne se fera plus par un vaste programme national piloté par l Etat. Page 17 sur 23
18 Notre industrie doit donc améliorer sa compétitivité et devenir attractive pour les investisseurs privés. Cela exige une action déterminée des entreprises. Cela exigera aussi un changement de culture industrielle. Les principaux axes de progrès des industriels sont parfaitement identifiés et donnent d ores et déjà lieu à un intense travail de tous les acteurs de la filière nucléaire : réduction de la durée du chantier, standardisation et construction en série, simplification de la conception, construction de plusieurs tranches sur un même site, efficacité accrue de la gestion du parc. Le renforcement de la compétitivité du nucléaire civil français nécessite aussi de véritables engagements de l Etat, dont les principaux axes pourraient être les suivants : Poursuivre la mise en place d une tarification du CO 2 ; Soutenir l extension de fonctionnement des centrales à 60 ans, à sûreté constante ; Planifier une hausse modérée mais régulière des tarifs de l électricité (en euro constant) afin de permettre la préparation du financement du renouvellement du parc à long terme ; S assurer que le prix de cession de l électricité par EDF prévu par la loi Nome, couvre bien à terme le coût complet de renouvellement du parc ; Poursuivre une action politique résolue pour obtenir que tous les financements multilatéraux destinés aux énergies renouvelables soient aussi ouverts au nucléaire. Page 18 sur 23
19 VI - LES MOYENS D UNE POLITIQUE AMBITIEUSE DU NUCLEAIRE CIVIL Renforcer l information du public L industrie nucléaire est et restera une filière tout à fait spécifique. Le nucléaire est en effet probablement la seule activité économique dont l avenir est largement déterminé par l opinion publique. L acceptation par le public et les acteurs institutionnels est une condition majeure pour le développement du nucléaire civil. Pour les Français, l atout-maître du nucléaire est sa contribution essentielle à l indépendance énergétique de la France. Ils sont d ailleurs plus de 70 % depuis 2005 à reconnaître que le nucléaire nous apporte cette indépendance. Sept Français sur dix pensent que la filière nucléaire est bonne pour l économie et crée des emplois. Les Français citent aussi l atout environnemental de l énergie nucléaire et le coût de revient assez faible de l électricité produite. Le nucléaire est pour beaucoup un symbole de fierté nationale. La gestion des déchets nucléaires nécessite de développer un effort d explication : pour 60 à 70 % des Français, il s agit de l argument le plus convaincant contre le nucléaire. Même s il ne suffit pas d informer pour convaincre, il est essentiel que tous les citoyens aient accès à des informations fiables, comme le rappelle la Commission Européenne dans son Programme indicatif nucléaire - Communication au Conseil et au Parlement Européen du 4 octobre Il est donc proposé d établir un portail Web national, animé par le nouveau Ministère de l Energie, qui mettrait à disposition des informations fiables et multiples. Parallèlement, il est proposé de lancer un programme national d éducation à l énergie et aux métiers de la filière énergie, en milieu scolaire, dès l école primaire. Il est aussi proposé de déterminer des modalités pratiques compatibles avec les règles de sécurité en vigueur (notamment Plan Vigipirate), permettant d ouvrir de nouveau au public les centrales nucléaires ainsi que les installations des industriels et acteurs de contrôle de la filière nucléaire française. Affirmer un rôle majeur dans la définition des nouvelles règles internationales du nucléaire civil La nouvelle bataille industrielle du nucléaire civil est désormais d une telle importance qu elle oblige les Etats à s investir, en renonçant parfois à leurs positions traditionnelles, en soutenant vigoureusement et au plus haut niveau la prospection commerciale de leurs grandes entreprises et en multipliant les accords intergouvernementaux. Un certain nombre de pays responsables, dont évidemment la France, sont à la fois : En faveur de cette montée en puissance (aspects climatiques, énergie sans émission de CO 2, réponse partielle à la croissance de la demande énergétique mondiale) ; Et inquiets des risques engendrés par celle-ci : détournement de matières fissiles à des fins terroristes, non respect des normes de sûreté, prise en compte insuffisante des risques géologiques locaux, formation insuffisante des ingénieurs et techniciens responsables des installations, etc. Page 19 sur 23
20 Au regard d éléments du contexte international (risques de prolifération, renaissance du nucléaire civil), il est souhaitable de soutenir la mise en place d une «gouvernance mondiale» du nucléaire civil. Il s agit de promouvoir un développement de l énergie nucléaire responsable, c est-à-dire qui garantisse le respect des meilleures exigences de non-prolifération, de sûreté et de sécurité nucléaires. «L Equipe France» doit dès lors : Participer pleinement à l élaboration de normes internationales ; S impliquer davantage sur le nucléaire civil du futur ; Favoriser l accès des pays qui le souhaitent au nucléaire civil sans faire de concession sur les questions de sûreté, de sécurité et de non-prolifération. Une R&D à la hauteur de nos ambitions Pour permettre une plus grande efficacité de la R&D de la filière nucléaire française, la coordination entre les différents acteurs, principalement CEA, EDF et AREVA, doit être renforcée. Il est ainsi proposé qu un plan stratégique R&D soit élaboré au niveau national avec le CEA, les ministères concernés et les principaux industriels. Ce plan servira de référence pour la programmation pluriannuelle du CEA dans le domaine nucléaire et un nouvel examen du système de financement du CEA doit en découler. Les programmes de recherche et développement à mettre en œuvre dans le domaine du nucléaire civil se répartissent en quatre catégories : Recherche amont : cette recherche amont, responsabilité du CEA, en liaison avec le CNRS et les Universités, doit couvrir les principaux domaines, physique nucléaire, matériaux, mécanique, chimie, simulation numérique Moyens d essai : les développements dans le domaine nucléaire impliquent souvent l utilisation de moyens lourds tels que des réacteurs d essai ou d irradiation, des laboratoires chauds, des appareils de mesure sophistiqués C est une autre responsabilité du CEA qui, en liaison avec les industriels, doit veiller au maintien d un potentiel adapté. Accompagnement des réalisations industrielles : il convient notamment de renforcer les programmes concernant l optimisation des réacteurs de troisième génération (en priorité EPR) et le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires à 60 ans ou plus. Préparation du futur : l inscription dans le grand emprunt d un premier financement pour le prototype ASTRID est une décision importante qui montre, à l intérieur comme à l extérieur du pays, la volonté française de développer ces systèmes de quatrième génération. Page 20 sur 23
21 La formation et la gestion des ressources humaines de la filière nucléaire française La renaissance du nucléaire lance un véritable défi de renouvellement des compétences dans tous les domaines, des chaudronniers aux ingénieurs spécialisés. Les générations de techniciens, d ingénieurs et de chercheurs recrutés à l époque des grands programmes de construction des années partent à la retraite et doivent être remplacées. La filière est donc désormais confrontée, dans un délai court, à la double obligation de préserver les savoirs et savoir-faire acquis, et de former une nouvelle génération de personnels, afin de soutenir un développement international et de garantir la performance du parc existant. La gestion, le maintien et le développement des compétences de tous les collaborateurs de la filière nucléaire française sont des éléments déterminants pour répondre aux enjeux et ambitions de la France dans le domaine du nucléaire. Les efforts réalisés par le système de formation français ne sont pas encore à la hauteur des enjeux. Ce constat porte aussi bien sur le nombre total de personnes formées que sur la palette de formations couvertes. En complément des actions menées par les acteurs de la filière, il convient désormais de définir et d engager un plan national coordonné de développement des compétences, qui devra mobiliser tous les acteurs : Etat, industriels, acteurs du système de formation français. Ce plan national pourrait comprendre : La mise en œuvre et le développement de mesures destinées à renforcer et pérenniser les emplois de la filière nucléaire ; La coordination des efforts de formation dans le domaine nucléaire au plus haut niveau de l Etat ; La création d un «Campus du nucléaire» ; l Institut International de l Energie Nucléaire sera placé au sein de ce campus, comme coordonnateur des formations destinées aux pays clients étrangers et des centres d excellence que la France souhaite développer en partenariat avec d autres Etats à l international ; L intégration de la «stratégie nucléaire» au sein du cycle de formation de l Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) et de l Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice (INHESJ). Page 21 sur 23
22 LES 15 PRINCIPALES RECOMMANDATIONS Page 22 sur 23
23 LES 15 PRINCIPALES RECOMMANDATIONS Des mesures structurelles 1. Créer un Ministère de l Energie ou un Secrétariat Général à l Energie, et regrouper le pôle de compétences «nucléaire» de l Etat au sein d une direction dédiée. 2. Créer une société de services qui, en amont de l offre, identifie les besoins des clients et propose un schéma de réponse industrielle 3. Confirmer EDF dans son rôle d architecte-ensemblier de «l Equipe France». 4. Etablir une charte fixant les conditions de travail applicables à tous les salariés du nucléaire en France et rendre obligatoire l agrément de toutes les entreprises amenées à intervenir sur le nucléaire en France. 5. Diversifier l offre française à l international 6. Poursuivre l optimisation de l EPR à partir du retour d expérience des quatre réacteurs en construction et de l acquis des réalisations antérieures. Cette optimisation devra faire l objet d un développement mené en commun par EDF et AREVA. 7. Soutenir l extension de fonctionnement des centrales à 60 ans, à sûreté constante. 8. Réexaminer et réaffirmer la mission de l ASN telle qu elle est définie dans la loi Transparence et Sûreté Nucléaire du 13 juin Confier à l IRSN le rôle d établir un corpus des dispositions de sûreté en vigueur en France afin d en assurer la diffusion et la promotion à l international. 10. Demander à l ANDRA d associer de façon urgente EDF, AREVA et le CEA à la définition optimisée et à la réalisation du projet de Centre de stockage en couche géologique profonde (CSP). 11. Etablir un portail Web national du nucléaire. 12. Créer un Campus du nucléaire. Des mesures d urgence 13. Assurer, sous la responsabilité d AREVA, l achèvement du chantier d Olkiluoto dans les meilleures conditions. 14. Etablir un plan d actions prioritaires, sous la responsabilité d EDF, pour garantir la construction de la centrale nucléaire Flamanville 3 dans les meilleures conditions de coût et de délais. 15. Assurer un retour d expérience des chantiers de construction d Olkiluoto et Flamanville 3 avant celui de Penly 3 et dans des délais compatibles avec le calendrier des réalisations d EPR au Royaume-Uni. Page 23 sur 23
NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39
Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2010 NPT/CONF.2010/PC.III/WP.39 15 mai 2009 Français Original : anglais Troisième
Contribution des industries chimiques
Contribution des industries chimiques au débat national sur la transition énergétique Les entreprises de l industrie chimique sont des acteurs clés de la transition énergétique à double titre. D une part,
Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris
Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Thème : Commercialiser la campagne : les questions de base posées aux territoires
L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015
L équilibre offre-demande d électricité en France pour l été 2015 Synthèse Juin 2015 Sommaire Analyse globale 4 1. Prévision de consommation 5 2. Disponibilité du parc de production 7 3. Étude du risque
Evolution du mix électrique en France - Qui paiera?
Evolution du mix électrique en France - Qui paiera? Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co Des options environnementales, énergétiques, économiques majeures La France fait face à cinq options environnementales,
Capture et stockage du CO2 (CCS)
European Technology Platform for Zero Emission Fossil Fuel Power Plants (ZEP) Capture et stockage du CO2 (CCS) Une solution majeure pour combattre le changement climatique 50% de réduction des émissions
Les tendances du marché de. la production d électricité. dans le monde. participation d entreprises privées locales ou internationales
Les tendances du marché de la production d électricité dans le monde Samir Allal La globalisation économique a favorisé une plus grande expression des mécanismes concurrentiels. Désormais la concurrence
THEMES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES - SESSION 2.1 Moins ou pas de déchets : quand, comment? Le retraitement-recyclage à l épreuve des faits Yves Marignac Directeur de WISE-Paris 8 octobre 2005 Débat public
AMbition éolien 2012. L énergie éolienne. renouvelable, compétitive et créatrice d emplois
AMbition éolien 2012 L énergie éolienne renouvelable, compétitive et créatrice d emplois Sortons de la crise avec l énergie de l avenir La filière éolienne entend être demain un des fleurons de l industrie
Augmenter l impact économique de la recherche :
Augmenter l impact économique de la recherche : 15 mesures pour une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique, levier de croissance et de compétitivité Partout dans le monde, la recherche
Considérations sur la crise et le marché intérieur 1
Considérations sur la crise et le marché intérieur 1 Auteurs : Jacques Potdevin : Président de la Fédération des Experts comptables Européens (FEE - Federation of European Accountants 2 ) de 2007 à 2008.
L Allemagne championne des énergies propres?
L Allemagne championne des énergies propres? La chancelière allemande a tranché, l Allemagne sera la première grande puissance industrielle européenne à sortir du nucléaire. Et ceci rapidement puisque
Accord sur les termes commerciaux des contrats relatifs au projet de centrale nucléaire Hinkley Point C
Accord sur les termes commerciaux des contrats relatifs au projet de centrale nucléaire Hinkley Point C - Le Groupe EDF et le Gouvernement Britannique sont parvenus à un accord sur les principaux termes
Nous regrettons que certaines, comme le réseau Sortir du nucléaire n aient pas jugé utile de répondre.
[Claude Birraux] J ai l honneur de vous présenter avec mon collègue Christian Bataille, notre rapport d évaluation du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs. Ce rapport a été présenté
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en
Areva, un groupe industriel intégré
Areva, un groupe industriel intégré Areva est un groupe industriel à l'histoire très récente : né en septembre 2001 de la fusion des entreprises Cogema, Framatome, CEA-Industrie et Technicatome, il est
Énergie et Mondialisation
Énergie et Mondialisation Il est fréquent d affirmer que de nombreuses questions énergétiques ou environnementales ne peuvent être posées correctement qu au niveau mondial. Résolument ancré dans le réseau
COALITION FRANCE POUR L EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
COALITION FRANCE POUR L EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE PROPOSITIONS COMMUNES Mise en œuvre de la rénovation énergétique du parc existant de bâtiments Contact CFEE : Joël VORMUS Tél. : 01 55 86 80 08 [email protected]
Une stratégie Bas Carbone
Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation
La place du charbon dans le mix électrique
La place du charbon dans le mix électrique Présentation au colloque 7 février 2008 Gérard Mestrallet, PDG de SUEZ «Les nouveaux débouchés du charbon : quels risques pour le changement climatique?» Outline
Groupe Areva Usine de La Hague Métier CNP
Groupe Areva Usine de La Hague Métier CNP Jean-Christophe Dalouzy ANP 17 Novembre 2014 Rencontres Jeunes Chercheurs Sommaire Présentation du groupe AREVA Présentation du cycle du combustible Présentation
Les chartes de France Investissement
Les chartes de France Investissement Introduction : le dispositif France Investissement Les PME les plus dynamiques ou à fort potentiel de croissance apportent une contribution essentielle au développement
Engagement 2014 : une ambition forte et sereine, une croissance organique rentable
Paris, le 17 mars 2011 Engagement 2014 : une ambition forte et sereine, une croissance organique rentable * Crédit Agricole S.A : premier groupe bancaire français à publier un plan stratégique en environnement
Assemblée Générale du 28 avril 2015. Questions écrites posées au Conseil d administration de GDF SUEZ
Assemblée Générale du 28 avril 2015 Questions écrites posées au Conseil d administration de GDF SUEZ Pour mémoire, les questions écrites, pour être recevables, doivent être adressées au Président-Directeur
APPEL à MANIFESTATIONS D INTERET (AMI) INVESTISSEMENTS D AVENIR EDITION 2010
Direction des Investissements d Avenir Direction Villes et Territoires Durables Service Bâtiment Direction Recherche et Prospective Service Recherche et Technologies avancées APPEL à MANIFESTATIONS D INTERET
CHARTE RESPONSABILITE SOCIALE DE L ENTREPRISE MAJ : 2013
1 CHARTE RESPONSABILITE SOCIALE DE L ENTREPRISE MAJ : 2013 2 Groupama Asset Management s engage par le biais de cette présente Charte à appliquer et promouvoir une politique de Responsabilité Sociale de
Position du secteur électrique français
16 novembre 2010 ENERGIE 2020 Position du secteur électrique français L UFE, Union Française de l Electricité, est l association professionnelle du secteur de l électricité. Elle représente les employeurs
La perspective de «windfall profits» (profits indus) pour les électriciens allemands
UNIDEN UNION DES INDUSTRIES UTILISATRICES D'ENERGIE 19.04.04 DIRECTIVE «QUOTAS D EMISSION» : COMMENT EVITER DE DESASTREUSES CONSEQUENCES? La mise en œuvre de la Directive «Quotas d émission», via son impact
Clément ALBRIEUX (69)
Pratique 20 : Une nouvelle identité entrepreneuriale 287 Le témoin : Clément ALBRIEUX (69) 30 collaborateurs Comment est définie et gérée l innovation dans votre cabinet? Les collaborateurs du cabinet
Licence professionnelle Radioprotection, démantèlement et déchets nucléaires : chargé de projets
Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Radioprotection, démantèlement et déchets nucléaires : chargé de projets Université Claude Bernard Lyon 1 - UCBL Campagne d évaluation
Le marché du démantèlement des installations nucléaires d EDF.
Le marché du démantèlement des installations nucléaires d EDF. ITER & nucléaire civil 2012 Saint-Etienne, le 30 novembre 2012 Rhône 9 réacteurs en déconstruction en France 1 réacteur à eau pressurisée
Le projet Chorus a été conçu pour doter. Chorus : résultats et perspectives
Danièle LAJOUMARD Inspecteur Général des Finances Chorus : résultats et perspectives Le projet Chorus destiné à permettre la mise en œuvre intégrale de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF)
Réforme du crédit à la consommation. Statut des enseignants chercheurs. Point sur les États généraux de l outre-mer
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI LE CONSEIL DES MINISTRES AU PALAIS DE L ÉLYSÉE LE MERCREDI 22 AVRIL 2009 A L ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE A DIFFUSÉ LE
L association française des docteurs
L association française des docteurs Promouvoir le doctorat Les docteurs constituent des ressources rares et précieuses pour les économies et les sociétés du XXIème siècle, de sorte que les pays pleinement
La transition énergétique L Energiewende allemande. 7 Conclusions clés. Une initiative de la Fondation Heinrich Böll Publié le 28 novembre 2012
7 Conclusions clés La transition énergétique L Energiewende allemande Par Craig Morris et Martin Pehnt Une initiative de la Fondation Heinrich Böll Publié le 28 novembre 2012 www. 7 Conclusions clés La
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts
A. Secteur des services aux entreprises
A. Secteur des services aux entreprises 1 Services Aux Entreprises I. Diagnostic sectoriel Services Aux Entreprises 1. Contexte des entreprises Démographie des entreprises 382 417 499 286 1845 1838 1271
CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE L AMF ET RTE
CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE L AMF ET RTE CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE L ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE ET RTE Entre L Association des Maires de France, sise 41 quai d Orsay, 75343 Paris cedex
La transmission et le renouvellement des compétences, priorité absolue pour le groupe EDF
DOSSIER DE PRESSE MARS 2011 La transmission et le renouvellement des compétences, priorité absolue pour le groupe EDF L accord Défi Formation du 10 septembre 2010 Un geste simple pour l'environnement,
COMMANDE REF ADMIN-CS-540-CDD
Pôle de compétitivité mondial Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués COMMANDE REF ADMIN-CS-540-CDD Objet : Prestation d assistance dans le cadre de l action collective AEROLEAN K portée par le pôle de
Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur
Clubs Mines-Energie et Mines-Finance - Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur Franck Rabut - NovaWatt Président
Le point de vue de l UNSA
Le point de vue de l UNSA La GPEC, une opportunité pour le dialogue social dans l entreprise La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est devenue objet de négociation dans l entreprise
Comparaison des mix énergétiques allemand et français 2
La transition énergétique vue d Allemagne, un exemple à suivre Briefing. Mai 2011. Grâce au nucléaire, la France serait indépendante d un point de vue énergétique, championne en matière de lutte contre
UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT
UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir
Accompagnement renforcé du public PLIE Cadre de référence de Plaine Commune, Le PLIE
Accompagnement renforcé du public PLIE Cadre de référence de Plaine Commune, Le PLIE I- PREAMBULE 2 II- CAHIER DES CHARGES 2 II-1-Objectifs /Finalité 2 II-2-Public visé 3 II-3-Durée des parcours 3 II-4-Missions
«Identifier et définir le besoin en recrutement»
«Identifier et définir le besoin en recrutement» LES ETAPES DU RECRUTEMENT Le recrutement est une démarche structurée qui comporte plusieurs étapes aux quelles il faut attacher de l importance. La majorité
La Commission. canadienne de sûreté nucléaire Présentation à la Conférence nationale sur l assurance au Canada. suretenucleaire.gc.
La Commission Terry Jamieson Vice-président, Direction générale du soutien technique Commission canadienne de sûreté nucléaire Le 23 septembre 2014 canadienne de sûreté nucléaire Présentation à la Conférence
L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge
L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge 1. Sécurité d approvisionnement Le taux de dépendance énergétique de la Belgique est plus important que la moyenne européenne. Ainsi en 2011, le taux
Site(s) (lieux où la formation est dispensée, y compris pour les diplômes délocalisés) :
Evaluation des diplômes Masters Vague D Académie : Paris Etablissement déposant : Académie(s) : / Etablissement(s) co-habilité(s) : / Mention : Economie managériale et industrielle Domaine : Economie,
Agence du patrimoine immatériel de l État
Agence du patrimoine immatériel de l État Les richesses de l immatériel sont les clés de la croissance future Rapport de la commission de l économie de l immatériel 2006 Le mot du directeur général L APIE
VERS UNE COMMUNAUTÉ EURO- MÉDITERRANÉENNE DE L ÉNERGIE : Passer de l'import-export à un nouveau modèle énergétique régional
VERS UNE COMMUNAUTÉ EURO- MÉDITERRANÉENNE DE L ÉNERGIE : Passer de l'import-export à un nouveau modèle énergétique régional Avril 2013 En 2011, pour la première fois, la Commission européenne parle d une
«ÉCO-SOLIDAIRE» LE DISPOSITIF LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES
LA RÉUNION, ILE SOLAIRE ET TERRE D INNOVATION La Réunion île solaire, terre d'innovation Reunion island, innovation land LE DISPOSITIF «ÉCO-SOLIDAIRE» PLUS D UN MILLIER DE FOYERS RÉUNIONNAIS BÉNÉFICIAIRES
Rejoindre EDF, leader européen des énergies de demain
Mars 2009 Rejoindre EDF, leader européen des énergies de demain Direction Médias Groupe 22-30, avenue de Wagram 75382 Paris cedex 08 www.edf.com SA au capital de 911 085 545 euros 552 081 317 R.C.S. Paris
Les projets d investissement en PME
Le point sur Les projets d investissement en PME Concilier performance économique et conditions de travail L investissement reste un moment clé du développement d une entreprise. C est l occasion de repenser
COALITION FRANCE POUR L EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
COALITION FRANCE POUR L EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE PROPOSITIONS COMMUNES Mise en œuvre de la rénovation énergétique du parc existant de bâtiments Contact CFEE : Joël VORMUS Tél. : 01 55 86 80 08 [email protected]
Développement de l'énergie nucléaire 2008. La concurrence. sur les marchés de l'industrie nucléaire
Développement de l'énergie nucléaire 2008 La concurrence sur les marchés de l'industrie nucléaire A G E N C E P O U R L ' É N E R G I E N U C L É A I R E Développement de l énergie nucléaire La concurrence
Quel avenir pour l énergie énergie nucléaire?
Quel avenir pour lénergie l énergie nucléaire? Origine de l énergie nucléaire État critique du réacteur Utilité des neutrons retardés Quel avenir pour le nucléiare? 2 Composant des centrales nucléaires
Atelier énergies. Usage direct des énergies renouvelables : les enjeux sociétaux et environnementaux, moteurs de l innovation technologique
CONGRÈS DES ECO-TECHNOLOGIES POUR LE FUTUR 2012 Atelier énergies Usage direct des énergies renouvelables : les enjeux sociétaux et environnementaux, moteurs de l innovation technologique 14 juin 2012 Lille
10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive»
10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive» Préambule Si l actuelle majorité peut indéniablement se prévaloir d un très bon bilan,
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Techniques nucléaires et radioprotection de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation
Plan stratégique 2012-2016 Vision du marché
2013 Plan stratégique 2012-2016 Vision du marché Table des matières 1 Actualisation de la vision du marché w p. 3 2 Impact de l ANI du 11 janvier 2013 pour le marché de la complémentaire p. 14 santé 2
«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»
39 e Congrès de la Mutualité Française Résolution générale «La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» La crise financière, économique, sociale et écologique frappe durement notre pays,
FONDS UNIQUE INTERMINISTERIEL DE SOUTIEN AUX PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT COLLABORATIFS DES POLES DE COMPETITIVITE
FONDS UNIQUE INTERMINISTERIEL DE SOUTIEN AUX PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT COLLABORATIFS DES POLES DE COMPETITIVITE 13 e APPEL A PROJETS Les moyens destinés au soutien financier de l Etat en faveur
L énergie, des enjeux pour tous
L énergie, des enjeux pour tous Transformer le Système d'information EURIWARE conçoit, développe et met en œuvre des systèmes d information métiers en réponse aux enjeux majeurs de performance et de transformation
L IRSN VOUS OUVRE TOUTES SES PORTES
Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine L IRSN VOUS OUVRE TOUTES SES PORTES SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2012 ENTRÉE LIBRE DE 10H30 À 17H SUR PRÉSENTATION D UNE CARTE D IDENTITÉ 31, AVENUE DE LA DIVISION
Électricité 2030 QUELS CHOIX POUR LA FRANCE. Étude réalisée par l UFE avec le concours du cabinet Estin&Co
Électricité 2030? QUELS CHOIX POUR LA FRANCE Étude réalisée par l UFE avec le concours du cabinet Estin&Co Erratum Page 11 Synthèse de l évolution de la consommation en énergie : SCÉNARIOS D ÉVOLUTION
Introduction à l enquête 2012 «Organisation fonctionnelle des équipes». ADBU
Introduction à l enquête 2012 «Organisation fonctionnelle des équipes». ADBU NB : les notes font référence au diaporama de synthèse de l enquête en ligne sur le site de l'adbu Comment les SCD tentent-ils
22 avril 2009. l investissement responsable de la maif
Charte 22 avril 2009 l investissement responsable de la maif objectifs considération sur l investissement responsable les axes d engagement l investissement responsable de la maif /// Préambule La MAIF
Bioénergie. L énergie au naturel
Bioénergie L énergie au naturel Les références d AREVA en bioénergie Plus de 2,5 GW dans le monde : la plus grande base installée de centrales biomasse AREVA développe des solutions de production d électricité
Les mesures en faveur de
Les mesures en faveur de l attractivité Invest in France La France est une destination de premier ordre pour les investissements directs étrangers. Elle accueille sur son sol plus de 0 000 entreprises
Génie climatique Production de froid Installation - Réalisation Électricité
Génie climatique Production de froid Installation - Réalisation Électricité Préambule Venir chez SE2M, c est vous faire profiter de notre expertise de plus de 10 ans d expérience dans l exercice de notre
Conseil économique et social
Nations Unies ECE/CECI/2015/4 Conseil économique et social Distr. générale 30 juin 2015 Français Original : anglais Commission économique pour l Europe Comité de la coopération et de l intégration économiques
«La sécurité d investissement comme préalable à un approvisionnement fiable» Le 5 octobre 2011 Foire du Valais, Journée de l énergie
«La sécurité d investissement comme préalable à un approvisionnement fiable» Le 5 octobre 2011 Foire du Valais, Journée de l énergie Kurt Rohrbach, Président de l Association des entreprises électriques
Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne
Traduction Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne Pour quelles raisons décisives le gouvernement fédéral veut-il sortir complètement du nucléaire d ici à 2022? Décisif
Uranium 2011 : Ressources, production et demande. Synthèse
Rapport établi conjointement par l'agence de l'ocde pour l'énergie nucléaire et l'agence internationale de l'énergie atomique 2012 Uranium 2011 : Ressources, production et demande Synthèse A G E N C E
S engager à agir pour le développement durable dans une période de changement
Nations Unies Conseil économique et social Distr. générale 13 avril 2015 Français Original: anglais E/ECE/1471/Rev.1 Commission économique pour l Europe Soixante-sixième session Genève, 14-16 avril 2015
Contrat de la filière Automobile Le contrat de filière a été présenté par Monsieur Claude CHAM, vice- président du comité stratégique de la filière
Contrat de la filière Automobile Le contrat de filière a été présenté par Monsieur Claude CHAM, vice- président du comité stratégique de la filière automobile, à Monsieur Arnaud Montebourg, ministre du
FICHE TECHNIQUE : METTRE EN PLACE UNE GPEC
METTRE EN PLACE UNE GPEC Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences Cette fiche technique aborde la mise en place d une démarche GPEC sous l angle de la description d un processus. Elle présente
ETUDE DE LA SECONDE VIE DES BATTERIES DES VEHICULES ELECTRIQUES ET HYBRIDES RECHARGEABLES
ETUDE DE LA SECONDE VIE DES BATTERIES DES VEHICULES ELECTRIQUES ET HYBRIDES RECHARGEABLES Juin 2011 Étude réalisée pour le compte de l'ademe par Schwartz and Co et AJI Europe Coordination technique : Patrick
Éditorial. des ministres
PROJET STRATÉGIQUE Éditorial des ministres Nous avons souhaité fin 2012 que la douane établisse un projet stratégique à horizon 2018 afin qu elle poursuive son processus d évolution... Les principaux secteurs
Associations Dossiers pratiques
Associations Dossiers pratiques Optimisez la gestion financière de votre association (Dossier réalisé par Laurent Simo, In Extenso Rhône Alpes) Les associations vivent et se développent dans un contexte
Consolidation du budget l Etat répercussions sur le secteur communal. Prise de position du SYVICOL
mc14 036 Consolidation du budget l Etat répercussions sur le secteur communal Prise de position du SYVICOL Suite à la réunion du Conseil supérieur des finances communales du 20 mai 2014, le SYVICOL souhaite
Compétences, qualifications et anticipation des changements dans le secteur de l électricité en Europe
Compétences, qualifications et anticipation des changements dans le secteur de l électricité en Europe Un cadre d action commun des partenaires sociaux européens du secteur de l électricité I. Introduction
Une école adaptée à tous ses élèves
PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS
Le bois, la première des énergies renouvelables
Le bois, la première des énergies renouvelables Chiffres clés du bois-énergie en France La France dispose de l un des plus importants massifs européens avec une forêt qui couvre près de 1/3 du territoire
Arnaud Montebourg. Michel Sapin. Mercredi 25 juillet 2012. Ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
Arnaud Montebourg Ministre du Redressement productif Michel Sapin Ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Mercredi 25 juillet 2012 MINISTÈRE DU REDRESSEMENT
bretagne Les rencontres emploi du maritime - Mardi 10 mai 2011- Palais des congrès de Lorient (56) Dossier de presse
en partenariat avec Dossier de presse Les rencontres emploi du maritime bretagne 1 er salon du recrutement maritime en région - Mardi 10 mai 2011- Palais des congrès de Lorient (56) Contact presse : Alexandra
LES CLES D UNE BONNE STRATEGIE A L EXPORT
LES CLES D UNE BONNE STRATEGIE A L EXPORT CCI TOURAINE, pour le Colloque Techniloire, le 09/07/2009 Une bonne stratégie à l export ne s improvise pas CCI TOURAINE, pour le Colloque Techniloire, le 09/07/2009
CHARTE DE PARTENARIAT DU RESEAU DE CABINETS PARTENAIRES DE LA FONDATION CONDORCET
CHARTE DE PARTENARIAT DU RESEAU DE CABINETS PARTENAIRES DE LA FONDATION CONDORCET Février 2010 Fondation Condorcet / Paris Dauphine Bureau B019 - Place du Maréchal de Lattre de Tassigny - 75775 Paris cedex
Au profit des apprentis du bâtiment et des travaux publics
DOSSIER DE PRESSE PARTENARIAT CCCA-BTP et PRO BTP Au profit des apprentis du bâtiment et des travaux publics Bernard Charpenel / CCCA-BTP Signature de la convention et point presse 10 mars 2010 0 SOMMAIRE
politique de la France en matière de cybersécurité
dossier de presse politique de la France en matière de cybersécurité 20 février 2014 Contact presse +33 (0)1 71 75 84 04 [email protected] www.ssi.gouv.fr Sommaire L ANSSI L ANSSI en chiffres Le
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document:
COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 22.4.2015 SWD(2015) 88 final DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Rapport de la Commission au Parlement
FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS D'ASSURANCES
FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS D'ASSURANCES 26, boulevard Haussmann 75311 Paris Cedex 09 Téléphone : 01 42 47 90 00 - Télécopie : 01 42 47 93 11 - Internet : http://www.ffsa.fr 12 juillet 2007 Observations
Maîtrise des Fournisseurs. La CAEAR. Commission d Acceptation des Entreprises en Assainissement Radioactif
Maîtrise des Fournisseurs La CAEAR Commission d Acceptation des Entreprises en Assainissement Radioactif 1 La CAEAR : Définition Commission interne au CEA, Elle a pour mission la présélection des entreprises
Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2
Initiative du CICM Proposition au Sommet de la GR "Green Deal en vue d une politique énergétique et climatique efficiente dans la GR en coopération avec les PME de l artisanat" L Artisanat de la Grande
Plan d orientations stratégiques 2012-2016
Plan d orientations stratégiques 2012-2016 Agence Française de Développement Établissement public, l Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser
