MALADIE DE HODGKIN DEFINITION I - HISTOPATHOLOGIE
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- Francine Leroux
- il y a 9 ans
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1 MALADIE DE HODGKIN DEFINITION I - HISTOPATHOLOGIE II - DIAGNOSTIC A - Circonstances du diagnostic B - Diagnostic de certitude = biopsie ganglionnaire C - Bilan d extension III - FORMES CLINIQUES IV - PRONOSTIC - EVOLUTION V - TRAITEMENT A - Moyens B - Indications
2 MALADIE DE HODGKIN * Sa définition est histopathologique : affection tumorale du tissu lymphoïde dont l origine cellulaire et les étiologies restent inconnues. * Les progrès thérapeutiques sont les plus anciens ++ en 1832 décrite à Londres par Thomas Hodgkin > maladie spontanément mortelle. en 2006 > 90 % guérison formes localisées. > 50 % guérison formes disséminées.
3 I - HISTOPATHOLOGIE 1) Définition: Destruction partielle ou totale de l architecture normale du ganglion : par une prolifération de cellules tumorales de type Reed-Sternberg : volumineuses cellules à noyaux irréguliers bi ou multilobés, à cytoplasme abondant avec un ou plusieurs nucléoles ( CD30+) avec parfois un aspect en miroir: 2 lobes nucléolés se faisant face des réactions tissulaires hyperplasie lymphoïde majoritairement T (CD4) et B avec plasmocytes granulome avec des éosinophiles sclérose.
4 2) 4 variétés histologiques de Hodgkin : Classification Lukes-Rye. type 1 : prédominance lymphocytaire (5%) type 2 : sclérosante nodulaire (60%) = larges lames de collagène découpant le parenchyme ggl en nodules. type 3 : cellularité mixte (30%). type 4 : déplétion lymphoïde (5%). Valeur pronostic de cette classification 3) Origine de la cellule Reed-Sternberg origine B pas pathognomonique maladies inflammatoires (PR), MNI, carcinomes métastatiques.
5 4) Dissémination localisée : ganglionnaire périphérique voie lymphatique : extension par contiguité dans le sens du courant lymphatique. voie hématogène + tardive début médiastinal => creux sus-claviculaire => aisselle début cervical => creux sus-claviculaire => aisselle début sous diaphragmatique => creux sus-claviculaire gauche => sang 5) Epidémiologie tout âge sauf < 2 ans mais 2 pics : homme jeune environ 20 ans (F > H) > 50 ans (H > F) facteurs étiologiques? génétiques rares cas familiaux environnement viral (EBV 20 à 80%)
6 Lymphome et Hodgkin comparaison des incidence et mortalité Lymphomes Hodgkin
7 II - DIAGNOSTIC A - CIRCS DIAGNOSTIQUES Journal intime ) Adénopathies superficielles le plus fréquemment, découverte par le patient d une ou plusieurs adénopathies superficielles asymétriques, fermes, mobiles. non inflammatoires et non compressives. siège habituel sus claviculaire cervical bas (enfant) axillaire ( travailleur manuel) inguinal (< 10 %, adulte 40 ans).
8 2) Opacité médiastinale découverte sur la radio du thorax dans le cadre de la médecine scolaire d une hypertrophie médiastinale : opacité polycyclique, asymétique. siège médiastin antéro-supérieur. non compressive
9 3) Fièvre prolongée fièvre prolongée, irrégulière associée à une leucopénie. l absence de cause infectieuse doit faire pratiquer systématiquement: scanner sous diaphragmatique adénopathies rétro-péritonéales BOM 4) Plus rarement un prurit isolé intense ++++ douleurs abdominales vagues compression médullaire 5) Signes généraux perte de poids > 10 % sueurs +++ Rechercher systématiquement un Hodgkin
10 B - DIAGNOSTIC DE CERTITUDE est histologique Biopsie d un ganglion superficiel médiastinal par thoraco-laparotomie ou la BOM Classification en 4 stades (Lukes-Rye). La ponction ne remplacera jamais la biopsie.
11 C - BILAN D EXTENSION But : faire l inventaire des territoires atteints des signes généraux du performans status du patient. d où découlent pronostic et indications thérapeutiques. 1) Bilan d extension : palpation de toutes les aires ganglionnaires + l anneau de Waldeyer radio thorax F / P scanner CERVICO-thoraco-abdomino-pelvien Pet-Scan.+++ qui remplace: lymphographie qui était indiquée dans les atteintes médiastinale avec scanner sous-dia normal RX os et scintigraphie osseuse si point d appel osseux. évaluation médullaire : BOM.
12 2) Recherche de signes généraux cliniques : température > 38 c > 8 jrs sans étiologie amaigrissement > 10 % poids corporel sueurs nocturnes abondantes biologiques : VS accélérée> 30 fibrinémie > 5g hyper alpha 2 globulinémie > 8g ferritine, béta 2 microglobuline, LDH anémie inflammatoire
13 3) Le reste du bilan : NFS : signes non spécifiques anémie de type inflammatoire polynucléose, éosinophilie lymphopénie pancytopénie si atteinte médullaire manifestations auto-immunes rares : AHAI PTI sérologies HIV, EBV, HVB, HVC. immunité : IDR sont négativées : => déficit acquis de l immunité cellulaire. déficit en T4 périphérique. baisse ou élévation monoclonale des Immunoglobulines. cryopréservation du sperme chez l homme jeune
14 4) Classification Ann Arbor (1971) A absence / B présence de signes cliniques a / b de signes biologiques I 1 seul groupe ganglionnaire II pls groupes ganglionnaires du même côté du diaphragme III pls groupes ganglionnaires des 2 côtés du diaphragme IV atteinte viscérale (MO comprise) indication thérapeutique + cryopréservation du sperme
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16 III - FORMES CLINIQUES 1 - Localisation pleuropulmonaire : atteinte pleurale : pleurésie spécifique pleurésie à éosinophile atteinte parenchymateuse : infiltrats disséminés en contiguité avec les adp médiastinales. images en lâcher de ballon. 2 - Localisation médullaire : pancytopénie fébrile => faire BOM systématiquement dans les formes B.
17 3 - Autres localisations : osseuses : par contiguité par dissémination hématogène RX : aspect de lyse et de condensation neurologiques : compression médullaire => paraplégie par un granulome épidural
18 IV - PRONOSTIC - EVOLUTION A - FACTEURS DE MAUVAIS PRONOSTIC 1) âge > 50 ans (IVB) 2) Histologie de type 3 et 4 3) Signes généraux B quelque soit le stade 4) Stade IIIB et IV 5) médiastin >10cm 6) VS >30 ou >50 7) Grossesse simultanée. 8) l absence d extinction du signal au TEP en post C2
19 B - EVOLUTION autrefois mortelle après plus poussées (6-18 mois). actuellement sous traitement 95 % I-II => guérison 5 % résistance => changement de protocole surinfections fréquentes varicelle, zona, mycose, bacilloses. prix de la guérison : fertilité / fécondité tumeurs solides et LA secondaires infarctus du myocarde
20 V - TRAITEMENT A - MOYENS 1) Chimiothérapie MOPP ABVD ONCOVIN CARYOLYSINE NATULAN PREDNISONE effets secondaires: leucémogène, ménopause précoce et azoospermie ADRIAMYCINE BLEOMYCINE VELBE DETICENE effets secondaires: - toxicité cardiaque - toxicité pulmonaire => fibrose à la bléomycine - stérilité < 20%
21 2) Radiothérapie en champs larges dose 40 grays en 4 semaines différents champs désescalade de doses 36 grays? 20 grays? Pas de radiothérapie?
22 B - INDICATIONS * stade I, IIA favorable: 3 ABVD + RXttt 36gy défavorable soit 6 ABVD + 30 gy 4 ABVD + 36gy Résultats :>90 % de guérison. * stade III - - IV 8 chimiothérapies ABVD ou BEACOPP Résultats : % de guérison. réserver l irradiation à des masses résiduelles autogreffe de CSP en rechute ou dans les HD réfractaires
23 C - LE PRIX DE LA GUERISON effets secondaires post-radiques syndrome sec buccal sclérose cutanée hypothyroïdie. fibrose pulmonaire péricardite chronique, myélite grèle post-radique troubles de la croissance chez l enfant complications tardives toxicité gonadique déficit immunitaire: zona, herpès... toxicité medullaire et leucémogénèse 2 à 5 % post MOPP+ RXTTT Cancers en zone irradiée délai 3 à 7 ans
24 EDUCATION des PATIENTS ++++
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