Avant-projet sommaire de la réalisation d un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie
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- Clotilde Couture
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1 Avant-projet sommaire de la réalisation d un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie Rapport final BRGM/RP FR Juillet 2005
2 Avant-projet sommaire de la réalisation d un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie Rapport final BRGM/RP FR juillet 2005 Étude réalisée dans le cadre des opérations de Service public du BRGM 2004 GEO D 022 J. Féraud, P. Maurizot avec la collaboration de J.S. Baille
3 Mots clés : Nickel, Chrome, Plomb, Zinc, Fer, Antimoine, Or, Latérite, Péridotite, Serpentine, Musée, Mine, Patrimoine géologique, Patrimoine minier, Archéologie, Réaménagement, Revégétalisation, Nouvelle-Calédonie, Province Nord, Province Sud, Nouméa, Mont-Dore, Tiébaghi, Thio, Yaté, Goro. En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante : Féraud J., Maurizot P., avec la collab. de Baille J.S. (2005) Avant-projet sommaire de la réalisation d un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie. Rapport BRGM RP FR, 100 p., 4 tabl., 13 phot., 2 annexes. BRGM, 2005, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l autorisation expresse du BRGM.
4 Synthèse A la demande de la Direction de l Industrie, des Mines et de l Energie de Nouvelle- Calédonie, l avant projet sommaire (APS) de la réalisation d un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie a été réalisé par le BRGM. Le financement a été assuré à 50/50 par le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et par la dotation de service public du BRGM. Cette étude a été l occasion d une large concertation sur place. Quasiment tous les acteurs se sont exprimés pour la création d un «parc» minier, «parc mondial du nickel» ou «parc géominier de la Nouvelle-Calédonie», c est-à-dire pour un réseau de musées de site animé par un noyau central, sur le modèle de ceux qui sont lancés actuellement dans plusieurs districts miniers célèbres du monde, notamment sous l égide de l UNESCO. Un consensus a été exprimé pour défendre des objectifs précis : Valoriser l image de la profession minière à travers une mise en exergue de son rôle passé, actuel et futur dans le patrimoine identitaire de la Nouvelle-Calédonie. Développer chez le public sens critique et éco-citoyenneté, illustrer les principes et la mise en pratique au quotidien du développement durable. Conserver et valoriser des «collections». Eveiller les jeunes néo-calédoniens à la technologie et à la science. Développer le tourisme culturel et donc les emplois et l économie. Favoriser la production de travaux scientifiques, historiques, archéologiques ou sociologiques de pointe sur le patrimoine minier. Etre le lieu d activités de promotion locale et circum-pacifique à caractère occasionnel, tour à tour scientifique ou ludique. Il est demandé que le site central crée le réseau du parc minier en irriguant les sites muséologiques déjà existants (Tiébaghi, Thio, mine des Japonais à Goro etc.) ; il aura la mission de leur apporter son soutien sous la forme de : - mise en réseau Intranet ; - publicité sur un site Internet commun ; - appuis muséographiques ; - fourniture d expositions fixes ou temporaires (itinérantes). BRGM-RP FR Rapport final 3
5 Concrêtement, l APS retient donc l hypothèse de la réalisation d un réseau virtuel (Intranet, Internet) qui comporterait un «musée de site» central, chargé d animer tout le réseau et installé sur le terrain d une ancienne mine de nickel qui serait cédé au franc symbolique. Sur ce site, qui comprendrait un espace d exposition d engins à ciel ouvert, un édifice en béton serait à bâtir et à équiper muséographiquement. La qualité de ses prestations serait conforme aux standards en vigueur pour les établissements muséologiques de ce type et de ce rang, international. Deux options de muséographie et de scénographie sont proposées et décrites en détail, l une (optimum) où la surface du bâtiment central serait de 7000 m 2 et l autre où (suite aux contraintes financières) elle serait réduite à 3780 (au moins dans une première étape). En conclusion, et sous réserve d un approfondissement des calculs lors de l avant projet détaillé, un investissement de l ordre de 10 à 12 millions d euros ttc semble à prévoir pour la première, 5 millions pour la seconde. Ce coût comprend le gros œuvre, le second œuvre et les équipements muséographiques. Il correspond à un prix de 1500 à 1700 euros ttc au mètre carré équipé. Toutes les surfaces intermédiaires sont envisageables. Si les contraintes de budget l exigent, la surface bâtie et les prestations peuvent être aménagées lors de l Avant Projet Détaillé (APD) mais il est déconseillé de descendre en dessous de 3000 m 2. Pour un site de 7000 m 2 bâtis, on peut envisager un personnel permanent de 4 personnes. Le coût de fonctionnement standard pourrait-être de l ordre de 10 % de l investissement initial, soit (option maximaliste) de 1,2 millions d euros ou (option minimaliste) de euros. Avec visiteurs espérés par an, l autofinancement de l option maximaliste serait atteint si le billet d entrée se vend au prix de 6 euros, ce qui paraît une moyenne raisonnable entre le tarif scolaires et le tarif adultes. 4 BRGM-RP FR Rapport final
6 Sommaire 1. Cadre et objectif du projet LE CADRE HISTORIQUE ET MINIER, MONDIAL ET REGIONAL LE CADRE CONTRACTUEL DU PROJET LES OBJECTIFS FIXES Moyens mis en œuvre et travaux effectués MOYENS MIS EN ŒUVRE TRAVAUX EFFECTUES PERSONNES RENCONTREES Résultat de l enquête sur les objectifs, l appellation et la structure du projet UN TERRAIN DEJA PREPARE Le contexte mondial extrêmement favorable La maturation favorable des esprits en Nouvelle-Calédonie UN CONSENSUS DE BASE La motivation du projet Les thématiques et caractères du projet idéal Les 6 objectifs reconnus par tous...25 BRGM-RP FR Rapport final 5
7 3.3. L APPELLATION PROPOSEE LA STRUCTURE PROPOSEE Un réseau de type Parc minier ou Géoparc minier Les désavantages des parcs naturels et des réserves naturelles La cueillette des minéraux Quel public viser? LES PUBLICS TRADITIONNELLEMENT VISES La clientèle des musées La clientèle du tourisme géologique de plein air LE PUBLIC VISE EN NOUVELLE-CALEDONIE Le public scolaire Le public calédonien Qu il y en ait pour tous les goûts Les touristes Résultat de l enquête sur l implantation, le dimensionnement, le statut et le financement du projet IMPLANTATIONS PROPOSEES, LEURS AVANTAGES ET INCONVENIENTS, LES ACTIONS A Y ENTREPRENDRE Nouméa Thio Tiébaghi Les mines du Diahot, Pilou, Balade etc Les mines de nickel de Païta/Dumbéa à l Ouest de Nouméa Le massif du Mont-Dore BRGM-RP FR Rapport final
8 La mine de fer des Japonais à Goro A QUELLE TAILLE PRETENDRE POUR LE PROJET? COMBIEN DE VISITEURS? La surface bâtie idéale La fréquentation probable STATUT PROPOSE EPIC? Syndicat mixte? Association? Un EPCC? Label des musées de France? COMITE DE PILOTAGE ET COMITE SCIENTIFIQUE FINANCEMENT DU PROJET : DISCUSSION DES SOLUTIONS AVANCEES61 6. Avant-projet sommaire de la muséographie proposée pour le site central ORGANISATION GENERALE RECOMMANDEE REALISATION DU SITE INTRANET ET DU SITE INTERNET DU PARC MINIER REALISATION DES ITINERAIRES DE DECOUVERTE PEDESTRE ORGANISATION DU BATIMENT CENTRAL, MISE EN ESPACE DE LA MUSEOGRAPHIE L entresol : le «ventre dur» de l établissement Le rez-de-chaussée Le 1 er étage : un espacé dédié à la curiosité de l homme pour le minéral73 BRGM-RP FR Rapport final 7
9 Le 2 ème étage : un espace dédié à la valorisation des richesses de la Terre (dans la perspective développement durable) L aire d exposition des «monstres» La fabrication progressive des vitrines Acquisition des droits de reproduction, copyright Montrer les originaux ou des copies? La cueillette de minéraux et la vente en boutique Constitution du réseau, appui aux autres sites Coûts et emplois Conclusions Bibliographie Liste des illustrations Tableau 1 Les objectifs consensuels recueillis auprès des personnes interrogées pour la création du musée Tableau 2 - Bâtiment central: répartition des espaces, option maximaliste Tableau 3 - Bâtiment central: répartition des espaces, option minimaliste Tableau 4 Quelques clés pour réussir la scénographie d un musée des sciences naturelles (inspiré du site Internet 2005 du nouveau Museum de Toulouse, avec quelques ajouts) Photo 1 - Le musée minier de Thio Photo 2 - Intérieur d'une des salles du musée minier de Thio Photo 3 - Tiébaghi: le Cratère au sommet de la mine de chromite Photo 4 - Tiébaghi: aperçu partiel du village minier et du panorama époustouflant sur le Nord Photo 5 - Les rives romantiques de La Coulée; au fond, le massif du Mont Dore Photo 6 - Vue depuis le massif du Mont Dore vers l'est Photo 7 - Vue depuis le sommet du Mont Dore vers le Sud; au premier plan, chicots karstiques de péridotite piègeant une poche de latérite BRGM-RP FR Rapport final
10 Photo 8 - Bas de la piste d'accès au massif du Mont Dore: exemple de panneau explicatif...67 Photo 9 - Vue depuis le sommet du Mont Dore vers l'épaulement nord qui pourrait supporter le bâtiment du parc...69 Photo 10 - La salle "phare" : y faire ressentir le gigantisme, la beauté, le génie...71 Photo 11 - Mont Dore: trou de cobaleur au nord du sommet du massif...78 Photo 12 - Minerai garniéritique à haute teneur...84 Photo 13 - L'extraordinaire flore des Massifs Miniers est le cadre idéal pour montrer au public les techniques de revégétalisation (ici, le massif du Mont Dore)...87 BRGM-RP FR Rapport final 9
11 Liste des annexes Annexe 1. Comparaison avec quelques musées Annexe 2. Catalogue sommaire des fonds documentaires ou muséographiques existants ou à rechercher BRGM-RP FR Rapport final
12 1. Cadre et objectif du projet 1.1. LE CADRE HISTORIQUE ET MINIER, MONDIAL ET REGIONAL Il est banal de dire que la Nouvelle-Calédonie a une histoire fortement marquée par l activité minière. L histoire minière du pays est rapportée dans différents ouvrages et sites Internet. Au plan international, le Nickel fait de l île un important point de mire. Au plan régional, c est le symbole le plus fort de la spécificité néo-calédonienne et probablement l'une des clés de son destin. Au plan local enfin, les mines de nickel sont encore actives et en plein essor. Elles sont intégrées dans le tissu historique et sociétal du terroir néo-calédonien. Paradoxalement il n existe cependant pas de musée de la mine en Nouvelle- Calédonie, alors qu il y a un musée de la marine et un aquarium des espèces marines. Les quelques établissements ou expositions qui traitent de la mine restent encore assez confidentiels, ont des implantations locales éloignées (Thio, Tiébaghi entre autres) de Nouméa, première destination des touristes, et font l'objet d'une exploitation basée sur le bénévolat. La réalisation d'un musée de la mine du Nickel a été inscrite au programme du Centre de Recherche et de Technologie pour le Nickel et l Environnement, dont l objectif est de doter la Nouvelle-Calédonie d un «outil scientifique» performant pour étudier et comprendre la thématique «Nickel» dans toute sa diversité et complexité. Il est donc tout à fait justifié de réaliser un établissement dont le double objectif serait de : - rappeler et sauvegarder l histoire minière de la Nouvelle-Calédonie, - créer un lieu de connaissance de la géologie et de la mine à but tant touristique que pédagogique LE CADRE CONTRACTUEL DU PROJET La Direction de l'industrie, des Mines et de l'energie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC) a dans ses attributions en matière géologique et minière d'assurer la conservation de tous les documents, études, collections et archives ayant trait à l'activité géologique et minière. Elle est également conservateur de la collection minéralogique de la Nouvelle-Calédonie. Le BRGM, dans le cadre de ses missions de service public, soutient des actions concernant la valorisation du patrimoine BRGM-RP FR Rapport final 11
13 géologique et des anciens sites miniers. Sur ces bases, la Nouvelle-Calédonie et le BRGM ont convenu de réaliser l'étude d'un avant-projet sommaire (APS) de réalisation d'un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie. Une convention a été signée à cet effet le 20 juillet 2004 (réf. n 3160-SGM/2098). Le travail a été cofinancé à 50/50 par le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie (sur le chapitre Article 5/ de la ligne budgétaire du Service des Mines et de l Energie dans le Budget Primitif 2004) et par le BRGM (sur sa dotation de service public). Il a été inséré dans le programme des opérations de service public du BRGM sous le numéro de fiche PSP04NCL LES OBJECTIFS FIXES L'objectif était de rédiger le cahier des charges du contenu scientifique et pédagogique du projet. Ce cahier des charges serait un avant-projet sommaire chiffré, qui permettrait au(x) maître(s) d ouvrage d estimer l enveloppe financière qu il serait nécessaire de consacrer pour sa pleine réalisation et de démarcher les financements nécessaires à la réalisation concrète et complète du musée. Dans le détail, il devait : - comporter d abord un argumentaire reprenant les caractères du projet ; - cerner les différents objectifs culturels, identitaires, scientifiques, économiques et pédagogiques identifiés avec les personnalités et organismes consultés ; - identifier les partenaires potentiels du projet ; - définir la méthodologie de muséographie préconisée pour les atteindre et l organisation recommandée ; - fournir la description des différentes scénographies proposées, espace par espace, avec des éléments indicatifs pour permettre à l architecte et au muséographe de calculer par la suite le dimensionnement des installations (dimensions des salles d exposition souhaitables, volume des collections à mettre en valeur ou à stocker, etc.). Le cas échéant, un catalogue sommaire des différents fonds documentaires ou muséologiques existants (à exploiter) ou des sources iconographiques et autres (à rechercher) serait indiqué. Enfin, le cahier des charges comporterait un devis estimatif. En annexe, une liste indicative de musées de même type existants dans le monde serait fournie pour montrer la place qu occupera le projet néo-calédonien dans ce réseau et pour souligner son apport original. Ce cahier des charges constituerait donc la première phase d'un projet qui en comportera beaucoup d'autres. Cette étude ne comportait donc pas l'évaluation des 12 BRGM-RP FR Rapport final
14 postes tels que l architecture des bâtiments, les réseaux et les équipements muséographiques intérieurs ou de plein air. BRGM-RP FR Rapport final 13
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16 2. Moyens mis en œuvre et travaux effectués 2.1. MOYENS MIS EN ŒUVRE Le BRGM a mis à disposition : - un expert de la valorisation du patrimoine géologique (J. Féraud) pour une mission en Nouvelle-Calédonie et pour le travail d enquête, de dimensionnement de la muséographie et de rédaction à Orléans ; - le géologue régional responsable de l antenne BRGM en Nouvelle-Calédonie (P. Maurizot) pour guider son collègue sur le terrain, le présenter aux différents acteurs du pays et le faire bénéficier de sa large expérience de la géologie et des mines de Nouvelle-Calédonie. En outre, le travail de dimensionnement de la muséographie et des coûts a bénéficié des conseils de M. Dominique Jammot, conservateur en exercice depuis 26 ans au Muséum d Orléans, établissement de conception moderne de 7000 m 2 qui reçoit visiteurs/an et qui sert de référence à de nombreux projets de musée actuellement en métropole. M. Jammot a été le concepteur et l artisan de la rénovation complète de ce musée qui a abouti en 1992 à le classer premier musée de province. Il est expert international en muséographie. Le BRGM a également bénéficié à Nouméa des conseils de diverses personnalités. Hormis les différents acteurs ou experts qui ont été rencontrés dans le cadre de l enquête (cf. chapitre suivant) une mention spéciale revient à Jean-Sébastien Baille, adjoint au Chef de la Section Mines et Carrières, responsable de la collection de minéralogie, qui a facilité les rendez-vous et fait bénéficier le BRGM de sa connaissance du sujet TRAVAUX EFFECTUES Les principales étapes du travail ont été : une mission d identification et d enquête, sur place en Nouvelle-Calédonie, auprès des acteurs du patrimoine minier, pour définir les objectifs et l organisation du projet de musée ; BRGM-RP FR Rapport final 15
17 des consultations et entretiens, à cette occasion, avec les autres intervenants potentiels : responsables du Gouvernement, de l'etat et des Provinces, chargés de l'industrie minière et des affaires culturelles ; responsables des communes susceptibles d'héberger le projet; responsable du CNRT Nickel et Environnement ; personnalités connues pour leur compétence ou leur expérience en la matière (profession minière, associations, experts) ; la visite des sites de musées existants (non géologiques) et de sites d'implantation potentiels aux environs de Nouméa ; une enquête de préfaisabilité, basée sur une analyse de type «points forts/points faibles» d autres musées miniers dans le monde ; une proposition de muséographie et de scénographie ; un chiffrage sommaire ; la rédaction du rapport PERSONNES RENCONTREES A la DIMENC (Direction de l Industrie, des Mines et de l Energie, Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie) : - Edouard de Pirey, Directeur ; - Pierre Jegat, chargé de mission du Gouvernement pour la rédaction du Schéma de Mise en Valeur des Ressources Minières ; - Jean-Sébastien Baille, adjoint au Chef de la Section Mines et Carrières, responsable de la collection de minéralogie ; - Yves Lafoy, responsable de la section géologie. Au Haut-Commissariat de la République : - Jean-Jacques Garnier, Chargé de Mission Affaires Culturelles. Au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : - Charles Washetine, Chargé des secteurs Enseignement et Suivi des questions relatives à la recherche ; - Christian Habault, Chargé de mission secteurs Mines, Hydrocarbures et Télécommunications, conseiller de Didier Leroux Chargé de la Mine, du Tourisme et du Budget. A la Province Sud (Direction de la Culture) : - Françoise Fradet, Directrice ; - Isabelle Ohlen, Présidente de la commission Culture ; 16 BRGM-RP FR Rapport final
18 - Miguel Harbulot, Architecte chargé du patrimoine, responsable du secteur patrimoine historique et culturel. A l Union Européenne, direction régionalisée de la Commission Européenne : - Jean-Pierre Piérard, Chargé d Affaires. Dans la Profession minière : - Janine Décamp, Présidente du Syndicat des Industries de la Mine, également gérantassocié de la Société Minière Georges Montagnat ; - Bernard Pelletier, Société Le Nickel-SLN, Chef du département Géologie-Sondages et Chargé de mission Revégétalisation-Biodiversité ; - Christian Tessarolo, Chef-géologue, INCO ; - Jean-François Sauvage, ancien chef de la Division Géologie et Economie Minière de la DIMENC. A l Institut de Recherche pour le Développement (IRD) : - Fabrice Colin, Directeur du Centre de Nouvelle Calédonie et Délégué pour le Pacifique Sud, auteur du projet de «Centre National de Recherche et Technologie» dont un sous-projet est le «Musée de la Mine de Nouvelle Calédonie». Dans les musées culturels et les associations du thème patrimoine minier : - Gaston Tamaï (agent municipal) et Yannick Kaddour (SLN), Musée de la mine de Thio ; - Henri Reuillard et Christian Tessarolo, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Minier et Historique du Nord-Calédonien, Koumac, Mine-village de Tiébaghi ; - Luc Chevalier, historien, auteur, ancien conservateur du Musée de la Nouvelle- Calédonie ; - Christophe Sand, archéologue, préhistorien, musée de Nouméa ; - le Musée de la Nouvelle Calédonie (ancien Musée Territorial : mais Mme Solange Néaoutyine, conservatrice, a finalement dû annuler notre rendez-vous) ; - le Parc Zoologique et Forestier (Nouméa) ; - le Centre Culturel Tjibaou : Octave Togna, Directeur Général, Emmanuel Kasarhérou, Directeur culturel. Par contre, il n a hélas pas été possible (pendant le trop bref séjour de l expert BRGM) de rencontrer le Professeur Vincent Cornuet et ses collègues de l Association Symbiose qui organisent notamment la Fête de la Science. A la Ville de Nouméa : - Anne Loste, Chargée de Mission Culture - Véronique Defrance, conservatrice du Musée de la Ville ; BRGM-RP FR Rapport final 17
19 A la Municipalité du Mont-Dore : - Jacques Clavel, Premier adjoint ; - Yves Magnier, ancien délégué du gouvernement pour la recherche et l industrie, conseiller municipal. 18 BRGM-RP FR Rapport final
20 3. Résultat de l enquête sur les objectifs, l appellation et la structure du projet 3.1. UN TERRAIN DEJA PREPARE Le projet n est pas «parachuté», mais il émerge au contraire grâce à la maturation propice des idées qui s est opérée ces dix dernières années, tant dans le monde qu en Nouvelle-Calédonie Le contexte mondial extrêmement favorable Depuis un peu moins d'une décennie, on assiste à l'éclosion dans le monde entier de centres dédiés à la mémoire minière. Elle coïncide avec la fermeture progressive à partir des années 60 en Europe des bassins miniers de fer et charbon et des complexes sidérurgiques, qui s'est ensuite généralisée à l'ensemble des mines métalliques. On peut y distinguer plusieurs approches. La plupart d'entre elles sont focalisée sur un site géographique et historique particulier. Les expériences de ce premier type sont soit centrées sur tout un bassin minier et/ou métallurgique (exemple écomusée du Creusot-Montceau les Mines), soit sur une mine particulière (exemples Rammelsberg, Almaden, Idria), soit sur un ouvrage minier individuel (par exemple sur le chevalement du puits d'une ancienne petite mine isolée en pleine montagne, que les collectivités ont décidé de préserver de la destruction et font visiter avec le petit musée attenant). Ce sont souvent des écomusées associant le patrimoine industriel à l'ethnographie locale. Parmi les centres les plus grands, il faut noter la place croissante donnée par l'unesco à la valorisation de sites classés au patrimoine de l'humanité et en particulier aux projets de Géoparcs (Sardaigne, Almadén, Idria, ceinture pyriteuse sud-ibérique, et à présent la Chine ). D'autres approches se déclinent par substances. On y distingue : - des centres dédiés dans un même lieu à la fois à une mine particulière et à une substance donnée (exemples : mine et fonderie de cuivre de Roros en Norvège, minemusée de Cap Garonne, Var et musée du Cuivre associé, Maison de l'antimoine à Massiac avec la mine de la Rodde d'ally toute proche, musée de l'argent à Freiberg) ; - des centres dédiés seulement à une substance particulière (Maison de l'or à Saint- Amand-Monrond, Musées du mercure d Almadén (Espagne) et d Idria (Slovénie), charbon au Centre Historique Minier de Lewarde dans le Nord-Pas-de-Calais, pierre de taille et marbres au National Stone Center de Wirksworth (UK) et à l Institut de la Pierre à Rodez). BRGM-RP FR Rapport final 19
21 D'autres approches beaucoup plus rares embrassent l'ensemble de la thématique industrie extractive (Deutsches Bergbau Museum à Bochum, département mine du Deutsches Museum à Munich). Certaines sont au contraire centrées sur une technologie particulière (Musée de la lampisterie minière à Saint-Etienne ou celui du Grand Hornu en Belgique) ou plus classiquement sur la mise en valeur muséographique de collections d'échantillons toutes substances confondues (musées de minéralogie de Paris et des autres capitales, musées de sciences naturelles et collections grand public de certains organismes ou laboratoires universitaires de Province). Dans ces différents centres, les technologies qui sont mises en œuvre par l'industrie minérale sont l'objet d'une part importante de la muséographie. Mais il n'existe guère dans le monde de centres dédiés à une industrie extractive «en plein boom» et à l avenir de la prospection des richesses minérales de la Terre. Dans leur majorité, les centres existants ont pour seuls objectifs de préserver et transmettre la mémoire des techniques passées. Bien peu ont une fonction d'éveil ou d'éducation prospective du public sur les techniques high tech actuelles et encore moins sur celles du futur. C'est pourquoi malgré toute leur pertinence, malgré l'ingéniosité des muséographies mises en œuvre et leur immense attrait touristique, ces centres donnent en définitive au public et aux médias une vision restreinte des technologies humaines, figée sur la signification culturelle, régionale et/ou ethnographique du patrimoine industriel, et ce dans un esprit passéiste. Les exploitations de nickel de Nouvelle-Calédonie sont, comme toutes les mines exploitées à ciel ouvert, des fosses impressionnantes pour le public. Dans les autres sites mondiaux de ce type qui ont été valorisés au plan touristique, l'objectif muséographique principal vise surtout à sensibiliser le public, d une part, au symbole d'une grandeur minière figée et révolue, et d autre part aux difficultés humaines de l exploitation minière. Cette vision noble, intéressante mais passéiste n'est pas du tout ce qui est voulu aujourd hui en Nouvelle-Calédonie, où l industrie du nickel est en plein essor. Dans un tel contexte, le projet néo-calédonien s inscrit dans une continuité certaine avec le passé, mais prend un caractère absolument original La maturation favorable des esprits en Nouvelle-Calédonie Lorsque a démarré l étude qui fait l objet du présent rapport, le terrain en Nouvelle- Calédonie était déjà bien «préparé», et les esprits «murs». En effet, plusieurs acteurs locaux du patrimoine avaient déjà conçu tour à tour de petites expositions, rassemblé des collections géologiques, et milité avec plus ou moins de succès pour leur conservation et leur mise en valeur dans un site adapté. Luc Chevalier (qui a tenu le premier poste de conservateur du Musée de la Nouvelle- 20 BRGM-RP FR Rapport final
22 Calédonie) est de ce petit nombre de convaincus de la première heure (Chevalier 1990). Il faut également citer Pierre Jegat, Christian Habault et Jean-Sébastien Baille qui ont monté un premier musée au Service des Mines et consacré tout leur enthousiasme à la préservation et à la rénovation de ses collections. A Thio, les cadres de la SLN et de la commune se sont mobilisés depuis 1995 (Georges Miret, Maurice Fers, Sylvain Meuret, Gaston Tamaï, Yannick Kaddour et bien d autres). Ils ont constitué une association du «musée de la mine SLN de Thio» et rassemblé dans l ancienne habitation du chef de la mine de Thio une exposition de scénographie astucieuse mais hélas bien modeste qui regorge de documents inestimables. La commune et la Province Sud soutiennent cette opération. Sur le site de l ancienne mine de chrome de Tiébaghi et à Koumac, une association s est constituée pour la restauration du village minier et la valorisation des documents et machines conservées (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Minier et Historique du Nord Calédonien). Elle est soutenue par la Commune et par la Province Nord, et animée par une poignée de «mordus» notamment son président Henri Reuillard et l ancien chef géologue de la société Chromical (INCO) Christian Tessarolo. Les réalisations sont déjà spectaculaires par rapport aux faibles moyens financiers dont ces bénévoles disposent. A la SLN, le service géologique a naturellement acquis une connaissance approfondie de la géologie du nickel. Sous l impulsion de Bernard Pelletier et quelques autres géologues passionnés de communiquer, des collections de référence et des produits de vulgarisation ont été réalisés (livres, présentation audiovisuelle), et des visites guidées de sites miniers sont organisées. Enfin, dans les milieux universitaires, des savants de renommée internationale ayant longtemps travaillé dans l île, comme Jacques Avias et Pierre Routhier, ont toujours milité pour la préservation des collections de référence sur place. Celles qui avaient été constituées par Jacques Avias viennent d être localisées en métropole. L IRD et le BRGM s efforcent de trouver une solution pour les rapatrier. Enfin, plus récemment, P. Maurizot (BRGM) a obtenu l'accord de principe des géologues néozélandais ayant travaillé en Nouvelle-Calédonie (Institute of Geology and Nuclear Science, équivalent d'un Geological Survey de Nouvelle-Zélande, et Laboratoire de géologie de l'université d Auckland) pour la récupération des collections notamment des fossiles. Au sein de la Province Sud, la Direction de la culture et les services du patrimoine ont inventorié différents sites miniers à préserver, notamment la mine de fer dite des Japonais à Goro. Ils ont fait paraître dès 1990 des textes réglementaires en vue de les protéger. En outre, l article 39 de la loi organique de la Nouvelle-Calédonie a mis en place des dispositions extrêmement favorables au projet. Elle a prévu le lancement d un Schéma de Mise en Valeur des Richesses Minières (SMVRM). Son avant-projet a été achevé le 14 novembre Il comprend plusieurs volets (environnemental, fiscal, industriel, BRGM-RP FR Rapport final 21
23 réglementaire ; visibilité du secteur public). Une fiche sur le projet de musée minier (préparée par Pierre Jegat) lui a été adjointe. La discussion de ce schéma a commencé avec les Présidents de Provinces, et une synthèse sera présentée devant le Congrès qui dimensionnera l avenir du pays pour les prochaînes décennies. En outre, un projet de pôle de recherche sur le nickel a été déposé. Il a reçu le label de Centre National de la Recherche et de la Technologie pour le Nickel et l Environnement (CNRT-NE). Il comporte un sous-projet «musée de la mine». Ce Centre sera supervisé collégiallement par l Etat, la Nouvelle-Calédonie et l industrie minière. Le principe de son cofinancement par plusieurs donneurs d ordres a été retenu ; les montants sont en cours de discussion. Dans ce contexte institutionnel, l enquête qui a été lancée n a donc pas eu de difficulté à recueillir un concert d avis très favorables au projet. Par contre, il est vite apparu qu il fallait aider les personnes à mieux reformuler leurs souhaits. En effet, si le mot «musée» était sur toutes les lèvres, il était manifeste qu il recouvrait, d un interlocuteur à l autre, des objectifs à la fois nombreux et très divers. Il a donc fallu décortiquer la complexité (ou disons même la richesse) des différentes attentes. Les souhaits exprimés par les différents interlocuteurs peuvent donc être synthétisés comme suit, tout en les enrichissant par l expérience d autres sites mondiaux UN CONSENSUS DE BASE L enquête a abouti sans ambiguïté à quatre premiers résultats : - exprimer la motivation du projet en des termes dont chacun puisse reconnaître le bien-fondé et l utilité ; - définir les thématiques et les caractères du projet idéal ; - faire exprimer l ensemble des personnalités et organismes concernés par le patrimoine sur ces caractères et sur les objectifs qu ils pensent prioritaires ; faire de même avec les partenaires potentiels et les financeurs possibles du projet ; identifier les différents objectifs (culturels, identitaires, scientifiques, économiques et pédagogiques) qui peuvent constituer pour tous une assise commune ; - en déduire le type d organisation le plus adapté à ces objectifs et aux spécificités du pays, et la structure idoine pour l établissement et le succès du projet. Ces quatre premiers résultats constituent les fondamentaux du projet. Tout le monde s accorde sur cette base commune. C est pourquoi celle-ci constituera le tronc semblet il indiscutable (puisque consensuel) de l argumentaire à présenter aux pouvoirs publics, aux décideurs et aux bailleurs de fonds. 22 BRGM-RP FR Rapport final
24 Les différents points de ce tronc commun vont être détaillés un à un dans le présent chapitre. En revanche, les aspects qui (sans jamais prêter à des désaccords irrémédiables) sont sujets à des discussions de fond, seront détaillés dans le chapitre La motivation du projet Au départ, le projet s est appuyé sur un noyau «dur» constitué de collections préexistantes, dispersées. Ces collections sont de nature variée : échantillons géologiques, machines et engins, documents iconographiques. Or, la démarche classique de tout musée est de collecter, conserver, présenter et valoriser des collections. C était donc la première motivation du projet. Mais la Nouvelle-Calédonie ce n est pas que des collections comme dans les pays «ordinaires». Ce sont aussi des paysages (géologiques) remarquables, et le nickel. La géologie des mines de nickel n est pas ordinaire : les massifs exploités sont les vestiges du plancher d un ancien océan, soulevés hors de l eau par la fameuse tectonique des plaques dont les médias nous parlent sans cesse, au fil des catastrophes. Pour un pays, ce n est pas un contexte banal que d avoir un tiers de sa superficie constitué par des roches du manteau terrestre. Quant au nickel, «l or vert», c est la fierté de la Nouvelle-Calédonie, la clé de son destin. Il fait de l île un point de mire mondial. L argumentaire majeur est donc qu il s agit d une curiosité géologique et industrielle de premier rang au monde. Justement, qui dit paysages remarquables et singularités, dit aussi «tourisme». Quand un phénomène naturel est rare, on accepte de venir de loin pour le voir une fois dans sa vie ou le faire voir à ses enfants. Le développement du tourisme minier est peut-être le volet le plus motivant du projet car il permettra d apporter de la richesse et de l activité. Or, il n existe des mines de nickel de taille similaire que dans des pays encore fermés au tourisme minier : Cuba, Papouasie Nouvelle-Guinée, Indonésie, Brésil (en mettant de côté le météorite de Sudbury exploité au Canada, fort éloigné, et où il ne s agit plus de latérites). La Nouvelle-Calédonie se distingue de ces pays par la disponibilité d une infrastructure routière et (disons le) d une sécurité des personnes et des biens qui y rendent très facile le développement d un engouement pour le tourisme minier. Enfin, la Nouvelle-Calédonie, ce furent et ce sont encore des hommes, des femmes et même des enfants, de toutes conditions sociales (depuis les capitaines d industrie et ingénieurs jusqu aux bagnards) et de toutes couleurs de peau, qui ont travaillé aux mines et en ont fait ce qu elles représentent aujourd hui comme richesse pour le futur. Cette histoire est une saga et elle mérite d être mise en valeur et présentée au public (notamment aux jeunes), toujours curieux de connaître ses racines et d essayer de se projeter dans son devenir. BRGM-RP FR Rapport final 23
25 Les thématiques et caractères du projet idéal Sur ce point, les personnes interrogées s accordent à préconiser les lignes directrices suivantes. Les thématiques du musée ou parc minier (ou autre terminologie qui sera retenue, cf. chapitre 4) doivent être axées sur le nickel mais aussi sur les autres métaux connus dans le pays : cobalt, chrome, fer, or, métaux de base. L'histoire géologique de la Nouvelle-Calédonie, l'histoire des techniques minières et les aspects sociologiques et humains liés à la mine doivent être parmi les thématiques traitées. Le musée doit s adresser à tous les publics : scolaires, étudiants, associations d amateurs mais il aura pour principale cible le touriste. Le musée doit être aussi un lieu de dépôt et de conservation d échantillons minéraux, de documents et de machines, spectaculaires ou non, de carottes de sondages de référence. ll serait enfin dommage qu il ne lui soit pas donné l'ambition d'être un pôle culturel de recherche et de communication, où se tiendraient périodiquement des conférences, des formations, des séminaires consacrés soit au nickel lui-même, soit à des échanges internationaux sur la géologie ou la mine. 24 BRGM-RP FR Rapport final
26 Les 6 objectifs reconnus par tous 1. Valoriser l image de la profession minière à travers une mise en exergue de son rôle passé, actuel et futur dans le patrimoine identitaire de la Nouvelle-Calédonie Faire rayonner l identité minière de la Nouvelle-Calédonie en vulgarisant auprès du public métropolitain et international (via un site Internet invitant au voyage) la géologie passionnante de ses mines et en montrant l intérêt de visiter leur musée. Développer chez le public sens critique et éco-citoyenneté, illustrer les principes et la mise en pratique au quotidien du développement durable. 2. Conserver des «collections» Sauvegarder et valoriser (auprès du grand public et des chercheurs) un certain nombre de collections de haute valeur scientifique ou exposées à une destruction imminente. 3. Eveiller les jeunes néo-calédoniens à la technologie et à la science Favoriser les ateliers de découverte pédagogique et le développement de l intérêt des scolaires pour les disciplines scientifiques et techniques. 4. Développer le tourisme culturel et donc les emplois et l économie Renforcer et organiser la découverte du patrimoine historique minier de la Nouvelle-Calédonie par un tourisme diversifié, culturel et/ou ludique, y compris de la part du public local, et en irriguant l ensemble du pays. Former un certain nombre de jeunes au métier d accompagnateur de groupes de touristes pour la découverte du patrimoine minier, géologique et floristique en montagne. 5. Favoriser la production de travaux scientifiques, historiques, archéologiques ou sociologiques de pointe sur le patrimoine minier Stages de fouille encadrés puis publications par les étudiants et les chercheurs 6. Etre le lieu d activités de promotion locale et circum-pacifique à caractère occasionnel, tour à tour scientifique ou ludique Séminaire international, conférences, journées grand public, etc.) Tableau 1 Les objectifs consensuels recueillis auprès des personnes interrogées pour la création du musée Valoriser l image de la profession minière à travers une mise en exergue de son rôle passé, actuel et futur dans le patrimoine identitaire de la Nouvelle Calédonie C est l occasion unique, à saisir, de donner à l industrie du nickel de Nouvelle- Calédonie en plein essor une vitrine grand public qui en offre une image pédagogique et dynamique. Il s agit d abord de se placer dans une perspective d'histoire des Techniques, mais pas seulement pour le motif de la connaissance pure. Plusieurs des personnes interrogées souhaitent que le «musée» réussisse à tisser une chaîne d'union entre ce qu'a été la formidable aventure minière de la Nouvelle-Calédonie depuis les origines, et les techniques minières d'aujourd'hui. Le but n est pas seulement pédagogique et culturel, BRGM-RP FR Rapport final 25
27 mais «social», ou plutôt «sociétal» : dans une perspective culturelle, restaurer un lien sociétal entre l'époque héroïque des «cobaleurs» (ces «garimpeiros» qui essayaient de suivre les "filons" ou "fumées" noirs du cobalt dans leur boyau) et la civilisation des technologies du 3 ème Millénaire. Il s agit de mettre le développement minier actuel de l île en perspective dans l histoire des Hommes, des Femmes et des Enfants de Nouvelle-Calédonie qui ont exploité tour à tour le cobalt, l or, le chrome, etc. dans des conditions souvent difficiles, et montrer qu aujourd hui leurs descendants peuvent en être fiers et confiants dans leur avenir. C est une tribune idéale aussi pour faire rayonner l identité minière de la Nouvelle- Calédonie en vulgarisant auprès du public métropolitain et international (via un site Internet invitant au voyage) la géologie passionnante de ses mines et l intérêt de visiter leur musée. Développer sens critique et éco-citoyenneté Les musées ont de plus en plus mission de développer le sens de l observation et le sens critique des visiteurs, et de participer à la construction de l écocitoyenneté. Le parc minier apportera un cadre naturel pour montrer au public que la Nouvelle- Calédonie met en pratique les principes du développement durable. La profession minière sera invitée à organiser périodiquement, pour le public du parc minier, des démonstrations de réaménagement environnemental des sites et notamment de revégétalisation. Conserver des «collections» Il s agit comme dans tout musée conventionnel de constituer, sauvegarder et valoriser (auprès du grand public et des chercheurs) un certain nombre de collections de haute valeur scientifique (roches et minéraux, fossiles, sondages de référence) ou exposées à une destruction imminente (engins et machines de toutes tailles abandonnés sur les mines qui sont les artéfacts du patrimoine d archéologie industrielle de Nouvelle- Calédonie). Eveiller les jeunes néo-calédoniens à la technologie et à la science Il s agit de favoriser les ateliers de découverte pédagogique et le développement de l intérêt des scolaires pour les disciplines scientifiques et techniques. Cet objectif va dans le sens défini par le ministre Jean-Jacques Aillagon qui a encouragé le développement des ateliers scientifiques et techniques en milieu scolaire, et ce davantage sous la forme d actions entreprises plutôt que de création de structures propres. Il s agit de pallier le déficit croissant de la France (et de la Nouvelle-Calédonie) en vocations pour les disciplines scientifiques et techniques. Il s agit de préparer un terrain plus fertile pour développer l intérêt des jeunes pour la science et pour les hautes technologies. Ces branches sont reconnues comme une des clés du développement des pays occidentaux face à la mondialisation. Néanmoins, elles sont chargées d une 26 BRGM-RP FR Rapport final
28 image péjorative auprès des étudiants, qui s en détournent. L industrie est dans les médias taxée de pollueuse de l environnement, et la science, de complice des lobbies industriels et d apprenti-sorcier. Ce constat n est pas nouveau (Le Bourhis, 1998 ; Recours 2000 ; Assidon 2001). Mais la situation empire (Aillagon et coll ; Lemerise et coll., 2005). L objectif est donc la sensibilisation du public, la pédagogie, et surtout l'éveil des adolescents : donner au visiteur l'envie et l'occasion de s'émerveiller, découvrir et apprendre, voire de rêver dans un domaine neuf, fascinant, et plein de promesses pour les jeunes comme pour l ensemble des citoyens de l île. Cette action de fond est donc non seulement utile, mais indispensable, si on ne veut pas qu elle soit même trop tardive. Elle doit cibler d abord les adolescents mais aussi leur entourage familial qui est en charge de leur orientation scolaire et professionnelle jusqu à leur majorité. Pour y parvenir, le «musée» devra mobiliser les grands organismes de Recherche spécialisés sur ce thème, au service de la Culture et de l'information scientifique du public et des médias. Il devra éveiller et satisfaire les curiosités de tous ceux qui souhaitent être "les contemporains" de ces chercheurs (les jeunes, notamment, mais aussi leurs parents et tous les "amateurs éclairés" ou simples curieux, membres des associations scientifiques ou individuels). Il s efforcera de redonner, aux scolaires et à tous les adolescents qui cherchent leurs marques dans un monde de plus en plus trompeur, le goût du «réel», des matières scientifiques, et de la recherche d'applications technologiques de pointe pour le 3 ème Millénaire. Il devra donner à tous l'accès à l'actualité des Sciences et aux avancées de la Recherche et de la Technologie concernant le nickel, le chrome, le cobalt. En conclusion, la profession minière, toujours taxée de tous les maux, a beaucoup à gagner à permettre aux citoyens, en particulier aux jeunes, de comprendre en visitant ce «musée» quels sont les vrais enjeux, économiques, environnementaux et sociétaux des richesses minérales qui sont sous leurs yeux, sous leurs pieds (et ce dans la perspective du développement durable). Développer le tourisme culturel et donc les emplois et l économie Il s agit de renforcer et organiser la découverte du patrimoine historique minier de la Nouvelle-Calédonie par un tourisme diversifié, culturel et/ou ludique, comprenant le public local et le public venant d outremer (France métropolitaine, Japon, Nouvelle- Zélande, Australie etc.). Il s agit d irriguer de la sorte non seulement Nouméa mais le pays tout entier. BRGM-RP FR Rapport final 27
29 Cela suppose de former un certain nombre de jeunes au métier d accompagnateur de groupes de touristes pour la découverte du patrimoine minier, géologique et floristique en montagne. Il est souhaitable que cette formation commence dès la conception de l avant projet détaillé du projet. En associant des jeunes à ce travail, ceux-ci pourront demain constituer soit des cadres de l établissement, maîtrisant les problèmes de scénographie et de réalisation concrète des vitrines ou des animations, soit des guides des expositions ou des accompagnateurs de terrain. Favoriser la production de travaux scientifiques de pointe sur le patrimoine minier On préconise l organisation de stages de fouille archéologique, encadrés par les organismes scientifiques du comité de pilotage de l établissement, suivis de publications par les étudiants et les chercheurs (par exemple inventaire du patrimoine archéologique minier de Nouvelle-Calédonie, listage des populations de travailleurs locales et immigrantes concernées, fouilles de sauvetage et fouilles programmées notamment sur le thème des galeries artisanales des «cobaleurs»). Pour les diverses études on recherchera une synergie avec les travaux qui seront entrepris par le CNRT-NE notamment sur les thèmes touchant à l'évolution sociologique en milieu minier. Etre le lieu d activités de promotion locale et circum-pacifique à caractère occasionnel, tour à tour scientifique ou ludique On préconise l organisation de manifestations périodiques du type séminaire international de conférences, journée de démonstration grand public d hydro-seeding et des techniques de pointe de la revégétalisation des Massifs Miniers, grand rallye d été en 4x4 de la Route de l Or Vert, avec jeux culturo-sportifs, etc L APPELLATION PROPOSEE Chez la plupart des personnes interrogées pour l enquête, le mot «musée» est venu en premier, par la force de l habitude. Mais après une discussion sur le contenu qu ils suggèrent de lui donner, et un bref exposé de ce qui commence à se faire en divers points du monde, le mot a été jugé à la fois trop passéiste, et réducteur par rapport aux objectifs visés. La qualification de «musée de site» a été assez vite écartée aussi, car le mot musée évoque un site en nombre unique. Le génitif «de site», lui, correspondrait bien au désir manifeste de mettre en valeur certains sites «de terrain», mais les objectifs sont plus complexes. Ils concernent, on l a vu, toute une activité (l industrie minière de l île) avec des points de vue à la fois culturels, sociologiques, touristiques, pédagogiques, ludiques etc. 28 BRGM-RP FR Rapport final
30 Finalement, les personnes enquêtées sont d avis que l appellation devrait être : Géoparc minier de la Nouvelle Calédonie, ou Parc Géominier ou Parc minier de la Nouvelle-Calédonie. Dans la pratique, cela signifie une structure en étoile (réseau de différents sites) placés sous une tutelle administrative et scientifique commune. De telles configurations sont réalisées à la Réserve géologique de Haute-Provence, au Parc minier mondial du mercure situé à Almadén (Espagne) et au Parc géominier de la Sardaigne (cf. annexe 2). On attirera cependant l attention sur certains écueils à éviter, notamment en matière de création ou non d espaces naturels protégés à l intérieur du parc en projet, et sur la possibilité ou non, pour les visiteurs, d y pratiquer ce qu on appelle la «cueillette» des minéraux LA STRUCTURE PROPOSEE La structure recommandée est celle d un réseau du type du Parc minier mondial du mercure ou de celui de la Sardaigne (décrits en annexe 1). Pour citer un exemple en France, elle serait assez comparable, mais en plus ambitieux, à la structure en «musée éclaté» qui a été préconisée pour les volcans du Velay et du Vivarais par le Centre Permanent d Initiatives pour l Environnement du Velay (C.P.I.E., 1998) Un réseau de type Parc minier ou Géoparc minier Il comprendrait : - un noyau en dur (musée classique en béton, autant que possible construit sur un ancien site minier le plus proche possible de Nouméa, qui sera le site central d administration, de conservation, d animation, d exposition de machines en situation sur des fronts de taille, et d organisation (avec panneaux explicatifs) d un sentier de découverte de plein air) ; sa réalisation peut être progressive au fur et à mesure de la réception des financements ; - un réseau de musées «correspondants» régionalisés (ce qui assurerait un appui au développement de musées existants), à savoir notamment ceux de Thio, de Tiébaghi et (virtuel, en attendant une installation sur place) le site de la mine de fer dite des Japonais à Goro ; sur chaque site, organisation (avec panneaux explicatifs) d un sentier de découverte de plein air) ; renforcement de la qualité de la muséographie et de la scénographie ; - un site Internet assurant la liaison du tout, et fournissant à tous les membres du réseau et au public des bases de données d informations scientifiques, techniques et touristiques ; un forum de questions-réponses prouvant la vitalité du Géoparc et son utilité ; une vitrine de communication-image à l international. BRGM-RP FR Rapport final 29
31 Cette structure a ses avantages et ses risques de dérive. Pour certains, une structure en «musée éclaté» peut-être considérée comme une mise en concurrence des différents sites, les nouveaux venus provoquant une diminution des parts de marché des sites préexistants. Cette critique n est justifiée que si les sites préexistants ne renouvellent pas leur muséographie et se réfugient dans l isolement. La chose a bien été analysée par le président Valéry Giscard d Estaing dans son discours inaugural du musée des volcans d Aurillac (Anonyme, 1997). Le musée d Aurillac et le centre Vulcania, qu il allait inaugurer peu après, sont suffisamment éloignés les uns des autres, aussi bien géographiquement que muséographiquement, pour ne pas se faire de concurrence. Au contraire, ils fonctionnent en réseau en se renvoyant leurs visiteurs. Vulcania (décrit en annexe 1) est la vitrine ludique des volcans de la chaîne des Puys, le Disneyland de la volcanologie. Aurillac est un musée plus classique, pédagogique, où l on vient apprendre plus sereinement. Pareillement, lors de l enquête, certains animateurs du Musée minier de Thio ont exprimé le souci que «le musée de Nouméa (sic) ne se limite pas à montrer des copies de ce qu il y a au musée de Thio, ni à inciter les touristes à aller uniquement sur le site de la mine de Thio sans un regard pour son musée. Il importe que Nouméa incite aussi son public à venir visiter (aussi) le musée de Thio qui retrace toute l histoire de l épopée des mines et des techniques utilisées à Thio». En outre, cette déclaration pleine de spontanéité porte en filigrane une deuxième contribution de poids à la réflexion. C est toute l inquiétude qu avec la création d un réseau avec un pôle principal bien équipé et des sites satellites, les sites satellites ne soient pas dépossédés de leurs documents originaux les plus attractifs au profit du site central. Néanmoins, les responsables du musée de Thio ont également pris contact avec l archiviste des Archives Territoriales, M. Ismet Kurtovitch, en vue de signer une convention qui organiserait la préservation à Nouméa des originaux des documents du musée, et la remise d un fac-similé à Thio pour l exposition permanente. Ce «sacrifice» qui les honore montre leur prise de conscience du fait que le musée actuel (en bois, démuni de toute installation de sécurité) est trop vulnérable pour qu ils prennent le risque de voir un jour les précieux originaux (des pièces souvent uniques) disparaître dans une inondation ou un incendie. Cela souligne aussi l urgence de mettre ces nombreux et immenses trésors à l abri, pour tous les acteurs et pour les responsables du patrimoine Les désavantages des parcs naturels et des réserves naturelles Les parcs naturels régionaux et les réserves naturelles (cf. site Internet constituent des espaces qui visent à assurer la protection, la gestion et le développement d un territoire au patrimoine naturel et 30 BRGM-RP FR Rapport final
32 culturel riche mais caractérisé par un équilibre fragile et menacé. Ce territoire correspond à celui des communes qui adhèrent volontairement à la charte du parc dont l objet est en particulier de protéger le patrimoine par une gestion adaptée des milieux naturels et des paysages ainsi que d assurer l éducation et l information du public. Ces parcs doivent donc s organiser autour d un projet qui doit concilier la protection de la nature et le développement économique. Les réserves naturelles ont notamment pour objectif, outre la protection d espèces animales ou végétales, la préservation de formations géologiques, géomorphologiques ou spéléologiques remarquables. Une douzaine d entre-elles sont exclusivement réservées à la protection et à la valorisation de sites géologiques qui présentent pour la plupart un intérêt paléontologique. Pour la Nouvelle-Calédonie, tout en ayant bien souci de protéger l environnement, de limiter les nuisances minières notamment au voisinage des bâtiments du parc minier, et sans nier l intérêt des structures de type «réserve», il n est pas recommandé de calquer le statut du parc minier sur leur modèle. En effet, cela aurait cinq inconvénients majeurs : - obérer à plus ou moins brève échéance la poursuite des opérations minières dans son emprise ou à proximité ; - obérer la construction des accès, réseaux et bâtiments nécessaires à l implantation du noyau de la muséographie (le site central) ; - limiter voire interdire la constructions de commerces ou de structures hôtelières au voisinage du bâtiment principal du parc ; - limiter voire interdire la circulation automobile du public que l on veut attirer ; - interdire la «cueillette» des minéraux La cueillette des minéraux La cueillette des minéraux est justement un des points que l on propose de favoriser à l intérieur du géoparc, sous une forme réglementée exigeant bien sûr un encadrement suffisamment rigoureux pour empêcher pillage et nuisances. On y reviendra plus en détail dans le chapitre 6 traitant de la muséographie proposée. BRGM-RP FR Rapport final 31
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34 4. Quel public viser? 4.1. LES PUBLICS TRADITIONNELLEMENT VISES La clientèle des musées La clientèle usuelle des musées «en dur» se partage entre trois grandes catégories. On indique à titre indicatif les pourcentages concernant le Museum d Orléans en 2004 : - classes scolaires des collèges et lycées (37 %) ; - le musée des petits s il y en a un (10 %) ; - adultes individuels et en groupe (53 %). Les visiteurs spécialistes (chercheurs, stagiaires) sont plus rares. Les visites scolaires constituent on le voit une part de marché importante. La venue des classes au musée est de l initiative des professeurs La clientèle du tourisme géologique de plein air Le projet néo-calédonien se place davantage dans ce type de tourisme. Ceci justifie une analyse détaillée. En métropole, l'engouement pour le tourisme géologique s est manifesté historiquement à des niveaux de public très variés, et cette évolution est assez instructive. Dans les années 60, il s agissait surtout d un engouement de la part des élèves de collège, qui constituaient leur petite collection de roches, fossiles et minéraux en parallèle à leur classe de 4 ème. Le week-end ou pendant les congés scolaires, ils persuadaient leurs parents de consacrer un peu de temps et de budget pour les accompagner à la cueillette des minéraux et des fossiles. Cette saine activité de plein air était complétée, de retour à la maison, par l achat de quelques livres de vulgarisation. Chez les adultes, en métropole, la recherche de minéraux dans les anciennes mines et de fossiles était alors le passe-temps d'une rare élite. L amateur achetait en librairie la carte géologique BRGM de sa région afin d y repérer les gisements de fossiles, les carrières et les mines qui y sont figurés par une symbolique appropriée et qui sont décrits dans la notice de la carte. Signe des temps (cf. encore le chapitre 6) il y a aujourd hui des demandes pour ne pas porter ces emplacements sur les cartes, par crainte du pillage des sites. A partir des années 70, le goût de la collection a gagné un public beaucoup plus large. Beaucoup d adultes (simplement curieux des sciences de la Terre et de leur région) se BRGM-RP FR Rapport final 33
35 sont constitués en associations, animées par des professeurs mais parfois même par de simples étudiants de géologie. Des sociétés d Histoire naturelle de province comme celle de Nice ont vu leurs effectifs se multiplier par 10, et rajeunir. Prenant appui sur cette demande sociale, les éditions de vulgarisation pour le grand public se sont développées (le BRGM, par exemple, a édité pendant cette décennie ses fameux inventaires minéralogiques départementaux -une quinzaine sont parus- qui permettaient aux citadins d'aller en cueillette plus facilement). Le tourisme écologique pour adultes est né à cette période. Les collections d'amateurs (jeunes et adultes) se multipliaient. En métropole, certains achetaient de petits échantillons (de 4 ou 15 Euros en moyenne) dans les bourses à minéraux. Ces manifestations annuelles, assez conviviales et excitantes pour le collectionneur, se sont alors multipliées d une ville à l autre, touchant non seulement les grandes agglomérations mais même de petites communes (il y en a aujourd hui une centaine par an ; on n en connaît «malheureusement» pas encore en Nouvelle-Calédonie). D'autres se contentaient de petits spécimens médiocres mais extraits à la sueur du front : beaucoup de citadins sortaient alors le dimanche pour prendre l'oxygène sous le prétexte de compléter la petite vitrine du salon. En métropole, ce tourisme écologique de masse qui réunissait la famille sur le terrain, le dimanche ou pendant les congés scolaires, a disparu aujourd'hui. La pratique de la collection de minéraux ou de fossiles est retombée dans la proportion d'une rare élite d amateurs (qui en revanche a appris à manier la masse et parfois les échelles de spéléo). En revanche, en Nouvelle-Calédonie, le goût pour la nature (y compris le 4x4), avec le repas tiré des sacs, est très en vogue et c est un atout indéniablement encourageant pour le parc minier en projet. Aujourd'hui, en métropole, selon les professionnels interrogés, la vraie demande sociale pour le tourisme géologique, c'est la clientèle du 3 ème âge qui la pousse, et de façon importante. Il s agit d un 3 ème âge qui, par rapport à celui des années 70, est plus jeune (du fait des départs à la retraite qui se font souvent dès 55 ans), relativement plus sportif (grâce aux progrès de la médecine et de l hygiène de vie) et souvent aisé. Il n'est pas nécessairement fanatique des fossiles du Jurassique ou des sulfures de cuivre. Mais il réclame des idées de sorties simples au grand air, pour s'adonner à un tourisme intelligent, surtout s'il faut (un peu) marcher, ou s'il y a un atelier de poterie ou de peinture sur soie prévu dans le forfait week-end à la Réserve géologique. Il ne veut pas «bronzer idiot», il ne cherche pas à bronzer du tout d'ailleurs. Mais il a du temps, une voiture, assez d'argent et des enfants déjà mariés. C'est donc un tourisme de masse comme dans les années 70, mais exigeant et "éclairé" ("on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, mais dans l'œil du vieillard on voit de la lumière" - Victor Hugo). Cette demande sociale vient à la rencontre de l'appel au secours des villages ruraux et montagnards dans les coins les plus déprimés et reculés de la métropole, qui se demandent si ce 3 ème âge (qui a des loisirs et des moyens) ne pourrait pas enfin enrayer l'exode rural. Leur besoin à eux, relayé par les pouvoirs publics responsables, 34 BRGM-RP FR Rapport final
36 c'est en effet de recréer des emplois pour les jeunes du village, d'attirer ce touriste amoureux de la nature, de le séduire pour qu'il n'aille plus nécessairement sous les tropiques chercher le bleu du ciel et la bonne chère qu'on trouve aussi bien chez nous à la bonne saison. Les produits et délivrables du tourisme géologique se déclinent donc aujourd hui entre des publics variés, mais la clientèle qui «fait le chiffre d affaire» pour les professionnels n est pas du tout spécialisée, ce sont des touristes absolument béotiens vis à vis les sciences de la Terre. Pour les professionnels du tourisme, le spécialiste, l amateur «trop éclairé» est même parfois la «bête noire». En effet, c est lui qui, par ses questions très personnalisées, parfois trop pointues et visant surtout à faire valoir ses connaissances au sein du groupe, va perturber l harmonie établie avec les autres excursionnistes et essayer de déstabiliser l accompagnateur! On trouvera donc : grand public, écoles, lycées et collèges, universités, associations, amateurs de tous calibres, randonneurs, touristes, groupes de touristes en excursion organisée, guides professionnels ou semi-professionnels (étudiants, stagiaires d'été dans les bureaux de tourisme et dans les Parcs) qui viennent s informer et se former. On ne négligera pas les journalistes de la presse spécialisés soit dans la vulgarisation scientifique, soit dans le tourisme. En effet, ils attireront à leur tour des visiteurs (il faudra d ailleurs éditer un dossier de presse). Une grande partie de ces clients se manifeste au niveau d Internet. Une des activités les plus frappantes à cet égard est la constitution de networks thématiques et de forums. Ils sont abondés par les sociétés savantes, les associations, les classes des établissements scolaires et les amateurs. Au hasard de la toile, on découvre des réseaux des amateurs des anciennes mines (archéologues, minéralogistes, historiens), des réseaux de vente en ligne, des réseaux de spécialistes des micromontages, des réseaux des sites de fossiles, réseaux d informations sur les bons itinéraires géologiques et les beaux paysages, etc.) LE PUBLIC VISE EN NOUVELLE-CALEDONIE Le public scolaire C est un public précieux, car son flux est régulier. On le fidélisera encore plus si l adolescent participe, s il est invité à toucher, sentir, lécher les pierres (N.B. le géologue lèche en général dans sa carrière des centaines de pierres pour identifier leurs minéraux constitutifs ou leurs fossiles sous sa loupe, et ça n a rien de toxique). Comme le dit J.S. Baille, il faut que les jeunes (encadrés) puissent ouvrir les tiroirs des doubles de la collection. BRGM-RP FR Rapport final 35
37 Le public calédonien. On a tout à attendre du parc minier dans la mesure où 80 % de l économie de l île dépend de l activité minière. Il est paradoxal que la culture géologique et minière y soit encore si peu développée. Dans la symbolique Kanak, la Terre tient la première place ; sur les sommets, les esprits des ancêtres vont se reposer. Le public Kanak semble donc propice à éveiller à la structure profonde de la Terre et à la géologie de ses montagnes, qui sont le plancher fossile d un ancien océan. Chez les calédoniens toutes origines confondues, on se souvient toujours d un ancêtre qui était à la mine d or ou à l usine de nickel, d un voisin qui était rouleur Ce public semble donc propice à s ouvrir très largement à la recherche de ses racines et à tout le côté sociétal et humain de ce qu a été la mine. Parmi le corps enseignant, les fonctionnaires et les professions libérales, il y a un nombre important de visiteurs potentiels, car ces personnes sont en général habituées à visiter des musées dans les pays voisins ou en métropole. On tiendra compte aussi des familles de Français de métropole qui sont de passage, qui viennent rendre visite à leurs parents ou alliés installés dans l île. Ils sont curieux de se rendre compte par eux-mêmes des conditions de vie de leur parent, de ses centres d intérêt, de ce qui fait son quotidien. Ils souhaitent partager sa sortie dominicale (et en général, on se met en congés quand un parent vient vous voir, pour mieux le «promener» partout en voiture). La mine et le nickel étant le poumon de l île et la gloire Territoriale, il est logique de penser que le parc minier sera au programme, surtout si les paysages sont grandioses et la mer bien bleue Qu il y en ait pour tous les goûts Une des difficultés sera d accrocher suffisamment ces différents publics pour les fidéliser, et pour faire fonctionner le bouche à oreille. Donc il faut s arranger pour que chacun soit content : que l enfant ramène à la maison son bout de caillou ; que le professeur en retraite reparte avec les explications géologiques qu il cherchait ; que le broussard ait pu consommer sa boisson préférée par la même occasion ; que le participant du rallye surprise ait bien trouvé dans la vitrine du musée le mot-clé qui lui manquait pour trouver l étape suivante. Il importe aussi de ne pas mélanger les groupes, les niveaux. Contrairement à un musée de métropole où il n y a qu un seul type de public, la multiplicité des publics attendus dans le parc minier néo-calédonien justifie une muséographie à plusieurs niveaux de lecture. Il faut que chaque public se sente visé, pris en considération, bien compris. Il ne faudra pas mélanger un broussard au milieu d un groupe de minéralogistes amateurs qui vont passer la durée de la visite des carrières à échanger des mots compliqués devant le moindre caillou. 36 BRGM-RP FR Rapport final
38 Les touristes Certaines des personnes interrogées recommandent d axer le parc minier sur le public local, et de ne pas viser le tourisme. Ils mettent comme priorité de faire ressentir à la population quelle est l importance de la chose minière dans son passé, son présent et son avenir. Mais la Nouvelle-Calédonie ne compte que habitants. Le touriste est donc visé aussi, pour permettre la rentabilité du projet et bien entendu davantage d activité et de richesse pour la population. La Nouvelle-Calédonie a reçu en 2003 près de visiteurs (source : ISEE et site Internet New Caledonia Tourism.South, 2003 activity report). Parmi eux, la fréquentation touristique annuelle est depuis 7 ans légèrement supérieure ou égale à personnes. Il s y adjoint un nombre croissant de croisiéristes (plus de en 2003), sans tenir compte des excursionnistes et des yachtmen qui sont en nombre très faible. On peut prendre une partie des croisiéristes en compte. En effet, même s ils ne font escale qu une seule journée, un autobus depuis la gare maritime peut leur faire visiter le site central du parc minier dans la demi journée. Les touristes français Le touriste venant de métropole (28 % du total) doit être considéré à part. Contrairement à ceux qui viennent rendre visite à un parent «métro» qui est en séjour longue durée, ils ne s intéressent à partager la vie de personne. Ils viennent surtout pour la plage et les cocotiers. Leur intérêt pour le parc minier ne dépendra que de la publicité qui en sera faite dans les guides touristiques, de la qualité de la muséographie, et de leur possibilité de faire un peu de 4x4 en brousse pour se donner pendant quelques heures des sensations d aventure. En ce qui concerne le touriste français moyen, le long voyage en avion et son côut sont des obstacles potentiels majeurs pour le parc minier. Les touristes étrangers Le touriste étranger a les mêmes désirs. Il est issu de nationalités très diverses. Il en vient principalement de pays très proches de la Nouvelle-Calédonie, notamment Japon, Nouvelle-Zélande, Australie, ce qui est d un très bon augure pour le parc minier. Le Japon représente aujourd hui 26,2 % du total des visiteurs. Les enquêtes des services spécialisés indiquent qu ils viennent en Nouvelle-Calédonie surtout pour la nature et les paysages (76 %), le repos et la relaxation (72 %), et accessoirement pour les distractions balnéaires (45 %). Un nombre important de jeunes mariés viennent en voyage de noces. Il n est pas impossible que le tourisme minier japonais se développe dans la mesure où les Japonais ont fourni au 19 e siècle de la main d œuvre au nickel calédonien. Ils ont exploité en 1938 la mine de fer de Goro. Cela explique pourquoi, comme les responsables du musée de Thio l ont signalé, une équipe de télévision japonaise est venue filmer l ancien wharf et la pêche à l épervier. On ignore néanmoins BRGM-RP FR Rapport final 37
39 quel pourcentage de japonais seront intéressés à venir rechercher des traces de leurs parents. Le potentiel de touristes de Nouvelle-Zélande (5 % du total) et surtout d Australie (18,5 % du total) est très important. Il est très probable que ces pourcentages se développeront avec la création du parc minier. En effet, ces pays sont à la pointe du progrès pour la mise en valeur du patrimoine (et aussi pour sa protection et sa conservation). Il y a un tourisme vert de «broussards» qui représente plusieurs centaines de milliers d individus. Il y a déjà en Australie des sites Internet de touropérateurs qui invitent à visiter des sites miniers du Bush. Pour reprendre le mot d esprit de Christophe Sand, archéologue et préhistorien au musée de Nouméa, une structure de type «garnieroscope» devrait d autant plus les attirer que beaucoup d Australiens sont venus en Nouvelle-Calédonie en Ils apprécieront aussi la muséographie faire autour de l histoire de la main d œuvre multinationale, multiethnique, la Coloniale, etc. Dans la mesure où le nickel latéritique n est exploité dans le monde que dans un certain nombre de pays, on recommande comme l a proposé F. Colin (IRD) le jumelage de certaines villes du parc minier avec des villes minières de ces pays. Ces jumelages pourront créer un réseau d échanges (par Internet) et aussi des mouvements de scientifiques (congrès, séminaires) voire de touristes. Les pays visés sont le Brésil (Ouro Préto), Cuba, l Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Japon etc. En particulier, F. Colin rappelle que le géologue et minéralogiste français Ferdinand Gorceix a créé au Brésil en 1876 une école des mines, basée à Ouro Preto. Hong Kong est aussi une source de touristes à ne pas négliger. Enfin, que faut-il penser de la Chine, qui offre dans le monde un potentiel d afflux de touristes sans précédent? Sur ce point, on dispose par la Revue Parlementaire n 876 (rubrique Pôles de compétitivité) du 46 ème Congrès du Syndicat National des Agences de Voyages françaises, tenu à Pékin au mois de janvier Les commentaires les plus officiels laissent rêveur : "L'ouverture des Chinois au tourisme international est un phénomène touristique majeur pour ce nouveau millénaire". Pour le ministre de l'équipement, des Transports, de l'aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer du gouvernement Raffarin, Gilles de Robien, présent à l'inauguration du congrès, il ne fait aucun doute que l'avenir du tourisme passe par la Chine. Il ajoute : «En 2003, pas moins de 20 millions de Chinois ont voyagé à l'étranger et ce chiffre devrait quintupler d'ici A cette échéance, la Chine devrait être le 4ème émetteur mondial avec plus de 100 millions de voyageurs par an". D ores et déjà, on constate que la Chine s éveille à l intérêt des Géoparcs : 11 structures de ce type ont été créés dans le pays rien qu en 2000, avec le parrainage de l UNESCO, faisant de la Chine le leader mondial en la matière (Zhao Xun et Wang Milly, 2002). 38 BRGM-RP FR Rapport final
40 Mais on ignore si un nombre significatif de ces touristes visitera la Nouvelle-Calédonie. Actuellement, c est le gouvernement chinois qui fixe à ses ressortissants les choix de destinations touristiques autorisées (DTA), en n accordant des visas de sortie que vers certains pays. La Nouvelle-Calédonie n en fait actuellement pas partie. Le problème de la publicité et de l accueil De tous les pays potentiels, quel pourcentage de touristes viendront voir le musée mondial du nickel et les plages de rêve toutes proches? Tout est affaire de publicité, et de rapport qualité-prix des prestations. En matière de rapport qualité-prix des prestations qui sont offertes en Nouvelle- Calédonie, certains des spécialistes interrogés attirent l attention sur les conclusions d un rapport récent (de Hugues de Maleissye-Melun, directeur de la Formation professionnelle continue au Gouvernement de Nouvelle-Calédonie) à la Commission Européenne (Direction de l Emploi DEMPC). Elle souligne que les prix des transports aériens sont très chers, que toutes les compagnies n ont pas toutes les mêmes facilités (comme Virgin, qui proteste que l aéroport de Tontouta a accordé un monopole à Air Calin). Le prix de la liaison IATA avec l Europe coûte de l ordre de 5500 Euros, et le moindre trajet en extension se chiffre à 40 % de supplément. Le rapport conclut aussi que les prix de l hôtellerie sont très chers, et que les prestations offertes et la formation du personnel laissent souvent à désirer. Ce contexte tant qu il durera n est pas favorable à l attraction des touristes, notamment d Amérique du Nord. BRGM-RP FR Rapport final 39
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42 5. Résultat de l enquête sur l implantation, le dimensionnement, le statut et le financement du projet 5.1. IMPLANTATIONS PROPOSEES, LEURS AVANTAGES ET INCONVENIENTS, LES ACTIONS A Y ENTREPRENDRE La localisation du site central qui servira d organe de coordination et d animation du parc minier a été largement évoquée au cours de l enquête. Pour chaque site proposé, on s est efforcé de recueillir des données sur les avantages et inconvénients. Même si certains sites trop éloignés des circuits touristiques habituels ne peuvent être envisagés que comme des «sites satellites», ils présentent des avantages muséographiques indéniables pour le réseau du parc minier, qui ont été listés. Pour chacun d eux, les actions futures recommandées par les personnes rencontrées ou s avérant de première nécessité pour le réseau du parc ont été recensées Nouméa Il était possible d envisager une implantation à Nouméa tant qu il s agissait de créer un musée classique. Mais suite au consensus recueilli en faveur d un musée de site et même d un «parc minier», l idée d une implantation à Nouméa tombe d elle même Thio Thio (situé en Province Sud) est actuellement le seul «musée de la mine» au sens strict, existant en Nouvelle-Calédonie. Trop éloigné de Nouméa, n'étant pas une étape dans un circuit mais un terminus en "bout de route", il ne peut pas constituer le site central du parc minier. Il sera un site «satellite». Adresse : Musée de Thio, aux bons soins de M. Gaston Tamaï, agent de l Etat Civil, Mairie de Thio, Thio, tél (au musée) ou (mairie). Etat des lieux Les collections aujourd hui abritées et mises en valeur par le musée de la mine SLN de Thio ont été accumulées par les cadres successivement en poste à la mine (Bencivengo, 1997). Le projet de musée a été lancé en 1992 par le chef du centre SLN de l époque, Georges Miret, qui a fondé un «comité de musée SLN». Le musée occupe un bâtiment en bois, d origine scandinave, qui était en le domicile du directeur des mines de la SLN. La SLN a vendu le terrain et le bâtiment à la municipalité. L animation du fonds de collections a été confié à une association type loi BRGM-RP FR Rapport final 41
43 1901, créé en 1995, «l Association Musée de la mine SLN Thio». Elle compte une quarantaine de membres actifs dont 12 sur la commune. Le musée est subventionné par la Commune, la Province Sud et l Etat. Il accueille 1000 visiteurs/an, surtout en juillet (Foire de Thio le 2 juillet). Il reçoit surtout les classes scolaires (de la commune et de l extérieur) notamment les classes de 3 ème des collèges. Il est doté d un petit matériel informatique datant de Il n a pas encore de connexion Internet. Il y a le projet d implanter un «point i» sur la commune qui serait géré en mixte par la commune et la Province. Sur la côte, le wharf de la SLN (en activité) et l ancienne fonderie de nickel d Ouroué (qui a fonctionné de 1887 à 1891) constituent des points d intérêt mais ils ne sont actuellement pas valorisés au plan touristique. Il a des possibilités de logement (gîte d Ouroué) et un restaurant avenant et pas cher dans le village. Photo 1 - Le musée minier de Thio La muséographie déployée démontre toute l énergie des bénévoles de l association et leur compétence pédagogique, historique, scientifique et technique. Ils sont récompensés par le nombre actuel de visiteurs individuels qui est important pour un site un peu «de bout du monde». Il semble que la visite du musée soit recommandée dans de nombreux guides touristiques étrangers. Le musée a également bénéficié de la publicité faite lors de l exposition 2003 de Rouen sur les grands voiliers d autrefois qui transportaient l Or Vert sur toutes les mers. 42 BRGM-RP FR Rapport final
44 Mais les collections sont hélas actuellement beaucoup trop entassées pour attirer toute l audience qu elles méritent. Photo 2 - Intérieur d'une des salles du musée minier de Thio Actions possibles Le musée est totalement vulnérable aux vols, incendies ou inondations. Lors de l enquête, il a été manifeste qu il importe avant tout à ses animateurs de faire rénover le bâtiment, de le protéger des risques de sinistre par une profonde rénovation du second œuvre et même du gros œuvre (toiture, murs) et de transporter une partie des collections dans un local moderne attenant (à construire) afin de «donner de l air» aux riches collections exposées. Une liaison de courrier électronique et une mise en réseau avec la banque de données du site central sont recommandées. Un site Internet attractif permettrait en outre de décupler la fréquentation, car le site avec sa plage toute proche est très beau, le musée riche de collections, et l association d enthousiasme et de savoir-faire. En outre le site central aura pour mission d irriguer périodiquement Thio par des expositions temporaires, voire des manifestations du type «rallye-surprise de l Or Vert». BRGM-RP FR Rapport final 43
45 Tiébaghi Tiébaghi (situé en Province Nord) est, encore plus que Thio, trop éloigné de Nouméa (4h30 de route) pour constituer le site central du parc minier. Il sera un site satellite. On aperçoit le site de très très loin. C est déjà une mise en scène fascinante pour le touriste, un peu hébété par le long trajet sur route. La montagne surbaissée, trapue, du massif de serpentines de Tiébaghi se dresse comme le dos d un gigantesque animal préhistorique couché, presque au bout de la route nationale qui remonte la côte sud de la Nouvelle-Calédonie. En langue du Nord, Tiébaghi signifie la montagne du tonnerre. Au sommet du géant, c est d abord les vestiges et le village d une ancienne mine de chrome «monstrueuse» puisqu elle a produit un tonnage de classe mondiale (3,3 Mt de minerai haute teneur). Il en reste un réseau de galeries à divers niveaux et, au sommet de la montagne, un open pit impressionnant pour le touriste, qui est appelé le Cratère. Dans d autres parties du même massif, des galeries de mine creusées sur des amas de chromite de moindre importance sont encore accessibles : Fantoche, Alpha, Chagrin. Tiébaghi, c est en outre aujourd hui, au sommet du géant aussi, une vaste mine de nickel à ciel ouvert, en plein essor (SLN). Un grand terminal de chargement est en construction à proximité. A Koumac, sur les recommandations de Luc Chevalier (1990) une association s est constituée en 1993 sous l impulsion du maire Robert Frouin pour la restauration du village minier et la valorisation des documents et machines conservées (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Minier et Historique du Nord Calédonien). Elle est soutenue par la Commune et par la Province Nord. Elle est animée par une poignée de «mordus» notamment son président Henri Reuillard, et elle bénéficie du conseil scientifique de l ancien chef géologue de la mine de chrome (Chromical) Christian Tessarolo. Adresse : ASPMHNC, aux bons soins de M. Henri Reuillard, B.P. 239, Koumac, tél./fax Etat des lieux Le foncier du village minier de Tiébaghi a été attribué par protocole à la commune de Koumac, mais il y a une servitude de passage au profit de la SLN. La SLN a construit une piste de roulage pour ses camions de minerai, à partir de la piste ancienne. Les réalisations sur place, au village, sont déjà spectaculaires par rapport aux faibles moyens financiers dont les bénévoles disposent. Le bâtiment d accueil (la maison de l ancienne infirmière de la mine) est en cours de rénovation, sur financement de la Province Nord (coût 6 MF CFP, soit Euros). Il abritera un snack-bar. L eau courante est en cours d installation. Il y a un groupe électrogène de 7 kva ce qui est insuffisant. La réfection de la salle des machines de la mine est commencée mais c est un travail de longue haleine. Elle est assez impressionnante par le bon état des compresseurs etc. conservés. Le village abrite des collections d échantillons 44 BRGM-RP FR Rapport final
46 géologiques et de carottes de sondage de chromite, des albums de photographies anciennes, des plans et coupes de la mine. On y a transféré une salle d opération équipée. La Province Nord prépare une signalisation géographique du site, par des panneaux, et la construction d une table d orientation, afin de laisser le public libre de sa visite (de la sorte, il ne sera pas nécessaire de planifier la mise à disposition d un accompagnateur ni ses plages horaires). Trois jeunes de Koumac sont employés comme guides mais il faudrait les former en géologie et en botanique. Koumac est dotée de nombreuses possibilités d hébergement et de restauration, modernes et agréables. Actions possibles Photo 3 - Tiébaghi: le Cratère au sommet de la mine de chromite Le futur de Tiébaghi est déjà bien sur les rails, grâce au dynamisme de l association et des scientifiques qui la soutiennent. Parmi les actions possibles, certaines sont déjà en projet dans les bureaux des pouvoirs publics : la Province Nord a engagé différentes actions de rénovation des bâtiments ; le Congrès Calédonien a manifesté sa volonté de soutenir les actions (visite récente de son président, M. Harold Martin). Les actions les plus proches à engager seraient un équipement informatique et audiovisuel du BRGM-RP FR Rapport final 45
47 village permettant des vidéo-projections, la poursuite du travail quotidien de restauration, l amélioration de l accueil. Photo 4 - Tiébaghi: aperçu partiel du village minier et du panorama époustouflant sur le Nord Mais le branchement de ce site sur le réseau du parc minier de la Nouvelle-Calédonie lui apporterait un second souffle et accélèrerait l obtention de l audience qu il mérite. A Koumac, le centre culturel communal envisage de rénover l ancienne maison de la belle-mère de Robert Frouin, et d en faire un «point i» qui serait le produit d appel, la vitrine du village minier de Tiébaghi et qui inviterait les touristes à gravir la montagne. Afin de prévenir tout risque d accident sur sa piste de roulage pour camions, la SLN souhaiterait que les touristes utilisent une seconde route, à ouvrir (coût de l ordre de 30 MF CFP, soit Euros). Un branchement électrique du village minier de Tiébaghi au réseau est nécessaire (le réseau de distribution de Koumac est à 2 km ; il s agit de la ligne EEC de la station météo située de l autre côté du Cratère. Les sanitaires du village seraient à rénover. La restauration de la galerie principale de l ancienne mine, qui débouche au fond du Cratère serait un «must» pour la mine-musée. Mais elle n a pas été jugée prioritaire, par suite des difficultés probables pour obtenir l autorisation d y recevoir du public. Il en est de même pour la galerie intermédiaire qui serait pourtant un clou de la muséographie puisqu elle débouche sur un balcon en pleine paroi du Cratère à mi- 46 BRGM-RP FR Rapport final
48 pente. En tout état de cause la restauration des anciennes galeries semble être irréalisable et non sécuritaire par suite de l'effondrement probable de la mine en profondeur et du risque de soutirage encore à craindre au fond du Cratère. L Association recommande plutôt l achat de matériel d exposition, la réfection de la salle des machines et la réalisation de panneaux pédagogiques. Elle envisage la traduction française et la réédition d un livre en langue anglaise des années 1900 consacré aux mines du Nord Calédonien, de p. signalé par le responsable des Archives Territoriales Ismet Kurtovic. Le coût serait de l ordre de F CFP, soit 4200 Euros. Une liaison de courrier électronique et un site Internet attractif permettraient de décupler la fréquentation, car le site est très impressionnant. La vue panoramique dont le touriste jouit au sommet est très belle. Le village minier est riche de collections, et l association d enthousiasme et de savoir-faire. La plage est toute proche. Le tout nouveau terminal de chargement de la SLN est une merveille de technologie. En outre, le site central aura pour mission d irriguer périodiquement Tiébaghi par des expositions temporaires, voire des manifestations du type «rallye-surprise de l Or Vert». Enfin Koumac est une ville étape souvent utilisée par les touristes intérieurs et extérieur faisant le tour de la Nouvelle-Calédonie. Dans la thématique «parc minier», l'étape suivante est toute trouvée : les mines du Diahot Les mines du Diahot, Pilou, Balade etc. Située à l extrémité nord-ouest de l île (en Province Nord), la vallée du Diahot renferme de nombreuses anciennes petites mines souterraines de plomb-zinc, cuivre, or, et des fonderies (avec leur cheminée pittoresque conservée). Elles ne sont actuellement l objet d aucune action de valorisation hormis des publications et des excursions épisodiques organisées par l association de Tiébaghi. Il n y a aucun établissement en dur équipé pour recevoir du public. Ces sites ne seront donc pour le parc minier qu un bassin d excursions, réservé aux scolaires et aux habitants de la Province, et aux touristes qui auront le temps de faire la longue route depuis Nouméa. Etat des lieux Toutes ces mines étaient de taille relativement modeste et elles sont en ruine. Outre quelques puits, de nombreuses galeries existent, mais elles ne présentent pas les conditions de sécurité requises pour inviter les touristes non familiarisés aux dangers du monde souterrain à s y aventurer, même avec un guide spécialisé (renseignements P. Maurizot et J.-M. Eberlé, auteurs de l inventaire minier et de la carte géologique BRGM locale à 1/ ; Brou 1982 ; Bencivengo, 1997 ; Picard, 1999 ; site Internet «la brousse en folie»). BRGM-RP FR Rapport final 47
49 Il existe des coulées de scories de fonderie de part et d autre de l embouchure du Diahot, à la Pointe Dilah et à Pam. A la mine de cuivre Pilou, l accès est facile et on peut voir des entrées de galeries. A la mine Ao, il y a encore un treuil visible, mais l accès à pied est long. A proximité, les calcaires de la Roche Mauprat sont un point d intérêt supplémentaire. A la mine d or de Fern Hill (rendue célèbre par le «roi de la mine» John Higginson de 1875 à 1885), l accès est facile. A Mérétrice, on peut voir la carrière, le chapeau de fer et ramasser sur les déblais des minerais de plomb (anglésite et cérusite). A partir de la mine de Balade (ancien nom : la Balade), un circuit est possible pour visiter les affleurements des minéralisations de type amas sulfuré de Balade, Murat et Bruat, avec en particulier l attrait d une grande falaise qui expose le niveau porteur lie-de-vin, d origine volcanique, des minéralisations. A proximité, le Col d Amos offre un point de vue panoramique de grande beauté sur l océan. La plupart de ces anciennes exploitations sont situées sur des propriétés privées. Les possibilités de logement (hôtel ouvert de façon intermittente) sont situées à 30 km des sites, à Ouégoa. Un bon camping est situé à l'embouchure du creek Amos sur la côte est. Par le passé, une journée de découverte touristique des mines a été organisée, avec une démonstration de prospection minière à la batée dans les creeks. Des possibilités de ballades à cheval et de pêche au crabe sont aménagées. Mais les moustiques ne facilitent pas le tourisme de masse de cette région et ces découvertes sportives pédestres ou à cheval sont, pour le moment encore, pratiquées par une petite élite de connaisseurs. Actions possibles L organisation de circuits de découverte pédestre des curiosités de surface est très possible et recommandée. Cela mérite, de la part du futur site central du parc, des actions de soutien et de promotion (site Internet, brochures, expositions temporaires, encadrement d excursions) des activités de l association de Tiébaghi et (par la suite) de toute autre structure qui pourrait voir le jour sur place. La fabrication et la pose de panneaux didactiques commentant les paysages géologiques et les sites miniers sont recommandées dans le cadre du projet Les mines de nickel de Païta/Dumbéa à l Ouest de Nouméa Au dessus de la vallée de la Dumbéa et de Païta (en Province Sud), à environ 45 minutes de voiture au Nord-Ouest de Nouméa, il existe plusieurs anciennes petites mines de nickel à ciel ouvert. Aucune n est valorisée. Il n y a aucune structure sur place. Ces mines constituent néanmoins autant de petits points d accrochage éventuel pour le visiteur du parc. Etat des lieux La mise en scène est favorable : la vue sur les Massifs Miniers est impressionnante dès la sortie ouest de Nouméa, car ils constituent une muraille verte à l horizon. Les anciens décapages d extraction y sont bien visibles, comme autant de scarifications de 48 BRGM-RP FR Rapport final
50 couleur ocre rousse tranchant sur le vert de la végétation et des péridotites. Au dessus de la vallée de la Dumbéa et de Païta et de leurs plantations d eucalyptus, une piste permet aux 4x4 et aux voitures de ville d escalader en quelques minutes le rebord du Massif Minier. Cette piste (piste du Dzumac) traverse les anciennes mines abandonnées et partiellement restaurées et revégétalisées. Une aire de point de vue est aménagée. Plus haut, on arrive à un col d où les adeptes de parapente viennent s élancer le week-end. La vue sur la plaine alluviale, le golfe de Nouméa et le lagon est splendide. Au-delà, la piste pénètre dans le massif du Sud, point de départ pour les randonnées sportives. Actions possibles Le site se prête parfaitement à un itinéraire de découverte avec panneaux explicatifs. Il est cependant assez pauvre en points d intérêt géologique. Au plan purement touristique, l accès fait un peu «désert de la soif» car la mer est éloignée de plusieurs kilomètres, au-delà du glacis du Massif Minier et de la plaine alluviale un peu aride de la Dumbéa : psychologiquement, on a un peu l impression, arrivé là-haut, d être venu se perdre loin de tout. Au plan logistique, il y a une piste mais pas l électricité ; aucune infrastructure (logements, commerces) n est disponible à proximité. Le site n est donc recommandé que comme un point de passage Le massif du Mont-Dore Le Mont d Or ou Mont Dore (en Province Sud) est (avec la vallée de la Dumbéa) le lieu historique de la première découverte du minerai de nickel (qui allait être nommé garniérite) par Jules Garnier le 19 novembre L exploitation a débuté en Parmi les sites extractifs proches de Nouméa, point de départ obligé des touristes étrangers et de la plupart des «métros», c est celui qui est le plus rapide d accès (20 minutes en voiture). Il constitue donc pour le projet un site d ancrage potentiel extrêmement favorable. Etat des lieux Il n y a actuellement aucun édifice en dur et aucune activité associative sur le site. Le site le plus intéressant se développe dans tout le versant de la montagne du Mont Dore situé au Sud-Ouest du Col de Plum (ancienne mine de Rouvray). Le périmètre qui mérite d être mis en valeur par le parc minier est délimité au Nord par la route RP1, au Sud par la route RP2 qui passe au bord de mer, à l Ouest (côté baie de Nouméa) par la baie Morari ou Baie du Charbon et à l Est (côté baie de Prony) par la baie de Mouéa où s étalent les pavillons de Plum et son camp militaire. Le massif est situé à environ 20 km à l Est de Nouméa et à 4 km à l Ouest du village de Plum. Au plan de la mise en scène, le visiteur est mis en condition de très loin. Venant de Nouméa, il passe d abord au pied de la mine Saint-Louis, une grande mine de nickel à ciel ouvert, abandonnée, située au dessus de la tribu de St-Louis, dans la commune du Mont-Dore. Les excavations sont larges et hélas visibles. Le site fait l objet d une réhabilitation environnementale financée par l'europe. BRGM-RP FR Rapport final 49
51 Tout en admirant la mangrove qui vient lécher le remblai de la route provinciale, il est fasciné, au fur et à mesure que la voiture se rapproche du but, par la perspective sur le Mont Dore qui barre l horizon, point de mire qui s élance dans le lagon, dressé comme un «pic», en avant de la chaîne des Massifs Miniers. Majestueux, il domine toute la baie de la masse de ses péridotites rousses, au sommet desquelles brille un minuscule édifice blanc (le relais téléphone). Le touriste arrive ensuite sur les berges romantiques, ombragées et reposantes d une rivière paisible, la Coulée, qui invitent au pique nique (parc de loisirs). Des barques amarrées tanguent au gré du flot. Photo 5 - Les rives romantiques de La Coulée; au fond, le massif du Mont Dore Puis la route attaque le col de Plum. Au col, un panneau d information invite le visiteur à prendre la piste du sommet, qui est praticable d abord en voiture puis à pied. Entre le col et le sommet on traverse successivement une série d anciennes mines de nickel à ciel ouvert. L'ensemble fait l'objet d'une restauration et d'une revégétalisation progressive depuis une dizaine d'année. Par endroits, les vestiges des excavations se confondent avec les accidents naturels du terrain. En chemin, les points d accrochage des sens et de la curiosité scientifique du visiteur sont multiples : 50 BRGM-RP FR Rapport final
52 - le contraste des couleurs (les roches sont rousses, jaunes, vertes, brunes ; la végétation, verte ; le ciel, bleu ; la mer, verte) ; - partout, les affleurements de péridotite ; - à mi-pente, un «tunnel de cobaleur» avec des affleurements de terres manganésifères et cobaltifères (wad, asbolane) dans la saprolite ocre jaune ; sur les parois du boyau, on voit des traces de creusement au pic ; - au dernier grand replat avant le sommet, carrière présentant des entonnoirs de saprolite sécants les uns sur les autres (ce qui détermine un cloisonnement avec reliques du mur en forme triangulaire), entonnoirs qui ont été largement exploités, dans leur écrin de péridotites ; ce sont (Genna et coll.) des poches d origine «karstiques» ; les visiteurs peuvent échantillonner des veines de garniérite dans la péridotite du mur ; - partout, on marche sur le lapiaz qui affecte les péridotites, sur la cuirasse de latérite avec ses gravillons couleur acier qui crissent sous les pas ; - partout on admire les Orchidées, les Bixia, la flore typique des Massifs Miniers ; - sur un versant en contre plongée, on aperçoit une série d anciens puits de prospection ; - partout le long de la piste une gamme complète des techniques de réhabilitation et de revégétalisation est exposée ; - au dessus de Plum, sur l autre versant, on aperçoit la mine de chrome, abandonnée, du permis GR2H (toujours valide) ; - au loin, d un côté la baie de Nouméa ; de l autre, plus près, l anse de Plum avec ses remous ocres qui tranchent sur le bleu-vert du lagon, et au-delà, les collines de Prony, la Baie des Pirogues ; on devine le site minier en développement de Goro, derrière les éoliennes du col de Prony ; - partout alentour, les Massifs Miniers qui barrent l horizon, et les carapaces de latérite ; - et puis, last but not least pour le scénographe qui se réjouit de provoquer sensations et émotions chez le visiteur, le vent qui caresse la peau et souffle le «grand beau temps». Actions possibles Le site mérite des panneaux explicatifs concernant la géologie, la flore, la restauration écologique en milieu minier, le paysage. Mais il se prêterait aussi à merveille à l implantation du bâtiment central en dur du parc minier. Au plan logistique en effet, il offre les avantages suivants : - on dispose d un pylône amenant une ligne à haute tension sur le site ; - à moins d un kilomètre en amont du col, un éperon en rocher dur se prête à la construction d un vaste bâtiment ; le P.O.S. est libre ; le reste du massif plus en amont est classé inconstructible ; - le terrain appartient à la Nouvelle-Calédonie, il serait gratuit ; il est libre de tout titre minier ; - Plum est seulement à 4 km, avec ses commerces, deux hôtels, plusieurs aires aménagées pour le pique nique en bord de mer, des lotissements (locations?), école, gendarmerie, caserne du RIMA, base nautique, wharf de mise à l eau, école de voile ; la plage Carcassonne est très populaire, même si on ne s y baigne que par mer calme ; BRGM-RP FR Rapport final 51
53 Photo 6 - Vue depuis le massif du Mont Dore vers l'est - il y a une ligne de bus Nouméa-Plum qui emprunte la RP1 et une autre la RP2 en bord de mer, ce qui permet aux randonneurs démunis de voiture de traverser le massif du Nord au Sud ; - présence de plusieurs sentiers de découverte à travers le massif : sentier de la Montée d Eole, fléché ; une branche va jusqu au sommet du Mont Dore ; sentier PR-DOR1 d ascension du Mont Dore, aménagé par la Province Sud ; il passe par une très ancienne mine artisanale nichée en versant sud du Petit Mont Dore ; - parc de loisirs de La Coulée, sur les rives de la rivière du même nom ; - présence, dans le village du Mont Dore, de possibilités de logement : 5 bungalows au Vallon d Or et 7 au Nuku-Hivea, et de restaurants ; - enfin, dernier avantage, le village du Mont Dore est le point de départ des excursions vers Prony, vers la Cascade de la Madeleine, la Plaine des Lacs et vers la Maison du Parc provincial de la Rivière Bleue qui est gérée par le Parc Zoologique et Forestier de Nouméa. Le sentier de Grande Randonnée GR1 dessert le parc. La cascade est assez spectaculaire à voir au plan géologique, car elle accidente la cuirasse latéritique ; le site est en outre un magnifique parcours de découverte de la flore et de la faune protégées, recommandé dans tous les guides. Le seul obstacle éventuel à l utilisation du site du Mont-Dore comme noyau principal du parc est l existence d un périmètre de protection des eaux de la source du Mont Dore. 52 BRGM-RP FR Rapport final
54 Mais le site propice à bâtir est situé à la bordure du bassin versant, sur la ligne de partage des eaux ; il pourrait donc semble-t-il être autorisé si le tracé du périmètre est affiné. Outre la construction du bâtiment du parc, le site se prête admirablement à la sensibilisation du public aux techniques de restauration écologique en milieu minier. Les anciennes banquettes d extraction se prêtent à la mise en situation, en plein air, de tous les engins de taille spectaculaire qu on pourra récupérer sur les différentes mines abandonnées de l île. C est une mise en scène qui a déjà été faite sur le Parc de Cap Découverte à Carmaux et qui est un point très attractif de la muséographie pour frapper l imaginaire du public. Il faudra faire cette opération systématique de récupération avant le passage des ferrailleurs et avant que les pistes d accès soient coupées par les intempéries. Il serait judicieux que la DIMENC incite les exploitants à la faciliter La mine de fer des Japonais à Goro Située à l extrémité est de l île, dans la commune de Yaté (en Province Sud), l ancienne mine de fer de Goro a été exploitée par les Japonais de 1938 à C est à proximité que le fameux gisement de nickel de Goro qui est en cours de développement a été découvert. Le site a été l objet de diverses descriptions historiques notamment par Angleviel et coll. (1996), Bencivengo (1997). L état des lieux et les priorités ont été synthétisées dans une fiche des services patrimoniaux de la Direction de la culture, de la jeunesse et des sports de la Province Sud (2001). Etat des lieux Le carreau de la mine est à 170 m d altitude, dominant les eaux bleues du lagon. Il n y a plus trace des différents bâtiments mais il reste d importants vestiges des installations : lignes de chemin de fer, ouvrages d art, stockpiles de minerai mixte de chrome et de fer calibré, trémies de chargement. Les points les plus spectaculaires sont les deux transbordeurs (wharf) et le convoyeur. Les transbordeurs s avancent encore fièrement dans la mer, dressant leur «jeu de mécano» gracile sur leurs pilotis de béton, comme s ils attendaient l arrivée d un navire à charger. Le bras articulé est remonté, prêt à accoster le cargo. Ce système de chargement par transbordeur a été pionnier en Nouvelle-Calédonie (1938). Le convoyeur est plus sinistré : la bande transporteuse en caoutchouc a disparu et il ne subsiste que sa charpente métallique, bien munie de tous les galets d entraînement en fer. A coté de lui, l ancienne rampe du monte-charge part du sommet et dévale la pente par un impressionnant plan incliné de 700 m de long, jusqu à la trémie de chargement du concasseur principal. Le cuffat chargé de 1500 kg y atteignait la vitesse de 60 m/mn. BRGM-RP FR Rapport final 53
55 L état des vestiges permet de se faire une bonne idée du fonctionnement de la mine. Un sentier en zigzag le long de la voie du monte-charge permet d accéder partout. Du sommet la vue sur le lagon et, à l horizon, sur l Île des Pins, est splendide. Actions possibles Le Service de la Culture a proposé le site pour un classement au titre des monuments historiques, et pour des travaux de débroussaillage et de mise en sécurité qui pourraient précéder une opération de valorisation touristique. L ensemble est de grande valeur patrimoniale et pédagogique. Il est avantagé par la beauté du paysage et la proximité de la Maison du Parc provincial de la Rivière Bleue qui est gérée par le Parc Zoologique et Forestier de Nouméa. Le sentier de Grande Randonnée GR1 dessert le parc. Ce parc est en outre un magnifique parcours de découverte de la flore et de la faune protégées, recommandé dans tous les guides. L ensemble se prête donc parfaitement à une valorisation en tant qu un des sites satellites du parc minier. Il mérite la pose de panneaux explicatifs, la réalisation d un site Internet, la diffusion de brochures et l organisation de visites guidées. La proximité du Parc de la Rivière Bleue incite à rechercher une synergie avec cette structure pour proposer un accueil coordonné du public sans multiplier les charges A QUELLE TAILLE PRETENDRE POUR LE PROJET? COMBIEN DE VISITEURS? Lors de la création du Museum d Orléans, le directeur du Service géologique national, membre de l Institut, écrivit au Maire d Orléans cette phrase lapidaire, en parlant de la muséologie de la nature : «un domaine considéré comme secondaire par tous ceux qui confondent la longueur des queues aux expositions artistiques temporaires avec la «culture» et pour qui le clinquant médiatique remplace l ouverture d esprit et le savoir» (Claude Guillemin, 21 janvier 1988). Il concluait en saluant un projet ambitieux et large, et surtout remarquablement soutenu par la ville. Eviter les erreurs de dimensionnement, sans parler de préférer le clinquant au solide en muséographie, ce n est pas chose aisée. Le concepteur du projet a beau disposer de conseils et d enquêtes de marché sur la fréquentation probable de l établissement, il peut se tromper dans la proportion de 1/10. L expérience montre des dizaines de musées (toutes spécialités confondues) qui ont été surdimensionnés. Ils ont coûté une fortune en gros œuvre, en second œuvre et en équipements muséographiques, sans parler de l ambition excessive du budget de fonctionnement. Après une inauguration tapageuse qui a ravi tout le monde, la fréquentation annoncée dans l avant-projet ne suit pas. On avait annoncé visiteurs par an, et après l effet «pépite» des 5 années suivant l inauguration, on tombe à Le réveil est rude, car il y a des retombées autant politiques qu économiques et sociales. Ces fiascos ne sont pas toujours médiatisés. Mais le visiteur voit bien que les muséographies ne sont pas renouvelées, que tous les robinets sont fermés et que le 54 BRGM-RP FR Rapport final
56 musée sombre dans la médiocrité et l oubli. Concernant les géoparcs et parcs miniers, on a également par la presse quelques retours sur ceux qui marchent et ceux qui ne marchent pas (annexe 1). Dans ce contexte, on doit pour le projet néo-calédonien dire «la vérité», ou tout-aumoins des chiffres de fréquentation qui soient plausibles. On ne doit pas prendre le risque de se tromper de bonne foi sous prétexte «qu on sait que ça va réussir». On doit être réaliste mais on a des signes très encourageants pour être ambitieux La surface bâtie idéale Au point de vue de la surface à bâtir pour le noyau central du parc minier, on dispose de bons éléments architecturaux de comparaison. L ensemble des muséographes s accorde à dire qu il faut plusieurs milliers de mètres carrés. Les records dans la thématique scientifique sont occupés par des géants comme le Deutsches Museum de Munich ( m 2 ), le Science and Industry Museum de Chicago (65 000) et le Science Museum de Londres (52 000). Viennent ensuite le Ontario Science Museum de Toronto ( m 2 ) et l Exploratorium de San Francisco (30 000). Même si ces exemples restent modestes par rapport au Centre Georges Pompidou ( m 2 ) ils ne sont pas adaptés au projet de parc minier de la Nouvelle-Calédonie. Le Centre Jean-Marie Tjibaou couvre 6970 m 2. Le Centre Historique Minier de Lewarde (le plus grand musée de site minier français) couvre 7000 m 2 de bâtiments industriels réaménagés, dans un parc de 8 ha. Le museum d histoire naturelle de Toulouse en cours de lancement devait avoir 7000 m 2 mais des difficultés financières l ont ramené à Le museum d Orléans dont les toulousains se sont inspirés couvre lui aussi 7000 m 2 répartis sur 7 niveaux (dont le sous-sol qui renferme les réserves et le grenier qui renferme climatisation, moteurs de l ascenseur etc.). Les plans d architecte et le «rendu» des expositions actuellement mises en scène montrent qu aucun espace n est gaspillé. Tout a été pensé. Au plan de son budget de fonctionnement annuel, le museum d Orléans est autonome : la fréquentation annoncée au départ a bien été atteinte. En conclusion, une surface bâtie de 7000 m 2 paraît très adaptée pour le projet. Toutefois, s il s avérait trop difficile de réunir les financements nécessaires, l avantprojet sommaire (qui est présenté ici) doit être apte à subir des aménagements au niveau de l avant-projet détaillé : soit que la surface soit révisée à la baisse de façon irréversible, soit qu on envisage un noyau minimum à bâtir au démarrage, qui serait complété à loisir par des installations en option. On en lancerait la construction au fur et à mesure de la disponibilité de budgets complémentaires. Dans cet esprit, le présent rapport présentera deux choix de muséographies : une option maximaliste et une option minimaliste, entre lesquelles tous les intermédiaires seront envisageables. BRGM-RP FR Rapport final 55
57 Néanmoins, les difficultés financières ne doivent pas aboutir à réduire le projet au point de rendre son fonctionnement impossible. Il ne faut pas perdre de vue que, sur un projet qui serait réduit à 3000 m 2 seulement, il y aura 500 à 700 m 2 qui seront (tout comme dans l option à 7000) «banalisés» pour les bureaux, les divers W.C., les vides sanitaires, le moteur du monte charge et sa cage, le local du moteur de la climatisation, etc. Un autre élément important à prendre en compte (dans la mesure où il s agira d animer tout un réseau de sites satellites), c est le besoin d un lieu de stockage du matériel des expositions temporaires, et d un garage pour le véhicule utilitaire qui sera nécessaire pour les transporter. On doit prévoir l encombrement des collections qui, dans le cas de blocs de minerais ou de wagons de mine, sans parler des locomotives à vapeur, est supérieur à celui de boîtes de papillons dans les réserves comme en salle d exposition (même si la majorité des engins de grande taille sera laissée à ciel ouvert, exposée aux intempéries). Enfin, un indice de très grande importance à prendre en compte est le rapport entre la fréquentation attendue et la surface. On pourrait le qualifier d indice de «piétinement». Exemple : le nouvel Aquarium de Nouméa a été conçu pour une surface de 2250 m 2 et un nombre de visiteur journalier de 800. A supposer que la visite dure 2 heures, cela signifie 4 rotations du public (4 x 200 = 800) pendant la plage des 8 heures d ouverture les plus fréquentées, et donc chaque visiteur disposera de onze m 2. (3,3 x 3,3) C est un ratio acceptable (d autant que certains visiteurs ne resteront pas 2 heures mais une). Une surface moindre signifierait davantage d attente à la billetterie, des queues devant les vitrines les plus attractives, au snack-bar etc., et en définitive une mauvaise image pour l établissement, défavorable à la publicité de bouche à oreille La fréquentation probable Au Centre Historique Minier de Lewarde, qui est parmi les plus réputés et visités, la fréquentation a été de visiteurs en 1984 (année d ouverture), de en 2002, et l objectif fixé est de Elle est pénalisée par l existence de musées «concurrents» (de taille et de thème similaires) en Lorraine et en Allemagne, sans parler d une foule de petits musées de site minier en Nord-Pas-de-Calais (route des Gueules Noires). En Nouvelle-Calédonie, il n existe aucun musée minier utilisable comme référence. Les musées d autres thèmes existants ne peuvent servir de comparaison dans la mesure où ce qu on vise est un musée mondial (du nickel) couplé avec un parc, alors que tous les autres musées sont monolithiques et axés sur des thèmes très attractifs mais relativement classiques. Le nombre de visiteurs attendu par les muséographes pour le nouvel Aquarium de Nouméa est de 800 par jour soit par an (source : site Internet 56 BRGM-RP FR Rapport final
58 Si on se base sur l identité des publics attendus pour le parc minier néo-calédonien (cf. paragraphe 4.2) sa fréquentation pourrait donc raisonnablement atteindre visiteurs/an durant les deux premières années, et (si la publicité outremer est bien faite) il ne semble pas utopique d attendre pour l année n+4 un public de visiteurs STATUT PROPOSE Deux statuts sont recommandés, celui d établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) ou celui de Syndicat Mixte. Chacun a ses avantages et inconvénients. On citera comme modèles trois exemples métropolitains qui font l objet de fiches détaillées en annexe 1 : le parc de Chambord, le Parc Floral de La Source à Orléans, et le Centre Historique et minier de Lewarde. Chambord est un EPIC, le Parc Floral de La Source un Syndicat Mixte de Gestion, et Lewarde une association, qui est en passe de prendre un statut nouveau, l EPCC, qui sera commenté. La présence de la profession minière est souhaitée par de nombreuses personnes interrogées. La SLN a déjà fait un pas en avant en lançant les «Nickels de l initiative» EPIC? Le statut d EPIC assurerait la pérennité voulue. La question se pose de savoir si la tutelle de l EPIC doit être l Etat ou la Nouvelle-Calédonie. Naturellement, les Provinces doivent être partie prenante. Mais certaines personnes interrogées craignent que la structure d EPIC obère les possibilités pour la profession minière de se joindre au financement du projet. Le projet n est actuellement pas inscrit sur les lignes culture du Gouvernement dans les contrats de développement Syndicat mixte? La formule en Syndicat Mixte de Gestion, en Groupement d Intérêt Economique (GIE) ou en Groupement d'intérêt Public simplifié (GIP) permet d'associer aussi publics et privés (le GIP est la formule retenue pour le CNRT-NE). Elle permettrait à l établissement de conjuguer les financements publics et les opérations de mécénat. C est la formule idéale si le financement vient de la profession minière (le statut d association ayant les désavantages déjà évoqués). Le mécénat est actuellement dépourvu de statut en Nouvelle-Calédonie. Il est souhaité que le Gouvernement instaure dans la Loi de Pays une disposition rendant possible le mécénat. Le statut de syndicat permettrait aussi des activités marginales mais bien utiles du point de vue du public, comme la vente de boissons ou de sandwiches pendant la visite, la vente de souvenirs etc. La présence de la Région parmi les membres du BRGM-RP FR Rapport final 57
59 Syndicat permet de bénéficier de ses subventions pour la création des bâtiments, l ouverture des accès et leur entretien, etc Association? Une association n étant pas pérenne, la structure en association n est pas recommandée car elle n est pas «crédible» pour les pouvoirs publics. En outre, elle n offre aucune garantie de capacité technique ou financière à maîtriser le moindre désordre qui viendrait à menacer la sécurité des personnes ou des biens sur le parc. Pourtant, le Centre Historique Minier de Lewarde (annexe 1) est géré par une association de type loi 1901, et la structure marche. L association regroupe Etat, Région, Conseil Général du Nord, Conseil Général du Pas-de-Calais, Intercommunalité du Douaisis (le centre est à 8 km de Douai), Ville de Lewarde, Association des Communes Minières ACOM, Conseil Economique et Social Régional et les syndicats de mineurs. Le Centre comprend, outre la muséographie, deux structures commerciales, la cafétéria et la boutique. Celles-ci appartiennent à l association mais acquittent l impôt sur les commerces. Mais la comparaison avec la Nouvelle-Calédonie est impossible. L industrie du nickel est en plein essor économique. Le bassin minier du Nord Pas de Calais est arrêté, c est une région sinistrée en perte d identité et en recherche d un nouvel avenir. Les pouvoirs publics, appuyés par une entité spécifique du volet «après-mine» du Contrat de Plan Etat-Région (la Mission Bassin Minier Nord-Pas de Calais) sont engagés pour des décennies dans sa reconstruction (Féraud 2005). De toute manière, le Centre est en passe de changer de statut. Le terrain et les bâtiments appartenaient jusqu ici à Charbonnages de France. Charbonnages qui disparaît doit transférer la propriété foncière. Mais une association ne peut pas endosser cette responsabilité. Le site va donc passer sous le régime d un Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC). On sait aussi qu une association ne peut pas garantir aux personnels la pérennité de leur emploi et notamment aux guides qui auront été formés spécifiquement pour le parc minier Un EPCC? Nouvelle formule de gestion des services publics culturels instituée par la loi du 4 janvier 2002, l établissement public de coopération culturelle (EPCC) suscite un réel intérêt auprès des acteurs locaux. Alors qu un premier établissement a été créé à Issoudun, de nombreux territoires examinent les textes avec attention et élaborent leur propre projet. Une circulaire devrait bientôt en préciser les conditions de fonctionnement. Les pages Internet 2005 du site de Intercommunalités ainsi que /document1295.htm et /document 1691.htm en décrivent les spécificités au stade actuel des circulaires d application. 58 BRGM-RP FR Rapport final
60 La loi du 4 janvier 2002 vise à répondre à deux objectifs. Institutionnaliser les partenariats L EPCC aura pour mission première d organiser les partenariats, de les institutionnaliser, en mettant autour de la table les différents acteurs investis dans la conduite d un projet culturel. Les volets culturels des contrats de plan État région constituent un premier niveau d organisation en amont de ces partenariats. Les EPCC devront en être les structures opérationnelles de gestion. Premier partenaire de la majorité des projets, l État y sera obligatoirement présent. Un mode de gestion adapté à la spécificité culturelle Jusqu à présent, la lourdeur administrative, l impossibilité de pourvoir par des postes de fonctionnaires territoriaux tous les emplois, le souci des acteurs culturels de disposer de l autonomie maximale dans leur travail, avaient généralisé le recours à la gestion associative des activités du secteur. Tout particulièrement lorsque ces activités faisaient appel à un engagement conjoint de plusieurs niveaux. Avec l avantage de la souplesse, ce choix n était pas exempt de tout risque, notamment juridique. Mais l EPCC permettra de facto la sécurité juridique de l action publique culturelle, tout en en assurant l autonomie et la souplesse de gestion. Une structure autonome Établissement public sans collectivité de rattachement, l EPCC se caractérise par son autonomie. Sur ce point, il révèle un réel cousinage avec les syndicats mixtes dits ouverts. Autonomie dans la création, car si l État devra être membre des EPCC, seules les collectivités et les structures intercommunales pourront prendre l initiative d une telle création, celle-ci devant in fine être acceptée par l ensemble des membres. Autonomie de gestion, car il dispose d un budget propre à l instar des grands établissements publics nationaux tels que le Centre national d art et de culture Georges Pompidou. Autonomie fonctionnelle, puisqu il est administré par un conseil d administration composé en majorité de représentants des structures membres de l EPCC (État, collectivités), mais également de personnalités qualifiées (nommées par les structures membres), de représentants du personnel ainsi que, pour les institutions qui assurent un enseignement artistique supérieur, des représentants des usagers (les étudiants). À noter que la loi, et surtout le décret d application du 11 septembre 2002, fixent précisément les missions respectives du conseil d administration, du président et du directeur. Le directeur sera désigné au terme d une procédure spécifique qui garantira son autonomie par rapport aux membres de l EPCC. Le premier acte de la procédure sera un appel à candidatures, à l issue duquel les personnes publiques membres de l EPCC devront établir à l unanimité la liste des candidats. Ensuite, le directeur sera choisi par le conseil d administration à la majorité des deuxtiers au vu des propositions d orientations artistiques, scientifiques, pédagogiques ou culturelles présentées par chacun des candidats. Il ne pourra être révoqué qu en cas BRGM-RP FR Rapport final 59
61 de faute grave ou s il détient des intérêts dans des entreprises en rapport avec l EPCC ou qu il occupe des fonctions électives dans une collectivité membre. Une souplesse de gestion Pour répondre à la diversité des activités culturelles, il est prévu que l EPCC sera un établissement public soit à caractère administratif, soit à caractère industriel et commercial, «selon la nature de leur activité et les nécessités de leur gestion». Les conséquences du choix de l un ou l autre de ces régimes ne seront pas neutres. Il déterminera, pour le fonctionnement de l établissement, l application du droit public dans le premier cas ou du droit privé dans le second cas, fixant ainsi notamment le droit applicable aux personnels. Certes, la loi prévoit un certain nombre de modalités particulières. Ainsi, en toute hypothèse, les employés d une association dissoute consécutivement à la création d un EPCC pourront y conserver le caractère indéterminé de leur contrat de travail. Les agents fonctionnaires pourront être mis à disposition ou détachés au sein de l EPCC. Mais nul doute que la plupart de ces nouveaux établissements publics opteront pour le caractère industriel et commercial qui autorise une grande souplesse de gestion du personnel, même lorsque leur activité est manifestement de nature administrative (musée, enseignement artistique ). Références : Loi n du 4 janvier 2002 relative à la création d établissements publics de coopération culturelle (JO du 5 janvier 2002). Décret n du 11 septembre 2002 relatif aux établissements publics de coopération culturelle (JO du 18 septembre 2002) Label des musées de France? Quand le projet aura été lancé, le label des Musées de France (MDF) pourrait être sollicité pour les bâtiments en dur du parc et leurs collections, mais les avis sont partagés quant aux avantages et inconvénients, tandis que les espoirs d obtention de crédits supplémentaires par ce label sont jugés quasi inexistants. Seul le Musée de Nouvelle-Calédonie (ancien Musée Territorial) a le statut de MDF. En métropole, Lewarde a le statut de Musée de France. Ce statut est attribuable à des établissements publics ou privés (à but non lucratif) effectuant quatre missions permanentes : - conserver, restaurer, étudier et enrichir les collections ; - rendre les collections accessibles au public le plus large ; - mener des actions d éducation et de diffusion ; - contribuer aux progrès de la recherche et de la connaissance COMITE DE PILOTAGE ET COMITE SCIENTIFIQUE Pour le pilotage du projet, la création de deux comités successifs est recommandée. Un «comité de pilotage technique» devra être créé assez précocement, à l initiative du maître d ouvrage. Il aura pour première mission d accompagner le montage du 60 BRGM-RP FR Rapport final
62 projet jusqu à ce que les financements soient réunis. Il aura ensuite un rôle de conseil et d expertise auprès du maître d ouvrage, pendant la phase de réalisation concrète du parc minier. Il s éteindra le jour de l inauguration. Ce comité comprendra des experts de tous les domaines concernés (géosciences, histoire, archéologie, ethnographie, sociologie etc.), des représentants de l Etat, du Gouvernement, des Provinces, des communes constituant les pôles du réseau, des organismes de recherche, des associations scientifiques, historiques et culturelles, et de la profession minière. Il se réunira une ou deux fois l an pour faire le point de l avancement du projet et conseiller le maître d ouvrage sur les décisions à prendre. Il sera relayé par un «comité scientifique» (qui ne comprendra pas toutes les mêmes compétences que le comité de pilotage technique). Celui-ci aura pour mission de conseiller le maître d ouvrage pendant toute la vie de l établissement FINANCEMENT DU PROJET : DISCUSSION DES SOLUTIONS AVANCEES Il semble à la plupart des personnes interrogées que la Profession minière (qui peut recueillir beaucoup de retombées du projet) devrait en assurer la majorité du financement au niveau investissement initial et fonctionnement par la suite. Pourquoi la profession? Un auteur français bien connu de l industrie, Pierre-Christian Guiollard, spécialisé dans l Histoire des grandes mines françaises d or, de charbon et d uranium, fait remarquer (comm. écrite, inédite, 2004) que pendant longtemps, les sociétés industrielles et minières françaises ont appliqué le vieil adage : «pour vivre tranquilles, vivons cachés». Les seules publications étaient réservées aux actionnaires ou aux scientifiques. Dans le public, cela a laissé libre cours aux rumeurs parfois les plus extravagantes. Il a fallu attendre les années 80 pour voir apparaître une volonté de certains industriels à communiquer pour mettre en valeur leur histoire et leurs techniques. La COGEMA notamment y a trouvé son intérêt, car son image était pénalisée par une assimilation irraisonnée de la mine d uranium au nucléaire. Ces compagnies ont fait le pari que la connaissance de l histoire de leur entreprise modifierait l opinion du public sur celle-ci. La plus grande opération de communication a été celle organisée par Charbonnages de France lors de la fermeture de son site de Merlebach en 2003, avec discours de ministres, grand spectacle et télévisions. Aujourd hui, en métropole, les ingénieurs délégués à la Fédération et à la Chambre Syndicale qui avaient occulté jusqu en 2000 toute allusion au patrimoine dans leur communication, insistent enfin pour que les congrès de la Société de l Industrie Minérale aient, comme on l a vu à Lille en 2004, un atelier sur la valorisation des sites miniers régionaux ; ils y viennent, mais bien tard. La mauvaise image des carrières de granulats et de l industrie des minéraux industriels est à présent ancrée dans les esprits. Les difficultés que rencontrent ici et là les dossiers d ouverture de carrière au titre des installations classées le prouvent, sans parler du tollé qu ont provoqué les dernières demandes d extension de surface argumentées par l article 109 du code BRGM-RP FR Rapport final 61
63 minier (calcaire blanc pour charges de Vingrau, calcaire à ciment des Yvelines, barytine de Chaillac) chez les associations d amateurs de sciences naturelles ou de protection de l environnement. C est dès l adolescence que l image d une activité se construit. C est la raison pour laquelle, en Nouvelle-Calédonie, une implication très forte de la profession minière dans le parc minier a toute sa justification. Croiser les financements L enquête a mis en évidence les rôles et les attributions respectives des différents acteurs potentiels du projet : industrie, culture, emploi, tourisme, formation professionnelle, éducation, recherche scientifique, etc. Si on réduit l affichage à un seul de ces secteurs, certaines de ces portes s ouvriront, d autres se fermeront. Or, le projet concerne tous ces secteurs à la fois et il ne doit pas limiter ses sources de financement à un seul d entr eux. C est pourquoi durant la période de transfert des compétences de l'etat vers la Nouvelle-Calédonie, ses Provinces et ses communes, tous les échelons de décisions doivent être concernés par ce projet et on devra rechercher des financements croisés. Le porteur du projet aura donc tout intérêt à ne pas limiter les missions du parc minier à un seul grand axe thématique, mais à les décliner sur plusieurs axes et à les croiser. Par exemple, en effet, au niveau de la Commission Européenne, un soutien budgétaire à la Formation Professionnelle des guides du parc sera possible (dossier à soumettre au niveau du Gouvernement, auprès du directeur de la Formation professionnelle continue, Hugues de Maleissye-Melun). La DG du commerce, elle, a le tourisme dans ses prérogatives. Dans le même ordre de discussion de toutes les possibilités, si côté Haut-commissariat le projet n est pas la priorité au point de vue développement culturel (l accord sur ce thème se terminant en janvier 2009) certaines personnes suggèrent de découper le projet en plusieurs phases et que la culture prenne à sa charge la phase 2 ou la phase 3. Enfin, des apports en «nature» peuvent être espérés au niveau du foncier (hypothèse retenue par le présent avant-projet sommaire), de l aménagement des espaces, du raccordement routier et des réseaux, qui seront à négocier avec les entités concernées. 62 BRGM-RP FR Rapport final
64 6. Avant-projet sommaire de la muséographie proposée pour le site central On se propose dans ce chapitre de donner des guides au chef de projet qui sera basé dans le site central du parc minier (ou à Nouméa en attendant qu il soit construit) et qui aura pour mission de superviser la construction du bâti, la muséographie et la scénographie, de créer tout le réseau autour de lui et de l animer. On décrira à grandes enjambées (puisque l affinement se fera au niveau de l avantprojet détaillé APD) l organisation générale recommandée, et la méthodologie de muséographie préconisée pour atteindre les objectifs listés au paragraphe : - le site Intranet et Internet ; - la muséographie de plein air : les premiers itinéraires de découverte pédestre ; - la description des différentes scénographies proposées pour le site central, espace par espace ; - des éléments indicatifs pour permettre à l architecte et au muséographe de calculer le dimensionnement des installations (dimensions des salles d exposition souhaitables, volume des collections à mettre en valeur ou à stocker, etc.). On s est appuyé sur les exemples de musées et de parcs qui sont décrits en annexe 1. Un catalogue sommaire des différents fonds documentaires ou muséologiques existants (à exploiter) et des sources iconographiques et autres (à rechercher) est listé en annexe 2. Le coût (estimation approximative) sera indiqué au chapitre ORGANISATION GENERALE RECOMMANDEE On recommande de se placer dans l hypothèse où le financement total nécessaire ne serait pas obtenu du premier coup, ce qui sera vraisemblablement le cas dans la mesure où l on sollicitera des financements croisés, d origines diverses, auprès de bailleurs de fonds distincts ; financements qui (même une fois promis) ne se débloqueront pas simultanément. Cette organisation aura l avantage de pouvoir donner au public l accès aux espaces muséographiques et aux outils du réseau au fur et à mesure de leur achèvement. Elle permettra aussi de sensibiliser les bailleurs de fonds qui ne se seraient pas encore prononcés. Il est recommandé d étaler chronologiquement la mise en place des différents équipement du parc comme suit : - mise en place du comité de pilotage du projet ; - recherche des financements ; BRGM-RP FR Rapport final 63
65 - réalisation de l APD ; - validation du programme ; - réalisation du site Intranet et du site Internet du parc minier ; - conception et réalisation d itinéraires de découverte dans les sites retenus ; - organisation de la publicité ; - choix du muséographe et de l architecte ; - réalisation du bâtiment (et des réseaux et accès) ; - validation de la muséographie et de la scénographie suivant un programme polyphasé qui permette d ouvrir des salles au public dans les étages inférieurs tout en poursuivant l aménagement des étages supérieurs ; - engagement de premiers guides du parc qui, se formant par compagnonnage auprès du scénographe, pourront devenir des assistants du chef de projet pour la mise en place de la muséographie ; - réalisation progressive des espaces muséographiques ; - sous-traitance de la fabrication des premières expositions puis réalisation autonome ; - poursuite de la réalisation du site Internet et convention, avec les partenaires concernés, des appuis aux sites satellites du parc ; - réalisation des appuis aux sites satellites ; - organisation de la première exposition temporaire et de la première exposition itinérante ; - programmation de la première manifestation extraordinaire (congrès, rallye?) ; - parachèvement de la communication du parc ; publicité à l étranger REALISATION DU SITE INTRANET ET DU SITE INTERNET DU PARC MINIER Le chef de projet conseillé par le comité de pilotage sélectionnera les différents éléments constitutifs du site, définira leurs conditions d accès pour le public et organisera leur rédaction et leur mise à disposition sur le site : - textes sur la géologie et la formation des gîtes minéraux de la Nouvelle- Calédonie ; - sur la minéralogie et l industrie du nickel, du cobalt etc en général (publier les textes également en anglais) ; - les mêmes thèmes en Nouvelle-Calédonie ; - sur l histoire de l exploration minière en Nouvelle-Calédonie ; - les populations concernées, les grandes figures ; - mines et sociologie, ethnographie, folklore et arts ; - les grandes mines calédoniennes (cf. sites satellites) ; - l environnement et le développement durable ; - base de données sur le nickel oxydé dans le monde, sur sa géologie et l histoire des mines, etc. ; - base de données nominative sur les mineurs employés au 19 e siècle (avec l aide des fichiers des sociétés) ; - banque de données photographique et iconographie ancienne. 64 BRGM-RP FR Rapport final
66 Le site Internet, constitué au départ d environ 25 pages dynamiques, sera développé en utilisant les technologies HTML, JavaScript, ASP et JAVA et sera connecté à la ou les bases de données mentionnées, qui seront autant que possible constitués sur logiciel Oracle. Il permettra d y effectuer différentes recherches. Le contenu et l'aspect détaillé des pages de sortie seront arrêtés d'un commun accord avec le comité de pilotage. Les navigateurs compatibles seront Internet Explorer 5 et supérieur, Netscape 6 et supérieur, Firefox 1.0 Il faudra prévoir une adresse de courrier électronique pour le contact thématique du site. Cela peut être l adresse électronique du conservateur du parc minier, mais peut aussi être un nom fictif (à définir) redirigeant vers la boîte aux lettres d un ou de plusieurs agents du parc. Par la suite, on pourra ajouter des pages statiques supplémentaires. Au point de vue budget, il faudra au moins prévoir 2 jours de maintenance annuelle du site. Il faut prévoir très tôt le nom de domaine du site. Il faudra vérifier que le nom n existe pas déjà et procéder à une demande de création du nom auprès de l INTERNIC ou du NIC France. On indiquera à l informaticien quelques éléments nécessaires (mots clés + descriptif court) afin que le site puisse être retrouvé sur les moteurs de recherche. Les mots clés et le descriptif seront insérés dans les pages Internet dans des balises HTML adaptées. Le parc fera effectuer le référencement de son site auprès des différents moteurs de recherche. Budget approximatif : 60 jours d ingénieur géologue pour concevoir les textes et les écrire en html ; 20 jours de technicien informatique pour la mise en ligne. Autres coûts de maintenance annuelle du site Serveur (amortissement annuel) 250 Infrastructure Internet 300 Licence 200 Networker (sauvegarde, suivi statistique ) 200 Consommable (bandes de sauvegarde etc) 50 TOTAL (Euros) REALISATION DES ITINERAIRES DE DECOUVERTE PEDESTRE Pour préparer le chapitre de l APD relatif à ce thème, il sera fondamental d enquêter en Nouvelle-Calédonie auprès des services qui créent les sentiers de randonnée, afin de rechercher sinon une synergie de moyens, du moins une coordination. En Province Sud, par exemple, il faudra rencontrer les responsables du Bureau Environnement de la Direction des Ressources Naturelles (DRN) et en particulier Thierry Chaverot, directeur. BRGM-RP FR Rapport final 65
67 Photo 7 - Vue depuis le sommet du Mont Dore vers le Sud; au premier plan, chicots karstiques de péridotite piègeant une poche de latérite La priorité pour le premier itinéraire à réaliser semble être le site sur lequel il aura été décidé d implanter le centre administratif et technique du réseau du parc minier. S il s agit du Mont-Dore, le travail consistera à concevoir un itinéraire de découverte et de commentaire des différentes curiosités qui ont été listées au paragraphe Cet itinéraire sera le produit d appel de la suite des opérations. Pour sa réalisation, il faut compter environ 20 jours de géologue, 10 jours de dessinateur infographe et le coût pour la fabrication de 15 panneaux sur support rigide résistant aux intempéries, pose comprise (qui pourront être fabriqués en interne par le parc minier quand il disposera de ses locaux et ateliers). 66 BRGM-RP FR Rapport final
68 Photo 8 - Bas de la piste d'accès au massif du Mont Dore: exemple de panneau explicatif BRGM-RP FR Rapport final 67
69 6.4. ORGANISATION DU BATIMENT CENTRAL, MISE EN ESPACE DE LA MUSEOGRAPHIE Sur le tableau 2, on présente, à titre de base pour la discussion et pour l APD, un schéma d utilisation des différents espaces du bâtiment principal du parc, qu il est recommandé de dimensionner à 7000 m 2 (option maximaliste), comme il a été argumenté au paragraphe 5.2. En fonction des moyens budgétaires qui seront finalement obtenus, il sera possible de réviser ce projet à la baisse en supprimant certains espaces et/ou en réduisant la surface des autres. On peut aussi envisager une construction en plusieurs tranches, mais avec le risque de voir au final un bâtiment tronqué, inachevé, avec sur le toit des poutrelles de béton armé dressées inutilement vers le ciel. Dans tous les cas, l avis des experts consultés est qu un bâtiment de moins de 3000 m 2 n a pas de sens, d autant que (rappel) 500 m 2 de cette surface seront «banalisés» par les espaces logistiques incontournables. On propose donc comme «option minimaliste» (tableau 3) un bâtiment de 3790 m 2. Les surfaces ont été dimensionnées pour tenir compte du volume des collections à exposer ou de la mise en scène scénographique destinée à frapper le public. On n a pas fixé les surfaces de l option maximaliste au hasard mais on s est inspiré des surfaces du museum d Orléans. Ce musée qui est entièrement fini d équiper permet de se rendre compte, plans d architecte en main, des ratios entre coulisses, vitrines et couloirs de circulation du public. On mesure alors, «sur le vif», le ratio entre la dimension de chaque salle une fois garnie et l impression qui est ressentie par le visiteur. C est une notion très importante qui n est perceptible (avec l acuité voulue) que dans un musée équipé. Dans le bâtiment central du parc minier de Nouvelle-Calédonie, l accès se ferait en rezde chaussée par un hall d accueil. Mais on propose l aménagement d un sous-sol ou d un entresol (selon le caractère accidenté du terrain). Les différents étages du bâtiment, disposé en deux ailes, seraient aménagés comme suit : A l entresol : les réserves, les collections, les archives et le garage ; Au rez-de-chaussée : l accueil et la boutique, une salle d exposition «phare», une salle d exposition temporaire, le centre de documentation, le local du gardien, les bureaux et ateliers, le garage et l aire de chargement des expositions itinérantes ; Au 1 er : minéralogie, pétrographie, histoire minière de Nouvelle-Calédonie, une ou deux salles de conférence et de réception, le laboratoire audiovisuel, et le logement du conservateur (optionnel) ; 68 BRGM-RP FR Rapport final
70 Au 2 ème : géodynamique, matières premières et développement durable, et les installations de maintenance. L APD devra indiquer à l architecte les surcharges de poids à prévoir au niveau des aires de stockage ou d exposition des minéraux ou des engins mécaniques, et des salles de conférence. Photo 9 - Vue depuis le sommet du Mont Dore vers l'épaulement nord qui pourrait supporter le bâtiment du parc L entresol : le «ventre dur» de l établissement Hauteur sous plafond : 2,17 m. Plancher : chape béton bouchardée. Les réserves d un musée sont extrêmement précieuses puisqu elles constituent comme pour un stratège militaire sa «masse de manœuvre». Elles renferment les collections qui ont été léguées à l établissement et qu il a la mission de conserver, répertorier, étudier, mettre en valeur. Elles renferment aussi les objets que le scénographe va venir choisir pour appuyer la muséographie voulue et pour illustrer le script scientifique de l exposition temporaire qu il devra préparer quasiment chaque année, et de l exposition itinérante (plus légère) qui tournera également chaque année dans les sites satellites du parc. BRGM-RP FR Rapport final 69
71 Pour cette raison, et puisqu il s agit d objets en principe encombrants, on propose dans l option maximaliste de leur attribuer 600 m 2. Il faudra en équiper une partie de compactus sur rails. Il faudra aussi prévoir, dès la construction du second œuvre, l ancrage d un rail dans le plafond pour acheminer des charges lourdes (gros blocs de minerai, pièces mécaniques) d un point à l autre de cet étage et jusqu au monte charge. Il faudra faire de même dans les coulisses des étages où il faudra livrer parfois des objets lourds pour garnir les vitrines d exposition (étages 0, 1, 2 et 3). Le monte-charge sera calculé pour une charge de 40 personnes ou 3000 kg, et une hauteur de 3,30 m. Il devra s ouvrir des deux côtés. On prévoit aussi à cet étage : - un local pour ranger la documentation à usage des personnels de l établissement et les panneaux des anciennes expositions ; - un atelier de menuiserie (muni d une ventilation) où on confectionnera les vitrines en nid d abeille et autres, les matériels pour les vitrines, et les supports rigides des expositions. Pour des raisons de sécurité, ces locaux seront sans fenêtre mais ventilés artificiellement Le rez-de-chaussée Hauteur de plafond : 3,30 m. Hauteur sous faux-plafond : 2,85 m. Plancher : dallage luxe pour les salles de visite, moquette pour le centre de documentation et les locaux administratifs. Aile gauche Il n y aura dans le bâtiment qu une seule porte pour l entrée du public. Elle débouchera sur un hall d accueil (dans l hypothèse maximaliste, 140 m 2, qui sont difficiles à réduire en raison du besoin de contenir plusieurs groupes). Latéralement on trouvera la billetterie et les panneaux d annonce des manifestations (prévoir aussi, dans la façade extérieure, de part et d autre de la porte, des panneaux vitrés pour le même usage). Un salon attenant (70 m 2 ) permettra aux scolaires d attendre leur professeur et aux groupes leur billet collectif. La boutique (100 m 2 ) sera aménagée à ce niveau «stratégique» afin de surveiller les allées et venues, et afin que les personnes qui ne viennent que pour effectuer un achat puissent le faire sans avoir à acquitter de droit d entrée. Dans le hall, un peu en hauteur sur un socle de béton, un énorme bloc de minerai de nickel bien vert mettra le visiteur face au gigantisme des richesses minières de la Nouvelle-Calédonie. Ce bloc se détachera sur un grand panneau (en arrière plan), peint, moderne, stylisé, représentant le globe terrestre et où le visiteur pourra voir l emplacement des grandes mines de nickel du monde (prévoir d y figurer une comète illustrant le type Sudbury, Canada). 70 BRGM-RP FR Rapport final
72 L architecte prévoira que, de ce point, le visiteur aperçoive l entrée de la salle qui est réservée à «l exposition phare». Le but est de provoquer l attraction du visiteur. Cette «vitrine phare» sera la toute première salle d exposition. Pour des raisons d image, sa surface est conseillée de 400 m 2 et ne devra pas être réduite à moins de 300. En effet, elle devra vraiment mettre en condition le visiteur au plan de la muséographie, et pour cela «on y mettra le paquet». Le visiteur même néophyte devra y ressentir à la fois : - toute la beauté et la noblesse des minéraux ; - le mystère des forces contenues dans le globe terrestre ; - la saga des hommes et des femmes courageux qui se sont succédés depuis le 19 e siècle pour extraire les richesses minérales de la Nouvelle-Calédonie et mettre ce pays en avant ; - le génie humain et le gigantisme des machines d extraction et de traitement. C est dans cette salle qu on exposera, si la DIMENC accepte le principe d un dépôt, la locomotive ancienne qui trône à l entrée de ses bâtiments et d autres équipements de grande taille qui seraient trop fragiles pour être mis en situation à l extérieur, exposés aux intempéries. Un dumper de t avec ses pneus géants serait bienvenu (photo 1). On exposera aussi, dans une vitrine moderne, de forme artistique, les cristaux de minéraux les plus spectaculaires qu on aura pu trouver dans les collections (cf. liste en annexe 2) ou acquérir. Photo 10 - La salle "phare" : y faire ressentir le gigantisme, la beauté, le génie Pour donner plus de hauteur à cette mise en scène, il est recommandé à l architecte de prévoir, sur 200 des 300 à 400 m 2 de cette salle, un plafond surélevé BRGM-RP FR Rapport final 71
73 (correspondant, au 1 er étage, à une mezzanine avec rambarde, d où les visiteurs pourront admirer les machines géantes en contre-plongée). Les murs comporteront (sur 6 m de haut) des reproductions d anciennes photographies montrant des travailleurs en pleine action au siècle dernier ; les jeux de mécano» des ponts transbordeurs les plus gigantesques de l île ; les grands voiliers ; une photo en couleur montant la coulée de nickel fondu ; un fac-similé géant d une pièce de 1 euro, etc. Des portoirs offriront au public dans toutes les salles une notice d explication sommaire de la scénographie, en plusieurs langues. Un coin cinéma sera aménagé avec un barco présentant en boucle, sur écran géant, les merveilles du monde minéral (un DVD de grande qualité visible en 3D existe depuis 2004 dans le commerce, Mineral@ia, dont il faudra acquérir les droits de projection partielle). A ce niveau, il sera prévu aussi : - un atelier (120 m 2 ) de montage des vitrines et des panneaux d exposition (itinérants ou non) ; - un espace (de 180 à 100 m 2 ) comprenant un quai pour le chargement des expositions itinérantes, un local de petite mécanique-entretien, et un garage pour abriter les véhicules du parc et notamment la camionnette qui sera nécessaire pour transporter les expositions dans les sites satellites du parc minier. Pour transporter les vitrines une fois confectionnées et les objets aux différents étages, on utilisera le monte-charge déjà mentionné pour l entresol (avec portes s ouvrant sur les deux côtés opposés de façon à desservir les coulisses des étages). De ce point démarrera l ascenseur pour les visiteurs (et pour les handicapés). Il faudra aussi (rappel) prévoir, dès la construction du second œuvre, l ancrage d un rail dans le plafond pour acheminer des charges lourdes dans les coulisses. La surface «immobilisée» pour les coulisses (qui permettent de garnir les vitrines dans les salles d exposition), les couloirs et les sanitaires peut sembler importante (tableau 2) à cet étage et aux suivants, mais l expérience montre qu elle est indispensable, quoique proportionnelle aux surfaces d exposition (tableau 3). A ce niveau sera prévu un local (70 ou 60 m 2 ) pour le logement du gardien. Dans option maximaliste, son emplacement est justifié à cet étage par l objectif (la nuit ou les jours de fermeture) de surveiller l accès et de prévenir toute entrée par effraction ou vandalisme. Dans l option minimaliste (le conservateur allant résider à Nouméa) c est le seul poste de surveillance en dehors des heures d ouverture. 72 BRGM-RP FR Rapport final
74 Aile droite Dans l aile droite, l exposition temporaire, comme son nom l indique, est laissée à l inspiration annuelle du conservateur. Il lui est dédié dans l option maximaliste un espace de 230 m 2. A titre de suggestion, certaines des personnes interrogées ont proposé une expo sur le thème du «vert» : tous les minéraux qui sont verts, ceux qui contiennent du nickel, ceux qui n en contiennent pas mais sont des minerais de cuivre (malachite), d uranium (torbernite), de plomb (pyromorphite) etc. Le centre de documentation sera suivant les options un espace de 350 à 130 m 2. La moitié sera ouverte au public sous la surveillance du personnel de l établissement. Elle sera destinée à permettre aux visiteurs de consulter, assis à des tables prévues à cet effet, le maximum de documentation se rapportant aux thèmes de la muséographie, et les terminaux des ordinateurs contenant les bases de données publiques. On y trouvera aussi une collection complète des cartes géologiques de la Nouvelle- Calédonie. L autre moitié sera fermée au public et abritera le fonds ancien ou confidentiel de la bibliothèque (prévoir des placards), les ordinateurs contenant les bases de données réservées aux chercheurs, et les ateliers de photocopie, reprographie, infographie permettant au personnel du parc de réaliser les documents graphiques destinés à décorer les vitrines et expositions mobiles dont l assemblage est prévu au rez-de-chaussée. Les espaces administratifs comprendront : - les bureaux du directeur, de la secrétaire, du personnel, le local des fournitures, les photocopieuses, une petite infirmerie équipée d une pharmacie d urgence (total 170 m 2 ) ; - une salle de réunion (dans l option maximaliste) pour le personnel et les chercheurs avec des tables disposables en U (70 m 2 ) ; dans l option minimaliste, le personnel se réunira dans le Centre de documentation qui sera alors fermé au public ; - un petit appartement (dans l option maximaliste) destiné à loger 2 à 4 chercheurs de passage ; il sera équipé d une petite kitchenette, d une salle de bain et d un W.C. privatif ; dans l option minimaliste ces personnes seront logées en ville ; - enfin, comme à chaque étage, un W.C., les surfaces nécessaires aux coulisses pour le montage des vitrines et au passage des gaines, du monte-charge et de l ascenseur, et les paliers attenants Le 1 er étage : un espacé dédié à la curiosité de l homme pour le minéral Aile gauche Hauteur de plafond : 3,30 m. Hauteur sous faux-plafond : 2,85 m. Plancher : dallage luxe. A cet étage, on se place dans le même objectif d émerveillement et d éveil qu au rezde-chaussée. On ne veut pas aborder encore les notions abstraites. On veut faire BRGM-RP FR Rapport final 73
75 ressentir au visiteur une curiosité physique pour le monde minéral, par ses sens et notamment par son toucher et sa vue. Le choix muséographique est de ne pas procéder «per descensum» ou «ex cathedra» en assénant d abord au visiteur néophyte les connaissances théoriques de base, mais en faisant cheminer sa pensée «per ascensum», dans une démarche naturaliste d observations interrogationsdéductions, sur des objets concrets, les pierres. Le but est aussi de placer le visiteur dans la peau des premiers prospecteurs de la Nouvelle-Calédonie, qui ont trouvé une pierre verte sur le terrain, et l ont ramenée en ville. Ou dans celle de Jules Garnier, qui observant cette même pierre verte, et essayant en vain de la comparer à quelque minéral déjà connu, à déduit qu il pouvait s agir d une découverte et l a soumise à ses confrères de métropole pour l analyser. Au plan pédagogique, le scénographe en profitera pour sensibiliser le visiteur au fait qu aujourd hui, les experts de l International Mineralogical Association (IMA) admettent que la plupart des découvertes d espèces minérales nouvelles, inconnues au monde jusqu alors, sont le fait d amateurs «éclairés» qui ramassent de la sorte une pierre bizarre sur le terrain et ont la clairvoyance de la soumettre à plus érudit qu eux, au conservateur du musée de leur ville notamment. 74 BRGM-RP FR Rapport final
76 Etage Occupation des espaces Total m 2 Non bâtis A 2 Vide sanitaire, moteur des Climatisation et autres Conduites Archives mortes Ascenseurs, couloirs I divers ascenseurs espaces «banalisés» L E 2 salles de Logement de Ascenseurs, 1 Salle de Hall d'entracte Labo audiovisuel photo conférence, fonction du couloirs, coulisses, deux D réception, bar conférences régie conservateur WC terrasses R (250) O I T 0 Exposition temporaire Centre de documentation Guest house Salle de réunion Bureaux, papeterie, infirmerie Ascenseurs, couloirs, coulisses, WC E A 2 Mine et développement Les matières premières La tectonique des plaques, la Terre vue de La prospection Atelier de Ascenseurs, couloirs, coulisses, une I durable utiles satellite minière géosciences WC terrasse L (130) E G 1 Histoire minière de la N.-C. Pétrographie minéralogie Vide de la mezzanine Collections pour scolaires Musée des Petits, bureau de l'éducateur Ascenseurs, couloirs, coulisses, WC A U C 0 Hall d'accueil, Logement du Vitrine «phare» Atelier de montage des Chargement des Ascenseurs, couloirs, coulisses, Aire des engins H salon, boutique gardien de nuit expos expos, garage WC géants E (10000) -1 Réserves Atelier de menuiserie Bibliothèque interne Ascenseurs, couloirs, WC Tableau 2 - Bâtiment central: répartition des espaces, option maximaliste Total m 2 bâtis 7000 BRGM-RP FR Rapport final 75
77 Etage Occupation des espaces Total m 2 Non bâtis A 2 Vide sanitaire, moteur des Climatisation et autres Conduites I divers ascenseurs espaces «banalisés» L 440 E 1 salle de Ascenseurs, 1 Salle de Hall d'entracte Labo audiovisuel photo conférence, (le conservateur couloirs, coulisses, D réception, bar conférences régie loge en ville) WC R O I T E 0 Exposition temporaire Centre de documentation (les stagiaires logent en ville) (on se réunit dans la bibliothèque) Bureaux, papeterie, infirmerie Ascenseurs, couloirs, coulisses, WC 76 BRGM-RP FR Rapport final une terrasse (70) A 2 Mine et développement Les matières premières La tectonique des plaques, la Terre vue de La prospection Ascenseurs, couloirs, coulisses, un I durable utiles satellite minière WC balcon L (10) E G 1 Histoire minière de la N.-C. Pétrographie minéralogie Vide de la mezzanine Collections pour scolaires (pas de Musée des Petits) Ascenseurs, couloirs, coulisses, WC une terrasse A (400) U C H 0 Hall d'accueil, salon, boutique Logement du gardien Vitrine «phare» Atelier de montage des expos Chargement des expos, garage Ascenseurs, couloirs, coulisses, WC Aire des engins géants E (10000) -1 Réserves Atelier de menuiserie Bibliothèque interne Ascenseurs, couloirs, WC Tableau 3 - Bâtiment central: répartition des espaces, option minimaliste Total m 2 bâtis 3790
78 On verra donc à cet étage une salle dédiée à la pétrographie et à la minéralogie (150 m 2 réductibles à 100) présentant des roches, des minéraux et des fossiles, comme on peut les observer sur le terrain. Il est entendu qu à cet étage le visiteur sera sensibilisé, par une scénographie adaptée, à l origine diverse des roches (magmatique, sédimentaire, métamorphique) et des minéraux sans qu il soit nécessaire de le «plonger» à ce stade dans les abysses intellectuels de la tectonique des plaques et de la structure du globe terrestre, qui font appel à encore davantage de capacités d abstraction et d éducation à saisir les concepts. Les plus courageux auront toute liberté ensuite pour accéder à cette connaissance à l étage supérieur. Les échantillons d ores et déjà disponibles pour cette mise en valeur sont listés en annexe 2. Il faudra en présenter quelques spécimens (en double et non fragiles) hors vitrine de façon que les visiteurs puissent les toucher (avec une sécurité pour qu ils ne puissent les emporter). On verra aussi dans une seconde salle (250 m 2 réductibles à 100) une illustration historique et rétrospective de la saga qu a été l histoire des mines en Nouvelle- Calédonie, en images (photographies d époque, listes d ouvriers, affiches de concessions, portraits de personnages historiques etc.). Il est recommandé de reconstituer, dans un coin, «le labo de la mine d or», dans le style de celui qu on voit à Disneyland dans l attraction du train fantôme de la mine : le labo de chimie du géologue du 19 ème, attablé en blouse blanche crasseuse dans le bureau poussiéreux en bois, sombre, juste éclairé par une lampe tempête ; sa lampe de mine, son casque et sa vareuse accrochés à la porte ; le piolet posé sur la paillasse, les petits échantillons de minerais étiquettés dans leurs cuvettes en carton, le microscope monoculaire, la balance, les fioles et éprouvettes de chimie, le bec Bunsen. Le «roi de la mine» Higginson debout derrière lui, dans un costume noir de bourgeois, un peu sali, attend le résultat de l analyse, la chaîne en or pendant sur le ventre. Au mur : plan de mine, règlement des industries extractives, affiche d époque avec une caricature fustigeant Jaurès... A cet étage aussi une salle pédagogique (80 m 2 ) sera aménagée où les élèves des classes scolaires pourront ouvrir des tiroirs (contenant des doubles des roches et minéraux venant des réserves), prendre des notes, manipuler et étudier sous la binoculaire des minéraux, roches et fossiles, sous l encadrement de leur professeur et d un agent du musée. Aux murs seront affichées des chartes présentant la classification des roches, fossiles et minéraux, l échelle des temps géologiques. A ce niveau enfin, on trouvera (dans l option maximaliste uniquement) un espace dédié aux enfants (le «musée des petits» de 6 à 12 ans, capacité 30 personnes). Il comprendra une salle-atelier de 150 m 2 un W.C. de 20 m 2 attenant et un bureau de 30 m 2 pour l éducateur. Le mobilier de la salle et des W.C. sera adapté à la taille des enfants. Une bibliothèque de livres pédagogiques spécialisés sera rangée sur des étagères à leur disposition. Des collections de doubles de minéraux et fossiles seront rangés en tiroirs. Cet espace-atelier de découverte sera à la disposition des éducateurs sur rendez-vous. BRGM-RP FR Rapport final 77
79 On propose que le couloir entre l espace des petits et l espace Histoire minière soit aménagé en galerie de cobaleur avec un véritable tunnel reconstitué en ciment peint, traces de pic, mannequins, étais en bois, toiles d araignée, lampes de mineur et marquage lumineux au sol. A la sortie de ce couloir, un espace de la salle d histoire minière de la Nouvelle- Calédonie (volontairement laissé dans la pénombre, comme le trou des cobaleurs) sera consacré à la projection d une vidéo en boucle (prévoir un barco et les sièges pour 33 élèves et leur professeur). Les vidéos disponibles sur le marché, dont il faudra acquérir les droits, ne manquent pas. On a listé en annexe 2 celles qui concernent l inventaire minier de la Nouvelle-Calédonie. Il faudra enfin (rappel) prévoir, dès la construction du second œuvre, l ancrage d un rail dans le plafond des coulisses. Photo 11 - Mont Dore: trou de cobaleur au nord du sommet du massif 78 BRGM-RP FR Rapport final
80 Aile droite Hauteur de plafond : 4,10 m dans les pièces normales et 6,03 m dans les salles de projection. Hauteur sous faux-plafond : 3,30 m et 5,20 m respectivement. Plancher : dallage luxe sauf dans les salles de conférence. A ce premier étage, les visiteurs viendront acheter et consommer une boisson ou un repas froid (snack-bar, avec cuisine et réserves attenantes, 130 m 2 réductibles à 100). Ce local servira également aux réceptions officielles (à moins que la municipalité de la commune d accueil puisse assurer cette fonction). Les visiteurs y viendront épisodiquement assister à des conférences avec projections audiovisuelles. A cet effet, il est prévu que, en attendant l heure d ouverture ou pendant l entracte si nécessaire, pour fumer, parler etc. ils se rassembleront dans un hall d entracte (100 à 80 m 2 ). Les salles de conférence seront (dans l hypothèse maximaliste) au nombre de 2, l une de 112 m 2 et l autre attenante de 65 m 2 pour contenir respectivement 130 et 70 spectateurs. Le nombre de 2 salles est justifié par l organisation des grandes manifestations périodiques ou non de type congrès ; on aurait intérêt aussi à y organiser un cycle de conférences grand public. La seconde salle est destinée à héberger le «trop plein» de la première en cas d affluence record (c est fonction souvent du renom du conférencier). Le public arrivé trop tard n est pas repoussé, il peut suivre la conférence en retransmission vidéo simultanée. Ces salles seront disposées en gradins, et équipées de fauteuils. Les sols et les murs seront revêtus de moquette, les plafonds et les portes insonorisés. L architecte aménagera entre les deux salles une régie pour assurer le travail du projectionniste et le contrôle des appareils audiovisuels requis par le conférencier : surélevée, en surplomb, elle sera accessible par un petit escalier métallique hélicoïdal. A cet étage se trouvera le laboratoire audiovisuel et l atelier de photographie (150 m 2 réductibles à 80). C est aussi, dans l option maximaliste, l étage du logement de fonction du conservateur (150 m 2 ). Dans l option minimaliste il est supposé loger à Nouméa ou ailleurs. Des terrasses complèteront à l extérieur cet étage. Elles correspondent au toit des pièces du 1 er étage situées aux extrémités du bâtiment. Une terrasse est destinée à permettre aux visiteurs de la salle de réception ou de la salle de conférence d admirer le panorama (y installer un panneau explicatif à chaque bout). L autre terrasse serait d accès privatif (logement du conservateur) Le 2 ème étage : un espace dédié à la valorisation des richesses de la Terre (dans la perspective développement durable) Aile gauche Hauteur de plafond : 3,30 m. Hauteur sous faux-plafond : 2,85 m. Plancher : dallage luxe. BRGM-RP FR Rapport final 79
81 La muséographie de cet espace succède à celle du 1 er étage où le visiteur a vu de beaux minéraux, senti la complexité des roches, l énigme des fossiles, et où il a pris la mesure de la saga minière de Nouvelle-Calédonie. On aborde à cet étage «supérieur» les processus, les hypothèses scientifiques, les merveilles de la science, de la technologie et du génie humains, mais aussi les incidences sur l homme, sur l environnement, sur la planète. A ce 2 ème étage, le visiteur va comprendre d où viennent ces minéraux, et pourquoi on les recherche tant. Il va être sensibilisé aux 3 piliers du développement durable (économie, société, environnement). Il va comprendre que toute l histoire de la Terre et de ses richesses constitue une boucle, un cycle. Il va parvenir par lui-même au concept de la nécessité de gouvernance pour les peuples et d éco-citoyenneté pour lui-même. A ce stade, la visite du «musée» s achève. La pédagogie a atteint (on l espère) son but et rempli tous les objectifs de l établissement. La muséographie de cet étage s étalera donc en 4 espaces : - la structure interne du globe terrestre et la tectonique des plaques, avec zoom sur le Pacifique et sur la Nouvelle-Calédonie notamment (dans l option maximaliste, 100 m 2 ) ; - les matières premières minérales sont indispensables à l Homme (dans l option maximaliste, 100 m 2 ) ; - la prospection minière (200 m 2 réductibles à 60) ; - mine et développement durable (200 m 2 réductibles à 70). L espace structure du globe Ce premier module visera à présenter quelques grands principes géologiques introduisant les ressources minérales, le pourquoi de leur diversité (gisements magmatiques, gisements d origine sédimentaire, accumulations des altérites) en insistant sur les substances exploitées en Nouvelle-Calédonie, et leur répartition géographique. On fournira les éléments d une représentation aussi ludique et interactive que possible (visualisation en 3D) de la reconstitution paléogéographique des étapes de la formation de l archipel néo-calédonien et de son nickel. Panneaux proposés : - carte de la répartition des grands gisements miniers du globe ; - panneaux généraux de présentation des principaux modes de formation des gisements minéraux, avec des exemples pris en Nouvelle-Calédonie. L espace minéraux utiles Le visiteur sera guidé devant une sélection d échantillons, intégrant minerais, substances énergétiques (charbon) et substances utiles (granulats à béton, sable, pierre de taille, ponce, zéolites pour la litière pour chat, etc. Des panneaux lui rappelleront ou lui expliqueront les usages que la société en fait et les tonnages usuels consommés (combien de mètres cubes de gravier par habitant pour son logement et 80 BRGM-RP FR Rapport final
82 ses routes, combien de pierre ponce dans le dentifrice, de cuivre dans les fils électriques, d or dans les satellites, etc.). L espace prospection minière On montrera au visiteur comment se pratique la prospection de ces substances utiles. Deux vitrines sont envisagées : Les outils Ce module visera à présenter les outils de prospection, marteau, loupe (prévoir un mannequin de Jules Garnier sur son cheval), appareillage de géophysique, sondeuse, jusqu aux satellites d'observation de la terre, ainsi que l'historique et la méthodologie s'y rapportant. Afin de signifier d'emblée au visiteur du parc minier qu on a, en Nouvelle-Calédonie, une vision tournée vers le futur (et non pas nostalgique d un passé révolu comme en métropole), il faudra présenter au public la reconstitution d un satellite (à l échelle ¼). De l'objet à l'outil: les méthodes de prospection Ce module retracera les phases de la recherche minière : cartographie géologique de base, levers "marteau" sur le terrain, géochimie stratégique, grands levers d'infrastructure comme la géophysique aéroportée etc., la cartographie par photos aériennes puis surtout par satellites, et la prospection minière par télédétection spatiale. L espace développement durable et souci de l environnement Ayant découvert un gisement minier et commencé son exploitation, on montrera au public qu'autorités et industriels, dans les pays comme la Nouvelle-Calédonie, s'investissent, dans une perspective de développement durable, dans son suivi environnemental. Cette démarche sécuritaire naguère encore effectuée au sol met en œuvre depuis quelques années à peine des techniques innovantes de suivi par satellite. La scénographie de cet espace s'appuiera sur les traitements d'images satellitaires en fausses couleurs très spectaculaires qui ont été produits à l'occasion de l'inventaire des sites dégradés par l'exploitation du nickel, un grand programme en cours de réalisation par le territoire au moyen d'images satellitales. On présentera les opérations de revégétalisation menées en Nouvelle-Calédonie par les exploitants. Il s'agit de montrer dans cet espace que l'on sait prendre en compte gestion et valorisation des ressources minérales fossiles en parallèle aux autres ressources renouvelables (eau, géothermie par exemple), et que l on cherche à les préserver dans une perspective de bonne gouvernance et de développement durable. Un atelier (150 m 2 ) réservé au personnel du parc minier spécialisé dans les géosciences sera aménagé à cet étage pour lui permettre d abord de se tenir à la disposition des visiteurs (bureau). En compagnie des chercheurs ou des stagiaires qui BRGM-RP FR Rapport final 81
83 viendront épisodiquement des sites satellites du parc ou d autres organismes, ils pourront travailler dans cet atelier à des études de recherche scientifique sur les collections ou sur le site, et à la conception du renouvellement de la muséographie ou de la scénographie. Il ne s agit pas de faire doublon avec les laboratoires de géologie existant à Nouméa mais de réserver un local pour des travaux pratiques, scientifiques, sur les collections du musée, actuelles ou à venir. (il faudra, ici aussi, prévoir dès la construction du second œuvre l ancrage d un rail dans le plafond des coulisses). Aile droite : les locaux techniques Hauteur de plafond : 3,30 m. Hauteur sous faux-plafond : 2,85 m. Plancher : dalle en béton bouchardé. Cet étage correspond aux espaces «banalisés» qui assurent la logistique de l ensemble du bâtiment. On y adjoindrait dans l option maximaliste un local d archives «mortes» L aire d exposition des «monstres» Au dehors, les machines d extraction les plus gigantesques qu on aura pu récupérer seront mises en scène sur les différents gradins de l ancienne exploitation de nickel. On devra enlever ou neutraliser les pièces, câbles tendus et mécanismes qui pourraient être dangereux pour le public, tendre des haubans de sécurité pour les stabiliser si nécessaire, badigeonner les engins avec des produits anti-corrosion, les présenter avec un panneau explicatif. Un parking sera aménagé pour accueillir les visiteurs individuels et les autocars La fabrication progressive des vitrines Si on veut rester dans une demande de crédits d investissement raisonnables, on ne peut envisager de programmer la fabrication de l ensemble des vitrines avec le budget d investissement initial. Il s avère nécessaire que, très rapidement, la suite des opérations muséographiques, la mise en scène du script scientifique et les expositions soient réalisées par l équipe du parc minier au fur et à mesure, à partir de son site central, en utilisant son matériel de menuiserie, d infographie et audiovisuel, et en sous-traitant le minimum Acquisition des droits de reproduction, copyright Le projet devra s'assurer sur le long terme des droits d'exploitation des copies de tous les documents ou des enregistrements audiovisuels et informatiques qu'il est proposé d'utiliser dans la muséographie (adresses des propriétaires du copyright, alternatives ; prévoir le coût d'acquisition des droits). 82 BRGM-RP FR Rapport final
84 Une plate-forme éducative, ludique et interactive, de découverte et d apprentissage, de débat et de partage des savoirs, de prise de conscience, de sensibilisation à l éco-citoyenneté, sur le thème de la Nature, l Etre humain et l environnement. Un nouvel outil citoyen Une nouvelle méthode De nouvelles responsabilités. Comprendre (faire comprendre) Contribuer à l émergence d une conscience environnementale Découvrir (faire découvrir) Eduquer Emerveiller (faire s émerveiller) Emouvoir Entendre (faire entendre) Oser Partager (faire partager) Prendre conscience (faire prendre conscience) Réagir (faire -) Regarder (faire -) Rendre le visiteur acteur de la démarche Rendre les collections accessibles à tous S impliquer (faire s -) Sensibiliser Sentir (faire -) Suivre une nouvelle approche Surprendre Susciter la réflexion Susciter un nouveau regard Vibrer (faire vibrer). Accueil des étudiants, des chercheurs, des associations Accès au monde associatif, scientifique, économique, artistique. Accès au monde immense des internautes. Un Intranet «de travail» (base de données, etc.) pour les membres du réseau du Géoparc. Un Extranet pour le public et pour les professionnels extérieurs au réseau du Géoparc. Veille scientifique Veille technologique Partenariat, mécénat, opérations conjointes Evènements spécifiques Tableau 4 Quelques clés pour réussir la scénographie d un musée des sciences naturelles (inspiré du site Internet 2005 du nouveau Museum de Toulouse, avec quelques ajouts) Montrer les originaux ou des copies? La question de permettre ou non au public de toucher des objets dans les musées est d actualité (Thomas-Bourgneuf et coll. 2005). La tendance est à protéger bien sûr les originaux derrière des vitrines ou un cordon de sécurité, mais à laisser des moulages ou des copies de grande qualité accessibles au public, pour favoriser leur perception de la muséographie par leurs propres sens (vue, toucher). Dans le cas des pierres ou des machines, c est particulièrement important. BRGM-RP FR Rapport final 83
85 La cueillette de minéraux et la vente en boutique La cueillette des minéraux La possibilité pour le public de ramasser des minéraux dans un parc est un point important du projet. Mais beaucoup de défenseurs de l environnement en métropole sont opposés à ce principe. La question mérite donc, même au stade de l APS, d être argumentée en détail, car il en découle une réglementation spécifique à mettre en place en Nouvelle-Calédonie bien avant l arrivée des architectes. Cette activité est actuellement, en métropole, le point de mire des médias. Les associations évaluent à 30 ou le nombre des amateurs qui se sont fait un passe-temps du ramassage de minéraux ou fossiles. C est pour décorer une petite vitrine dans le salon, ou pour faire un motif de sortie à la campagne avec les enfants le dimanche et éveiller leur goût pour la nature. Cette activité est louable, didactique, et il est recommandé d y encourager les visiteurs du parc minier. C est le cas dans le parc minier des mines de fer de l Île d Elbe (Italie) où le public est autorisé à échantillonner, de lui-même, certains sites jugés «inépuisables». Ils ne le peuvent que dans certains créneaux horaires qui permettent un encadrement par le personnel du parc, pour éviter que les enfants ne se blessent. Pour le parc minier de Nouvelle-Calédonie, on propose que les opérateurs miniers livrent au départ 4 camions de minerai riche, à garniérite visible, dans les anciennes carrières derrière les bâtiments administratifs, permettant au public d échantillonner de façon raisonnable. Photo 12 - Minerai garniéritique à haute teneur 84 BRGM-RP FR Rapport final
86 La limite du «raisonnable» sera à définir. Il faut prévenir les abus. La garniérite est assez belle pour que quelques blocs particulièrement spectaculaires aient été choisis pour décorer l entrée de la Direction des Mines à Nouméa, un rondpoint dans le centre-ville près du port, et la cour de l Ecole des Mines de Paris. Sa valeur marchande des plus modestes sur les bourses à minéraux du monde entier semble cependant exclure les risques d extraction abusive. En conclusion sur ce point (important) de permettre ou non une cueillette «encadrée» de garniérite, il faudra que la DIMENC mette en place assez précocement, avant l ouverture du parc minier, une réglementation qui rassure les administrations chargées de la protection de l environnement et tous les citoyens soucieux de l avenir des sites géologiques sensibles. Mais le contact «physique» des jeunes avec la pierre est un principe pédagogique fondamental, et il passe par la notion de «possession». S il fallait argumenter encore, on remarquerait que ce sont surtout le négoce et les collections minéralogiques privées (au décès de leurs propriétaires) qui ont alimenté tous les grands musées nationaux (Guillemin, 1978 ; F. Delporte 2004). En outre, les plus grands experts soulignent que la muséologie de «concept» (qui est devenue la mode) «ne doit pas occulter le pouvoir d attraction et d illustration que représentent les objets» (Ph. Guillet, directeur de l OCIM, 2000). L UNESCO a également recommandé dans les Géoparcs le commerce de «géoproduits», moulages de fossiles et autres souvenirs (UNESCO, 156EX/11 Rev. Paris avril 1999). Enfin, comme Bernard Henri Lévy l a souligné en parlant de la situation de crise des musées scientifiques français (Télérama n 2894, 2 juillet 2005) : «il faut réintégrer la science dans la culture, mettre en culture la science chez les jeunes. La science souffre d un isolement ( ) dans le sens où il n y a pas de véritables pratiques amateurs des sciences à l image d autres pratiques culturelles, artistiques ou même techniques (excepté quelques sciences de l observation)». La boutique de documentation et de souvenirs Il sera bon que la boutique offre à la vente du public une sélection de documents relatifs au contenu du parc minier (cartes postales, brochures, livres, tee-shirts, etc.) ainsi que des minéraux. Les «puristes» de la protection du patrimoine ne sont pas favorables à la vente de minéraux car ils pensent que c est un encouragement des jeunes à aller prélever des spécimens par eux-mêmes ; à long terme c est donc encourager le pillage des sites et la dilapidation des gisements de fossiles ou de minéraux qui sont quasiment non renouvelables (puisqu il faut un million d années pour fabriquer un gisement minier et encore n est il pas constitué que de cristaux). Pourtant, les gisements de géodes d améthyste du Brésil et de zéolites de l Inde sont quasiment inépuisables, puisqu il en a plusieurs milliers de mètres d épaisseur. BRGM-RP FR Rapport final 85
87 Sans entrer dans un débat philosophique sur cette question, qui a déjà fait couler beaucoup d encre et déchaîné les passions, il faut souligner que, pour le visiteur, il est capital d avoir un contact avec la pierre. S il n y avait pas eu la petite excursion de collecte de fossiles ou de roches que le professeur de 4 ème organisait à chaque fin d année, il n y aurait pas beaucoup de géologues professionnels aujourd hui pour aider les pouvoirs publics à résoudre les grands problèmes de notre temps (eau, catastrophes naturelles, matières premières, environnement et société). On recommandera donc non seulement d organiser sur le site la cueillette (encadrée) de spécimens) mais aussi, en boutique, la vente d échantillons (il existe des centaines de grossistes pour se les procurer) afin de favoriser ce contact physique. Ce n est ni une borne de consultation ni le meilleur DVD sur écran de cinéma qui peuvent le remplacer. En outre, on accroîtra l intérêt du public en mettant en valeur (tant en boutique que dans la muséographie) des minéraux connus pour la signification ésotérique ou pour la valeur thérapeutique qui leur sont prêtées. Ces minéraux, bruts ou montés en bijou, sont de plus en plus prisés sur les bourses à minéraux et dans les boutiques artisanales pour touristes. Ce serait donc pour le projet une grande erreur commerciale de s interdire ce petit «plus» qui accrochera encore davantage le public, qui est souvent déjà informé et cherchera à en savoir plus dans un lieu de ce type. Il n est toutefois pas interdit de souligner, par un panneau humoristique de la muséographie, que la plupart de ces croyances prête à sourire dans les milieux scientifiques. 86 BRGM-RP FR Rapport final
88 7. Constitution du réseau, appui aux autres sites Le site central devra apporter son soutien aux sites dits «satellites» sous la forme de : - mise en réseau Intranet ; - publicité sur un site Internet commun ; - appuis muséographiques ; - fourniture d expositions fixes ou temporaires (itinérantes). On a vu comment les 2 premières tâches seront lancées très tôt au cours de la réalisation du parc minier. Par contre, si on veut rester dans une demande budgétaire initiale raisonnable, on ne peut envisager de programmer l ensemble des autres opérations, très lourdes, avec le budget d investissement de départ du parc. Il s avère nécessaire de réserver la plus grande part du budget d investissement au site central, afin de limiter les coûts de départ. Ensuite, les actions muséographiques d appui et les expositions seront menées par l équipe du parc minier au fur et à mesure, à partir de son site central, en parallèle à sa propre évolution. Photo 13 - L'extraordinaire flore des Massifs Miniers est le cadre idéal pour montrer au public les techniques de revégétalisation (ici, le massif du Mont Dore) BRGM-RP FR Rapport final 87
89 Par ailleurs, le site central aura la mission de faire «rayonner» le parc minier tout entier, vis à vis du pays comme à l international, par l organisation (en totale concertation avec les autres acteurs concernés) de manifestations occasionnelles à caractère spectaculaire, tour à tour scientifiques, culturelles ou ludiques : - séminaire international de conférences ; - journée de démonstration grand public d hydro-seeding et des techniques de pointe de la revégétalisation des Massifs Miniers ; - grand rallye d été, en 4x4, de la Route de l Or Vert, avec jeux culturo-sportifs, etc. 88 BRGM-RP FR Rapport final
90 8. Coûts et emplois On se propose dans ce chapitre d indiquer un ordre de grandeur des coûts et du nombre d emplois directs créés par la structure, sans toutefois empiéter sur la mission de l Avant Projet Détaillé (APD) qui devra, en fonction des options retenues entretemps, les affiner et en préciser le détail. Désignation de l objet du financement On se place dans l hypothèse de la réalisation d un réseau virtuel (Intranet, Internet) qui comporterait un «musée de site» central, chargé d animer tout le réseau et installé sur le terrain d une ancienne mine de nickel qui serait cédé au franc symbolique. Sur ce site, qui comprendrait un espace d exposition d engins à ciel ouvert, un édifice en béton serait à bâtir et à équiper muséographiquement. La qualité de ses prestations serait conforme aux standards en vigueur pour les établissements muséologiques de ce type et de ce rang, international. Une surface de départ optimum est proposée (cf. tableau 2 du paragraphe 6.4) : 7000 m 2. Cette surface construite serait révisable au niveau de l APD en fonction des contraintes de budget, jusqu à une option «minimaliste» qui a été également argumentée dans le paragraphe 6.4 (tableau 3) : 3790 m 2. Cette surface minimale serait bien en dessous des standards mondiaux de ce type d établissement, mais beaucoup des personnes consultées la jugent plus adaptée à la Nouvelle-Calédonie et aux objectifs visés. Investissement initial Pour ce type de «musée» et pour 7000 m 2 bâtis et équipés (option maximaliste), un investissement de l ordre de 10 à 12 millions d euros ttc semble à prévoir. Ce coût comprend le gros œuvre, le second œuvre et les équipements muséographiques. Il correspond à un prix de 1500 à 1700 euros ttc au mètre carré équipé. Cet ordre de grandeur a été calculé en fonction des ratios utilisés en métropole par les muséographes. Il s est avéré en cohérence quasi parfaite avec les coûts que les personnes interrogées ont eu l amabilité d indiquer, concernant des réalisations muséographiques récentes à Nouméa, et avec les coûts de construction à Nouméa d établissements publics équipés comparables, comme le lycée polyvalent du Grand Nouméa. Si les contraintes de budget l exigent, la surface bâtie et les prestations peuvent être réduites. Un bâtiment central de 3790 m 2 seulement aurait un coût fini équipé de l ordre de 5 millions d euros ttc. BRGM-RP FR Rapport final 89
91 A titre indicatif, on peut remarquer que le Nouvel Aquarium de Nouméa a demandé au FED, à la Province Sud, à l Etat, au Gouvernement et à l agglomération du Grand Nouméa un investissement de plus de 10 millions d euros, pour autant de visiteurs prévus que le parc, et pour une surface de seulement 2250 m 2 (mais les équipements sont différents). Coût de fonctionnement annuel, personnel employé, autofinancement Pour faire fonctionner un site de 7000 m 2 bâtis, on peut envisager au départ un personnel permanent d environ 4 personnes, comprenant : - un conservateur ; - une secrétaire, documentaliste et bibliothécaire ; - un technicien photo-audiovisuel, dessinateur infographe maîtrisant la bureautique de muséographie ; - un gardien. On peut par ailleurs envisager deux cadres fonctionnant sur un poste de doctorant extérieur et dont l un se formerait au métier d attaché de conservation (à savoir un doctorant de profil géologue-minéralogiste, et un autre de profil sociologue, archéologue ou historien des mines). Enfin, il semble très plausible d obtenir des emplois en formation pour quelques jeunes qui apprendraient les métiers de muséographe et d accompagnateur de groupes. Le coût de fonctionnement standard est usuellement, en métropole, de l ordre de 10 % de l investissement initial, soit (option maximaliste) 1,2 millions d euros et (option minimaliste ( euros). Avec visiteurs par an, l autofinancement de l option maximaliste est atteint si le billet d entrée se vend au prix de 6 euros, ce qui paraît une moyenne raisonnable entre le tarif scolaires et le tarif adultes. Budget d équipement annuel Sur ce budget de fonctionnement, l enveloppe nécessaire à l innovation c est-à-dire gérée en propre par l établissement pour créer les expositions temporaires, alimenter le centre de documentation etc., c est-à-dire hors salaires, électricité et entretien, est en métropole de l ordre d environ 10 % encore, soit euros ttc dans l option maximaliste et dans la seconde. On n a pas pu disposer de prix concernant la Nouvelle-Calédonie. Tous ces chiffres seront à réviser lors de l APD. 90 BRGM-RP FR Rapport final
92 9. Conclusions Cette étude a été l occasion d une large concertation sur place. Quasiment tous les acteurs se sont exprimés pour la création d un «parc» minier, «parc mondial du nickel» ou «parc géominier de la Nouvelle-Calédonie», c est-à-dire pour un réseau de musées de site animé par un noyau central, sur le modèle de ceux qui sont lancés actuellement dans plusieurs districts miniers célèbres du monde, notamment sous l égide de l UNESCO. Un consensus a été exprimé pour défendre des objectifs précis : Valoriser l image de la profession minière à travers une mise en exergue de son rôle passé, actuel et futur dans le patrimoine identitaire de la Nouvelle-Calédonie. Développer chez le public sens critique et éco-citoyenneté, illustrer les principes et la mise en pratique au quotidien du développement durable. Conserver et valoriser des «collections». Eveiller les jeunes néo-calédoniens à la technologie et à la science. Développer le tourisme culturel et donc les emplois et l économie. Favoriser la production de travaux scientifiques, historiques, archéologiques ou sociologiques de pointe sur le patrimoine minier. Etre le lieu d activités de promotion locale et circum-pacifique à caractère occasionnel, tour à tour scientifique ou ludique. Il est demandé que le site central crée le réseau du parc minier en irriguant les sites muséologiques déjà existants (Tiébaghi, Thio, mine des Japonais à Goro etc.) ; il aura la mission de leur apporter son soutien sous la forme de : - mise en réseau Intranet ; - publicité sur un site Internet commun ; - appuis muséographiques ; - fourniture d expositions fixes ou temporaires (itinérantes). Concrêtement, l APS retient donc l hypothèse de la réalisation d un réseau virtuel (Intranet, Internet) qui comporterait un «musée de site» central, chargé d animer tout le réseau et installé sur le terrain d une ancienne mine de nickel qui serait cédé au franc symbolique. Sur ce site, qui comprendrait un espace d exposition d engins à ciel ouvert, un édifice en béton serait à bâtir et à équiper muséographiquement. La qualité de ses prestations serait conforme aux standards en vigueur pour les établissements muséologiques de ce type et de ce rang, international. BRGM-RP FR Rapport final 91
93 Deux options de muséographie et de scénographie ont été décrites en détail, l une où la surface du bâtiment central serait de 7000 m 2 et l autre où elle serait réduite à Sous réserve d un approfondissement des calculs lors de l avant projet détaillé, un investissement de l ordre de 10 à 12 millions d euros ttc semble à prévoir pour la première, 5 millions pour la seconde. Ce coût comprend le gros œuvre, le second œuvre et les équipements muséographiques. Il correspond à un prix de 1500 à 1700 euros ttc au mètre carré équipé. Toutes les surfaces intermédiaires sont envisageables. Si les contraintes de budget l exigent, la surface bâtie et les prestations peuvent être aménagées lors de l Avant Projet Détaillé (APD) mais il est déconseillé de descendre en dessous de 3000 m 2. Pour un site de 7000 m 2 bâtis, on peut envisager au départ un personnel permanent de 4 personnes. Le coût de fonctionnement standard pourrait-être de l ordre de 10 % de l investissement initial, soit (option maximaliste) de 1,2 millions d euros ou (option minimaliste) de euros. Avec visiteurs espérés par an, l autofinancement de l option maximaliste serait atteint si le billet d entrée se vend au prix de 6 euros, ce qui paraît une moyenne raisonnable entre le tarif scolaires et le tarif adultes. 92 BRGM-RP FR Rapport final
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102 Annexe 1. Comparaison avec quelques musées BRGM-RP FR Rapport final 101
103
104 On fournit ici deux listes : - une liste de 3 musées dont 2 «non miniers» qui, dans la mesure où ils sont français, sont intéressants à comparer avec le projet, au point de vue du statut qui leur a été donné et des avantages ou inconvénients qui en découlent ; - une liste de quelques uns des grands musées géologiques ou miniers de même type que le projet néo-calédonien, qui fonctionnent dans le monde ; cette seconde liste est intéressante pour montrer la place qu occupera le projet néocalédonien dans ce réseau, et pour mesurer son apport original. Musées intéressants à comparer pour leur statut Chambord, G.I.P. ou E.P.I.C.? Le parc et le château de Chambord viennent d être dotés (1 er juillet 2005) d un nouveau statut pour réagir contre l érosion de leur fréquentation. Dans le droit, jusqu alors, le domaine national de Chambord, ancienne résidence royale, bâtie à la Renaissance entre Blois et Orléans, classée «monument historique» depuis 1840, et aujourd'hui inscrite au patrimoine mondial de l'unesco, relevait de six services de l'etat et de trois établissements publics nationaux (que sont l'office national des forêts, l'office national de la chasse et de la faune sauvage, et le Centre des monuments nationaux). Cette situation était la source de complexités administratives. Elle ne répondait plus aux nécessités d une gestion dynamique de cet ensemble patrimonial unique. Le monument et la forêt, gérés par des administrations différentes, s ignoraient trop l un l autre. Une rationalisation et une simplification administrative de la gestion du domaine national de Chambord apparaissaient donc indispensables. Yann Gaillard, rapporteur spécial des crédits de la culture au nom de la commission des finances, avait proposé de conférer au domaine de Chambord le statut, soit d'établissement industriel et commercial (EPIC), soit de groupement d'intérêt public (GIP). L'article 75 de la Loi relative au développement des territoires ruraux vient de créer un nouvel EPIC, placé sous la tutelle de l'etat et dénommé «Domaine national de Chambord». Ce changement de statut reconnaît à Chambord une «personnalité juridique». En outre, Chambord bénéficie des actions parallèles d une association de type Loi 1901, l Association des amis de Chambord. Cette association a été fondée en 1975, à l'initiative de François Sommer et des administrations présentes à Chambord. Son objet est de contribuer à la protection et au rayonnement du domaine national de Chambord et de favoriser la vie culturelle du château, la valorisation du parc forestier BRGM-RP FR Rapport final 103
105 et l'amélioration de la réserve nationale de faune sauvage. Elle a successivement été présidée par Jacqueline Sommer, Robert Mitterrand puis René Monory. Ses ressources sont constituées des contributions d'entreprises implantées localement (crédit agricole, ATOS, MAIF, ), des collectivités locales (conseil général, conseil régional), des administrations (ministère de la culture, CNMHS, ), des cotisations de ses membres (une centaine) et, plus récemment, depuis 1996, d'une dotation significative de la réserve parlementaire (Sénat). Son budget annuel est de Euros, ce qui au fil des ans permet des actions importantes. Ses frais de structure et de fonctionnement sont insignifiants. Elle n'a pas de salarié permanent. Le trésorier est assisté d'un commissaire aux comptes. Son rôle a toujours été d'initier, de favoriser ou de promouvoir des actions conformes à ses statuts. Dans de nombreux cas elle a rendu possible des réalisations qui, sans son intervention, n'aurait pas vu le jour, en intervenant en «pionnier» sur des actions originales, pour inciter les services ministériels compétents à prendre le relais, en ayant un rôle incitatif et de catalyseur, en réunissant les financements ou les cofinancements d opérations qui, autrement, n auraient pas été engagées. Elle n'a, cependant, pas vocation à se substituer aux administrations présentes à Chambord. Le Domaine du parc floral de La Source, Syndicat Mixte de Gestion Propriété depuis 1894 de la famille Boucard, le Domaine de la Source, représentant une superficie de 410 ha, a été acquis par le Département du Loiret et la Ville d'orléans. Roger Secrétain poursuivait le dessein de faire renaître l'université d'orléans. En acquérant des terrains complémentaires, la ville de la Source prit naissance. Sur les 35ha restants autour de la Source du Loiret, il fut décidé de créer un parc qui soit à la fois un lieu de détente et une vitrine de la profession horticole. Le 26 mars 1963, le Parc Floral de la Source était né. Pour présenter toute l'année la production horticole régionale et gérer le parc, il fut d abord créé, pour une durée de trente ans, une société d'économie mixte, la SEMEPO. Une première originalité fut d'organiser des Floralies Internationales sur six mois. Pour la première fois en France se développaient des Floralies Internationales permanentes. Cette étonnante manifestation mobilisa les énergies de tout l'orléanais dès 1966 : restaurateurs, entrepreneurs de bâtiment, horticulteurs, artistes, administrations, organisations patronales, associations de commerçants 330 exposants représentant 700 producteurs du monde entier exposent des millions de fleurs. Flor-village recèle sur trois hectares des exposants spécialisés autour du matériel de jardin, de l'outillage, des innovations technologiques "Floralix " vrai village gaulois sur 3 ha, inspiré du héros de Goscinny et Uderzo, Astérix, s'installe à proximité ; préfigurant les parcs à thème contemporain, il est le lieu d'animations permanentes, avec ses rues, sa grand place, son camp romain et son temple haut de 23m. Parrainé par le Général de Gaulle et son Premier Ministre Georges Pompidou, le 22 avril 1967, les Floralies sont inaugurées en présence d'edgar Faure et de Maurice Genevoix, Secrétaire perpétuel de l'académie Française. Au total, visiteurs se sont rendus par trains spéciaux ou en voiture pendant six mois. 104 BRGM-RP FR Rapport final
106 Mais, après 30 ans de Floralies et le départ de la société d'économie mixte SEMEPO, le réveil fut douloureux. La Ville et le Département reprirent alors possession d'un espace naturel de grande qualité, largement valorisé par les aménagements structurants des Floralies et les plantations. Toutefois, ils n étaient guère disposés à investir encore dans son développement. En 1993, face à l'érosion de la fréquentation et à la concurrence croissante d'autres lieux de loisirs, la Ville d Orléans a souhaité reprendre le contrôle. Voulant garder le leadership de l établissement dans ses mains. il ne lui était pas possible de créer un EPIC pour gérer le parc. Ville et Département ont donc opté pour la formule d'un Syndicat Mixte de Gestion. Le Syndicat s est engagé, depuis, dans un programme de réhabilitation et d'investissements. Les divers aménagements qu a connus le Parc Floral depuis cette date ont remodelé et enrichi son espace sans jamais le dénaturer. Sont ainsi nés en une dizaine d années la grande volière, la serre aux papillons, le jardin d iris, le nouveau potager et encore la nouvelle roseraie. En s appuyant sur sa richesse originelle, le Parc Floral offre aussi au visiteur une nouvelle lecture de la nature, mêlant étroitement les dimensions esthétiques, ludiques et pédagogiques. Le Centre Historique Minier de Lewarde, une association en passe de devenir un EPCC Site Internet Situé à 8 km à l est de Douai dans le bassin charbonnier du Nord-Pas de Calais, le projet de créer le Centre Historique Minier de Lewarde a été lancé en 1982 au moment où Charbonnage de France organisait la disparition de l activité minière. Le directeur régional des Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais (HBNPDC) et quelques cadres et mineurs inquiets de l avenir de leurs formidables archives cherchaient à créer un conservatoire régional dédié à la mémoire de la mine. Le projet d un pôle historique minier fut alors conçu par une association regroupant les HBNPDC, le Ministère de la Culture, le Conseil Régional, le Conseil Général du Pas-de Calais et le Conseil Général du Nord. Il a ouvert en 1984 et il a été l objet d une importante rénovation en Il a accueilli visiteurs en 2002, dont 5 % d étrangers, et l objectif est de visiteurs. Lewarde a le statut de Musée de France au sens de la loi n du 4 janvier Lewarde est aujourd hui géré par une association loi 1901 qui regroupe Etat, Région, Conseil Général du Nord, Conseil Général du Pas-de-Calais, Intercommunalité du Douaisis, Ville de Lewarde, Association des Communes Minières ACOM, Conseil Economique et Social Régional et les syndicats de mineurs. Mais il est en passe de changer de statut. Le terrain et les bâtiments appartenaient jusqu ici à Charbonnages de France (à travers sa filiale HBNPDC). Charbonnages hébergeait l association gracieusement mais il est en train de disparaître. Il doit donc rapidement transférer la propriété foncière à un repreneur qui, selon les termes du code minier, fasse son affaire de la gestion du site. Mais l association ne peut pas endosser cette BRGM-RP FR Rapport final 105
107 responsabilité, s agissant d un ancien site minier. Le site va donc passer sous le régime d un Etablissement Public à Caractère Culturel (EPCC). C est un musée de site, axé sur 3 thèmes : ethnographie, sciences de la nature, techniques & industrie (Brard et coll. 1999). C est aussi une «usine-musée» (Aillagon et Haigneré, 2004). Il est implanté sur le carreau de l ancienne Fosse Delloye, où un millier de mineurs (dont 800 au fond) ont extrait de 1930 à 1971 environ 1000 t de charbon/jour. Les bâtiments qui abritent la muséographie sont hérités des Charbonnages. Ils couvrent 7000 m 2. Ils sont répartis dans un parc de 8 ha. Le centre possède un fonds de 2,5 km d archives et un fonds iconographique riche de plus de documents. Une équipe pédagogique composée de 3 enseignants et d un attaché de conservation met à la disposition des élèves une série d outils (fiches et dossiers pédagogiques, publications, questionnaires jeux, 4 expositions temporaires, des expositions permanentes, des animations ponctuelle, des formations, 4 expositions itinérantes. On vient d y ajouter un Centre de Culture Scientifique de l Energie. Les visites sont faites en circuit sous la conduite d anciens mineurs. On visite successivement comme dans la plupart des mines-musées les bureaux de l administration reconstitués, la salle des géomètres, la salle des pendus, la lampisterie. Ensuite les visiteurs empruntent l ancien train des mineurs, sur rails, qui les emmène au pied du chevalement. Ils assistent à la descente d une cage. Ensuite, ils partent visiter la salle de triage-criblage. Ils descendent, comme au Musée minier de Cagnac-les-Mines (près de Carmaux, Tarn) dans une réplique de mine qui, pour des raisons de sécurité, est reconstituée au niveau du sol (dans la Mine Témoin d Ales, on a creusé une galerie en vrai souterrain mais dans des terrains solides non houillers). On visite ainsi 450 m de galeries aménagées à l identique avec des appareils et engins d époque en état de fonctionnement. A l extérieur du centre, les pouvoirs publics ont favorisé depuis 50 ans la création de musées miniers de toutes taille, pour recréer des emplois après la fermeture progressive de tous les sièges miniers. Il y a (outre Lewarde) 3 autres grands sites de la mémoire (le siège 11/19, le siège 9/9bis d Oignies, et Wallers-Arenberg). Il y a aussi une foule de sites plus petits comme le musée d Anzin (créé en 1961), qui essaient de valoriser, qui leur chevalement, qui leur terril, qui leur lavoir à charbon. Ces différents musées de site ne font pas partie du Centre Historique Minier de Lewarde mais ils constituent avec lui une sorte de «parc minier» avant la lettre. Le circuit de tous ces sites totalise 115 km et s appelle la Route des Gueules Noires. La multiplicité de ces sites crée une concurrence, une dispersion du touriste et un gaspillage de moyens qui ont fini par être jugés néfastes par les pouvoirs publics. Les acteurs sont souvent isolés, confrontés à des problèmes d investissement, de fonctionnement, de conduite de projet. Le Comité Interministériel d Aménagement et de Développement du Territoire (CIADT) du 15 décembre 1998 a donc lancé un programme de coordination des ces sites et de leurs acteurs, pour les organiser en réseau, avec l objectif de promouvoir une dynamique de développement. Cette tâche a 106 BRGM-RP FR Rapport final
108 été reprise en 2000 par la Mission Bassin Minier Nord-Pas de Calais, créée dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région. Dans cet esprit aussi, l ensemble du bassin a été proposé pour une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l UNESCO. L enquête verra sa conclusion en 2005 Sources : Informations aimablement fournies par Agnès Paris, conservatrice du Centre Historique Minier de Lewarde, et par Catherine Bertram, Mission Bassin Minier Nord-Pas de Calais ; cf. aussi MBMag le magazine de la Mission Bassin Minier Nord-Pas de Calais, n 1, septembre 2003 ; n 3, janv.-fév.-mars Brard D., Le Bras O., Quelen M., Cavalié B., Davidse M., Thomas-Bourgneuf M. (1999) Restructuration du Centre Historique Minier de Lewarde, étude définition, 19 mars 1999, site Internet Dubuc A., Meilliez F. (2002) Le Centre Historique Minier de Lewarde. Géologues, revue de l Union fr. des géologues, n , septembre Féraud J. (2005) Aménagement durable et après mine dans les bassins miniers arrêtés. Cours par E-learning réalisé pour le DESS Développement durable de l Université du Maine. BRGM (inédit), 33 p. Féraud J., Graviou P. (2005) Le tourisme géologique (réserves et paysages, musées, patrimonialisation de l après-mine. Cours par E-learning réalisé pour le Master et le DESS Développement durable de l Université du Maine. BRGM (inédit), 20 p. Girard K. (1999) L utilisation des savoir-faire dans la restauration du patrimoine minier. Mémoire de muséographie, Ecole du Louvre, 8 déc Site Internet Guiollard P.-C. (2005) Conservation et valorisation du patrimoine minier contemporain : le cas des mines de charbon, d or et d uranium en France métropolitaine. Ed. Pierre-Christian Guiollard, Jouac, 117 p. Le Court B. (2000) La mine revit à Lewarde. Avenir et sécurité, 1 er trimestre 2000 p ). BRGM-RP FR Rapport final 107
109 Quelques Parcs miniers ou géologiques remarquables Afin de ne pas biaiser les comparaisons, on ne peut citer dans cette sélection ni les muséums d histoire naturelle classiques (Museum, Smithsonian, Deutsches Bergbau Museum de Bochum), ni les établissements parisiens très particuliers que sont la Cité des Sciences et de l Industrie, le Conservatoire National des Arts et Métiers et la Cité de la Villette. On privilégie dans cette liste les «musées de sites» qui ont parmi leurs missions une obligation de conservation et de valorisation de «collections», et notamment les géoparcs, qu ils soient miniers ou généralistes. La Réserve géologique de Haute Provence Classée premier European Geopark avec le soutien de l'unesco, la Réserve géologique de Haute-Provence est la plus grande réserve géologique d'europe. Elle représente un véritable musée à ciel ouvert qui se caractérise par une diversité de paysages exceptionnels répartis sur l ensemble de son territoire (P. Graviou, in J. Féraud et coll., 2005). La Réserve géologique de Haute-Provence a développé graduellement au cours de ces dernières années une politique volontariste où science, enseignement, recherche, culture, art et création contemporaine sont au service du développement touristique et économique de l ensemble de la région. Outre sa mission de protection et de conservation d un environnement essentiellement minéral, la réserve a par conséquent un rôle également important sur l activité touristique locale en incitant un public diversifié à découvrir ces richesses géologiques à l occasion d un séjour dans la région. A Digne, un espace d exposition et d information accueille le public qui, après une approche globale et nécessaire permettant de se familiariser avec les particularités géologiques régionales, est en mesure de se lancer seul, ou à l occasion de visites accompagnées, à la découverte des curiosités géologiques de l ensemble de la réserve. Certaines de ces curiosités ne sont accessibles qu après plusieurs minutes de marche mais de nombreux sites ont également été aménagés en bordure immédiate de route, notamment entre Digne et Barles ou entre Digne et Barrême. Le Géoparc minier de la Sardaigne Le Parco geominerario storico ambiantale della Sardegna a été quasiment le premier parc dédié au patrimoine minier en Europe. Son projet a été conçu par la Région autonome de la Sardaigne, qui en Italie jouit d un statut d autonomie de niveau comparable à celui d un état, très supérieur à celui des régions françaises métropolitaines. Sa conception technique a été réalisée par deux établissements publics sardes à caractère industriel et commercial, L Ente Minerario Sarde (EMSA, équivalent du BRGM des années 80), et sa filiale PROGEMISA qui (à l approche de la 108 BRGM-RP FR Rapport final
110 dissolution d EMSA pour cause de privatisation accélérée) a été créée avec une structure de bureau d étude d environnement minier (type ANTEA en France). Le projet a été renforcé par les scientifiques de l Università degli Studi di Cagliari. Il a bénéficié d un très grand soutien de l UNESCO (Anonyme, 1998, 2002 ; Mezzolani et coll ; Delplano et coll. 2002). Le parc reçoit d importants subsides du gouvernement italien, de la région, de la profession minière et surtout de l Union Européenne. Il a une structure de «musée éclaté» (au sens du CPIE du Velay, 1998). En effet, il comporte des services centraux et un réseau de mines-musées, l ensemble étant sous la tutelle d une administration unique. Les services centraux sont au nombre de deux. L agence IGEA SpA (Interventi Geoambientali), au statut proche de celui de l ADEME française, est basée dans les installations de traitement de l ancienne mine de Campo Pisano. Sœur de PROGEMISA elle a hérité de 400 agents au statut du mineur, à employer jusqu à leur retraite : ces agents constituent une main d œuvre spécialisée, abondante et à coût réduit, puisqu elle est subventionnée par l Etat. Ils sont issus des mines de plomb-zinc géantes historiques de Monteponi, San Giovanni, Arenas etc. qui étaient parvenues au bout de leurs réserves. Elle regroupe les ingénieurs et mineurs indispensables à la mise en sécurité des dizaines ou centaines de sites miniers abandonnés en pleine nature, à la surveillance des installations de traitement des eaux de mine, à la gestion des pollutions, et à la maintenance technique des galeries qui sont conservées sur plusieurs sites pour recevoir du public. Le musée minier d Iglesias est la seconde entité centrale. Elle ne dépend pas du parc mais de la municipalité. Elle est cependant bien intégrée au sein du parc. Située au cœur historique du district minier de l Iglesiente, est dédié à la valorisation muséologique des collections. Les sites conservés pour les visites du public et économiquement viables sont une douzaine. Ils sont parfois privilégiés par un emplacement paysager remarquable, au bord de la mer (plages de rêve ou falaises impressionnantes, comme à Buggeru, Masua, Nebida). Ils sont, plus souvent, éloignés en pleine montagne, au bout de longues pistes cahotantes (Arenas, Baccu Locci). Certains permettent des visites de curiosités géologiques extraordinaires, comme la grotte à calcite et barytine de la mine San Giovanni. Une seule mine est encore en pleine activité (Silius, pour le spath-fluor). Mais les projets de sa valorisation après-mine sont déjà rédigés, et la compagnie (Nuova Mineraria Silius, dont la Région est l actionnaire) tient compte de ces perspectives. L extraordinaire, c est l engouement des touristes, indifférents au caractère très «friche minière insalubre» de nombreuses usines désaffectées. Entre deux baignades, ils s embarquent en grand nombre, en autobus, pour visiter les galeries aménagées, sous la conduite d un ancien mineur qui leur distribue casques et loupiotes nécessaires à la BRGM-RP FR Rapport final 109
111 mise en situation. On les voit aussi en altitude, dans un paysage type «désert de la soif», se promener avec curiosité au milieu des immenses friches minières laissées par les exploitations. Ils se plaisent à se faire photographier à côté des concasseurs rouillés, à se hasarder dans les gigantesques halles de traitement délabrées dont maints pans de murs menacent de s écrouler sur les plus imprudents (ce qui à terme devra cesser). Cet exemple présente de très nombreux points communs avec ce qui semble possible en Nouvelle-Calédonie : présence d une main d œuvre spécialisée encore nombreuse, paysages splendides, vastes mines à ciel ouvert, province minière célèbre dans le monde, tourisme. Il s en distingue par le caractère éteint ou presque de l activité minière sarde, alors que l activité néo-calédonienne est en plein essor. Cette différence n est pas un handicap pour la Nouvelle-Calédonie, bien au contraire. Si le géoparc sarde avait été «pensé» pendant que les extraordinaires gisements métalliques de la Sardaigne étaient encore en pleine activité, le coût du réaménagement patrimonial progressif des sites aurait pu être supporté par les opérateurs miniers privés, sous la forme d une contribution «en nature» (prestations sur le terrain par leurs personnels, comme le fait aujourd hui IGEA) et/ou d une sorte de «taxe culturelle» ou «contribution environnementale» mineure par rapport à leurs coûts opératoires. Cette action aurait sans doute aidé leur image à mieux résister aux attaques des environnementalistes et des lobbies du tourisme, qui ont fait qu ici (comme ailleurs en Europe) c est devenu quasiment un «marathon administratif» de faire aboutir un dossier d ouverture de mine ou de carrière. Les lobbies du tourisme sont extrêmement puissants dans les pays dotés de beaux paysages en bord de mer. Dans une lutte d influence contre les opérateurs miniers, ils ont parfois gain de cause car le pay-back d une station balnéaire est beaucoup plus rapide que celui de la mise en production d une mine. L un des auteurs l a vu en Turquie dans les années , où les mines de chromite (il est vrai souterraines) du rivage méditerranéen (district de Marmaris-Fethiye) se sont arrêtées les unes après les autres tandis que les opérateurs miniers privés reconvertissaient leurs avoirs dans l hôtellerie locale. Une action préventive peut enrayer ce processus de gel regrettable des réserves minières si elle est faire à temps. Sources : Anonyme (1998) Il parco geominerario storico e ambiantale della Sardegna. Sintesi del dossier presentato all UNESCO. Regione autonomo della Sardegna, UNESCO, EMSA, Cagliari, 87 p. Anonyme (2002) Parco geominerario storico ambiantale della Sardegna. Studio di fattibilita tecnico economico. Regione autonomo della Sardegna, PROGEMISA, EMSA et Univ. degli Studi di Cagliari. CD rom. Delplano G., Campagna M., De Montis A. (2002) Re-developing abandoned areas through the re-use of mines : towards a critical analysis on the geo-mining, historical and archeological park of Sardinia. Proceedings SWEMP 2002, R. Ciccu (Ed.), Cagliari, Italy, october 7-10, 2002, p BRGM-RP FR Rapport final
112 Mezzolani S., Simoncini A., Oppes M., Colomo S. (2001) Il Parco geominerario della Sardegna. Storia, paesaggi, architetture delle miniere. Coll. Alla scoperta della Sardegna : Sardegna da salvare, vol. XIII. Biblioteca illustrata Sarda, éd. Editrice Archivio Fotografico Sardo, Nuoro, 430 p. Almadén Le district mercurifère d Almadén est situé près de Ciudad Real, dans la région de Castille La Mancha, à 300 km au sud de Madrid. On y distingue une mine principale (Almadén), trois mines de moindre tonnage (La Nueva Concepcíon, El Entredicho et Las Cuevas), diverses anciennes mines de plus faible tonnage et des indices. L exploitation du mercure dans ce district remonte à la Préhistoire. Son histoire récente fut haute en couleurs et s étale sur ans sans interruption. La petite ville d Almadén (6 000 habitants) est nichée dans une campagne assez riante avec des chênes et des oliviers. Ses richesses historiques nombreuses en font un lieu de séjour agréable. On déambule avec plaisir dans les rues étroites de l Ecole des Mines, de la Casa del Inquisición où demeurait le représentant des Fugger. On visite la Plaza de Toros, une des premières arènes d Espagne (1757) et la seule de forme hexagonale au monde (!), qui a été aménagée en hôtel. Seule ombre au tableau, la pollution au mercure, causée depuis le Moyen-Âge par les fumées des fours successifs de la fonderie, a fait l objet de plusieurs articles publiés sur Internet et de rapports de différents chercheurs et bureaux d étude. Ils soulignent néanmoins que ni la faune ni la flore d Almadén ne sont polluées. Dès les années 80, les scientifiques espagnols se sont mobilisés pour la défense du fabuleux patrimoine géologique, historique, minier et métallurgique du bassin d Almadén. Grâce à ces efforts, les autorités ont compris l intérêt de compenser par une exploitation culturelle le lent exode de la population lié à la fermeture des exploitations minières. Dans cet objectif, une fondation à but culturel, scientifique et économique, la Fundación «Almadén-Francisco Javier de Villegas», a été créée en 1999 avec une dotation de 9 millions d Euros. La ville d Almadén et ses environs regorgent de sites historiques, miniers et métallurgiques. On peut regretter que les ressources financières n aient pas encore permis d en étudier tous les trésors, notamment pour ce qui concerne la période médiévale. Même si les mines d Almadén n avaient pas grande importance à cette époque (moins de 400 habitants en 1417) ses anciens fours de Xabecas situés au lieudit Huerta del Rey sont un champ d étude très prometteur. Ce sont surtout les édifices architecturaux et les ouvrages miniers de la période des Lumières (18 e siècle) qui sont les mieux conservés et qui retiennent l attention du touriste et, pour le moment, des autorités. Toute une série d ouvrages scientifiques leur a été consacrée, très tôt, par Minas de Almadén puis désormais par la Fondation. À Almadén même, le cœur du site minier moderne (Cerco de San Teodoro) ne se visite pas encore, mais les chevalements des puits se voient de tous les côtés et le BRGM-RP FR Rapport final 111
113 cadre paysager est splendide et évocateur de l allure synclinale du bassin minier. En effet, les dalles verticales du quartzite porteur de la minéralisation hérissent les crêtes. Elles se suivent à l ouest jusqu au Rocher de la Vierge où se trouvent (en cherchant bien) les peintures rupestres que l abbé Breuil a datées de la période Chalcolithique- Bronze 1. Les quartzites culminent aussi en plein centre de la ville, au Castillo de Retamar, seul vestige imposant de l occupation arabe. La Fondation a commencé l aménagement d une partie de la mine souterraine pour les touristes. On visitera à partir de l été 2005 la galerie (Socavón) del Castillo ( ) qui conduit à la fois au premier niveau (Planta 1), à un tunnel qui servait (1754) à l accès direct des travailleurs venant de l ancienne prison des forçats, et au «Baritel» San Andrés. Il s agit d une salle souterraine maçonnée en briques qui abritait, au 18 e siècle, le treuil d un puits intérieur de la mine, manœuvré par un manège de chevaux. Minas de Almadén et la Fondation s efforcent d aménager d autres galeries historiques (la mine du Pozo, du 16 e et du 17 e Siècle) pour permettre au public d y circuler à partir de l été 2005 mais les difficultés techniques et les impératifs de sécurité (notamment l aérage) n ont pas encore permis d aboutir. À l extérieur, on pourra visiter à partir de 2006 l enceinte de l usine de distillation du mercure (le «Cerco Buitrones»). On y admire la porte monumentale de Carlos IV, en briques, datant de 1795, par où les lourdes charrettes et les convois de mules partaient livrer le mercure à Séville pour l embarquer vers le Nouveau Monde. Mais le clou du voyage à Almadén, c est l extraordinaire batterie (la seule sauvegardée) des anciens Hornos de Bustamante, avec ses 32 rangées de 40 aludeles en terre cuite scellés bout à bout (qui fonctionnèrent jusque vers 1928). L enceinte abrite aussi (provisoirement) le Musée Minier de Minas de Almadén où les géologues et ingénieurs de la mine ont mis en valeur une collection d objets se rapportant aux divers usages du mercure. On y voit aussi des collections d échantillons et un remarquable bloc diagramme illustrant la disposition du gisement, des cartes présentant les anciennes routes du mercure en Espagne et dans le monde, des outils miniers et métallurgiques. Les ateliers de broyage du minerai et la fonderie moderne ne se visitent pas encore, mais on pourra bientôt voir les fours Pacific puisqu ils sont arrêtés depuis Il est prévu de réaliser une série d espaces muséographiques : géologique et paléontologique, minier, métallurgique, les sciences du mercure, l Histoire d Almadén, le transport du mercure, etc. Dans la ville, l Hospital de Mineros de San Rafael ( ) forme le cadre monumental et historique qui s imposait pour abriter les bureaux de la Fondation et les volumineuses archives de la mine qui livrent peu à peu leurs trésors iconographiques au public. Il renferme aussi un musée de l hôpital et un musée de la mine. À proximité s est installé en 1971 le Musée Historique et Minier Francisco Pablo Holgado (qui dépend de l université) et la nouvelle Ecole des mines, sur l emplacement du bagne (Cárcel Real de Forzados) dont il subsiste quelques cellules. Il a une double fonction de muséographie liée à la mine et de référence pour les cours des étudiants. On y admire une importante collection de minéraux (1000), roches (200) et fossiles (300), des objets archéologiques, des objets miniers (lampes de mine, théodolites, aludeles, xabecas arabes, meules romaines) et des plans topographiques et miniers anciens. À l extérieur, le magnifique chevalement métallique qui est exposé pour mettre en 112 BRGM-RP FR Rapport final
114 condition les étudiants de l Ecole des Mines n est pas d Almadén mais il vient de la mine de plomb argentifère de Diógenes située à 30 km au sud de Puertollano. Dans la campagne à l est d Almadén, il subsiste aujourd hui d impressionnants bâtiments en briques classés monuments historiques ou dignes de l être, notamment à Almadenejos où on peut visiter tout l ensemble métallurgique de la mine souterraine de La Concepción Vieja, datant de , entièrement clôturé par une enceinte. La route traverse ce charmant petit village, très typique, par une porte monumentale en pierres et briques, la Porte d Almadén ; on peut se promener assez librement dans l usine et voir les vestiges de sa batterie de 6 paires de fours à «aludeles». Vers l ouest, à la mine de La Nueva Concepción, on peut admirer le portail monumental de l entrée de la galerie avec sa façade 18 e, et le baritel San Carlos, intact, datant de la fin du 18 e siècle. La fosse d El Entredicho est à-présent occupée par un lac d eau à ph acide, d un beau bleu ciel. À Almagro, on voit le luxe du palais des Fugger, le portail de leurs entrepôts, et le théâtre de plein air (Corral de Comedia) datant de la fin du 16 e et du 17 e siècle. Au total, le patrimoine d Almadén est prodigieux. Sa mise en valeur est déjà considérablement avancée. Mais grâce à la Fondation et aux partenariats qu elle noue avec divers chercheurs et organismes en Espagne et ailleurs, elle va se développer tant au point de vue de l exploitation touristique des sites que de la recherche scientifique pure, dans tous les domaines. L investissement de la première phase de la réhabilitation des mines d'almadén est de 12 millions d'euros (9 pour le Parc Minier et 3 pour le Royal Hôpital Minier). Les anciens bâtiments de l administration des mines, appartenant au Ministère des Finances, ont constitué un cadre gratuit pour la Fondation ; elle n a eu à débourser que pour leur rénovation ponctuelle. Elle bénéficie aussi de la présence d un importante main d œuvre au statut du mineur, qu il faut bien employer jusqu à la retraite, ce qui est comme en Sardaigne un précieux adjuvant. L'importance des bâtiments et des installations, leur antiquité et leur état de conservation vont faire, des mines d'almadén, l'un des parcs miniers les plus importants du monde. Sources : Féraud J. éd. (2005) Les musées et géoparcs miniers consacrés dans le monde au thème du mercure. Géochronique, n 93, p Hernández Sobrino A. (1995) Las minas de Almadén. Ed. Minas de Almadén y Arrayanes S.A., 119 p. Hernández Sobrino A. (1999) La real mina de azogue de Huancavelica (Perú) en Ed. Minas de Almadén y Arrayanes S.A. Hernández Sobrino A. (2001) Arriba y abajo. Ed. Minas de Almadén y Arrayanes S.A. BRGM-RP FR Rapport final 113
115 Hernández Sobrino A. (2003) Glosarion de oficios mineros, metalurgicos, administrativos y auxiliares en Almadén, S. XIII XIX. Ed. Fundacion Almadén- Francisco Javier de Villegas. Hernández Sobrino A., Villar Diez C. (2004) Real hospital minero de San Rafael, Almadén. Ed. Fundacion Almadén-Francisco Javier de Villegas. Maturana Campos S., Hernández Sobrino A. (1995) Almadén del azogue. Bocamina, 1, Palero F. J. (2002) La mina de Almadén. Bocamina, 10, Idria La mine de mercure d Idria est située à 35 km au Nord de Ljubljana, dans les Préalpes de Slovénie, très près des frontières de l Autriche et de l Italie. Elle a été la seconde mine de mercure du monde en tonnage produit. Elle vient de s arrêter. Le service géologique de la mine a été maintenu après l arrêt de l exploitation. Il assure un important travail de consolidation des anciennes chambres d exploitation, par injection de remblais hydrauliques au moyen de sondages-fond. Le but est de prévenir, au fur et à mesure de la remontée de la nappe phréatique, les risques d instabilité des terrains au niveau de la petite ville d Idria (6 200 habitants) qui s étend au dessus de la mine. Bien avant la fermeture, le besoin de préserver le patrimoine de ce site exceptionnel s est manifesté et des collections muséographiques ont été constituées par le personnel de la mine. Un important musée a finalement été édifié par la municipalité dans les murs du château qui abritait la direction de la mine du temps de l Empire austro-hongrois. Sa qualité a été reconnue en 1997 par l attribution du prix du meilleur musée européen du patrimoine industriel et technique. Le site Internet du musée ( a été sélectionné par l UNESCO pour figurer dans le «guide du Millénaire des ressources culturelles sur la toile». Il comprend deux départements, l un consacré à la dentelle (qui fait la célébrité d Idria depuis le 17 e siècle) et l autre au patrimoine minier. Ce dernier met en valeur la géologie et l histoire de la mine, qui a vu passer les occupations autrichienne, française, italienne. Il expose les cartes géologiques pionnières notamment celle du célèbre géologue Marc Vincent Lipold, les anciens plans d exploitation du 18 e siècle richement décorés, des collections d échantillons paléontologiques, pétrographiques et minéralogiques (les unes d intérêt pédagogique très large et d autres d intérêt purement local). Différentes vitrines présentent l outillage et les procédés successifs de traitement du minerai. Les équipements muséographiques sont classiques mais de style très moderne, et l ensemble est très agréable à visiter. Le musée est complété par un circuit de découverte qui s effectue à la fois en ville et dans la campagne environnante, ce qui fait de l ensemble un véritable géoparc minier. 114 BRGM-RP FR Rapport final
116 En ville, on visite d abord l ancienne mine de «Antoni». À l entrée, un bloc diagramme de la mine donne une idée des 700 km de galeries superposées qui ont été creusées jusqu à 400 m de profondeur sous la ville. Dans la chapelle souterraine (18 e siècle), on se recueille comme jadis les mineurs devant la statue de Sainte Barbe (la patronne des mineurs) et celle de Sainte Agathe (la découverte de la première lentille riche de cinabre à Idria ayant eu lieu le 22 juin 1508 le jour de la Ste Agathe). On effectue ensuite un parcours souterrain en boucle de 1200 m de long à travers des galeries dont certaines datent du 16 e siècle et ont conservé leur section en ogive, muraillée. Le minerai visible est surtout du mercure natif et un peu de cinabre dans les schistes noirs du Permo-Carbonifère. Les différentes techniques de boisage, de roulage et de perforation sont présentées par des mannequins en situation au détour des différents chantiers, ainsi qu un tir de mine reconstitué en effet sonore. Dans une autre partie de la ville, on ne manquera pas de visiter l ancienne installation d épuisement des eaux de mine par pompage. Elle est équipée d une roue en bois de 13,6 m de diamètre, qui date de 1790 et qu on donne pour la plus grande d Europe. Le débit d exhaure obtenu était de 120 m 3 /h. Les chevalement métalliques des trois principaux puits de la mine dominent le paysage urbain. Un autre musée expose des machines à vapeur du 19 e siècle et notamment des moteurs de pompes. Il présente une section médicale retraçant le suivi des mineurs atteints d hydrargyrisme (on sait que Jean Antoine Scopoli, qui fut l un des pionniers de la médecine dans ce domaine, a exercé à Idria). D anciennes maisons d habitations de mineurs, aux formes très élancées, se visitent. Enfin, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville, les plus courageux iront découvrir les deux barrages en pierres de taille assez impressionnants qui, du 17 e siècle jusqu à 1970, ont régulé le canal qui servait à transporter les bois de mine, depuis les forêts où ils étaient coupés, jusqu à Idria. Le service géologique de la mine ne se visite pas pour le moment. Il abrite la fantastique collection d échantillons de minerais de la mine, sciés puis polis ou vernis, constituée naguère par le célèbre géologue slovène Ivan Mlakar. Celui-ci s était beaucoup passionné pour les méthodes de travail du laboratoire de géologie appliquée de l université Paris VI ; il en introduisit dès 1957 à Idria les techniques innovantes de lever géologique détaillé de mine, qui devaient lui permettre de déchiffrer avec brio le puzzle du gisement, tronçonné entre plusieurs nappes de charriage et un graben. Idria, nichée dans son écrin de paysages montagneux et de forêts de conifères, ne manque pas de charme. Les possibilités hôtelières sont hélas encore limitées. Mais la cuisine locale fait de son mieux pour retenir le touriste, notamment avec une sorte de ravioles, les «zlikrofi», qui se découvrent dans les nombreux restaurants de la ville ou dans les pensions aux alentours comme au nord-est de la ville au col de Raspotje ou à Cerkno. Sources : Féraud J. éd. (2005) Les musées et géoparcs miniers consacrés dans le monde au thème du mercure. Géochronique, n 93, p Kladnik B., Leskovec I. (1995) Idrijski rudnik. Zaklad eds, Ljubljana. ISBN BRGM-RP FR Rapport final 115
117 Le Parc Européen du Volcanisme : Vulcania et le Volcan à Ciel Ouvert Pour éclairer le projet néo-calédonien, il est intéressant de citer aussi, à titre de comparaison, deux «musées de site» remarquables qui ont été aménagés au cœur des volcans de la Chaîne des Puys : Vulcania, et le Volcan à Ciel Ouvert. Ces deux sites sont jointifs géographiquement. Les spécialistes débattent quant à savoir s ils se complètent, ou s ils se font concurrence. A eux deux, ils constituent (sans que ce soit institutionnalisé) l équivalent d un véritable géoparc. Ces volcans sont dans le Massif Central parmi ceux le plus susceptibles de se réveiller. On peut même dire avec l ensemble des spécialistes qu ils se réveilleront sûrement un jour proche. Ce contexte est extrêmement favorable. Il a été exploité de deux façons complètement différentes, qui sont comparées ci-après. Vulcania Vulcania (site Internet a été créée en 2001 suite à un projet ambitieux (Bauer 1987) déposé en 1987 par deux grands volcanologues et vulgarisateurs français, Maurice et Katia Krafft, qui malheureusement sont disparus en 1991 dans une nuée ardente au Japon avant d avoir pu le mener à bien. Finalement, l Etat, les collectivités territoriales et surtout le conseil régional d Auvergne ont rendu ce rêve possible, avec le concours de fonds européens. Vulcania s intitule aujourd hui le Parc Européen du Volcanisme. Quoique la majorité de la mise en scène soit à vocation didactique, il s apparente par certains côtés aux espaces ludiques pour grand public de type Eurodisney, Futuroscope de Poitiers ou Parc Astérix. Vulcania a été construit au milieu des coulées de lave, dans le paysage géologique extraordinaire de la chaîne volcanique des Puys, mais l architecte a eu pour instruction d enterrer tout l édifice. Il en résulte une insertion paysagère particulièrement discrète et réussie, dans un parc de 57 ha. Le bâtiment est en béton, ultra-moderne. Les espaces d exposition sont répartis sur 5 niveaux superposés. La scénographie (De Larouzière, 1997 et 2004) comprend d abord des espaces assez classiques (expositions de minéraux et de bombes volcaniques, panneaux explicatifs, posters, blocs diagrammes, bornes interactives etc.). Mais elle se distingue par des espaces typiquement récréatifs destinés au public le plus large (animations, salle de cinéma avec écran géant, effet «sound surround» et trépidation des sièges donnant au visiteur la sensation des trémors liés à l ascension de la lave dans la cheminée volcanique, vision 3-D, et, depuis 2005, une salle de simulation de séismes. Un jardin volcanique recrée avec l aide de brumisateurs et de calorifères la végétation des coulées volcaniques de Hawaii. Un centre de documentation et une médiathèque richement approvisionnée permettent à toutes les catégories d amateurs de consulter les ouvrages existants, jusqu à certains des plus pointus. Des équipements (classiques 116 BRGM-RP FR Rapport final
118 dans les musées de catégorie internationale) complètent la qualité de l accueil (guides professionnels, audioguides multilingues, 3 restaurants, 3 boutiques-librairies). Une aire de pique nique est offerte en outre, permettant de se rappeler que Vulcania, sur le parking, c est aussi un paysage géologique remarquable. Le projet a été assez vivement critiqué, à cause des investissements nécessaires (initialement estimés à 35 millions d Euros, ils ont finalement dépassé 100 millions, sans compter les travaux d infrastructure autoroutière pour faciliter l accès). Mais les chiffres publiés ( visiteurs enregistrés en 2002) laissent espérer que les retombées attendues par toutes les communes alentour pourraient être finalement bien au rendez-vous, à moins que ce ne soit que l effet de la curiosité du démarrage. D où il ressort que la fidélisation du public par des expositions ou animations temporaires est une des clés du succès. Le volcan à ciel ouvert Il s agit de la carrière du Puy de Lemptégy, qui a ouvert ses portes une quinzaine d années avant Vulcania, et qui se trouve quasiment en face de Vulcania, de l autre côté de la route départementale (Site Internet Cet espace culturel extrêmement réussi a été aménagé il y a une vingtaine d années dans la carrière de pouzzolane, circulaire, qui exploitait depuis un demi-siècle l ancien cône volcanique de Lemptégy (commune de Saint Ours, Puy-de-Dôme). L exploitant, rencontrant des difficultés, envisageait de fermer et se voyait déjà acculé à d importants frais de remise en état, lorsque soudain, avec l accord de la DRIRE, il a décidé de reconvertir sa carrière en un site de découverte pour les scolaires et les touristes. Il s est entouré du concours de jeunes volcanologues auvergnats qui l ont aidé à tirer le parti maximum des curiosités géologiques de la carrière, et de muséographes qui l ont aidé à les mettre en valeur par des visites guidées, des panneaux explicatifs, des livres et des cassettes vidéo. Aujourd hui, l entreprise est une réussite financière, scientifique et culturelle. Le site s appelle «le volcan à ciel ouvert». Le site comprend un bâtiment administratif qui abrite les expositions, la boutique et un snack-bar, et, en extérieur, un parcours de découverte pédestre dans les gradins de la carrière en forme de cratère (qui est arrêtée). La construction est en bois. Malgré la concurrence du site (plus récent) de Vulcania situé de l autre côté de la route, il reçoit de l ordre de visiteurs par an. Le carrier a même pu reprendre épisodiquement l extraction et s acheter du matériel neuf : en surcreusant la fosse, il a ainsi, pas à pas, dégagé, à la racine du volcan, les cheminées d alimentation, en lave dure, et un lac de lave fossile, pour la plus grande curiosité du public. Une initiation à la flore de la chaîne et une très belle exposition sur le volcanisme mondial complètent la richesse du contenu naturel mis en scène. En été, un spectacle son et lumière est organisé au cœur de la carrière, avec un «embrasement virtuel» des anciens volcans de la chaîne des Puys. L un et l autre site sont axés sur des thèmes identiques, mais diffusent une image différente. BRGM-RP FR Rapport final 117
119 Vulcania dispense des attractions pour les adolescents et des films grand spectacle ; il cultive un côté «Disneyland», même si les espaces comme son centre de documentation démontrent un haut niveau d expertise et de potentiel scientifique. Le Volcan à Ciel Ouvert dispense un contact intime entre le public et le volcan. Les visiteurs peuvent échantillonner «en direct» une pierre ponce, un bout de bois de la forêt qui a été carbonisée par la nuée ardente. Ils voient la racine du volcan. Sur chaque site, des guides accompagnent le visiteur. C est assurément fondamental. Ceux de Vulcania comme ceux du Volcan à Ciel Ouvert ont reçu une formation de haut niveau. Ce sont des «pros», ils ont un enthousiasme communicant. Mais le contact en plein air avec la pierre et avec le paysage est cent fois supérieur au meilleur commentaire pédagogique de vitrine ou au pianotage en solo sur le clavier d une borne de consultation. Des étagères de météorites même de taille époustouflante et une nuée ardente sur grand écran ne valent pas la parole forte d un guide qui s évertue dans le vent à faire partager son amour des volcans au groupe attentif, du fond du cratère impressionnant de la carrière, dans un paysage si parlant qu on l imagine voir se réveiller bientôt. Enfin, le dernier point de comparaison utile au projet néo-calédonien est d ordre financier. Quelle est la rentabilité, la fréquentation? La mise de fonds de départ a t elle bien été adaptée dans le cas de Vulcania? Les experts de muséographie les plus pessimistes avancent que le déficit de fonctionnement ne va cesser de s accentuer, dans la mesure où les équipements audiovisuels sophistiqués vieillissent, les logiciels se périment, les pièces de rechange ne se feront bientôt plus, ce qui obligera à tout racheter. Si le taux de fréquentation vient à tomber en dessous des prévisions, les budgets ne suivront plus. Pour les musées, il ne semble donc pas souhaitable, à long terme, de trop s équiper dans une scénographie high-tech de bornes de consultation et d effets spéciaux. Ces installations sont très spectaculaires au départ. Mais elles se démodent vite, se détériorent par suite des «mauvais traitements» infligés par le public qui pianote abusivement sur les boutons, et mobilisent des budgets d entretien qui ne suivent pas longtemps. Sources : Anonyme (1997) Inauguration du Museum des Volcans d Aurillac. Dossier de Presse, Service Communication de la Ville d Aurillac, 20 p. Bauer F. (1987) Rapport de synthèse présentant les conclusions d une réflexion collective sur le projet Volcania. Groupe de travail Commune d Orcines, Association Volcans, Nature et Hommes et Chambre de Commerce et d Industrie de Clermont- Ferrand-Issoire, 73 p annexes. Camus G., Tort M., Michelin Y., Lavina P. (1995) Le Puy de Lemptégy un volcan à ciel ouvert. Histoire géologique et botanique. Les Editions artisanales, Aubiat, 34 p. 118 BRGM-RP FR Rapport final
120 C.P.I.E. du Velay (1998) Projet de musée éclaté des volcans du Velay Vivarais (ME3V). Comité de pilotage du 19 décembre Pré-étude du Centre Permanent d Initiatives pour l Environnement (16 p.). De Larouzière F.-D. (1997) Vulcania, centre européen du volcanisme : un espace thématique accessible à tous. Géochronique, n 64, p. 7. De Larouzière F.-D. (2004) Vulcania, actualité et premier bilan. Géologues, 140, p Féraud J., Rocher Ph. (1997) Inauguration du Museum des Volcans d Aurillac. Table ronde «tourisme et vulgarisation des sciences de la Terre en Auvergne». Géochronique, n 63, août 1997, p. 5. BRGM-RP FR Rapport final 119
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122 Annexe 2. Catalogue sommaire des fonds documentaires ou muséographiques existants ou à rechercher BRGM-RP FR Rapport final 121
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124 Les fonds existants A Nouméa La DIMENC expose dans le hall de son bâtiment d accueil une locomotive de mine à vapeur et quelques blocs de taille spectaculaire de chromite (faciès tigré venant de Tiébaghi) et de garniérite. La collection des roches, minéraux et fossiles du service des mines, appartenant à la DIMENC, est conservée actuellement dans deux sites différents : une partie est rangée dans les bâtiments de la DIMENC (l essentiel au premier étage de la rotonde d accueil et une moindre partie dans une vitrine du couloir menant à la direction ; l autre partie est exposée dans des vitrines du bâtiment d accueil du Parc Zoologique et Forestier. On trouvera les listes de deux fonds ci-après. Dans l ensemble, les collections sont assez complètes au plan de la systématique. Elles présentent l avantage de renfermer de nombreux doubles de chaque espèce, ce qui facilitera l utilisation des tiroirs des réserves pour des manipulations par les scolaires. Au plan des échantillons de taille et de qualité spectaculaires, on note quelques belles pièces dont une stibine du Japon, une magnétite des Etas-Unis, une millérite de Nouvelle-Calédonie et il y a très probablement en micro-mounts un fort potentiel en espèces rares à dénicher par des analyses à la binoculaire ou aux rayons-x. Les séries régionales se rapportant au nickel et au cobalt sont très exhaustives, avec tout le spectre d échantillons utiles à exposer, depuis le minerai jusqu au lingot. En outre, la DIMENC conserve un important fonds ancien de cartes et de plans miniers, coupes géologiques, lettres, affiches, actes institutifs de demandes en concession, et rapports, correspondant à la succession historique de toutes les demandes de titres miniers sur l île et à leurs inspections par les ingénieurs du service des mines. Il devrait être possible de retrouver facilement des films vidéo qui ont été réalisés sur l Inventaire minier du BRGM durant les années Il y avait notamment un film de 1990 en Betacam réalisé au fond de la mine de chrome de Tiébaghi sur la lentille 32 alors en exploitation par CHROMICAL. Les rushes de ces bandes ont été en principe conservés par la Sté IMAGIN dont le gérant est actuellement Jeff Huglot. Ils sont la propriété de la Nouvelle-Calédonie qui avait financé intégralement leur réalisation. Mais les droits ont été concédés par convention à IMAGIN. En principe, deux copies Betacam du film monté avaient été déposées au Service des Mines. BRGM-RP FR Rapport final 123
125 Tableau 1 - LISTE DES SPECIMENS DE LA COLLECTION DIMENC (SAUF FONDS PRESENTE AU PARC ZOOLOGIQUE ET FORESTIER) (fichier établi par J.S. Baille, DIMENC) N (MNC) NOM LIEU R/M EXPOS VITRI CAISS ECHANG 63 DUNITE RUBANEE NOUVELLE-CALEDONIE R N H DUNITE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N H DUNITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDAH) R N H PYROXENITE A GRENATS ETATS-UNIS R N H ANTIGORITE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H DUNITE (DEBUT D'ALTERATION NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N H EUPHOTIDE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N H PYROXENOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUENGHI) R N H WEBSTERITE NOUVELLE-CALEDONIE (MONTAGNE DES R N H1 SOURCES) GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N H ANORTHOSITE, NEPHRITE ET SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N H GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N H SERPENTINITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N H B SERPENTINITE NICKELIFERE NOUVELLE-CALEDONIE R N H1 279 GRANITE ALTERE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUM) R N H2 483 GRANITE ORBICULAIRE FINLANDE (PORVOO) R N H SYENITE SUEDE R N H ROCHE FELDSPHATIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) R N H CRISTAUX DE PYROXENE DANS GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N H GRANITE NOUVELLE-CALEDONIE (VALLEE DE LA LEMBI) R N H GRANITE GRAPHIQUE MADAGASCAR R N H MICROGRANITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES R N H2 PIROGUES) APLITE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEBO) R N H CORSITE (DIORITE ORBICULAIRE) FRANCE (CORSE) R N H GRANITE NOUVELLE-CALEDONIE (N'GO) R N H DIORITE A HORNBLENDE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N H GRANORITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) R N H GRANODIORITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N H GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N H GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES R N H2 124 BRGM-RP FR Rapport final
126 PIROGUES) QUARTZITE NOUVELLE-CALEDONIE (TAO) R N H GNEISS GRANITIQUE CANADA (MINE THOMPSON) R N H B SULFURE DE NICKEL DANS QUARTZ DIORITE CANADA (MINE THOMPSON) R N H B BRECHE CANADA (MINE THOMPSON) R N H2 281 ANDESITE NOUVELLE-CALEDONIE (MARE) R N H3 282 LAVE NODULAIRE R N H3 283 FRAGMENT DE PILLOW LAVA R N H3 284 OBSIDIENNE ROUGE MEXIQUE R N H DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) R N H DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) R N H DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N H DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA FOA) R N H NORITE CANADA R N H DACITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA FOA) R N H CASSURE CONCHOIDALE CARACTERISTIQUE DE MEXIQUE R N H3 L'OBSIDIENNE OBSIDIENNE FLOCONS DE NEIGE ETATS-UNIS R N H PIERRE PONCE VANUATU R N H RHYOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (PONT-DES FRANÇAIS) R N H LAVE SCORIACEE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE MATTHEW) R N H BASALTE NOUVELLE-CALEDONIE (LA FOA) R N H BASALTE NOUVELLE-CALEDONIE (LA FOA) R N H BRECHE VOLCANIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE MATTHEW) R N H BASALTE ANDESITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) R N H TRACHYTE NOUVELLE-CALEDONIE (PONT-DES FRANÇAIS) R N H3 256 MARBRE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N H4 285 MARBRE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N H4 287 ACTINOTE DANS MICASCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (COL D'AMOS) R N H4 288 SERICITOSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) R N H ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N H THULITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N H STEATITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) R N H DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) R N H ANORTHOSITE ET NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N H NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N H LISTVENITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) R N H CALCAIRE BRECHIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N H SCHISTE GRAPHITEUX NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H4 BRGM-RP FR Rapport final 125
127 TALCSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) R N H GNEISS NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H MICASCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) R N H LEPTONITE ALBITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (PAM) R N H LISTVENITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N H4 289 FLYSCH (ALTERATION EN PELURES D'OIGNONS) R N H5 290 FLYSCH R N H MICA FUSCHITE SUR GLAUCOPHANITE COL D'AMOS R N H BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) R N H GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N H CINERITE NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N H PELITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N H GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N H SERICITOSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGUA) R N H SCHISTE QUARTZEUX NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) R N H GRENATS ALMANDIN ET MICA MUCOSCOVITE DANS NOUVELLE-CALEDONIE R N H5 GLAUCOPHANITE SCHISTE ARDOISIER NOUVELLE-CALEDONIE (TIWAKA) R N H CRISTAUX D'OCTAEDRITE DANS TALCSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) R N H5 291 CONGLOMERAT NOUVELLE-CALEDONIE (Mt KOGHI) R N H KAOLINITE NOUVELLE-CALEDONIE (ROUTE DES DALMATES) R N H ARGILITE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N H PASSEES D'ARGILITE POLYCHROME RECONSTITUTION NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N H RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) R N H ARENE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N H MARNE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N H ARGILE KAOLINIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N H ARGILE A POTERIE NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N H CONCRETIONS DE FER SUR CORAIL NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N H6 292 CALCAIRE ET FOLINNETS DE CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE R N H7 293 CALCAIRE CRISTALIN NOUVELLE-CALEDONIE R N H7 295 JASPE NOUVELLE-CALEDONIE R N H7 296 PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE R N H7 298 PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE R N H CALCAIRE CRISTALIN AVEC GRENATS GROSSULAIRES NOUVELLE-CALEDONIE (MUEO) R N H BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (BOGHEN) R N H7 126 BRGM-RP FR Rapport final
128 GRAUWACKE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) R N H FLYSCH NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N H CALCAIRE CRISTALLIN NOUVELLE-CALEDONIE (BOULOUPARI) R N H CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N H TRAVERTIN NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N H DOLOMITE ETATS-UNIS M N H JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N H JASPE ET QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N H NODULE DE RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) R N H NODULE DE PHTANITE AVEC AUREOLES DE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N H7 DEPIGMENTATION PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N H CALCAIRE CRISTALIN AVEC GRENATS GROSSULAIRES NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N H7 299 ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H8 300 HOUILLE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H8 301 COKE (PRODUIT ISSU DE LA DISTILLATION DE LA NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H8 HOUILLE) 302 BITUME GABON R N H8 303 HOUILLE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N H8 305 PHOSPHATE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N H8 306 PHOSPHATE NOUVELLE-CALEDONIE (TIGA) R N H8 310 BRECHE CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE R N H8 311 CHARNIERE DE PLI DANS MICASCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) R N H BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (BOGHEN) R N H MICROBRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (LA FOA) R N H BRECHE SILICEUSE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N H MYLONITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N H MICROPEGMATITE CANADA (MINE THOMPSON) R N H B BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) R N H B ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (VOH) R N H8 22 OLIGISTE (HEMATITE) GABON M N HA 26 HEMATITE SUEDE (MINE GRANGESBERG) M N HA 28 WOLFRAM-MOLYBDENITE-CHALCOPYRITE M N HA 44 OXYDE DE COBALT MAROC M N HA 239 GARNIERITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M N HA 241 RUTILE ALLUVIONNAIRE AUSTRALIE M N HA BRGM-RP FR Rapport final 127
129 255 AZURITE ET MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N HA 333 MINERAIS DE COBALT M N HA 348 SMALTINE, NICKELINE, ARGENT ET CALCITE PEROU M N HA 718 GALENE AUSTRALIE M N HA 784 GALENE ET CUIVRE NOUVELLE-ZELANDE M N HA 798 ZINC, BLENDE AUSTRALIE (QUEENSLAND) M N HA 804 STIBINE AUSTRALIE (NSW, MINE ELEONARA MIVGROW) M N HA SOUFRE VANUATU M N HA GYPSE FRANCE (PARIS) M N HA FLUORINE FRANCE (MORVAN) M N HA CORINDON NOIR SUR SYENITE ETATS-UNIS M N HA CRISTAUX D'APATITE MADAGASCAR M N HA MAGNETITE SUEDE M N HA FER OLIGISTIQUE (VARIETE SPECULAIRE) ALGERIE M N HA CHALCOPYRITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N HA PYRRHOTINE CANADA (MINE THOMPSON) M N HA ARGENT NATIF AUSTRALIE M N HA SOUFRE VANUATU M N HA ORPIMENT ETATS-UNIS M N HA BARYTINE LAMELLAIRE ANGLETERRE (CORNOUAILLES) M N HA CRISTAUX DE CINABRE SUR ROCHE SEDIMENTAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N HA ALBÂTRE EGYPTE M N HA GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N HA EPSOMITE (SMALTINE) NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) M N HA MISPICKEL (ARSENOPYRITE) AUSTRALIE M N HA LÖLLINGITE PORTUGAL M N HA PYRITE DE FER AUSTRALIE M N HA HAUSMANNITE ALLEMAGNE M N HA NODULES POLYMETALLIQUES (MANGANESE-NICKEL- OCEAN PACIFIQUE ( m) M N HA COBALT-CUIVRE) ALABANDITE ETATS-UNIS M N HA RHODONITE AUSTRALIE M N HA RHODOCROSITE ETATS-UNIS M N HA ERYTHRINE (ARSENIATE DE COBALT) CANADA M N HA GARNIERITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M N HA SULFURE DE NICKEL DANS QUARTZ DIORITE CANADA (MINE THOMPSON) M N HA CHALCOPYRITE, PYRRHOTITE ET PENTLANLITE CANADA (MINE THOMPSON) M N HA MOLYBDENITE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) M N HA CRISTAUX DE RUTILE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) M N HA 128 BRGM-RP FR Rapport final
130 CHALCOPYRITE ET BORNITE SUR QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE M N HA COVELLINE, MALACHITE ET SMITHSONITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N HA CASSITERITE EN FILON AUSTRALIE M N HA CASSITERITE DANS PEGMATITE AUSTRALIE M N HA STANNINE ANGLETERRE M N HA ALLUVIONS DE CASSITERITE AUSTRALIE M N HA GALENE AUSTRALIE M N HA CERUSITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N HA SMITHSONITE FRANCE M N HA HEMIMORPHITE MEXIQUE M N HA 307 CONCENTRE DE CHROMITE MINE CHAGRIN M N HB 309 CONCENTRE DE CHROMITE - LOT 12 CALMET (PLAINE DES GAIACS) M N HB 318 ECHANTILLON DE CHROMITE MINE FRATERNELLE M N HB 324 ECHANTILLON DE CHROMITE MINE FRATERNELLE M N HB 332 TERRES CHROMIFERES CALMET (PLAINE DES GAIACS) M N HB 345 CHROMITE ET ENSTATITE MINE JOSEPHINE (BAIE N'GO) M N HB 347 CHROMITE MASSIVE M N HB 352 CHROMITE DETRITIQUE M N HB 359 DUNITE AVEC SPINELLES CHROMIFERES M N HB 366 CHROMITE POLIE PAR LE MOUVEMENT D'UNE FAILLE M N HB 371 CHROMITE RUBANNEE M N HB 372 CHROMITE MASSIVE M N HB 373 CHROMITE MASSIVE M N HB 376 CHROMITE DISSEMINEE M N HB 378 CHROMITE RUBANNEE M N HB 380 CHROMITE ET DIALAGE M N HB 382 SABLES CHROMIFERES M N HB 384 SABLES CHROMIFERES M N HB 394 PRODUIT DE FUSION USINE DE PAM M N HB 395 PRODUIT DE FUSION USINE DE PAM M N HB 399 PRODUIT DE FUSION USINE DE PAM M N HB 783 LINGOT DE PLOMB NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA, MINE M N HB MERETRICE) CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M N HB CHROME LEOPARD, CHROMITE DANS DUNITE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M N HB CHROMITE LAMELLAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M N HB LINGOT DE PLOMB NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA, USINE DE M N HB PAM) LINGOT D'ANTIMOINE (COULEE DE 1884) NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M N HB BRGM-RP FR Rapport final 129
131 226 PENTLANDITE AUSTRALIE (KAMBALDA - WESTERN MINING M N HC COMPANY) 244 LINGOT DE FERRONICKEL (25% NiCo) USINE DE DONIAMBO M N HC 245 BOULETTES DE MINERAI DE NICKEL USINE DE PORO M N HC 246 OXYDE DE NICKEL FRITTE USINE DE SANDOUVILLE M N HC 248 OXYDE DE NICKEL FRITTE USINE DE SANDOUVILLE M N HC 250 MATTE DE NICKEL (78.98 % NiCo, % Fe, 20 % S) USINE DE DONIAMBO M N HC 262 FERRONICKEL (78.98 % Ni, % Fe, 0.22 % S, 1.07 % USINE DE DONIAMBO M N HC Si, 1.2 % C) 268 SULFURES DE NICKEL INTERSTICIELS DANS NORITE CANADA (ONTARIO) M N HC 270 SULFURES DE NICKEL EN MOUCHES DISSEMINEES CANADA (ONTARIO) M N HC DANS MICRODIORITE QUATZIFERE 294 SULFURES DE NICKEL DANS GRANITE A ENCLAVES CANADA (ONTARIO) M N HC 297 INCLUSIONS MASSIVES DE SULFURES DE NICKEL CANADA (ONTARIO) M N HC DANS NORITE 304 SULFURES DE NICKEL ASSOCIES A DE LA PYRITE ET CANADA (ONTARIO) M N HC CHALCOPYRITE 486 FERRONICKEL DE QUALITE FN1 USINE DE DONIAMBO M N HC 487 FERRONICKEL DE QUALITE FN3 USINE DE DONIAMBO M N HC 488 FERRONICKEL DE QUALITE FN4 USINE DE DONIAMBO M N HC 489 WET LATERITE ORE USINE DE YABULU M N HC 491 DRY MILLED LATERITE ORE USINE DE YABULU M N HC 492 REDUCED ORE USINE DE YABULU M N HC 493 PRODUCT LIQUOR USINE DE YABULU M N HC 494 NICKEL LOADED ORGANIC USINE DE YABULU M N HC 495 NICKEL LOADED STIP LIQUOR USINE DE YABULU M N HC 496 NICKEL CARBONATE FILTERED USINE DE YABULU M N HC 497 NICKEL OXIDE GRANULES USINE DE YABULU M N HC 498 NICKEL OXIDE COMPACTOR FEED USINE DE YABULU M N HC 499 NICKEL OXIDE COMPACTOR USINE DE YABULU M N HC 500 NICKEL OXIDE COMPACTOR USINE DE YABULU M N HC 501 COBALT SULPHYDE SLURRY USINE DE YABULU M N HC 502 COBALT RAFFINATE USINE DE YABULU M N HC 503 CoOOH FILTER CAKE USINE DE YABULU M N HC MATTE (SULFURE DE NICKEL A 73% NI ET 21 % S) USINE DE DONIAMBO M N HC LINGOT DE FERRONICKEL (25% NI) USINE DE DONIAMBO M N HC LINGOT DE FERRONICKEL POLI (25% DE NI) USINE DE DONIAMBO M N HC GRENAILLES DE FERRONICKEL 25% NI USINE DE DONIAMBO M N HC SCORIE DE CONVERTISSEUR D'AFFINAGE DE USINE DE DONIAMBO M N HC 130 BRGM-RP FR Rapport final
132 FERRONICKELS (OXYDES DE FER DE CHROME ET SILICE) MATTE (SULFURE DE NICKEL A 73% NI ET 21% S) USINE DE DONIAMBO M N HC NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC SULFURES DIVERS DANS BRECHE GRANITIQUE CANADA (MINE THOMPSON) M N HC A NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC C NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC E NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC G NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC H NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC I NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M N HC AGATE MEXIQUE M N HE AGATE AUSTRALIE M N HE AGATE FRANCE M N HE JASPE ET CALCEDOINE BRESIL M N HE AGATE M N HE AGATE M N HE AGATE M N HE AGATE M N HE 23 ŒIL DE FAUCON AFRIQUE DU SUD M N HE 29 GALENE M N HE 53 CHRYSOPRASE ET GARNIERITE NOUVELLE-CALEDONIE M N HE 64 ŒIL DE TIGRE AFRIQUE DU SUD M N HE 158 GRANDE BIOTITE M N HE 159 LAME DE WOLFRAM DANS QUARTZ FRANCE M N HE 163 EMBESITE FRANCE M N HE 164 OBSIDIENNE RUSSIE R N HE 165 GALENE FRANCE M N HE 166 CRISTAUX DE BLENDE SUR GALENE ET PYRITE FRANCE M N HE 168 STIBINE FRANCE M N HE 171 PYROMORPHITE BRUNE ET CRISTAUX DE BARYTINE FRANCE M N HE 173 CHRYSOPRASE POLOGNE M N HE 174 QUARTZ ET PYROLUSITE MAROC M N HE 178 CRISTAUX DE CHALCOPYRITE ET QUARTZ FRANCE M N HE 179 ORPIMENT BRESIL M N HE 181 FLUORINE FRANCE M N HE 182 MARCASITE FRANCE (CHAMPAGNE) M N HE 183 MARCASITE FRANCE (CHAMPAGNE) M N HE 187 CRISTAUX D'HEMATITE ET PYRITE ILE D'ELBE M N HE BRGM-RP FR Rapport final 131
133 188 MINERAI DE FLUOR ET GALENE FRANCE M N HE 211 SIDEROSE FRANCE M N HE 273 ROCHE FERRUGINEUSE ENDUITE DE COBALT NOUVELLE-CALEDONIE R N HE 357 AZURITE ET MALACHITE M N HE 466 GYPSE FRANCE (LILLE) M N HE 471 SODALITE BRESIL (BAHIA) M N HE 475 EPIDOTE MADAGASCAR (VOHEMA) M N HE 482 CYANITE KENYA (LAC AMBROSELY) M N HE 794 STIBINE M N HE GRANDE MUSCOVITE M N HE GEODE CRISTAL DE ROCHE MEXIQUE M N HE CRISTAL DE ROCHE MEXIQUE M N HE QUARTZ TEINTE PAR LA CHLORITE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M N HE CALCEDOINE TONTOUTA M N HE CALCEDOINE INDES M N HE B AGATE BRESIL M N HE CORNALINE INDES M N HE CORNALINE INDES M N HE PRASE AUSTRALIE M N HE CHRYSOPRASE OUACO M N HE RESINITE (OPALE MOUSSEUSE) NEPOUI M N HE AGATE INDES M N HE MICA MUSCOVITE MADAGASCAR M N HE TOURMALINE DANS CRISTAL DE ROCHE BRESIL M N HE CROCIDOLITE (OEIL DE TIGRE) AUSTRALIE M N HE STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M N HE KAINITE INDES M N HE LAZULITE MADAGASCAR M N HE AIGUILLES DE RUTILE DANS QUARTZ ETATS-UNIS M N HE TRAVERTIN R N HE OPALE BRESIL M N HE CRISTAUX D'ACTINOTE NOUVELLE-CALEDONIE (COL D'AMOS) M N HE GRENATS ALMANDIN SUR GLANCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M N HE ADAMITE MEXIQUE M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE 132 BRGM-RP FR Rapport final
134 AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE AGATE BRESIL M N HE 312 BRECHE DE CALCEDOINE R N J 313 RACINE D'ARBRE SILICIFIEE R N J DUNITE AVEC AUREOLE D'ALTERATION NOUVELLE-CALEDONIE (OUENGHI) R N J HARZBURGITE SERPENTINISEE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N J GABBRO ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N J NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N J ANORTHOSITE, NEPHRITE ET SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N J BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N J BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N J PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N J NODULE DE PHTANITE AVEC AUREOLES DE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N J DEPIGMENTATION NODULE DE PHTANITE AVEC AUREOLES DE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N J DEPIGMENTATION PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (POINTE-MA) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BRGM-RP FR Rapport final 133
135 BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N J BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N J PAESINE (BOUE SOLIDIFIEE) ITALIE R N J SEPTARIA ETATS-UNIS R N J MARBRE ROSE ITALIE R N J MYLONITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J MYLONITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N J SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N J 257 CHALCOPYRITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M O EXPO SME FLUORINE FRANCE (MASSIF CENTRAL) M O EXPO SME CRISTAUX DE SOUFRE SUR CALCITE ITALIE (SICILE) M O EXPO SME CALCITE BRESIL M O EXPO SME 485 CHROMITE ET PLATINOÏDES DANS PYROXENITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES M O EXPO PIROGUES) SME D NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M O EXPO SME J NICKEL ELECTROLYTIQUE AFFINE A 99,98% USINE DE SANDOUVILLE M O EXPO SME 34 GYPSE MEXIQUE M O EXPO SME 47 AURICALCITE M O EXPO SME 170 PYROMORPHITE VERTE FRANCE M O EXPO SME 172 GYPSE (MACLE "FER DE LANCE") FRANCE M O EXPO SME 176 BARYTINE ET QUARTZ FRANCE M O EXPO SME 184 QUARTZ FUME FRANCE M O EXPO SME 185 PYRITE ITALIE M O EXPO 134 BRGM-RP FR Rapport final
136 SME 197 BARYTINE, BLENDE, GALENE ET PYRITE FRANCE M O EXPO SME 200 RHODOCROSITE ET QUARTZ ROUMANIE M O EXPO SME MICA LEPIDOLITE AUSTRALIE M O EXPO SME TOURMALINE DANS QUARTZ BRESIL M O EXPO SME GRES PSEUDOMORPHIQUE DE CALCITE FRANCE M O EXPO SME ARAGONITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M O EXPO SME SIDEROSE AVEC PYRITE DE FER AUSTRALIE M O EXPO SME AGATE BRESIL M O EXPO SME B AGATE BRESIL M O EXPO SME AGATE BRESIL M O EXPO SME B CRISTAL DE ROCHE BRESIL M O EXPO SME ANORTHOSITE, NEPHRITE ET SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R O EXPO SME JASPE ROUGE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE MÂ) R O EXPO SME AZURITE ET MALACHITE SUR SCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA MINE M O EXPO SENTINELLE) SME 114 CHROMITE EN CHARNIERE DE PLI NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M O EXPO SME M O EXPO SME 338 CHROMITE DISSEMINEE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY - MINE ANNA MADELEINE) 340 BOIS PETRIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R O EXPO SME 343 OPALE LAITEUSE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M O EXPO SME 344 AZURITE SUR SCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA - MINE PILOU) M O EXPO SME BRGM-RP FR Rapport final 135
137 350 ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) M O EXPO SME 351 GARNIERITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA - MINE SMMO 36) M O EXPO SME 363 CHROMITE LEOPARD NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES - MINE GEORGES PILES) M O EXPO SME 364 CHROMITE MASSIVE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI - MINE M O EXPO CHAGRIN) SME 365 CHROMITE ANTI-ORBICULAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY - MINE ANNA MADELEINE) M O EXPO SME 370 STIBINE (MINERAI D'ANTIMOINE) NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M O EXPO SME 377 LAME DE BIOTITE MADAGASCAR M O EXPO SME 379 LINGOT DE FERRONICKEL USINE SLN DE DONIAMBO M O EXPO SME 381 MATTE DE NICKEL USINE SLN DE DONIAMBO M O EXPO SME 383 PRASE ET CHRYSOPRASE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M O EXPO SME 314 BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R O HALL 315 FORMATION DE TONDO NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) R O HALL 317 GARNIERITE M O HALL 320 FOUGERES FOSSILISEES SUR ARGILITE NOUVELLE-CALEDONIE R O HALL OBSIDIENNE MEXIQUE R O HALL BRINDILLES ET HUMUS SILICIFIES NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R O HALL 1 CUIVRE NATIF NOUVELLE-CALEDONIE (MINE PILOU) M N CM1 5 BISMUTH AUSTRALIE M N CM1 6 GRAPHITE AUSTRALIE M N CM1 31 FLUORINE BLEUE USA (ROSICLARE - ILLINOIS) M N CM1 35 SELENITE POYA (GROTTES D'ADIO) M N CM1 36 SELENITE POYA (GROTTES D'ADIO) M N CM1 70 PHOSPHATE POLYNESIE FRANCAISE (MAKATEA) M N CM1 110 CUIVRE NATIF ET CUPRITE AUSTRALIE (QUEENSLAND) M N CM1 153 FLUORINE M N CM1 156 CALCITE M N CM1 308 COBALT ET NICKEL ARSENIAL SUR CALCITE CANADA (ONTARIO) M N CM1 725 ZINKSPATH, GALINEI, CALAMINE, ZINC CARBONATE, ATTENBERGBEI, AACHEN M N CM1 136 BRGM-RP FR Rapport final
138 740 SMITHSONITE ALLEMAGNE M N CM1 756 ERYTHRINE ARSENICAL CARCOAR AUSTRALIE M N CM1 760 ZIRCONESE CARBONATE DE ZINC HYDRATE FRANCE M N CM1 859 CERUSITE AUSTRALIE M N CM1 871 CERUSITE ARGENTIFERE AUSTRALIE (BROKEN HILL) M N CM1 889 CERUSITE AUSTRALIE (BROHEN HILL) M N CM1 895 COLBALT BLOOM AUSTRALIE (BROHEN HILL) M N CM GYPSE M N CM GYPSE OUINNE M N CM WOLLASTONITE ETATS-UNIS M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (MAGENTA) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (MAGENTA) M N CM DOLOMITE ETATS-UNIS M N CM GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N CM FLUORINE MADAGASCAR M N CM FLUORINE FRANCE (MASSIF CENTRAL) M N CM FLUORINE MEXIQUE M N CM FLUORINE BRESIL M N CM WAVELLITE ANGLETERRE M N CM FLUORINE MADAGASCAR M N CM ARAGONITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) M N CM CRISTAUX D'APATITE MADAGASCAR M N CM ARGENT NATIF AUSTRALIE M N CM SOUFRE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE MATTHEW) M N CM ROMANECHITE, BARYTINE, MANGANESE FRANCE M N CM CALCITE ETATS-UNIS M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST-VINCENT) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) M N CM GYPSE AUSTRALIE M N CM GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) M N CM GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) M N CM GYPSE FER DE LANCE FRANCE (PARIS) M N CM GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) M N CM GYPSE GRANULEUSE CHILI M N CM ARAGONITE AVEC STRONTIANITE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N CM ARAGONITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM1 BRGM-RP FR Rapport final 137
139 CALCITE M N CM CALCITE M N CM SMALTINE CANADA (ONTARIO) M N CM SMALTINE CANADA (ONTARIO) M N CM GASPELITE AUSTRALIE M N CM CONNARITE ALLEMAGNE M N CM ANNABERGITE CANADA M N CM LIBETHENITE ANGLETERRE M N CM CRITAUX DE MELACONISE SUR MALACHITE ETATS-UNIS M N CM OLIVENITE ALLEMAGNE M N CM HEMIMORPHITE ALGERIE M N CM B CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M N CM1 19 ALMANDIN SUR GLAUCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M N CM2 38 RUBELLITE MADAGASCAR M N CM2 40 CIPOLIN ST-LOUIS (THY) M N CM2 75B ANTIMONIATE DE FER M N CM2 142 ASBESTE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CM2 157 GRANDE MUSCOVITE M N CM2 355 CERUSITE M N CM2 360 MICA MUSCOVITE M N CM2 361 SERPENTINITE R N CM2 909 RHODONITE FRANCE (ARIEGE) M N CM GLAUCONIE NOUVELLE-HEBRIDES M N CM MICA MUSCOVITE SUR QUARTZ M N CM QUARTZ AVEC CRISTAUX D'EPIDOTE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM GRANDE MUSCOVITE M N CM GRANDE MUSCOVITE AUSTRALIE (BARRIERE ROUGE) M N CM MICRA BIOTITE INDE M N CM CALCEDOINE TONTOUTA M N CM MICA PHLOGOPITE MADAGASCAR M N CM MICA ZINNWALDITE AUSTRALIE M N CM VERMICULITE AUSTRALIE M N CM MUSCOVITE SUR GLAUCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (BALLADE) M N CM MICA M N CM GRENAT GROSSULAIRE DANS CALCAIRE CIPOLIN ST LOUIS M N CM TOURMALINE VERTE MADAGASCAR M N CM PETALITE AUSTRALIE M N CM DISTHENE AUSTRALIE M N CM DISTHENE AUSTRALIE M N CM2 138 BRGM-RP FR Rapport final
140 BOMBE VOLCANIQUE AVEC ENCLAVE D OLIVINE AUSTRALIE M N CM BERYL MADAGASCAR M N CM CRISTAL DE BERYL MADAGASCAR M N CM CRISTAL DE BERYL MADAGASCAR M N CM ANDALOUSITE ESPAGNE M N CM CHRYSOTILE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CM ACTINOLITE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM ARGILE SMECTITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (ST LOUIS) M N CM SPHENE AUTRICHE (TYROL) M N CM EPIDOTE ETATS-UNIS M N CM STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M N CM STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M N CM STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M N CM CRISTAL DE BERYL MADAGASCAR M N CM VARISCITE M N CM SCAPOLLITE MADAGASCAR M N CM CASSITERITE ET MICA ANGLETERRE M N CM PEGMATITE MADAGASCAR M N CM EUPHOTIDE ALTEREE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) M N CM CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM ARGILE KAOLINIQUE M N CM ACTINOTE ET MUSCOVITE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M N CM CRISTAUX ARBORESCENTS D'ACTINOTE SUR QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) M N CM RHODONITE FRANCE M N CM MALACHITE M N CM BIOTITE M N CM2 27 WOLFRAM AUSTRALIE M N CM3 177 CUPRITE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM3 191 OLIGISTE GABON M N CM3 195 FER HYDROXYDE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBOUT) M N CM3 198 LIMONITE STATAGTILITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) M N CM3 202 PYROLUSITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM3 203 CRISTAUX DE RUTILE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (GALARINO) M N CM3 204 GRENAILLE DE FER M N CM3 207 MAGNETITE AUSTRALIE M N CM3 213 HYDROXYDE DE FER DEVELOPPE SUR BRANCHE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M N CM3 D'ARBRE 216 FER HYDROXYDE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBOUT) M N CM3 240 CUIRASSE FERRUGINEUSE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M N CM3 BRGM-RP FR Rapport final 139
141 253 LIMONITE AUSTRALIE (BROKEN HILL) M N CM3 258 STALAGTITE DE FER ET MANGANESE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM3 260 LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBOUT) M N CM3 264 LIMONITE STALAGTILITE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM3 275 SPEIS KOBALS DIEDHELSDORF ALLEMAGNE (HESSEN) M N CM3 280 MINERAI DE COBALT DE RAYLEYBURY CANADA (ONTARIO) M N CM3 336 PYROLUSITE M N CM3 353 OLIGISTE M N CM3 354 CASSITERITE M N CM3 356 CHROME NOUVELLE-CALEDONIE (MINE JOSEPHINE) M N CM3 730 CERVANTITE AVEC STIBINE SERBIE M N CM3 732 PAS IDENTIFIE M N CM3 778 ANTIMOINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY, MINE BALCON) M N CM3 917 PYROLUSITE ET RHODONITE AUSTRALIE M N CM3 929 PYROLUSITE ALLEMAGNE (BULSEN) M N CM3 930 PSILOMELANE ALLEMAGNE (ELGESBURG) M N CM3 940 MANGANESE FRANCE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE (QUEENSLAND) M N CM CASSITERITE AUSTRALIE (ROCTBOURN) M N CM CASSITERITE AUSTRALIE (NEW ENGLAND) M N CM CASSITERITE AUSTRALIE (PLEASANT CREEK) M N CM ZIN WASH GREENBUSHOS AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE ANGLETERRE (DENONSHIRE, MINE ATLAS) M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM TIM SAND SABLES STANIFERE ASUTRALIE M N CM CASSITERITE EN FILON NEW ENGLAND M N CM LOAD TINE ORE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE MASSIVE M N CM LOAD SIR INDE COMPOSED DYKE ROCK JUMMA AUSTRALIE M N CM CASSITERITE M N CM PYRITE M N CM CHAPEAU DE FER M N CM B CALCEDOINE CONCRETIONNEE THIO M N CM TULITE DANS HORNBLENDITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) M N CM SIDERITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM3 140 BRGM-RP FR Rapport final
142 CRISTAL DE CORINDON NOIR ETATS-UNIS (ANTARIO) M N CM CORINDON ROUGE RUBIS SUR GUANGUE NORVEGE M N CM CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M N CM CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M N CM CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M N CM CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M N CM CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M N CM AIGUILLES DE RUTILE DANS QUARTZ ETATS-UNIS M N CM LIMONITE DE FER NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM GOETHITE SUR CINERITE NOUVELLE-CALEDONIE (MT DORE) M N CM HEMATITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM CINABRE ESPAGNE M N CM LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM HEMATITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M N CM PYRITE ET MAGNETITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUBATCH) M N CM OLIGISTE MAGNETIQUE ET SPECULAIRE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM MAGNETITE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N CM GOETHITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M N CM LIMONITE FORMATION PRESENTE AU FOND DU LAC NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M N CM3 EN FRAGMENTS D'ARBRE LIMONITISE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M N CM SQUELETTE DE FER APRES ALTERATION D'UN GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) M N CM CONCRETION FERRUGINEUSE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM PYROLUSITE ALLEMAGNE M N CM PSILOMELANE MEXIQUE M N CM PYROLUSITE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N CM BRAUNITE ALLEMAGNE M N CM BRAUNITE ALLEMAGNE M N CM PYROLUSITE ALLEMAGNE M N CM PYROLUSITE ALLEMAGNE M N CM BRAUNITE SUR CALCITE ALLEMAGNE M N CM CHLOANTHITE ALLEMAGNE M N CM CHROMITE ET PHILLIPSITE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CM WOLFRAM ARGENTINE M N CM WOLFRAM AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE AUSTRALIE M N CM CASSITERITE EN FILON ANGLETERRE M N CM3 BRGM-RP FR Rapport final 141
143 ALLUVIONS DE CASSITERITE AUSTRALIE M N CM ALLUVIONS DE CASSITERITE AUSTRALIE M N CM BLENDE AUSTRALIE M N CM B LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM3 4 OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM QUARTZ CRISTALLISE M N CM QUARTZ CRISTALLISE M N CM QUARTZ BALADE M N CM QUARTZ BALADE M N CM QUARTZ BALADE M N CM QUARTZ DUMBEA M N CM QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M N CM CALCEDOINE DUMBEA M N CM CALCEDOINE PLUM M N CM CALCEDOINE OUINNE M N CM AGATE TIGREE INDES M N CM OPALE COMMUNE M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) THIO M N CM CALCEDOINE M N CM JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) M N CM ANKERITE R N CM JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M N CM B GEODE DE CALCEDOINE (CHRYSOPRASE) DUMBEA M N CM B MYLONITE (TRANCHE POLIE) M N CM OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CM CHRYSOPRASE M N CM NODULE RAYONNEE M N CM ANNERODITE NORVEGE M N CM QUARTZ PYRAMIDE M N CM QUARTZ M N CM RESINITE M N CM SILICE SUR SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (KONIAMBO) M N CM RESINITE SUR SERPENTINE M N CM SILICE VERTE CANADA M N CM RESINITE LAITEUSE M N CM QUARTZ TEINTE PAR LA CHLORITE M N CM CALCEDOINE VANUATU M N CM QUARTZ CRISTALLISE ANGLETERRE M N CM BRGM-RP FR Rapport final
144 1 580 QUARTZ COLORE EN VERT PAR LE NICKEL M N CM QUARTZ CRISTALLISE AUSTRALIE M N CM QUARTZ M N CM CHRYGDALOIDAL PORPHYRITE GYMPIE AUTRALIE (QUEENSLAND) M N CM OPALE RESINITE M N CM QUARTZ CRISTALLISE M N CM CRISTAL DE QUARTZ FRANCE (HAUTE-ALPES) M N CM NOYAU DE QUARTZ EN CRISTAL NOUVELLE-CALEDONIE (PORT-LAQUERRE) M N CM OPALE COMMUNE M N CM QUARTZ PYRAMIDE M N CM QUARTZ AURIFERE ET PYRITE DE CUIVRE AUSTRALIE M N CM QUARTZ M N CM CRISTAL DE ROCHE MADAGASCAR M N CM GEODE DE QUARTZ (AMETHYSTE) BRESIL M N CM QUARTZ FANTOME BRESIL M N CM CRISTAL DE ROCHE DUMBEA M N CM QUARTZ EN STALAGMITE DUMBEA M N CM QUARTZ VERT INDE M N CM QUARTZ CRISTALISE ETATS-UNIS M N CM QUARTZ CITRINE NOUVELLE-CALEDONIE (HOUAILOU) M N CM QUARTZ OUINNE M N CM QUARTZ SACCARHOIDE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEBO) M N CM QUARTZ M N CM CALCEDOINE RUBANNEE INDE M N CM CALCEDOINE MOOAKITE AUSTRALIE (OUEST) M N CM CALCEDOINE ORBICULAIRE THIO M N CM CALCEDOINE ET SERPENTINE OUENGHI M N CM CALCEDOINE OUENGHI M N CM PIERRE RUBAN AUSTRALIE NORD M N CM PIERRE RUBAN AUSTRALIE NORD M N CM PIERRE RUBAN AUSTRALIE NORD M N CM PIERRE RUBAN AUSTRALIE NORD M N CM CALCEDOINE M N CM CHRYSOPRASE ET CALCEDOINE OUACO M N CM CHRYSOPRASE CITRON KURNALPIE- AUSTRALIE M N CM CHRYSOPRASE CITRON KURNALPIE- AUSTRALIE M N CM CHRYSOPRASE CITRON KURNALPIE- AUSTRALIE M N CM CHRYSOPRASE CITRON KURNALPIE- AUSTRALIE M N CM CHRYSOPRASE CITRON KURNALPIE- AUSTRALIE M N CM4.2 BRGM-RP FR Rapport final 143
145 CHRYSOPRASE OUACO M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) OUACO M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) PAAGOUMENE M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) PAAGOUMENE M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) OUACO M N CM RESINITE (OPALE COMMUNE) KOUMAC M N CM AGATE MEXIQUE M N CM CHRYSOTILE AVEC SERPENTINE AUSTRALIE M N CM CROCIDOLITE AFRIQUE DU SUD M N CM WOLLASTONITE ETATS-UNIS M N CM PHILLIPSITE NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) M N CM NATROLITE INDES M N CM THOMPSONITE EN NODULES ETAS-UNIS M N CM ANORTHOSITE ET ZOISITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M N CM JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CM WAD NOUVELLE-CALEDONIE (GORO) M N CM PHILLIPSITE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE N'GO) M N CM OCTAEDRITE EN CRISTAUX HYALINS FRANCE M N CM KERMESITE ALLEMAGNE M N CM C CRISTAL DE ROCHE BRESIL M N CM B MICA MUSCOVITE M N CM B CROCIDOLITE AFRIQUE DU SUD M N CM CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE M N CM NODULE DE SILICE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) R N CM QUARTZ TEINTE DE CHLORITE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M N CM QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (OUINE) M N CM GEODE DE CHRYSOPRASE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) M N CM CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M N CM CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M N CM CHALCOPYRITE ET MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE (DIAHOT) M N CNC 160 CHALCOPYRITE M N CNC 161 CHROMITE ALLUVIONNAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES M N CNC PIROGUES) 194 FER MICACE DE NOWA-NOWA AUSTRALIE (MINE VICTORIA) M N CNC 201 CRISTAUX DE RUTILE DANS QUARTZ M N CNC 212 AMPHIBOLE CHROMIFERE M N CNC 221 CUIVRE (22) et ARGENT (250 g/t) NOUVELLE-CALEDONIE (AO) M N CNC 227 MINERAI CHOCOLAT M N CNC 228 CINABRE M N CNC 144 BRGM-RP FR Rapport final
146 229 SCHEELITE DANS DATOLITE M N CNC 230 PYROLUSITE M N CNC 232 WAD SIEGERLAND M N CNC 321 MINERAI DE CUIVRE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE PILOU") M N CNC 326 COBALT NOUVELLE-CALEDONIE (MINE COURAGE) M N CNC 331 PYROLUSITE NOUVELLE-CALEDONIE M N CNC 339 ARGILE IMPREGNE DE COBALT NOUVELLE-CALEDONIE (MINE COURAGE) R N CNC 346 COBALT ET GYPSITE NOUVELLE-CALEDONIE (MONEO) M N CNC 349 DEPOTS FERRUGINEUX SUR PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (MONT DORE) M N CNC 388 DEPOT DE SOURCE THERMOMINERALE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DU CARENAGE) M N CNC 392 CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE (MINE JOSEPHINE) M N CNC 397 OXYDES METALLIFERES (GOSSAN) NOUVELLE-CALEDONIE (PAM) M N CNC 410 MICASCHISTE GNEISSIQUE ALTERE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBADOU) R N CNC 425 GIOBBERTITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES GAIACS) M N CNC 427 CHROME NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE N'GO) M N CNC 429 GRAIN DE CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M N CNC 430 BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE M N CNC 444 CHROME ET AMPHIBOLE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE SAINT- M N CNC VINCENT) 454 DATOLITE R N CNC 505 MINERAI BOUCHON NOUVELLE-CALEDONIE (MECOROUMA) M N CNC 523 BRECHE NICKELIFERE SILICIFIEE R N CNC 524 MINERAI BRULE M N CNC 571 MINERAI BRULE M N CNC 578 BRECHE GARNIERITIQUE R N CNC 579 MINERAI BRULE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA, MINE LA M N CNC DOREE) 591 MINERAI BRULE M N CNC 600 GARNIERITE M N CNC 606 NICKEL MAMMELONE M N CNC 614 BRECHE GARNIERITIQUE R N CNC 690 NICKESILIKAS (PIMELIS) FRANCKENSSEIN STHLESEIN M N CNC 719 GALENE ET CALCITE FRANCE (GARD) M N CNC 735 RUTILE M N CNC 766 STIBINE (SULFURE D'ANTIMOINE) FRANCE (HAUTE-LOIRE) M N CNC 777 ANTIMOINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY, MINE BALCON) M N CNC 983 SCHISTE A CINABRE M N CNC 984 SCHISTE A CINABRE M N CNC 996 FLACON DE MERCURE M N CNC BRGM-RP FR Rapport final 145
147 1 028 LIMONITE M N CNC MOLYBDENITE DANS APLITE M N CNC RUTILE SUR QUARTZ M N CNC STIBINE ET CHALCOPYRITE M N CNC LINGOT DE FERRONICKEL 25% NI USINE DE DONIAMBO R N CNC CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) M N CNC GEL DE SILICE SUR SERPENTINE KONE M N CNC OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M N CNC RESINITE (OPALE COMMUNE) PAAGOUMENE M N CNC GALENE ARGENTIFERE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC MANGANESE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M N CNC MARCASITE ITALIE M N CNC PYRITE DE FER SUR MODULE AUSTRALIE M N CNC CHALCOPYRITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC GYBBSITE COBALT ET MANGANESE NOUVELLE-CALEDONIE (MONEO) M N CNC CHROME D'ALLUVION, CHROMITE ALLUVIONNAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBOUT) M N CNC CHROMITE MIROIR DE FAILLE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M N CNC ILMENITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M N CNC SCHEELITE DANS DATOLITHE NOUVELLE-CALEDONIE (CANALA) M N CNC CHALCOSINE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC MALACHITE, BROCHANTITE, SMITHSONITE ET NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC CHALCOPYRITE CUPRITE ET MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA; MINE M N CNC SENTINELLE) AZURITE, MALACHITE ET CUPRITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC COVELLINE AURICALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC COVELLINE AURICALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC PANABASE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC ANGLESITE SUR GALENE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M N CNC BLENDE ET GRENATS ETATS-UNIS M N CNC STIBINE JAPON M N CNC GALENE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M N CNC 82B AZURITE M N CNC B MINERAI DE NICKEL NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M N CNC B CHALCOSINE M N CNC 424 EUPHOTIDE A AMPHIBOLE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) M N CR GRANITE ROUGE FINLAND (HELSING FORA) R N CR QUARTZITE R N CR ROCHE FELDSPATHIQUES YATE R N CR1 146 BRGM-RP FR Rapport final
148 PERIDOTITE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR ROCHE FELDSPHATIQUE NICKELIFERE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES R N CR1 PIROGUES) BRONZITE NOUVELLE-CALEDONIE (DZUMAC) R N CR HORNBLENDITE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N CR GRANITE NOUVELLE-CALEDONIE (VALLEE DE LA LEMBI) R N CR GRANITE (TRANCHE POLIE) AFRIQUE DU SUD R N CR HORNBLENDITE AFRIQUE DU SUD R N CR GRANITE FRANCE (TARN) R N CR FACIES DUNITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR GRANODIORITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N CR ENCLAVE PORPHYRIQUE DANS GRANODIORITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N CR ALTERNANCE DE COUCHES DE PYROXENOLITE ET DE NOUVELLE-CALEDONIE (MOUIRANGE) R N CR1 DUNITE ALTERNANCE DE COUCHES DE PYROXENOLITE ET DE NOUVELLE-CALEDONIE (MOUIRANGE) R N CR1 DUNITE OLIVINE COUVERTE D'UN GEL DE SILICE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N CR HORNBLENDITE NOUVELLE-CALEDONIE (KONE) R N CR PYROXENOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUENGHI) R N CR GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (ODIJONI) R N CR ANORTHOSITE, NEPHRITE ET SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N CR ANORTHOSITE ET ZOISITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) R N CR GALET ANORTHOSITE ET NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N CR SERPENTINITE (SURFACE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N CR1 243 LAVE SCORIACEE R N CR2 259 GLAUCOPHANITE R N CR2 261 MARBRE R N CR2 329 SCHISTE A CINABRE NOUVELLE-CALEDONIE ("COL DES M N CR2 ROUSSETTES") 401 CHLORITOSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (COL D'AMOS) R N CR2 409 MICASCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (MONT PANIE) R N CR2 426 PIERRE PONCE VANUATU R N CR2 537 OBSIDIENNE MEXIQUE R N CR GRENAT ALMANDIN DANS GLANCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) R N CR NEPHRITE (TRANCHE POLIE) ILE OUEN R N CR NEPHRITE NOUVELLE-ZELANDE R N CR TALC NOUVELLE-CALEDONIE (HIENGHENE) R N CR MICA FUSCHITE SUR GLAUCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (COL D'AMOS) R N CR ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N CR2 BRGM-RP FR Rapport final 147
149 NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N CR DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (TIWAKA) R N CR OBSIDIENNE MEXIQUE R N CR RHYOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R N CR OBSIDIENNE NOUVELLE-ZELANDE R N CR LAVE SCORIACEE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE MATTHEW) R N CR DACITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N CR SERICITOSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (BOGHEN) R N CR GLAUCOPHANITE ET MICA FUSCHITE NOUVELLE-CALEDONIE (ARAMA) R N CR GLAUCOPHANITE A GRENATS ET PYRITES NOUVELLE-CALEDONIE (PAM) R N CR GNEISS NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N CR2 263 CALCAIRE (TRANCHE POLIE) R N CR3 265 CALCAIRE (TRANCHE POLIE) R N CR3 267 CALCAIRE CRISTALLIN R N CR3 269 PHTANITE R N CR3 274 RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR3 276 JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (PAITA) R N CR3 286 CONGLOMERAT RECENT A CIMENT DE MAGNESIE NOUVELLE-CALEDONIE (PAITA) R N CR3 322 JASPE BRECHOÏDE NOUVELLE-CALEDONIE (COTE OUEST) R N CR3 328 CONGLOMERAT A CIMENT SILICO-MAGNESIEN NOUVELLE-CALEDONIE R N CR3 404 BRECHE CALCAIRE D'AGE EOCENE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR3 416 SILICE SACCHAROÏDE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CR3 420 JASPE ROUGE DES COULEES PALEOGENES NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR CALCAIRE BRECHIQUE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR VEINES DE CALCITES SUR CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR CRISTAUX DE CALCITE SUR CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR CALCAIRE A PLAQUETTE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR JASPE AVEC PYRITES DE FER NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N CR RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) R N CR RADIOLARITE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) R N CR RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE (LE CAP) R N CR PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N CR MYLONITE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR B BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) R N CR ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N CR ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N CR4 148 BRGM-RP FR Rapport final
150 HOUILLE NOUVELLE-CALEDONIE (MOINDOU) R N CR HOUILLE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) R N CR ANTHRACITE NOUVELLE-CALEDONIE (VOH) R N CR4 277 FLYSCH R N CR5 278 GRES R N CR5 465 PHYLLITE R N CR GRES NOUVELLE-CALEDONIE (PAITA) R N CR GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N CR GRES (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (MONT-DORE) R N CR GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT DORE) R N CR GRES (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (MONT DORE) R N CR GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT DORE) R N CR GRES NOUVELLE-CALEDONIE (MONT DORE) R N CR5 242 NODULE CREUX R N CR6 387 NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M N CR CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (COL DE PLUM) M N CR SYENITE AVEC CRISTAUX DE LABRADORITE SUEDE R N CR CRISTAUX DE PYROXENE DANS GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N CR ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES R N CR6 PIROGUES) GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N CR GABBRO ET PYROXENE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR ANORTHOSITE ET NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N CR NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR MICRO GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) R N CR NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) R N CR ANORTHOSITE, NEPHRITE ET SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R N CR BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOA) R N CR BRECHE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (BOGHEN) R N CR CALCAIRE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR6 BRGM-RP FR Rapport final 149
151 CALCAIRE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR CALCAIRE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR CALCAIRE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR CALCAIRE LITHOGRAPHIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE-MATO) R N CR JASPE CACHEMIRE INDE R N CR JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR PHTANITE (TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N CR BOIS OPALISE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N CR BOIS OPALISE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N CR BOIS OPALISE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N CR BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE DE ST VINCENT) R N CR MARBRE ITALIE R N CR MARBRE ITALIE R N CR CALCAIRE NOUMEA R N CR SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R N CR SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (KONE) R N CR MYLONITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR SERPENTINE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N CR RADIOLARITE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR FRAGMENTS D'ARBRE LIMONITISE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R N CR6 54 DUNITE RUBANNEE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR HARZBURGITE (FACIES INTERMEDIAIRE) NOUVELLE-CALEDONIE R N CR SAPROLITE (6.76%) NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) R N CR BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) R N CR BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR LATERITES CUBA R N CR SIDERITE NOUVELLE-CALEDONIE (LAC EN HUIT) R N CR CAROTTE DE HARZBURGITE POLIE R N CR DUNITE RUBANNEE R N CR DUNITE R N CR BRGM-RP FR Rapport final
152 237 HARZBURGITE R N CR SERPENTINE INTERCALEE DANS OUENITE NOUVELLE-CALEDONIE R N CR DUNITE EN PHASE D'ALTERATION NOUVELLE-CALEDONIE R N CR BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R N CR DUNITE ALTEREE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR DUNITE ALTEREE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R N CR BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) R N CR SCORIE USINE ERAMET DE DONIAMBO R N CR HARZBURGITE R N CR HARZBURGITE R N CR7.2 BRGM-RP FR Rapport final 151
153 Tableau 2 - LISTE DES SPECIMENS DE LA DIMENC EXPOSES ACTUELLEMENT AU PARC ZOOLOGIQUE ET FORESTIER DE NOUMEA (fichier établi par J.S. Baille, DIMENC) N (MNC) NOM LIEU R/M VITRI AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M AGATE BRESIL M 8 CHROMITE DISSEMINEE NOUVELLE-CALEDONIE R CHROMITE CRISTALLISEE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE ELLUVIONNAIRE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE MASSIVE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE (57,77 % CR2O3) NOUVELLE-CALEDONIE M BRGM-RP FR Rapport final
154 117 LENTILLES DE CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE RUBANEE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE PIQUEE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE PIQUEE (GROS GRAINS) NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE ANTI-ORBICULAIRE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE RUBANEE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE MASSIVE NOUVELLE-CALEDONIE M CAROTTES DE SONDAGE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE SEPIOLITE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE MASSIVE NOUVELLE-CALEDONIE M SPINELLE DE CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE MASSIVE NOUVELLE-CALEDONIE M ASBOLITE ET PSILOMELANE NOUVELLE-CALEDONIE M OXYDE DE COBALT NOUVELLE-CALEDONIE M MINERAI DE COBALT NOUVELLE-CALEDONIE M ASBOLITE NOUVELLE-CALEDONIE M CHROMITE ALLUVIO-MARINE NOUVELLE-CALEDONIE M GUANO NOUVELLE-CALEDONIE (ROCHE PERCEE) M PHOSPHATE NOUVELLE-CALEDONIE (WALPOLE) M PHOSPHATE NOUVELLE-CALEDONIE (WALPOLE) M PHOSPHATE POLYNESIE FRANCAISE (MATAIVA) M GIOBERTITE NOUVELLE-CALEDONIE M PHOSPHATE NOUVELLE-CALEDONIE (WALPOLE) M PLAQUAGE DE COBALT SUR CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (MONEO) M GIOBERTITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M COBALT NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M BARYTINE CONCRETIONNEE NOUVELLE-CALEDONIE (POUM) M BARYTINE ET FLUORITE SUR SPHALERITE ETATS-UNIS M BARYTINE ITALIE M GYPSE SATINE ETATS-UNIS M GUANO NOUVELLE-CALEDONIE (ILE TIGA) M PIPE D'ABSOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE N'GO) M ABSOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (POUEMBOUT) M SCORIE DE COBALT FONDUE EN 1883 A NOUVELLE-CALEDONIE M 9 NOUMEA CHROMITE D'AFFLEUREMENT NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) M CHROME LEOPARD NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M 9 BRGM-RP FR Rapport final 153
155 83 684B GYPSE (ROSE DES SABLES) MEXIQUE M 9 56 MINERAI DE TYPE "CHOCOLAT" NOUVELLE-CALEDONIE R MINERAI DE TYPE "BOUCHON" NOUVELLE-CALEDONIE R SAPROLITE NOUVELLE-CALEDONIE R BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) R HARZBURGITE (FACIES BASALE) NOUVELLE-CALEDONIE M HARZBURGITE (FACIES NORMALE) NOUVELLE-CALEDONIE M HARZBURGITE (FACIES VERT CLAIR) NOUVELLE-CALEDONIE M DUNITE ALTEREE (FACIES NORMALE) NOUVELLE-CALEDONIE (CANALA) M BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M MINERAIS QUADILLE NOUVELLE-CALEDONIE (PORO) M HARZBURGITE ALTEREE (FACIES NORMALE) NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M HARZBURGITE ALTEREE (FACIES NORMALE) NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M MINERAIS DE TYPE "BOUCHON" NOUVELLE-CALEDONIE M GARNIERITE EN PHASE DE FORMATION NOUVELLE-CALEDONIE (BOAKAINE - CANALA) M LATERITE ROUGE NOUVELLE-CALEDONIE M CUIRASSE FERRUGINEUSE NOUVELLE-CALEDONIE M SERPENTINITE DE BASE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M MINERAI DE NICKEL NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) R B LATERITE JAUNE NOUVELLE-CALEDONIE M CRISTAUX D'AZURITE NOUVELLE-CALEDONIE (MINE BALADE) M MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE BEAU GOSSE 1") M MOLYBDENITE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (ST-LOUIS) M CRISTAUX DE RUTILE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (GALARINO) M SABLE TITANIFERE NOUVELLE-CALEDONIE (GALARINO) M CHALCOPYRITE ( TRANCHE POLIE) NOUVELLE-CALEDONIE M CHALCOPYRITE NOUVELLE-CALEDONIE M AZURITE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE LA BALADE") M MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE LA BALADE") M CHALCOPYRITE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M ANGLESITE SUR GALENE NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SCHEELITE DANS DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M SCHEELITE DANS DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M SCHEELITE DANS DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M SCHEELITE DANS DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M SCHEELITE DANS DATOLITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUAOUA) M BRGM-RP FR Rapport final
156 91 LISTVENITE A CINABRE NOUVELLE-CALEDONIE (ST-LOUIS) M CINABRE NOUVELLE-CALEDONIE M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE (MINE MERETRICE) M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M SULFURES DIVERS NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE MERETRICE") M PSILOMELANE NOUVELLE-CALEDONIE M PYROLUSITE NOUVELLE-CALEDONIE M PYROLUSITE DANS JASPE ROUGE NOUVELLE-CALEDONIE M CONCRETIONS DE MANGANESE ET DE NOUVELLE-CALEDONIE M 11 COBALT 720 GALENE M GALENE M CINABRE M RUTILE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (COL D'AMOS) M PYRITE FRANCE (ILE D'ELBE) M QUARTZITE A SULFURES NOUVELLE-CALEDONIE (TAO) R RHODONITE AUSTRALIE M MOLYBDENITE CANADA M CRISTAUX DE RUTILE NOUVELLE-CALEDONIE (GALARINO) M AZURITE SUR SCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE SENTINELLE) M AZURITE ET MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M DIOPTASE KATANGA M CUIVRE NATIF TROUVE DANS UN MARAIS NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M CERUSITE SUR GALENE AVEC SPHENE ETATS-UNIS M ROGNONS DE HARZBURGITE DE FACIES NOUVELLE-CALEDONIE R 12 "SUPERIEUR" SUR HARZBURGITE DE BRGM-RP FR Rapport final 155
157 FACIES "NORMAL" 71 CUIRASSE FERRUGINEUSE NOUVELLE-CALEDONIE (GORO) R FEUILLES FOSSILISEES NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES) R FORMATION FLUVIO-LACUSTRE ANCIENNE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES) R FORMATION FLUVIO-LACUSTRE ANCIENNE NOUVELLE-CALEDONIE (GORO) R SIDERITE NOUVELLE-CALEDONIE (LAC EN HUIT) R ANTIGORITE NOUVELLE-CALEDONIE M OXY-HYDROXYDE DE FER DEVELLOPE SUR NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M 12 BRINDILLES LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) R NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) M ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES) M PALMIER SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R LIMONITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M FILONNET DE CHROMITE DANS DUNITE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) M B BOIS SILICIFIE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) R B SQUELETTE DE FER APRES ALTERATION DE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) R 12 LIMONITE 12 CALCITE ROSE PEROU M 1 Haut 24 CALCITE (SCALENOEDRES SUR ETATS-UNIS M 1 Bas RHOMBOEDRE) 42 GYPSE (STALAGTITE) NOUVELLE-CALEDONIE M 1 Bas 192 CALCITE ROUMANIE M 1 Bas 209 PSEUDOMORPHOSE DE CALCITE FRANCE (BELLECROIX) M 1 Bas CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (MAGENTA) M 1 Bas CALCITE ROUGE ETATS-UNIS M 1 Bas CALCITE BLEUE BRESIL M 1 Bas CALCITE PEROU M 1 Bas CALCITE ETATS-UNIS M 1 Bas CALCITE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) M 1 Bas CALCITE ETATS-UNIS ("MINE JOPLIN") M 1 Bas CHALCOPYRITE SUR DOLOMIE ETATS-UNIS M 1 Bas 25 DOLOMITE ROSE ITALIE M 1 Haut 33 CERUSITE AUSTRALIE (VICTORIA) M 1 Haut 175 DOLOMITE ET QUARTZ FRANCE R 1 Haut 180 AZURITE MAROC M 1 Haut 156 BRGM-RP FR Rapport final
158 189 ARAGONITE FRANCE (PUY DE DOME) M 1 Haut 199 MALACHITE ZAÏRE M 1 Haut 205 SIDERITE FRANCE M 1 Haut 472 RHODOCROSITE PEROU M 1 Haut 476 ARAGONITE ESPAGNE (ARAGON) M 1 Haut 477 ARAGONITE MACLEE FRANCE (BASTENE) M 1 Haut 878 CERUSITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M 1 Haut SIDEROSE AUSTRALIE (W.A) M 1 Haut SMITHSONITE MEXIQUE M 1 Haut CRISTAUX DE SOUFRE SUR CALCITE ITALIE (SICILE) M 1 Haut CRISTAL DE CALCITE ETATS-UNIS M 1 Haut ARAGONITE M 1 Haut RHODOCROSITE ET GALENE PEROU M 1 Bas RHODOCROSITE PEROU M 1 Haut MALACHITE ZAIRE M 1 Haut AURICALCITE MEXIQUE M 1 Haut CRISTAUX ACICULAIRES DE MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE M 1 Haut SUR MAGNETITE SMITHSONITE ETATS-UNIS M 1 Haut BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M 2 Bas SAPROLITE NICKELIFERE (MINERAI NOUVELLE-CALEDONIE (PORO) R 2 Bas QUADRILLE) 3 OR NATIF DANS QUARTZ CANADA M 2 Haut 167 GOUTTELLETTES DE MERCURE SUR ESPAGNE M 2 Haut CINABRE 218 TRANCHE POLIE DE LA METEORITE NAMIBIE (1836) R 2 Haut "GIBEON" CUIVRE NATIF ETATS-UNIS M 2 Haut ARGENT NATIF PEROU M 2 Haut CRISTAUX DE SOUFRE SUR CALCITE ITALIE (SICILE) M 2 Haut CUIVRE NATIF MEXIQUE M 2 Haut B GRAPHITE AUSTRALIE M 2 Haut 8 REALGAR ETATS-UNIS M 3 Bas 20 CRISTAUX DE MOLYBDENITE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE ( ST-LOUIS) M 3 Bas 37 CRISTAUX DE SPHALERITE SUR ARAGONITE JAPON M 3 Bas 155 BORNITE M 3 Bas 169 CRISTAUX DE QUARTZ, BARYTE ET PYRITE FRANCE M 3 Bas BRGM-RP FR Rapport final 157
159 186 PYRITE EN CUBES ESPAGNE M 3 Bas 190 BLENDE TRANSLUCIDE, GALENE ET PYRITE FRANCE M 3 Bas 206 TETRAEDRITE ROUMANIE M 3 Bas 473 PYRITE ITALIE (GROSSETO) M 3 Bas 771 STIBINE ET CERVANTITE AUSTRALIE M 3 Bas 793 GALENE CRISTALLISEE M 3 Bas CRISTAUX DE SOUFRE SUR CALCITE ITALIE (SICILE) M 3 Bas ORPIMENT ETATS-UNIS M 3 Bas STIBINE JAPON M 3 Bas CRISTAUX DE CINABRE SUR QUARTZ ESPAGNE M 3 Bas MARCASITE M 3 Bas PYRITE DE FER MEXIQUE M 3 Bas LÖLLINGITE PORTUGAL M 3 Bas MILLERITE ALLEMAGNE M 3 Bas PYRRHOTITE ET PENTLANDITE AUSTRALIE M 3 Bas CRISTAUX DE MOLYBDENITE CANADA M 3 Bas CHALCOPYRITE SUR DOLOMIE ETATS-UNIS M 3 Bas GALENE FRANCE M 3 Bas GALENE AUSTRALIE M 3 Bas PLUMOSITE ET PYRITE ESPAGNE M 3 Bas 464 GYPSE AUSTRALIE (BROKEN HILL) M 3 Haut 467 GYPSE FRANCE (ANGERVILLIERS) M 3 Haut 484 ALUMINITE ANGLETERRE (NEW-HAVEN) M 3 Haut EPSOMITE INDE M 3 Haut GYPSE (MACLE "FER DE LANCE") FRANCE (BASSIN PARIS) M 3 Haut GYPSE (ROSE DE SABLES) NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M 3 Haut BARYTINE CRETEE AVEC PYRITE DE FER ALLEMAGNE M 3 Haut BARYTINE PRISMATIQUE ETATS-UNIS M 3 Haut CELESTITE ETATS-UNIS M 3 Haut GYPSE (ROSE DES SABLES) MEXIQUE M 3 Haut GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE MATTHEW) M 3 Haut GYPSE (ROSE DES SABLES) MEXIQUE M 3 Haut GYPSE MEXIQUE M 3 Haut GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (KONE) M 3 Haut BROCHANTITE ETATS-UNIS M 3 Haut CHALCANTHITE NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M 3 Haut 158 BRGM-RP FR Rapport final
160 LINARITE ETATS-UNIS M 3 Haut 16 FLUORINE BLEUE FRANCE (MASSIF CENTRAL) M 4 Bas 45 PHOSPHATE DE CHAUX NAURU (OCEAN ISLAND) M 4 Bas 46 PHOSPHATE BRUT EN COUCHE MAROC (MINE DJEBEL) M 4 Bas 193 FLUORINE ET BARYTINE FRANCE M 4 Bas 215 CROCOÏTE AUSTRALIE (TASMANIE) M 4 Bas 219 HALITE ETATS-UNIS (CALIFORNIE) M 4 Bas 220 HALITE ESPAGNE M 4 Bas 478 VANADINITE MAROC (MIBLADEN) M 4 Bas 479 VANADINITE MAROC (MIBLADEN) M 4 Bas 480 PICROPHARMACOLITE FRANCE (SALSIGNE) M 4 Bas FLUORINE VIOLETTE FRANCE (MASSIF CENTRAL) M 4 Bas FLUORINE JAUNE ANGLETERRE M 4 Bas FLUORINE VIOLETTE BRESIL M 4 Bas WAVELLITE AUSTRALIE M 4 Bas VARISCITE ETATS-UNIS M 4 Bas CRYOLITE GROENLAND M 4 Bas CRISTAL D'APATITE MADAGASCAR M 4 Bas ULEXITE ETATS-UNIS M 4 Bas COLEMANITE ETATS-UNIS M 4 Bas ERYTHRINE AUSTRALIE M 4 Bas WOLFRAM ETATS-UNIS M 4 Bas ATACAMITE AUSTRALIE M 4 Bas PYROMORPHITE FRANCE M 4 Bas WULFENITE ETATS-UNIS M 4 Bas ADAMITE MEXIQUE M 4 Bas HEMIMORPHITE AUSTRALIE M 4 Bas B MIMETITE ETAT-UNIS M 4 Bas 32 CRISTAUX DE RUTILE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (POINDIMIE) M 4 Haut 41 LIMONITE COBALTIFERE CONCRETIONNEE MASSIF DU SUD (PLAINE DES LACS) M 4 Haut 208 CUPRITE ZAÏRE M 4 Haut 210 AUTUNITE FRANCE M 4 Haut 266 FER OLIGISTE GRENU FRANCE (ARIEGE) M 4 Haut 468 RAETHIZITE BRESIL (BELHORIZONTE) M 4 Haut 469 SENARMONTITE ALGERIE (CONSTANTINE) M 4 Haut 470 MANGANITE SUR CALCAIRE ALLEMAGNE (SCHÖNHOFEN) M 4 Haut BRGM-RP FR Rapport final 159
161 OXYDES DE FER NOUVELLE-CALEDONIE (MAGENTA) M 4 Haut CORINDON DANS ZOÏSITE ITALIE (TYROL) M 4 Haut CORINDON BLEU (SAPHIR) SUR GANGUE MADAGASCAR M 4 Haut CORINDON ROUGE (RUBIS) SUR GUANGUE NORVEGE M 4 Haut CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M 4 Haut CRISTAUX DE CORINDON MADAGASCAR M 4 Haut RUTILE SUR RHYOLITE (PIERRE JAPON M 4 Haut CHRYSANTHEME) SPINELLE MADAGASCAR M 4 Haut BRUCITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M 4 Haut HEMATITE ANGLETERRE M 4 Haut MAGNETITE ETATS-UNIS M 4 Haut LIMONITE BOTHRYOÏDE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES LACS) M 4 Haut PYROLUSITE BOTHRYOÏDE FRANCE M 4 Haut PYROLUSITE ALLEMAGNE M 4 Haut CRISTAUX DE CASSITERITE FRANCE M 4 Haut 223 MICA LEPIDOLITE M 5 Bas 249 LAME DE BIOTITE MADAGASCAR M 5 Bas 362 TREMOLITE SUISSE M 5 Bas 402 EDENITE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M 5 Bas 481 INESITE AUSTRALIE (BROKEN HILL) M 5 Bas QUARTZ TEINTE PAR LA CHLORITE FRANCE M 5 Bas MICA MUSCOVITE PALMEE MADAGASCAR M 5 Bas MICA MUSCOVITE MADAGASCAR M 5 Bas MICA MUSCOVITE SUR QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (BALLADE) M 5 Bas MICA PHLOGOPITE MADAGASCAR M 5 Bas MICA FUSCHITE BRESIL M 5 Bas MICA DAMOURITE AUSTRALIE M 5 Bas CRISTAUX DE HORNBLENDE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) M 5 Bas ASBESTE CANADA M 5 Bas CRISTAUX D'ACTINOTE SUR DUNITE NOUVELLE-CALEDONIE M 5 Bas ALTERATION DU CHRYSOTILE M 5 Bas AMIANTE (FIBRES DE CHRYSOTILE) NOUVELLE-CALEDONIE (OUBATCH) M 5 Bas CRISTAUX D'ACTINOTE DANS TALCSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M 5 Bas RHODONITE ETATS-UNIS M 5 Bas RHODONITE CONCRETIONNEE AUSTRALIE M 5 Bas RHODONITE MADAGSCAR M 5 Bas 160 BRGM-RP FR Rapport final
162 CHRYSOCOLLE MADAGASCAR M 5 Bas CHRYSOCOLLE CHILI M 5 Bas 154 ZIRCON AUSTRALIE M 5 Haut 217 CYANITE (DISTHENE) M 5 Haut EPIDOTE SUR ALBITE ETATS-UNIS M 5 Haut GRENAT ALMANDIN DANS MICASCHISTE ETATS-UNIS M 5 Haut SCHÖRL DANS QUARTZ FRANCE (ST MALO) M 5 Haut RUBELLITE DANS PEGMATITE MADAGASCAR M 5 Haut ELBAÏTE SUR QUARTZ MADAGASCAR M 5 Haut SCHÖRL MADAGASCAR M 5 Haut RUBELLITE ET INDICOLITE DANS MADAGASCAR M 5 Haut PEGMATITE AIGUILLES DE TOURMALINE DANS QUARTZ MADAGASCAR M 5 Haut GRENAT PYROPE MADAGASCAR M 5 Haut GRENAT SUR MICASCHISTE ETATS-UNIS (ALASKA) M 5 Haut CRISTAL DE BERYL MADAGASCAR M 5 Haut DIOPSIDE ET MICA MUSCOVITE SUR MADAGASCAR M 5 Haut CALCITE BERYL DANS QUARTZ (AIGUE-MARINE) MADAGASCAR M 5 Haut IDOCRASE DANS CALCAIRE FRANCE (PYRENNEES) M 5 Haut EPIDOTE ETATS-UNIS M 5 Haut STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M 5 Haut STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M 5 Haut STAUROTIDE FRANCE (BRETAGNE) M 5 Haut SILLIMANITE FRANCE (BRETAGNE) M 5 Haut THULITE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) M 5 Haut RUBIS SUR ZOÏSITE TANZANIE M 5 Haut BOMBE VOLCANIQUE AVEC NOYAU AUSTRALIE M 5 Haut D'OLIVINE 224 CRISTAL DE QUARTZ SPECTRE M 6 Bas 225 FLEUR D'AMETHYSTE M 6 Bas QUARTZ BI-PYRAMIDE FRANCE M 6 Bas CRISTAL DE ROCHE BRESIL M 6 Bas GEODE DE QUARTZ (AMETHYSTE) BRESIL M 6 Bas CRISTAL DE ROCHE MEXIQUE M 6 Bas FRAGMENTS DE GEODE DE QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (ST-LOUIS) M 6 Bas FRAGMENT DE GEODE D'AMETHYSTE BRESIL M 6 Bas BRGM-RP FR Rapport final 161
163 AMETHYSTE BRESIL M 6 Bas QUARTZ ROSE MADAGASCAR M 6 Bas QUARTZ ROSE MADAGASCAR M 6 Bas QUARTZ VERT INDE M 6 Bas CRISTAL DE QUARTZ ENFUME BRESIL M 6 Bas CRISTAL DE QUARTZ ENFUME BRESIL M 6 Bas QUARTZ ET CRISTAUX DE TOURMALINE BRESIL M 6 Bas QUARTZ ET AIGUILLES DE RUTILE BRESIL M 6 Bas FRAGMENT DE GEODE DE CITRINE MADAGASCAR M 6 Bas CRISTAL DE ROCHE FUME MADAGASCAR M 6 Bas QUARTZ HEMATOÏDE BRESIL M 6 Bas QUARTZ AVENTURINE BRESIL M 6 Bas QUARTZ A TOURMALINE NOUVELLE-CALEDONIE (DZUMAC) M 6 Bas OEIL DE FAUCON AFRIQUE DU SUD M 6 Bas A CRISTAL DE ROCHE BRESIL M 6 Bas B OEIL DE TIGRE AFRIQUE DU SUD M 6 Bas 9 CHRYSOPRASE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 6 Haut 17 OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) M 6 Haut 18 OPALE COMMUNE CENDREE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) M 6 Haut 385 CALCEDOINE TEINTE PAR DES IONS NOUVELLE-CALEDONIE (BOAKAINE) M 6 Haut NICKELIFERES 435 JASPE ROUGE NOUVELLE-CALEDONIE (POINTE MAA) R 6 Haut GEODE DE QUARTZ BRESIL M 6 Haut OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) M 6 Haut JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (BOURAIL) M 6 Haut CALCEDOINE RUBANNEE INDE M 6 Haut CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M 6 Haut CALCEDOINE AUSTRALIE M 6 Haut ROSE DE CALCEDOINE BRESIL M 6 Haut ROSE DE CALCEDOINE BRESIL M 6 Haut AGATE DENTELLE BRESIL M 6 Haut CALCEDOINE BRESIL M 6 Haut CORNALINE INDE M 6 Haut CORNALINE INDE M 6 Haut CHRYSOPRASE ET CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 6 Haut PRASE AUSTRALIE M 6 Haut AGATE MEXIQUE M 6 Haut 162 BRGM-RP FR Rapport final
164 OPALE NOBLE AUSTRALIE (ANDAMOOKA) M 6 Haut OPALE COMMUNE A DENDRITES NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M 6 Haut AGATE AUSTRALIE M 6 Haut AGATE BRESIL M 6 Haut JASPE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 6 Haut B TRANCHE POLIE DE CALCEDOINE BRESIL M 6 Haut 83158A OPALE COMMUNE MEXIQUE M 6 Haut 7 OKENITE ET CALCITE FANTOME INDE (POONA) M 7 Haut 48 SODALITE M 7 Haut 162 AMAZONITE MASSIVE FRANCE M 7 Haut 222 ALBITE M 7 Haut LAPIS-LAZULLI IRAN M 7 Haut SODALITE ETATS-UNIS M 7 Haut LABRADORITE ETATS-UNIS M 7 Haut ORTHOSE AUSTRALIE M 7 Haut MICROCLINE AUSTRALIE M 7 Haut ORTHOSE AUSTRALIE M 7 Haut ORTHOSE AUSTRALIE M 7 Haut APOPHYLLITE ET STILBITE INDE M 7 Haut APOPHYLLITE INDE M 7 Haut HEULANDITE INDE M 7 Haut HEULANDITE INDE M 7 Haut ANALCIME AUSTRALIE M 7 Haut STILBITE INDE M 7 Haut APOPHYLLITE INDE M 7 Haut BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM-RP FR Rapport final 163
165 BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas 164 BRGM-RP FR Rapport final
166 BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas BRGM FOSSILES NOUVELLE-CALEDONIE F 7 Bas 316 CHROMITE NOUVELLE-CALEDONIE R RDC 389 STALAGMITE NOUVELLE-CALEDONIE R RDC 75 BRECHE GARNIERITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (N'GOYE) R 1er étage 233 CAROTTE DE HARTZBURGITE POLIE R 1er étage 254 GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (MINE "BEAU GOSSE 1") M 1er étage 271 PHTANITE NOUVELLE-CALEDONIE R 1er étage 319 MINERAI DE CUIVRE ET DE PLOMB NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M 1er étage 330 MAGNETITE NOUVELLE-CALEDONIE (NEGROPO) M 1er étage 335 MINERAI DE CHROME NOUVELLE-CALEDONIE (LA COULEE) M 1er étage 337 MINERAI DE MANGANESE NOUVELLE-CALEDONIE M 1er étage 341 MARCASITE NOUVELLE-CALEDONIE (KOUMAC) M 1er étage 342 CHARBON NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE NOUVELLE") M 1er étage 367 CALCEDOINE DENDRITIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (NEPOUI) M 1er étage 369 GYPSE (FER DE LANCE) NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE JEANETTE") M 1er étage 374 GRENAT ALMANDIN NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M 1er étage 375 ARGILITES JASPOÏDES FERRUGINEUSES NOUVELLE-CALEDONIE ("MINE LA LUNE") R 1er étage 391 SOUFRE NATIF ILE WALPOLE M 1er étage 396 NODULE FERRIFERE NOUVELLE-CALEDONIE (RECIFS D'ENTRECASTREAUX) M 1er étage 400 HARZBURGITE ALTEREE NOUVELLE-CALEDONIE R 1er étage BRGM-RP FR Rapport final 165
167 413 RUTILE ALLUVIONNAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (GALARINO) M 1er étage 414 GLAUCCOPHANITE A GRENATS NOUVELLE-CALEDONIE (PAM) R 1er étage 418 ANTIGORITE NOUVELLE-CALEDONIE M 1er étage 428 TUF A ALTERATION SPHEROIDALE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R 1er étage 431 SERPENTINITE NOUVELLE-CALEDONIE M 1er étage 432 CALCITE RHOMBOEDRIQUE NOUVELLE-CALEDONIE M 1er étage 436 ROSE DES SABLES NOUVELLE-CALEDONIE (BOULOUPARI) M 1er étage 439 CRISTAUX D'ACTINOTE DANS TALCSCHISTE NOUVELLE-CALEDONIE (AMOS) M 1er étage 440 JASPE ROUGE NOUVELLE-CALEDONIE (POINTE MA) R 1er étage 442 OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (TIEBAGHI) M 1er étage 445 GABBRO NOUVELLE-CALEDONIE R 1er étage 446 HARZBURGITE SAINE AVEC FILONNET DE NOUVELLE-CALEDONIE (MONT KOGHI) R 1er étage PYROXENITE 448 CHRYSOPRASE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M 1er étage 449 ANORTHITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES) M 1er étage 743 STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M 1er étage 982 SCHISTE A CINABRE NOUVELLE-CALEDONIE M 1er étage MAGNESITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLAINE DES GAÏACS) M 1er étage NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) M 1er étage CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (POINDIMIE) M 1er étage CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M 1er étage QUARTZ TEINTE PAR LA CHLORITE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M 1er étage CRISTAL DE ROCHE NOUVELLE-CALEDONIE (HOUAILOU) M 1er étage CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) M 1er étage CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M 1er étage CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M 1er étage CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (TONTOUTA) M 1er étage CALCEDOINE ORBICULAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (THIO) M 1er étage CALCEDOINE NOUVELLE-CALEDONIE (BAIE UIE) M 1er étage OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 1er étage OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 1er étage OPALE COMMUNE NOUVELLE-CALEDONIE (OUACO) M 1er étage GRANIODIORITE NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) R 1er étage MUSCOVITE SUR GLAUCOPHANITE NOUVELLE-CALEDONIE (BALADE) R 1er étage REALGAR SUR STIBINE NOUVELLE-CALEDONIE (NAKETY) M 1er étage PORPHYRE NOUVELLE-CALEDONIE (ST-LOUIS) R 1er étage PEGMATITE DE ROCHE BASIQUE NOUVELLE-CALEDONIE (DUMBEA) M 1er étage 166 BRGM-RP FR Rapport final
168 HORNBLENDITE NOUVELLE-CALEDONIE (PLUM) R 1er étage ANORTHOSITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE DES PIROGUES) R 1er étage NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (ILE OUEN) M 1er étage ANORTHOSITE ET NEPHRITE NOUVELLE-CALEDONIE (RIVIERE BLEUE) R 1er étage DOLERITE NOUVELLE-CALEDONIE (THIEM) R 1er étage CALCAIRE NOUVELLE-CALEDONIE (NOUMEA) R 1er étage GYPSE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M 1er étage BRUCITE NOUVELLE-CALEDONIE (PRONY) M 1er étage MOLYBDENITE DANS QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (SAINT-LOUIS) M 1er étage AZURITE ET MALACHITE SUR QUARTZ NOUVELLE-CALEDONIE (OUEGOA) M 1er étage MALACHITE NOUVELLE-CALEDONIE (POYA) M 1er étage 303 B CONCRETIONS DE COBALT NOUVELLE-CALEDONIE (MONEO) M 1er étage B BARYTINE NOUVELLE-CALEDONIE (ILOT TANLAI) M 1er étage BRGM-RP FR Rapport final 167
169 168 BRGM-RP FR Rapport final
170 A l Université de Nouvelle-Calédonie Les caisses de carottes du sondage pétrolier de Gouaro constituent un document irremplaçable, puisqu il s agit d un «log» de 1900 m de carottes représentatives des terrains du flysch crétacé et de son soubassement. A la SLN De très nombreux documents, engins et en outre des présentations didactiques sur logiciel Powerpoint, réutilisables sur un barco, existent à la SLN (contacter Bernard Pelletier, chef du département géologie-sondages, chargé de mission revégétalisation et biodiversité, Nouméa). Il y a notamment une présentation sur la géologie du nickel latéritique (de niveau accessible seulement au public Bac+4 mais cela peut être adapté), une présentation sur les méthodes de sondage héliporté, une autre sur le réaménagement et le reboisement des carrières (par la méthode d hydro-seeding notamment) et enfin, une sur les originalités de la flore calédonienne. Il sera très intéressant d obtenir de la SLN son fichier ancien de travailleurs javanais, tonkinois, etc. car il sera possible de mettre toutes ces listes en base de données et de permettre aux visiteurs (ou aux curieux à distance) de rechercher à l écran si un de leurs ancêtres a bien été répertorié et quel était son emploi. On fera de même pour les fichiers des déportés. A Thio, la SLN possède une vidéo de 20 minutes consacrée aux mines de nickel. Parmi les «hommes ressources», il faut précisément mentionner le chef géologue Bernard Pelletier, qui en principe partira à la retraite (peut-être en métropole?) en La SLN possède dans son siège minier de Thio de nombreux matériels d extraction abandonnés sur les divers gradins de l exploitation (liste ci-après, voir paragraphe Thio). A Thio La fonderie d Ouroué est actuellement une ruine quasi totalement masquée sous les brousses. Une remise en état (à encadrer absolument par des archéologues professionnels dans le cadre d une autorisation de fouille) permettra peut-être de récupérer des trésors. On remarque dans l enceinte quelques machines de 1880 encore fixés sur leur socle, et une roue en fonte de 3 mètres de diamètre. Ces socles sont construits en blocs d une roche très inusuelle pour le site, ce qui pourra constituer un des points de la muséographie. Il s agit en effet de blocs bien équarris de calcaire blanc d âge paléocène (faciès pélagique à planctonique) qui ont été apportés des carrières de la péninsule de Nouméa (à une époque ancienne facile à déterminer). Ils sont presque BRGM-RP FR Rapport final 169
171 polis et ils reposent sur des briques estampillées «AP» qui signifie «administration pénitentiaire». Chaque pierre de Nouvelle-Calédonie peut ainsi devenir, on le voit, une des pièces du discours des guides qui étonnera le touriste. Plus généralement, sur les sites d extraction du nickel en altitude, on trouvera : - (à la mine, à récupérer) - engins, machines ; - wagonnets, rails sont accessibles à N Goye pour quelques mois encore jusqu aux première pluies qui ravineront les pistes ; - roue avec frein en station sur le Ningua et à Koniambo. - (au musée) - collections de minéralogie et pétrographie ; - collection didactique de minerais à différents stades de leur traitement, jusqu au lingot ; - collection de photographies anciennes des sites d extraction, des fonderies, des villages : - panneaux explicatifs sur l évolution géochimique d un profil d altération ; - panneaux montés présentant des outils ; - panneaux d exposition sur l historique de la mine de Thio, cartes du réseau ferré des mines et documents d époque sur la voie ferrée Thio-mission ; - riche documentation sur les exploitations manuelles, puis sur la mécanisation qui a suivi, les va-et-vient, les transporteurs aériens ; l évolution des techniques minières (salle du Grand Chef Philippo) ; la fonderie de Thio Mission ; - riche iconographie sur l évolution du bord de mer de Thio avec la construction du transbordeur, celle du wharf, les mouvements des bateaux minéraliers au début du 20 è s., le dernier voilier, l épave du France qui attire encore aujourd hui les plongeurs, sur le Grand Récif de la côte ouest ; - liste des marins ; les populations d origine des divers travailleurs ; la main d œuvre asiatique et la population locale ; - affiches et originaux illustrant le règlement interne des sites miniers ; - les outils du géomètre de mine. Au Mont-Dore Michel Baillot aurait une collection de photographies anciennes des mines. Banque de données images : on recommande d offrir aux collectionneurs privés la possibilité de mettre gratuitement un scan de leurs photos dans une base de données du parc minier, dont une partie sera accessible sur Internet. Le public aurait accès à un catalogue de ces photos sous la forme de fichiers images dégradés (30 ko) mais les propriétaires des clichés resteraient titulaires de tous les droits et il serait nécessaire de les contacter pour acheter le droit d en avoir une reproduction de qualité et de l utiliser pour publication. 170 BRGM-RP FR Rapport final
172 A Tiébaghi Engins, machines, installations de traitement, véhicule(s) Usine, ateliers Village minier avec toutes ses maisons (boulangerie, dispensaire, etc.). BRGM-RP FR Rapport final 171
173 Les objets et documents à rechercher Les collections qui avaient été constituées par Jacques Avias viennent d être localisées par Jean Coudray (ancien doctorant de Nouvelle-Calédonie, en retraite à l île de la Réunion) à Vals-les-Bains (Ardèche) et les scientifiques de Nouméa s efforcent avec le BRGM de trouver une solution pour les rapatrier. On devra essayer de localiser les échantillons d Alfred Lacroix au Museum d Histoire Naturelle de Paris (notamment la météorite du Col de Nassirah qui pèse 30 g). C est Pascal Johanneau qui au muséum gère les collections relatives à la Nouvelle- Calédonie. On demandera aux sociétés minières la communication de leurs fichiers de travailleurs (tonkinois, javanais, etc.) afin de réaliser des exploitations statistiques de leurs données sur les différentes origines des travailleurs employés aux mines à travers l histoire. En réaliser une base de données qui puisse être interrogée par le public (de toute nationalité, car pourquoi pas japonais) curieux ou intéressé à retrouver si des ancêtres ont travaillé aux mines. Il faudrait acheter certaines espèces minérales (spécimens spectaculaires pour la vitrine et échantillons de référence non spectaculaires pour les tiroirs) pour compléter des manques dans les collections qui seront cédées par la DIMENC, notamment pyrite et tectosilicates. 172 BRGM-RP FR Rapport final
174
175 Centre scientifique et technique 3, avenue Claude-Guillemin BP Orléans Cedex 2 France Tél. : brgm antenne Nouvelle-Calédonie Direction de l Industrie, des Mines et de l Energie de Nouvelle-Calédonie 1ter, rue E. Unger, Vallée du Tir, BP Nouméa Cedex Tél. :
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