Mutuelle et Santé. La réforme du médicament à l épreuve du Parlement LA REVUE DE LA MTRL

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1 Mutuelle et Santé REVUE TRIMESTRIELLE D INFORMATION DE LA MTRL N 71 SEPTEMBRE LA REVUE DE LA MTRL La réforme du médicament à l épreuve du Parlement

2 La Revue de la MTRL Mutuelle et Santé n 71 ÉDITORIAL VIE DE LA MTRL Participez aux conférences du «mieux-être» Brèves 3 DÉCOUVRIR Docteur, j ai mal partout! ou tout savoir sur la fibromyalgie 8 SOINS ET SANTÉ La puberté : l homéopathie pour aider à passer ce cap hormonal 10 ÉCONOMIE DE LA SANTÉ Quinze propositions pour l Assurance maladie 12 SAVOIR Infertilité, procréation assistée et prévention (2 e partie) 16 CONNAÎTRE Probiotiques : de la physiologie à la thérapie 18 INTERVIEW SANTÉ Entretien avec de jeunes pharmaciens 20 ZOOM Les herpès 21 La Revue de la MTRL - Mutuelle et Santé est la publication officielle de la Mutuelle de la région lyonnaise, , rue Pierre-Corneille Lyon Cedex 03 Tél. : Fax : N Vert : Internet : mtrl.fr et reflexe-prevention-sante.mtrl.fr [email protected] et [email protected] N de CPPAP : 0412M e année trimestriel septembre 2011 n 71 Le numéro : 1, dans tous les bureaux et agences de la MTRL. Abonnement annuel : 4. Directeur de la publication : Romain Migliorini. Administrateur : Thierry Thévenet. Éditeur délégué : Les Éditions du Chaland. ISSN : X Impression : IMAYE Graphic, Laval. Un prélèvement obligatoire qui ne dit pas son nom I IL Y A TOUT JUSTE UN AN, nous déplorions, ici même, la taxation de 3,5 % sur les conventions d assurance que les pouvoirs publics avaient décidé d appliquer aux mutuelles, au mépris d engagements qui les en avaient exonérées jusqu alors pour distinguer leurs contrats dits responsables d autres qui l étaient un peu moins! La décision du gouvernement, votée ce mois-ci par les parlementaires, d augmenter d encore 3,5 % la TCA sur les mutuelles, fait passer à 7 %, en à peine une année, la pression fiscale que les organismes complémentaires sont invités à gérer sans, bien sûr, la répercuter sur les cotisations de leurs adhérents, comme le suggère le ministre de la Santé. Ce dernier comme celle qui l a précédé à ce poste est probablement persuadé que les mutuelles disposent d un trésor caché leur permettant ce genre d acrobatie financière à plus d un milliard d euros, recette escomptée à l année. Malheureusement, la prestidigitation n est pas un art auquel elles excellent, et elles ne savent faire sortir le lapin du chapeau qu à la condition de l y avoir fourré auparavant. C est ce qui les différencie des autorités politiques actuelles, soucieuses, prétendentelles, de ne pas vouloir augmenter les impôts : par un tour de magie qui leur est propre, elles vont réussir à taxer indirectement et indistinctement des millions de Français, sans considération de leur niveau de revenus, en pouvant se targuer de n avoir pas touché au barème fiscal. C est un jeu dangereux en période électorale car, depuis trois ans maintenant, l acharnement sur les mutuelles dépasse les 10 % de taxations diverses sans que cela ait résolu en quoi que ce soit les problèmes financiers de l Assurance maladie. Le rapport de la Cour des comptes, à cet égard, a de quoi plomber le moral des plus optimistes : près de 30 milliards d euros de déficit pour l année 2010, record historique! et plus de 136 milliards de déficits cumulés! Dans le même temps, l Inspection générale des finances publie un lourd rapport dans lequel elle juge que, sur les 538 niches fiscales qui existent actuellement en France, 19 % sont inefficaces et 47 % inutiles, lesquelles coûtent quelque 40 milliards d euros à l Etat. En ciblant ainsi les mutuelles, on sait maintenant dans quelle catégorie le gouvernement les a rangées. Le président, Romain Migliorini

3 Vie de la MTRL Participez aux conférences du «mieux-être» Nos adhérents savent l attachement de la MTRL à la promotion de la qualité de santé et du bien-être. Dans le cadre de notre programme d information, cinq conférences de santé ont été programmées en fin d été et début d automne autour de notre réseau d agences de l agglomération lyonnaise. Ces conférences sont ouvertes à tous et ont toutes été annoncées par courriers d invitation aux LE CREUSOT «ACCIDENT CARDIO-VASCULAIRE ET PRÉVENTION : DU STATUT DE PATIENT À CELUI D ACTEUR» lundi 12 septembre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 «Club House» à l entrée de la foire du Creusot se déroulant du 10 au 18 septembre, Promenade du Midi. Conférence animée par le Dr Christian Gérard, cardiologue et Delphine Dumay, diététicienne. adhérents MTRL, presse et affichage. SAINT-PRIEST «LA NUTRITION : ALIMENTATION - BIEN-ÊTRE» mardi 20 septembre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 «Le Concorde», 10 avenue de la Gare. Conférence animée par le Dr Christiane Ricard-Meille, Rhumatologie - Nutrition. MEYZIEU «HOMÉOPATHIE : LE RESPECT DE VOTRE SANTÉ» vendredi 23 septembre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 Salle Pierre-Labrosse, Maison des Associations. Conférence animée par le Dr Christelle Charvet, gynécologue. LYON «GÉRER SON SOMMEIL POUR PROTÉGER SON CERVEAU» mardi 4 octobre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 Espace Jean-Couty, 56 rue Sergent-Michel-Berthet. Conférence animée par le Dr Jean-Claude Barthélémy, maître de conférence des Universités, praticien hospitalier. VÉNISSIEUX «L OSTÉOPATHIE : UNE THÉRAPEUTIQUE ADAPTÉE À TOUS LES ÂGES» jeudi 6 octobre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 6 rue Jeanne-Labourde, quartier Parilly. Conférence animée par Loïc Fournet, ostéopathe diplômé. VILLEURBANNE «NUTRITION, QUALITÉ DE SANTÉ ET ENVIRONNEMENT» jeudi 13 octobre 2011 de 18 h 30 à 19 h 30 Salle Bal CCVA, 234 cours Emile-Zola. Conférence animée par le Dr Philippe Fievet, médecin nutritionniste, maître en sciences et biologie médicales. Auteur du livre L intestin carrefour de mon destin. Pour vous inscrire aux conférences restant à venir : MTRL N Azur (appel local d un poste fixe) ou par [email protected] Consultez le site internet de la MTRL : mtrl.fr 3

4 Vie de la MTRL INTEGRAL OPTIC : UN NOUVEAU SERVICE MTRL 0! C est le reste à charge pour nos adhérents choisissant Integral Optic, le nouveau service de la MTRL mis en place pour permettre un accès pour tous aux équipements optiques nécessaires et quels que soient les besoins (verres simples, spéciaux ou progressifs). Une innovation mutualiste très appréciable pour des lunettes accessibles à tous. Ce service est disponible dans tout le réseau Optic 2000 (plus de opticiens en France) et les opticiens UMGOS Optique Mutualiste de l agglomération lyonnaise. Pour en bénéficier, l adhérent doit présenter sa carte CB Avance Santé à l un des opticiens partenaires. Celui-ci prend directement contact avec notre plate-forme Telsanté qui renseigne le professionnel sur votre niveau de garanties. L opticien proposera l offre la plus adaptée en fonction des besoins et du contrat de l adhérent. Un large choix d équipements est possible. Quel que soit son contrat collectif et son besoin optique (notamment en presbytie pour laquelle les équipements sont coûteux), l adhérent n aura aucun reste à charge s il choisit une offre attachée au service Integral Optic. Dans le plus grand nombre de cas, les adhérents bénéficieront même de verres Essilor Varilux, une garantie de haute qualité. Pour en savoir plus ou connaître l opticien partenaire proche de chez vous, vous pouvez contacter Telsanté MTRL au POSEZ VOS QUESTIONS PRATIQUES PAR MAIL Afin de vous permettre de nous adresser directement des documents et de nous poser toutes questions concernant votre adhésion, des dossiers ou remboursements en cours et pour toute information, la MTRL met à votre disposition 2 boîtes spécialement réservées aux adhérents. Notez-les bien! Nos équipes les prendront en compte et vous répondront : [email protected] Les adhérents de Saône-et-Loire peuvent également utiliser [email protected] BILAN PERSONNALISÉ RÉALISÉ PAR LES PHARMACIENS : UNE ACTION TEST POUR LES ADHÉRENTS DU RHÔNE Le bilan personnalisé réalisé par les pharmaciens. Une idée originale à l initiative des ACM et de la MTRL, qui entend valoriser les missions de conseil du pharmacien. Il s agit d une prestation individualisée et d un temps consacré par le pharmacien à l adhérent MTRL. Sans se substituer bien sûr au rôle pivot et essentiel du médecin. C est une démarche complémentaire. Avec le bilan personnalisé, faites le point avec votre pharmacien pour votre observance des traitements prescrits, mais aussi pour une automédication en toute sécurité. En partenariat avec les pharmaciens du Rhône et afin de favoriser son développement, la MTRL a lancé une grande action test sur le bilan personnalisé. Ainsi tout adhérent porteur d une CB Avance Santé pourra se voir proposer un bilan personnalisé avec son pharmacien dans les prochaines semaines et jusqu à fin Le bilan devra être réglé au pharmacien avec la Carte Avance Santé et sera intégralement pris en charge par la MTRL (23 ). 500 officines sont partenaires de cette opération, à laquelle tous nos adhérents rhodaniens sont invités à participer. Naturellement, cette action pourra ensuite être plus largement étendue. CARTE BANCAIRE AVANCE SANTÉ : POUR LE CONJOINT ET LES ENFANTS ÉTUDIANTS Service très apprécié et largement utilisé par les adhérents MTRL, la Carte Bancaire Avance Santé vous permet la dispense d avance des frais chez tous les professionnels de santé acceptant le paiement par carte bancaire (laboratoires, radiologues, opticiens, dentistes ). Le débit intervient après remboursement des parts Sécurité sociale et MTRL. La carte est automatiquement délivrée à chaque adhérent, mais vous pouvez également, sur demande, solliciter d autres cartes : la carte conjoint ou la carte pour vos enfants étudiants. Pour adapter l utilisation de la carte aux besoins de votre famille. Pour toute information : MTRL N Vert :

5 Vie de la MTRL LE 8 OCTOBRE 2011 À LYON, LA MTRL ORGANISE SON 1 ER COLLOQUE SUR L ÉCONOMIE DE LA SANTÉ ENFANTS ÉTUDIANTS OU APPRENTIS En cette période de rentrée, si vos enfants étudiants ou apprentis sont couverts par votre contrat, n oubliez pas d adresser à la MTRL (qui vous en fait la demande) un nouveau certificat de scolarité ou d apprentissage pour votre(vos) enfant(s) concerné(s). Cette formalité est nécessaire pour confirmer leur statut d ayant droit de votre contrat. Pour toute La MTRL est un acteur de santé très attentif à l évolution de l offre de soins qui est au cœur des enjeux de l économie de la santé. C est dans cette perspective qu à l initiative du conseil d administration, la MTRL a décidé d organiser un colloque, premier du genre, réunissant d éminents professionnels pour débattre et réfléchir ensemble sur deux sujets essentiels et déterminants : le devenir de la médecine générale et les difficultés de l hôpital public. Ce colloque, qui se déroulera le 8 octobre prochain au musée Gadagne de Lyon, accueillera un public à forte tonalité professionnelle et de nombreux interlocuteurs de la MTRL. Plusieurs intervenants seront présents parmi lesquels Jean de Kervasdoué, professeur au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), ancien directeur général des hôpitaux, le Dr Martial Olivier-Koehret, médecin généraliste et ancien président du syndicat MG France, Jean Matouk, économiste et professeur des universités honoraire, Claude Le Pen, économiste et professeur des universités, le professeur Sylvie Négrier, cancérologue et directrice générale du Centre Léon-Bérard, le professeur Jean-Louis Touraine, chef de service hospitalier, député du Rhône et 1 er adjoint au maire de Lyon Un compte rendu détaillé de ce colloque sera présenté dans la revue Mutuelle et Santé de fin d année. Et les temps forts seront également proposés sur le site Internet de la MTRL ( SENIOR ASSISTANCE : UNE NOUVELLE OFFRE MTRL information : MTRL N Vert : Senior Assistance est un service «Loi Borloo» destiné à sécuriser les personnes âgées ou seules chez elles. Ce service donne droit à des avantages fiscaux mais doit respecter des contraintes réglementaires précises. L offre intègre un service d alerte active. Grâce à une montre pendentif, l abonné peut alerter à tout moment un centre de téléassistance en cas de malaise et être pris en charge humainement et médicalement si nécessaire. Grâce à un service technique performant qui peut couvrir la téléassistance mais également la télésurveillance pour la protection des biens. Pour en savoir plus et être bien informé, rendez-vous dans votre agence MTRL ou contacter notre N Azur :

6 Vie de la MTRL LA MTRL À LA FOIRE DU CREUSOT La MTRL est partenaire de Creusot Initiatives, qui organise notamment la foire biennale du Creusot. Cette foire est une importante initiative économique et un temps fort de l activité régionale visiteurs sont attendus. Nous étions déjà présents en 2009 et nous animerons à nouveau un stand MTRL cette année, présentant toute la gamme de nos produits et contrats. La foire du Creusot débute le 10 septembre et s achève le 18 septembre. Un événement qui contribue également à promouvoir nos agences du Creusot et Inauguration de la foire du Creusot de Montceau-les-Mines. Une conférence de santé et de prévention MTRL se déroulera le 12 septembre dans le cadre des animations de la Foire. BON À SAVOIR : PRÉVISIONS 2011 SUR L ASSURANCE MALADIE Selon les estimations de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le montant du déficit de l Assurance maladie devrait être de 10,3 milliards d euros en Ce serait une amélioration légère par rapport à 2010 (- 11,6 milliards). Le déficit du régime général de la Sécurité sociale (qui comprend la branche maladie, accidents du travail, retraite et famille) est prévu également en baisse. Il atteindrait - 19,5 milliards d euros contre - 23,9 milliards l année dernière. Cette amélioration est notamment due à une augmentation de la masse salariale depuis 2010 et son évolution est essentielle pour les recettes de la Sécurité sociale (base des cotisations). Elle suit la reprise d activité avec un léger décalage. Cela précisé, la croissance des recettes reste nettement inférieure à celle des dépenses. Enfin, conformément aux objectifs votés par le Parlement, la hausse des dépenses de santé devrait être assez proche des données AGENCE MTRL DE MONTCEAU-LES-MINES : NOUVELLE ADRESSE La MTRL dispose de cinq agences en Saône-et-Loire (Le Creusot, Montceau-les-Mines, Louhans, Cuiseaux et Mâcon). Afin de disposer d un espace plus accueillant, plus fonctionnel et mieux adapté, l agence de Montceau est désormais installée au 44, rue Carnot (tout proche de l ancien bureau), au cœur de la ville. Le numéro de téléphone reste inchangé : Nos conseillers mutualistes, Céline Martin et Frédéric Badey, sont à votre écoute et à votre service. 6

7 Santé publique Programmer la fin de l épidémie du sida Aujourd hui encore, de nouvelles contaminations par le virus VIH surviennent en grand nombre. Pourtant, bien que l on ne dispose pas encore de vaccin, prévenir la plupart de ces contaminations est devenu possible. Cela suppose, bien sûr, une forte volonté politique, s appuyant sur deux notions récentes : 1. Dépister les personnes porteuses du virus VIH est d un double intérêt, pour la santé publique et pour le bénéfice individuel, car le traitement antirétroviral prescrit précocement au patient et poursuivi indéfiniment est très efficace et bien supporté. 2. Ce même traitement, lorsqu il est bien contrôlé, réduit la quantité de virus dans l organisme si considérablement que le porteur du VIH devient très peu susceptible de contaminer une autre personne par des relations sexuelles (d autant plus d ailleurs que, se sachant porteur, le sujet utilise des préservatifs). Un modèle mathématique rigoureux ainsi qu une étude expérimentale ont confirmé, au niveau international, la validité des espoirs d un arrêt de l épidémie par un dépistage généralisé suivi d un traitement de toutes les personnes infectées. Dépister tous les porteurs du virus et les traiter Il y a urgence. En France uniquement, il existe personnes qui ignorent qu elles sont porteuses du virus, qui ne se traitent pas, ont de grandes quantités de VIH et transmettent celui-ci à de nouveaux sujets. Ainsi, chaque année, s ajoutent 5 % de plus de patients infectés. Le Conseil national du sida, la Conférence nationale de santé et plusieurs d entre nous disons qu il faut agir vite et bloquer, grâce à ces moyens nouveaux, le développement de l épidémie. Dépister tous les porteurs et les traiter efficacement, voilà l objectif à atteindre rapidement. Le paradigme des années est révolu : à l époque, le dépistage systématique était écarté car n apportant pas de bénéfice aux patients (en l absence de traitement efficace), ni à la santé publique ; il était même redouté car susceptible de provoquer des stigmatisations et même des discriminations. Le développement de traitements efficaces, pour protéger la santé des patients et pour enrayer la progression de l épidémie, change radicalement les bases de la réflexion, d autant plus que le traitement à son effet bénéfique maximum lorsqu il est introduit précocement. Il importe donc d organiser ce dépistage général et gratuit. Il convient de le faire en impliquant l ensemble de la chaîne des professionnels de santé, au premier rang desquels les généralistes et les biologistes (pour ne pas renouveler l erreur de la vaccination mal programmée contre la grippe A H1N1). Il faut aussi solliciter des membres de la société civile perçus positivement par la population française. Ne pas réduire les moyens à mettre en œuvre Surtout, il est nécessaire de prévoir des moyens humains et budgétaires adaptés. Programmer 200 millions d euros par an pendant cinq ans ne fait pas le compte. Le coût sera en effet celui de la diffusion des messages, de la réalisation des examens de dépistage, puis de la prise en charge et du traitement de plusieurs dizaines de milliers de patients supplémentaires. Suivre régulièrement sujets infectés en plus suppose des budgets, des médecins, des infirmières, etc. Cela n est pas compatible avec les regrettables mesures actuelles de réduction dans les capacités de prise en charge des patients. Le nombre de services hospitaliers spécialisés dans l infection à VIH ne doit plus être menacé d attrition. Il n est pas raisonnable non plus de diminuer les moyens financiers de soutien à des associations qui vont devoir accueillir un effectif de plus en plus élevé de séropositifs et de malades. Etendre cet effort à d autres pays sera souhaitable, et il n est sûrement pas opportun que la France perde sa place de choix, après les Etats-Unis, dans la lutte mondiale contre le sida. De plus, il serait totalement inhumain et incompréhensible que l on cesse de soigner des malades du sida en France sous prétexte qu ils sont étrangers. Au devoir d humanité s ajoute l impératif d efficacité : ne pas soigner en France ces malades étrangers impliquerait d accepter qu ils participent à la chaîne de propagation du VIH, ce qui est une ineptie en termes de santé publique. Une possibilité très réelle de faire régresser l épidémie du sida, à moyen terme, existe maintenant. Laisser passer cette chance serait coupable. La saisir demande une volonté, une organisation, une adhésion de la population et surtout quelques moyens additionnels. Est-ce trop demander, quand on pense au considérable bénéfice humain qu il en résultera? Pr Jean-Louis Touraine député du Rhône, vice-président du groupe d étude sida à l Assemblée nationale 7

8 Découvrir Docteur, j ai mal partout! ou tout savoir sur la fibromyalgie Cette plainte émane de plus de 2 % de la population française, dont environ 80 % de femmes, ce qui revient à estimer à près de le nombre de patients affectés par cette maladie en France (données de 2009). Une maladie répandue et enfin mieux reconnue La fibromyalgie, appelée dans les années 1980 syndrome polyalgique diffus (SPID), a suscité de nombreuses hypothèses et controverses ces dernières années. En 1992, l OMS a reconnu officiellement la maladie. En 1995 s est créée en France la première association de malades. La Haute Autorité de santé a consacré un rapport de 120 pages sur le sujet en Quelles sont les plaintes des patients? Le tableau clinique associe des douleurs musculo-tendineuses et articulaires diffuses avec présence d au moins 11 points typiques sur 18 (critères de l American College of Rheumatology en 1990), existant depuis au moins 3 mois. Ces douleurs sont accompagnées de grande fatigue générale ou de fatigabilité, de troubles du sommeil (sommeil non réparateur avec réveils multiples), de troubles digestifs à type de colopathie fonctionnelle, d un syndrome anxiodépressif fréquent. Il existe des formes localisées pour lesquelles la plainte douloureuse porte souvent sur la colonne. D autres symptômes sont rapportés : enraidissement matinal, fourmillements des extrémités, troubles cognitifs, difficultés d apprentissage, troubles de la mémoire, troubles vasomoteurs, instabilité tensionnelle, syndrome des jambes sans repos, maux de tête, syndrome de Raynaud, palpitations, prurit chronique. La douleur et la fatigue chroniques peuvent être à l origine d un handicap important avec fort retentissement socioprofessionnel. Le diagnostic Il est difficile à poser en l absence de signes biologiques (dans la prise de sang) et radiologiques spécifiques, et cela en fait un diagnostic d élimination. L examen clinique met en évidence la douleur sur 18 sites d attaches tendineuses, mais ne trouve rien d autre sur le plan articulaire ou viscéral. Toute une série de pathologies, occasionnant des douleurs chroniques, doivent être éliminées : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, pseudo-polyarthrite rhizomélique, hypothyroïdie, hyperparathyroïdie (hyperactivité de la parathyroïde qui régule le métabolisme du calcium, du phosphore et de la vitamine D), maladies infectieuses (SIDA, hépatites B et C), maladie de Lyme (transmise par la piqûre de tique), effets secondaires de médicaments (hypocholestérolémiants, certains antibiotiques) ; la liste n est pas exhaustive. En résumé, tous les examens sont normaux, mais les examens d imagerie peuvent cependant mettre en évidence de l arthrose, des tendinites, des calcifications, qui ne sont pas directement la cause des douleurs (autrement dit, l arbre qui cache la forêt!). Quelles sont les causes de la fibromyalgie? Les mécanismes sont très discutés et vraisemblablement multifactoriels. Il est admis maintenant que les douleurs diffuses qui caractérisent la fibromyalgie semblent traduire une 8

9 Découvrir perturbation de la transmission de la douleur de la périphérie au système nerveux central avec la mise en jeu de neurotransmetteurs, notamment la sérotonine qui est diminuée, et d autres substances (substance P, Nerve Growth Factor) dont la concentration est augmentée dans le liquide céphalorachidien. Pour l exprimer différemment, il y a abaissement du seuil douloureux chez les fibromyalgiques, comme s ils percevaient leur corps comme douloureux en permanence. Des études du cerveau en PET Scan (nouvelle imagerie) ont mis en évidence une diminution d activité des récepteurs mu-opioïdes (notre cerveau contient des récepteurs à la morphine que l on appelle opioïdes). Des études en IRM fonctionnelle montrent l existence d un dysfonctionnement global des processus centraux de la douleur. On met assez souvent en évidence un facteur déclenchant : un traumatisme, soit physique comme un accident de la circulation ou une intervention chirurgicale, un choc affectif ou une série de situations stressantes, une période de surmenage, une infection virale ou bactérienne, en particulier la maladie de Lyme (transmise par les tiques). Il peut y avoir également association avec un rhumatisme inflammatoire. Les violences subies dans l enfance seraient un facteur de risque de la fibromyalgie. Des théories variées Plusieurs arguments vont dans le sens d un facteur génétique, la prévalence familiale atteignant 26 %. La théorie auto-immune n est pas écartée. Des études ont mis en évidence dans la fibromyalgie une fréquence particulière de certains autoanticorps et des taux anormalement élevés de cytokines pro-inflammatoires (ces mêmes protéines impliquées dans les rhumatismes inflammatoires). La théorie microbienne a été étudiée, spécialement à Lyon. Deux immunologues ont mis en évidence une réactivité anormale aux antigènes microbiens comme le Candida albicans (une levure qui colonise souvent notre tube digestif) ou le staphylocoque doré, cela par le biais d une hyperperméabilité intestinale ; la paroi intestinale (normalement étanche), devenue poreuse secondairement à une perturbation de la flore intestinale, laisse passer dans notre organisme des invités indésirables, tels que ces antigènes microbiens qui vont activer le système immunitaire et inflammatoire, localement dans l intestin et à distance dans tout l organisme. La théorie hormonale a été également évoquée : déficit en hormone de croissance, et perturbations de la régulation de la sécrétion de cortisol, notre cortisone naturelle, hormone du stress. Pour terminer, est-ce que la fibromyalgie est une affection psychiatrique? Actuellement, on a plutôt tendance à penser que l état dépressif est secondaire à la douleur chronique, et qu il existe un terrain anxieux prédisposant et aggravé par la maladie. Traitements Il n y a pas de traitement spécifique, et il est nécessaire d envisager une prise en charge multidisciplinaire. Parmi les médicaments, le paracétamol, les anti-inflammatoires, les corticoïdes, la morphine sont réputés peu efficaces. L antalgique le plus utilisé est le tramadol. Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (nous avons parlé plus haut de la sérotonine) donnent des résultats variables. Il en va de même pour les antiépileptiques (eh oui, ils ont un effet antalgique!) mais il faut utiliser de fortes doses, au prix d une somnolence et de vertiges. Les anxiolytiques peuvent être utilisés, mais attention à la dépendance aux benzodiazépines, ainsi que les somnifères. Des études prometteuses ont été faites avec l hormone de croissance, mais on se heurte à un problème de coût. Thérapeutiques non médicamenteuses L éducation thérapeutique est un concept récent : c est à la fois une information et une aide à la prise en charge personnelle de la douleur. L exercice physique avec reconditionnement à l effort est très important. Les cures thermales peuvent être bénéfiques. Les thérapies cognitives et comportementales ou TCC permettent au patient d être acteur de son traitement, avec comme objectif d apprendre à «gérer» la douleur. L hypnose, avec apprentissage de l autohypnose, et la relaxation peuvent être utilisées avec succès, avec une efficacité reconnue surtout pour les troubles du sommeil. L acupuncture a un effet discret significatif sur la douleur. Les traitements à visée intestinale utilisent les probiotiques, les extraits de pépin de pamplemousse (réputés pour avoir une action anti-candida), associés à des modifications alimentaires : suppression des aliments qui pourraient nourrir le Candida albicans, en particulier les aliments riches en sucre et en féculents raffinés. En cas de portage nasal de staphylocoque doré, mis en évidence par un prélèvement, on propose un traitement antibiotique local. Enfin les résultats de la stimulation magnétique transcrânienne, partant du principe de l existence d un dysfonctionnement des centres de la douleur au niveau cérébral, sont encourageants. Alors affaire à suivre Il existe de nombreuses nouvelles pistes intéressantes concernant les mécanismes de cette pathologie, et de nouveaux espoirs thérapeutiques. Pour l heure, l essentiel est de reconnaître la maladie et le malade dans sa souffrance. Dr Christiane Ricard-Meille Rhumatologue 9

10 Soins et santé La puberté : l homéopathie pour La puberté représente une étape de transition entre l enfance et l âge adulte. Tous les parents d adolescents ont bien noté les variations comportementales brutales oscillant entre un âge mental voisin de celui d un enfant de 4 ans et des revendications d adulte. Ces changements accompagnent des modifications hormonales chez le garçon comme chez la fille. Nous nous intéresserons ici aux troubles hormonaux d installation de la puberté chez la jeune fille Munch (Edvard), Puberty, National Gallery, Oslo. L âge moyen de la puberté en France est de 13 ans. Les premières règles surviennent 2 à 3 ans après l apparition des caractères sexuels secondaires que sont la pilosité pubienne et la poussée des glandes mammaires ; ces premières règles correspondent au premier cycle ovulatoire. Il faut savoir que, souvent, la maturité de l axe entre l hypothalamus, l hypophyse et les ovaires, axe qui contrôle la qualité du fonctionnement des ovaires, n est atteinte que deux ans après les premières règles. Cette mauvaise qualité ovulatoire, voire même l absence d ovulation dans ces premières années, explique les troubles d installation des règles, cycles irréguliers, saignements en dehors des règles, règles longues et abondantes, douleurs de seins, douleurs de règles. La majorité de ces troubles sont donc fonctionnels, justifiant une prise en charge régulatrice par un traitement homéopathique. Le retard pubertaire Au-delà de 15 ans, un bilan complet clinique et paraclinique doit être réalisé pour s assurer de l absence d anomalies des organes génitaux (absence d utérus ou d ovaire), de l absence d anomalies chromosomiques ou de l absence d anomalie endocrinienne grave. Avant 15 ans, si les caractères sexuels secondaires (pilosité pubienne et développement des glandes mammaires) sont présents, des traitements homéopathiques peuvent être prescrits. Nous faisons souvent appel à des médicaments de terrain qui tiennent compte de la morphologie (aspect constitutionnel) et des antécédents (mode réactionnel). Pour illustrer cette démarche, voici quelques exemples de traitements qui font suite à une consultation chez un homéopathe : Pulsatilla 15 CH : une dose par semaine jusqu à l apparition des règles correspond à la prescription chez une jeune fille timide, à peau claire, manquant de confiance en elle, antécédents de rhinopharyngites, otites, troubles du transit. Calcarea carbonica 15 CH : une dose par semaine jusqu à l apparition des règles, chez une jeune fille ronde, sensible, frileuse, aux seins bien développés voire hypertrophiés, antécédents ORL, cutanés (eczéma). Calcarea phosphorica 15 CH : une dose par semaine jusqu à l apparition des règles, chez une jeune fille longiligne, d aspect fragile, qui a une croissance très rapide, anxieuse, hypersensible, hyperactive mais fatigable, indépendante, antécédents ORL, douleurs dorsales. Les troubles d installation des règles Ils se traduisent par des irrégularités de cycle. Attention à ne pas méconnaître une grossesse chez ces jeunes filles. Le test de grossesse reste le premier test à imposer en cas de retard de règles, l existence de relations sexuelles n étant pas toujours avouée. La prise en charge allopathique consiste à prescrire un traitement par progestérone ; ce traitement est souvent bien toléré mais contraignant (10 jours par cycle) ; il peut engendrer des prises de poids mal vécues à cet âge. La deuxième ressource allopathique est la mise sous pilule. En cas de désir 10

11 Soins et santé aider à passer ce cap hormonal de contraception, c est évidemment la solution de choix, mais la pilule doit rester un moyen contraceptif et pas un traitement des règles anormales. Nous n avons pas assez de recul sur la prescription des pilules œstroprogestatives chez la toute jeune fille pour être certain de leur innocuité sur la glande mammaire et sur la constitution de la masse osseuse. L intoxication tabagique de plus en plus précoce aggrave notablement le risque vasculaire de la pilule. La survenue d infarctus du myocarde chez des femmes jeunes de 20 à 30 ans fumant et prenant la pilule depuis une dizaine d années est une sérieuse préoccupation de santé publique. Notre rôle de médecin est de ne pas nuire et de ne pas prescrire la pilule en l absence de nécessité de contraception. Un traitement homéopathique simple par Folliculinum 15 CH une dose-globules 8 jours après le début des règles et une dose-globules 20 jours après le début des règles aide à régulariser les cycles. On arrête le traitement dès que les cycles sont à peu près réguliers (règles entre 28 et 40 jours). Des règles douloureuses Elles répondent à des traitements symptomatiques : la prise de médicaments est à commencer dès le début des règles et à renouveler toutes les heures ; par exemple, Sabina 5 CH (règles abondantes et douleur irradiant du sacrum au pubis), Caulophyllum (spasmes), Colocynthis 15 CH et Magnesia phosphorica 9 CH : 3 granules de chaque, à renouveler toutes les heures (coliques soulagées par la pression penchée en avant), Chamomilla 15 CH (hyperesthésie, sensibilité particulière à la douleur avec agressivité), Ignatia 15 CH (douleurs améliorées par la distraction, angoisse), Veratrum album 9CH (douleurs s accompagnant de malaise, pâleur). Des règles abondantes sans douleur Si elles n entraînent pas d anémie majeure et s il n existe pas de trouble constitutionnel de l hémostase, celles-ci peuvent aussi relever d un traitement homéopathique. Citons Millefolium 5 CH : 5 granules à renouveler tous les quarts d heure. Les douleurs de seins Ces douleurs répondent à des traitements par Folliculinum 15 CH : une dose globules au 8 e et 20 e jour du cycle (schéma décrit précédemment), Apis 9 CH : 5 granules plusieurs fois par jour si les seins sont gonflés, œdématiés, avec une douleur soulagée par l application de froid, Bryonia 9 CH : 5 granules plusieurs fois par jour si la douleur est soulagée par l immobilisation dans un soutien-gorge serré. La prescription de médicaments de terrain renforce dans le temps la prescription des médicaments de symptômes, mais leur choix nécessite une consultation spécialisée. L acné L acné est une gêne fréquente chez les adolescentes ; ce trouble cutané inesthétique correspond à une modification hormonale en faveur des hormones mâles. Les traitements allopathiques sont essentiellement des crèmes anti-acnéiques, la prescription d isotrétinoïne tératogène étant réservée aux formes très sévères. En homéopathie, il est possible de prescrire Testosterone 15 CH : 5 granules deux fois par jour pendant 3 mois en cas d hyperséborrhée, ou Kalium bromatum 9 CH: 5 granules deux fois par jour (localisation de l acné sur le dos, les épaules). Les médicaments de terrain les plus fréquemment prescrits dans ce cas sont Natrum muriaticum, Sepia, Thuya. Les troubles du comportement alimentaire Que ce soit l anorexie mentale, avec son risque vital, ou les compulsions alimentaires pouvant aller jusqu à la boulimie, ces troubles doivent être pris en charge par des équipes spécialisées (médecins généralistes formés spécifiquement pour ces pathologies, endocrinologues, psychologues, psychiatres) ; le traitement homéopathique peut être complémentaire et fait appel à des traitements de fond. Citons, pour exemple, l adolescente qui répond à la prescription de Natrum muriaticum : de tendance dépressive, cette adolescente a une mauvaise image de son corps, elle nie sa féminité : elle est mince au niveau du thorax mais ronde au niveau des hanches ; elle a souvent des problèmes d acné et de peau grasse. Ce terrain va être à risque d anorexie mentale ; la prescription de Natrum muriaticum 15 CH (une dose-globules par semaine) chez ce type d adolescente qui présente des troubles de comportement alimentaire pourra accompagner la prise en charge classique. L homéopathie peut aider l adolescente à passer le cap de la puberté en régularisant les cycles et en traitant les troubles fonctionnels que sont les douleurs de règles, les règles abondantes et les douleurs de seins. La considération du terrain et son traitement par un homéopathe permettent d accompagner la prise en charge classique des troubles de comportement de l adolescente. Dr Christelle Charvet gynécologue obstétricienne homéopathe 11

12 Économie de la santé Quinze propositions pour l Assurance maladie Depuis des années, comme nous l avons déjà évoqué plusieurs fois dans cette revue, les gouvernements successifs font face au déficit récurrent de l Assurance maladie. Après des hausses successives de cotisations dans les années soixante-dix/80, qui ont porté ce type de prélèvement au sommet européen, les mesures prises pour tenter de freiner la montée du déficit ressortissent à quatre groupes. D abord des «déremboursements» progressifs de médicaments, à partir du service médical rendu, afin d en freiner la consommation. Ensuite, en 2009, ont été instaurés des prélèvements forfaitaires sur les remboursements et sur les consultations à charge des assurés. En troisième lieu, s agissant des hôpitaux, qui sont à l origine de la moitié des dépenses de santé, a été instituée une tarification à l activité (T2A) qui contraint les établissements à une gestion plus rigoureuse ; mais l effet retardé des 35 heures, qui n a pas été compensé au niveau des embauches, et l augmentation de la fréquentation des urgences ont profondément détérioré le fonctionnement des hôpitaux publics. Enfin, l actuel gouvernement a, l an passé, imposé une taxe spéciale sur les activités d assurance de 3,5 % aux assurances complémentaires, c est-à-dire principalement aux mutuelles. Il envisage maintenant, dans le cadre des mesures d «austérité» annoncées le 24 août 2011, de la porter à 7 %. Les mutuelles vont être inévitablement amenées à augmenter les cotisations payées par les patients. Par contre, toutes les initiatives évoquées, y compris par certains ministres de l actuelle majorité, qui visaient à mieux contrôler l activité des médecins, à leur poser des contraintes, bien légères, de permanence de soins, à freiner le nombre de consultations, ou autres actes des professionnels de santé, engager la responsabilité des médecins dans l abus de médicaments, ont été, ces dernières années, rapidement écartées pour des raisons clairement électorales. Or il est économiquement impératif de réduire, puis d annuler le déficit de l Assurance maladie. Il contribue de manière importante à l augmentation de la dette publique au sens large, c est-à-dire à la marche vers un abaissement de la «note» financière de cette dette française, ce qui aurait pour effet, d augmenter le taux auquel le Trésor français emprunte sur les marchés, donc à accélérer un peu plus la croissance de cette dette. Mais à ce déficit structurel de l Assurance maladie s ajoute aujourd hui une exclusion croissante des soins pour les moins aisés des Français. Une santé à plusieurs vitesses s est largement installée, notamment du fait des dépassements systématiques d honoraires des médecins spécialistes, y compris à l hôpital public, et aussi des reports de charges précités. Si cette évolution est sans impact sur la dette publique, elle est profondément immorale et, dans une période où la croissance des inégalités est dénoncée, totalement contraire au retour d une indispensable cohésion sociale. Elle apporte un écot important au délitement des liens sociaux. On ne peut pas suspecter, a priori, tous les gouvernements ayant eu à faire face à ce problème de ne pas l avoir traité uniquement pour épargner un électorat. Si le déficit s est creusé sous tous les gouvernements, c est aussi parce que les moyens choisis pour tenter de le réduire ne sont pas les bons. Certes, le vieillissement de la population, comme le progrès des techniques médicales font naturellement augmenter les dépenses par citoyen. Mais ces deux causes, irrésistibles, de hausse devraient être compensées par l augmentation des recettes liées à la croissance. Un rythme annuel de 2 % devrait accorder les causes de la hausse des dépenses et les rentrées de cotisations. S il n y parvient pas totalement, on peut toujours songer à compenser par un prélèvement fiscal plutôt que par une hausse des cotisations sociales, déjà très élevées en France. Mais, avant de recourir à cet ajustement, il conviendrait de s attaquer aux autres causes de cette croissance irrésistible. Nous proposons ci-après quinze mesures qui, déjà, freineraient fortement la croissance des dépenses et permettraient même, peut-être, de réduire nos cotisations sociales, fardeau qui entrave notre croissance. Toutes ces mesures devraient être précédées d une campagne intense de communication, exposant clairement à tous les Français, patients et professionnels de santé, souvent complices dans les excès, que l Assurance maladie n est pas une «vache à lait» que l on peut traire à satiété. Il faut rendre la majorité de nos concitoyens consciente que la multiplication des actes et dépenses, pour satisfaire la demande injustifiée d un patient et, du même coup, augmenter le revenu du professionnel, conduit tout droit à la disparition lente de notre système solidaire au profit d un système privatisé, à l américaine, qui laisse sans soins 20 % des citoyens et soumet finalement les professionnels à des contraintes bien plus fortes que celle proposées ci-dessous. 12

13 Économie de la santé Voici ces quinze propositions, nécessairement résumées, chacune méritant débat et précisions I. LE PATIENT DOIT ÊTRE SON PREMIER MÉDECIN. Chacun est responsable de sa santé et doit disposer de connaissances minimales en matière d autodiagnostic, d hygiène, de diététique, et avoir acquis un niveau minimal de connaissances en matière de pharmacopée, voire la pratique d un nombre restreint de gestes thérapeutiques simples. Ces connaissances doivent être acquises dans l enseignement général obligatoire. Le médecin ne doit pas être qu un soignant ; il doit, pour partie, devenir un «entraîneur» ; un expert auquel on ne recourt plus pour des «bobos» mineurs. II. L ÉTAT DE SANTÉ DE LA POPULATION, qui génère les dépenses de santé du futur proche et lointain, dépend pour une part importante de l'alimentation. D où l utilité d un enseignement élémentaire de diététique. C est des enfants eux-mêmes, plus que de mesures coercitives, qu on doit attendre l arrêt des abus de bonbons et confiseries diverses gras et sucrés. Mais, surtout, les industriels de l agroalimentaire doivent être mis sous forte pression, avec sanctions financières lourdes, pour les abus de sel, de sucre, de graisses nocives. III. DANS LA MÊME LOGIQUE, la préconisation des deux fruits et trois légumes par jour doit être confortée. Encore faut-il que leur achat soit mis à la portée de toutes les bourses, ce qui n est aucunement le cas. En quarante ans ( ), les prix des fruits et légumes frais ont augmenté de 40 % de plus que les mêmes produits transformés. En France, les données recueillies par TNS Worldpanel en 2005 montrent que les quantités de fruits et légumes frais achetées par personne variaient pratiquement de un à trois entre le quart le plus pauvre et le quart le plus riche de la population. C est là un problème économique, dont la solution se trouve sans doute dans une réorganisation spatiale importante destinée à rapprocher le plus possible la production de la consommation : la part la plus élevée possible des fruits et légumes doit être produite le plus près possible du lieu de consommation. Les organisations agricoles les plus modernes envisagent fort bien une telle réorganisation qu ils dénomment «kilomètre zéro». IV. LA RESPONSABILITÉ DU PATIENT sur sa santé n est nulle part aussi évidente que sur la fumée et la consommation de drogues. La question est : la société doit-elle durablement assumer financièrement les conséquences de ces abus? Le contre-argument, parfaitement recevable, est évidemment que ces consommations sont pathologiques et doivent donc être soignées. Nombre de thérapies existent aujourd hui pour «sortir» les patients de ces addictions. Il ne serait pas anormal qu un patient qui retombe dans celles-ci, après que l Assurance maladie eut couvert une voire deux ou trois cures, sache qu il ne bénéficiera plus, au-delà, de l Assurance maladie ou, à tout le moins, que d une couverture réduite. V. LE SYSTÈME DU PAIEMENT A L ACTE, qu on le veuille ou non, est une machine à générer des dépenses. Une autre organisation doit être recherchée dans la capitation. Le médecin, librement choisi par le patient, qui en ferait déclaration à l Assurance maladie, percevrait une somme forfaitaire, la capitation, pour maintenir ce patient en bonne santé, ou suivre son traitement. Il en irait de même du médecin spécialiste pour les affections de longue durée. Le patient pourrait changer de médecin avec un préavis à fixer. Mais le médecin pourrait lui-même se séparer du malade si celui-ci abuse des demandes de rendezvous. Le montant du forfait pourrait être calculé sur la base du revenu moyen actuel des médecins généralistes, ou spécialistes dans le cas des ALD, et d un nombre, luimême moyen, de consultations quotidiennes. Ce système nouveau pousserait à la prévention beaucoup plus que le paiement à l acte. Il freinerait clairement les abus des patients eux-mêmes. On constate aujourd hui une insuffisance de généralistes, avec souvent des femmes, qui ne travaillent qu en remplacements. Le métier n est plus jugé attractif. Les «médecins de campagne», de moins en moins nombreux, ont des journées harassantes qui ne leur permettent plus de jouir des moyens élevés que génèrent ces journées. A l opposé, nombre de médecins de ville estiment leurs revenus bien trop faibles par rapport aux spécialistes. Le revenu moyen du généraliste, à annuels, exige un montant d honoraires bruts d environ , soit, à 23 la visite et pour 245 jours de travail, 17 à 18 patients par jour. Moyenne très largement dépassée pour les médecins de campagne ou dans certaines zones périurbaines, ce qui signifie que les autres médecins généralistes doivent se contenter de 10 à 12 visites. Ce qui peut pousser certains à la multiplication des actes La capitation, avec incitation aux cabinets de groupe en campagne, permettrait à de jeunes médecins d envisager une vie plus sereine avec un revenu correct. 13

14 Économie de la santé VI. LE CORPS MÉDICAL DOIT ÊTRE MIS sous contrainte forte pour l abus de prescriptions. Il est connu que cet abus est en grande partie imputable aux patients qui arrivent chez le médecin avec une liste «à faire marquer». En France, 90 % des consultations se terminent par une ordonnance, contre moins de 50 % dans les pays nord-européens. Nous avons, d ailleurs, à notre disposition plus de spécialités, ce qui est excessif et constitue un facteur de surconsommation de plus. Nombre de patients se considèrent comme mal soignés si l ordonnance a moins de trois ou quatre lignes. Il s agit, de la part de la population dans son ensemble, d une forme d addiction. Cela semble évidemment justifier les déremboursements, mais ceux-ci constituent un «rationnement par les prix» particulièrement injuste. En contrepartie du fait qu il est, en majeure partie, payé sur fonds publics, le médecin doit être contraint, en cette matière, d être un prescripteur intransigeant. VII. LES PRIX DES MÉDICAMENTS sont trop élevés, même s ils le sont souvent plus encore à l étranger. Les laboratoires qui regroupent recherche et production légitiment ces prix par la lourdeur des frais de recherche. Mais ces prix intègrent aussi des frais de mercatique importants, qu on estime en France à 3 milliards d'euros par an pour visiteurs médicaux. Grâce à une politique particulièrement intense de «brevets» laquelle est elle-même très coûteuse, avec des dizaines voire des centaines par médicament pour bloquer la recherche des concurrents, l industrie pharmaceutique parvient à fonctionner ainsi, par rentes successives, sur des «blockbusters» au détriment de l innovation et aux dépens de l Assurance maladie, ou des malades quand celle-ci ne peut plus ou ne veut plus en assumer le coût. Il faut réorganiser profondément le système de recherche et de production. Les autorités de santé au niveau national ou international (notamment européen) devraient lancer des concours sur telle ou telle pathologie, auxquels participeraient toutes les équipes de recherche qui le souhaiteraient. Ces équipes assureraient la recherche et les premiers tests in vitro et in vivo sur animaux. Peut-être serait-elle contrainte d aller jusqu à la phase 2 des tests cliniques humains, sur petits groupes de patients atteints de la maladie visée. Une fois ceux-ci réussis, l équipe d innovation aurait une première récompense suffisamment large pour l inciter à poursuivre d autres recherches et assurer un bon revenu à ses membres. C est l autorité nationale, ou internationale qui assurerait les tests cliniques suivants et, une fois ceux-ci réussis, organiserait, par appel d offres, la production et la distribution, laquelle peut fort bien passer par le réseau actuel de pharmaciens. Il n y aurait plus de brevet pour les médicaments. Tous seraient génériques dès leur mise en marché. VIII. DE LA MÊME FAÇON, les dépenses afférentes aux matériels consommables doivent être beaucoup mieux contrôlées. Ils sont vendus avec des marges importantes, et l application exagérée du principe de précaution en multiplie l usage L exemple du matériel de dialyse, déjà évoqué dans cette revue, est éloquent. On change les «reins» artificiels et les circuits du sang à chaque dialyse, alors qu ils pourraient être réutilisés, évidemment pour le même patient, plus d une dizaine de fois. IX. L ASSURANCE MALADIE DOIT TRAQUER avec une rigueur draconienne les fraudes et mauvaises pratiques. Les gouvernements successifs s y sont engagés, mais, trop souvent, les contraventions, où même les délits, ne sont pas poursuivis. Depuis l ambulancier qui facture un transport couché alors qu il s est fait assis, ou plusieurs transports alors que des patients sont transportés en même temps, le kiné qui facture la totalité d une série de séances, alors que le patient n en fait qu une partie, le médecin qui passe signer la pile de feuilles de maladie dans la maison de retraite sans voir les patients Pour les médecins, la sacro-sainte liberté de prescription masque quelquefois des abus évidents de prescriptions. Ne pas hésiter, si besoin, à recourir au système allemand de plafonnement du nombre de radiographies et d analyses biologiques par médecin ordonnateur. Outre son coût pour l Assurance maladie, la multiplication des examens radiologiques présente un risque évident pour tout patient. X. LA TAXATION À L ACTIVITÉ pour les hôpitaux est une bonne réforme, et il a été légitimement décidé de fixer à 2018 la convergence du public et du privé sur les tarifs, compte tenu des charges spécifiques des hôpitaux publics : formation et urgences. Ils doivent avoir un délai d adaptation. La demande adressée aux services d urgence a augmenté sous l effet de trois facteurs : l absence d «offre» aux heures et jours non ouvrables de la part de la médecine de ville, la gratuité apparente des soins d urgence, et le déport de charges sur l assuré évoqué plus haut. De plus, les urgentistes doivent souvent faire face, au-delà d une affluence excessive, à des comportements et violences inadmissibles de la part de certains patients et leurs familles. Ce dernier problème, de pur ordre public, doit être réglé en priorité par l Etat. Ensuite, il convient de relancer la garde obligatoire par les médecins généralistes et pédiatres libéraux sur la base du paiement à l acte avec CMU si besoin. Mettre progressivement un terme, au fil des départs en retraite, aux consultations et interventions privées à l hôpital serait également un objectif louable! 14

15 Économie de la santé XI. IL FAUT ENFIN FINALISER l informatisation totale des dossiers médicaux personnalisés, comme annoncé en A cette obligation pour l administration de l Assurance maladie, doit correspondre l obligation symétrique pour toute la médecine de ville. Cette informatisation facilitera considérablement le travail de tous les intervenants du système de soins. Elle constituera aussi la base technique pour le développement de la télémédecine (en liaison d ailleurs avec la meilleure prise en charge de sa santé par le patient lui-même évoquée plus haut). Ce développement facilitera grandement l activité médicale dans les zones rurales ou isolées, comme le montrent divers exemples en Europe du Nord, avec des patients isolés dans des îles et parfaitement surveillés. XII. L HOSPITALISATION À DOMICILE, facilitée aussi par le développement de la télémédecine, doit également être substituée, le plus souvent possible, à l hospitalisation en établissement. C est un mode de prise en charge bien plus agréable pour le bien-être du patient, qui est partie intégrante du devoir médical, et beaucoup moins coûteux pour l Assurance maladie. Elle connaît déjà un développement important, mais les médecins généralistes, et infirmiers libéraux, chargés du suivi se plaignent d une certaine bureaucratisation et d erreurs coûteuses dans l organisation des soins par l hôpital. XIII. IL SERAIT LÉGITIME, comme on le constate dans de nombreux pays étrangers, que le rôle des infirmières et infirmiers libéraux évolue vers une participation plus active aux soins, notamment dans le cadre des ALD, se substituant à la marge, et dans le cadre de leurs interventions ordinaires (pansements, injections, pose de perfusions ), aux médecins traitants. XIV. S AGISSANT D ODONTOLOGIE, il faut reprendre d urgence la disposition, récemment retoquée sous l action du lobby parlementaire des dentistes, les contraignant à faire figurer sur devis et factures, séparément, le prix des implants et leurs honoraires. Il y a là une dissimulation économiquement et moralement inadmissible. XV. ENFIN, IL FAUT RÉGLER LE PROBLÈME tout aussi inadmissible des dépassements d honoraires des médecins spécialistes, qui, aujourd hui, est le principal facteur d une médecine à plusieurs vitesses. Les mutuelles, taxées par ailleurs, ne devraient plus rembourser ces dépassements, d autant qu on vient de leur interdire les négociations directes avec les médecins, pour se doter de réseaux de spécialistes, les contraignant à négocier seulement avec les syndicats médicaux. Il faut revenir au fondement idéologique initial de l Assurance maladie, qui, faut-il le rappeler, a été créée par de Gaulle! Deux secteurs : l un conventionnel, donnant lieu à remboursement, avec un ticket modérateur dont on doit regretter la disparition totale dans certains cas! l autre privé, très peu remboursé. Les médecins ayant choisi ce second secteur sont censés trouver leur clientèle dans les milieux aisés et ne pas avoir besoin du «levier» que constitue le remboursement. La médecine sera, bien sûr, quand même à deux vitesses, mais la vitesse supérieure ne sera plus à la charge des mutuelles, ou des patients. Tout citoyen pourra trouver, sans délai, des soins et des interventions chirurgicales de spécialistes remboursés au taux normal. Rappelons qu en cas d ALD, le spécialiste devrait être payé par capitation. Certaines spécialités (obstétrique, chirurgie, anesthésie ) justifient le besoin d honoraires plus élevés par le coût des assurances. C est un argument recevable. La judiciarisation de la société, dans le sillage américain, conduit de plus en plus souvent la justice à confondre obligation de moyens et de résultats. C est une question que les pouvoirs publics doivent se décider à résoudre, en mettant des bornes claires aux recours judiciaires, comme ils l ont fait au terme de l arrêt Perruche, et en ramenant donc le risque pour les assureurs dans des zones acceptables. Une réflexion simple pour terminer. Un cadre commercial, à bac +5 (deux années de préparation et trois années de grande école), sans compter, malheureusement aujourd hui, deux ou trois années de plus de stages galères, pourra, cinq à dix années plus tard, gagner à mensuels. En ayant, chaque année, des objectifs commerciaux dont l éventuel ratage peut le conduire au chômage ou réduire fortement son revenu! Cette tendance à payer au résultat se généralise d ailleurs à la technique, la recherche, la finance. Et que dire du chef de PME, base du tissu industriel, qui perçoit en moyenne mensuels. Ce sont ces cadres et chefs de PME qui «réalisent» la valeur ajoutée produite dans les entreprises par l ensemble du personnel. C est sur cette valeur ajoutée que sont prélevées les cotisations sociales, notamment celles de l Assurance maladie, qui vont financer 80 % environ des revenus des généralistes et 60 % de ceux des spécialistes, le solde étant dû aux dépassements. Même s ils ont fait dix années d études, l équité ne confère donc aucun «droit» des médecins, notamment spécialistes, à atteindre des revenus de à mensuels. Jean Matouk agrégé de sciences économiques, professeur des universités 15

16 Savoir Infertilité, procréation assistée et prévention (2 e partie) Contrairement à un avis fort répandu, il n est pas toujours facile de concevoir un enfant. En France et en Europe, un couple sur six consulte chaque année pour infertilité, et, parmi eux, un sur dix suivra des traitements pour devenir parent Ce qu autorise la loi française en matière de reproduction médicalement assistée La révision en cours de la loi de bioéthique ne devrait, après trois années de débats, que très marginalement modifier les conditions d accès à la procréation médicalement assistée (PMA). La PMA est autorisée dans deux cas : lorsqu il existe une infertilité ROBERT EDWARDS, PRIX NOBEL DE MÉDECINE 2010 L année 2010 a été riche en événements concernant la fécondation in vitro. Le physiologiste britannique Robert Edwards a été récompensé par le prix Nobel de médecine pour ses travaux, qui ont abouti à la naissance il y a 32 ans du premier bébé éprouvette, Louise Brown. Depuis 1978, quatre millions d enfants sont nés d une fécondation en laboratoire. pathologique médicalement diagnostiquée ou un risque de transmettre une maladie d une particulière gravité à l enfant ou à l un des membres du couple. La PMA est réservée aux couples composés d un homme et d une femme vivants, en âge de procréer et consentant préalablement au transfert d embryons ou à l insémination. Elle est prise en charge par la Sécurité sociale dans la limite d âge de 43 ans pour les femmes. En pratique, les équipes médicales ne prennent pas en charge les couples dont l homme a dépassé 60 ans et sont réticentes pour les femmes à partir de 38 ans. Les deux principes sur lesquels repose le don sont la gratuité et l anonymat, qui visent à garantir leur caractère altruiste et désintéressé, en évitant tout paiement au donneur par le couple bénéficiaire, et à protéger le couple d une immixtion d un tiers dans leur vie familiale. En France il y avait, fin 2008, 450 donneuses et couples en attente d un don d ovocytes, et deux à cinq ans d attente pour bénéficier d un don ; de ce fait, quelque femmes se sont inscrites pour un don en Espagne, en Grèce, et en République tchèque, où les délais d attente sont de quelques semaines et où les donneuses sont dédommagées. L infertilité reste un tabou* Malgré une prise en charge médicale importante en France, l infertilité reste cependant méconnue et représente un tabou. Certains couples n osent pas aborder ce problème avec leur famille et leurs amis. Progressivement, ils sont amenés à s isoler socialement et ce d autant plus si des enfants sont présents dans l entourage. Au niveau professionnel, l infertilité peut aussi avoir un impact important. Notamment en raison des examens et traitements qui obligent les femmes à s absenter assez régulièrement. Il existe plusieurs types de traitements médicaux de l infertilité ; mais, en règle générale, ils supposent tous une stimulation hormonale de la femme, stimulation qui doit être suivie régulièrement par échographie et dosages sanguins, d où la multiplication des rendez-vous médicaux. Par ailleurs, l interdit le plus important règne autour du don de gamètes : le couple ayant recours à un don de sperme ou d ovocytes a les plus grandes difficultés à sortir de ce tabou, et s engage bien souvent sur la voie du secret. Rechercher un soutien psychologique Alors que beaucoup de couples souhaiteraient recevoir une aide psychologique, peu font la démarche spon- * Source : Laure Camborieux, psychologue et présidente de l Association de patients infertiles MAIA «Infertilité : quand le désir de vie devient le désir de mort», 10 es Journées nationales pour la prévention organisées par l Union nationale pour la prévention du suicide, 2-4 février 2006, Paris. 16

17 Savoir tanément. Il semble que, dans certains cas, l infertilité pourrait résulter d un blocage inconscient de la fonction reproductrice lié à l histoire de la personne ; dans l esprit du patient, cela se traduit par une culpabilité plus ou moins latente. Dès lors, consulter un psychologue rendrait crédible cette hypothèse. L infertilité et ses traitements médicaux sont mal connus, mal compris et sont donc sujets à stéréotypes et préjugés. Certains sont exprimés par les proches «c est dans la tête, tu y penses trop» ou «on peut vivre sans enfants». Ces mots renforcent le sentiment d incompréhension et de culpabilité ainsi que le désir d isolement. Les traitements contre l infertilité, perçus comme non naturels, attirent la méfiance et parfois la réprobation : «Est-ce que ces enfants seront normaux?» Parfois, des jugements stigmatisants sont prononcés via les médias par des personnes ayant autorité : les couples infertiles veulent «un enfant sur mesure, parfait», «un enfant à tout prix», «un enfant tout de suite». Le plus souvent, une psychothérapie de soutien permet aux couples ou aux individus d exprimer leur vécu et évitera la dépression. Prévenir l infertilité Les enjeux de natalité pour un pays, ainsi que ceux de santé publique, appellent une politique de prévention pour aider : la population à conserver une bonne santé procréative, les personnes infertiles à exprimer inséminations artificielles ; cycles de fécondation in vitro ; CHIFFRES CLÉS EN 2008 EN FRANCE 8,4 % des inséminations artificielles sont réalisées avec les spermatozoïdes d un donneur ; 3 % des fécondations in vitro sont réalisées avec des gamètes issus d un don d ovocytes ; enfants sont nés de l Assistance médicale à la procréation (soit 2,4 % des enfants nés en France) ; ont été conçus avec un don de gamètes ; le coût moyen d une FIV est d environ A LIRE : Le guide pratique réalisé par l Agence de biomédecine sur Onze couples témoignent de leurs parcours contre l infertilité. Un possible enfant, Editions Télémaque, mai leur autonomie en réalisant leur choix de reproduction. La première des préventions consiste à se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Vaccinations, si elles existent, et respect des règles de protection en cas de rapports sexuels sont déterminants. Une prévention secondaire consisterait à : dépister les maladies, soigner, informer et soutenir les patientes infertiles : ménopausées précocement, nées sans utérus, atteintes d une endométriose, ou victimes de fausses couches à répétition, de malformations de l utérus Enfin, une sensibilisation générale des politiques, élus, administration, entreprises, aux enjeux que représente pour un pays la capacité pour des jeunes gens à se projeter comme parents et se sentir soutenus dans leurs projets sans attendre que les années qui passent mettent à mal leur souhait de constituer une famille. Création de crèches sur les lieux d études, congés parentaux allongés partagés et rémunérés entre le père et la mère, solutions de garde facilitées et adaptées, moyens pour l enseignement scolaire suffisants constituent des pistes de réflexion pour accueillir au mieux ces nouvelles générations et leur permettre de constituer un foyer sans plus tarder. Enfin, des programmes d éducation en santé de la reproduction permettant d aborder les questions de la fertilité et adaptés, tant par leurs contenus que leur pédagogie aux attentes des populations ciblées, sensibiliseraient le grand public parents, enfants, cercle d amis à ces questions tant d un point de vue médical qu éthique. A QUI S ADRESSER? Trouver les centres d assistance médicale à la procréation (AMP) sur professionnels/centres-autorises.html Rappelez-vous Anaïs, notre trentenaire du début, qui souhaitait une fois les principales étapes de sa vie établies élargir la famille qu elle constituait avec son compagnon. Après un parcours de sept années de combat contre l infertilité, Anaïs et son compagnon sont devenus parents de deux jumeaux et d un petit troisième. Cette histoire se termine heureusement après bien des émotions intenses et parfois difficiles à vivre, de la détresse, une solitude importante. Isabelle Sussman Chandler Patient expert sur l infertilité Membre des associations MAIA et Fertility Europe Source : agence de biomédecine 17

18 Connaître Probiotiques : de la Vous l avez découvert avec la MTRL (!), la flore Ce qui nous intéresse aujourd hui, c est de voir Le microbiome ensemble des gènes bactériens comporte 100 fois plus de gènes que le génome humain. L homme abrite environ cellules bactériennes réparties dans quelque espèces principalement localisées dans le côlon. Pour cette raison, l homme est décrit comme un «métagénome», composé de l ensemble des gènes du génome humain, d une part, et des gènes bactériens, d autre part. Cette notion de métagénome prend ici tout son sens dans le sujet qui nous occupe aujourd hui. Si l homme, en mangeant, nourrit aussi ses bactéries, les bactéries produisent des substances qui sont utilisables par l homme en retour. En effet, la flore peut facilement récupérer de l énergie à partir des aliments ingérés mais non digérés dans les parties hautes de l intestin, via leur fermentation. Mais ce n est qu un aspect des choses. Obésité, diabète et flore Le diabète de type 2 et l obésité sont deux fléaux métaboliques de société étroitement associés, et relevant d un déséquilibre entre l apport et les dépenses énergétiques alimentaires. Rien de nouveau sous le soleil, d accord. Mais, au sein d une population soumise à un régime riche en lipides, seuls certains individus développent une obésité et une hyperglycémie. Pourquoi? Même si la susceptibilité individuelle est en partie liée à la génétique des sujets, un nouveau facteur apparaît : la flore intestinale. Les résultats obtenus, à la fois chez l homme et chez l animal, suggèrent que, dans l obésité, on découvre une modification de la composition de la flore intestinale par rapport aux sujets minces ; pour autant, cela ne prouve pas que la modification bactérienne explique en retour la différence de poids. Il vient quand même rapidement à l idée qu une modification de l écosystème bactérien intestinal peut être impliquée dans le développement de ces anomalies. On a montré expérimentalement que l alimentation enrichie en acides gras la fameuse «western diet» modifie la composition de la flore, en diminuant notamment les quantités de bifidobactéries. Or, dans un écosystème, si l on touche à l un des protagonistes, c est tout l ensemble qui se modifie (comme pour la planète!). Alors, lorsque les bifidobactéries deviennent minoritaires, d autres microbes prennent la place vacante : il s agit des bactéries dites Gram négatives, dont nous avons déjà parlé dans le précédent article. Et ces Gram négatives sont pourvoyeuses de LPS. Le LPS Le lipopolysaccharide (LPS) est une molécule complexe produite de façon continue dans l intestin suite à la destruction des bactéries Gram négatives. Il est normalement absorbé et transporté vers les tissus par les lipoprotéines du sang. Les lipoprotéines sont des édifices moléculaires associant lipides et protéines, ce sont les «véhicules» des graisses, puisque le sang est aqueux et que les lipides ne se diluent pas dans l eau : sinon, quelle bouillie infâme aurions-nous dans notre sang! Une bien piètre sauce gribiche Dans l obésité, comme dans le diabète gras, on observe une augmentation des taux sanguins de LPS. Fortuitement (?) dans notre optique, le LPS est connu de très longue date pour déclencher l inflammation. Or, dans l insulino-résistance et le développement du tissu adipeux, on retrouve cette notion d inflammation. L insulino-résistance signifie que les cellules sont réticentes à absorber du sucre même si l insuline présente est censée en donner l ordre. Donc il y a dans le sang coexistence de l augmentation du sucre ET de l insuline. En définitive, tout est lié, inflammation, graisse et sucre. De plus, le lipopolysaccharide stimule la sécrétion de cytokines une variété d hormones pro-inflammatoires lorsqu il se lie à son récepteur CD14/TLR4 présent à la surface des cellules de la famille immunitaire. Par ailleurs, on sait que 70 % des cellules immunitaires de l organisme résident dans la paroi de l intestin. La flore modifie «l état de grasse» Une alimentation riche en fibres non digestibles (fructanes) diminue le poids corporel, le développement de la masse grasse et la sévérité du diabète dans plusieurs modèles animaux. Ces fibres alimentaires sont totalement fermentées dans le côlon (surtout droit) et permettent aux bactéries utilisant ces composés comme source d énergie en l occurrence les bifidobactéries et les lactobacilles de se développer. Comme on peut le prévoir, quand les bifidobactéries se développent, les bactéries Gram négatives diminuent 18

19 Connaître physiologie à la thérapie intestinale est maintenant considérée comme un organe extériorisé à part entière. l implication de la flore intestinale dans le métabolisme énergétique de l homme en proportion et donc, en même temps, leur production de LPS. On note parallèlement une diminution de l inflammation, des triglycérides du foie et une tendance à la stabilisation du diabète. Un traitement antibiotique avec de la polymyxine B, qui élimine spécifiquement les bactéries Gram négatives et inhibe également le lipopolysaccharide, permet de diminuer la stéatose hépatique. On comprend donc pourquoi un antibiotique peut aussi avoir des effets anti-inflammatoires indirects. Rééquilibrer la flore intestinale Rééquilibrer la flore intestinale apparaît donc logiquement utile pour entraîner des effets importants sur le métabolisme énergétique. Parmi les moyens utilisables actuellement, les prébiotiques et les probiotiques représentent des outils majeurs de régulation. Un prébiotique est un nutriment non digéré et fermenté de façon sélective par des bactéries (bifidobactéries, lactobacilles) entraînant des Lactobacillus acidophilus. modifications à la fois de la composition de la flore intestinale mais aussi de son activité, ce qui se répercute de façon bénéfique sur le bien-être et la santé de l hôte. Les fructo-oligosaccharides de type fructane et l inuline sont des prébiotiques. Ces fibres sont capables d augmenter de façon significative les bifidobactéries et les lactobacilles chez l homme comme chez l animal. Cependant, toutes les fibres alimentaires n ont pas cette propriété, attention! Les probiotiques sont des bactéries vivantes administrées par voie orale afin de coloniser le côlon. Les bifidobactéries réduisent la production de lipopolysaccharide et améliorent l intégrité de la muqueuse intestinale, normalisent le tonus inflammatoire, améliorent l insulino-résistance. L ancêtre des probiotiques avant l heure est bien connu : la fameuse ultra-levure Autres effets L apport de bifidobactéries pourrait être aussi associé à une régulation de la production de peptides intestinaux impliqués dans la gestion de l appétit. En effet, l ingestion de prébiotiques de type fructane augmente la production endogène de peptides comme le glucagon-like peptide-1 (GLP-1), le glucose-dependent insulinotropic peptide (GIP) et le peptide YY, et diminue les taux plasmatiques de grhéline (hormone digestive qui donne de l appétit). L acide butyrique issu de la fermentation des fructanes stimule les cellules endocrines de l intestin qui font produire du GLP-1. Il n est pas déraisonnable de penser que d autres hormones d origine digestive aient un impact sur les sites nerveux régulateurs de l appétit. Conclusion La différence de composition de la flore intestinale entre les individus sains ou obèses et diabétiques de type 2 est une découverte importante. La flore dialogue avec l hôte dans le métabolisme, tout comme elle dialogue avec le système immunitaire. Mais on ne peut pas encore affirmer si c est la flore intestinale qui déclenche l obésité, ou l obésité qui provoque les altérations de la flore. Cependant, quel que soit l état de la flore intestinale, prébiotiques et probiotiques peuvent rééquilibrer celle-ci et induire une amélioration notable de l état métabolique et inflammatoire. Si l on traite également les problèmes de perméabilité de la muqueuse qui sont associés à un dérèglement de flore, on comprend aisément que l on tient là une arme redoutable d efficacité sur notre santé, tant en préventif qu en curatif! Philippe Fiévet Médecin nutritionniste Maître en sciences et biologie médicales Canneberge. 19

20 Interview santé Entretien avec de jeunes pharmaciens de la faculté de pharmacie de Lyon Comment percevez-vous l évolution du métier de pharmacie d officine? Claire Laurent. Aujourd hui, nous avons des pharmacies qui évoluent de deux façons : soit en misant sur le commercial, soit en misant sur le pharmaceutique. La loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) nous incite à nous recentrer sur le cœur de notre métier : le médicament. La communication avec le patient sera également une évolution probable de notre métier, toutefois cela va demander une nouvelle rémunération des pharmaciens qui ne pourront plus simplement être payés à la dispensation de boîtes, il faudra inclure une part de rémunération à l acte pharmaceutique. Thibaut Girollet. Les médecins sont de moins en moins disponibles, et je pense que les pharmaciens ont beaucoup de connaissances à apporter aux patients. Les pharmaciens doivent rester indépendants pour ne pas dépendre de grands groupes financiers qui imposeront des objectifs quantitatifs de dispensation en fonction du chiffre d affaires à atteindre et non pas des besoins de santé des patients. Pensez-vous qu un entretien ou un bilan pharmaceutique puisse être utile pour les patients? C. L. Oui. J ai vécu cette expérience lors de mon stage hospitalier en 5 e année de pharmacie. Le pharmacien a toutes les compétences pour s entretenir avec les patients. Le patient peut ainsi parler des problèmes qu il ressent avec son traitement et sa pathologie. Le pharmacien est à même de le conseiller pour une prise en charge optimale de son traitement, de sa pathologie et de son hygiène de vie. Tout cela en coordination avec le ou les médecins consultés par le patient, car nous nous rendons compte que le patient a souvent plusieurs médecins prescripteurs (généralistes et spécialistes). T. G. Les médecins n ont pas beaucoup d enseignements sur les médicaments au cours de leurs études. Je souhaite que l on puisse travailler en meilleure collaboration, médecins et pharmaciens. Le pharmacien est tout à fait capable de réaliser une prise en charge globale de tous les traitements des patients (avec ou sans prescription). Il aide également les patients dans la réalisation des plans de prise et sur les conseils d hygiène de vie adaptés à chacun. Quel est l intérêt des patients d un bilan ou d un entretien pharmaceutique? C. L. Lors de mon expérience hospitalière, j ai pu constater que les patients sont demandeurs d informations sur leur pathologie et sur leurs traitements. Ces entretiens et bilans pourront améliorer la santé du patient sans augmenter la consommation médicamenteuse, et je pense qu en optimisant les conseils nous pourrons éviter certains effets secondaires, et probablement, diminuer la consommation médicamenteuse. Aujourd hui dans notre société, nous avons tendance à vouloir aller très vite, je pense qu il faudrait que le pharmacien, mais aussi le patient, puissent prendre du temps pour une bonne prise en charge des traitements. T. G. Le pharmacien est disponible et la profession est bien repartie sur tout le territoire. Le pharmacien peut, lors de ces entretiens, apporter des informations et répondre aux questions personnalisées des patients. Le pharmacien peut faire comprendre au patient le but thérapeutique recherché et les moyens pour y parvenir. Je constate aussi que les patients se tournent souvent vers Internet pour avoir des informations, or on sait que tout ce qui se trouve sur Internet n est pas forcément validé, et il me semble plus profitable pour le patient de demander conseil à un professionnel de santé. En conclusion C. L. Le pharmacien d officine a toutes les capacités pour tenir sa place dans le système de soins en France. Les pouvoirs publics donc les patients par leurs impôts financent six années d études scientifiques pour les pharmaciens d officine. Pour le moment, on ne sollicite pas assez le pharmacien sur ses compétences et il a toutes les capacités pour participer à une meilleure prise en charge des patients. T. G. Nous avons conscience de tout ce que l on peut apporter aux patients, mais ceux-ci ne le savent pas forcément. Il faut que les patients puissent venir chercher des informations validées auprès des pharmaciens. Mais, bien sûr, cela passera aussi par un nouveau mode de rémunération afin que le pharmacien puisse privilégier son aspect professionnel de santé par rapport à son aspect commerçant. 20

21 Les herpès Zoom L herpès donne lieu à une lésion cutanéo-muqueuse d origine virale, caractérisée par l éruption de petites vésicules transparentes entourées d une auréole rouge, en nombre variable, mais souvent groupées et toujours situées dans une zone bien localisée L affection est due au virus Herpes simplex : HSV1, qui donne l herpès péribuccal, et HSV2, responsable de l herpès génital. La primo-infection est souvent asymptomatique, mais elle peut revêtir des formes assez marquées, voire graves : gingivostomatite aiguë, angine herpétique, kérato-conjonctivite aiguë, rhinite herpétique, vulvovaginite, méningite aseptique, syndrome de Kaposi. Sur le plan clinique, dans les crises habituelles, l éruption se fait sous forme d une ou de plusieurs vésicules en bouquet évoluant vers la croûte. Le sujet éprouve des picotements ou des sensations de brûlure. Il y a une adénopathie satellite. L herpès se développe au moment des phases de faiblesse de l organisme : exposition au soleil, fatigue, fièvre, coryza, émotions, stress, rapports sexuels, médicaments, aliments, règles. Malheureusement, aucun traitement ne peut à l heure actuelle prétendre guérir définitivement de l herpès. Le traitement allopathique repose essentiellement sur les antiviraux par voie générale ou locale. L homéopathie est efficace en profondeur. Elle utilise des remèdes d action locale, en rapport avec l aspect spécifique des lésions, et des remèdes d action générale, traitant sur le terrain et prévenant les récidives. Évolution et complications L évolution se fait par poussées environ 3 ou 4 par an, dont les symptômes sont en général moins importants que lors de l infection initiale. Les principaux facteurs favorisant les poussées sont : la fièvre, le Le virus Herpes simplex est la cause de l herpès oral ou génital. stress, une exposition au soleil, les règles, la fatigue, la prise d alcool Le traitement peut raccourcir la durée des poussées et les espacer. La principale complication heureusement exceptionnelle mais qui survient plus facilement chez les personnes dont les défenses de l organisme sont diminuées (immunodépression : sida, chimiothérapie pour cancer ) et chez les nouveau-nés, est l atteinte du cerveau par le virus (encéphalite) qui peut être mortelle. Fréquence On estime que 80 à 90 % de la population est porteuse d un des virus du HSV à l état latent. Rassurez-vous, seulement 10 % des sujets sont victimes de récurrence, c est-àdire des retours de la maladie, au moment où leurs défenses immunitaires sont en baisse pour des raisons variées. Car il existe des facteurs déclenchant bien connus. À partir de là, le HSV provoque des lésions limitées qui vont devenir récidivantes (herpès récurrent). La majorité des personnes ne présente pas de signes lors de la première infection, toutes ont un risque de faire des poussées, avec ou sans symptômes, mais au cours desquelles elles risquent de transmettre l infection. La contamination survient à l adolescence ou à l âge adulte. La transmission au nouveau-né concerne une grossesse sur Récidives On ne peut pas se débarrasser de ce virus. Une fois dans l organisme, il migre le long des nerfs et se réfugie à vie dans un ganglion nerveux au bas de la colonne vertébrale. L excitation de la terminaison nerveuse sous l effet de facteurs comme les règles, la fièvre, le soleil, le stress, la fatigue, les rap- 21

22 Zoom ports sexuels réactive le virus qui refait le trajet inverse et provoque des lésions dans la même région. Après la poussée, Il retourne dans son ganglion. Il est donc nécessaire de recourir aux huiles essentielles. Le virus Herpes simplex peut infecter trois organes selon le type de virus. Herpès génital Infection par le virus Herpes simplex le plus souvent de type 2 (HSV2), qui touche la partie inférieure du corps et notamment les organes génitaux. La contamination se fait par voie sexuelle à partir d une personne infectée (maladie sexuellement transmissible) ou lors de l accouchement, entre la mère et l enfant. La contamination est importante pendant et autour des périodes de poussée. Ce qui rend cette infection problématique est la persistance du virus dans l organisme après l infection initiale et la survenue de poussées qui peuvent récidiver tout au long de la vie. Signes et symptômes L infection initiale, appelée primoinfection, se manifeste par des douleurs spontanées intenses à type de brûlures, aggravées par le contact de l urine. Il existe un gonflement des lèvres ou du gland, parsemé de petites vésicules qui s érodent, se rejoignent et se transforment en ulcérations (petites plaies qui ne guérissent pas) jaunâtres ayant l aspect d aphtes. Examens Dans la majorité des cas, le simple examen des lésions suffit au diagnostic. En cas de doute, un prélèvement permet de détecter le virus, soit par examen direct au microscope, soit après mise en culture. Précautions à prendre En cas de lésions, les relations sexuelles et les câlins sont à proscrire, même avec préservatif. Pas de risques en dehors des poussées, à condition que leur fréquence soit faible. Dans le cas contraire, un traitement peut vous éviter de contaminer votre partenaire. Il est impératif d en parler à son partenaire car vous pouvez être contagieux sans le savoir, et la réussite d une relation est basée sur le respect et la confiance. Cela permet aussi de mieux vivre cette affection souvent culpabilisante et handicapante. Traitement homéopathique : Vaccinotoxinum 9 CH : 1 dose le premier jour, puis 3 granules, 3 fois par jour pendant 3 jours. Borax 9 CH : 5 granules toutes les deux heures. Croton tiglium 7 CH : 5 granules, toutes les deux heures si vésicules prurigineuses et douloureuses. Mercurius solubilis 5 CH : vésicule évoluant vers la suppuration et le ganglion. Euphorbium complexe n 88 (Lehning) : 20 gouttes dans un peu d eau, 3 fois par jour, pendant toute la durée de la crise. Herpès labial L herpès labial et le bouton de fièvre sont synonymes. Infection par le virus Herpes simplex, le plus souvent de type 1 (HSV1), qui touche en général la partie supérieure du corps, notamment les lèvres. 9 millions de Français seraient atteints d herpès labial. La contamination se fait par contact direct avec la lésion ou avec des sécrétions (salive, sécrétions nasales). C est, par exemple, la gingivostomatite herpétique (inflammation des gencives due à l herpès) aiguë à HSV1. Elle peut se produire chez l enfant de 6 mois à 4 ans, aux défenses immunitaires faibles. Les symptômes en sont un œdème et une hémorragie de la muqueuse buccale, et la fièvre. Malgré ces caractères impressionnants, l évolution est favorable en une dizaine de jours. En premier geste, donner Vaccinotoxinum en dose de 9 CH ou 15 CH au tout début de l infection. Il peut être suivi une heure après par une prise d une dose globules de Sulfur Iodatum 9 CH. Cette association peut faire tourner court la poussée d herpès. Selon les modalités, on dispose de plusieurs remèdes délivrés par le médecin homéopathe (Borax, Cantharis, Mercurius, Mercurius corrosivus, Kreosotum ). Évolution : Quelques jours avant la sortie du bouton de fièvre : picotements, démangeaisons, sensations de brûlures, douleurs. A l apparition du bouton : rougeurs, formation d une ou de plusieurs petites cloques puis croûtes qui disparaissent au bout d une dizaine de jours. Ne grattez pas les zones atteintes par l herpès, même si cela vous démange, car il s étendrait encore plus rapidement. Le virus de cet herpès touche environ 10 à 12 millions de personnes en France, et il est très contagieux, notamment au moment d une poussée. Il se transmet par simple contact (un baiser suffit). En cas de crise, ne touchez, n embrassez personne. Utilisez des serviettes de toilette personnelles. Ne buvez pas dans le verre de votre voisin. Bref, prenez toutes les précautions pour protéger vos proches. L évolution se fait par poussées (environ 3 ou 4 par an) dont les symptômes sont en général moins importants que lors de l infection initiale. L évolution se fait vers la guéri- 22

23 Zoom son en 8 à 10 jours sans laisser de cicatrices. Le traitement peut raccourcir la durée des poussées et les espacer. Les infections peuvent être particulièrement graves chez les personnes dont les défenses de l organisme sont diminuées (immunodépression : sida, chimiothérapie pour cancer ), avec une atteinte de la peau, des yeux et du cerveau. Traitement : Vaccinotoxinum 30 CH + Herpes zoster 200 K : une dose de chaque tous les 15 jours. Apis mellifica 5 CH : si sensation de chaleur ou de rougeur améliorée par le froid. Rhus toxicodendron 15 CH : 10 granules de chaque, dès les premiers symptômes. Renouveler deux heures après. Borax 5 CH : primo-infection herpétique sous forme de gingivostomatite ; aphtes très douloureux au contact, saignant facilement, avec chaleur sèche dans la bouche. Herpès oculaire Ce type d herpès représente une urgence. 10 millions de Français seraient porteurs de l herpès, mais moins de 1 % développent l herpès oculaire au cours de leur existence. C est le virus de l herpès labial qui se manifeste au niveau de l œil. L infection initiale a lieu pendant l enfance, par contact direct (peau, salive, larmes ). Le plus souvent, elle ne déclenche aucun symptôme. Le virus reste au repos, c est la période de «latence» qui dure pour la plupart d entre nous toute la vie. Mais l infection peut se réactiver à diverses occasions : fièvre, stress, exposition solaire, interventions chirurgicales s il s agit d une souche particulièrement virulente. La cornée est le tissu oculaire le plus souvent touché par le virus. Signes cliniques de l herpès cornéen Quatre signes peuvent y faire penser : des rougeurs, des larmoiements, une gêne provoquée par la lumière, une baisse de la vision. Une visite chez l ophtalmologiste est alors nécessaire, car c est lui qui, après examen de l œil, ou plus rarement par prélèvement, pourra déterminer s il s agit bien d un herpès. Complications Une minorité des herpès oculaires (moins de 5 %) doivent être suivis et traités tout au long de la vie. Il s agit d un problème sérieux car le risque de cécité unilatérale existe lorsque l herpès touche la cornée (première cause de cécité unilatérale dans les pays industrialisés). Pendant les poussées, il est préférable d éviter le contact avec les personnes immunodéprimées, allergiques, les très jeunes enfants ou les femmes enceintes. On évitera la piscine et le port de lentilles. Enfin, en toute occasion, on pensera à bien protéger ses yeux du soleil. Traitement Le traitement prescrit, en général des antiviraux (locaux ou généraux), est fonction de la profondeur de l atteinte. Quand l herpès oculaire fait de multiples poussées ou en cas de facteur déclenchant connu (comme un séjour aux sports d hiver ou à la mer, à cause de la réverbération), on donne un traitement préventif oral qui ne permet pas de détruire le virus mais diminue le nombre de rechutes. Bains d yeux. Inondez vos yeux de larmes artificielles vendues en pharmacie. Elles calment les démangeaisons et apportent un soulagement passager. Des bains d yeux avec des infusions de camomille ou de bleuet peuvent aussi apaiser, mais choisissez impérativement des plantes bio pour éviter tout risque de pesticide sur la cornée. Un collyre. Homéoptic (Boiron) : 1 à 2 gouttes dans chaque œil, 2 à 6 fois par jour, jusqu à amélioration. En homéopathie. Entre les poussées, Vaccinotoxinum 15 CH deux fois par mois et, pendant les poussées, 5 granules matin et soir, en fonction des cas ou modalités. Mercurius corrosivus 5 CH : herpès cornéen évoluant vers l ulcération. Hydrolat (H.A.) ou essences florales (ne jamais mettre d huiles essentielles dans les yeux). Lavandula latifolia cinéole, 100 ml. Myrtus communis CT cinéole, 100 ml. Laurus nobilis, 100 ml. Bains d yeux avec œillères ou compresses oculaires, 4 fois par jour. Dr Jean-Pierre Willem 23

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