Vers des systèmes de culture économes en intrants

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1 Vers des systèmes de culture économes en intrants

2 Avec le soutien de L agriculture durable L agriculture économe et autonome Pour le réseau CIVAM, l agriculture durable est une agriculture qui répond aux enjeux économiques, écologiques et sociaux. Elle assure le maintien des emplois sur les territoires et des revenus décents pour les agriculteurs tout en créant des liens sociaux au sein des territoires. Elle répond aux enjeux environnementaux en se reposant sur les potentialités agronomiques naturelles et en cherchant une réduction des intrants (engrais, pesticides ). Les CIVAM constituent un réseau d agriculteurs et de ruraux, inscrits dans une démarche collective pour développer l agriculture durable. Localement, les groupes CIVAM travaillent à l élaboration de propositions construites collectivement pour développer des systèmes économes et autonomes et une agriculture durable aux prises avec les enjeux sociétaux contemporains. S inspirant du rapport de Jacques Poly publié en 1978, les notions d agriculture économe et autonome ont été réinterprétées par les agriculteurs membres du réseau CIVAM. L économie correspond ainsi à la notion de sobriété en matière d intrants (pesticides, engrais ), de moyens de production, voire de capitaux. L autonomie recouvre la réduction de la dépendance par rapport à ces intrants mais aussi l autonomie décisionnelle des agriculteurs dans leur choix de pratiques culturales. Rédaction : Chloé MARIE FNCIVAM Comité de Rédaction : Quentin Delachapelle FNCIVAM Goulven LeBahers FNCIVAM Anne Harivel FNCIVAM Benoit Drouin Réseau Agriculture Durable des CIVAM David Falaise Réseau Agriculture Durable des CIVAM Alexis De Marguerye FRCIVAM Pays de la Loire Sébastien Lallier ADEAS CIVAM Emilie Denis ADEAS-CIVAM Crédits photos : CIVAM Octobre 2013

3 Changer Pourquoi? Comment? Réduire l usage des produits phytosanitaires pour évoluer vers des systèmes économes en intrants est d actualité. Avec l objectif de réduire de 50% l usage des produits phytosanitaires d ici à 2018 et la volonté de relancer la production en protéines, le gouvernement a affiché son ambition de répondre aux enjeux sanitaires et écologiques des modes de production agricoles. Plus récemment, c est à travers le projet agroécologique pour la France et la définition de la loi d avenir pour l agriculture, l alimentation et la forêt que les orientations politiques soulignent cette volonté d aller vers des systèmes de production plus soutenables. Pour répondre à ces enjeux, depuis 2006, des agriculteurs du Réseau Agriculture Durable (RAD) des CIVAM développent des systèmes de culture économes en intrants, adaptés aux exploitations à dominante grandes cultures. L objectif est de repenser les systèmes pour que ces derniers soient moins sensibles aux bio agresseurs et, de ce fait, moins consommateurs d intrants afin d augmenter leur autonomie et leur valeur ajoutée. La MAE SCEI représente un outil pour accompagner le développement de la production intégrée à l échelle de la rotation en France. A partir de 2008, une démarche de recherche action menée directement par les agriculteurs a permis d expérimenter et de tester un cahier des charges. Les systèmes de culture économes en intrants conçus avec les agriculteurs sur le terrain répondent aux enjeux environnementaux portés par les politiques publiques. Ces systèmes ont par ailleurs des résultats économiques satisfaisants. Cela dit, leur développement nécessite l implication des agriculteurs. Les dynamiques de changement, pour être effectives, doivent ainsi bénéficier d un soutien pour minimiser les risques encourus et pérenniser les démarches durables. C est l objectif que s est fixé le RAD en déclinant l expérimentation «Grandes Cultures Economes» (GCE) en cahier des charges en vue de développer une mesure agroenvironnementale (MAE) «eurocompatible» dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). L élaboration d une MAE Systèmes de Culture Economes en Intrants (SCEI) représente en effet un outil pour accompagner le développement de la production intégrée à l échelle de la rotation en France. Elle constitue une mesure à mi chemin entre la MAE rotationnelle et la MAE conversion à l agriculture biologique. Une enquête menée auprès des agriculteurs montre que 80% des agriculteurs interrogés sur sept régions se disent intéressés par contractualiser la MAE (cf carte). 80% des agriculteurs interrogés se disent intéressés par contractualiser la MAE SCEI. Le cahier des charges proposé Assolement diversifié et rotations longues Part de la culture principale dans la SAU < 70% à la signature et < 50% en année 3 Au minimum 5% de la SAU en légumineuses à la signature et au moins 10% en année 3 Au moins 4 cultures différentes à la signature et au moins 5 en année 3 Taille maximale d une unité culturale : 15 hectares (ha) Limitation des apports en N, P, K et des fuites d éléments minéraux Maximum 130 UN/ha de SAU en moyenne Maximum 40 U de P et K minéral/ha de SAU en moyenne et maximum 70 U/ha pour chaque culture Couverture du sol avant cultures de printemps obligatoire du 1 er octobre au 15 novembre Utilisation réduite des pesticides Interdiction des traitements de semences insecticides et des régulateurs de croissance (raccourcisseurs) L IFT ne doit pas dépasser la valeur de 4 par ha de surface assolée à la signature et de 2,5 en année 3 Favoriser la biodiversité Interdiction des OGM dans l alimentation animale et dans les cultures Au moins 15% d infrastructures agroécologiques dans la SAU (méthode de calcul HVE niveau 3) Régions potentiellement concernées par la MAE SCEI, résultats de l enquête 2013, FNCIVAM/RAD

4 Les systèmes de culture économes en intrants 1/2 Recomposer son système Construire des systèmes plus robustes revient à choisir une combinaison de leviers agronomiques à activer en fonction de ses objectifs (rotation, choix variétal, gestion de l azote, gestion de l espace, associations d espèces et de variétés..). Après trois années d expérimentation par les agriculteurs, les systèmes de culture se révèlent performants au regard d indicateurs chiffrés répondant aux engagements pris par l Etat vis-à-vis de la commission européenne ou de la société civile. Les analyses menées sur ces systèmes permettent d établir un cahier des charges ne retenant que les facteurs nécessaires à l atteinte des bons résultats environnementaux, tout en tenant compte des critères économiques et de faisabilité pour les agriculteurs. La capacité de déploiement du cahier des charges est intéressante : le temps du projet, le nombre d agriculteurs qui respecte ce dernier a été multiplié par trois, à l aide de l accompagnement des équipes de terrain du Réseau Agriculture Durable. Le temps du projet, le nombre d agriculteurs respectant le cahier des charges a été multiplié par trois. LES SYSTEMES DE CULTURE ECONOMES EN INTRANTS : sont tous diversifiés avec une moyenne de 8 espèces cultivées. comprennent tous des cultures de printemps et des légumineuses. Limitent leur recours aux intrants (engrais, pesticides ). ont une taille de parcelles limitée et des zones refuges. Une stratégie globale de réduction des intrants La diversification des espèces cultivées constitue le principal levier agronomique à mettre en œuvre pour réduire efficacement le recours aux intrants. Une rotation diversifiée permet de développer des systèmes plus résilients face aux bio-agresseurs, ce qui contribue à faciliter la réduction des intrants. Cette diversification s accompagne en effet d un allongement de la rotation qui permet de rompre le cycle des ravageurs. L analyse des systèmes de culture économes montre qu il existe une corrélation entre diversité spécifique et utilisation des pesticides (IFT HH). Une analyse du schéma 3 cidessous montre qu à partir de 6 espèces, 75% des systèmes étudiés ont un IFT hors herbicides inférieur à 1. Schéma 3 : Relations entre diversité spécifique et IFT hors herbicides

5 Les systèmes de culture économes en intrants 2/2 Vers des systèmes plus économes en azote Dans le cadre d une recherche d autonomie en azote, l introduction de légumineuses est déterminante. Les légumineuses sont en effet capables de capter l azote atmosphérique pour enrichir le sol en azote. Ainsi, parmi les systèmes de culture les plus performants, tous intègrent des cultures de type légumineuses (ex : pois, féverole, luzerne ) ; ce qui facilite la réduction de la fertilisation azotée (schéma 4). Le temps du projet, les surfaces en cultures annuelles ont ainsi été triplées et les surfaces en mélanges céréales protéines multipliées par 2,3. Enfin, l essentiel des pertes d azote a lieu en hiver. Plusieurs pratiques contribuent à limiter les risques de pertes : l introduction d un couvert pendant la période d inter-culture en hiver et l ordre des cultures, en prenant en compte la capacité des cultures à absorber l azote. Ces couverts peuvent intégrer des légumineuses. La couverture du sol recompose l azote minéral sous sa forme organique, le soustrayant aux lessivages pour le rendre réutilisable par les cultures suivantes. D autre part, positionner un colza ou un maïs après une culture de type légumineuse ou luzerne permet d une part de capter l azote largué par la légumineuse et de baisser l apport d azote au colza ou au maïs. «Notre principale motivation est de développer l autonomie du système. Nous voulons dépendre le moins possible de l agrochimie et du pétrole. Nous voulons aussi minimiser notre impact sur l environnement. La conduite économe sur les céréales permet de fortement limiter l émission de pesticides dans l air et dans l eau tout en maintenant un bon rendement». Xavier Uzu, Agriculteur dans la Sarthe CARABES Blé Colza Maïs/Tournesol Légumineuses Abondance (individu/piège) Relation Abondance / %IAE (R 2 ) Relation Diversité / %IAE (R 2 ) Relation Abondance / Taille (R 2 ) Tableau 1 : Abondance et diversité des carabes en fonction des cultures Le coefficient de détermination (R²) mesure l adéquation entre le modèle et les données observées. Les valeurs sont comprises en 0 et 1. Travailler avec la biodiversité La biodiversité intervient comme un auxiliaire pour la mise en place des systèmes à bas niveaux d intrants, et inversement. Dans le cadre du projet GCE, les carabes et les isopodes terrestres (cloportes) ont été utilisés comme bioindicateurs pour évaluer les relations entre biodiversité et pratiques agricoles des agrosystèmes. Schéma 4 : Corrélation entre légumineuse et fertilisation azotée Les premiers résultats montrent que dans le colza, le maïs et le tournesol, le nombre de carabes dépend directement de la quantité des milieux refuges à proximité (Tableau 1). Les isopodes terrestres sont quant à eux uniquement présents dans les blés peu perturbés et les infrastructures agroécologiques. L étude menée dans le cadre du projet Grandes Cultures Economes met ainsi en évidence la pertinence des infrastructures agro-écologiques (haies, bandes enherbées ). D autre part, l importance de la taille des parcelles a été démontrée pour le maintien de la biodiversité.

6 Résultats 1/2 Des systèmes qui respectent l ensemble des engagements réglementaires d ici à L analyse des résultats moyens des 40 systèmes de culture analysés dans le cadre du programme GCE (Groupe GCE), montre que l ensemble des systèmes atteint d ores et déjà de bons résultats environnementaux, notamment en terme de réduction des IFT, d émission de GES ou encore de conservation de la biodiversité. Seuls les résultats en termes de perte d azote par lessivage et de concentration en nitrates sont supérieurs aux seuils retenus pour l expérimentation. Le Groupe respectant le cahier des charges simplifié (Groupe CdC), constitué de 8 systèmes, simplifié atteint quant à lui de bons résultats sur l ensemble des indicateurs retenus (Tableau 2). Les systèmes de culture économes en intrants ont également été comparés avec deux systèmes de référence succession Colza - Blé - Maïs (réf. CBO) ou Mais - Blé (réf. MB) (données issue du Réseau Mixte Technologique Systèmes de Culture Innovants). Les résultats montrent qu en moyenne les systèmes qui respectent le cahier des charges ont de meilleures performances que tous les autres groupes pour l ensemble des 7 indicateurs. Enfin, sur la globalité de l expérience, en trois ans, le programme a conduit à des économies d intrants importantes sur l ensemble des 56 exploitations concernées, soit sur un total de hectares : unités d engrais azoté, soit 16% en moins, d équivalent litres fuel, soit 15% d économies doses de pesticides, soit 31% en moins tonnes d équivalent CO 2, soit12% en moins Seuil Groupe CdC Groupe GCE Réf. CBO Réf. MB IFT/Réf. régionale < 50% Perte N par lessivage < 40KgN Concentration nitrates < 50 mg NO3 /l Conso. énergétique < 327 EQF/ha GES < 1.76 teq CO2/ha Gaspillage de phosphore < 30 kg P2O5/ha Conservation biodiversité 3 ou Tableau 2 : Résultats moyens du Groupe CdC par rapport à deux systèmes de référence (CBO et MB)

7 Les résultats 2/2...Avec des résultats économiques performants sur le long terme La démarche vers l autonomie en grandes cultures est parfois complexe, ces systèmes étant dépendants des intrants pour produire plus à l hectare. Cependant les systèmes de cultures économes sont robustes et ont des marges brutes satisfaisantes sur les années 2007 et Les systèmes remarquables du projet Grandes Cultures économes ont ainsi tous une efficience économique supérieure à 65%. Ainsi, même dans un contexte comme 2007 avec une hausse des prix des céréales sur le marché, les systèmes économes obtiennent des résultats économiques satisfaisants, et ce malgré des rendements légèrement inférieurs par rapport aux systèmes productifs. A l inverse, dans des contextes de prix de vente bas et d augmentation du prix des intrants, les modes de conduite économes et autonomes obtiennent de meilleurs résultats économiques. L analyse menée par le réseau InPACT (Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale) Poitou Charentes dans les Deux-Sèvres et la Vienne en 2009 le démontre : Les modes de conduite économes et autonomes obtiennent de meilleurs résultats économiques en termes de valeur ajoutée et de résultats par unité de main d œuvre et ce malgré une baisse de productivité. Comparé à un groupe de référence constitué de 25 exploitations céréalières spécialisées (OTEX Grandes Cultures supérieures à 80% du Chiffre d Affaire Global), adhérentes à l Association de Gestion et de Comptabilité Accéa +, le groupe Grandes Cultures Economes composé de 15 exploitations obtient de meilleurs résultats en termes de résultats courants par Unité de Main d œuvre (Tableau 3). Ces résultats s expliquent par le fait que les coûts des pesticides et engrais minéraux sont élevés. Ils représentent pour l ensemble des systèmes étudiés près de 52% des charges opérationnelles. Les systèmes économes qui arrivent à réduire ces coûts obtiennent donc des marges brutes peu différentes par rapport aux systèmes conventionnels tout en affichant une baisse du recours aux intrants. D une manière générale, les systèmes économes gagnent en autonomie, ce qui leur permet de réduire les coûts de production. Cependant, dans des contextes de fluctuations importantes du prix des céréales sur le marché, les analyses économiques gagneraient à être complétées. En effet, si avec la flambée du prix des céréales, les systèmes économes peuvent paraître moins efficients que les systèmes conventionnels, il conviendrait d évaluer cette efficience sur la base d une analyse pluriannuelle. De même, avec les fluctuations climatiques, les itinéraires proposés pour les systèmes économes pourraient se révéler moins risqués ; l assolement diversifié étant un gage de sécurité contre les aléas en permettant une assurance en répartissant les risques de pertes. Groupe GCE Témoin Accéa + Production / Unité de Main d œuvre (UMO) Primes / UMO Produit / UMO Valeur ajoutée / UMO Résultat courant / UMO Tableau 3 : Indicateurs d efficacité économique en valeurs brutes sur la campagne 2009, source InPACT Poitou-Charentes

8 Des résultats encourageants à 3 ans L exploitation en bref SAU : 117 hectares (ha) Main d œuvre : 1,5 UTH = agriculteur + salarié Parcellaire : 7 îlots, divisés en 12 parcelles regroupées dans un rayon de 2 km Assolement : 25 ha colza, 25 ha blé tendre, 14 ha blé dur, 16 ha orge hiver, 4 ha orge printemps, 16 ha pois printemps, 16 ha tournesol «Globalement, les résultats sont au rendez-vous : j ai diminué de 58% ma consommation de pesticides, de 40% ma fertilisation et de 42% ma facture d intrants à l hectare. Je fais un peu moins de rendement mais ma marge est maintenue.» Sébastien Lallier, Agriculteur en Eure-et-Loir Sébastien a repris l exploitation familiale en D un mode de conduite conventionnel basé sur des méthodes chimiques et des traitements systématiques, il a souhaité réaliser une reconception globale de son système afin de diminuer les achats d intrants tout en préservant ses marges. D une rotation initiale colza / blé / blé /orge hiver, il a choisi de recomposer le système en introduisant des cultures de printemps (tournesol, pois, orge..) pour déspécialiser la flore adventice. Pour réduire la fertilisation azotée, il a ensuite intégré une légumineuse, le pois, devant le colza. Cette stratégie lui a permis de réduire de 50 unités ses apports azotés sur le colza. L introduction de couverts, la moutarde associée à l avoine diploïde, permet de piéger l azote en hiver et d extraire des éléments du sol et de les restituer, tout en maîtrisant les adventices. Deux autres leviers ont été mobilisés : il a décalé les dates de semis et diminué la taille des parcelles pour maîtriser les ravageurs et optimiser les auxiliaires. Après trois ans, Sébastien obtient de bons résultats : «Globalement, les résultats sont au rendez-vous : j ai diminué de 58% ma consommation de pesticides, de 40% la fertilisation et de 42% ma facture d intrants à l hectare. Je sais que je fais un peu moins de rendement mais ma marge est maintenue. En analysant les marges brutes des deux systèmes à l échelle de la rotation, je constate que le système recomposé me permet de les augmenter de 1 à 7% suivant les hypothèses de prix. D une manière générale, je juge ma marge brute équivalente à court terme ; et sur le moyen ou long terme elle sera meilleure car j'évite des impasses techniques et je donne plus de robustesse à mon système.» (Tableau 4). Dans le temps, et dans des contextes de prix différents, les marges sont maintenues. Lors de la campagne 2012, caractérisée par une forte augmentation des prix sur le marché, la marge brute de Sébastien reste ainsi satisfaisante Différence Consommation d intrants Consommation de fuel % Charges opérationnelles % Fertilisation azotée % Coûts de production Coût d une tonne de blé / intrants % Coût d une tonne de colza / intrants % Efficacité du système Efficacité énergétique % Marges brute 2006 (Base Ecophyto) % Marges brute 2010 (prix agriculteur) % Marge brute 2012 (prix agriculteur) % Résultats environnementaux INO3 (lessivage de NO3 ) % Emission de GES (Teq CO2 ) % Traitements de semences (TS) % IFT total (sans TS) % Tableau 4 : Evolution du système de culture de Sébastien Lallier, agriculteur en Eure et Loir, source RAD

9 Perspectives : Développer les systèmes économes Issu d une démarche de terrain, porté par des agriculteurs et testé par une cinquantaine de paysans-chercheurs, le cahier des charges amendé dans le cadre du projet GCE a pu montrer ses atouts en termes agro-environnementaux. Cependant, si ces démarches ne trouvent pas encore écho auprès d une majorité d agriculteurs, c est à la fois parce qu elles ne font pas l objet d outils incitatifs et de vrai soutien politique mais aussi parce que la démarche de changement de système est complexe et représente un parcours difficile à mettre en œuvre. Par des politiques publiques encore trop centrées sur les systèmes de production conventionnels, au détriment du développement rural et des démarches agroenvironnementales, les systèmes durables manquent encore souvent d un réel appui politique et économique qui permettrait de répondre au risque intrinsèque à la démarche de changement de système. C est d autant plus vrai dans le cas des systèmes de cultures, qui font face à des fluctuations du prix des céréales très importantes. C est pourquoi, à l issue du projet, le RAD s est fixé comme objectif de décliner l expérimentation en mesure agro-environnementale «Systèmes de Culture Economes en Intrants» (SCEI), à l image de ce qui avait été proposé pour les élevages de ruminants en créant la MAE Systèmes Fourragers Economes en Intrants (SFEI). Dans le cas des systèmes de culture, le passage à des systèmes économes implique des changements importants et a des répercussions sur les choix d investissement. Ainsi, ce type d incitations et d appui économique est nécessaire pour permettre aux agriculteurs de Le Réseau Agriculture Durable des CIVAM constitue un réseau de compétences pour accompagner les agriculteurs vers une modification de leurs façons de produire. stabiliser le système et soutenir leur démarche de changement. Cela dit, au-delà de l aspect économique, changer de système implique une redéfinition globale des itinéraires techniques et par là du métier d agriculteur. Il comporte un enjeu, certes économique, mais aussi social et symbolique. Ainsi, s engager dans un tel cahier des charges n est pas anodin. Les systèmes économes sont par ailleurs perçus comme des systèmes exigeants en termes de travail et de techniques, et peuvent paraître inaccessibles pour certains agriculteurs. Si le projet GCE a pu montrer la faisabilité de ces nouveaux modes de conduite, éprouvés directement par les agriculteurs sur le terrain, la démarche d expérimentation de systèmes est un chemin à parcourir individuellement, d autant qu elle implique de repenser la cohérence globale du système. Pour répondre à ces questionnements, et à la volonté d une implication large des agriculteurs dans des démarches de changement de systèmes, le projet GCE a, dès son commencement, souhaité travailler sur les questions liées à l accompagnement des agriculteurs dans le changement. Dans ce cadre, les méthodes d accompagnement doivent s adapter à chaque acteur. L alternance entre échanges collectifs de pratiques et temps individuels permet ainsi de répondre à la nécessité de trouver, pour chaque agriculteur, chaque exploitation et chaque contexte, les techniques adaptées à son système et aux objectifs poursuivis. Il n existe pas de recette unique, le changement vers des systèmes de culture économes nécessite ainsi une démarche de co-construction et d expérimentations progressives. Dans ce cadre, le Réseau Agriculture Durable des CIVAM constitue un réseau de compétences pour accompagner les agriculteurs vers une modification de leurs façons de produire. «S engager dans les systèmes économes implique d aller à l encontre de nos repères habituels. Il est indispensable de pouvoir s appuyer sur une dynamique de groupe qui partage ce choix pour atteindre ces objectifs.» Quentin Delachapelle, Agriculteur dans la Marne

10 Un réseau pour s engager dans la démarche Contacter le groupe CIVAM le plus proche de chez vous 50 ans d expériences LE RESEAU CIVAM 4 pôles thématiques (Systèmes de Production Economes et Autonomes, Accueil et Echanges en Milieu Rural, Systèmes Agricoles et Alimentaires Territorialisés, Transmission Installation et Création d Activités) 135 groupes ou fédérations personnes membres dont agriculteurs 12 Fédérations Régionales 17 régions couvertes par le réseau CIVAM 1 réseau Agriculture Durable Une fédération nationale à laquelle adhère l ensemble des groupes et fédération du réseau. En savoir + sur Le Réseau Agriculture Durable Créé en 1994, le Réseau Agriculture Durable des CIVAM réunit 32 groupes d agriculteurs situés dans 17 départements. Depuis maintenant près de 20 ans, le RAD accompagne les agriculteurs vers la conception de systèmes économes et autonomes. Il bénéficie d une expertise dans la conception de systèmes innovants et l accompagnement des agriculteurs. En savoir + sur

11 Pour aller plus loin... Cahier technique n 9. Construire et conduire des systèmes de culture économes. Réseau Agriculture Durable, Mars Accompagner des groupes d agriculteurs vers des systèmes de culture économes. Mémento à l usage des animateurs et conseillers. Réseau Agriculture Durable, Mai Actes du Colloque Grandes Cultures Economes : colloque-grandes-cultures-economes/ de Marguerye A, Denis E, Mialon A, Deschamps D. Vers une MAE Systèmes de culture économes en intrants. Innovations Agronomiques (à paraître). Dossier de presse «Grandes Cultures Economes». Stratégies Autonomes et Economes en Grandes cultures. Intérêts et limites socio-économiques. InPACT Poitou-Charentes, Noémie Schaller. Vers une mesure agro-environnementale «systèmes de culture économes en intrants. Centre d Etudes et Prospective, Analyse n 53, décembre Glossaire CO2 : Dioxyde de carbone EQF : Equivalent litre de Fioul GCE : Grandes Cultures Economes GES : Gaz à Effet de Serre HVE : Haute Valeur Environnementale IAE : Infrastructure Agroécologique IFT : L Indice de Fréquence de Traitement IFT HH : IFT Hors Herbicides K : Potasse N : Azote (UN : unité d azote) NO3 : Nitrates OTEX : Orientation technico-economique des exploitations agricoles P : Phosphore PAC : Politique Agricole Commune UMO : Unité de Main d œuvre UTH : Unité de Travail Homme SAU : Surface Agricole Utile SCEI : Systèmes de Culture Economes en Intrants TEQ : Equivalents Toxiques TS : Traitement de Semences

12 FNCIVAM Réseau Agriculture Durable 7, bis rue Riquet Paris Tel : fncivam@globenet.org 17, rue du bas Village CS Cesson-Sévigné Cedex Tel : contact@agriculture-durable.org Avec le soutien de

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