Session 2 : Solutions existantes pour la lutte contre la dégradation des terres et leur restauration Points de vue de la société civile Atelier régional Sahel / 18 19 décembre 2014 Tunis
ReSaD : la société civile organisée en réseau France :le Groupe de Travail Désertification rassemble 28 partenaires (ONG, scientifiques, collectivités locales) Burkina Faso : le Secrétariat Permanent des ONG (SPONG) regroupe 134 partenaires (ONG et Associations nationales ou internationales de développement) Niger :le Comité National de Coordination des ONG sur la Désertification (CNCOD) est constitué de 11 collectifs d ONG Mali :le Groupe de Coordination des Zones Arides (GCoZa) est composé de 4 plateformes (d ONG, OSC, scientifiques, ) pour mutualiser, capitaliser et mener un plaidoyer
Identification de pratiques Pratiques de lutte contre la dégradation des terres Selon le processus de dégradation concerné (érosion hydrique, éolienne, mécanique, ensablement, surpâturage) Pratiques de restauration des terres Selon le processus de restauration favorisé (taux de MO, infiltration de l eau) savoirs paysans et académiques
Construction d une base de données www.gtdesertification.org
Construction de fiches techniques Lutter contre l érosion hydrique Cordons pierreux, demi lunes, digues filtrantes, barrages en gabions, cultures en terrasses, embocagement, successions culturales, bandes enherbées, permet de favoriser l infiltration d eau
Les cordons pierreux
Construction de fiches techniques Restaurer la matière organique Zaï, demi lunes, parcage des animaux, compostage, enfouissement des résidus de récolte, plantes fertilisantes, embocagement des techniques diverses existent
Le Zaï
Les techniques ne suffisent pas aux projets de LCDDT Approche Systémique des projets Volet environnement : préservation et restauration Volet économique : génération de revenus Volet social : gestion des ressources, lutte contre la vulnérabilité Exemples : l agroécologie (ensemble de pratiques qui s appuie sur des processus «naturels» et les ressources locales)
L agroécologie
Spécificités de la LCD au Niger Organisation autour du CNCOD : travail conjoint entre ONG/AD et OCB (mise en œuvre par les structures membres) Type de projets : Projets de terrain, qui associent techniques de LCDDT et génération de revenus «Food for work» : à travers CCA, PAM
Difficultés rencontrées de manière générale Faibles compétences techniques (gestion de projet que techniques de lutte) : car petites associations et OCB Manque de concertation entre les ONGs sur le terrain (multitude) Certaines techniques demandent des investissements par les paysans (charrue ou tracteur par exemple) Bonnes pratiques ne sont pas diffusées car manque de canaux et de temps pour le faire Comment produire des outils innovants de diffusion des techniques accessibles à l échelle des OCB?
Spécificités de la LCD au Mali Organisation autour du GCoZa : le pari de l association entre ONG et scientifiques Projets de recherche développement (projets pilotes, avec capitalisation des résultats et un peu de diffusion) Difficultés rencontrées : Problème de l échelle : petite échelle ne permet pas une réelle efficacité Diffusion faible (traduction langue locale, support papier, accès internet)
Pastoralisme et mobilité transfrontalière Facilité l accès aux ressources pastorales Problème pour accès aux pâturages suite à la décentralisation Etude sur les parcours (Mali/Mauritanie) Atelier d échanges entre pasteurs et collectivités locales Mise en place de conventions autour de la GRN entre les 2 parties prenantes
Projet pastoralisme mobilité transfrontalière Difficultés rencontrées Manque de capacités des CL (mandat, moyens, flou dans le cadre législatif et institutionnel) Difficile de travailler sur la gestion des ressources et du foncier Difficultés à avoir des interlocuteurs «valables», faiblesse des CL Problème d insécurité dans la zone Comment concilier les modes de gestion traditionnel et les modes de gestion modernes? Comment définir la valeur des terres de pâturage (pour le paiement de l accès aux parcours)? Besoin en science de gestion plutôt qu en science «technique»
Questions majeures pour la mise en œuvre des projets des ONGs Changement d échelle : comment intégrer des pratiques pertinentes à petite échelle (parcelle, village) dans des projets plus vaste? Comment favoriser l accès aux savoirs académiques (utilisateurs, ONGs etc)? Pas de recette miracle : comment renforcer la capacité d innovation des acteurs du développement et des populations?
Questions majeures sur le développement au Sahel dans le cadre de la LCDDT Quid de l insécurité :peutonimaginerdenouvellesfaçonsde travailler dans ce contexte qui touche les zones arides? Déprise agricole : comment assurer une gestion durable des terres si les populations rurales s en vont (motiver les jeunes, innovations)? Quid des phases de post projets : la gestion des terres se met en œuvre à long terme, alors que projets ont des temps courts quelles options? Quel lien entre les scientifiques et les politiques des Etats du Sahel?