Lymphome cérébral malin primitif Récidives sans prise de contraste à l IRM



Documents pareils
Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

Actualités IRM dans la SEP Thomas Tourdias 1, 2

Déficit neurologique récent. Dr N. Landragin CCA Neuro

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Place de la PSP et des AMS. «Parkinson plus!» Ce qui doit alerter. Paralysie supra-nucléaire progressive (PSP) Ce qui doit alerter

Migraine et Abus de Médicaments

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

L infarctus veineux hémorragique (IVH) du nouveau-né, une pathologie mal connue. À propos de 19 patients.

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

admission aux urgences

Recommandations Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO

Lymphome non hodgkinien

Qu est-ce qu un sarcome?

Sport et traumatisme crânien

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

Foscolo (1), J Felblinger (2), S Bracard (1) CHU Hôpital central, service de neuroradiologie, Nancy (1) CHU BRABOIS, Centre d investigation clinique

IRM du Cancer du Rectum

Apport de l IRM dans la

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

Le complexe démentiel associé au VIH : aspects particuliers chez les sujets âgés

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

UE2 CANCEROLOGIE Place de la Médecine Nucléaire

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Les maladies vasculaires cérébrales

Recommandation Pour La Pratique Clinique

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

Le diagnostic de la sclérose en plaques

I Identification du bénéficiaire (nom, prénom, N d affiliation à l O.A.) : II Eléments à attester par un médecin spécialiste en rhumatologie :

Exemple 1: Entorse cheville. ÉVALUATION INITIALE: entorse cheville

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

admission directe du patient en UNV ou en USINV

OSSIFICATION DU LIGAMENT VERTEBRAL COMMUN POSTERIEUR ET DU LIGT JAUNE: MYELOPATHIE CERVICALE SUBAIGUE

LES CEPHALEES I- INTRODUCTION

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

7- Les Antiépileptiques

F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010

Les mécanismes de la récupération neurologique. PPradat-Diehl DU de Rehabilitation neuropsychologique 2007

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil


Essai Inter-groupe : FFCD UNICANCER FRENCH - GERCOR

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Définitions. PrioritéVie MC. Votre assurance contre le risque de maladie grave

Guide des définitions des maladies graves

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban

Cancer primitif du système nerveux central de l adulte

L hôpital de jour ( HDJ ) en Hôpital général Intérêt d une structure polyvalente? Dr O.Ille Centre hospitalier Mantes la Jolie, Yvelines

Assurance maladie grave

Principales causes de décès selon le groupe d âge et plus

Cancers de l hypopharynx

IFAS 11 décembre janvier M. BLOT Ergothérapeute. CHU de NIMES

Fonctionnement neural et troubles cognitifs chez le patient bipolaire: preuve ou surinterprétation

La maladie de Horton Artérite temporale Artérite à cellules géantes

DERMATOSES ECZEMATIFORMES LICHENOIDES ET ERYTHEMATO-SQUAMEUSES

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Marchés des groupes à affinités

INTERET DE LA SEQUENCE 3D ASL (ARTERIAL SPIN LABELING) CHEZ L ENFANT PRESENTANT UN DEFICIT NEUROLOGIQUE AIGU

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle

Définitions. MALADIES GRAVES Protection de base Protection de luxe. PROTECTION MULTIPLE pour enfant

COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE. AVIS DE LA COMMISSION 08 février 2011 CONCLUSIONS

Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

Création de procédures inter-services pour la gestion des essais de phase I à l Institut Gustave Roussy

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

Bulletin. Le mot du président Quel avenir pour les interférons et le Copaxone?

INDUCTION DES LYMPHOCYTES T- RÉGULATEURS PAR IL2 A TRÈS FAIBLE DOSE DANS LES PATHOLOGIES AUTO- IMMUNES ET INFLAMMATOIRES APPROCHE TRANSNOSOGRAPHIQUE

Cordarone et Thyroïde par François Boustani

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

LE SYNDROME DE BUDD CHIARI

Carte de soins et d urgence

LE DIAGNOSTIC. Diagnostic clinique

Déficit moteur et/ou sentif des membres

mal de tête d installation subite 12/10 Éliminer une céphalée secondaire

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

F-FLUORODÉOXYGLUCOSE EN ONCOLOGIE Expérience en Ile de France

1ST2S Biophysiopathologie : Motricité et système nerveux La physiologie neuro-musculaire :

CEPHALEES POST-BRECHE DURALE. Post Dural Puncture Headache (PDPH)

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

prise en charge médicale dans une unité de soins

Les tumeurs du cerveau

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES. Spondylarthrites. Décembre 2008

L agénésie isolée du corps calleux

Transcription:

Lymphome cérébral malin primitif Récidives sans prise de contraste à l IRM N. Martin-Duverneuil, M. Sierra Del Rio, K. Mokhtari,D. Leclercq, S. Navarro, R. Guillevin, C. Soussain, K. Hoang-Xuan, J. Chiras Hôpital de la Salpêtrière - Paris

Introduction Le lymphome cérébral malin primitif (LCMP) comprend: - Le lymphome diffus à grandes cellules B - les autres types histologiques plus rares * L. de Burkitt * L. à cellules B de bas grade * L. à cellules T * L. anaplasique à grandes cellules * L. à cellules T extraganglionnaire «natural killer» * La granulomatose lymphomatoïde - Les autres formes anatomo-cliniques, également très rares * L. endovasculaire * Lymphomatose cérébrale * Neurolymphomatose

Introduction Le lymphome diffus cérébral à grandes cellules B est le plus fréquent des LCP, mais reste rare: 1% de l ensemble des lymphomes < 0,5% de l ensemble des lymphomes non hodgkiniens 3-5% des tumeurs cérébrales Lésion initiale iti Prédilection 6ème 7ème décennies H=F 87 % des cas : sus-tentoriel à prédominance paraventriculaire Substance blanche périventriculaire et sous-corticale Noyaux gris Corps calleux 13 % des cas : fosse postérieure Exceptionnel: intraventriculaire plexus choroïdes

Introduction Clinique Déficits neurologiques focaux 50 80% des cas Troubles neuropsychiatriques 20-30% HIC - 10 30% Crises convulsives -5 20 % Troubles de la vue (uvéite ou lymphome du vitré) 5 20 % des cas 50% des lymphomes post-transplantations transplantations surviennent dans l année suivant la transplantation t ti Imagerie IRM - souvent très évocatrice CONVENTIONNELLE MULTIMODALE

Iso Hyposignal T2/FLAIR Œdème modéré Intense prise de contraste homogène

TE long: Pic de choline élevé Cho/NAA élevé TE court:résonance de lipides

Absence d hyperperfusion Retour de la courbe au-dessus de la ligne de base Courbe verte pathologique Courbe mauve:contrôle normal

Traitement de la lésion initiale: Chimiothérapie et radiothérapie Adaptation des doses de radiothérapie : limitation de la neurotoxicité et préservation des fonctions cognitives Chimiothérapie seule si patient de plus de 60 ans Résultats Rémission complète: 80 % des cas Récidives intracérébrales fréquentes (50 60% des cas), dans les 2 ans, Pouvant toucher n importe quel siège intracérébral y compris à distance de la lésion initiale avec prise de contraste intense habituelle Fréquence des lésions multiples Dissémination leptoméningée dans 10-20% des cas D autres sites de récidives sont possibles:

Rechutes des LCMP Systemique: 5-10% SNC:90% Oeil: 10-20% LCR: 10-20%

Rechute SNC Sans prise de contraste? Rechutes des LCMP Systemique: 5-10% SNC:90% Oeil: 10-20% LCR: 10-20%

Matériel et Méthodes Étude rétrospective Sur la base de données de la Salpêtrière Données de l imagerie de rechute disponibles dans 322 patients traités pour un LCMP (entre 1996 et 2009) 4 patients avec rechute sans prise de contraste Critères d inclusion Patients >18 ans Histologie initiale prouvée Tous les patients étaient VIH - Rémission sous chimiothérapie (Méthotrexate IV HD) Absence de Radiothérapie antérieure

Cas 1: - H 68 ans - Hémiparésie droite progressive + ataxie IRM initiale: initiale Lésion bulbaire rehaussée par le contraste +++ Lésion de la substance blanche sans prise de contraste Biopsie : Lymphome diffus à grandes cellules B Methotrexate + Ara C Rémission complète

Cas 1: 18 mois plus tard : fatigue et baisse de la vision Ophtalmo: uvéite IRM à 18 mois: Lésions en hypersignal T2 multiples, sus- et sous-tentorielles Sans effet de masse et SANS prise de contraste +++ protubérantielle + cérébelleuse + substance blanche Chimiothérapie : Témozolomide

Cas 1: EVOLUTION + 2 mois plus tard : ataxie, fatigue IRM : Lésions substance blanche périventriculaire Minime prise de contraste lésions infra-tentorielles Chimiothérapie Rémission complète 4 mois + tard : Nouvelle aggravation neurologique IRM: Lésions substance blanche périventriculaire SANS prise de contraste Chimiothérapie Décès 4 ans après Dg initial

Cas 2: - F 60 ans - Histoire clinique évolutive - Initialement: Céphalées, troubles de la vision et vertiges - Examen ophtalmo normal - + 1 mois : Confusion, aphasie et crises convulsives généralisées IRM initiale: Lésions bitemporales en hypersignal FLAIR, rehaussées par le contraste +++ Suspicion d encéphalite herpétique Tt par Acyclovir sans amélioration Biopsie : Lymphome diffus à grandes cellules B Protocole EORTC (Methotrexate, Procarbazine, CCNU, methylprednisolone) Rémission complète

Cas 2: 20 mois plus tard : Fatigue, hémiparésie G, céphalées et confusion IRM : Lésions en hypersignal T2/ Discret hypersignal T1 spontané Périventriculaires Effet de masse modéré SANS prise de contraste t Diagnostic de récidive: Dissémination méningée (PL) Chimiothérapie : CarboP + VP 16 Décès 2 ans après Dg initial

Cas 3: - F 75 ans - Histoire clinique évolutive - Initialement: - Baisse de la vision œil G après intervention pour cataracte avec marche instable - + 8 mois :Troubles de la vision œil D, diplopie, hémiparésie D IRM initiale: Lésions en hypersignal T2 de la substance blanche, rehaussées par le contraste +++ Vitrectomie : Lymphome diffus à grandes cellules B Protocole EORTC (Methotrexate, Procarbazine, CCNU, methylprednisolone) Rémission complète

Cas 3: 3,5 ans plus tard : Hémiparésie G, ataxie et dysarthrie IRM : Lésions en hypersignal T2 à droite Tronc cérébral, thalamus et substance blanche Absence d effet de masse SANS prise de contraste (en dehors d une minime prise de contraste pédonculaire D flèche-) Protocole EORTC Amélioration transitoire Décès 4 ans et 8 m. après Dg initial

Cas 4: - F 68 ans - Dysarthrie brutale, crise partielle sensitive G et céphalées IRM initiale: Lésion frontale droite en hypersignal T2/FLAIR rehaussée par le contraste +++ Biopsie : Lymphome diffus à grandes cellules B Protocole EORTC (Methotrexate, Procarbazine, CCNU, methylprednisolone) Rémission complète

Rémission complète

Cas 4: 10 mois plus tard : Inclusion dans un protocole de suivi IRM multimodale - 2 ans > Dg initial: Patiente ASYMPTOMATIQUE IRM multimodale: 2 zones en hypersignal FLAIR sansprisedecontraste Restriction isolée de diffusion de la lésion corticale

Cas 4: 10 mois plus tard : inclusion dans un protocole de suivi IRM multimodale - 2 ans > Dg initial: Patiente ASYMPTOMATIQUE IRM multimodale: SRM peu altérée

Cas 4: 1 mois plus tard: Patiente toujours ASYMPTOMATIQUE - Développement d une fine prise de contraste piale - de la zone de restriction de - de la zone de restriction de diffusion

Cas 4: 1 mois plus tard: Apparition d une fatigue avec céphalées et baisse de l acuité visuelle IRM multimodale: Très nette extension corticale des hypersignaux FLAIR Importante restriction de DIFFUSION Perfusion: interprétation difficile: lésions corticales

IRM multimodale: Très nette extension corticosous-corticale des prises de contraste SRM : modérée Cho/NAA Résonance de lipides libres bes

Poursuite de l aggravation lésionnelle IRM et clinique Décès 2,5 ans après Dg initial Autopsie: Confirme la récidive HE: Coulée de cellules lymphomateuses le long des vaisseaux de petit calibre corticaux sans massif tumoral parenchymateux associé Immunomarquage anti CD34: Coulées tumorales centrées par un vaisseau de petit calibre

Poursuite de l aggravation lésionnelle IRM et clinique Décès 2,5 ans après Dg initial Autopsie: Confirme la récidive Immunomarquage anti CD20: Coulées tumorales (flèches fines) associées à des manchons périvasculaires d aspect classique (flèche)

Discussion: Récidives de LCMP sans prise de contraste Mode de récidive très rare: 6 cas décrits dans la littérature 4 cas/322 dans notre série Fréquence cependant probablement sous-évaluée Diagnostic souvent difficile Tableau clinique variable Troubles cognitifs, asthénie, HIC, déficits moteurs Contexte de neurotoxicité possible liée à la chimiothérapie (aucun de nos cas n avait subi de radiothérapie associée) Imagerie Absence totale de prise de contraste possible (2 cas/4 et cas de la littérature) Ou Prise de contraste minimale (cas n 3) qui n exclut pas la récidive Ou diagnostic radiologique précoce de récidive (cas n 4) précédant l apparition des prises de contraste et l apparition des symptômes neurologiques

Discussion: Récidives de LCMP sans prise de contraste Diagnostic différentiel devant une leucoencéphalopathie uni/ ou multifocale sans prise de contraste: Toxicité iatrogène (méthotrexate ) Leucoencéphalopathie multifocale progressive (patients immunodéprimés) Pathologies dégénératives, sclérose en plaques (associations possibles connues). Encéphalites infectieuses/virales (herpétiques, maladie de Lyme ) Maladie de Binswanger Pathologies métaboliques ou auto-immunes Mécanismes pathogéniques possibles: Infiltrat lymphocytaire associé à des lésions de leucoencéphalopathie transformation ultérieure en cellules B malignes Infiltration massive par les cellules lymphomateuses de l espace périvasculaire sans rupture de la BHE (cas n 4)

Conclusion Les récidives de LCMP sans prises de contraste sont une présentation rare et méconnue Diagnostic précoce difficile (en particulier avec les leucoencéphalopathies p iatrogènes) Intérêt de l IRM multimodale (diffusion+++) devant des lésions qui récidivent volontiers à distance de la lésion initiale Pronostic sévère (Chimiothérapie de sauvetage: peu efficace)