BSU ET MARCHES FINANCIERS. Une confrontation entre fiction et réalité



Documents pareils
ANALYSE D UN SYSTEME D INFORMATION ET EXTENSION DE

LES ORDRES DE BOURSE. Le guide. Découvrir et apprendre à maîtriser les différents types d ordres

Les valeurs mobilières. Les actions 3. Les droits et autres titres de capital 5. Les obligations 6. Les SICAV et FCP 8

Guide d utilisation. Swissquote Bank Ltd Web Trader 2

Son Organisation, son Fonctionnement et ses Risques

TURBOS WARRANTS CERTIFICATS. Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital.

JEU BOURSIER Séance d introduction à la plateforme de trading SaxoWebTrader. - Pour débutants -

Menu INVEST STORE. COMMENT VOUS CONNECTER SUR VOTRE CAEL AVEC OPTION BOURSE : Adresse du site

Portfolio Management Simulation Manuel

RÉSUMÉ (TRADUCTION) Credit Suisse International

CERTIFICATS TURBOS INFINIS BEST Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004

Les Turbos. Guide Pédagogique. Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits présentant un risque de perte en capital

boursorama expert Le guide Découvrir la plateforme Boursorama Expert

Πώς να κάνετε συναλλαγές και πώς να βάζετε εντολές

CHAPITRE 17. Opérations relatives aux titres. - Les bourses sont des marchés qui fonctionnent dans le cadre du jeu de l offre et de la demande.

CFDs : introduction et présentation des produits et de la plateforme de négociation

Ask : Back office : Bar-chart : Bear : Bid : Blue chip : Bond/Junk Bond : Bull : Call : Call warrant/put warrant :

CERTIFICATS TURBOS Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004

Qu est-ce-qu un Warrant?

GUIDE DES WARRANTS. Donnez du levier à votre portefeuille!

Guide de l utilisateur

Votre coupon augmente avec la hausse des taux d intérêt. Crédit Agricole CIB (AA- / Aa3) Interest Evolution 2018 STRATÉGIE P. 2. DURÉE p.

Comment aborder l Investment Challenge dans les meilleures conditions?

Protégez vous contre l inflation

Méthodes de la gestion indicielle

ING Turbos. Faible impact de la volatilité. Evolution simple du prix

Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels

Floored Floater. Cette solution de produit lui offre les avantages suivants:

Certificats TURBO. Bénéficiez d un effet de levier en investissant sur l indice CAC 40! Produits non garantis en capital.

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance.

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots

TURBOS Votre effet de levier sur mesure

Floored Floater sur le taux d intérêt LIBOR CHF à trois mois avec emprunt de référence «General Electric Capital Corporation»

ING Turbos Infinis. Avantages des Turbos Infinis Potentiel de rendement élevé. Pas d impact de la volatilité. La transparence du prix

Comprendre les produits structurés

LES TURBOS INFINIS. Investir avec un levier adapté à votre stratégie!

L unique CFD AutoStop

S informer sur. Les obligations

FORMATIONS FINANCIÈRES RÉALISÉES

Manuel pour la bourse virtuelle Version 3

RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE)

Note informative aux clients de la BANQUE RAIFFEISEN et des CAISSES RAIFFEISEN affiliées en relation avec les produits financiers offerts

Les produits de Bourse UniCredit sur le CAC Ext (Étendu).

PRODUITS DE BOURSE GUIDE DES WARRANTS. Donnez du levier à votre portefeuille! Produits non garantis en capital et à effet de levier

Indices de stratégie de SIX Structured Products. Les indices de référence pour les produits structurés

Quels sont les risques sous-jacents liés au trading sur indice boursier?

WARRANTS TURBOS CERTIFICATS. Les Warrants. Découvrir et apprendre à maîtriser l effet de levier

LES MARCHÉS DÉRIVÉS DE CHANGE. Finance internationale 9éme ed. Y. Simon & D. Lautier

Glossaire des Instruments Financiers

Calcul et gestion de taux

AVERTISSEMENT ET INFORMATION SUR LES RISQUES LIES A LA NEGOCIATION DES CONTRATS A TERME ET DES ACTIONS

APERÇU DES CARACTERISTIQUES

Manuel de référence Options sur devises

Guide de l Investisseur de Cfd sur Actions sur la Plateforme de Cfd Systemtrading

Les obligations. S. Chermak infomaths.com

G&R Europe Distribution 5

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie

LES ACQUISITIONS DE TITRES. Analyse des opérations d'acquisition de titres (frais bancaires et TVA). TABLE DES MATIERES

TURBOS JOUR : DES EFFETS DE LEVIER DE x20, x50, x100 jusqu à x300!

Commerzbank AG Certificats Factors

AOF. Comment utiliser. les CFD? bourse. mini-guide. «Comment. investir en Bourse?

Floored Floater. Cette solution de produit lui offre les avantages suivants:

Fonds d investissement Tangerine

Performance creates trust

entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation

Options, Futures, Parité call put

Mardi 23 octobre Séminaire. Schumann-bourse

CLIKÉO 3. OPCVM respectant les règles d investissement et d information de la directive 85/611/CE modifiée. Prospectus simplifié

INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES. Guide d étude

Nature et risques des instruments financiers

en juste valeur par résultat Placements détenus jusqu à échéance

Manuel Ordres Avancés

COMPRENDRE LES OPTIONS BINAIRES - LEÇON 1

I. Risques généraux s appliquant à l ensemble des instruments financiers

Boléro. d information. Notice

London Stock Exchange. Bourse de Casablanca le 12 mars 2011

ANALYSE DES EXIGENCES D UN JEU BOURSIER EN LIGNE ET

CA Oblig Immo (Janv. 2014)

Propriétés des options sur actions

Fonds de placement en Suisse. Définitions Fonctionnement Poids économique OMPACT

I DEFINITION DES WARRANTS...

PARTIE A STATUTAIRE PRESENTATION SUCCINCTE : INFORMATIONS CONCERNANT LES PLACEMENTS ET LA GESTION : OPCVM conforme aux normes européennes

Le guide des produits de Bourse Commerzbank

BAX MC Contrats à terme sur acceptations bancaires canadiennes de trois mois

Analyse,, Conception des Systèmes Informatiques

Finance de marché Thèmes abordés Panorama des marches de capitaux Fonctionnement des marchés de capitaux Le marché des obligations Le marchés des

Service actions et options

Cours Gestion de projet

SERIOUS TRADING. WORLDWIDE. LE TRADING AVEC SAXO BANque SERVICE PROFESSIONNEL POUR INVESTISSEURS PRIVES

RÉSUMÉ. Le siège social de Credit Suisse AG est situé à Paradeplatz 8, CH-8001, Zurich, Suisse.

Turbos & Turbos infinis

Multi Defender VONCERT

LISTE D EXERCICES 2 (à la maison)

Groupe Cornèr Banque. Produits et services pour la Clientèle privée. Vos valeurs, nos valeurs.

L essentiel des marchés financiers

Guide de l investisseur

RISQUES ET NATURE SPECIFIQUES DES PRINCIPAUX INSTRUMENTS FINANCIERS

Transcription:

Université de Fribourg, Suisse Département d'informatique Travail de séminaire en informatique de gestion BSU ET MARCHES FINANCIERS Une confrontation entre fiction et réalité Travail de séminaire Auteur: Jannick Pierobon Route des Vieux-Chênes 7 1700 Fribourg Responsable: Dr Stefan Hüsemann Fribourg, 2014

Abstract BSU est une association qui propose des simulations boursières. Le travail décrit l environnement dans lequel l association se situe et la référencie par le biais d une gap analysis à un outil financier réel, afin de trouver des potentiels d amélioration.

Introduction Table des matières 1 INTRODUCTION... 1 1.1 Qu est-ce que BSU... 1 1.2 Evolution du Système Informatique chez BSU... 1 1.3 Objectifs du travail... 2 1.4 Questions de recherche... 3 1.5 Méthodique et structure du travail... 3 2 LE MONDE BOURSIER... 5 2.1 Typologie de marché... 5 2.2 Actions... 6 2.3 Obligations... 6 2.4 Les produits dérivés... 7 2.5 Le marché des devises... 8 2.6 Les indices boursiers... 8 2.7 Le négoce des titres en bourse... 9 3 COMMENT MODELISER UN SI...11 3.1 RUP et UML...11 4 GAP ANALYSIS...14 4.1 PMS au jour d hui...14 4.2 Marchés financiers réels: la plate-forme Swissquote...15 4.3 Explications des UC, solutions envisageables....16 4.4 Spécification des fonctionnalités à développer : analyse des gaps...20 4.4.1 UC15: Analyser les marchés financiers...20

Introduction 4.4.2 UC8 : Négocier les action au cours actuel...21 4.4.3 UC9 : Négocier les obligations au cours actuel...23 4.4.4 UC10: Négocier les produits dérivés au cours actuel...25 4.4.5 UC11: Négocier les devises au cours actuel...27 4.4.6 UC12: Utiliser différents types d ordres...29 4.4.7 UC14 : Négocier avec le smatphone...32 5 CONCLUSIONS...34 6 BIBLIOGRAPHIE...36 Table des figures FIGURE 1 : CLASSIFICATION DES MARCHES FINANCIERS (SIX SWISS EXCHANGE, 2013)... 5 FIGURE 2 : COMPOSITION DU SWISS MARKET INDEX (SWISSQUOTE, 2014)... 9 FIGURE 3 : POSSIBILTES D'ORDRES CHEZ SWISSQUOTE (SWISSQUOTE, 2014)... 10 FIGURE 4: ARCHITECTURE DES PROCESSUS DU RUP (IBM, 2005)... 13 FIGURE 5: EXEMPLE DE CAS D'UTILISATION... 13 FIGURE 6 : L'ETAT ACTUEL DU SI DU PMS, A PARTIR DE (SHEHU, 2008)... 15 FIGURE 7: USE CASE SIMPLIFIEE DU SI DE SWISSQUOTE... 16 FIGURE 8: OPERATION D'ACHAT SUR LE PORTEFEUILLE VIRTUEL DE SWISSQUOTE... 17 FIGURE 9: VUE D'ENSEMBLE DU PORTEFEUILLE VIRTUEL DE SWISSQUOTE (SWISSQUOTE, 2014)... 18 FIGURE 10: L'OUTIL D'ANALYSE GRAPHIQUE DE SWISSQUOTE (SWISSQUOTE, 2014)... 18 FIGURE 11: GAP ANALYSIS... 19 FIGURE 12: UC12 UTILISER DIFFERENTS TYPES D'ORDRES... 30 Indice des tableaux TABLE 1: CLASSIFICATION DES UC... 34

Introduction 1 Introduction 1.1 Qu est-ce que BSU BSU est l acronyme de «Börsenspiel der Schweizer Universitäten», une association estudiantine à but non lucratif, fondée par deux étudiants de l université de Fribourg en 1991 (Anderas Hüchting et Harald K. Berg) qui propose des jeux boursiers virtuels, destinés aux étudiants des universités et hautes écoles suisses depuis 1992. Les participants ont la possibilité d y expérimenter leurs connaissances de finance acquises pendant les cours, en faisant un lien entre la théorie et la pratique. Le jeu principal organisé par BSU a été le PMS, soit «Portofolio Management Simulation». Ce dernier consiste en un marché boursier virtuel, où le gestionnaire a à disposition un million de francs à investir sur un marché fictif avec des cours réels. A la fin des huit semaines de durée du jeu, les joueurs au sommet des classements reçoivent des prix. 1.2 Evolution du Système Informatique chez BSU Les jeux boursiers de BSU se déroulaient par fax ou courrier jusqu en 1998 ; les participants envoyaient leurs ordres d achat/vente de titres au bureau de la BSU, où ils étaient introduits manuellement dans d ordinateur qui calculait les rendements des portefeuilles et les classements. Au fil des années les jeux boursiers de BSU notamment le PMS se sont développés, en introduisant en 1997 1 un système informatique accessible par www. Suite à la rapide évolution des standards informatiques en matière de programmation et de mise en page web, le PMS en 2012 a subi une radicale transformation. Le logiciel calculant les rendements des portefeuilles et les classements était programmé en Acces 2 et l interface en ASP 3, des langages informatiques anciens, qui posaient des 1 Année dans laquelle le jeu boursier de BSU devint PMS. 2 Système de gestion des bases de données relationnelles développé par Microsoft. 3 Acronyme de Active Server Pages ; c est un ensemble de logiciels développés par Microsoft destiné à créer des sites web dynamiques. 1

Introduction problèmes liés à la maintenabilité 4 du PMS, car il était difficile de trouver des étudiants dans l environnement universitaire avec ces connaissances informatiques. En outre l aspect didactique lié à la partie informatique de la plate-forme n était plus central, car le contenu des cours universitaires ne prévoyait guère ces langages. Le PMS a été ainsi modifié, en utilisant des standards actuels tels que JAVA 5, PHP 6 et HTML 5 7, donnant un aspect plus moderne et dynamique à l interface du SI, par exemple grâce à l adaptabilité des pages aux smartphones. 1.3 Objectifs du travail Développer et maintenir actuelle une plate-forme financière virtuelle n est pas une tache facile. BSU au fil des années a su relever le défi et offrir aux participants une simulation boursière simplifiée de très haute qualité. L objectif du travail de séminaire est de représenter l état actuel du PMS suite aux modifications subies en 2012, et de le comparer avec un marché réel pour en trouver les différences. Ensuite ces différences seront analysées afin de trouver quelles fonctionnalités pourraient être développés au sein de la BSU, afin de rendre le PMS toujours plus semblable à la réalité. De cette façon l ouput 8 du travail sera utile à l association, notamment à l équipe informatique lors d un développement de nouvelles fonctionnalités pour le jeu. Au niveau personnel ce travail me permettra de mettre en pratique les connaissances acquises pendant le cours de systèmes d information, notamment la méthodologie Rational Unified Process 9 et le langage UML avec les diagrammes de cas d utilisation 10. 4 En anglais supportability, exigence non fonctionnelle envers un SI (Hüsemann, Semestre d'automne 2013) 5 Java est un langage de programmation orienté objet. 6 Hypertext Preprocessor, langage de programmation utilisé en grande partie pour produire pages web. (Hypertext Processor, n.d.) 7 HTML5 est la dernière version d HTML, format de données conçu pour représenter les pages web. 8 Produit du travail 9 Méthodologie de développement de projet informatique illustrée au chapitre 3 2

Introduction 1.4 Questions de recherche Les questions suivantes serviront de fil rouge au cours du travail. «Comment analyser et représenter les exigences envers un SI?» Le travail va affronter la méthodologie liée à la représentation des exigences envers un SI. Ceci est fondamental pour formaliser les exigences envers la plate-forme de BSU. «Comment en modéliser les fonctionnalités?» Cette question permet d introduire des modèles utiles à la représentation graphique des fonctionnalités, afin de les utiliser par la suite pour le PMS. «Comment fonctionne la négociation des titres boursiers dans la réalité?» La réponse à cette question permet au lecteur de se faire une idée basilaire sur le monde boursier, afin de comprendre au mieux le PMS de BSU. «Quelles sont les fonctionnalités actuelles du jeu?» Cette question est la base de départ pour construire la gap analysis, le lecteur peut ainsi comprendre quel est l état actuel du jeu. «Quelles perspectives d évolution seraient envisageables et apporteraient de la valeur au jeu, au niveau de ses fonctionnalités?» La réponse à cette questions est le but du travail : fournir une liste de fonctionnalités potentiellement développables pour le PMS. 1.5 Méthodique et structure du travail La comparaison entre le SI du PMS et la réalité se fera par le biais d une Gap Analysis. Tenu compte du grand nombre de plates-formes boursières présentes, Swiss Quote sera utilisé comme SI représentatif de la réalité. Choisir la meilleure plate-forme est difficile, car les avis divergent est la qualité sur toutes les plates-formes est haute. La raison du choix de Swissquote sera expliquée au chapitre 4.2. L approche visant à décrire les fonctionnalités actuelles et idéales du PMS sera faite conformément a la méthodologie 10 Diagramme de UML (Unified Modelling Language), illustré au chapitre 3.1 3

Introduction proposée par Rational Unified Process. Les solutions envisageables pour combler certains gap seront analysés tenant compte de quatr aspects principales: faisabilité (est-ce que l association dispose des moyen pour parvenir à cet objectif?), temps (est-ce que le temps nécessaire au développement de la solution est envisageable?), didactique (quel serait la valeur adjointe à niveau didactique?), image (est-ce que cette nouvelle fonctionnalité amènera-t-elle de nouveaux joueurs?). 4

Le monde boursier 2 Le monde boursier Les sous chapitres suivants présenteront la structure de ce qu on appelle communément la bourse et les principaux produits financiers, nécessaires pour comprendre la situations actuelle du PMS et pour la gap analysis qui suivra. 2.1 Typologie de marché Les littératures offrent nombreuses classifications de marché financier, basées sur le type de produit financier échangé, sur l échéance de ce dernier ou sur les acteur en jeu. Ainsi peut on parler de marché des obligation (ou obligataire) de marché à court terme ou de marché interbancaire. Une classification générale est toutefois utile pour fournir au lecteur une vision d ensemble sur les marchés financiers (Figure 1 : Classification des marchés financiers ). Figure 1 : Classification des marchés financiers (SIX Swiss Exchange, 2013) Les marchés traités dans ce travail seront les marchés des capitaux (échange d instruments financiers tels que actions, obligations, ) et les marchés dérivés. 5

Le monde boursier 2.2 Actions Une action est un papier valeur qui confère à son détenteur un droit de propriété équivalent à une fraction du capital de l entreprise. Selon le type d action celle-ci peut conférer à son détenteur un droit de vote à l assemblée des actionnaires. L action donne en outre le droit à un dividende, qui correspond à une partie du bénéfice de l entreprise. Le dividende n est cependant pas garanti, le droit au dividende du détenteur de l action ne correspond pas à une obligation de versement de la part de l entreprise. En cas de faillite les actionnaires sont considérés des créanciers résiduels, c est à dire qu ils sont remboursés en dernier. Ils existent plusieurs types d actions : Actions au porteur : elles donnent droit au dividende et au vote, librement transmissibles. Actions nominatives : droit au dividende, le détenteur doit être inscrit au registre des actionnaires pour avoir le droit de vote, la transmission n est pas garantie Bon de participation : droit au dividende 2.3 Obligations Une obligation est un emprunt divisé en parts (valeur nominale) (Isakov, Semestre d'automne 2013), chaque détenteur d obligation a droit à un remboursement de la part de l émetteur. Certaines obligations donnent droit à un coupon, qui correspond à un intérêt périodique sur la dette. En cas de faillite de l entreprise les détenteurs d obligation sont des créanciers prioritaires, c est à dire qu ils sont remboursés en premier. Ils existent plusieurs types d obligations : Obligation ordinaire : le coupon de l obligation ne varie pas au cours du temps. Obligation à taux variable : le coupon de l obligation varie au cours du temps. Obligation à zéro-coupon : l obligation ne verse pas de coupon. 6

Le monde boursier 2.4 Les produits dérivés Les produits dérivés sont des actifs financiers dont la valeur dépend d un sous jacent (actif) et ont une échéance fixée dans une date future. (Isakov, Semestre d'automne 2013) Il existe deux types de produits principaux : les options et le futures Les futures sont des contrat entre deux acteurs qui décident de vendre respectivement acheter un actif à une date et à un prix fixés à l avance. Les futures génèrent donc des obligations pour les souscripteurs. Les options se différencient sur se point par rapport aux futures ; elles ne génèrent pas d obligations, donnant la possibilités aux détenteurs de choisir si les exercer ou pas. Il est toutefois important souligner qu une option génère une obligation pour l émetteur, lequel sera obligé à vendre ou respectivement acheter, un actif à un prix fixé. Pour mieux comprendre les options il vaut mieux en expliquer la terminologie : Sous jacent : actif sur lequel porte l option (options sur actions, blé etc). Exercer l option : acheter/vendre un sous jacent au prix fixé par l option. Prix d exercice : prix auquel le sous jacent sera exercé. Prime d option : prix de l option. Option put : option qui donne le droit de vente d un sous jacent à un certain prix. Option call : option qui donne le droit d achat d un sous jacent à un certain prix. Date d échéance : date à laquelle l option peut être exercée. Il apparaît maintenant clair où se situe la profitabilité pour un acteur financier ; si par exemple le prix d exercice d une action call sera inferieur au prix du marché (du sous jacent), l option génèrera un gain pour son détenteur. Ainsi les produits dérivés, notamment les options, comme l explicite le tableau vu précédemment (Figure 1 : Classification des marchés financiers ) servent comme instruments pour se prévenir d une fluctuation de la valeur des actifs. Il faut enfin faire une distinction entre deux typologies d options ; les options européennes, qui peuvent être exercées seulement à la date d échéance, et les 7

Le monde boursier options dites américaines dont le droit d exercice est possible n importe quand avant la date d échéance. 2.5 Le marché des devises Le marché des devises connu sous le nom de Forex (Foreign Exchange) permet d échanger les devises convertibles à des taux de change qui varient en continuation, selon l offre et la demande de monnaie. La centralité de ce marché apparaît évidente quand on pense au commerce international, notamment dans la finance lors de l achat de produits financiers cotés avec des devises différentes. 2.6 Les indices boursiers Un indice boursier indique la performance d un marché déterminé. Les indices boursiers peuvent faire référence à un marché déterminé ou être globales (Dow Jones 11 ). Ceci permet aux investisseurs de contrôler l évolution du marché, et de faire des prévisions pour le futur. En Suisse ils existent plusieurs indices, le plus connu est le Swiss Market Index (Figure 2 : Composition du Swiss Market Index (Swissquote, 2014)lequel regroupe les 20 titres en termes de capitalisation boursière du SPI 12 (SIX Swiss Exchange Group, 2014). 11 Dow Jones Industrial Average, est l indice des bourses de New York, le plus vieux au monde 12 Swiss Performance index, indice regroupant les titres des sociétés ayant siège en Suisse ou dans le Principauté du Lichtenstein. 8

Le monde boursier Figure 2 : Composition du Swiss Market Index (Swissquote, 2014) 2.7 Le négoce des titres en bourse Ils existent plusieurs typologies d ordres qu un investisseur peut faire sur un marché et selon les plates-formes elles peuvent varier. Voici les principales (Swissquote, 2014) Ordre au prix du marché : les investisseurs achètent le titre au cours du marché, l exécution est instantanée. Ordres limités : les ordres limités fixent un cours auquel il faut acheter/vendre et ils ont une durée de validité. Il y en a de deux types : les GTC (Good Till Cancelled), où l ordre est valable jusqu à ce que le négociant l annule et les GFD (Good For The Day), dont la validité est définie par un horaire (chez Swissquote 23h par exemple). Ordres à seuil de déclanchement : ces ordres sont aussi appelés ordres stop, et sont notamment utilisés pour se prémunir d une forte baisse de la valeur des titres. Ainsi un seuil de déclanchement (ou niveau de résistance) est fixé ; une fois la cotation d un titre descendue au dessous de ce seuil le titre sera vendu au meilleur prix possible. Il y a deux types d ordres stop : les ordres stop-loss, qui fixent une limite de déclanchement et les stop-limit, qui outre que fixer le niveau de résistance, fixent un seuil (limit) qui ne doit pas être dépassé. Par exemple un investisseur place un ordre stop-limit de vente, avec un niveau de résistance (aussi appelé trigger Figure 3 : Possibilités d'ordres chez Swissquote) de 100 francs et une limite de prix de 80. De cette façon quand l action se situera dans la fourchette 100-80 l action sera vendue. Ceci offre une plage de vente/achat par rapport aux ordres stop-loss qui ne fixent pas de 9

Le monde boursier limites et aux ordres limités qui imposent un cours précis. Les ordres stop sont aussi soit GFD soit GTC Ordres suiveur : Trailing stop est aussi un ordre à seuil de déclenchement à la vente mais celui-ci se réajuste par rapport à l évolution du cours de l action. L opérateur doit définir une valeur après laquelle l ordre de stop doit changer (en valeur ou en pourcentage). Le but de ce type d ordre est de garantir une plus-value maximale. Par exemple si l action continue d augmenter de 30 centimes, l ordre suiveur («qui suit le prix») permet d augmenter le seuil de déclanchement afin de garantir un gain maximal au détenteur de l action en cas d inversion de tendance. Ordres OCO : les ordres OCO (One Cancel the Other) sont une combinaison de deux ordres stop, lorsque l un des deux est exécuté l autre est automatiquement annulé. Ils existent toutefois d autres types d ordres, comme les ordres iceberg (le volume de transaction est dévoilé seulement en partie), plus complexes et normalement réservés aux professionnels. Figure 3 : Possibilités d'ordres chez Swissquote (Swissquote, 2014) 10

3 Comment modéliser un SI 3.1 RUP et UML Développer un logiciel informatique n est guère une tâche facile ; c est un parcours qui prend en cause un grand nombre de personnes et de moyens. Au fil des années nombreuses «best practices» ont étés développés, afin d essayer de garantir un produit final correspondant aux attentes et respectant les contraintes (temps, cout et qualité). Une méthodologie très rependue de nos jours est RUP (Rational Unified Process); disponible sur le web, IBM13 propose depuis 2005 (Martenet, 2009) un produit fournissant un cadre de travail très structuré avec des composants dont les relations/interactions sont décrites. La caractéristique principale de RUP est d utiliser un procédé itératif de développement de système informatique ; chaque étape de l évolution se constitue d itérations qui déploient des outputs. Ceci permet d avoir suivi constant du produit de la part des parties prenantes (dors en avant stakeholders), évitant des imprévus à la fin du projet. Ce procédé s oppose aux méthodologies dites «à cascade», qui favorisent une suite d opérations sans délivrer des outputs au cours du développement du projet. Comme mentionné auparavant RUP fournit un cadre conceptuel très détaillé, qui se résume en deux dimensions : temps et contenu. Sur l axe horizontale (Figure 4: Architecture des processus du RUP) est représenté le temps, quant au contenu il figure sur l axe horizontal. La deuxième dimension comprend les disciplines (Buisiness modelling, Requirements ) qui définissent le rôle de chaque acteur au sein du projet informatique. Centrale pour ce travail est la discipline Requirements, car elle s occupe de rassembler les exigences envers le futur système informatique et de les modéliser. L aspect de la modélisation est confié par RUP à UML (Unified Modelling Language), un langage de modélisation orienté objet14 définit standard par l OMG (Object Management Group) et naît grâce à la fusions de langages de modélisations orientée objet. UML propose 13 IBM a racheté l entreprise Rational en 2003 (Hüsemann, Semestre d'automne 2013) 14 Modélisation qui consiste à représenter les éléments à modéliser comme des objets et à en décrire les intéractions. 11

nombreux diagrammes, offrants points de vue statiques et dynamiques. Le diagramme qui sera utile pour la Gap Analysis est le diagramme de cas d utilisation ( Figure 5: Exemple de cas d'utilisatio), capable de représenter de façon intuitive un système informatique du point de vue de ses fonctionnalités (use case), et de décrire les interactions avec ses utilisateurs (acteurs). Chaque cas d utilisation est ensuite accompagné d un autre diagramme ou d une description visant à détailler la fonctionnalité. 12

Figure 4: Architecture des processus du RUP (IBM, 2005) Figure 5: Exemple de cas d'utilisation 13

4 Gap Analysis Une Gap Analysis est une étude qui a comme but de comparer deux situations dans un environnement quelconque; la situation idéale et la situation réelle (Buisiness dictionary, 2013). Le rapprochement de ces deux états peut être fait de façon textuelle ou graphique, permettant de mettre en évidence leurs distances (gaps). Ceci permet de décomposer une distance qui peut initialement paraître grande en écarts, et de développer des solutions ponctuelles pour les colmater. 4.1 PMS au jour d hui Le système informatique du jeu virtuel de BSU offre actuellement la possibilité aux joueurs de créer leurs compte, consulter leur portefeuille, les classements (risque, et performance) et négocier les actions au prix du marché, sans toutefois obtenir de dividendes. Le cours de l action est celui de clôture des marchés financiers (17 heures). Il faut considérer le contexte académique dans lequel le PMS se situe ; il serait peut intéressant d offrir un jeu boursier identique à la réalité, ainsi le but d apprentissage lié à la finance comme par exemple la diversification perdrait la centralité. BSU ne veut pas apprendre aux étudiants à utiliser une plate-forme boursière mais plutôt à familiariser avec la finance. Toutefois ceci n exclue pas le fait que des améliorations au PMS seraient possibles. La figure suivante (Figure 6 : L'état actuel du SI du PMS) illustre l état actuel du PMS sous forme de UC. 14

Figure 6 : L'état actuel du SI du PMS, à partir de (Shehu, 2008) 4.2 Marchés financiers réels: la plate-forme Swissquote Le web contient nombreuses plates-formes permettant de s insérer en tant que particulier dans le monde de la finance. Nombreuses banques suisses proposent leur propre plate-forme financière, la différence substantielle consiste dans le couts de courtage (intermédiation). Le choix de Swissquote à été subjectif, notamment grâce à la facilité d inscription et à l aspect dynamique et interactif du site web. Fondé en 1997 par la firme Marvel Communication S.A la plate-forme offrait initialement un accès gratuit et en temps réel aux cours négociés à la bourse suisse. En 1998 Marvel lance Swissquote Trade SA, devenant en 2000 Swissquote Holding SA, société faîtière qui rachètera ensuite Marvel Communication. Cette année est aussi caractérisée par la création de Swissquote Bank. La société à continué à s agrandir jusqu à rejoindre 200'000 clients et 519 employés en 2013 (Swissquote, 2014). La raison de ce succès explique le CEO Marc Bürki est due à la différentiation par un accès web 15

innovateur pour l époque et un approche low cost (Sigrist, 2005). La plate-forme offre de nos jours nombreuses possibilités pour un investisseur, résumées cidessous (Figure 7: Use case simplifiée du SI de Swissquote). Figure 7: Use case simplifiée du SI de Swissquote 4.3 Explications des UC, solutions envisageables. Ce sous chapitre propose une sélection entre les fonctionnalités à développer au sein de la BSU, il ne s agit toutefois pas d une analyse portant le statut de ceteris paribus ; selon le contexte dans le quel l association se situe (moyens à disposition, environnement) les solutions peuvent varier. Il s agit tout d abord de décrire brièvement chaque UC. (UC1)Créer un compte : l utilisateur peut créer un compte sur la plate-forme. (UC2)Négocier les actions au cours de fin de journée : l utilisateur peut acheter/vendre les actions, au cours de clôture des marchés financiers (17h). 16

(UC3)Consulter le classement : l utilisateur peut à tout moment consulter le classement du jeu. Ce UC ce divise en deux : le UC4, et le UC5 (UC4)Consulter le classement performance : l utilisateur peut consulter le classement performance ; utilisateurs du PMS y sont classifiés en fonction de la performance réalisée. (UC5)Consulter le classement risque : l utilisateur peut consulter le classement risque ; les utilisateurs y sont classifiés en fonction du risque du portefeuille. (UC6)Consulter le portefeuille : cette fonctionnalité offre au joueur une vue d ensemble sur son portefeuille (nom du titre, quantité de titres, cours). (UC7)Obtenir des informations financières : l utilisateur peut s informer auprès de la plate-forme sur les évolutions des titres financiers. (UC8)Négocier le actions au cours actuel : l utilisateur peut acheter/vendre les actions au cours actuel. (UC9)Négocier les obligations au cours actuel : l utilisateur peut acheter/vendre les obligations au cours actuel. (UC10)Négocier les produits dérives au cours actuel : l utilisateur peut acheter/vendre les produits dérivés au cours actuel. (UC11)Négocier les devises au cours actuel : l utilisateur peut acheter/vendre les devises au cours actuel. (UC12)Utiliser différents types d ordres : ce cas d utilisation est la spécialisation des UC8,9,10,11. L utilisateur peut passer différents types d ordres d achat (typologies décrites au chapitre 2.7Le négoce des titres en bourse) (UC13)Gerer un portefeuille virtuel : Swissquote offre la possibilité de créer un portefeuille virtuel ; le négoce comprend des produits financiers réels mais l achat/vente sont fictifs (Figure 8: Opération d'achat sur le portefeuille virtuel de Swissquote, Figure 9: Vue d'ensemble du portefeuille virtuel de Swissquote). Figure 8: Opération d'achat sur le portefeuille virtuel de Swissquote 17

Figure 9: Vue d'ensemble du portefeuille virtuel de Swissquote (Swissquote, 2014) (UC14) Négocier avec le smartphone : l utilisateur peut par le biais de son téléphone portable effectuer des opérations sur la plate-forme Swissquote. (UC15) Analyser les marchés financiers : l utilisateur peut au travers de graphiques interactifs analyser l évolution de son portefeuille et/ou du marché financier (titres, indices boursiers,...) (Figure 10: L'outil d'analyse graphique de Swissquote). Figure 10: L'outil d'analyse graphique de Swissquote (Swissquote, 2014) 18

Suite à une confrontation entre le Use Case du PMS (Figure 6 : L'état actuel du SI du PMS) avec celui de Swissquote (Figure 7: Use case simplifiée du SI de Swissquote) il apparaît évident que le PMS est loin d être similaire à une plateforme financière actuelle ; toutefois comme mentionné auparavant (Chapitre 4.1 PMS au jour d hui) ceci n est pas le but de l association. Le diagramme suivant représente les deux systèmes informatiques avec leurs fonctionnalités; les cas d utilisation en vert et en rouge sont les gaps, verts sont ceux qui pourraient être comblés au sein de la BSU et rouges ceux qui ne représentent pas une priorité pour l association dans le prochaines années. Le cas d utilisation UC13 est en gris car étant le PMS une plate-forme de simulation boursière l implémentation de cette fonctionnalité serait inutile. Figure 11: Gap Analysis 19

4.4 Spécification des fonctionnalités à développer : analyse des gaps Ce sous-chapitre reprend les gaps présent dans la Figure 11, afin d en expliquer les avantages et les couts liés à un futur développement. Pour chaque gap classifié «vert» dans l image vue précédemment des descriptions de cas d utilisation seront faites selon un modèle déterminé (Shehu, 2008). Le chapitre conclusif fera enfin un tri entre les UC, afin de les hiérarchiser en matière de priorité de développement. 4.4.1 UC15: Analyser les marchés financiers Le PMS ne fournit pas d instruments interactifs pour l analyse financière. Cet instrument (voir Figure 10) est utile pour des analyses avancées de marchés financiers, il fournit notamment un valide appui pour des calculs statistiques prévisionnels, basés sur des données historiques. Cette fonctionnalité à été classifié en rouge, donc pas prioritaire pour le PMS, car elle requiert un grand investissement de temps et nécessite des compétences informatiques importantes. Une version interactive simplifiée (possibilité de tracer de segments sur le graphique, calculer l écart entre des pics...) serait toutefois envisageable. Il faut par contre considérer que le PMS fournit actuellement des graphes non interactifs permettant de voir l évolution du cours d une action dans le temps. La fonction informative de cette fonctionnalité est donc remplie. Il s agit maintenant d évaluer au sein de l association si il est ou non prioritaire d en développer la partie interactive. 20

4.4.2 UC8 : Négocier les action au cours actuel Situation actuelle Le PMS permet de négocier les actions avec le cours de clôture des marchés financiers. Les actions ne versent pas de dividende. But visé Permettre aux utilisateurs de négocier les actions au cours actuel avec prise en compte des dividendes. Avantages pour le PMS Cette implémentation permettrait de rendre la plate-forme plus dynamique. Ainsi l utilisateur devrait suive l évolution journalière d un cours afin d effectuer l achat/vente au cours plus intéressant. Ceci augmenterait considérablement le nombre de visites journalières du site web, avec une conséquente augmentation de la visibilité des sponsors présents sur la plate-forme. Un futur développement d un applicatif pour Smartphone (UC14) serait encore plus justifié, car un accès à tout moment pour effectuer une opération sur la plateforme maintenant fondamental. Coûts/désavantages La fonctionnalité ne requiert aucun cout monétaire. Du temps est nécessaire pour l équipe IT afin de mettre en place l actualisation continue des cours boursiers et le calcul des dividendes. Il s agit de trouver aussi un fournisseur de cours boursier qui puisse garantir un intervalle d actualisation acceptable. Déroulement Préconditions : Le PMS est actif (période de jeu). L utilisateur est enregistré sur la plate-forme. 21

1. Scénario principal : 1.1. L utilisateur effectue le login. 1.2. L utilisateur accède à la page de négoce de titres. 1.3. L utilisateur choisit le produit qu il veut négocier (dans ce cas action). 1.4. Le système affiche le cours actuel de l action. 1.5. L utilisateur choisit la quantité qu il souhaite acheter/vendre. 1.6. L utilisateur choisit la typologie d ordre (UC12). 1.7. L utilisateur confirme l opération. 1.8. Le système sauvegarde l ordre et l élabore au prochain calcul. Règles de gestion : L utilisateur peut effectuer les transactions pour des montants dont il dispose. Seuls les titres disponibles sont négociables. 22

4.4.3 UC9 : Négocier les obligations au cours actuel Situation actuelle Suite à la mise à jour de la plate-forme (1.2 Evolution du Système Informatique chez BSU), il n est plus possible de négocier les obligations. But visé Permettre aux joueurs de négocier les obligations. Avantages pour le PMS Le négoce des obligations permettrait aux joueurs de diversifier le portefeuille, non plus seulement à l intérieur d un produit financier mais aussi entre produits. L apport à l image du jeu serait conséquent ; une diversification des produits augmenterait la réalité de la simulation du jeu. L aspect didactique du jeu serait aussi majeur, car les utilisateurs pourraient familiariser avec les obligations. Coûts/désavantages Les obligations nécessitent l implémentation de la partie calcul dans le PMS. Les couts en termes de temps et de ressources sont assez importants. Il s agit d évaluer au sein de la BSU si les ressources (équipe IT) sont suffisantes pour une évolution du PMS vers les obligations. Déroulement Préconditions : Le PMS est actif (période de jeu). L utilisateur est enregistré sur la plate-forme. 1. Scénario principal : 1.1. L utilisateur effectue le login. 1.2. L utilisateur accède à la page de négoce de titres. 1.3. L utilisateur choisit le produit qu il veut négocier (dans ce cas obligation). 1.4. Le système affiche les obligations disponibles (taux fixe, taux variable, zéro coupon). 23

1.5. L utilisateur choisit une typologie de coupon. 1.6. Le système affiche les obligations disponibles. 1.7. L utilisateur choisit une obligation. 1.8. L utilisateur introduit une valeur nominale. 1.9. L utilisateur confirme l opération. 1.10. Le système sauvegarde l ordre et l élabore au prochain calcul. 2. Scénario alternatif : 2.3 L utilisateur choisit quelle obligation de son portefeuille vendre. 2.4 L utilisateur confirme la vente. 2.5 Le cas d utilisation continue avec le point 1.9 du scénario principal. Règles de gestion : L utilisateur peut effectuer les transactions pour des montants dont il dispose. Seules les obligations disponibles sont négociables. 24

4.4.4 UC10: Négocier les produits dérivés au cours actuel Situation actuelle Suite à la mise à jour de la plate-forme (1.2 Evolution du Système Informatique chez BSU), il n est plus possible de négocier les produits dérivés. But visé Développer le PMS afin d offrir une version derivative du jeu. Avantages pour le PMS Les produits dérivés sont largement utilisés sur les marchés financiers; une implémentation sur la plate-forme de BSU permettrait de rendre le jeu techniquement plus complexe, fournissant aux personnes expérimentées une simulation boursière stimulante. Le gain en image serait aussi important car l implémentation des options dans le calcul du jeu le rendrait plus complet, permettant aux joueurs de ne plus seulement diversifier, mais aussi de se prémunir d instruments précautionnels. Coûts/désavantages L implémentation du calcul des options nécessite un grand investissement en temps et en ressources informatiques. Les produits dérivés sont destinés à l usage de personnes expérimentées ; ceci éloignerait BSU de son but pédagogique, c est à dire de faire familiariser les étudiants universitaires avec le monde boursier. Déroulement Préconditions : Le PMS est actif (période de jeu). L utilisateur est enregistré sur la plate-forme. 1. Scénario principal : 1.1. L utilisateur effectue le login. 1.2. L utilisateur accède à la page de négoce des produits dérivés. 25

1.3. L utilisateur choisit quel dérivé acheter (future, option). 1.4. L utilisateur choisit quel sous-jacent acheter. 1.5. Le système affiche les dérivés disponibles et le prix. 1.6. L utilisateur choisit le dérivé. 1.7. L utilisateur choisit la quantité de dérivés qu il souhaite acheter. 1.8. L utilisateur confirme l opération. 1.9. Le système sauvegarde l ordre et l élabore au prochain calcul. 2. Scénario alternatif : 2.3 L utilisateur choisit quel dérivé vendre (future, option). 2.4 Le système affiche le prix de vente. 2.7 L utilisateur choisit la quantité qu il désire vendre. 2.8 Le cas d utilisation continue avec le point 1.8 du scénario principal. Règles de gestion : L utilisateur peut effectuer les transactions pour des montants dont il dispose. Seuls les dérivés disponibles sont négociables. 26

4.4.5 UC11: Négocier les devises au cours actuel Situation actuelle Actuellement le PMS ne permet pas de négocier les devises. But visé Permettre aux joueurs de négocier les devises Avantages pour le PMS Cette amélioration rejoint les avantages décrits dans UC 8,9,10 (avantages didactiques, image du jeu). Plus spécifiquement le négoce des devises permettrait aux utilisateurs, outre la simple négoce comme produit financier (achat et vente de devises), de gérer la monnaie étrangère découlant des transactions sur les produits financiers. Coûts/désavantages Les coûts sont ici aussi liées à l implémentation de la fonctionnalité : temps et nécessité d une équipe IT motivée. Ici aussi il s agit de discuter au sein de l association si les ressources disponibles sont suffisantes. Déroulement Préconditions : Le PMS est actif (période de jeu). L utilisateur est enregistré sur la plate-forme. 1. Scénario principal : 1.1. L utilisateur effectue le login. 1.2. L utilisateur accède à la page de négoce des devises. 1.3. Le système affiche les devises disponibles avec les différents cours. 1.4. L utilisateur choisit quelle devise acheter/vendre. 1.5. L utilisateur confirme la transaction. 1.6. Le système sauvegarde l ordre et l élabore au prochain calcul. 27

Règles de gestion : L utilisateur peut effectuer les transactions pour des montants dont il dispose. Seuls les dérivés disponibles sont négociables. 28

4.4.6 UC12: Utiliser différents types d ordres Situation actuelle Actuellement il est possible uniquement de passer des ordres simples d achat et de vente But visé Permettre aux joueurs d utiliser des ordres élaborés (limit, stop, trailing stop) pour acheter/vendre des produits financiers (Figure 12: UC12 Utiliser différents types d'ordres). Avantages pour le PMS Diversifier la palette de ordres à disposition du joueur serait un grand avantage pour le PMS. Cette fonctionnalité s insère parallèlement à la diversification des produits négociables (obligations, devises,... ), car elle permet d élargir l espace de manouvre de l utilisateur, tout en restant sur le même produit financier. La partie didactique serait fortement développée, car l utilisateur aurait l opportunité de familiariser avec des outils permettant de faire des choix ex ante sur les fluctuations des actifs financiers. Ainsi chaque joueur serait poussé à suivre de façon plus approfondie les fluctuations de ses actifs. Cette fonctionnalité répondrait aux besoins des joueurs plus expérimentés, avec une conséquente amélioration de l image du jeu. Coûts/désavantages Temps et compétences informatiques sont toujours nécessaires afin de colmater le gap. 29

Déroulement Figure 12: UC12 Utiliser différents types d'ordres Préconditions : Le PMS est actif (période de jeu). L utilisateur est enregistré sur la plate-forme. 2. Scénario principal : 1.7. L utilisateur effectue le login. 1.8. L utilisateur accède à la page de négoce des produits financiers. 1.9. L utilisateur décide quel produit acheter/vendre 1.10 Point extension: limit, stop, trailing stop, OCO. L utilisateur choisit le type d ordre 1.11 L utilisateur choisit le montant qu il souhaite acheter/vendre. 30

1.12 L utilisateur confirme la transaction. 1.13 Le système sauvegarde l ordre et l élabore au prochain calcul. Règles de gestion : L utilisateur peut effectuer les transactions pour des montants dont il dispose. Seuls les dérivés disponibles sont négociables. Points d extension : Ce cas d utilisation contient quatre points d extension : limit, stop, trailing stop, OCO. UC12a : passer un ordre limit 1.1 L utilisateur choisit l ordre limit. 1.2 Le système demande d insérer une limite et si l ordre désiré est un GTC ou un GFD. 1.3 L utilisateur introduit la limite e choisit la typologie de l ordre (GTC,GFD). 1.4 Le cas d utilisation continue selon le point 1.11 du cas d utilisation UC12. UC12b : passer un ordre stop 1.1 L utilisateur choisit stop. 1.2 Le système demande une valeur limite, et un seuil de déclanchement. 1.3 L utilisateur introduit la valeur limite et le seuil de déclanchement. 1.4 Le cas d utilisation continue selon le point 1.11 du cas d utilisation UC12. Scénario alternatif : 2.2 L utilisateur n introduit pas de valeur limite. 2.3 Le système averti l utilisateur qu il s agit d un ordre stop sans limite. 2.4 Le cas d utilisation poursuit selon le point 1.3 du UC12b. 31

UC12c : passer un ordre trailing stop 1.1 L utilisateur choisit trailing stop. 1.2 Le système demande la distance (en %), une valeur limite et un seuil de déclanchement. 1.2 L utilisateur introduit la distance, le seuil de déclanchement et la valeur limite. 1.3 Le cas d utilisation continue selon le point 1.11 du cas d utilisation UC12. Scénario alternatif : 2.2 L utilisateur n introduit pas la valeur limite. 2.3 Le système averti l utilisateur qu il s agit d un ordre trailing stop sans limite. 2.4 Le cas d utilisation poursuit selon le point 1.3 du UC12c. 4.4.7 UC14 : Négocier avec le smatphone Situation actuelle Actuellement il est possible d accéder à la plate-forme du PMS via smartphone, en utilisant le système d exploration web des smartphones, grâce aux pages dynamiques s adaptant aux écrans des téléphones portables. But visé Permettre aux joueurs d utiliser un applicatif sur le smartphone pour gérer leur portefeuille. Avantages pour le PMS Un applicatif sur les téléphones portables rendrait le jeu de BSU facilement accessible (plus besoin de accéder via browser), et augmenterait la visibilité du jeu. Coûts/désavantages 32

Implémenter un applicatif pour téléphones portables requiert de connaissances informatiques spécifiques. De plus la présence sur les stores d applicatifs pour smartphones est couteuse. 33

Conclusions 5 Conclusions Il s agit à présent de trier entre les fonctionnalités vues jusqu à présent. Le tableau ci-dessous récapitule les cas d utilisations (nommés avec leur abréviation) et pour chacun donne un classement, afin d en établir la priorité de développement. Bénéfices Couts UC Apport à l'image du jeu Avantages didactiques Nécessité en heures de travail Nécessité en compétences informatiques Classement 8 +++ ++++ XX XX 1 9 ++++ ++++ XXXX XXX 3 10 ++++ ++++ XXXX XXXX 4 11 ++++ ++++ XXXX XXX 3 12 +++ +++++ XXX XX 2 14 +++++ + XXXXX XXXXX 5 Table 1: Classification des UC Il est clair à présent que le négoce des actions avec les cours en temps réel et la prise en compte des dividendes est le gap qui devrait être franchi en prioritaire. Suivent la possibilité d utiliser différents d ordre, l expansion du jeu aux obligations, devises, produits dérivés et in fine le développement d une application pour smartphones. L association BSU, a su, au fil de ses années offrir un bon simulateur financier, sans jamais avoir la prétention de copier la réalité. Le contexte dans lequel BSU s insère est très mobile et évolue constamment. C est pour cela qu il est fondamental de rapprocher constamment l association et son environnement, afin d identifier les potentiels d améliorations pour faire en sorte qu elle puisse 34

Conclusions rester moderne et attractive. Le lecteur tout au long du travail a pu découvrir le PMS du point de vue de ses fonctionnalités, et faire ce travail de rapprochement, de façon méthodologique. Tout d abord grâce à la compréhension du contexte financier du PMS et ensuite en apprenant comment représenter les exigences envers un SI. Ces outils ont enfin permit de répondre au dernier chapitre à la question «Quelles perspectives d évolution seraient envisageables et apporteraient de la valeur au jeu, au niveau de ses fonctionnalités?» (chapitre 1.4 ), en fournissant une liste de good practices pour l évolution du simulateur. Il s agit maintenant de discuter au sein de l association comment affronter ces gaps, et avec quels moyens. 35

Bibliographie 6 Bibliographie Alphonse, P., Desmuliers, G., Grandin, P. & Levasseur, M., 2010. Gestion de portefeuille et marchés financiers. Paris: Pearson. Buisiness dictionary, 2013. Gap analysis. [Online] Available at: http://www.buisinessdictionary.com/definition/gap-analysis.html [Accessed 1 janvier 2014]. BSU, n.d. [Online] Available at: http://www-bsu.unifr.ch. BSU, n.d. BSU History-2012 Francais. [Online] [Accessed 4 janvier 2014]. IBM, 2005. RUP in the dialogue with Scrum. [Online] Available at: http://www.ibm.com/developerworks/rational/library/feb05/krebs/ [Accessed April 2014]. Isakov, Semestre d'automne 2013. Investissement et financement. Support de cours. Fribourg: Université de firbourg. Hüsemann, S., Semestre d'automne 2013. Systèmes d'informations. Support de cours. Fribourg: Université de Fribourg. Hypertext Processor, 2013. [Online] Available at: http://www.php.net [Accessed 28 Janvier 2014]. Martenet, H., 2009. Analyse des exigences d'un jeu boursier en ligne et implémentation d'un prototype d'amélioration. Travail de Master. Fribourg: Université de Fribourg. Morley, C., Hugues, J. & Leblanc, B., 2008. UML2-Pour l'analyse d'un système d'information. 4th ed. Dunod. Oracle, 2014. Language. [Online] Available at: http://docs.oracle.com/javase/7/docs/technotes/guides/language/index.html [Accessed 31 janvier 2014]. Swissquote, 2014. [Online] Available at: http://www.swissquote.ch/sqweb/index.jsp?l=f [Accessed février 2014]. 36

Bibliographie Swissquote, 2014. Analysis Tool. [Online] Available at: https://premium.swissquote.ch/sqi_applets/atools/index.jsp?stock=&frequence= daily&type=1&indicators=&compare=&period=year&mode=historica [Accessed 23 September 2014]. Swissquote, 2014. Portofolio Manager. [Online] Available at: https://premium.swissquote.ch/index/index_log_f.html [Accessed 23 September 2014]. Swissquote, 2014. Présentation. [Online] Available at: https://premium.swissquote.ch/sqw-group/group/introduction.jsp [Accessed février 2014]. Swissquote, 2014. Types d'ordres. [Online] Available at: http://fr.swissquote.com/fx/new-to-forex/forex-order-type [Accessed 19 février 2014]. SIX Swiss Exchange Group, 2014. SMI. [Online] Available at: http://www.sixswiss-exchange.com/indices/shares/smi_fr.html [Accessed 18 Février 2014]. SIX Swiss Exchange, 2013. Financial market. [Online] Available at: http://www.six-swissexchange.com/knowhow/exchange/financial_market_fr.html [Accessed 31 janvier 2014]. Sigrist, G., 2005. Comment Swissquotes à triomphé. [Online] Available at: http://www.largeur.com/?p=1893 [Accessed 2014 février 20]. Shehu, E., 2008. Analyse d'un systeme d'information et extension de celui-ci par de nouvelles fonctionnalités. Travail de séminaire. Université de Fribourg. 37