Introduction à la table ronde Agrion Les perspectives du Smart Building Cédrik Pelherbe 12 septembre 2013 CGI Business Consulting
Dans "Smart Building", il y a "Smart". Comme dans "Smart Grid" ERDF et le "Smart Grid" Il y a quelques années Vu comme un terme marketing importé En réalité, conduite tempsréel, EJP, résilience, etc. déjà au programme! Smart Building Pourtant Apports vérifiés de Linky, Qualité de l'onde calculée, Poussée des ENR (bidirectionnalité, déséquilibres locaux), Contraintes sur les investissements réseau, Nouveaux mécanismes et acteurs (opérateurs de flexibilité) Aujourd'hui Le programme Smart Grid ERDF existe bel et bien! Des nouveautés technologiques et métiers sont déployées. Le réseau électrique se "digitalise" Terme marketing ou réelle rupture? Analogies possibles? Les progrès des équipements électrotechniques et l'amélioration du bâti Les compteurs intelligents et les GTB 2
Le "Smart Building" n est pas à confondre avec le "Smart Energy" Smart Energy Consommation (et production diffuse) d'énergie et d'eau Englobe le "smart metering", le suivi de consommation, le conseil énergétique, mais également l'effacement diffus et le pilotage d'équipements énergétiques domestiques Domaine en plein essor, porté par la réglementation (RT2012 & Co) et les enjeux sociétaux (précarité énergétique, gaz à effets de serre) Des offres issues d'acteurs provenant de différents métiers Energéticiens Pure Players Services informatiques 3
et est à distinguer du "Smart Home" Résidentiel : 2,1 milliards de m² Soit 33 millions de logements, dont 27,7 millions de résidences principales, réparties à 57% en maisons individuelles et 43% en logements collectifs, dont 4 millions de logements sociaux Logement social Maisons Smart Home Copropriétés Syndics Bailleurs sociaux Particuliers 68 Mtep d énergie consommée par les bâtiments en France Stakeholders Petit Tertiaire Usages spécifiques (hôpitaux, piscines, hôtels, etc.) Tertiaire : 814 millions de m² Les usages chauffage, ventilation et ECS représentant 59% et les autres usages 41% Smart Building Grand Tertiaire Collectivités Promoteurs Foncières 4
Le "Smart Home" est adressé à travers des approches différentes, et semble commencer à frémir commercialement Smart Home Capacité à exploiter les nouveaux gisements de données liées à tous les flux de personnes, de services et de fluides, à l'état du logement, à ses occupants, à ses équipements, éventuellement croisées avec des données publiques Au niveau du logement : Convergence entre les "électriciens" ou les "énergéticiens" et la "domotique" ( boxes) Développement d'objets connectés et "smart appliances" mono-usages, non intégrés Au niveau du résidentiel collectif : Croissance forte des besoins : RT2012, répartition de charges, indicateurs CUS des bailleurs sociaux, maîtrise des coûts, gestion patrimoniale, etc. favorisent les modèles économiques Boxes Smart Appliances Smart Home 5
Une segmentation du "Building" nécessaire pour qualifier les enjeux et les usages "Smart" Petit Tertaire Essentiellement tiré par les enjeux énergétiques Traditionnellement peu instrumenté Doit s'adapter aux nouvelles réglementations (RT2012, bail vert, extinction des lumières, etc.) Gisement d'amélioration de la performance énergétique Potentiel important pour les opérateurs de services, les automaticiens, et de nouveaux entrants (télégestion, automatisation) Forte demande autour de la "gestion patrimoniale" Grand Tertaire Souvent exploité par des techniciens présents sur site, et équipé de systèmes complexes (GTB/GTC) disposant déjà de nombreuses données sur les équipements (capteurs, actionneurs, etc.) Pression réglementaire forte Gisement d'amélioration de la performance énergétique Devoir d'exemplarité des collectivités (+ pression budgétaire et patrimoine souvent mal connu) Enjeux patrimoniaux forts et nouveaux modèles d'affaires (CPE) Complexité métier importante (multi-indexation des consos, simulation thermique dynamique, etc.) Usages spécifiques Réglementations très contraignantes et dépassant largement le cadre énergétique Fortes disparités des postes de coûts et nécessité d'investissements selon les "sous-segments" Potentiel très important de nouveaux services pour exploiter les nouveaux gisements de données : flux de personnes (hôtels), bactéries dans l'eau (piscines), données médicales (hôpitaux), etc. 6
et positionner plus clairement les acteurs Le "Smart Building " est un marché en construction. La complexité métier inhérente à la gestion des bâtiments rend difficile la mise au point de solutions verticales peu d offres "Smart Building" Différences fondamentales entre le neuf et l'existant (en rénovation ou non) Le "Smart Building" est un point de convergence entre des acteurs issus de métiers différents : acteurs de la «Building Automation», et par extension de la supervision industrielle, acteurs de l'énergie, de l IT et de l internet Exploitants Building Smart Building Automation 7
Du M2M à l'internet des objets, le chemin vers le "Smart" est également largement technologique La plupart des solutions "Smart" du marché s'appuie sur un panel de technologies apparentées à la famille M2M Protocoles issus de métiers ou de réseaux BacNet, LonWorks (automation), KNX (domotique), ModBus (comptage), WM-Bus, Zigbee, EnOcean (sans fil), RFID, NFC, Bluetooth LE (champ proche), OSGI (embarqué) Socles technologiques pour soutenir verticalité et complexité des protocoles SigFox (opérateur UNB), Sagemcom, Sierra Wireless (terminaux M2M), Actility ThingPark (plateforme M2M), etc. Le "Monde" de l'internet commence à s'intéresser au "Smart Building" Transformation du monde physique en une plateforme d applications aux usages potentiels infinis IoT dans un 1 er temps TV, voitures, lunettes, montres connectées Puis WoT constitué d'objets intelligents, autonomes, programmables qui vont fleurir dans notre environnement 6lowpan, CoAP, MQTT : les nouveaux standards? Android, ContikiOS (OS), Arduino (microcontroller), Raspberry Pi, Beaglebone (micro-pc), Ninjablocks (objets connectés), Xively, Sensinode (plateformes IoT) : les nouveaux mantras? 8
En synthèse, le Building ne sera réellement "Smart" quand les solutions sauront répondre à 3 critères complémentaires Critère "métier" : Aller au-delà du "Smart Energy", de la domotique (et du mariage des deux dans une box ) et des objets connectés multi-usages Interconnecter et croiser des données entre elles (issues de sources et de "métiers" différents) pour générer des gisements de valeurs et des services nouveaux Critère "technologique" : Etre technologiquement dans la mouvance IoT et en mode "open" afin de s'aligner avec le "monde de l Internet" et ses "bonnes habitudes" (standards ouverts, open source, commodity hardware, etc.) Critère "économique" : Trouver un ROI crédible 9
Les questions que nous allons essayer d'adresser ce matin Quels sont les drivers du marché? Quelles perspectives (business et technologiques) à moyen terme? Quels sont les nouveaux services à créer pour l ensemble des parties prenantes du bâtiment? Les bâtiments de 2013 sontils déjà "Smart"? Quel est le chemin restant à parcourir? La rénovation du parc Immobilier est-elle réaliste? Le bâtiment connecté est-il réservé au neuf? 10
Les experts qui vont y répondre Philippe Gout Smart Building Alliance Joris Gaudion Schneider Electric Emmanuel Croc Océa Smart Building Pierre Duchesne Alternative Vision of Building 11