Bilan d exploitation 2012 ISDND de Bénac. 02 octobre 2013



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Bilan d exploitation 2012 ISDND de Bénac 02 octobre 2013 )

Sommaire 1. Travaux réalisés 2. Bilan des apports 3. Gestion de la qualitédes eaux 4. Gestion du biogaz 5. Traitement des lixiviats 6. Bilan des incidents 2

Bilan d exploitation 2012 Travaux réalisés Aménagements du réseau de biogaz Dans l optique d une optimisation du captage du biogaz, 6 puits supplémentaires ont été installés, 3 sur Bénac 1 et trois sur l alvéole 1 de Bénac2. Objectif : Compléter le système de dégazage déjà effectif, notamment pour l alvéole 1 de Bénac2 3

Bilan d exploitation 2012 Bilan des apports Les tonnages reçus en 2012 Déchets 2009 2010 2011 2012 Part relative pour 2012 (%) OM 42 725 40 928 40 531 55 949 56,0 Déchetteries 9 878 9 404 7 244 5 165 5,2 DI 22950 25 098 24 714 33 483 33,5 Inertes 231 409 7 126 5 353 5,4 Total déchets 75 784 75 839 79 615 99 950 100 Le trafic journalier moyen en semaine est de 39.1 véhicules en 2012, il était de 40.9 véhicules par jour en 2011. Le trafic moyen le samedi est de 15.4 véhicules en 2012, il était de 15.1 véhicules par samedi en 2011. 4

Bilan d exploitation 2012 Suivi de la qualitédes eaux Eaux souterraines Les analyses réalisées trimestriellement au niveau de 3 piézomètres permettent de classer les eaux souterraines en 5 niveaux de qualité (bleu, vert, jaune, orange, rouge). Les eaux souterraines sont : -de classe jaune en amont (facteurs déclassants: le COT et sulfates), -de classe orange pour le piézomètre aval 1 (facteur déclassant: le COT) -de classe jaune pour le piézomètre aval 2 (facteur déclassant: COT). Eaux de ruissellement Les analyses sont réalisées trimestriellement. Respect des critères minimaux applicables aux rejets d effluents liquides dans le milieu naturel imposés par l arrêté ministériel du 9 septembre 1997 5

Bilan d exploitation 2012 Suivi de la qualitédes eaux Les eaux du ruisseau de l Aube Les analyses réalisées trimestriellement en amont et en aval du site permettent de classer les eaux de surface en 5 niveaux de qualité (1A, 1B, 2, 3, hors classe). La qualité de l aube est de classe 1A (apte à satisfaire les usages les plus exigeants en qualité) en amont comme en aval 6

Bilan d exploitation 2012 Gestion du biogaz Captage Biogaz captépar 27 puits verticaux sur Bénac1 et 8 drains horizontaux et 3 puits verticaux sur Bénac 2 Le biogaz captéest aspiréet est valorisésous forme d électricitéet de chaleur au moyen de deux groupes électrogènes Le débit moyen captésur l année est de 600 Nm3/h. Analyses Analyses du biogaz Moyennes annuelles pour les paramètres mesurés : CH4: 41.1 % CO2: 30 % H2S: 823 ppm O2: 2.4 % H2: 328 ppm 7

Bilan d exploitation 2012 Traitement des lixiviats En 2012, 30 823 m3 de lixiviatsont ététraités. La production de lixiviatssur l année a étéde 28 699 m3. Le schéma de traitement des lixiviats figure à la page suivante. 8

Bilan d exploitation 2012 Production de lixiviats annuelle 28 699m 3 Constitution d un stock dans les bassins 2 485 m 3 Lixiviats + saumures d osmose 33 308 m 3 Volume traité par BIOME 30 823 m 3 Concentrats produits envoyés à la SIAP 994 m 3 Permeats produits total 23 793 m 3 Saumures étage 1 renvoyés dans le bassin 4 609 m 3 9

Bilan d exploitation 2012 Bilan des incidents Déclenchement du portique de radioactivité En 2012, il y a eu 2 déclenchements du portique de radioactivité: - le 5 mai: il s agissait d un déchet provenant de la collecte OM de Tarbes - le 14 mai: il s agissait d un déchet provenant de la collecte OM du SYMAT Déchets refusés 5 bennes contenant des déchets non autorisés sur le site ont été refusés en 2012. Incendie Un feu couvant a étédétectéle 20 octobre 2012 sur l alvéole 3 de Bénac2 Cet incident a nécessité l intervention d entreprises extérieur pour excaver les déchets incandescents et procéder aux réparations de membrane 10

Problématique nuisances olfactives )

La gestion des odeurs 3 Sources potentielles d émissions d odeurs La zone de déchets en exploitation : odeurs de «déchets frais» L émission de biogaz : odeur de H2S L unité de traitement de lixiviats Recensement des plaintes : Un numéro vert est àdisposition depuis le début de l année. Ces résultats de ce recensement figurent àla page suivante 12

La gestion des odeurs Contexte des résultats : Le nombre de plaintes ainsi que la répartition géographique est àrelativiser car les modalités de communication du numéro vert inconnu Difficultéde déterminer l origine de l émission d odeurs (déchets, biogaz, station, ) Axe d amélioration : Identifier la population en possession du numéro vert afin d avoir des résultats représentatifs Corréler les informations avec les données météorologiques 13

La gestion des odeurs Plaintes 16 14 12 11 11 14 12 12 11 10 8 6 6 8 Plaintes 4 2 0 2 janvier février mars avril mai juin juillet août septembre 14

La gestion des odeurs Constat : - recrudescence de présence d odeurs depuis le début de l année 2013 Causes probables : - Forte pluviométrie entrainant une accélération de la fermentation - Taux de captage du biogaz insuffisant -Présence d odeurs au niveau du Cogébiome: cause soulevée lors de l audit réalisépar la sociétége en avril 2013 15

La gestion des odeurs Actions mises en place depuis le début de l année : Odeurs de biogaz : -- Mise en place de 5 drains horizontaux supplémentaires et de 3 puits verticaux -=> Ces actions nous ont permis d optimiser notre taux de captage de biogaz Odeurs de déchets frais: --Travail en demi alvéole : -=> Cela permet de réduire de moitiéla zone de déchets ouverte et donc de limiter les odeurs de déchets frais --Injection de produits inhibiteurs d odeurs en périphérie de la zone en exploitation : -=> une première campagne d essai a étéréalisée durant plusieurs semaine, une deuxième campagne est prévue à partir d octobre Odeurs émanant de la station de traitement de lixiviats: --Aération importante des bassins : -=> Cela permet de diminuer la concentration d H2S dans les lixiviatset de réduire les émissions gazeuses au niveau de leur traitement 16

Essais de produits de traitement des odeurs Principe : Diffusion d air chargéde produits destructeur d odeurs dans un réseau de tuyauterie ceinturant la zone d exploitation 17

La gestion des odeurs Actions fin 2013/début 2014 Certaines actions comme l aération des bassins ne permettent pas de constater un résultat immédiat. Un temps de latence est nécessaire Des actions supplémentaires sont prévues dans les semaines à venir : -Traitement des odeurs de la station par un processpar voie sèche au niveau de chaque évent ou de chaque fosse potentiellement odorantes -Continuer àoptimiser le taux de captage de biogaz, notamment par le mise en place de drains et puits supplémentaires, mais aussi par la mise en place d un système de pompage des eaux dans certains puits -Reprise des essais d injection de produits anti-odeurs en périphérie de la zone en exploitation - Réalisation d une étude par la sociéténpl consistant àanalyser les concentration en CH4 dans l air ambiant sur des plans par des mesures spectroscopiques par télédétection 18