ÉLÉMENTS DE CONJONCTURE RÉGIONALE



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Transcription:

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL RÉGIONAL D'AQUITAINE ÉLÉMENTS DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2010 AVIS adopté en séance plénière du 9 juillet 2010 Rapporteur : Jean-Michel GAUTHERON à partir : du dossier technique établi par l INSEE AQUITAINE, et des contributions des Conseillers du CESR

A V I S Adopté par le Conseil Économique et Social Régional d Aquitaine au cours de sa séance plénière du 9 Juillet 2010 1

ÉLÉMENTS DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2010 Lors de sa précédente note de conjoncture, le Bureau du CESR relevait les prémices d une reprise économique amorcée dans la zone Asie et propagée avec des intensités très différentes sur tous les continents. Aujourd hui, au niveau mondial, l heure de la reprise semble avoir sonné, plutôt vigoureuse puisque le taux de croissance devrait dépasser les 4% en 2010. Cependant, le découplage entre pays émergents et pays développés se confirme. Tandis que les premiers ont renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2009 à un rythme annualisé de 10%, les seconds ne sont repartis qu au troisième trimestre au rythme de 2% l an ; si la croissance américaine pourrait dépasser 3% en 2010, celle de la zone euro est attendue à 1,5%. Du point de vue de la production industrielle, les pays émergents ont déjà dépassé le point haut de 2008 alors que les pays développés se situent encore à un niveau de 14% inférieur. Les pays émergents semblent donc sortir renforcés de la crise, d autant que leur croissance est désormais principalement tirée par la demande intérieure. D autres indicateurs invitent également à un regain d optimisme : les prix pétroliers et des matières premières restent globalement contenus, les banques centrales ont baissé drastiquement leurs taux directeurs, les relances budgétaires ont été massives (5 000 milliards de dollars pour la planète), le G20 (États-Unis, Europe, Chine et FMI) s est réuni pour aménager le système, les fonds souverains et privés cumulent plus de 4 000 milliards de dollars de liquidités (dont 2 400 pour la seule Chine, bien supérieurs au PIB de la France). La reprise du commerce mondial est le signe le plus tangible du retour de la croissance. Après avoir chuté de 16,6% entre octobre 2008 et mars 2009, les importations mondiales ont stagné au deuxième trimestre 2009, puis repris plus de 9% au deuxième semestre 2009. Pour autant, le chômage a poursuivi sa progression et les indicateurs sociaux dans leur ensemble altèrent la confiance des investisseurs et des ménages qui pourrait résulter de l analyse des seules données macro économiques ; selon le rapport annuel du BIT (Bureau International du Travail), le nombre de sans-emplois dans le monde a atteint près de 212 millions de personnes en 2009, soit 34 millions de chômeurs supplémentaires par rapport à 2007, l année du début de crise. L accroissement du chômage touche tous les pays et plaide pour l émergence d un nouveau modèle de développement. Dans la zone euro, si l Allemagne est bien sortie de la récession et peut à nouveau jouer un rôle de locomotive, l Espagne à contrario continue à souffrir et ne renouera pas avec la croissance en 2010. La BCE (Banque Centrale Européenne), toujours hantée par le risque inflationniste conduit une politique monétaire certes plus accommodante mais encore restrictive. L accumulation des déficits très élevés de certains pays alimente, au même titre que d autres facteurs, parmi lesquels la spéculation financière, l inquiétude des marchés et contribue à altérer la reprise, le taux de croissance de la dette en Europe dépassant nettement celui de son PIB. Dans un environnement de croissance molle pour les années 2010 et 2011, les surcapacités de production seront longues à éponger et demeurent le principal frein au rebond de l investissement. En revanche, l évolution de la parité euro/dollar constitue un facteur positif, notamment pour les pays exportateurs et certains secteurs de l économie touristique. En 2010, tous les pays sont confrontés au même dilemme : d une part, la nécessité de revenir à des déficits plus faibles, d autre part, celle de ne pas étouffer le début de reprise, d autant que les ménages et les entreprises n ont pas encore trouvé les ressorts d une croissance spontanée. En France, la reprise amorcée en 2009 (et après avoir comparativement plutôt mieux résisté que la moyenne des pays de la zone euro), fait déjà apparaître des premiers signes d essoufflement : 3

la progression relative du pouvoir d achat en 2009 (même si elle cache des disparités fortes et masque une précarisation accrue de la situation des salariés ainsi qu une recrudescence des risques psycho-sociaux) avait jusqu alors soutenu la consommation ; ce vigoureux support de résistance s effrite actuellement, le plan de relance (26 Md ), qui a stimulé l investissement, n a pas été relayé par la demande privée, le taux d épargne des ménages (16%) s accroît à nouveau traduisant un déficit récurrent de confiance en l avenir et bride la consommation, la diminution continue du nombre d entreprises exportatrices françaises ne permet pas de profiter pleinement de l évolution favorable de la parité euro/dollar. Ainsi les perspectives de croissance sont revues à la baisse à 1,4% et la situation de l emploi, après la destruction de 336 000 postes en 2009 ne devrait pas connaître d inflexion significative. En Aquitaine Si en 2009, l Aquitaine a démontré dans un premier temps une relative capacité de résistance caractérisée par un nombre plus faible de destructions d emploi ; 10 000 postes néanmoins ont été supprimés dont 4 000 dans l industrie qui demeure sous représentée dans l économie aquitaine. L augmentation du chômage, sur un an, à fin mai 2010, semble toutefois se ralentir dans toutes les catégories. La dégradation en Aquitaine (9,9% sur un an pour les DEFM -demandeurs d'emploi en fin de mois - de catégorie A) a été plus forte qu au niveau national (7,1%) et touche de manière accentuée la Gironde et le Lot et Garonne. Le nombre de jeunes sans emploi est en progression mais l évolution la plus inquiétante est celle des plus de 50 ans. Le recours à l intérim a progressé début 2010 par rapport à la même période de 2009. Au cours des premiers mois, le nombre de demandes de chômage partiel diminue mais concerne surtout la construction aéronautique, la transformation des métaux et la construction. Les déclarations préalables à l embauche augmentent en ce début d année dans tous les départements. La situation globale se caractérise par de très fortes disparités régionales : si la métropole bordelaise voit son attractivité se renforcer (même si elle s accompagne symétriquement d une progression corrélative du chômage), la Dordogne et le Lot et Garonne, confrontés aux difficultés structurelles des activités traditionnelles à forte composante de main d œuvre souffrent davantage. Les exportations de l Aquitaine ont été marquées en 2009 par une contraction générale. Début 2010, elles progressent, appuyées sur les produits pharmaceutiques et l agro-alimentaire. La situation difficile de l Espagne (le S des fameux «PIGS» : Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), premier partenaire de la région contrarie la reprise des exportations. Les évolutions des crédits montrent une progression pour l investissement ciblé des entreprises, mais une diminution sensible pour les crédits de trésorerie et les découverts. L analyse par secteur reflète une amplification des contrastes. L agriculture est en crise depuis plusieurs mois avec des revenus moyens fortement dégradés par rapport au niveau national. Parmi les filières, la tomate et la fraise montrent des signes de reprise alors que l asperge et la carotte se sont trouvées confrontées à une vive concurrence en raison de leur arrivée tardive due à un hiver rigoureux. La pomme a connu une crise sans précédent en lien avec la pression de la distribution. Les productions animales enregistrent une amélioration de leur résultat avec une progression globale des abattages. Les cours du maïs se redressent avec une réduction des surfaces et une baisse des volumes. En outre, l agriculture aquitaine reste peu positionnée sur des marchés en développement et les réflexions prospectives en cours au niveau régional devraient permettre d accompagner le secteur dans ses mutations. 4

La viticulture reste marquée en ce début 2010 par une évolution préoccupante des cours des Bordeaux rouges et blancs qui constituent la majorité de la production. La fluctuation du «revenu agricole» pour la viticulture apparaît essentiellement imputable à la variation des coûts de production. De plus, l importance des stocks pèse lourdement sur les trésoreries des exploitants. La campagne 2009 a permis de retrouver un niveau normal de production avec une qualité remarquable et un volume de transaction en net redressement. Globalement, les vins de Bergerac évoluent favorablement. Les exportations, en moindre régression, bénéficient de la vigueur des marchés émergeants hors UE. La pêche, dans un contexte toujours marqué par la diminution du nombre de navires, enregistre une amélioration des prix moyens de vente des espèces phares (sole, calmar) qui contrebalance la diminution du volume des ventes. La fragilisation de la filière ostréicole s accentue avec une nouvelle mortalité du naissain pour la 4 e année consécutive. Les disparitions d entreprises deviennent en 2010 la principale préoccupation du secteur et le resteront tant qu une nouvelle famille d huîtres ne sera pas réintroduite massivement. La sylviculture toujours marquée par les conséquences de la tempête, subit maintenant des atteintes phytosanitaires (scolytes notamment). Les enjeux se situent principalement sur le nettoiement et les replantations. Une reprise modérée de l exploitation des bois verts en pin maritime s amorce pour répondre aux besoins des industries. Pour le futur, face à la pénurie de bois qui se dessine et les conflits d usage qui en découleront, les réflexions portent sur les itinéraires sylvicoles et l émergence de modes de contractualisation. La reprise d activité perçue fin 2009 s est confirmée dans les industries du bois, à un niveau moindre pour celles liées au marché de la construction qui n ont pas repris leurs investissements. Les capacités de production dans les parquets lambris sont encore insuffisamment utilisées. L amélioration est sensible dans l industrie du sciage pour palettes, celle des panneaux, les papeteries sont bien orientées. Les industries agroalimentaires ont poursuivi leur progression grâce à une hausse de la consommation et des exportations, une stabilisation des effectifs. Cependant, le poids des marques de la distribution et la réduction des délais de paiement pèsent sur la visibilité des PMI du secteur avec une réduction des marges et la faiblesse des investissements constatés par Oséo en Aquitaine. Globalement, l industrie ralentit sa chute depuis le début de l année mais reste confrontée à une absence de visibilité. Les industries de la métallurgie connaissent un début d amélioration qui se traduit tant dans les effectifs en voie de stabilisation que dans l utilisation des capacités de production ou dans les commandes. Cependant, la forte pression sur les prix ne permet pas de reconstituer les marges sur affaires. Des difficultés d approvisionnement sont d ailleurs sensibles notamment pour les composants électroniques. La visibilité reste toujours faible pour les PMI. Les perspectives de la filière automobile s assombrissent en 2010, notamment après l embellie conjoncturelle liée à la prime à la casse. Aussi, face aux difficultés rencontrées suite à la reprise de FAI, il apparaît vital de pérenniser à la fois les projets de diversification en les finalisant et en réinscrivant Ford Europe dans la perspective de développement du site de Blanquefort (1 500 emplois directs). L aéronautique civile connaît de meilleures perspectives avec la reprise du trafic aérien, des reprises de cadences apparaissant chez Airbus. Pour l avenir, les commandes nouvelles restent le principal indicateur à suivre, mais l émergence de nouveaux constructeurs va renforcer la compétition entre les principaux avionneurs. Pour les moteurs d hélicoptères et les avions d affaires, la reprise n est pas amorcée ce qui conduit à des niveaux d activités limités. Dans la Défense, les annonces de réductions budgétaires et de plans de rigueur de différents pays inquiètent donneurs d ordre et sous-traitants et la dégradation de l activité pourrait être sensible. En Aquitaine, un des principaux enjeux tient également à la participation des PME aux projets des neuf démonstrateurs pour l avion du futur qui bénéficieront du grand emprunt, renommé investissement de l avenir. 5

Dans la construction : la dégradation des marchés du bâtiment se ralentit sensiblement, une amélioration étant constatée en Gironde. Le secteur de la maintenance et de la rénovation est le plus actif. Dans ce contexte, l emploi reste stable. Accentuant la dichotomie par rapport au marché de l entretien, l effondrement des prix de la promotion et des marchés publics suscite des dysfonctionnements qui pèsent tant sur les trésoreries des entreprises que sur leur pérennité. Les travaux publics sont, quant à eux nettement plus inquiets, en lien avec les annonces de restrictions budgétaires et la fin des mesures de soutien. Les grands projets aquitains permettent un maintien d activité mais les chantiers de proximité demeurent essentiels pour les entreprises. Là encore, les niveaux de prix fragilisent le tissu productif et freinent l innovation et la prise en compte du développement durable. Le secteur des transports montre des évolutions contrastées. Pour le fret : le raffermissement d activité des transports routiers, amorcé en mars et avril, se confirme en mai à l exception du transport international, mais la situation financière des entreprises reste tendue, en raison de la dégradation de l écart coûts/prix et de l allongement des délais de paiement. La baisse des volumes du transport ferroviaire, malgré l apport des bois de tempête qui devrait se poursuivre en 2010. La forte progression du trafic du port de Bayonne (+35,83% de mai 2009 à mai 2010) est due aux exportations des bois de tempête et aux engrais malgré la baisse des trafics traditionnels de pétrole, soufre, maïs, acier et la perte des produits chimiques. La légère diminution du trafic global du Grand port maritime de Bordeaux (-1,99% sur la même période) est consécutive à la chute des importations de produits raffinés globalement compensées par les exportations de bois, tourteaux et autres marchandises. Pour les voyageurs, le trafic aérien est en retrait à Biarritz (-4,28% de mai 2009/2010) alors que celui de Bordeaux en baisse en 2009 (-7%) progresse en ce début 2010 avec l ouverture des liaisons lowcost. Le trafic ferroviaire de voyageurs TER, en baisse en 2009, apparaît mieux orienté début 2010. Pour le tourisme, après le bilan positif de la saison 2009, les vacances d hiver ont connu une baisse de la fréquentation étrangère. Le tourisme d affaires se développe sur Bordeaux et le thermalisme est en progression. Les perspectives pour la saison estivale semblent proches de celle de l année passée dans un contexte de changement durable des comportements et pratiques. Par statut d activité Le frémissement enregistré dans l artisanat se traduit par une légère amélioration globale du nombre d entreprises, une faiblesse des chiffres d affaires et une stabilisation dans le bâtiment malgré la contraction persistante de l activité. Dans son ensemble, l économie sociale et solidaire se trouve de plus en plus confrontée à une grande incertitude liée à la perte importante des habituelles subventions de fonctionnement, à la dégradation du tissu social (action sociale, habitat social) et à l évolution de ses missions (secteur mutualiste de la santé par exemple). Conclusion Autant la reprise, au niveau mondial paraît en marche, autant la capacité de la France et a fortiori de l Aquitaine à pleinement s inscrire dans cette dynamique de croissance semble loin d être acquise. Le caractère systémique de cette crise impose de construire un nouveau modèle de développement et l échelon européen est susceptible de permettre une définition d axes stratégiques partagés et une élaboration des modes opératoires appropriés. De même, cette période doit être l occasion de mettre en pratique, au niveau local comme dans les entreprises, une meilleure approche participative, créatrice de richesses et respectueuse de l Homme comme de la planète. 6

La pertinence de la réponse politique se révèlera déterminante pour articuler finement : l exigence de responsabilité face à la dérive des déficits publics (la France cumule aujourd hui un endettement de plus de 1 500 milliards d euros soit plus de 80% du PIB) sans retarder les investissements nécessaires à la reprise de l activité économique, ni limiter les droits et prestations sociales, le pouvoir d achat des ménages 1er facteur de croissance, par une politique de restriction budgétaire ; la poursuite des dispositifs d accompagnement pour stimuler l activité notamment dans les domaines d avenir ; l impérieuse nécessité de solidarité renforcée pour restaurer le pacte social indispensable à la relève des défis actuels, en réduisant les inégalités sociales ; la déclinaison réelle du Grenelle de l environnement dans une approche duale : développement ET durable ; de nouvelles régulations à l échelle mondiale ou au moins européenne, pour palier les dérives de la financiarisation de l économie. À l échelle infra-régionale, en plein débat sur la réforme territoriale qui semble générer pour l heure davantage de confusion que de nécessaire clarification, l exécutif régional doit quant à lui, et dans le cadre de ses compétences actuelles, également placer habilement le curseur pour : poursuivre sa politique d accompagnement sur tous les champs de l innovation en synergie avec l ensemble des acteurs et en premier lieu à l international qui apparaît le relais de croissance le plus vigoureux ; veiller au respect des équilibres économiques et sociaux territoriaux par le maintien des activités traditionnelles et le développement des compétences disponibles ; renforcer l attractivité régionale à travers tous ses leviers d action en termes de valorisation de ses ressources ou de qualité de ses infrastructures tant matérielles qu immatérielles. Mais seul le retour à la confiance pourra transformer une reprise timide et fragile en une croissance durable. AVIS ADOPTÉ À LA MAJORITÉ ABSOLUE 1 Contre M. Leroy (Confédération paysanne) 4 Abstentions (MM. BEUNARD et BOISSEROLLE, Mmes CASTERA et GADY LARROZE) 7

REMERCIEMENTS La Commission «Développement économique et programmations» du Conseil Économique et Social Régional d Aquitaine tient à remercier plus particulièrement les organismes et leurs représentants qui, par leur contribution à ses travaux dans le cadre de réunions de la Commission, lui ont permis d élargir et de compléter sa réflexion, et notamment : INSEE AQUITAINE M. François ÉLISSALT Directeur Régional M. Dominique BREUIL Chef du service «Études et Diffusion» Mme Élisabeth NADEAU Adjointe au chef du service «Études et Diffusion» Et les services de l INSEE 9

DOSSIER TECHNIQUE ÉTABLI PAR L INSEE AQUITAINE 11

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Synthèse L économie française en % L économie française en 2009 : une récession sans précédent depuis l après-guerre Après avoir quasiment stagné en 2008, l économie française subit en 2009 la récession la plus importante depuis l après-guerre. L activité chute de 2,6 % en volume en moyenne sur l année. C est une baisse bien supérieure à celle qui a suivi le premier choc pétrolier (- 1,0 % en 1975) ou à celle de 1993 (- 0,9 %). 5,0 4,0 3,0 2,0 1,0 0,0-1,0-2,0 2009 : récession -3,0 1999 2001 2003 2005 2007 2009 Source : Insee comptes nationaux Évolution du PIB en volume La baisse du PIB a commencé au printemps 2008 et s est soudainement accentuée à l automne, puis à l hiver 2009. L activité se redresse depuis lors, mais elle est encore loin d avoir rejoint son niveau d avant la crise : elle se situe encore en fin d année 2009 à un niveau proche de celui observé trois ans auparavant. Situation en France et prévisions Dans un contexte de récession globale, l économie française a été pénalisée par la très vive contraction des exportations, qui ont baissé de 12 %, en lien avec la chute du commerce mondial. Après les exportations, le recul de l activité est principalement imputable à la diminution de la demande des entreprises. L investissement des ménages, constitué en majorité par les achats de logements neufs, s est lui aussi nettement replié : - 8,7 %. Il avait déjà baissé de 2,7 % en 2008. Résistance de la consommation des ménages À l inverse, la dépense de consommation des ménages a relativement résisté. Bien qu en fort ralentissement par rapport au rythme moyen qui prévalait avant la crise, elle a tout de même progressé de 0,6 % en 2009, après + 0,5 % en 2008. Enfin, la demande des administrations publiques a accéléré en 2009, soutenant l activité, notamment par le biais du plan de relance. La baisse de la demande totale a entraîné une chute des importations presque aussi marquée que celle des exportations (volumes aux prix de l'année précédente, chaînés, données cvs-cjo, moyennes trimestrielles ou annuelles, en %) (poids en 2008 2009 2010 2008 2009 2010 2000) T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 PIB (100 %) 0,5-0,6-0,3-1,7-1,4 0,2 0,3 0,6 0,1 0,5 0,4 0,4 0,1-2,5 1,4 Importations (28 %) 1,5-1,0-0,2-4,0-6,0-3,0 0,2 2,6 2,0 2,0 1,7 1,6 0,3-10,6 6,2 Dépenses de consommation des ménages (54 %) -0,3-0,1 0,1 0,0 0,0 0,4 0,3 0,9 0,0 0,0 0,3 0,3 0,5 0,7 1,2 Dépenses de consommation des APU et des ISBLSM (24 %) 0,4 0,4 0,7 0,6 0,5 0,7 0,8 0,7 0,1 0,4 0,4 0,4 1,6 2,6 1,8 FBCF totale dont (19 %) 0,9-1,6-0,9-2,5-2,5-1,3-1,3-1,1-0,8 0,4 0,1 0,5 0,3-7,0-2,2 ENF-entreprises non financières (11 %) 1,9-1,6-0,2-3,0-3,4-1,4-1,3-1,2-0,9 0,6 0,2 0,7 2,2-7,9-2,0 Ménages (5 %) -0,4-1,7-2,7-2,7-2,4-2,0-1,7-1,5-0,7-0,4 0,3 0,4-2,7-8,7-3,2 Exportations (29 %) 1,9-2,2-0,6-6,6-7,7 0,2 1,7 0,4 3,9 2,4 2,1 1,5-0,8-12,2 8,6 Contributions à l'évolution du PIB (en points de PIB) Demande intérieure hors stocks 0,1-0,3 0,0-0,4-0,4 0,1 0,1 0,5-0,1 0,2 0,3 0,4 0,7-0,5 0,7 Variations de stocks 0,3 0,0-0,2-0,7-0,8-0,8-0,2 0,6-0,1 0,2 0,0 0,0-0,3-1,8 0,3 Commerce extérieur 0,1-0,3-0,1-0,6-0,3 0,9 0,4-0,6 0,4 0,1 0,1-0,1-0,3-0,2 0,4 France : situation des ménages Emploi total 63-45 -52-111 -143-89 -45 22 37 26-4 4-145 -255 63 Salariés secteur marchand non agricole 51-57 -63-121 -158-93 -78-7 24 8 4 15-190 -337 51 Taux chômage BIT Fr métropolitaine 7,2 7,2 7,4 7,7 8,7 9,1 9,2 9,5 9,5 9,5 9,5 9,5 7,7 9,5 9,5 Indice des prix à la consommation 3,2 3,6 3,0 1,0 0,3-0,5-0,4 0,9 1,6 1,6 1,8 1,6 2,8 0,1 1,6 Inflation "sous-jacente" 2,1 2,0 2,1 1,9 1,6 1,5 2,0 1,8 1,7 1,5 1,1 1,3 2,0 1,8 1,3 Pouvoir d'achat des ménages -0,1-0,4-0,4 0,9 0,3 0,8 0,6 0,1-0,1 0,4 0,3 0,4 0,3 1,6 1,1 Source : Insee - Comptes de la nation Note conjoncture de juin 2010 prévisions France : Equilibre ressources - emplois en volume ISBLSM : Institutions sans but lucratif au service des ménages APU : administrations publiques Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 17

Synthèse L économie française Plans de redressement budgétaire et croissance ralentie fin 2010 dans les économies avancées En France, 1,4 % de croissance et stabilisation du chômage 1 Dans les économies avancées, en particulier en Europe, le deuxième trimestre 2010 se placerait sous le signe d une accélération de croissance, après une croissance modeste au premier trimestre 2010. Ensuite, au second semestre, du fait entre autres de politiques économiques et budgétaires moins accommodantes qu en 2008-2009, la croissance fléchirait quelque peu dans les économies avancées. En France, la croissance s établirait sur l année 2010 à 1,4 %. L emploi repartirait en hausse légère tandis que le taux de chômage se stabiliserait à 9,5 % (France métropolitaine). L investissement des entreprises redémarrerait excepté dans la construction. Les ménages auraient un pouvoir d achat freiné par rapport à 2009, ils auraient tendance à renforcer leur épargne. Par contre en fin d année, ils devraient de nouveau investir dans le logement. Au premier trimestre 2010, la croissance en Europe et en France est décevante, en lien avec une demande interne atone, pénalisée par la faiblesse des revenus, les contrecoups de primes à la casse et la persistance de surcapacités dans l industrie. Enfin, certains pays de la zone euro, comme l Espagne, peinent à sortir de la récession. Ces résultats contrastent avec le dynamisme observé aux États-Unis et au Japon : les premiers restent portés par des mesures de relance toujours massives, le second bénéficie de sa proximité avec l Asie émergente. Contexte plus porteur au deuxième trimestre Pour le deuxième trimestre 2010, un fort rebond de la production, notamment manufacturière, est attendu dans la zone euro. L'activité serait soutenue par le dynamisme du commerce mondial, qui perdure. La dépréciation de l euro commencerait en outre à faire sentir ses effets positifs. Le PIB des économies avancées croîtrait nettement au deuxième trimestre (+0,6 %), sous l'effet du redémarrage de la zone euro, où les facteurs exceptionnels du trimestre précédent se dissiperaient. La demande intérieure, et notamment l investissement, finirait donc par accélérer en Europe, dans le sillage des exportations. Le rebond serait vif en Allemagne : croissance de 0,9 %, après +0,2 % au premier trimestre. La France bénéficierait également de ce contexte plus porteur : la croissance du PIB atteindrait 0,5 % au deuxième trimestre, après 0,1 % au premier. Ralentissement en fin 2010 La fin de l année s annonce cependant sous des auspices moins favorables. Les économies avancées ralentiraient au second semestre (+0,4 % puis +0,3 %), sous l effet du retrait progressif des mesures de relance, de la mise en œuvre de plans de redressement budgétaire et du ralentissement des économies émergentes (en particulier la Chine). Cette modération de la croissance des économies avancées pèserait sur le commerce mondial, qui perdrait un peu de son dynamisme. La situation dans les économies avancées ne serait pas la même pour tous. Ainsi, aux États-Unis et au Japon, la croissance resterait forte, alors qu elle serait plus modérée en zone euro et au Royaume-Uni. Cette hétérogénéité se retrouverait également au sein de la zone euro, où notamment l Allemagne serait dynamique alors que l Espagne peinerait encore à sortir de la récession. Politiques moins accommodantes Certains pays, comme l Allemagne, le Japon et les États-Unis continuent de faire monter en puissance leur plan de relance, même si l Allemagne annonce déjà un plan de rétablissement des finances publiques à partir de 2011. Aux États-Unis, les conditions budgétaires vont devenir progressivement plus restrictives. À la suite de la crise grecque qui a soulevé la question de la soutenabilité de la dette souveraine de certains pays de la zone euro, plusieurs États ont annoncé des mesures de redressement plus sévères ou plus précoces. C est le cas de la Grèce, mais aussi de l Espagne. Ainsi, après l expiration de la prime à la casse fin avril, le gouvernement espagnol a annoncé une hausse de 2 points de la TVA au 1 er juillet, une baisse des salaires dans la Fonction publique et une réduction des dépenses publiques d investissement. Au Royaume-Uni, après le relèvement du taux de TVA au 1 er janvier et la fin de la prime à la casse en mars, le nouveau gouvernement vient de décider une hausse de l impôt sur le revenu et une réduction des dépenses publiques. 1 Insee Note de conjoncture Juin 2010 - rédaction achevée le 17 juin 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 18

Synthèse Reprise à petite vitesse en France : 1,4 % En France, l activité progresserait au rythme de 0,4 % au troisième comme au quatrième trimestre. La croissance en 2010 atteindrait ainsi 1,4 %, après la récession de 2009 (- 2,5 %). Cette croissance placerait la France en position intermédiaire entre l Allemagne et les pays du Sud de la zone euro. Le dynamisme actuel des exportations se propagerait peu à peu à la demande intérieure. Il entraînerait ainsi dans son sillage l investissement productif des entreprises La situation du marché du travail commencerait à s améliorer quelque peu dans les secteurs marchands. L emploi s ajuste avec délai aux variations de l activité, aussi en phase de reprise économique, le démarrage de l emploi a lieu plusieurs trimestres après celui de l activité. Avec la reprise, l emploi total qui a fortement baissé en 2009, se redresserait légèrement en 2010 (+63 000 postes) : + 0,2 % après -1,0 % en 2009. L emploi marchand non agricole a commencé à bénéficier des premiers effets de la reprise et il est reparti à la hausse au premier trimestre 2010. Il progresserait légèrement sur toute l année 2010. En revanche, dans les secteurs non marchands, l emploi, encore en hausse en début d année, diminuerait au second semestre, car le nombre d entrées dans les dispositifs de contrats aidés baisserait. Taux de chômage stable Après six trimestres de forte hausse qui l ont ramené à son niveau de 1999, le taux de chômage serait stable tout au long de l année 2010, à 9,5 % en France métropolitaine (9,9 % y compris Dom). Les créations d emploi attendues, quoique modestes, sont en effet du même ordre que la hausse, désormais modérée, de la population active. Jusqu à la fin 2010, les exportations françaises resteraient dynamiques. Mais elles ralentiraient peu à peu, dans le sillage du commerce mondial et d une demande européenne encore peu tonique. Elles seraient néanmoins soutenues par la forte dépréciation de l euro depuis le début de l année, qui rend les produits français plus compétitifs. Sur l ensemble de l année 2010, les exportations augmenteraient de 8,6 % après avoir chuté de 12,2 % en 2009. Un pouvoir d achat au ralenti L économie française Le pouvoir d achat des ménages ne bénéficierait que progressivement de cette amélioration, l'accélération des revenus d activité se trouvant en effet modérée par un regain d inflation (mais aussi par une croissance modérée des prestations sociales et hausse des prélèvements fiscaux). Il ralentirait en 2010 (+1,1 % après +1,6 % en 2009). La consommation retrouverait une croissance modeste, une fois absorbé le contrecoup de la prime à la casse. Le taux d épargne augmenterait alors légèrement, reflet d une certaine prudence des ménages. Ce scénario est affecté par de nombreux aléas. Si les tensions observées actuellement sur les marchés financiers venaient à s amplifier brutalement, alors le scénario de reprise décrit dans cette note pourrait être remis en cause. Il en irait de même si les ménages procédaient à une forte augmentation de leur épargne de précaution, en vue de faire face à de futures mesures de redressement des finances publiques. À l inverse, une poursuite de la dépréciation de l euro viendrait renforcer la croissance européenne et française. Dépréciation de l euro L euro s est nettement déprécié depuis six mois : en termes de taux de change effectif nominal, sa baisse atteint maintenant plus de 12 %. Cette dépréciation de l euro, a fortiori si elle devait se poursuivre, pourrait globalement permettre aux pays de la zone euro de mieux profiter du dynamisme du commerce mondial. Il en résulterait un surcroît de croissance des pays européens. Dollar - Moyenne mensuelle 1,60 1,56 1,52 1,48 1,44 1,40 1,36 1,32 1,28 1,24 1,20 1,16 1,12 1,08 déc-05 juin-06 déc-06 juin-07 déc-07 juin-08 déc-08 juin-09 déc-09 Source : Banque de France Euro/dollar Dernier point : mai -2010 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 19

Synthèse Les tendances en Aquitaine En 2009, crises et tempête en Aquitaine En 2010, une frêle reprise sans amélioration sur le chômage L Aquitaine est fortement impactée, notamment sa filière sylvicole, par la tempête Klaus en janvier 2009. Cela vient s ajouter à la récession que connaît la France depuis mi- 2008. L Aquitaine fait partie des régions qui ont mieux résisté en 2009 en termes d emploi à cette crise. Néanmoins, la région perd 10 000 emplois salariés privés (hors agriculture et intérim) en 2009, soit une baisse de 1,5 %. L'industrie continue à perdre des emplois début 2010, à un rythme moins soutenu qu en 2009. Les secteurs industriels qui semblent préservés sont l agroalimentaire et l'énergieeau-gestion des déchets. Le secteur de la construction chancelle et reste encore fragile en début 2010. Le commerce et les services hors intérim perdent des emplois. Les banques et les services orientés vers les personnes restent des activités où l emploi salarié continue de progresser. Les effectifs baissent légèrement dans l hôtellerie-restauration alors que le secteur du tourisme surmonte les difficultés de la conjoncture en profitant d un afflux de clientèle française qui pallie le reflux de la clientèle étrangère. La création d'entreprises atteint des records, en lien avec le succès du nouveau statut d'auto-entrepreneur. Les pertes d'emplois entraînent une augmentation de 16 % du nombre de demandeurs d'emploi entre fin 2008 et fin 2009. Début 2010, cette hausse ralentit. Mais le taux de chômage à 9,4 % se rapproche du niveau métropolitain à 9,5 %. Au premier trimestre 2010, l économie régionale affiche quelques signes de reprise. Mais elle s annonce difficile et modeste. La région subit la crise financière en 2009 et touche un point bas à mi-année. Se rajoutent les effets de la tempête Klaus de janvier 2009. Dans tous les compartiments de l économie, le ralentissement de l activité se traduit par l érosion de l emploi et la contraction des budgets d investissement. Pour autant, le financement de l économie reste animé, tant au plan de la consommation des ménages que dans sa composante industrielle (cf. Banque de France). Résistance régionale à la crise L Aquitaine se situe cependant parmi les régions qui semblent avoir le moins souffert. Entre début 2008 et fin 2009, la baisse des effectifs salariés des secteurs concurrentiels est de 2,8 % dans la région, alors qu elle se situe à 3,6 % en France. Avant la crise, entre les 3es trimestres 2002 et 2006, l Aquitaine se trouvait dans une dynamique nettement positive : + 4 % contre + 1,5 % en France. La meilleure résistance de l emploi régional s explique à la fois par sa structure économique et par un avantage géographique, comme seulement quatre autres régions : le taux d évolution de l emploi en Aquitaine est resté supérieur de 0,7 point à celui de la France. D autres économies spécialisées dans le tertiaire ont mieux résisté à la crise : l Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d Azur, Languedoc- Roussillon et Midi-Pyrénées. La part de l emploi dans les services marchands y est majoritaire ; et l influence du tourisme et du dynamisme démographique sur l économie est importante. Celles qui ont, au contraire, été le plus affectées sont les régions industrielles telles que l Alsace, la Lorraine ou la Picardie. Évolution structurelle (%) 2,00 1,50 1,00 0,50 0,00-0,50-1,00-1,50-2,00 Poitou-Charentes Lorraine L'Aquitaine est affectée par la crise, mais elle se trouve parmi les régions plutôt préservées en termes de niveau d'emploi Auvergne Bourgogne Champagne-Ardenne Picardie Franche-Comté Île-de-France Limousin Alsace Centre Haute-Normandie Languedoc-Roussillon Bretagne Rhône-Alpes Provence-Alpes-Côte d'azur Aquitaine Nord-Pas-de-Calais Basse-Normandie Pays de la Loire Guide de lecture :La droite rouge de pente -1 sépare les régions avec un taux de croissance de l emploi supérieur ou inférieur à la moyenne. Cinq régions (Corse, Provence-Alpes-Côte d Azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine) ont à la fois un effet structurel et un effet géographique positifs. En Rhône-Alpes, l effet géographique favorable (+0,25 point) ne suffit pas à compenser l effet structurel négatif (- 0,59 point) : au total son taux de croissance de l emploi est inférieur de 0,34 point au taux de croissance moyen national. Midi-Pyrénées -1,50-1,00-0,50 0,00 0,50 1,00 1,50 Évolutions structurelles et géographiques de l'emploi salarié marchand par régions (sauf Corse) - pèriode : 1e trimestre 2008-4e trimestre 2009 Évolution géographique (%) Source : Insee, Estimations d'emploi INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 20

Synthèse Des emplois industriels détruits En 2009, plus de 10 000 emplois salariés du secteur marchand disparaissent en Aquitaine. Tous les secteurs d'activité de la région sont touchés par la crise économique et plus particulièrement la construction et l'industrie. Il faut remonter en 2003 pour connaître une telle situation. À cette époque, la région avait perdu 2 700 emplois, soit la moitié des emplois supprimés sur le seul deuxième trimestre de 2009. L'emploi commence à baisser à partir du troisième trimestre 2008. Cette baisse est plus marquée au deuxième trimestre 2009 : 4 800 emplois supprimés. Au dernier trimestre 2009 et au premier trimestre 2010, l emploi salarié du secteur marchand remonte un peu la pente (respectivement +0,3 % et +0,2 %). En 2009, l'industrie et la construction affichent les plus fortes baisses en détruisant respectivement 4 300 et 2 500 emplois. Les activités industrielles de fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques, de machines et de fabrication d'autres produits industriels perdent 4,9 % de leurs effectifs, soit plus de 4 100 emplois. Les secteurs industriels qui semblent préservés sont l agroalimentaire et l'énergie-eau-gestion des déchets. Au premier trimestre 2010, l industrie perd encore des emplois alors que l emploi dans la construction reprend un peu de vigueur. Les autorisations de construire et les mises en chantier continuent de reculer. L année 2009 se termine sur une note optimiste en termes de ventes, le niveau de l offre nouvelle alliée au repli des stocks plaide en faveur d une reprise. Les délais d écoulement des logements neufs se réduisent. Les «services à la personne», préservés Le commerce et les services hors intérim perdent des emplois sur 2009, mais recommencent à en créer au dernier trimestre et continuent début 2010. L'information et la communication ainsi que les activités immobilières sont les secteurs les plus touchés par les pertes d emplois. Dans les finances, les assurances et les services orientés vers les personnes, l emploi salarié continue de progresser. La bonne tenue de l emploi dans les services tels que les activités de soins à la personne, domestiques et récréatives est à mettre en lien avec la démographie régionale. L emploi baisse légèrement dans l hôtellerierestauration alors que le secteur du tourisme surmonte les difficultés de la conjoncture en profitant d un afflux de clientèle française qui pallie le reflux de la clientèle étrangère. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 Les tendances en Aquitaine Les entreprises ont d abord supprimé les emplois intérimaires, elles ont aussi eu recours au chômage partiel, et certaines continuent en 2010. Aucun département aquitain n échappe à cette érosion de l emploi. Un taux de chômage de 9,4 % début 2010 Le taux de chômage s établit à 9,4 % de la population active en Aquitaine, au premier trimestre 2010. Il est inférieur de 0,1 point au taux national métropolitain et s en rapproche : il augmente de 0,9 point depuis le premier trimestre 2009 et le taux national de 0,8 point. Fin mai 2010, le nombre de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A est en hausse de 9,7 % sur un an alors qu il augmente de 7,1 % au niveau national. En 2009, les hausses dépassaient 20 %. Boom de l auto-entrepreneuriat De plus en plus d entreprises cessent leur activité. En même temps, les créations d entreprises atteignent des niveaux records en Aquitaine comme en France. Ainsi, 32 200 entreprises nouvelles voient le jour dans la région, soit une hausse de 82 %. Ce boom s'explique par la mise en place, au 1 er janvier 2009, du statut d'auto-entrepreneur et de son succès. Hors régime d auto-entreprise, le nombre de créations diminue fortement dans tous les secteurs excepté l industrie et les transports. Difficultés dans la filière agricole La tempête exceptionnelle Klaus touchant l Aquitaine le 24 janvier a détruit à des degrés divers 600 000 ha de forêt, ainsi que des parcs ostréicoles. Le marché des fruits et légumes reste en crise tout l été, la filière laitière et la filière porcine sont aussi en difficulté. La situation financière des agriculteurs ne s améliore pas. De nombreux modes de transports ressentent les effets de la crise économique. Le trafic voyageurs en 2009 subit une baisse importante pour le mode aérien avec un fort déficit de passagers internationaux. Le repli est plus léger pour le mode ferroviaire. Dans un contexte mondial difficile, la région subit une baisse de ses exportations ainsi qu une forte chute de ses importations en 2009. Malgré une faible visibilité chez les sous - traitants, les produits de l aéronautique et de l espace préservent leur première place à l export. Les produits pharmaceutiques progressent légèrement et constituent le second poste, devant les «boissons» Document rédigé le 29 juin 2010 INSEE AQUITAINE 21

Synthèse Les comptes des administrations publiques en 2009 : le déficit public atteint 7,5 % du PIB En 2009, le déficit public s élève à 143,8 milliards d euros, soit 7,5 % du PIB. Au cours de cette année marquée par la récession, il augmente de 79,1 milliards d euros, sous l effet de la forte baisse des recettes publiques et de la progression maintenue des dépenses publiques Ce sont les déficits de l État et des administrations de sécurité sociale qui s aggravent. Le taux de prélèvements obligatoires diminue de 1,3 point (41,6 % du PIB après 42,9 % en 2008) du fait de la forte contraction des impôts. En revanche, la part des dépenses publiques dans le PIB augmente de 3,2 points (56,0 % après 52,8 %). La dette publique progresse de 10,6 points pour s établir à 78,1 % du PIB. Pour en savoir plus Solde des administations publiques françaises en part de PIB de 1970 à 2009 Source : Insee Dette au sens de Maastricht en part de PIB de 1978 à 2009 Principaux ratios de finances publiques Taux en % du PIB 2006 2007 2008 2009 Déficit public notifié 1-2,3-2,7-3,3-7,5 Dette publique notifiée 1 63,7 63,8 67,5 78,1 Dette publique nette 2 59,4 59,1 61,6 71,1 Recettes publiques 50,4 49,6 49,5 48,4 Dépenses publiques 52,7 52,3 52,8 56,0 Prélèvements obligatoires 43,9 43,2 42,9 41,6 1. Au sens du traité de Maastricht ; voir définitions. 2. La dette publique nette est égale à la dette publique notifiée diminuée de certains éléments d'actif Source : Insee, comptes nationaux, base 2000. Rapport sur les finances publiques (avril 2010) Ce rapport vise à mettre en lumière l'évolution des finances publiques françaises depuis les années 1970, ainsi que les contraintes et les risques qui pèsent sur celles-ci à moyen terme, en particulier sur la prochaine décennie. Il s'appuie essentiellement sur les données de la comptabilité nationale, qui fournissent une vision exhaustive et objective de la situation des administrations publiques. Source : Insee Pour en savoir plus Notes de conjoncture, Insee, mars 2010 et juin 2010. L économie française, Comptes et dossiers, édition 2010, collection Insee Références, juillet 2010. Les conséquences de la crise sur l emploi dans les régions - Insee première n 1295 - mai 2010. Les comptes de la Nation en 2009 : Une récession sans précédent depuis l aprèsguerre - Insee première n 1294 - mai 2010. Les comptes des administrations publiques en 2009 - Insee première n 1293 - mai 2010 En 2009, la consommation des ménages résiste malgré la récession - Insee première n 1301 - juin 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 22

Cadrage Emploi salarié En Aquitaine, en 2009, 10 000 emplois salariés perdus dans le secteur concurrentiel. Début 2010, l emploi salarié repart timidement Le paroxysme de la crise commencée en 2008 semble être atteint début 2009. Face à la baisse d activité, les ajustements sont divers : les pertes de contrats d intérimaires, le recours aux heures de chômage partiel et enfin les destructions d emplois permanents. Sur un an, de fin décembre 2008 à fin décembre 2009, la région perd plus de 10 000 emplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles, hors intérim, soit une baisse de 1,5 %. C est quatre fois plus qu en 2008. Tous les secteurs marchands sont touchés par ces destructions d emplois, en particulier l industrie et la construction. Aucun département aquitain n y échappe. Une amélioration en fin d année 2009: au quatrième trimestre, après cinq trimestres de baisse, l Aquitaine crée des emplois : 1 800 emplois salariés dans le secteur marchand non agricole. La meilleure tenue des emplois salariés dans le tertiaire marchand compense les pertes dans l industrie et la construction. Au premier trimestre 2010, cette amélioration se poursuit, mais sans accélération du rythme, avec toujours des pertes d emploi industriel. En France, l amélioration sur l emploi ne se dessine qu au premier trimestre 2010. De décembre 2008 à décembre 2009, la région perd 1,5 % de ses emplois salariés du secteur marchand non agricole, hors intérim, (résultats provisoires). Au niveau national, la baisse est encore plus forte : 2,0 %.. En Aquitaine, comme en France, le retournement de l emploi, en hausse depuis 2004, se produit au deuxième trimestre 2008. Depuis, trimestre après trimestre jusqu à septembre 2009, l emploi régional salarié marchand, hors intérim, diminue constamment. Mais, avec une progression de 0,3 %, le dernier trimestre 2009 annonce une sortie de crise. L amélioration se poursuit au premier trimestre avec une progression plus modérée : 0,2 %. Au niveau national, l amélioration n est visible que début 2010, avec la création de 24 000 postes dans l emploi marchand. 2,0 1,5 1,0 0,5-0,5-1,0-1,5 Une amélioration fin 2009-début 2010 Industrie Construction Commerce Services marchands hors intérim Tous secteurs 0,0 2006T1 2006T3 2007T1 2007T3 2008T1 2008T3 2009T1 2009T3 2010T1 En 2009, en Aquitaine, plus de 10 000 emplois salariés du secteur concurrentiel sont supprimés dans la région. Ce recul important fait suite à un autre plus modéré en 2008, de 2 200 emplois. Aucun secteur n y échappe. Emploi salarié marchand * - données CVS Unité : Indice base 100 au 4e trimestre 2001 110 Emploi salarié marchand * - données CVS Unité : Indice base 100 au 4e trimestre 2001 105 100 Aquitaine France 95 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 130 125 120 115 110 105 100 95 90 85 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Industrie Construction Commerce Services Source : Insee, Estimations d'emploi - Urssaf * hors agriculture, éducation, santé, action sociale et intérim Source : Insee, Estimations d'emploi - Urssaf * hors agriculture, éducation, santé, action sociale et intérim Insee Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 23

105 100 95 Cadrage L industrie perd 7 000 emplois en deux ans L industrie contribue le plus à ces chutes d emploi : 4 300 emplois perdus en 2009 et 2 700 en 2008, soit 7 000 emplois en moins sur 2 ans. Début 2010, l industrie perd encore des emplois. 105 100 95 90 85 Source : Insee, Estimations d emploi Les entreprises de la métallurgie dépendantes du secteur aéronautique ont souffert de la crise avec retard. En 2008, le niveau d activité sur les marchés aéronautique et spatial a permis d amortir les effets de la crise sur les entreprises de la métallurgie, en particulier sur la sous-traitance. Le retournement est nettement visible au premier trimestre 2009 avec une baisse significative du niveau d activité qui se confirme sur les quatre trimestres suivants. L emploi dans les entreprises dans l agroalimentaire se redresse en fin d année. 90 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi Évolution de l'emploi salarié dans l'industriee Indice base 100 au T4-2001 Industrie Aquitaine Industrie France Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac Dernier point : T4-2009 Indice base 100 au T4-2001 110 Aquitaine France Dernier point T1-2010 80 2001T4 2002T4 2003T4 2004T4 2005T4 2006T4 2007T4 2008T4 2009T4 Construction, commerce, services marchands : des emplois qui disparaissent en 2009 La construction, secteur très porteur avant la crise, est touché par les suppressions d emploi à partir du 4 e trimestre 2008 et tout au long de l année 2009. Elle perd 2 500 emplois sur l année. En 2008, le secteur avait résisté et ne perdait pas d emploi. Début 2010, la construction reprend quelques couleurs Emploi salarié Les effectifs salariés du commerce régressent depuis le 3 e trimestre 2008, mais se redressent en fin d année 2009 et début 2010. Le déficit s élève à 2 000 emplois en 2009, après 800 perdus en 2008. Enfin, les difficultés atteignent aussi les services marchands hors intérim à partir du 3 e trimestre 2008. Cependant des rebonds d activité se produisent aux quatrièmes trimestres 2008 et 2009 avec respectivement 0,4 % et 0,8 % de hausse des effectifs. La chute du nombre d emplois est plus limitée dans ce secteur qui compte 326 000 emplois fin 2009 : 1 700 en 2009. Le secteur créait des emplois encore en 2008 (900 emplois). À noter que les activités immobilières sont fortement touchées par les baisses d emploi : 1 100 emplois perdus sur les deux années, soit plus de 10 % de pertes d emplois dans ce secteur. Malgré la baisse de la TVA sur la restauration, le secteur «hébergement-restauration» perd des emplois en 2009 (200), un peu plus qu en 2008. Au premier trimestre 2010, l emploi dans les services marchands aquitains continue de progresser (0,5 %). L emploi salarié en France légère hausse au 1er trimestre 2010 Le nombre de salariés dans les secteurs marchands augmente légèrement au 1e trimestre 2010. Il est en hausse pour la première fois depuis le premier trimestre 2008 : il augmente de 23 900 postes au premier trimestre 2010 (soit +0,2 %) après 7 300 postes le trimestre précédent. Hors intérim cependant, l emploi reste orienté légèrement à la baisse ( 6 500 postes). Sur douze mois, l emploi baisse de 1,0 %, soit 154 700 postes. La forte contraction de l emploi dans l industrie se poursuit au premier trimestre 2010 au même rythme qu au trimestre précédent ( 29 100 postes). La situation de l emploi dans la construction s améliore début 2010 (+3 000 postes, soit +0,2 %). L emploi dans le tertiaire est en hausse La hausse des effectifs dans l intérim s accélère au premier trimestre (+6,2 % après +5,0 %, soit +30 400 emplois). L intérim est reparti à la hausse dès le deuxième trimestre 2009 ; il a augmenté de 85 400 postes entre le premier trimestre 2009 et le premier trimestre 2010. Ces salariés sont comptés dans le tertiaire, quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission. La hausse de l emploi tertiaire hors intérim est plus forte que le trimestre précédent : +19 600 postes après +10 300. Au total, l emploi augmente de 0,5 % dans le tertiaire au premier trimestre 2010. Source Insee Infos rapides 10 juin 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 24

700 000 600 000 500 000 Cadrage Du mieux dans l intérim en fin d année Les contrats d intérimaires ont été supprimés, en premier lieu, par les entreprises pour réduire leur activité. En Aquitaine comme en France, dès le 2 e trimestre 2008, les effectifs dans l intérim chutent. Ainsi au cours de l année 2008 dans la région, 3 700 salariés y perdent leur emploi. Le niveau le plus bas est atteint au 1 er trimestre 2009. Une amélioration se produit ensuite, aussi la contraction des effectifs se limite à 1 800 en 2009. Le rebond de l intérim au 2 e trimestre 2009, puis au 4 e trimestre est un signe positif en faveur de la reprise. Le nombre de contrats d intérim conclus début 2010 (162 000 entre janvier et mars) progresse de 6,4 % par rapport à la même période de 2009. Au niveau national, l intérim dans l industrie est reparti à la hausse depuis le deuxième trimestre 2009. Le nombre d intérimaires fin 2009 reste plus faible que celui estimé un an plus tôt. Fort recours au chômage partiel Le chômage partiel a aussi joué un rôle d amortisseur de crise. Le nombre d heures de chômage partiel qu elles ont demandé est, pour chaque mois de 2009, 25 à 60 fois plus élevé que le nombre d heures demandé en janvier 2008. Pour décembre 2009, près de 650 000 heures sont demandées dans la région. Le recours au chômage partiel croissant en 2009 Emploi salarié transports et la fabrication de machines. (Source Déclarations préalables à l'embauche en Aquitaine 80 70 60 50 40 30 20 10 0 janv- 94 En milliers janv- 95 Direccte). janv- 96 Source : URSSAF janv- 97 janv- 98 janv- 99 janv- 00 Les déclarations préalables à l embauche baissent en Aquitaine en 2009 par rapport à 2008, avec une exception pour le département de la Gironde. Début 2010, elles progressent dans tous les départements. Les déclarations d embauche dans l intérim retrouvent un peu de tonus début 2010 L emploi non marchand Tendance travail non temporaire L emploi dans le secteur non marchand en 2009 a progressé grâce à la hausse des contrats aidés (cf. article dans le dossier suivant «marché du travail»). En revanche, les autres composantes de l emploi non marchand, l emploi public non aidé (cf. article page suivante) et l emploi privé n ont sans doute pas progressé en 2009. A noter qu à compter du 1 er janvier 2010, le contrat unique d insertion non marchand (CUI-CAE) remplace ce CAE et le CAV janv- 01 janv- 02 janv- 03 janv- 04 janv- 05 Dernier point : avril 2010 Tendance travail temporaire janv- 06 janv- 07 janv- 08 janv- 09 janv- 10 400 000 300 000 200 000 100 000 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2008 2009 Nombre d'heures autorisées de chômage partiel par mois en 2008 et 2009 en Aquitaine Source : Ministère du travail, DGEFP - Extraction Silex du 1er mars 2010 En avril 2010, le nombre de demandes de chômage partiel diminue nettement. En 2010, le plus grand nombre d heures est demandé par la construction aéronautique, la transformation des métaux et la construction. En 2009, les secteurs les plus concernés étaient le travail du bois, les Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 25

Cadrage Emploi public En Aquitaine, la baisse du nombre de «fonctionnaires État» s accélère en 2007 Au 31 décembre 2007, l Aquitaine compte 105 000 agents de l État au sens strict, c est-à-dire des ministères civils et de la Défense, soit une baisse de 2,8 % par rapport au 31 décembre 2006, inférieure à celle de la France métropolitaine. Le recul des effectifs s intensifie en partie en raison des transferts de personnel dans la fonction publique territoriale, avec la conséquence d accroître fortement le nombre d agents territoriaux. L État au sens large, c est-à-dire y compris l enseignement privé sous contrat, les établissements publics et la Poste, emploie 142 300 agents dans la région. Les effectifs y diminuent plus faiblement (- 1,4 %). En Aquitaine, au 31 décembre 2007, la fonction publique de l État «seul», c est-à-dire les ministères civils et la Défense, emploie 105 000 agents, non compris les emplois accessoires. Cet effectif s est réduit de 2,8 % par rapport à l année précédente, contre - 3,6 % en métropole. Le nombre d agents diminue dans tous les ministères civils tandis qu il augmente de 1 % dans celui de la Défense. Suppressions de postes conjuguées aux transferts de compétences La tendance à la baisse amorcée depuis le début des années 2000 s accentue : en effet, en 2006 et 2005, le recul n était que de 1 % dans la région. Cette intensification provient non seulement des suppressions de postes, mais aussi des transferts de compétences prévus par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Il s agit essentiellement des mouvements d intégration des personnels techniques, ouvriers et de service (TOS) et, dans Emploi salarié une moindre mesure, des agents des services de l équipement (routes) dans la fonction publique territoriale. Ces transferts contribuent en conséquence à une forte croissance des effectifs des collectivités territoriales (cf. tableau ci - dessous). Dans le ministère de l Économie, des Finances et de l Industrie, les effectifs aquitains chutent de 7,3 %. Cette baisse est la plus forte observée, que ce soit par rapport à celles des autres ministères dans la région ou par rapport à celles du même ministère dans les autres régions. Elle résulte en partie du changement de statut de l atelier monétaire de Pessac en Gironde (plus de 300 agents). La direction des Monnaies et médailles devient en 2007 un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) sous le nom de «La Monnaie de Paris». Une moindre baisse dans la fonction publique «au sens large» La fonction publique de l État «au sens large» inclut en plus des agents des ministères civils et de la Défense ceux de l enseignement privé sous contrat, des établissements publics et de la Poste. Au 31 décembre 2007, non compris les emplois accessoires, elle compte en Aquitaine 142 300 agents titulaires et non titulaires. Les 37 000 agents de l enseignement privé sous contrat, des établissements publics et de la Poste constituent le quart de l emploi public dans sa définition élargie. Leur nombre affiche une hausse de 2,9 %, mais ne compense pas la baisse des ministères civils. Ainsi, la fonction publique de l État «au sens large» diminue de 1,4 % par rapport au 31 décembre 2006, soit une baisse inférieure à celle observée en France métropolitaine (- 2,6 %). Au sein de la région, le recul de cet emploi public touche plus particulièrement la Dordogne. Le nombre d agents dans les collectivités territoriales augmente Effectifs titulaires et non-titulaires au 31 décembre Titulaires ou stagiaires Non-titulaires Ensemble 2006 2007 2008 2006 2007 2008 2006 2007 2008 Métropole et Dom 1 298 087 1 379 042 1 443 542 426 363 447 593 462 419 1 724 450 1 826 635 1 905 961 Métropole 1 264 103 1 343 090 1 405 911 405 254 425 212 438 644 1 669 357 1 768 302 1 844 555 Aquitaine 67 726 71 590 76 205 18 452 19 241 19 688 86 178 90 831 95 893 Dordogne 9 013 9 499 9 983 2 729 2 857 2 923 11 742 12 356 12 906 Gironde 30 682 32 807 35 689 7 720 8 199 8 309 38 402 41 006 43 998 Landes 9 320 9 758 10 279 2 576 2 599 2 814 11 896 12 357 13 093 Lot-et-Garonne 6 067 6 295 6 494 1 159 1 240 1 210 7 226 7 535 7 704 Pyrénées-Atlantiques 12 644 13 231 13 760 4 268 4 346 4 432 16 912 17 577 18 192 Champ : unités enquêtées de COLTER, salariés hors emplois aidés et aides maternelles ; France métropolitaine et départements d'outremer, y compris Saint-Pierre-et-Miquelon. Source : Insee, Enquêtes sur les Personnels des Collectivités territoriales et des Etablissements publics locaux au 31 décembre 2006, 2007 et 2008. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 26

Cadrage Emploi salarié 2009, l emploi salarié marchand départemental en baisse : En 2009, les effectifs salariés diminuent dans tous les départements de la région. Seule la Gironde perd des emplois à un rythme inférieur à celui de la région. Les Landes et la Dordogne affichent les plus fortes baisses. Au quatrième trimestre 2009, le dynamisme des activités de service dans la quasi-totalité des départements, à l exception des Pyrénées- Atlantiques, permet à l emploi salarié de se redresser. Evolution de l'emploi salarié marchand en 2008 et 2009 * 2,0 1,0 0,5 0,2 0,0-1,0-0,7-1,1-0,9-2,0-1,7-1,5-2,2-2,1-1,9-3,0-2,4-4,0 Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Aquitaine 2008 2009 Source : Insee, Estimations d'emploi. * hors agriculture, administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale et intérim. -0,3-0,3-2,0 Aquitaine Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 120 Construction Dernier point : T4-2009 Dordogne Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 120 115 Construction Dernier point : T4-2009 115 Services 110 Services 110 105 105 100 100 95 Tous secteurs Commerce 95 90 Commerce Tous secteurs 90 Industrie 85 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi 85 Industrie 80 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi GIRONDE Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 125 Dernier point : T4-2009 LANDES Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 125 Dernier point : T4-2009 120 Construction Services 120 Construction Services 115 115 110 110 105 100 Commerce Tous secteurs 105 100 Commerce Tous secteurs 95 90 Industrie 85 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi 95 Industrie 90 85 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi LOT-ET-GARONNE Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 125 120 Dernier point : T4-2009 PYRENEES - ATLANTIQUES Indice base 100 au 4 e trimestre 2001 125 120 Construction Dernier point : T4-2009 115 110 Construction Services 115 110 Services Commerce 105 105 100 95 90 85 80 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi Tous secteurs Industri e Commerce 100 95 90 85 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee, Estimations d'emploi Tous secteurs Industri e Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 27

Cadrage Marché du travail Le chômage aquitain progresse encore, à un rythme moins soutenu que l année passée, mais plus vite qu en France Unité : % 11,5 11,0 10,5 10,0 9,5 9,0 8,5 8,0 7,5 7,0 6,5 En 2009, le chômage augmente très fortement en Aquitaine comme en France. Auparavant, il progressait plus en France qu en Aquitaine. Depuis un an, de juin 2009 à mai 2010, la progression du chômage ralentit un peu, mais elle est plus vive en Aquitaine qu en France. Le taux de chômage régional s établit à 9,4 % au premier trimestre 2010, à peine plus faible qu au niveau national (9,5 % en France métropolitaine). Fin mai 2010, le nombre de demandeurs d emploi aquitains inscrits à Pôle emploi de catégorie A, B ou C est en hausse de 11,2 % alors qu il croît de 9,4 % sur un an au niveau national. Plus du tiers sont inscrits depuis au moins 1 an. Plus d un quart des inscriptions à Pôle emploi en 2009 résultent d une fin de CDD. Les contrats aidés du plan de cohésion sociale augmentent en 2009. Le taux de chômage s établit à 9,4 % de la population active en Aquitaine, au premier trimestre 2010. Il est inférieur de 0,1 point au taux national. Il augmente de 0,9 point depuis le premier trimestre 2009 dans la région et le taux de 0,8 point en France métropolitaine (2,3 points depuis le premier trimestre 2008). Le taux de chômage avait régulièrement diminué de mars 2006 à mars 2008. Depuis mars 2008, il progresse et il devrait se stabiliser en 2010. Taux de chômage (données CVS) Aquitaine- taux localisé France métro. - taux au sens du BIT 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Insee - Ministère du Travail En mai 2010, on compte, en données CVS, 131 900 demandeurs d emploi inscrits en catégorie A (immédiatement disponibles et n ayant pas du tout travaillé au cours du mois précédent) en Aquitaine. Sur un an, cette catégorie de chômeurs augmente de 10 700 personnes. Sur le mois de mai 2010, le nombre de demandeurs progresse en Aquitaine deux fois plus vite qu au niveau national (respectivement 1,7 % et 0,8 %). Fin mai 2010, le nombre de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A est en hausse de 9,7 % sur 1 an alors qu il augmente de 7,1 % au niveau national. En 2009, les hausses dépassaient 20 %. Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi en catégorie A (données CVS) Unité : indice base 100 en Janvier 2003 110 105 100 95 90 85 80 75 70 Aquitaine France 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : STMT - Pôle emploi, Dares Un chômeur sur trois inscrit depuis plus d un an Au total, le nombre de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi et ayant ou non travaillé le mois précédent (catégories A, B, C) s élève à 203 350 en mai 2010 dans la région. Leur nombre progresse de 11,2 % sur un an (+9,4 % en France métropolitaine). Il augmente sur le mois de mai 2010 de 1,1 %, trois fois plus qu au niveau national (0,4%). Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi en catégorie ABC (données CVS) Unité : indice base 100 en Janvier 2003 120 110 100 90 80 70 Aquitaine France 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : STMT - Pôle emploi, Dares En Aquitaine, fin mai 2010, 69 500 demandeurs d emploi de catégorie A, B ou C sont inscrits à Pôle emploi depuis au moins un an, doit une augmentation de 28 % sur un an, contre 30,4% au niveau national. Ils représentent 34,2 % des demandeurs de catégorie A,B,C en Aquitaine INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 28

Cadrage 28 % des inscriptions à Pôle emploi en 2009 résultent d une fin de CDD 1 En 2009, Pôle emploi enregistre 27 700 demandes d emploi de plus qu en 2008, en Aquitaine. Plus d une inscription sur quatre, dans les entrées dans les catégories ABC, fait suite à une fin de CDD. Elles augmentent cependant modérément, 5 %, par rapport à 2008. Par contre, le licenciement économique ou l entrée dans la vie active constituent deux motifs pour lesquels les inscriptions augmentent très fortement en 2009. Les sorties pour reprise d emploi sont moins nombreuses qu en 2008, mais l année se termine mieux qu elle n a commencé. Les premier et troisième trimestres 2009 sont les plus marqués par l accélération du chômage. Ainsi, en mars 2009 et en août 2009, Pôle emploi comptabilise 20 % d inscriptions en plus qu en 2008 aux mêmes périodes. Plus d une inscription sur quatre en 2009 à Pôle emploi fait suite à une fin de contrat à durée déterminée (CDD). Elles augmentent cependant modérément, 5 %, par rapport à 2008. Par contre, le licenciement économique ou l entrée dans la vie active constituent deux motifs pour lesquels les inscriptions augmentent très fortement en 2009. Les inscriptions suite à un licenciement économique (moins de 5 % des inscriptions à Pôle emploi) progressent nettement tout au long de l année 2009 (29 % par rapport à 2008). Les «premières entrées» correspondent à des Aquitains se présentant pour la première fois sur le marché du travail. Les inscriptions pour ce motif (6,6 % de l ensemble) progressent de 18 % en 2009 par rapport à 2008. Elles traduisent les difficultés croissantes tout au long de l année 2009 à accéder à un premier emploi. Les fins d inscription pour reprise d emploi, du mieux en fin d année Les fins d inscription à Pôle emploi pour le motif de reprise d emploi sont globalement moins nombreuses en 2009 qu en 2008 (- 4,2 %). Toutefois ce résultat cache deux tendances très distinctes. Entre janvier et juillet, les sorties pour reprise d emploi sont en recul de 14 % par rapport à l année précédente. Par contre, entre août et décembre, elles progressent de 11 % par rapport à la même période de 2008. Avant 2009, rarement le ralentissement de l activité économique n avait eu un effet aussi immédiat et intense sur les inscriptions des demandeurs d emploi Marché du travail Politiques de l emploi en 2009 : hausse des contrats aidés 2 Les bénéficiaires de contrat initiative emploi dans le secteur marchand et les bénéficaires de contrat d accompagnement dans l emploi sont nettement plus nombreux en 2009 qu en 2008, année où ils avaient baissé. Ces mesures font partie des quatre principales mesures du plan de cohésion sociale, destinées à aider des publics spécifiques dans leur insertion sur le marché du travail. Les principales mesures de l emploi aidé dans le secteur marchand sont le Contrat Initiative Emploi (CIE) et le Contrat d Insertion Revenu Minimum d Activité (CI-RMA). Deux fois plus de contrats initiative emploi Le CIE vise à favoriser le retour à l emploi durable des personnes en difficulté d insertion sur le marché du travail. L employeur bénéficie alors d exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale et d une aide de l État déterminée en fonction des actions de formation et d accompagnement. Ce contrat peut être conclu pour une durée maximale de 24 mois (renouvellement compris). En 2009, 3 830 conventions sont signées en Aquitaine, soit deux fois plus qu en 2008 (2,6 fois plus en France métropolitaine en glissement annuel). Fin 2009, 3 230 personnes bénéficient encore d un CIE, les trois quarts d entre elles sont inscrites à Pôle emploi (430 le sont depuis au moins deux ans). Parmi les bénéficiaires, on retrouve 54 % de femmes, 38 % de jeunes moins de 26 ans et 58 % ont un niveau de formation inférieur ou égal au CAP ou au BEP. Très peu utilisé, le CI-RMA est principalement dédié aux bénéficiaires de minima sociaux ou à leurs ayants droit. Il est conclu pour une durée comprise entre six et dix-huit mois et peut être renouvelé deux fois. Fin 2009, l Aquitaine compte 270 bénéficiaires, soit une centaine de moins qu en 2008. Trois quarts des personnes bénéficiant de ce dispositif ont entre 26 et 49 ans. Plus de 88 % sont inscrites à Pôle emploi dont la moitié depuis plus de deux ans. Ces bénéficiaires sont surtout employés dans les commerces (26 %) et dans les très petites entreprises (80 % travaillent dans des entreprises de moins de dix salariés). La tendance à la baisse est commune à l ensemble des départements aquitains, elle varie de 23 % dans le Lot-et-Garonne à 65 % dans les Landes. 1 Extrait de l article rédigé par Pôle emploi (Aurélien Leroy) Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 2 Extrait de l article rédigé par la Direccte Aquitaine (Jérôme Scarabello) INSEE AQUITAINE 29

Cadrage Des contrats d accompagnement dans l emploi pour le secteur non marchand En 2009, l emploi aidé dans le secteur non marchand recouvre essentiellement le Contrat d Accompagnement dans l Emploi (CAE) et le Contrat d Avenir (CAv). Le CAE doit permettre aux personnes en difficulté d insertion d accéder pour au moins six mois à un emploi dont la durée hebdomadaire ne peut être inférieure à 20 heures. La personne embauchée bénéficie d actions de formation et de validation des acquis de l expérience. En Aquitaine, 14 670 conventions (entrées initiales et reconductions) sont signées en 2009, soit un tiers de plus qu en 2008 (48 % en un an en moyenne nationale). Parmi les 11 100 personnes encore dans le dispositif à la fin de l année, la plupart sont inscrites à Pôle emploi (95 %), les femmes sont majoritaires (71 %) et la moitié (45 %) sont titulaires d un CAP ou d un BEP. Autre mesure de soutien, le CAv vise à renforcer l offre d insertion des bénéficiaires des principaux minima sociaux, revenu minimum d insertion (RMI), allocation spécifique de solidarité (ASS), allocation parent isolé (API) ou encore l allocation adulte handicapé (AAH). Il est conclu pour une durée de deux ans, voire trois ans pour les bénéficiaires âgés de 50 ans ou plus et les personnes reconnues travailleur handicapé. En Aquitaine, 3 120 personnes sont embauchées par ce biais en 2009, soit 15 % de moins qu en 2008. Un jeune sur trois après le Civis accède à un emploi durable Le contrat d insertion dans la vie sociale (Civis) s adresse aux jeunes de 16 à 25 ans révolus en difficulté d insertion en emploi durable, car sans diplôme ou très faiblement qualifiés. En 2009, 10 780 jeunes sont entrés dans le dispositif, soit 600 de plus qu en 2008. Parmi eux, 40 % ont bénéficié d un Civis dit renforcé, car ils ont terminé leur scolarité avant la terminale ou ils n ont ni CAP, ni BEP. Au cours de l année 2009, 10 660 jeunes sont sortis du dispositif, dont le tiers après avoir accédé à un emploi durable (CDI ou CDD d au moins six mois). À la fin de l année 2009, 13 080 jeunes sont présents dans le programme. Emploi des jeunes : des objectifs non atteints pour le dispositif «Plan Jeunes» Face à la difficulté des jeunes à s insérer dans l emploi, en particulier à cause de la mauvaise conjoncture, un plan d urgence est mis en place au second semestre 2009. Il porte notamment sur la formation, l apprentissage et la professionnalisation des jeunes. Il se concrétise Marché du travail en Aquitaine par la conclusion de près de 1 210 CAE jeunes (embauches en collectivités territoriales et associations, hors ateliers et chantiers d insertion, sans critère de durée) et de 710 CAE passerelle (CAE jeunes pour une durée supérieure ou égale à 12 mois). Pour cette seconde mesure, la région n a pas réussi à atteindre ses objectifs, à savoir 1 199 contrats. La tendance diffère selon les départements : seuls le Lot-et-Garonne et les Pyrénées- Atlantiques affichent des résultats plutôt satisfaisants. Dans le secteur marchand, un peu plus de 1 000 CIE jeunes sont conclus en Aquitaine, soit moins de la moitié des objectifs qui avaient été fixés. Tous les départements aquitains suivent cette tendance, alors qu au niveau national, ce dispositif enregistre des résultats plus probants. En effet, toutes régions métropolitaines confondues, le taux de réalisation des CIE jeunes est de 70 %. Autre volet de ce dispositif «plan jeunes», pour soutenir l'embauche des jeunes stagiaires en contrat à durée indéterminée, l'état s'engage à verser aux entreprises une prime exceptionnelle de 3 000 euros : 230 dossiers sont déposés en Aquitaine au second semestre 2009. Moins de contrats de formation en alternance La formation en alternance permet d allier travail en entreprise et enseignement adapté à une filière. Le contrat de professionnalisation s adresse aux jeunes de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d emploi de 26 ans ou plus. L objectif est de leur permettre d acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme reconnu par l État ou les branches professionnelles et de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle. En 2009, selon la Dares, environ 7 000 contrats sont signés, soit une baisse de 28 % par rapport à 2008. Sur 100 bénéficiaires, 47 sont des femmes et 83 sont des jeunes de moins de 26 ans. Six contractants sur dix ont au moins le BAC. Seconde mesure de la formation en alternance, le contrat d apprentissage a pour but de donner aux contractants une formation générale théorique en centre de formation des apprentis (CFA) et une formation pratique du métier chez l employeur avec lequel l apprenti signe son contrat. Il s adresse aux jeunes de 16 à 25 ans avec des dérogations possibles à ces limites d âge. Selon le Conseil Régional, lors de la campagne s échelonnant de septembre 2008 à septembre 2009, l Aquitaine enregistre 12 475 nouveaux contrats, contre 12 780 contrats lors de la campagne 2007-2008 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 30

Cadrage Commerce extérieur Contraction des échanges en 2009 en Aquitaine, comme en France En 2010, les exportations devraient rebondir En 2009, la contraction du commerce mondial est considérable. La France n y échappe pas. L Aquitaine subit une baisse de ses exportations de 15 % ainsi qu une chute de ses importations de 21 %, par rapport à l année 2008. Cette diminution plus sensible des importations permet à la région de conserver et même conforter son excédent commercial qui se situe au terme de l année à 2,4 milliards d euros. Dans un climat économique difficile, les exportations de produits pharmaceutiques progressent et constituent le second poste à l export, après les produits aéronautiques en baisse et devant les «boissons». Les États-Unis et l Espagne se disputent la première place des pays clients de l Aquitaine. Au premier trimestre 2010, les exportations régionales repartent (+4 % par rapport au 1 er trimestre de 2009) et les importations également (+10 %). La crise a provoqué une contraction sans précédent du commerce mondial. La France n'est pas épargnée : les exportations reculent de 17 % et les importations de 18 % (en valeur). À l exception notable de la pharmacie, tous les produits sont touchés, plus particulièrement l industrie automobile et les biens intermédiaires. Les échanges commerciaux de l Aquitaine chutent également très fortement, d autant que l Espagne, un de ses principaux partenaires, souffre particulièrement de la crise. Les ventes à l'étranger diminuent de 15 % et les achats se réduisent de 21 %. Néanmoins, le commerce mondial renoue avec la croissance dès le 2 e trimestre 2009. Dans la deuxième moitié de 2010 1, le commerce mondial retournerait vers une croissance moyenne, après le rebond du 2 e trimestre 2009. À l horizon de la fin de l année 2010, les exportations françaises resteraient dynamiques. Mais elles ralentiraient peu à peu, dans le sillage du commerce mondial et d une demande européenne sans tonus. Sur l ensemble de l année 2010, elles rebondiraient de 8,6 % après la chute de 2009 (-12,2 % en volume). Dans le même temps, les importations françaises retrouveraient du dynamisme (+6,2 % après le repli en 2009 de 10,6% en volume). 1 Note de conjoncture Insee Juin 2010 Le recul plus net de ses importations permet à l Aquitaine d afficher un solde commercial positif de 2,4 milliards d euros en 2009. Elle se maintient au douzième rang des régions à l export comme à l import. Elle réalise 3,5 % des exportations françaises et 2,5 % des importations. Rebond en 2010 des exportations aquitaines Début 2010, en Aquitaine comme en France, les exportations reprennent de la vigueur. Les exportations de l Aquitaine dépassent à peine les douze milliards d euros en 2009. Les produits pharmaceutiques se défendent et progressent légèrement à l export en valeur (+1,3 %). La dégradation des ventes des produits de la construction aéronautique et spatiale (-16 %), des boissons (-23 %) et des produits de la culture et de l élevage (-20 %) explique cette baisse des exportations. Le secteur aéronautique a plus de mal en 2009, et il ne renoue pas avec la croissance début 2010. Unité : Indice CVS - base 100 moyenne 1994 240 220 Aquitaine France 200 180 160 140 120 100 80 Évolution des exportations en valeur (FAB, hors matériel militaire) 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction régionale des Douanes de Bordeaux Le montant des importations en 2009 est de 9,7 milliards d euros. Les replis très nets des achats de produits pétroliers raffinés (-31 %), de produits de la construction aéronautique et spatiale (-33 %) et de produits chimiques, parfums et cosmétiques (-38 %) contribuent en grande partie à cet affaissement. Unité : Indice CVS - base 100 moyenne 1994 330 Aquitaine France 280 230 180 130 80 Évolution des importations en valeur (CAF, hors matériel militaire) 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction régionale des Douanes de Bordeaux Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 31

Cadrage Aéronautique, pharmacie, boissons La baisse globale des exportations de vins contribue à modifier le palmarès régional des produits exportés : après les produits de la construction aéronautique et spatiale qui restent en tête du classement, les préparations pharmaceutiques occupent désormais la deuxième place, devant les boissons (essentiellement les vins), les produits chimiques de base, les produits de la culture et de l élevage, la pâte à papier (et papiers et cartons) et enfin les équipements pour automobiles. Ces sept produits phares sont porteurs des deux tiers de l activité de l économie aquitaine à l export. Les produits pétroliers restent le premier poste d achats de la région. Principaux partenaires : Espagne et États- Unis Les échanges régionaux avec l Espagne et le Royaume-Uni pâtissent de la crise dans ces deux pays, les exportations de la région y diminuent respectivement en 2009 de 22 % et de 24 %. Elles ont repris un peu, aussi en année Commerce extérieur glissante d avril 2009 à mars 2010, les chutes s atténuent. En 2009, les États-Unis reprennent la tête du palmarès des pays clients devant l Espagne. Mais d avril 2009 à mars 2010, les deux pays sont à égalité. Les principaux clients sont, dans l ordre : les États-Unis et l Espagne, l Allemagne, le Royaume-Uni, l Italie et la Belgique (61 % à eux six). À l importation, le classement fait la part belle aux pays de l Union européenne. Le trio de tête des pays fournisseurs de l Aquitaine est le suivant : Espagne, Allemagne, Royaume-Uni. La Belgique occupe désormais la cinquième place, après les États-Unis (49 % à eux cinq). D avril 2009 à mars 2010, 63 % des importations de l Aquitaine proviennent de l Union européenne. Il semble se produire un retournement de tendance, puisque depuis quelques années la part des achats de la région aux pays de l Union européenne baissait INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 32

Cadrage Pour en savoir plus Pour en savoir plus Janvier 2009 Entrée en vigueur du statut d autoentrepreneur Juin 2009 Le revenu de solidarité active (RSA) est étendu à l ensemble du territoire de la France métropolitaine Juillet 2009 Baisse de la TVA dans la restauration, elle passe de 19,5 % à 5,5 % La création d entreprise en 2009 dopée par les auto-entrepreneurs. Insee première n 1277 - janvier 2010. Une cartographie de l emploi régional d après le recensement de la population de 2006. Insee première n 1280- février 2010. Les conséquences de la crise sur l emploi dans les régions Insee première n 1295- mai 2010. Le chômage aquitain dans la tendance nationale, malgré un contexte moins défavorable - Le quatre pages insee Aquitaine n 190 mai 2010 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 33

Secteurs d activité Agriculture, sylviculture, pêche 2009 : les dégâts de la tempête Klaus et peu de filières agricoles épargnées par les baisses de prix En Aquitaine, la tempête Klaus a touché la région le 24 janvier et a détruit à des degrés divers la forêt. Les filières ostréicole et «volailles de chair» ont aussi souffert de cette tempête. Pour différentes raisons (baisse des cours, réglementation nouvelle) les filières laitière, porcine, bovin viande, céréalière, fruits et légumes sont affectées en 2009. Les volailles maigres restent une production plus épargnée par les difficultés. La crise économique freine les exportations de vins. Le revenu net d entreprise agricole en Aquitaine, calculé par actif non salarié, qui s était très fortement dégradé en 2008 reste à un niveau très bas en 2009. Froide en janvier et février 1, l année 2009 en Aquitaine a connu de mars à décembre des températures supérieures aux normales. Une tempête exceptionnelle touchant la région le 24 janvier a détruit à des degrés divers la forêt ainsi que des parcs ostréicoles. De violents orages de grêle sur la Gironde entre le 11 et 13 mai et de fortes chaleurs du 15 au 20 août impactent l état des cultures. Klaus : dégâts sur le massif forestier Les conséquences de la tempête Klaus sont catastrophiques pour le massif forestier régional : 600 000 hectares touchés dont 223 000 à plus de 40 % et 40 millions de m 3 de bois à terre, soit cinq ans d approvisionnement. L afflux de bois a rapidement dépassé les capacités de transformation des industriels. Des mesures de soutien de l État ont été mises en place pour stocker le bois de qualité, par des aides à la création ou à la rénovation d aires de stockage, par des aides au transport. L exploitation des bois s est faite à un rythme supérieur aux prévisions des professionnels. Pour la prévention des incendies, la première urgence a été de dégager 28 000 km de pistes de DFCI pour faciliter l accès aux parcelles. Le stockage des bois se fait par voie humide sur 47 sites. Fin 2009, 14 millions de m 3 sont exploités, 4 millions stockés et 12 000 ha de forêt nettoyés. Vendange 2009 : quantité et qualité La vendange 2009 se place sous le signe de la qualité et elle est satisfaisante en volume. La vendange 2009 en Aquitaine est d environ 7,5 millions d hl contre 6 millions en 2008. La baisse de l activité à l export se poursuit, en volume et en valeur. Unité : euros Prix du Bordeaux rouge (le tonneau, tous millésimes) 700 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Baisse de la surface céréalière Avec 470 000 ha, les surfaces de céréales baissent en 2009 de 5 %. La production de blé chute de près de 30 %. La campagne 2009/2010 démarre avec des stocks de céréales conséquents de la fin de campagne 2008/2009, sur fond de vive concurrence avec les blés en provenance de l Europe de l Est. Malgré un léger raffermissement en fin d année, les cours des céréales restent au plus bas en 2009, à un niveau non atteint depuis la campagne 2005/2006. «Réglementation» nouvelle pour la filière fruits et légumes Les acteurs de la filière «fruits et légumes subissent des difficultés d ordre réglementaire et des crises conjoncturelles à répétition. Le marché des fruits et légumes est resté en crise tout l été, avec une offre abondante confrontée à la baisse du pouvoir d achat et des pics de production bien supérieurs à la demande. Dès le 1er juillet, il a fallu appliquer les nouvelles règles européennes de commercialisation qui comportent une norme générale définissant la notion de qualité saine, loyale et mar- Une succession d événements en 2009 perturbe la production ostréicole. La tempête chande... mais seulement dix normes spécifiques pour une série de produits représentant Klaus en janvier génère d importants dégâts sur les parcs ; les mortalités estivales ont frappé entre mi-mai et août. De plus les interdictions de pomme, les agrumes, le kiwi, les laitues et chico- 75 % de la production européenne à savoir la commercialisation se sont succédé : onze entre rées, les pêches et nectarines, la poire, la fraise, début mai et fin septembre. le poivron doux, le raisin de table et la tomate. Parmi les 26 produits qui ont perdu leurs normes, figurent plusieurs fruits et légumes importants en Aquitaine dont la carotte, le melon, 1 Extrait article rédigé par Draaf (Alain Iribarren) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 1 900 1 700 1 500 1 300 1 100 900 Source : Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux Prix du Bordeaux 34

Secteurs d activité l asperge, la courgette, la noix mais aussi le poireau, le concombre et l aubergine. Ces produits pourront se trouver sur les étals sans exigence d homogénéité de lots. Productions animales : consommation en recul La chute des prix des céréales en 2009 s accompagne d une baisse des cours des aliments pour animaux qui peuvent représenter jusqu à 70 % des coûts de revient des productions animales. Et dans le même temps, les prix payés aux producteurs régressent encore plus fortement. En cette période de crise, la consommation recule. Les volumes produits sont en repli pour toutes les filières. Seule la consommation de volailles maigres se maintient. Les filières porcine, bovin viande et laitière sont les plus affectées. Crise du lait de vache La collecte de lait de vache recule en 2009. L année 2009 connaît une crise sans précédent. En juin, producteurs de lait et industriels laitiers s entendent sur le prix du lait. Cet accord prévoit trois prix moyens pour l année 2009, modulés en fonction de l activité de l entreprise qui achète le lait. Le mois de septembre est marqué par une forte baisse de la collecte suite au mouvement de grève d une partie des producteurs. La collecte de lait de chèvre poursuit sa hausse (+12 % par rapport à 2008) et celle du lait de brebis reste stable en 2009. Baisse de la production de volailles de chair La tempête Klaus provoque la mort de 400 000 volailles et engendre de lourdes pertes financières pour la filière. La hausse de la consommation française en 2008 et 2009 profite essentiellement aux importations. La crise économique et la baisse du pouvoir d achat entraînent un report de la consommation sur les volailles standard, au détriment des productions de qualité. Faiblesse des revenus agricoles Productions végétales et animales sont touchées par la baisse des prix. La valeur de la production agricole régionale, y compris les subventions, reste au niveau déjà très faible de 2008. Elle augmente en Gironde (avec la production viticole) et baisse dans les autres départements. Les charges des agriculteurs baissent en raison du recul des prix du pétrole et de l alimentation animale. Le revenu net d entreprise agricole en Aquitaine, calculé par actif non salarié, qui s était Agriculture, sylviculture, pêche très fortement dégradé en 2008, reste à un niveau très bas en 2009 La déprise agricole s accélère AGRESTE AQUITAINE numéro 38 - juin 2010 L agriculture continue de perdre du terrain. Ce rythme s est accéléré par rapport à celui noté entre 1992 et 2004. Au total, entre 2006 et 2009, ce sont plus de 8 000 hectares qui sortent en moyenne chaque année du giron de l agriculture régionale, contre 6 000 hectares annuellement entre 1992 et 2000 et 7 000 hectares entre 2000 et 2004. Si l urbanisme continue de gagner sur les terres libérées par l agriculture, il n en est plus le premier bénéficiaire. Des changements d orientations Depuis 2000, l Aquitaine a connu une restructuration importante de plusieurs de ses filières et de ses exploitations. Au premier rang desquelles figure la filière laitière. 40 % des exploitations détenant des vaches laitières en 2000 n en possèdent plus aujourd hui. Cette évolution correspond à un repli de 18 % du cheptel laitier aquitain. A la transmission de l exploitation suite au départ en retraite du dirigeant, ou en raison des coûts de mise aux normes des bâtiments d élevage mais également compte tenu de la présence quotidienne nécessaire à l élevage, correspond une transformation de l orientation de l exploitation. La production de lait est souvent abandonnée. Dès lors, les surfaces en herbes associées à l élevage sont réorientées vers des productions végétales. Ainsi, depuis 2006,12 000 hectares de prairie sont venus accroître les surfaces de grandes cultures. Toutefois, quelle que soit l orientation observée, seules les meilleures terres (agronomique ou mécanisable) bénéficient de ce transfert. Précédemment, le reliquat de terres non reconverties vers l agriculture était soit reboisé, soit entretenu en attente. Associés à des changements de pratiques Tel n est plus le cas aujourd hui. Les surfaces non reconverties, quand elles ne rejoignent pas directement l urbanisation, passent rapidement du statut de sols enherbés agricoles à celui de friches. Ainsi sur les 14 000 hectares nets gagnés par ces dernières en 2009, 12 000 étaient recensés en surface en herbe en 2006. Neuf fois sur dix, il s agissait de prairies peu productives. Faut-il y voir, dans une agriculture de plus en plus concurrencée, où maîtrise des coûts de production et viabilité économique des exploitations sont de plus en plus prégnantes, un effet de la spécialisation? Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 35

Secteurs d activité Industrie La conjoncture industrielle, dans l incertitude La production manufacturière a ralenti au premier trimestre 2010 : + 0,4 % après 1,5 % au dernier trimestre 2009. Celle des biens d équipement a fortement diminué (-1.6 % après +1.9 %) tandis que celle des biens intermédiaires a décéléré : +0,8 % après 1,4 %. L activité reste atone dans les biens de consommation. Elle continue de progresser dans l industrie automobile. Juin 2010 : Selon les chefs d'entreprise interrogés en juin 2010, la conjoncture industrielle s est légèrement dégradée : l'indicateur synthétique du climat des affaires se replie un peu. Il se situe désormais cinq points en dessous de sa moyenne de longue période L indicateur synthétique du climat des affaires Source :Insee Les entrepreneurs de l industrie manufacturière estiment que leur activité passée est restée dynamique, toujours à un niveau supérieur à sa moyenne de longue période. Ainsi, les stocks de produits finis continuent de se reconstituer et atteignent un niveau jugé proche de la moyenne. En revanche, les carnets de commandes sont toujours considérés comme peu fournis, y compris les carnets étrangers même si ceux-ci se regarnissent. L indicateur synthétique du climat des affaires L indicateur du climat des affaires décrit, en une variable unique, la composante commune des soldes d opinion sélectionnés. Il est calculé selon la technique de l analyse factorielle. Cette technique permet de résumer l évolution concomitante de plusieurs variables dont les mouvements sont très corrélés. Comme pour les autres enquêtes de conjoncture, l indicateur est normalisé de manière à avoir une moyenne de 100 et un écart-type de 10. L évolution de l indicateur synthétique du climat des affaires résume donc la phase conjoncturelle qui influe sur les différents soldes d opinion des enquêtes de conjoncture : plus sa valeur est élevée, plus les industriels considèrent que la conjoncture est favorable. L indicateur de retournement reste dans la zone indiquant une incertitude conjoncturelle. L indicateur de retournement de conjoncture Source :Insee L indicateur de retournement de conjoncture L indicateur de retournement vise à détecter le plus tôt possible le moment où la conjoncture change d orientation. C est une variable qualitative non directement observée. L indicateur se présente sous la forme d une courbe, retraçant à chaque date la différence entre la probabilité que la phase conjoncturelle soit favorable et la probabilité qu elle soit défavorable. Il évolue donc entre +1 et -1 : un point très proche de +1 (respectivement de -1) signale que l activité est en période de nette accélération (respectivement de nette décélération). Les moments où l indicateur est proche de 0 sont assimilés à des phases de stabilisation, c est-à-dire de retour du rythme de croissance de l activité vers sa moyenne de long terme. Pendant ces phases, les signaux qu émettent les entreprises sont très variés et ne font donc état d aucun mouvement prononcé, à la hausse ou à la baisse. La valeur de l indicateur pour le dernier mois peut être révisée le mois suivant (apport des réponses reçues tardivement), si bien qu il convient d attendre au moins deux mois consécutifs pour pouvoir analyser une ample variation comme le signal d un changement conjoncturel important. Les perspectives personnelles de production se dégradent Les perspectives personnelles de production pour les prochains mois se détériorent sensiblement. Pourtant, les perspectives générales, qui représentent l opinion des industriels sur l activité de l industrie dans son ensemble, restent meilleures qu en moyenne sur longue période. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 36

Secteurs d activité Analyse par sous-secteurs Industies agroalimentaires En juin, la conjoncture dans les industries de l agroalimentaire est restée proche de celle de mai. L activité des derniers mois a continué de progresser à un rythme soutenu. Les stocks de produits finis demeurent jugés faibles, mais les carnets de commandes ne se regarnissent que légèrement. Ainsi, les perspectives personnelles de production diminuent, indiquant que l activité devrait ralentir au cours des prochains mois. Équipements électriques, électroniques, informatiques, machines Dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines, l activité passée est restée dynamique en juin. Les stocks de produits finis sont néanmoins toujours jugés inférieurs à la normale. Par ailleurs, les carnets de commandes globaux et étrangers se dégarnissent à nouveau et sont jugés très légers. Dans ces conditions, les perspectives personnelles de production continuent de se replier ; elles restent toutefois supérieures à leur niveau moyen de longue période. Matériel de transports Automobile Dans la branche automobile, l activité passée a de nouveau ralenti mais reste en hausse. Les stocks de produits finis se sont ainsi reconstitués et retrouvent leur niveau de long terme. Les carnets de commandes globaux se dégarnissent fortement, et sont désormais jugés très faibles. Les carnets de commandes étrangers se reconstituent un peu, mais restent également très dégarnis. Les perspectives personnelles de production demeurent ainsi à un bas niveau. Industrie Autres matériels de transport Dans la branche des autres matériels de transport, la situation reste peu favorable. La baisse de l activité passée s est poursuivie, mais plus modérément qu en mai. Les stocks sont toujours considérés comme très lourds. Parallèlement les carnets de commandes demeurent jugés très bas. Dans ces conditions, les perspectives personnelles de production restent dégradées. Autres industries :chimie, pharmacie. Dans les autres secteurs de l industrie, la chimie et la métallurgie présentent en juin des profils assez voisins : l activité passée a quelque peu ralenti mais son rythme reste soutenu. Le niveau des carnets de commandes globaux et étrangers a peu évolué depuis juin, restant à des niveaux bas dans la métallurgie. Parallèlement, le niveau des stocks demeure jugé faible. Dans ces conditions, au vu des perspectives de production, l activité progresserait au cours des prochains mois, au même rythme qu au cours des derniers. Dans la pharmacie, l activité des derniers mois a progressé à un rythme inférieur à ce qu il est en moyenne. Les perspectives de production pour les prochains mois restent à des niveaux élevés face à des carnets de commandes qui se regarnissent légèrement et à des stocks de produits finis jugés très légers. Dans le caoutchouc, les perspectives s améliorent légèrement mais restent à des niveaux bas : même si les stocks sont jugés très légers, les carnets de commandes sont toujours considérés comme peu étoffés.. ----------------------------------------------------------------------------------------- Principaux agrégats de l'industrie manufacturière Branche d'activité Production (en milliards d'euros) Production Valeur ajoutée évolution 2009/2008 en volume en % 2009 Exportations (1) Importations (1) Dépense de consommation des ménages Industries de biens de consommation 119,4-3,6-4,7-2,1-1,1 0,5 Industrie automobile 68,8-23,8-21,4-25,7-20,6 4,7 Industries des biens d'équipement 174,6-7,1-9,8-14 -11,2 1,0 Industries des biens intermédiaires 234,1-15,3-15,4-16,8-18,2-3,9 Total 596,8-11,8-11,9-14,2-12,2 0,8 (1) : exportations valorisées FAB (Franco à bord) et importations valorisées CAF (Coûts de l'assurance et du fret inclus) par produit. Champ : France. Source : Insee, comptes nationaux - base 2000. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 37

Secteurs d activité Industrie Avenia : un nouveau pôle de compétitivité en Aquitaine en 2010 Le Comité interministériel pour l aménagement et le développement du territoire (CIADT) du 11 mai 2010 a labellisé un nouveau pôle aquitain : Avenia. Il est axé sur la gestion du sous-sol :capture et stockage de CO 2, stockage de l énergie, géothermie profonde. Par contre, le pôle Prod Innov (pôle santé, agroalimentaire, nutrition) a perdu son agrément à l issue de ce même CIADT. Les autres pôles de compétitivité restent : Aerospace Valley Route des lasers et Xylofutur. Zoom sur la métallurgie aquitaine Les sous-traitants de l aéronautique touchés en 2009 1 La situation dans la métallurgie en Aquitaine est impactée par la crise en 2009 et les perspectives d amélioration n apparaissent pas pour tous les secteurs. Début 2009, la construction aéronautique est confrontée à un important recul des commandes lié à la crise économique et financière. Premiers touchés, les constructeurs d'avions d'affaires et d'avions régionaux réduisent leurs cadences de production. Ce retournement dans le secteur aéronautique et ses soustraitants est nettement visible au premier trimestre 2009 avec une baisse significative du niveau d activité qui se confirme sur les quatre trimestres suivants. Des actions d urgence en faveur de la sauvegarde des emplois et du redéploiement industriel sont mises en oeuvre. Dans la métallurgie aquitaine, la synthèse des éléments de conjoncture pour l année 2009 met en avant une forte dégradation d un ensemble d indicateurs qui confirme l impact de la crise sur les entreprises, dans un contexte de repli de la production industrielle mondiale et d une incidence défavorable de la parité euros/dollars. La crise en 2009 sur les entreprises de métallurgie Les effets de la crise en 2009 sur les entreprises sont multiples : *une absence de visibilité sur l ensemble de l exercice, *la baisse des commandes sur l ensemble des marchés de destination, *une très forte baisse d activité dans le secteur aéronautique, *la dégradation des exportations, * la baisse continue des investissements, * la contraction des prix de ventes, * l effondrement des marges, * la dégradation des chiffres d affaires et des résultats, * l érosion de l emploi et l effondrement de l emploi intérimaire, * et des difficultés persistantes pour l obtention de crédits. Dans ce contexte, plusieurs éléments viennent atténuer les effets de la crise, comme : * la réduction des délais de paiements, * les mesures renforcées en faveur de l innovation de type Crédit Impôt Recherche, *l es mesures de soutien à la filière automobile * et enfin les mesures en faveur de l emploi, «former plutôt que licencier», dans le cadre de dispositifs particuliers portés par la branche, avec le soutien de l État et de la Région Aquitaine par le biais d un accord cadre «Emplois-Compétences». Une enquête de conjoncture réalisée par l Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Aquitaine sur le premier trimestre 2010 indique une stabilisation des effectifs dans un volume d affaires qui semble se stabiliser sur la plupart des marchés de destination. Les marchés aéronautique, spatial et défense restent néanmoins orientés à la baisse. Aéronautique et sous-traitance : des effets à retardement En 2008, le niveau d activité sur les marchés aéronautique et spatial a permis d amortir les effets de la crise sur les entreprises de la métallurgie, en particulier sur la sous-traitance. Le retournement est nettement visible au premier trimestre 2009 avec une baisse 1 Extrait de l article rédigé par la Direccte (Nicolas Mornet) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 38

Secteurs d activité significative du niveau d activité qui se confirmera sur les quatre trimestres suivants. Les effets sur le tissu des sous-traitants sont importants. Le repli de l activité aéronautique s explique notamment par la chute sévère liée au repli des marchés de l aviation d affaires et de l aviation commerciale, par les reports de certains programmes militaires tels que l A400 M et par la dégradation d autres marchés tels que celui des hélicoptères. Début 2009, la construction aéronautique est confrontée à un important recul des commandes lié à la crise économique et financière. De nombreuses entreprises de sous-traitance subissent de plein fouet l effondrement de certains marchés et enregistrent une baisse préoccupante de leur niveau d activité (de 20 % à 60 % selon les secteurs clients et jusqu à 80 %). L ensemble de la chaîne de sous-traitance est affecté, jusqu aux plus petites entreprises, présentes éventuellement sur d autres marchés mais néanmoins fortement dépendantes. L effet cumulatif des baisses de charges sur les différents segments du marché accroît la vulnérabilité des Petites et Moyennes Industries (PMI) sous-traitantes. Des secteurs dominants, spécialisés et concentrés Les industries de la métallurgie sont présentes sur l ensemble du territoire aquitain, dans des proportions qui varient fortement selon les secteurs géographiques et qui sont à mettre en rapport avec la présence de grands donneurs d ordres ou non. Cette composante du tissu industriel aquitain occupe 54 000 salariés dans 2 500 établissements et représente 48 % du total des emplois industriels en région. Cette industrie régionale, dont 31 % des effectifs dépendent d établissements de plus de 500 salariés, compte 83 % d établissements de moins de 20 salariés (Données fournies par la branche : UIMM Aquitaine). Elle couvre par ailleurs un large panel de secteurs d activités et reste confrontée à des réalités économiques ou à des conditions de marchés relativement hétérogènes. Ces différents secteurs d activités sont, pour leur grande majorité, agrégés par la Nomenclature d Activités Française dans huit divisions distinctes : 24 : Métallurgie 25 : Fabrication de produits métalliques, à l'exception des machines et des équipements 26 : Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 27 : Fabrication d'équipements électriques Industrie 28 : Fabrication de machines et équipements n.c.a. 29 : Industrie automobile 30 : Fabrication d'autres matériels de transport 33 : Réparation et installation de machines et d'équipements. En Aquitaine, les effectifs de la branche sont à plus de 75 % concentrés sur les activités de construction aéronautique, navale et ferroviaire, de fabrication, installation et réparation de machines et équipements et enfin sur la métallurgie et fabrication de produits métalliques. Des actions pour accompagner les entreprises et préparer l après-crise La branche, avec le soutien des pouvoirs publics État et Conseil Régional, déploie des actions d urgence en faveur de la sauvegarde des emplois et du redéploiement industriel : - Adoption par le Conseil régional d Aquitaine d un moratoire sur les avances remboursables et d une procédure d acompte immédiat pour le financement des investissements matériels et immatériels - Signature d un accord-cadre État-Région- UIMM Aquitaine permettant d optimiser les soutiens aux entreprises en articulant les dispositifs de financement des mesures en faveur de l emploi. - Prolongation de l action collective «Croissance PMI», soutenue par l État et portée par l UIMM Aquitaine et destinée à favoriser l accessibilité des marchés pour les PMI, y compris sur des marchés de diversification. Action collective CRIDEM : Compétitivité Redéploiement Industriel Développement des Entreprises de la Métallurgie CRIDEM est une action portée par l UIMM Aquitaine. Ce programme sur trois ans (2010-2012), financé par l État et la Région, dispose de moyens d animation dédiés et vise toutes les entreprises de la branche. Il se décline en trois volets : **la réalisation d un diagnostic des besoins stratégiques, entreprise par entreprise, **la définition des leviers d adaptation et de progrès dans les domaines comme le marketing industriel, la finance, l amélioration de la performance, l innovation, les alliances et regroupements d entreprises, **la préparation et le suivi des plans d actions pour chacune des entreprises engagées dans l action. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 39

Secteurs d activité Construction Poursuite du fléchissement pour la construction en 2009 En 2010, une tendance à la reprise hésitante En 2009, en Aquitaine, l activité dans la construction continue de fléchir. Les autorisations de construire et les mises en chantier de logements neufs ont encore fortement diminué en une année aux alentours de 20 %. Par contre, leur commercialisation a connu plus de succès qu en 2008 : +41 %. Les délais d écoulement des stocks, bien que réduits, restent à un niveau élevé. Pour les locaux non résidentiels, les surfaces autorisées stagnent et les mises en chantier diminuent de 21 %. Les derniers chiffres de mai 2010 confirment une tendance à la reprise. 1 En France Indice de production Indice de production la construction de la construction - France France Indice cvs-cjo base 100 en Dernier point : mars 115 2010 110 Bâtiment 105 100 100 95 95 90 90 85 85 Travaux 80 80janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janvjanv-05 00 01 janv-06 02 03 janv-07 04 05 janv-08 06 07 janv-09 08 09 janv-10 Source : Insee Les marchés de l immobilier ont montré des signes de redressement mais des facteurs de fragilité persistent.[ ] Le redressement de marché français pourrait également prendre plus de temps que prévu, ce qui pèserait sur l activité dans la construction et pourrait affecter la confiance des ménages. Le ralentissement continue pour les logements autorisés et les mises en chantier En 2009, 360 500 logements ordinaires 3 sont autorisés à la construction en France. Ce nombre baisse de 20 % par rapport à l'année précédente. Les autorisations régressent plus fortement dans le secteur du collectif (-28 %) que dans le secteur individuel (-14 %). Fin mars 2010, les autorisations de construire poursuivent leur recul sur les douze derniers mois par rapport à la même période un an auparavant : la baisse atteint 12 % 4. Avec 316 000 logements ordinaires en France en 2009, les mises en chantier diminuent fortement de 17 % par rapport à 2008. La baisse est plus importante pour les ouvertures de chantiers de logements collectifs (- 19 %) que pour celles de logements individuels (- 16 %). Fin mars 2010, la variation en année glissante reste négative : -15 %. La construction en moindre baisse, au delà des effets d un hiver rigoureux 2 La production dans le secteur de la construction s est de nouveau nettement contractée au quatrième trimestre : -1,6 % après -1,8 % au troisième trimestre 2009. Cette contraction a touché tant le bâtiment que les travaux publics. Dans le logement neuf, la stabilisation des mises en chantier augure toutefois d une baisse de moins en moins marquée de l activité. Le secteur des travaux publics serait particulièrement touché par la vague de froid du début d année, ce qui viendrait peser sur son activité au premier trimestre puis la soutiendrait par contrecoup au deuxième. Au total, la production dans le secteur de la construction se contracterait de nouveau au premier trimestre (-1,7 %) puis elle rebondirait légèrement au deuxième (+0,2 %). Depuis mi-2008, les ménages réduisent leurs investissements, principalement constitués d acquisitions de logements neufs. L investissement en logement continuerait de se contracter moins fortement au deuxième trimestre et renouerait avec la croissance au second semestre. En Aquitaine Le recul se poursuit pour les autorisations de construire de logements neufs En 2009, avec plus de 25 450 logements, les autorisations de construire diminuent de 20 % par rapport à 2008. Cette baisse a été du même ordre que celle observée en France Fin avril 2010, la variation en rythme annuel reste négative (-13 %). Le secteur du logement collectif enregistre le repli le plus important : -23 % avec 9 500 unités totalisées en 2009. Avec 15 970 autorisations, le secteur du logement individuel présente une diminution de 19 % par rapport à 2008. Baisse accélérée des mises en chantier Plus de 23 000 logements ont été mis en chantier fin 2009 ; la baisse se poursuit cette année et s accélère plus vite en Aquitaine (-21 %) qu au niveau national (-17%). Fin avril 2010, la variation en rythme annuel confirme la tendance (-23 %). 1 Document Dreal - Le logement - mai 2010 2 Extrait de Notes de conjoncture Insee 2010 3 Ne sont pas compris les logements en résidence. 4 Source :Sit@del2, SOeS chiffres et statistiques avril INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 40 2010

Secteurs d activité Les ouvertures de chantiers de logements collectifs, avec 9 200 unités fin 2009, entraînent plus fortement le secteur dans ce repli (-19 %). La baisse en Aquitaine est identique à celle de la France métropolitaine. Pour le logement individuel, les mises en chantier diminuent un peu plus en Aquitaine (-22 %) qu en France (-16%) et totalisent 13 850 unités en 2009. Logements commencés Années glissantes - Milliers 23 de logements 21 19 17 15 13 11 9 7 5 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 Source : Service de l'observation et des statistiques (SOeS) - Sit@del2 Commercialisation des logements neufs : les ventes repartent à la hausse en 2009 En 2009, près de 5 840 logements ont été vendus, soit une progression de 41 % par rapport à l année précédente. Le niveau de ces ventes place favorablement l Aquitaine par rapport à la France métropolitaine (+ 34 %). Au premier trimestre 2010, les ventes sont moins élevées qu à la même période en 2009 (-13 %), mais en rythme annuel la progression se confirme (+ 37 %). Les ventes d appartements progressent de 46 % en 2009 par rapport à l année précédente et celles Commercialisation de l'ensemble des logements neufs des maisons de 19 %. Unité : logement 2008 2009 Evolution 09/08 en % Aquitaine France Aquitaine France Aquitaine France Mises en vente 4 748 93 105 4 446 77 831-6,4-16,4 Ventes 4 150 79 400 5 842 106 650 40,8 34,3 Stock de logements proposés à la vente 5 814 110 923 3 787 69 584-34,9-37,3 Source : SOeS, enquête sur la commercialisation des logements neufs Individuel Collectif Dernier point : avril 2010 La baisse des logements mis en vente se poursuit en 2009 (- 6 %) mais elle est de moins forte ampleur que l année précédente ; le recul est plus important au niveau national (- 16%). Au premier trimestre 2010, les logements mis en vente progressent de 37 % par rapport au premier trimestre 2009. La hausse de ces offres se confirme en rythme annuel (+18 %). Pour l année 2009, les mises en vente d appartements ont un niveau presque identique à celui de 2008 (+ 0,5%) tandis que celui des maisons diminue encore (- 30 %). Construction Sur l année 2009, les stocks disponibles à la vente baissent de 32 % pour les appartements et de 45 % pour les maisons. Les délais d écoulement des stocks ont fortement diminué en une année, mais restent encore à un niveau élevé. Pour les appartements, ils passent de 16,4 mois en 2008 à 9,9 mois en 2009 et se rapprochent du niveau national (9,8 mois). Pour les maisons, le délai moyen est de 13 mois en Aquitaine, un peu supérieur au niveau français (12,1 mois). Locaux non résidentiels : stagnation des surfaces autorisées En 2009, 2,4 millions de mètres carrés de locaux ont été autorisés en Aquitaine, soit un niveau similaire à celui de 2008 (0,5 %). Fin avril 2010, la variation en rythme annuel présente une tendance à la baisse (-11 %). Sur l année 2009, certains secteurs affichent un net repli comme l industrie (-46 %) et les bureaux(-45 %). Les surfaces autorisées des locaux de services publics diminuent de 9 %, entraînées par la chute dans le secteur de l action sociale (-47 %) et de la santé (-43 %). À l opposé, les surfaces autorisées augmentent pour les entrepôts (+51 %) et les exploitations forestières. et baisse des mises en chantier Avec 1,7 million de mètres carrés de bâtiments non résidentiels en 2009, les mises en chantier enregistrent une baisse de 21 % par rapport à 2008. Fin avril 2010, cette tendance se confirme en rythme annuel (-8,.6%) En 2009, le recul affecte particulièrement le secteur de l industrie (-45 %) et les bureaux (- 35 %). Au contraire, les surfaces des exploitations agricoles (+16 %) et de l hébergement hôtelier (+5 %) progressent. Les surfaces mises en chantier chutent de 28 % pour les services publics ; dans cette catégorie, seul le secteur de la santé n enregistre pas de repli (+12,8 %). 2,7 2,5 2,3 2,1 1,9 1,7 Locaux non résidentiels Années glissantes, Millions de mètres carrés Locaux autorisés Locaux commencés Dernier point : avril 2010 1,5 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 Source : SOeS - Sit@del2 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 41

Secteurs d activité Travaux publics en Aquitaine : baisse du chiffre d affaires et des investissements en 2009 Fin 2008, le chiffre d'affaires des travaux publics aquitains de 2, 26 millions d euros diminue de 0,7 % pour la région par rapport à l année précédente. Il augmente légèrement de 0,4% pour la France entière. Les chiffres d affaires des deux principaux secteurs, les travaux routiers et l adduction d eau et assainissement, baissent de 5 % en une année. Travaux publics Répartition du chiffre d'affaires aquitain en 2008 2008 en % Evolution 2008/07 Travaux routiers 39-5 Adduction d'eau, assainissement 21-5 Terrassements 16 9 Réseaux électriques 10-12 Ouvrage d'art et équipement industriel 8 42 Fondations spéciales, travaux souterrains, travaux maritimes et fluviaux 5 11 Voies ferrées 2-9 Source : Fédération et Syndicat des Travaux Publics d'aquitaine En 2008, les collectivités locales de la région représentent 50 % de la clientèle des entreprises de travaux publics (3 points de moins qu en 2007). Les perspectives d investissements en 2009 des conseils généraux sur les routes départementales seraient de 205 millions d euros, soit une diminution de 13 % par rapport à l année précédente 5. En 2009, l activité des travaux publics s est dégradée dans un marché étroit et plus concurrentiel, où la tonicité des commandes publiques ne compense pas l atonie des offres du secteur privé. L ensemble des professionnels du BTP a réduit ses dépenses d investissement, en particulier dans la filière des travaux publics où le repli est plus marqué 6. Construction En France, selon les entrepreneurs interrogés en avril 2010, le climat conjoncturel tend à se dégrader dans les travaux publics. Selon les chefs d entreprise, le repli de l activité a été plus prononcé au premier trimestre. La contraction de l activité s est accentuée sur la période récente. Les entrepreneurs sont plus nombreux qu en janvier à juger leurs carnets de commandes inférieurs à la normale pour cette période de l année 7. Habitat social : un parc en stagnation Au premier janvier 2009, le patrimoine social de l Aquitaine s élève à 137 200 logements, en progression de 0,4 % sur un an contre 2,4 % l année précédente. La crise a rendu les montages financiers plus difficiles à réaliser et incite les bailleurs à différer leurs projets. L offre locative, 10 logements sociaux pour 100 résidences principales, stagne et demeure nettement inférieure à la densité nationale. Le parc est à plus des trois quarts composé d immeubles collectifs. La part de l habitat individuel continue de progresser. En janvier 2009, le loyer moyen mensuel pratiqué par mètre carré de surface corrigé est de 2,87, en hausse de 2,9 %. Le déficit de logements sociaux reste très prégnant. En 2009, un plan de relance et un programme exceptionnel lancés par le gouvernement ont eu un impact positif sur la production de logements sociaux. Source : Dreal Aquitaine. Travaux publics en Aquitaine Evolution 2009/2008 en % Chiffres d affaires - 8,5 Investissements - 36,8 Source : Banque de France Enquête de tendance réalisées début 2010 auprès d'un échantillon représentatif d'entreprises ou d'établissements aquitains. 5 Budgets primitifs. Ne sont pas pris en compte les budgets des groupements sans fiscalité propre. Source Cebatrama, Observatoire régional du BTP 6 Extrait : Banque de France, les entreprises en Aquitaine - 24 mars 2010. 7 Insee- Informations rapides 26 avril 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 42

Secteurs d activité Services La part des services dans l'économie aquitaine Ensemble de l'économie en % d'emploi salarié au 01/01/2009 Tertiaire ou activités tertiaires 2,3 13,2 6,8 44,2 21,6 11,9 Agriculture Industrie Construction Tertiaire Education, santé Administration marchand et action sociale publique Tertiaire non marchand dont 13,6 5,2 3,6 1,8 2,8 0,9 10,4 5,9 Commerce Transports Hébergement, Information, Activités Activités Activités Autres activités Restauration Communication financières immobilières scientifiques, de services techniques Activités de services marchands Source : Insee - Estimations d'emploi localisées Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 43

Secteurs d activité Transports Moins de voyageurs dans les avions et les TER aquitains en 2009 Chute des transports de marchandises En 2009, les transports, dont l'activité suit le mouvement de l'économie, sont globalement affectés par la chute de la production. Portés par un parc automobile accru et un prix du carburant en moyenne plus bas, les déplacements des ménages réaugmentent, notamment en voiture particulière. Au total, le transport de voyageurs échappe formellement à la récession, mais la baisse du transport en commun est notable. En Aquitaine, interrompant la tendance passée, le trafic voyageurs subit une baisse importante pour le mode aérien (- 7 %) et plus légère en ce qui concerne le mode ferroviaire (- 1 % pour les TER). Les effets de la crise économique se ressentent et le nombre de passagers internationaux chute. Sur les routes, le trafic en voitures particulières progresse. Les dépenses de transports dans la consommation des ménages en France reculent en volume en 2009 pour la deuxième année consécutive. Le trafic aérien se contracte sous l effet du repli du nombre de voyages des résidents français tant en France qu à l international. L activité TGV de la SNCF est en retrait par rapport aux années passées. En 2009, en Aquitaine, la fréquentation des trains express régionaux (TER) diminue de 1,1 % en nombre de voyageurs*kilomètres, stoppant ainsi la dynamique d augmentation de fréquentation commencée en 2003. Sur les cinq liaisons TER les plus importantes en trafic, seule la liaison Bordeaux-Arcachon connaît une augmentation. La plus forte baisse de trafic touche la ligne Bordeaux-Hendaye. A l inverse, Bordeaux-Pau-Tarbes profite de la hausse la plus élevée. Les raisons de cette inversion de tendance sont multiples : un contexte climatique difficile pour le sud de l Aquitaine et en particulier les conséquences de la tempête Klaus au début de l année 2009 ; un volume de travaux sur les voies plus important que les années précédentes ; le contexte économique défavorable en cette période de crise ; et enfin une évolution du système de comptage des voyageurs par la SNCF qui ne prend plus en compte à partir de 2009 des bénéficiaires de la carte Sésame (demandeurs d emploi). Un trafic ferroviaire en légère baisse en 2009 Indice (base 100 en 2000) 150 140 130 120 110 100 90 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Évolution du trafic TER (base 100 en 2000) Source : SNCF Moins de passagers étrangers dans les aéroports Selon l'association internationale de transport aérien, le trafic aérien mondial de passagers a baissé de 3,5 % en 2009 par rapport à 2008, ce qui en ferait la plus forte baisse depuis la Seconde guerre mondiale. Sur le territoire national, le recul du nombre de passagers est du même ordre (- 3,9 %). En Aquitaine, le nombre de passagers locaux des aéroports s élève en 2009 à 5,3 millions de passagers, soit une diminution de 7 % par rapport à 2008. Il repasse en dessous du niveau de 2007. Le trafic passagers baisse en 2009 dans les aéroports aquitains En Milliers 5 750 000 5 500 000 5 250 000 5 000 000 4 750 000 4 500 000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Source : Direction de la Sécurité de l Aviation Civile sud-ouest En 2009, le trafic de l aéroport de Bordeaux Mérignac est en baisse de 7 %, due surtout à un fort déficit de passagers internationaux (- 15 % contre - 3 % pour les nationaux) par rapport à 2008. Trois nouvelles liaisons à bas coût sont créées (Bâle, Liverpool et Charleroi). Et douze lignes sont supprimées : 4 lignes par des compagnies nationales et 8 par des compagnies à bas coût. Sur les 4 premiers mois de 2010, le trafic est légèrement en hausse. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 44

Secteurs d activité Aéroport de Bordeaux-Mérignac : trafic passagers Unité : milliers 410 Aéroport de Bordeaux-Mérignac tendance 360 Transports 2007. Cependant sur la RN10 à Reignac, le trafic VL diminue de 2 %, et ce pour la première fois depuis 2001 310 260 210 160 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction de l'aviation civile du Sud-Ouest L aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne perd les liaisons Shannon et Francfort par Ryanair et Copenhague par Sterling, mais gagne deux nouvelles liaisons à bas coût : Marseille par Ryanair et Helsinki par Blue One. Même si le nombre de passagers nationaux augmente de 4,7 %, le trafic total y diminue de 1,6 %. L aéroport de Pau Pyrénées cumule en 2009 les effets de la conjoncture économique et de la fermeture de l aérodrome (3 semaines en été) pour des travaux de réfection de piste. Aussi, le trafic de passagers accuse une chute de 15,5 % par rapport à 2008. Les résultats de début 2010 ne sont pas encourageants. Unité : milliers 92 82 72 62 52 42 32 Aéroport de Pau Aéroport de Pau : trafic passagers tendance 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction de l'aviation civile du Sud-Ouest Pour l aéroport d Agen - La Garenne, le nombre prévisionnel de 22 000 passagers pour la deuxième année de la liaison Agen-Paris avec obligation de service public est largement dépassé : 27 000 passagers embarqués en 2009. La situation économique, notamment celle de la Grande-Bretagne, impacte les résultats de l aéroport de Bergerac-Dordogne-Périgord : baisse du trafic de 7 % en 2009. Progression du trafic sur l axe Nord-Sud La diminution du trafic moyen journalier de Véhicules Légers (VL), observée en 2008 1, ne se confirme pas pour l année 2009 sur l axe Nord-Sud. Le trafic sur l axe A10 (24 000 véhicules-jour en moyenne), sur la RN10 dans les Landes et sur l A63 augmente en moyenne de 3 % pour revenir à des valeurs équivalentes à 1 1 Extrait de l article rédigé par la Dreal Aquitaine (Bruno Carré) Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 45

Secteurs d activité Chute des transports de marchandises En France, les premiers résultats des comptes des transports de l année 2009, soulignent une chute sans précédent du transport intérieur de marchandises. L activité reprend au deuxième trimestre 2009, mais sans véritable rattrapage. La part du transport de marchandises longue distance et de l international diminue, en raison d une baisse des exportations liée à la situation économique des pays européens, et des importations en lien avec la réduction de la demande intérieure. Tous les modes de transport sont touchés. En Aquitaine, le mode maritime enregistre une légère hausse du trafic due à la forte augmentation du Port de Bayonne malgré une diminution du Grand Port Maritime de Bordeaux. Les exportations des bois issus de la tempête Klaus ont soutenu le trafic. Les autres modes de transport subissent les effets de la crise économique. Le fret ferroviaire continue de baisser en 2009. Le trafic Poids Lourds diminue de 10 % et le trafic par transport combiné chute de 30 %. Le trafic maritime de l Aquitaine en 2009 progresse de 2,4 % par rapport à l année précédente, la baisse du trafic du Grand Port Maritime de Bordeaux étant compensée par la hausse du trafic du port de Bayonne. La croissance du trafic maritime, pour l année 2008, était due à la situation inverse. Dans ces deux ports, en 2009, les importations diminuent tandis que les exportations progressent. Un résultat en baisse, en 2009, pour le Grand Port Maritime de Bordeaux Marquée par les effets de la crise économique, mais aussi par le plan de relance de l économie et le soutien affirmé des collectivités locales, l année 2009 s achève au port de Bordeaux sur un tonnage global de 8,8 Mt, en diminution de 2,9 % par rapport à l année précédente, année record de la décennie. Le résultat de l année 2009 reste supérieur à ceux des années antérieures. Les importations accusent un repli de 6,8 %. Les produits raffinés (tourteaux, huiles ) sont en légère baisse. Mais ces baisses sont largement compensées par le développement de la trituration de graines par la société SAIPOL à Bassens. Dans un contexte international durement touché, les engrais manufacturés chutent de 30 % avec 210 000 tonnes. Néanmoins l ammoniac importé à Ambès dépasse les 320 000 tonnes, soit une augmentation de 15 %. Transports Par ailleurs, le ralentissement économique dans le secteur de la construction, déjà constaté en 2008, affecte les granulats (- 22 %), le ciment et les laitiers (- 42 %) et les importations de bois tropicaux (- 74 %). Au terme de la première année complète d exploitation des nouvelles installations de la SOBIB à Blaye, les importations de bitumes doublent quasiment. Unité : milliers de tonnes 1 000 950 900 850 800 750 700 650 600 550 500 Trafic majeur de biocarburants Les exportations d un tonnage de 2,5 Mt progressent de 9 % pour 2009. Les sorties de pétrole brut retrouvent un schéma logistique efficace et gagnent 30 000 tonnes avec au total 260 000 tonnes exportées. Les biocarburants atteignent 130 000 tonnes et constituent de ce fait un trafic majeur. Les exportations de céréales sont en baisse de 11 %, mais demeurent au-delà du million de tonnes. La baisse des sorties d huiles est compensée par la croissance des sorties des graines et des tourteaux de tournesol, sous-produits de trituration locale. Les volumes de bois issus de la tempête Klaus de janvier 2009 soutiennent les exportations de bois. Elles progressent de plus de 20 000 tonnes avec un total de 235 000 tonnes. Record de conteneurs Port de Bordeaux : trafic de marchandises Port de Bordeaux tendance 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction des transports maritimes, des ports et du littoral Ces exportations permettent de soutenir le trafic conteneurisé du port de Bordeaux qui dépasse les 770 000 tonnes (+ 27 %) et atteint en 2009 un record historique tant en tonnage qu en nombre de conteneurs manutentionnés (80 000 EVP, Équivalent Vingt Pieds, soit + 44 %). Ces exportations de bois vers l Extrême- Orient permettent la mise en place d un second service de feedering par l armement CMA-CGM et la desserte d un nouveau hub européen par MSC Verdon. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 46

Unité : milliers de tonnes 550 500 450 400 350 300 250 200 150 Secteurs d activité Port de Bayonne : +15 % de hausse de trafic Le port de Bayonne connaît une hausse de son trafic de 15,2 % avec 4,3 Mt de trafic en 2009. Cette hausse est essentiellement due à une forte augmentation du tonnage des exportations des autres marchandises diverses et des mouvements des autres solides en vrac. De nouveaux trafics font leur apparition : celui du ballast lié à la réfection des voies ferroviaires entre Hendaye et Bayonne et celui du bois des Landes, tombé suite à la tempête Klaus. Le trafic des liquides en vrac baisse de 7 %. Ce chiffre est dû à un recul des importations des produits pétroliers (- 38 %). Pour les solides en vrac, le trafic est en repli de 3 %. Les mouvements de céréales diminuent de 25 %, ceux des engrais de 35 % (malgré une forte augmentation des exportations). Les importations de minerais augmentent de 18 % avec un tonnage de 867 000 tonnes. Port de Bayonne : trafic de marchandises Port de Bayonne tendance 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : Direction des transports maritimes, des ports et du littoral Trafic routier de marchandises en baisse de 10 % L année 2009 est marquée par une forte baisse du trafic du transport routier de marchandises. Après une hausse en 2007 et 2008, les flux totaux en Aquitaine baissent de 10 % pour l année 2009. La baisse sur les flux de marchandises entrant (venant de France ou de l étranger) et sortant (partant en France ou à l étranger) est plus sensible que celle sur les flux internes à la région. Ces données concernent les tonnages réalisés par des utilisateurs de véhicules routiers de transport de marchandises, sous pavillon français, sans considération de la localisation géographique de l entreprise ou de l établissement qui utilise les véhicules. Le trafic des flux intra-aquitains diminue de 8,6 % par rapport à 2008 avec un trafic de 94 millions de tonnes. Le volume du flux de marchandises entrant en Aquitaine est quasiment identique au volume de marchandises sortant de l Aquitaine, avec une baisse d environ 16 %. Transports Trois fois plus de camions sur la nationale 10 au Nord de Bordeaux que sur l autoroute A 10 En 2009, la baisse du trafic Poids lourds (PL) sur l axe Nord-Sud engagée en 2008 se confirme. La conjoncture économique en Espagne n est sans doute pas étrangère à cette tendance. À l exception de Magescq (avec un trafic PL équivalent à celui de 2008), les autres trafics PL diminuent sensiblement. Le trafic sur l A 10 Pons connaît la plus forte baisse. Cependant, ce trafic PL ne s est pas reporté sur la RN 10, puisque, pour la première fois depuis 2002, le trafic PL à Reignac diminue de 4 %. Néanmoins l écart de trafic entre l A 10 et la RN 10 continue d augmenter, il circule près de trois fois plus de PL sur la RN 10 que sur l A 10. Le fret ferroviaire toujours en baisse La baisse de l activité fret ferroviaire se poursuit en 2009. Le trafic se situe à 6,4 millions de tonnes avec une baisse pour l Aquitaine de près de 2 millions de tonnes (23 %) par rapport à l année 2008. Expéditions et arrivages diminuent. Les expéditions totalisent 2,7 millions de tonnes et diminuent de 18 % entre 2008 et 2009. Les arrivages sont supérieurs aux expéditions, mais ils décroissent de 27 % pour atteindre 2,6 millions de tonnes. Transport combiné : moins de 500 000 tonnes L activité du transport combiné est mesurée à partir des résultats de l entreprise Novatrans sur les plates-formes de Bordeaux- Hourcade et Bayonne-Mouguerre. Le transport combiné est le transport de marchandises de bout en bout dans un même conteneur ou une même caisse mobile utilisant successivement plusieurs modes de transport. Chez les professionnels du secteur, l appréciation du transport combiné est effectuée en unité de transport intermodal (UTI). L unité de transport intermodal correspond à des conteneurs, caisses mobiles et semi-remorques convenant au transport intermodal. En 2009, le transport combiné de Novatrans, avec 472 000 tonnes, chute de 30 %. En UTI, le trafic baisse de 35 % et s élève à 27 000 UTI. Cette diminution importante est due à une chute sensible du trafic sur les deux plates-formes, et en particulier sur la plate-forme de Bayonne-Mouguerre (- 42 % en tonnage et - 46 % en UTI). Les échanges avec l Espagne ont probablement baissé, étant donné la crise économique particulièrement vive au-delà des Pyrénées. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 47

Secteurs d activité Activité commerciale Dans un contexte de profonde récession, le pouvoir d achat des ménages progresse de 1,6 % en 2009, notamment grâce à la baisse de l inflation. La consommation des ménages résiste momentanément soutenue par la prime à la casse dans le secteur automobile. En Aquitaine, l emploi dans le commerce se redresse fin 2009 et au premier trimestre 2010. Au quatrième trimestre 2009, «l effet automobile» soutient nettement la demande. Les ménages ont anticipé leurs achats de véhicules avant que ne se durcissent, au premier janvier 2010, les conditions d attribution de la prime à la casse et du bonus-malus. Ce rebond de la consommation automobile a entraîné la consommation en produits manufacturés (+2,9 %). Mais selon les chefs d entreprise interrogés en mai 2010 au niveau national, la conjoncture dans le commerce de détail et dans le commerce et la réparation automobile est un peu moins bonne : l indicateur synthétique du climat des affaires diminue légèrement tout en restant supérieur à son niveau moyen. D après les détaillants, l activité a continué de se renforcer ces derniers mois et cette vigueur se maintiendrait : chacun des soldes relatifs aux prévisions de ventes et aux intentions de commandes est désormais supérieur à son niveau moyen. Cependant, cette progression est principalement le fait du commerce généraliste alimentaire. La situation du commerce spécialisé non alimentaire est moins favorable : l activité passée est toujours déclarée peu dynamique et cette atonie se poursuivrait au vu des perspectives de ventes et des intentions de commandes. Le secteur spécialisé du «culture-loisirsluxe» est le plus touché. Concernant les entreprises commerciales implantées en Aquitaine, la Banque de France 1 observe en 2009 un ralentissement de l'activité du commerce de gros plus important que celui qui était attendu en début d'exercice ; il impacte l'ensemble des branches. Cette évolution, plus marquée sur le marché domestique qu'à l'exportation, se traduit par une contraction modérée des effectifs. Les pronostics pour l'année en cours tablent sur un rebond mesuré des affaires, qui ne permettrait pas de rétablir les niveaux d'activité précédents. Les effectifs Une situation tendue dans le commerce, mais de nombreuses créations 110 105 100 95 globaux se sont érodés, mais l ampleur de cette diminution demeure mesurée. Redressement de l emploi dans le commerce Selon les estimations d emploi salarié réalisées par l Insee, les effectifs salariés du commerce qui régressaient depuis le 3 e trimestre 2008 se redressent en fin d'année 2009 et au premier trimestre 2010. Le déficit s'élève à 2 000 emplois pour l année 2009 (déjà 800 emplois perdus en 2008). Fin mars 2010, il y aurait 153 900 emplois salariés dans le commerce aquitain. Evolution de l'emploi salarié dans le commerce Source ; Insee, estimations d emploi France métropolitaine 01T4 02T4 03T4 04T4 05T4 06T4 07T4 08T4 09T4 Pour 2010, le niveau de l emploi du commerce de gros se maintiendrait à son niveau actuel, les recrutements programmés dans le négoce de produits alimentaires compensant les allègements observés dans les autres branches. Selon l enquête de conjoncture réalisée par la Banque de France en mai 2010, l activité commerciale progresse légèrement par rapport au mois précédent. Les ventes de produits alimentaires et celles des produits industriels s accroissent de 1,1 %. Parmi ces derniers, le négoce de produits électroniques grand public a fortement augmenté, entraîné par un bond des achats de téléviseurs en vue de la Coupe du Monde de football. Le textile-habillement, la chaussure et le bricolage s inscrivent en revanche en repli. Le petit commerce constate une hausse de ses courants d affaires de 1,5 %. Les ventes de la grande distribution ont très légèrement augmenté de 0,5% d un mois sur l autre. Les grands magasins ont observé uneprogression de leurs volumes de +4.9%. Les ventes des hypermarchés ont augmenté de +1.2 % alors que celles des supermarchés se sont tassées de -0.3%. La vente à distance a enregistré un recul de -0.8%. 1 Extrait de «Les Entreprises en Aquitaine / Bilan 2009 et Perspectives 2010 Mars 2010» BANQUE DE FRANCE INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 48 Aquitaine

Secteurs d activité Les créations compensent en partie les cessations En Aquitaine, 44 210 établissements commerciaux exercent leur activité en magasins, sur éventaires et marchés ou par correspondance. En 2009, ils représentent 23 % de l ensemble des établissements aquitains. Le nombre de créations d'entreprises commerciales atteint un niveau record en 2009 avec 7 360 nouvelles unités, soit 73 % de plus qu en 2008. Le nouveau régime d'auto-entrepreneur explique cette augmentation sans précédent, observée dans pratiquement tous les secteurs d'activité. Plus de la moitié des créateurs d'entreprises de 2009 sont des auto-entrepreneurs. Mais en dehors de ce nouveau statut, le nombre de créations dans le commerce diminue de 20 % entre 2008 et 2009. Le nombre de défaillances d entreprises commerciales jugées au cours de l année 2009 est en hausse de 7 % par rapport à l année 2008, et représente un quart des défaillances d entreprises aquitaines Activité commerciale Le commerce de détail consiste à vendre des marchandises dans l'état où elles sont achetées (ou après transformations mineures) généralement à une clientèle de particuliers, quelles que soient les quantités vendues. Outre la vente, cette activité peut aussi recouvrir la livraison et l'installation chez le client (de meubles ou d'électroménager par exemple). La commercialisation d'un bien comprend généralement successivement une activité de commerce de gros (commerce interentreprise) suivie d'une activité de commerce de détail mais certains biens (biens d'équipement) ne font pas l'objet de commerce de détail. Le commerce de gros consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, des utilisateurs professionnels (industriels ou commerciaux) ou des collectivités, voire à d'autres grossistes ou intermédiaires, et ce quelles que soient les quantités vendues. Les intermédiaires du commerce de gros mettent, quant à eux, en rapport les acheteurs et les vendeurs (ou bien exécutent des opérations commerciales pour le compte d'un tiers), sans être eux-mêmes propriétaires des marchandises (il s'agit des commissionnaires, courtiers, agents commerciaux, représentants non salariés, etc.). Les commerces de proximité en Aquitaine, une réalité pour une commune rurale sur deux En Aquitaine, le quart de la population rurale manque de commerces de proximité dans sa commune. Cette proportion est la même qu au niveau national. La moitié des communes rurales aquitaines ne disposent pas de commerces de proximité. Boulangeries, boucheries, supérettes, pharmacies, tabacs autant de commerces de proximité dans lesquels la population se rend fréquemment. Au 1 er janvier 2008, en France métropolitaine, 600 000 commerces, sur un total de 830 000, peuvent être qualifiés de «commerces de proximité». Leur nombre a légèrement augmenté depuis 2002, mais moins vite que le nombre total de commerces : respectivement 0,6 % et 1,4 % en moyenne par an entre 2002 et 2008. Aussi la proportion de commerces de proximité baisse en six ans et s établit à 72 % en 2008. Ces points de vente emploient la moitié des salariés du commerce en 2007 et se retrouvent en grand nombre dans les secteurs de l alimentation spécialisée, de l habillement et des magasins populaires. Repérage du commerce de proximité Le repérage du commerce de proximité a été défini dans le cadre des travaux du Conseil stratégique du commerce de proximité, installé en 2009. Il regroupe l ensemble des commerces de quotidienneté et des commerces en pôle de vie. Le commerce de quotidienneté regroupe les commerces pour lesquels les achats des consommateurs sont quotidiens, ou du moins très fréquents : commerce alimentaire spécialisé (boulangeriespâtisseries, boucheries-charcuteries, poissonneries, commerces de fruits et légumes, de boissons, de tabac et autres commerces de détail alimentaires), alimentation générale, supérettes, éventaires et marchés, traiteurs, cafés-tabacs, librairies, marchands de journaux, papeteries et pharmacies. Par ailleurs, dans les grandes communes ( en général plus de 10 000 habitants), le commerce se concentre dans certains quartiers, dans certaines rues. La présence des commerces contribue au dynamisme et à la vitalité de ces quartiers. Ils constituent des pôles de vie qui sont caractérisés par la présence d activités «locomotives», principalement des commerces alimentaires. Dans les grandes communes, ces pôles de vie sont repérés par la présence, dans un rayon de moins de 300 mètres, d au moins quatre activités du commerce de quotidienneté hors commerce sur éventaires et marchés, traiteur et pharmacie Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 49

Secteurs d activité Dans l urbain, (ensemble des unités urbaines), ces commerces de proximité sont de taille plus petite que les autres points de vente ; ils emploient en moyenne 2,6 salariés. Leur nombre s est accru entre 2002 et 2008. Au sein des entreprises qui ne possèdent qu un point de vente, les commerces de proximité sont plus dynamiques que les autres ; leur chiffre d affaires croît de 1,1 % en moyenne par an depuis 2001. Dans le rural (ensemble des communes n appartenant pas à une unité urbaine) les commerces de proximité sont en légère diminution, mais la moitié des communes rurales du territoire métropolitain en disposent. Dans l Ouest de la France, l équipement des communes en commerces de proximité est quasiment généralisé. Ce commerce de proximité est moins accessible dans les régions les plus montagneusesen Aquitaine, la moitié des communes rurales ne disposent pas de commerces de proximité. Aussi le quart de la population rurale manque de commerces de proximité dans sa commune et doit se déplacer dans une autre commune. En Aquitaine, 24 % de la population rurale ne dispose pas de commerces de proximité dans sa commune Activité commerciale La région Aquitaine dans une situation moyenne pour les commerces de proximité Part de la population rurale Part de communes résidant dans rurales n'ayant pas une commune de commerces de sans commerce proximité de proximité Part de la population rurale en % Bretagne 12 4 36 Pays de la Loire 26 9 36 Provence-Alpes-Côte d'azur 38 10 8 Rhône-Alpes 39 18 23 Corse 41 12 37 Alsace 41 23 25 Auvergne 43 22 41 Poitou-Charentes 44 21 47 Languedoc-Roussillon 45 15 25 Nord - Pas-de-Calais 47 25 13 Limousin 47 22 48 Aquitaine 48 24 30 Centre 49 26 35 Île-de-France 54 33 4 Bourgogne 58 31 44 Basse-Normandie 60 34 47 Midi-Pyrénées 62 31 35 Haute-Normandie 64 43 32 Picardie 66 42 39 Franche-Comté 69 42 43 Champagne-Ardenne 70 42 38 Lorraine 70 43 28 France métropolitaine 53 25 25 Lecture : dans la région Aquitaine, 48 % des communes rurales n ont pas de commerces de proximité. Elles abritent 24 % de la population rurale de cette région, laquelle représente 30 % de la population totale de l'aquitaine en 2006. Champ : France métropolitaine. Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene 2008), recensement de la population 2006. Un ménage aquitain ne disposant pas de commerces de proximité dans sa commune met en moyenne entre 4 et 4,5 minutes en voiture (aller seulement) pour se rendre dans le commerce le plus proche. Définitions Dans cette étude, le terme de commerce fait référence à un point de vente appartenant à un ensemble de secteurs d activité qui diffère du commerce au sens strict de la nomenclature d activités française puisqu il comprend des points de vente théoriquement classés dans l industrie agroalimentaire ou les services. Plus précisément, dans la nomenclature NAF rév. 1 de 2003, il s agit des secteurs suivants : le commerce de détail (groupes 52.1 à 52.7), l artisanat commercial (classes 15.1F, 15.8B, 15.8C et 15.8D) et certains services aux particuliers, la restauration (55.3), les cafés-tabacs et débits de boissons (55.4A et 55.4B), les traiteurs (55.5D), les blanchisseries-teintureries de détail (93.0B), la coiffure (93.0D) et les soins de beauté (93.0E). Certains équipements ayant des activités similaires ont été regroupés sous les dénominations suivantes : - «boulangerie et pâtisserie» : cuisson de produits de boulangerie, boulangerie, boulangeriepâtisserie, pâtisserie, commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie ; - «boucherie et charcuterie» : commerce de détail de viandes et de produits à base de viande, charcuterie ; - «cafés-tabacs» : cafés-tabacs et débits de boissons. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 50

Secteurs d activité Activité commerciale Temps d accès moyen à un commerce de proximité pour la population résidant dans une commune rurale sans commerce de proximité Champ : France métropolitaine. Sources : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene), recensement de la population 2006 ; Inra, distancier Odomatrix. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 51

Secteurs d activité Services aux entreprises Soutien aux entreprises : créations d entreprises record et défaillances encore en hausse en 2009 Les activités de soutien aux entreprises (NAF rev2, 2008, cf. tableau ci-dessous), comptent, début 2009, 25 660 établissements, soit 13 % des établissements de la région. Ils sont principalement localisés dans les départements les plus urbanisés, la Gironde (50 %) et les Pyrénées-Atlantiques (21 %). L Aquitaine se caractérise par un réseau de petits établissements. Six sur dix n ont pas de salarié. Trois établissements sur dix emploient moins de dix salariés. Fin 2008, environ 112 680 salariés travaillent dans ce secteur. L effectif salarié a diminué de 2 360 personnes entre fin décembre 2007 et fin décembre 2008. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques regroupent 40,5 % des salariés des services aux entreprises. Seulement 3,5 % travaillent dans la recherche et le développement. Les activités d architecture, ingénierie, analyses techniques emploient 12 % des salariés, et les cabinets juridiques et comptables 10,5 %. Les services administratifs et autres activités de soutien emploient 59,5 % des salariés des services aux entreprises. Les activités liées à l emploi (agences de placement de main-d œuvre et celles de travail temporaire) regroupent un quart des salariés. Les services relatifs aux bâtiments et à l aménagement (nettoyage des locaux ou du matériel, aménagement paysager) occupent 18 % des salariés. Les créations d entreprises dans ce secteur explosent en 2009 (+ 131 %), activités largement investies par les auto-entrepreneurs. Ainsi 6 320 nouvelles unités sont enregistrées, dont prés des deux tiers sous ce nouveau statut. En dehors de ce nouveau régime, les créations de ce secteur diminuent de 19 % entre 2008 et 2009. En 2009, 330 défaillances d entreprises de ce secteur sont jugées en Aquitaine, soit une augmentation de 12 % qui survient après une hausse de 27 % enregistrée l année précédente. Sur le plan national, le nombre de défaillances d entreprises diminue légèrement : - 0,6 %. Extrait de la publication : «Les Entreprises en Aquitaine, Bilan 2009 et Perspectives 2010» de mars 2010 - Banque de France En 2009, le chiffre d affaires des services marchands, tiré vers le bas par ses donneurs d ordres, a globalement reculé de 7,4 %, malgré l orientation plus favorable des affaires observée en fin d année. Le ralentissement de l activité concerne plus particulièrement le transport routier, alors que les autres services aux entreprises résistent mieux. Cette tendance se traduit par un recul général des effectifs plus marqué que dans l industrie, une modération des politiques d investissements et une fragilisation de la rentabilité. Les prévisions favorables font état d une reprise modérée, avec peu de répercussion sur l emploi et qui préserverait le niveau actuel des résultats. Le secteur des services aux entreprises a mieux résisté dans l ensemble, grâce à une bonne tenue des activités de conseil et en dépit du recul prononcé de l intérim. Section Libellé des sections Code Division Intitulé M Activités spécialisées 69 Activités juridiques et comptables scientifiques 70 Activités des sièges sociaux ; conseil de gestion et techniques 71 Activités d'architecture et d'ingénierie ; activités de contrôle et analyses techniques 72 Recherche-développement scientifique 73 Publicité et études de marché 74 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 75 Activités vétérinaires N Activités de services 77 Activités de location et location-bail administratifs 78 Activités liées à l'emploi et de soutien 79 Activités des agences de voyage, voyagistes, services de réservation et activités connexes 80 Enquêtes et sécurité 81 Services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager 82 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 52

Secteurs d activité En dépit d'un recul d'activité en 2009 dans l Hexagone, le secteur du tourisme résiste convenablement à la crise économique grâce à la clientèle française. La France reste toujours la première destination mondiale en fréquentation, avec 74 millions de visiteurs non résidents. En Aquitaine, l évolution est plus favorable qu'au niveau national. De mai à septembre 2009, les touristes ont généré 18,3 millions de nuitées, soit 4 % de plus qu à la saison précédente, grâce à une performance record dans l hôtellerie de plein air (6 %). La clientèle étrangère, en particulier les touristes britanniques, a boudé les hôtels aquitains. La clientèle française a accentué sa présence dans la région. Les premiers résultats de 2010 dans l hôtellerie sont encourageants. Ils sont meilleurs qu en 2009. Le secteur du tourisme résiste en 2009 grâce à la clientèle française Tourisme Sur la saison estivale 2009, l hôtellerie de plein air enregistre un record historique de 13,5 millions de nuitées, en hausse de 6 % par rapport à 2008. Le tourisme en France en 2009 L hôtellerie de tourisme a pâti de la crise économique mondiale et l année touristique 2009 en France se distingue par une baisse de la fréquentation hôtelière de 4,9 % par rapport à 2008 et un succès de l'hôtellerie de plein air durant la saison estivale (+ 4,2 %). Dans l'hôtellerie de tourisme, les nuitées françaises, les deux tiers du total, baissent de 1,4 % sur l'année. La fréquentation étrangère chute de 11 %, à cause du contexte économique. Toutes les catégories d établissements ont souffert de la crise en 2009 Les hôtels classés «deux» et «trois étoiles», qui pèsent le plus, aussi bien par le nombre de nuitées que de chambres, ont été les plus touchés : leur fréquentation a baissé de 5,6 % et 5,0 %. Mais le segment haut de gamme a aussi été très affecté. En revanche, la fréquentation dans l'hôtellerie de plein air progresse (7,2 %) par rapport à la saison d été 2008, grâce à la clientèle française. La fréquentation étrangère dans les campings recule légèrement (- 1,1 %). Une saison estivale satisfaisante en Aquitaine Dans un contexte économique difficile, les consommateurs tendent à privilégier le tourisme interne et à se tourner vers des modes d hébergement moins coûteux. Aussi le bilan touristique de la saison d été 2009 pour la fréquentation dans l hôtellerie et l hôtellerie de plein air en Aquitaine est satisfaisant. La région conforte sa position dans le peloton de tête des régions touristiques françaises. Le nombre de nuitées (18,3 millions) pour ces deux modes d hébergement touristique marchand progresse de 4 % au regard de la saison estivale 2008. Dans l hôtellerie de plein air, la fréquentation atteint un record alors que dans l hôtellerie, elle est en quasi-stagnation. Les touristes français soutiennent l activité des campings, mais également celle de l hôtellerie. Par ailleurs, les étrangers, en net recul dans les hôtels, montrent un regain d intérêt pour les campings. Le tourisme en Aquitaine en 2009 Unité : nombre 1 400 000 Un début 2010 encourageant dans l'hôtellerie En Aquitaine, l évolution est plus favorable qu'au niveau national, seulement dix régions affichent un recul de fréquentation hôtelière inférieur à 2 %. Sur l ensemble de l année 2009, la fréquentation des hôtels de tourisme chute de 1,7 %, en raison d un fort repli de la clientèle étrangère (- 13 %). Mais la fréquentation française, soit huit nuitées hôtelières sur dix, augmente de 0,8 %. Le nombre de nuitées diminue davantage au premier semestre (-2,5 %). 1 200 000 1 000 000 800 000 600 000 400 000 200 000 2008 2009 2010 janvier février mars avril mai juin juil août sept oct nov déc Source : Insee-Direction de la compétitivité, de l'industrie et des services Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 53

Secteurs d activité Les premiers résultats de 2010 dans l hôtellerie sont encourageants, comparés à ceux de 2009.. Au niveau national, la reprise de la croissance de la fréquentation hôtelière, amorcée en février se poursuit en mars. Les hôtels du littoral plus attractifs Le nombre de nuitées se réduit très légèrement de 0,5 %, après une baisse de 3,5 % en 2008. Seul le mois de juillet est en hausse de 2 % ; la diminution la plus notable se situe en juin : - 3 %. Les hôtels landais et lot-etgaronnais reçoivent moins de clients tandis que ceux de Dordogne font mieux qu en 2008. Le nombre de nuitées augmente de 2 % dans les hôtels situés en bord de mer, plus particulièrement sur le Bassin d Arcachon et sur la Côte médocaine. A contrario, il baisse de 1,7 % dans les hôtels des zones intérieures. Dans la zone thermale des Landes, la diminution de 11 % confirme un mouvement observé depuis 5 ans. La fréquentation des hôtels de la ville de Bordeaux, qui recueillent 36% des nuitées de la Gironde, recule de 4,7 %.Elle a surtout souffert du repli de la clientèle étrangère (-12,9 %). Globalement, la fréquentation des hôtels de catégorie 0, 2 et 3 étoiles s effrite. Inversement, celle des établissements 1 étoile (14 %) et 4 étoiles ou plus (6 %) se développe. Le nombre de chambres offertes croît faiblement, le taux d occupation moyen de 62,5 %, en retrait de 2,4 points sur un an, confirme une tendance amorcée depuis deux ans. Les Britanniques «absents» des hôtels Les touristes étrangers délaissent les hôtels de la région. Toutes les catégories d hôtels sont touchées par la désaffection de la clientèle internationale. Les baisses de fréquentation s échelonnent principalement entre 9 % et 18 %, tant au niveau des zones touristiques que départementales, avec cependant quelques exceptions. Un net repli de la fréquentation étrangère dans les hôtels aquitains 270 000 220 000 170 000 120 000 70 000 20 000 2008 2009 janvier février mars avril mai juin juil août sept oct nov déc Source : Insee-Direction de la compétitivité, de l'industrie et des services Tourisme Ainsi en Dordogne, la fréquentation ne se rétracte que de 7 %, alors qu elle chute de 21 % en Lot-et-Garonne et de 23 % dans la zone touristique du Béarn. La fréquentation des touristes britanniques, très présents habituellement, accuse un déficit notable : le nombre de nuitées chute de 29 %. Depuis le début de la crise, en 2008, la parité de la livre par rapport à l euro est défavorable aux touristes britanniques. Fréquentation hôtelière des principales clientèles étrangères Suisse Italie Pays-Bas Etats-Unis Allemagne Belgique Autres pays d'europe Espagne Royaume-Uni Saison 2009 Saison 2008 Saison 2007 0,0 50,0 100,0 150,0 200,0 250,0 300,0 En Milliers de nuitées Source : Insee - DGCIS - Observatoire régional du Tourisme Afflux des touristes français dans les hôtels A contrario, les touristes français plébiscitent davantage les hôtels aquitains, compensant pratiquement la chute de la fréquentation étrangère. En 2009, le nombre de nuitées des résidents français augmente de 2,5 % et représente 82 % des nuitées hôtelières. Un tiers des nuitées de ces vacanciers sont localisés dans des hôtels en bord de mer et deux tiers dans des zones touristiques intérieures. Ainsi, le Périgord noir et l intérieur du Pays basque bénéficient largement du gain de fréquentation de la clientèle française. Bonne saison pour l hôtellerie de plein air Sur la saison estivale 2009, l hôtellerie de plein air enregistre un record historique de 13,5 millions de nuitées, en hausse de 6 % par rapport à 2008. Le niveau exceptionnel de 2006, dû aux conditions climatiques très favorables dont avait bénéficié la région, est dépassé. En termes de nuitées, tous les départements affichent de bons résultats. Les campings situés sur le littoral sont les plus attractifs, ils recueillent sept nuitées sur dix. Cependant la fréquentation augmente davantage dans les terrains hors littoral (8 % contre 5 %). Moyennant une forte mobilisation de tous les acteurs, la tempête Klaus, qui a INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 54

Secteurs d activité durement touché l Aquitaine en janvier 2009, n a donc pas impacté la saison estivale. Grâce à une météo plus clémente, 2009 s avère meilleure que 2008 en septembre (14 %) et en août (8 %). Le mois de mai bénéficie des «ponts» de 3 jours des 1 er et 8 mai et de la fête de l Ascension. Davantage de campeurs français Dans le contexte de crise économique, le camping attire une clientèle en recherche d hébergements marchands moins onéreux que l hôtel ou d autres formes d hébergements collectifs. En conséquence, la fréquentation française progresse de 6 %, et les campeurs étrangers montrent un regain d intérêt pour la région (4 %) après le repli observé en 2008. Certes le niveau d avant-crise n est pas encore atteint, mais on s en approche sensiblement. Les zones hors littoral ont plus profité de cet accroissement de fréquentation. Les campeurs français sont venus plus nombreux dans tous les départements, à l exception du Lot-et-Garonne (- 10 %). Ces bons résultats confirment l attrait des campings et la tendance des Français au retour à ce mode d hébergement en période de crise. 14 000 12 600 11 200 9 800 8 400 7 000 5 600 4 200 2 800 1 400 Une bonne dynamique de la clientèle française dans les campings 0 En Milliers Saison 2007 Saison 2008 Saison 2009 Source : Insee - DGCIS - Observatoire régional du Tourisme Nuitées totales Nuitées françaises Nuitées étrangères Un tiers de nuitées d étrangers Sur l ensemble des nuitées de la saison 2009 dans les campings aquitains, un tiers provient de la clientèle étrangère. La croissance de la fréquentation étrangère est plus marquée aux mois d août et de septembre. Des disparités apparaissent à l échelon départemental ; la fréquentation des étrangers fléchit très légèrement dans les Pyrénées - Atlantiques (- 0,3 %), tandis qu elle croît de 8 % en Gironde. Au niveau des zones littorales, le recul est net tant sur la Côte basque (- 6 %) que sur le Bassin d Arcachon (- 3 %). À l opposé, la Côte médocaine (+ 10 %) et la Côte landaise (+ 4 %) captent plus de clientèle étrangère. La zone intérieure de la Gironde récolte les faveurs de la clientèle internationale (+ 22 %). Tourisme Cette augmentation s explique par l ouverture en juin 2009 du premier parc d hôtellerie de plein air urbain de Bordeaux. Ce camping 4 étoiles comporte 193 emplacements, moitié emplacements nus et moitié emplacements locatifs de type mobil-homes, chalets. Sur la saison d été, les Néerlandais et les Allemands forment toujours les contingents de campeurs étrangers les plus importants et sont venus plus nombreux que par le passé. Cependant, cette dynamique est endiguée par un recul drastique des Britanniques (baisse de 17 %). Campings : évolution du nombre de nuitées des touristes étrangers selon leur pays de provenance Saison Saison Saison 09/08 2007 2008 2009 % Total 4 355,6 4 135,9 4 311,1 4,2 Royaume-Uni 770,5 750,7 620,9-17,3 Espagne 188,2 224,4 248,3 10,7 Allemagne 1 132,7 1 125,9 1 226,1 8,9 Belgique 285,7 283,8 328,2 15,7 Pays-Bas 1 728,2 1 510,3 1 637,9 8,4 Suisse 114,9 114,1 125,1 9,6 Italie 29,5 27,4 28,5 3,8 Autres pays d'europe 98,6 92,8 88,1-5,1 Autres 7,4 6,4 8,0 25,2 Source : Insee - DGCIS - Observatoire régional du Tourisme Les emplacements locatifs moins sollicités La fréquentation progresse davantage sur les emplacements nus (7 %) que sur les emplacements locatifs (4 %). À l instar des années précédentes, les hébergeurs de plein air maintiennent leurs investissements dans les emplacements locatifs offerts : leur nombre est en augmentation (3 %) au détriment des emplacements nus offerts (- 1 %). Le taux d occupation moyen des emplacements locatifs est en légère baisse et s établit à 48 %. Un début de saison 2010 en demi-teinte Selon la note de conjoncture du Comité régional du tourisme, le niveau de fréquentation de ce mois de mai semble plutôt orienté à la baisse par rapport à mai 2009. La fréquentation française est plus soutenue que la fréquentation étrangère, quelque soit le type de destination. Les professionnels notent de nouveau, en ce début de saison, la diminution de la fréquentation britannique. Les week-ends de l Ascension et de la Pentecôte réalisent les mêmes scores de fréquentation qu en 2009 dans l intérieur et sur le littoral, mais les grandes villes ont été moins fréquentées, ce qui entraîne une baisse de la fréquentation des hôtels et des résidences de tourisme. La majorité des professionnels du tourisme aquitain restent optimistes pour le mois de juin et le niveau des réservations pour la haute saison semble satisfaisant Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 55

Secteurs d activité Tourisme Les enquêtes de fréquentation touristique L enquête de fréquentation hôtelière existe dans toutes les régions depuis 1982. Elle est réalisée en partenariat avec la Direction du Tourisme par les directions régionales de l INSEE. Elle concerne la fréquentation mensuelle des hôtels homologués de 0 à 4 étoiles tout au long de l année. Jusqu en 1999, les publications ne portaient que sur les hôtels de 1 à 4 étoiles. En Aquitaine, cette enquête était réalisée jusqu en 2000 sur un échantillon d hôtels. À partir de 2001, un partenariat local avec le Conseil régional d Aquitaine, la Délégation régionale du Tourisme, le Comité régional et les Comités départementaux du Tourisme permet d interroger l ensemble des hôtels homologués de la région. L enquête de fréquentation dans l hôtellerie de plein air est réalisée dans toutes les régions depuis 1981 et, depuis 1992, en partenariat avec la Direction du Tourisme. Elle concerne la fréquentation mensuelle des campings de 1 à 4 étoiles, classés avec la mention «tourisme» ou «loisir», pendant la saison d été (de mai à septembre). L interrogation concerne l ensemble des campings de la région. INSEE-IGN 2004 Côte médocaine Côte landaise Côte basque Agglo. de Bordeaux Bassin sauf Bdx Reste d Arcachon de la Gironde Intérieur Pays basque Bordeaux Reste des Landes Zone thermale des Landes Béarn Reste de la Dordogne Reste de Lot-et-Garonne Arrondissement d Agen Périgord Noir Limite de zone touristique Zone hôtellerie intégrée à la zone Reste du département... pour le zonage camping En raison de la nature du tourisme pratiqué, les zones touristiques définies pour l hôtellerie, réactualisées en 2001, sont plus nombreuses que celles de l hôtellerie de plein air. La composition communale d une zone peut avoir changé sans que son nom soit modifié. Quelques définitions : Nuitées : nombre total de nuits passées par les clients dans un hôtel ou un camping. Ainsi, un couple passant 3 nuits consécutives dans un hôtel correspondra à 6 nuitées de même que 6 personnes ne séjournant qu une nuit. Taux d occupation : nombre de chambres occupées x 100 nombre de chambres disponibles Emplacements de camping offerts à la clientèle de passage : emplacements destinés à la location, à la nuitée, la semaine ou au mois, pour une clientèle qui n élit pas domicile dans le camping. Sont exclus les emplacements loués à l année à un même client, qu il y séjourne ou pas. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 56

Secteurs d activité Pour en savoir plus Pour en savoir plus L'industrie en France - Insee Références web - Édition 2009 - mai 2010 Dossier Aéronautique - Espace - Aerospace Valley, Insee Aquitaine et Midi-Pyrénées - décembre 2009 Les comptes prévisionnels de l agriculture pour 2009 - Baisse des prix agricoles, chute du revenu - Insee première n 1271 - décembre 2009. L agriculture en 2009 en France et en Europe - Baisse des prix et des revenus Insee première n 1303 - juin 2010. L agroalimentaire : un marché intérieur arrivé à maturité -. Insee première n 1283 - février 2010 Les services marchands sont sensibles à la conjoncture - Insee première n 1263 - novembre 2009. L activité des services marchands régresse en 2009 - Insee première n 1302 - juin 2010 Les petits restaurants ne sont pas dans leur assiette Insee première n 1286 - mars 2010. Le commerce en France - Édition 2009 - Insee Références - décembre 2009. Le commerce de proximité - Insee première n 1292 - mai 2010. Le tourisme 2009 : une saison très favorable pour les campings, une année difficile pour l'hôtellerie - Insee première n 1296 - mai 2010 La clientèle française dope la fréquentation estivale en 2009 - Le quatre pages Insee Aquitaine n 189 - février 2010 Sur le littoral aquitain, le tourisme procure un job d'été à 24 400 saisonniers en 2006. Aquitaine e- dossiers n 1 - janvier 2010. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 57

Statuts d activité L'artisanat Au 1 er janvier 2009, l artisanat regroupe 54 320 entreprises en Aquitaine, représentant 5,7 % du total national (source : Sirene). La densité d entreprises artisanales est plus forte dans la région que la moyenne nationale, et l Aquitaine occupe toujours le 7 e rang derrière les régions méridionales, le Limousin et Rhône-Alpes. Cette densité artisanale est mesurée par le nombre d entreprises rapporté à la population estimée au 1 er janvier 2009. Au sein de la région, la répartition des artisans varie selon le degré d'urbanisation des territoires. Ainsi, le département de la Gironde regroupe 40 % des entreprises artisanales de la région, celui des Pyrénées-Atlantiques 21 %. Le département de la Dordogne vient ensuite avec 16 %. Le bâtiment, premier secteur de l artisanat Les entreprises artisanales sont concentrées dans les métiers du bâtiment (44 %) et des services (26 %). Les activités de fabrication autres qu alimentaire représentent 12 % de ces entreprises et les activités de l alimentation 5 %. Parmi les services, ceux destinés principalement aux particuliers sont prépondérants. Deux d entre eux s imposent par leur importance : d une part, les soins à la personne, et en particulier les métiers de la coiffure qui s exercent dans 5 100 salons et instituts. D autre part, la réparation de véhicules automobiles est proposée dans plus de 2 300 garages et ateliers. Artisanat, professions libérales La création d entreprises artisanales progresse en 2009 sous l effet du nouveau régime d auto-entrepreneur. Sur 10 810 entreprises créées, six sur dix l ont été sous ce nouveau statut. La part des auto-entrepreneurs est particulièrement forte dans les activités de services, celles de fabrication et, dans une moindre mesure, dans les métiers du bâtiment. Ce dernier secteur concentre 44 % des nouvelles unités artisanales. L artisanat subit aussi les affres de la crise économique, bien que résistant mieux que le reste de l économie. L artisanat de la fabrication est le plus affecté, mais les autres activités sont aussi réduites. (extrait de TPE - PME.com) Les professions libérales En Aquitaine, l'ensemble des activités libérales regroupe 30 540 unités début 2009. Les professionnels de la santé sont toujours la composante principale des professions libérales. En majorité, ils n emploient pas de salariés. Trois sur dix sont des auxiliaires médicaux (infirmières et sages-femmes, ambulances, professionnels de la rééducation, pédicures-podologues). La pratique médicale en libéral est exercée par 3 820 médecins généralistes et par 2 530 spécialistes. Deux professions libérales sur dix exercent une activité de services principalement destinés aux entreprises. Les activités juridiques et celles d architecture viennent en tête. La Gironde concentre la moitié des professions libérales installées en Aquitaine, et les Pyrénées-Atlantiques en regroupent 23 %. Cette proportion est de 10 % pour les départements de la Dordogne et des Landes, c est dans celui du Lot-et-Garonne qu elle est la plus faible (8 %) La moitié des entreprises sans salarié Une entreprise artisanale sur deux exerce dans la région son activité sans salarié. Elles sont plus présentes dans les activités de transport et de services aux entreprises que dans les autres activités. À l inverse, les entreprises artisanales employant des salariés se retrouvent dans les activités liées au bâtiment, à la fabrication ou encore dans la réparation d automobiles ou de motocycles. Six créations sur dix sont des autoentreprises INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 58

Statuts d activité Économie sociale Le secteur de l économie sociale : un salarié sur dix L économie sociale intervient dans la plupart des activités de l économie, à l exception de l industrie lourde. Elle se définit par des statuts particuliers et des valeurs de démocratie et de responsabilité sociétale (cf. encadré). En 2008, 11 600 établissements employeurs et 109 500 salariés relèvent de l économie sociale. Ce secteur représente 15 % des établissements employeurs de la région et concerne un salarié sur dix. L économie sociale rassemble quatre grandes familles d entreprises : les coopératives, les mutuelles, les associations et les fondations. Les coopératives représentent 12 % des établissements de l économie sociale et 15 % des emplois. Fin 2008, 1 430 établissements emploient 16 220 salariés. Sur l ensemble des coopératives, plus de la moitié de l emploi relève du secteur crédit. Les coopératives du domaine agricole emploient 23 % des salariés, et un quart des salariés travaillent pour les autres coopératives. Les mutuelles regroupent 343 établissements, soit 3 % du secteur de l économie sociale et près de 5 % de l emploi. Ce sont souvent de grands groupes qui exercent soit dans le domaine de la santé et de l action sociale, soit dans les activités d assurance de biens et de personnes. Les associations constituent la principale composante de l économie sociale, avec 9 800 établissements employeurs et 85 620 salariés. Elles représentent 84 % des établissements et 78 % de l emploi. Plus de la moitié des employés des associations travaillent dans le secteur social. Ce domaine comprend principalement l aide aux personnes âgées, l aide aux adultes handicapés et les structures d aide aux personnes sans emploi. Les associations d enseignement ou de recherche occupent 16 % de l emploi associatif. Il s agit d établissements de formation professionnelle pour adultes, d enseignement primaire, secondaire et professionnel. Les associations de santé représentent moins de 2 % des établissements associatifs, mais sont des structures de taille importante. Elles occupent 6 % de l emploi associatif. Le domaine culture-sports-loisirs se compose de petites structures. Près de 40 % des établissements associatifs relèvent de ces activités, mais ils n occupent que 8 % des salariés. Les associations proposant des services aux entreprises emploient 8 % des salariés des associations et représentent 10 % des établissements. Les secteurs de l hébergement et de la restauration ou bien des transports sont également présents dans les structures associatives, mais représentent une faible part des emplois, respectivement 1,5 % et moins de 0,1 %. Les «autres» secteurs rassemblent toutes les associations ne correspondant pas aux catégories précédentes ou «non classées». La part de ces établissements est de 17 % et ils occupent 7 % de l emploi associatif. Les fondations sont au nombre de 30 en 2008. Elles réunissent 2 710 emplois. Elles interviennent principalement dans le domaine de la santé, de l accueil d enfants ou d adultes handicapés Le secteur de l économie sociale L'économie sociale constitue une entité de l'activité économique qui recouvre des activités très différentes. Ces structures partagent un ensemble de valeurs éthiques communes fortes : la liberté d'adhésion, la gestion démocratique avec le principe "une personne, une voix", la primauté de la personne et de l'objet social sur le capital, la solidarité, la non-redistribution individuelle des profits et l'indépendance à l'égard des pouvoirs publics. Le périmètre de l économie sociale a été établi en lien avec le réseau des CRES (Chambres Régionales de l Économie Sociale). Il est constitué d un ensemble de catégories juridiques (société mutuelle, SARL ou SA coopérative, association, etc ) dont sont exclues certaines activités définies par le code APE de l établissement : administration publique, organisations patronales et consulaires, syndicats de salariés, organisations politiques ou religieuses. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 59

Statuts d activité Pour en savoir plus Nomenclature d'activités Française de l'artisanat - Révision 2, Version 2008 La NAFA (Nomenclature d'activités Française de l'artisanat) est la nomenclature permettant de décrire les activités artisanales. Le champ des activités artisanales a été défini dans la loi 96-603 du 5 Juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat (articles 16 à 25), comme celui des activités dont la liste apparaît dans l'annexe du décret n 2008-565 du 17 juin 2008 portant modification du décret n 98-2 47 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers. L'Activité Principale de l'entreprise (APE) est définie selon la Nomenclature d'activités Française (NAF). Un code NAF se compose (depuis le 1er janvier 2008) de cinq caractères, quatre chiffres et une lettre. L'Activité Principale au Répertoire des Métiers (APRM) est définie selon la Nomenclature d'activités Française du secteur des métiers de l'artisanat (NAFA). Les codes de la NAFA ont six caractères, quatre chiffres et deux lettres. Les cinq premiers caractères sont ceux de la NAF. La lettre située en sixième position permet de préciser le contenu du poste NAFA par rapport à la classe NAF. Pour cette sixième position, les conventions sont les suivantes: Z-Z, concordance exacte du poste de la NAFA avec le contenu de la classe concernée de la NAF. A, ou -B, ou -C, etc subdivisions du contenu de la classe NAF en plusieurs postes NAFA (pour une seule classe NAF). L'ensemble des postes A, B, C, etc ayant les cinq premiers caractères communs a exactement le même contenu que la classe NAF correspondante. P, "partiel"; la classe NAF ne se situe que partiellement dans le champ de l'artisanat. Q, ou -R, ou -S, etc "partiels multiples"; la classe NAF ne se situe que partiellement dans le champ de l'artisanat et se trouve divisé en plusieurs postes. La structure de la NAF (sections, divisions et groupes) est reprise dans la NAFA lorsque au moins une activité de la structure concernée appartient au champ de l'artisanat. Par exemple, la Section A : AGRICULTURE, SYLVICULTURE ET PÊCHE est mentionnée parce qu'une nafa partielle de cette section appartient au champ de l'artisanat, "01.62Z-P Maréchalerie ". Pour en savoir plus Ministère de l Économie, de l Industrie et de l Emploi : site de la direction générale de la compétitivité, de l industrie et des services, la DGCIS (secteurs PME, commerce, artisanat, services et professions libérales)libérales) site : www.pme.gouv.fr Les professions libérales en 2007 - Insee première n 1282 - février 2010. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 60

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1. Cadrage 1.1. International Valeur de l'euro en 2010 Taux de 2009 fév mars avril mai conversion Moyenne annuelle Moyenne mensuelle Euro/Deutschemark 1,95583 Euro/Franc 6,5596 Euro/Lire 1936,27 Euro/Peseta 166,386 Livre 0,8909 0,8760 0,9016 0,8746 0,8571 Dollar 1,3948 1,3686 1,3569 1,3406 1,2565 Yen (100) 1,3034 1,2346 1,2303 1,2533 1,1583 Source : Eurostat, Banque de France 1.1.1. Taux de change de l'euro 1.1.2. Taux d'intérêt 2010 France 2008 2009 09/08 fév mars avril mai Moyenne annuelle en point Moyenne mensuelle EURIBOR 3 mois Taux court 4,64 1,22 3,42 0,66 0,65 0,64 0,69 Taux longs : Taux mensuel de 4,31 3,70 0,61 3,53 3,47 3,44 3,14 rendement des emprunts d'état Source : Banque de France 2008 Variation sur un an 2009 2010 T4 T4.09 -T4.08 T1.10 - T1.09 T2 T3 T4 T1 en points Données trimestrielles, CVS France métropolitaine 7,7 1,8 0,4 9,1 9,2 9,5 9,5 Union Européenne 7,3 1,9 8,7 8,9 9,2 Allemagne 7,2 0,3 7,7 7,9 7,5 Italie 6,9 1,3 7,6 7,9 8,2 Royaume-Uni 6,9 0,9 0 7,8 7,8 7,8 8,0 Espagne 14,0 5,0 1 17,9 18,6 19 19,2 Etats-Unis 6,9 3,1 0 9,3 9,7 10 9,7 Japon 4,1 1,1 0 5,1 5,4 5,2 4,9 Source : Insee, Ocde 1.1.3. Taux de chômage 1 1.1.4. Produit intérieur brut 2009 2010 2008 2 2009 2 T1 T2 T3 T4 T1 variation trimestrielle 3 France 0,1-2,5-1,4 0,2 0,3 0,5 0,1 Zone euro 0,4-4,1-2,5-0,1 0,4 0,1 0,2 Allemagne 1,0-4,9-3,5 0,4 0,7 0,2 0,2 Italie -1,3-5,1-2,9-0,3 0,4-0,1 0,4 Royaume-Uni 0,5-4,9-2,6-0,7-0,3 0,4 0,3 Espagne 0,9-3,6-1,7-1,0-0,3-0,1 0,1 Etats-Unis 0,4-2,4-1,6-0,2 0,6 1,4 0,8 Japon -1,2-5,3-4,2 1,7 0,1 1,1 1,2 Brésil 5,1 Chine 9,0 Inde 6,1 Source : Insee, Eurostat, Banque mondiale (données nationales : Brésil, Chine, Inde) 1 Les taux de chômage présentés ici sont calculés à partir d enquêtes auprès des ménages ou des individus. 2 Taux de croissance du PIB en volume - variation en pourcentage par rapport à l'année précédente. Pour le calcul du taux de croissance du PIB en volume, le PIB à prix constants est évalué avec les prix de l'année précédente et les changements du volume ainsi calculés sont imputés au niveau d'une année de référence. C'est ce qu'on appelle une série chainée liée. Par conséquent, les mouvements de prix ne contribuent pas à augmenter le taux de croissance. 3 Les taux de croissance par rapport au trimestre précédent sont calculés à partir de données corrigées des effets de calendrier et des variations saisonnières. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 64

1.1. International 1.1.1. Taux de change de l'euro Dernier point : mai -2010 Dollar - Moyenne mensuelle 1,60 1,56 1,52 1,48 Euro/dollar 1,44 1,40 1,36 1,32 1,28 1,24 1,20 1,16 1,12 1,08 déc-05 juin-06 dé c-06 juin-07 déc-07 juin-08 déc-08 juin-09 déc-09 Source : Banque de France Yen - Moyenne mensuelle 1,80 Euro/yen 1,70 1,60 1,50 1,40 1,30 1,20 1,10 1,00 Euro/livre sterling Dernier point : mai -2010 Livre - Moyenne mensuelle 0,90 déc-05 juin-0 6 déc-06 juin-07 déc-07 juin-08 déc-08 juin-09 déc-09 Source : Banque de France 0,92 0,90 0,88 0,86 0,84 0,82 0,80 0,78 0,76 0,74 0,72 0,70 0,68 0,66 0,64 0,62 0,60 0,58 1.1.3. Taux de chômage 11 Taux CVS en % de la population active (trimestriel) Dernier point : T1-2010 12 Taux CVS en % de la population active (trimestriel) Dernier point : T1-2010 10 9 8 Etats-Unis 11 10 Allemagne 7 9 6 8 5 7 4 6 Royaume-Uni 3 Japon 5 2 mars-00 mars-01 mars-02 mars-03 mars-04 mars-05 mars-06 mars-07 mars-08 mars-09 mars-10 Source : Ocde 4 mars-00 mars-01 mars-02 mars-03 mars-04 mars-05 mars-06 mars-07 mars-08 mars-09 mars-10 1.1.4. Produit intérieur brut États-Unis - PIB au prix de l'année précédente chaînés en données cvs Variation annuelle en % Dernier point : T1-2010 6 5 4 3 2 1 0-1 -2-3 -4 janv-00 janv-01 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 Allemagne - PIB au prix de l'année précédente chaînés en données cvs 5 4 3 2 1 0-1 -2-3 -4-5 -6-7 Variation annuelle en % Dernier point : T1-2010 -8 janv-00 janv-01 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 Japon - PIB au prix de l'année précédente chaînés en données cvs Royaume-Uni - PIB au prix de l'année précédente chaînés Variation annuelle en % Dernier point : T1-2010 en données cvs Variation annuelle en % Dernier point : T1-2010 3 5 2 4 1 3 2 0 1-1 -1-2 -2-3 -3-4 -5-4 -6-5 -7 janv-00 janv-00 janv-01 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 janv-01 janv-02 janv-03 janv-04 janv-05 janv-06 janv-07 janv-08 janv-09 janv-10 Source : Eurostat PIB : les taux de croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente sont calculés à partir de données brutes Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 65

1. Cadrage 1.2. Emploi salarié 1.2.1. Evolution trimestrielle de l'emploi salarié marchand, hors agriculture, administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale et intérim Unité : % 2008 2009 2008 2009 T4 T4 T3 T4 T1 T2 T3 T4 Variation annuelle Variation trimestrielle* Variation trimestrielle* Dordogne Industrie -2,3-4,3-0,1-2,1-1,2-1,8-0,5-0,8 Construction 0,2-4,4 2,2-2,0-1,9-1,0-1,1-0,5 Commerce 0,5-1,1-0,4-0,2-1,0-0,4 0,2 0,2 Services marchands -1,7-0,7 0,3-1,7-0,8-0,1-2,5 2,8 Total -1,1-2,2 0,3-1,5-1,1-0,7-1,2 0,9 Gironde Industrie -1,8-1,3-0,5-0,6 0,2-0,6-0,6-0,3 Construction 0,9-3,4-0,2-0,8-1,4-0,8-1,0-0,3 Commerce -0,4-1,1-0,7-0,2-0,4-0,5-0,5 0,2 Services marchands 0,9-0,2-0,7 0,9-0,1-0,6 0,0 0,5 Total 0,2-0,9-0,6 0,2-0,2-0,6-0,3 0,2 Landes Industrie -0,3-3,6-0,3-1,7-0,7-0,4-2,3-0,2 Construction -0,1-2,4-0,3-0,8-0,5-0,4-0,5-1,0 Commerce 0,2-0,6 0,4-0,3-0,7 0,4-0,7 0,4 Services marchands 1,5-2,6-0,2 0,3-1,2-1,3-2,3 2,2 Total 0,5-2,4-0,1-0,5-0,9-0,6-1,7 0,7 Lot-et-Garonne Industrie -4,8-4,6-1,7-0,9-1,7-1,8-1,3 0,1 Construction -1,6-5,1-1,5-0,7-1,8-1,6-0,3-1,4 Commerce -0,9-2,0-0,5 0,0-0,9-0,4-0,9 0,1 Services marchands -1,3 0,7-0,4-0,2 0,7 0,1-1,5 1,4 Total -2,1-1,9-0,9-0,4-0,6-0,7-1,2 0,4 Pyrénées-Atlantiques Industrie -0,9-3,5-0,7-1,0-0,8-0,7-1,3-0,7 Construction 0,7-1,5 0,0-0,2-0,6-0,7 0,0-0,3 Commerce -1,6-1,6-1,0-0,4-0,3-0,4-0,4-0,5 Services marchands -0,6-0,9-1,5 0,5 0,0-1,3 0,4 0,0 Total -0,7-1,7-1,1-0,1-0,3-0,9-0,2-0,3 Aquitaine Industrie -1,8-2,8-0,6-1,1-0,5-0,9-1,1-0,4 Construction 0,4-3,2 0,1-0,9-1,2-0,8-0,7-0,5 Commerce -0,5-1,2-0,6-0,2-0,5-0,4-0,5 0,1 Services marchands 0,3-0,5-0,7 0,4-0,2-0,7-0,4 0,8 Total -0,3-1,5-0,6-0,2-0,4-0,7-0,6 0,3 France métropolitaine Industrie -2,4-4,8-0,5-0,9-1,3-1,3-1,4-0,9 Construction 0,5-3,2 0,2-0,7-0,7-0,9-0,9-0,7 Commerce -0,7-1,5-0,3-0,4-0,4-0,5-0,6 0,0 Services marchands 0,6-0,7 0,0 0,1-0,2-0,3-0,3 0,1 Total -0,3-2,0-0,2-0,3-0,5-0,6-0,7-0,2 Source : Insee - Estimations d'emploi localisées. Le champ couvert est celui de l'emploi salarié du secteur marchand, hors agriculture, intérim, administration, éducation, santé et action sociale. Sont ainsi exclus : les salariés appartenant aux établissements cotisant à la MSA (dispersés dans l'agriculture, l'agroalimentaire, la construction, le commerce de gros, les services financiers etc.), l'intérim, l'emploi public (fonction publique d'etat, fonction publique hospitalière et collectivités territoriales), les salariés des secteurs de l'éducation, de la santé et de l'action sociale du secteur privé. Depuis l estimation du deuxième trimestre 2009, l Insee utilise la nomenclature d activité «NAF rev2». *Variation trimestrielle calculée sur les données corrigées des variations saisonnières Chiffres révisés le 11 juin 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 66

1.2. Emploi salarié 1.2.2. Emploi salarié agricole et emploi salarié total au 31 décembre 31-déc 31-déc 08/07 2007 2008 % Dordogne Emploi salarié total 125 399 123 548-1,5 dont emploi salarié agricole 3 045 3 015-1,0 Part de l'emploi salarié agricole (%) 2,4 2,4 /// Gironde Emploi salarié total 561 729 558 638-0,6 dont emploi salarié agricole 18 762 14 494-22,7 Part de l'emploi salarié agricole (%) 3,3 2,6 /// Landes Emploi salarié total 122 802 122 893 0,1 dont emploi salarié agricole 3 632 3 700 1,9 Part de l'emploi salarié agricole (%) 3,0 3,0 /// Lot-et-Garonne Emploi salarié total 106 371 104 622-1,6 dont emploi salarié agricole 3 290 3 331 1,2 Part de l'emploi salarié agricole (%) 3,1 3,2 /// Pyrénées-Atlantiques Emploi salarié total 230 182 227 972-1,0 dont emploi salarié agricole 1 727 1 758 1,8 Part de l'emploi salarié agricole (%) 0,8 0,8 /// Aquitaine Emploi salarié total 1 146 483 1 137 673-0,8 dont emploi salarié agricole 30 456 26 298-13,7 Part de l'emploi salarié agricole (%) 2,7 2,3 /// Source : Insee - Estimations d'emploi localisées. Estimations provisoires pour l'année 2008 A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau. Le concept central d'estel - le nombre de personnes en emploi - est proche de celui du BIT. La mesure est datée au 31 décembre de chaque année. ESTEL estime un nombre de personnes en emploi. Mais à la différence du recensement, l'emploi d'estel n'est pas déclaratif car appréhendé à partir des sources administratives afin de compter en emploi toute personne dès lors qu'elle a effectué un travail déclaré d'au moins une heure pendant la dernière semaine de l'année ou qu'elle a un lien formel avec son emploi (pour les salariés, il s'agit de repérer les contrats de travail "actifs" fin décembre). Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 67

1. Cadrage 1.2. Emploi salarié 1.2.3. Emploi salarié public au 1er janvier Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Part en % 2006 2007 07/06 départ. % Aquitaine Fonction publique d'etat (1) 10 615 10 161-4,3 10,3 Collectivités territoriales (2) 11 175 11 966 7,1 13,6 Etablissements publics de santé (3) 6 637 6 929 4,4 14,7 Total 28 427 29 056 2,2 12,4 Fonction publique d'etat (1) 51 551 53 594 4,0 54,5 Collectivités territoriales (2) 36 853 41 092 11,5 46,6 Etablissements publics de santé (3) 22 789 22 459-1,4 47,5 Total 111 193 117 145 5,4 50,1 Fonction publique d'etat (1) 9 386 9 227-1,7 9,4 Collectivités territoriales (2) 10 917 11 917 9,2 13,5 Etablissements publics de santé (3) 4 546 4 823 6,1 10,2 Total 24 849 25 967 4,5 11,1 Fonction publique d'etat (1) 8 639 8 294-4,0 8,4 Collectivités territoriales (2) 6 793 7 025 3,4 8,0 Etablissements publics de santé (3) 5 183 5 311 2,5 11,2 Total 20 615 20 630 0,1 8,8 Pyrénées-Atlantiques Aquitaine Fonction publique d'etat (1) 17 444 16 972-2,7 17,3 Collectivités territoriales (2) 15 481 16 202 4,7 18,4 Etablissements publics de santé (3) 7 362 7 740 5,1 16,4 Total 40 287 40 914 1,6 17,5 Fonction publique d'etat (1) 97 635 98 248 0,6 4,9 Collectivités territoriales (2) 81 219 88 202 8,6 5,2 Etablissements publics de santé (3) 46 517 47 262 1,6 4,7 Total 225 371 233 712 3,7 4,9 France métropolitaine Militaires (1) 20 436 21 195 3,7 6,4 Total (y compris militaires) 245 807 254 907 3,7 5,0 Fonction publique d'etat (1) 2 080 037 2 021 516-2,8 /// Collectivités territoriales (2) 1 558 495 1 689 125 8,4 /// Etablissements publics de santé (3) 1 000 232 1 011 039 1,1 /// Total 4 638 764 4 721 680 1,8 /// Militaires (1) 333 151 330 958-0,7 /// Total (y compris militaires) 4 971 915 5 052 638 1,6 /// (4) extrait du rapport annuel fonction publique (DGAFP, bureau des statistiques, des études et de l'évaluation). Sources: Insee - Dreess - DHOS Champ : Emplois principaux (hors emplois aidés) (1) Agents des ministères y compris EPA (Etablissements Publics Administratifs) nationaux. L'information sur le personnel du ministère de la défense n'est pas diffusable par départements. (2) Y compris EPA locaux, Y compris assistantes maternelles. (3) Y compris médecins et non-titulaires sur crédits de remplacement. (4) Part en % de l'aquitaine dans la France INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 68

1.2.4. Evolution des déclarations préalables à l'embauche 1.2. Emploi salarié Dordogne 2010 2008 2009 09/08 jan fev mar avr Cumul sur l'année % Variation annuelle, données brutes Ensemble des déclarations 143 892 139 625-3,0 6,9 7,8 12,3 10,3 dont travail temporaire (%) 47,2 44,7 Gironde Landes Ensemble des déclarations 820 993 825 360 0,5 11,3 10,5 14,6 13,4 dont travail temporaire (%) 48,1 44,9 Ensemble des déclarations 172 147 162 780-5,4 1,7 2,8 8,3 7,7 dont travail temporaire (%) 49,7 48,1 Lot-et-Garonne Ensemble des déclarations 143 941 133 345-7,4 6,0 4,5 6,7 6,9 dont travail temporaire (%) 58,5 55,3 Pyrénées-Atlantiques Ensemble des déclarations 291 872 282 972-3,0 3,5 6,0 11,0 11,4 dont travail temporaire (%) 47,0 43,5 Aquitaine Ensemble des déclarations 1 572 845 1 544 082-1,8 8,1 8,2 12,5 11,6 dont travail temporaire (%) 48,9 45,9 Source : URSSAF La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) est imposée à tout employeur qui envisage de recruter un salarié. Les entreprises de "travail temporaire" effectuent des déclarations spécifiques pour le recrutement des salariés intérimaires. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 69

1. Cadrage 1.2. Emploi salarié 1.2.5. Effectifs salariés et masse salariale par sphère économique en 2008 Sphères économiques Présentielle non présentielle Total Effectifs salariés (au 31/12) Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Pyrénées-Atlantiques Aquitaine 83 906 30 188 114 094 348 140 148 200 496 340 71 977 33 291 105 268 65 848 28 586 94 434 148 378 61 983 210 361 718 249 302 248 1 020 497 Salaires versés (en millions d'euros) Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Pyrénées-Atlantiques Aquitaine 1 853 845 2 698 8 570 5 040 13 610 1 652 1 017 2 669 1 439 837 2 276 3 425 2 167 5 592 16 939 9 906 26 845 Source : Insee - CLAP 2008 Champ : Tous secteurs hors agriculture et hors militaires et personnel domestique Effectifs salariés (au 31/12) Salaires versés Nomenclature agrégée A 17 Hommes Femmes Total (millions d' ) (Part en %) Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 54 46 29 804 700 Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques; fabrication 75 25 12 987 496 de machines Fabrication de matériels de transport 87 13 18 071 751 Fabrication d'autres produits industriels 75 25 68 809 2 036 Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution; 79 21 20 462 664 Cokéfaction et raffinage Construction 89 11 78 652 1 788 Commerce; réparation d'automobiles et de motocycles 51 49 156 923 3 734 Transports et entreposage 80 20 61 284 1 617 Hébergement et restauration 46 54 39 161 824 Information et communication 61 39 20 634 725 Activités financières et d'assurance 40 60 33 117 1 236 Activités immobilières 41 59 10 550 300 Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien* 47 53 91 800 3 036 Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale 32 68 345 383 8 238 Autres activités de services 38 62 32 860 699 Total* 51 49 1 020 497 26 845 Source : Insee - CLAP 2008 1.2.6. Effectifs salariés et masse salariale par activité économique en 2008 Champ : Tous secteurs hors agriculture et hors militaires et personnel domestique *La répartition hommes, femmes est celle des salariés hors intérim INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 70

1.2. Emploi salarié CLAP connaissance locale de l appareil productif Le dispositif de connaissance locale de l appareil productif (CLAP) permet de suivre chaque année par activité détaillée les profils d emplois et de salaires de zones localisées au lieu de travail. Ce dispositif s appuie sur plusieurs sources administratives dont il fait la synthèse, principalement les URSSAF et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Pour rendre compte des différentes logiques de localisation des emplois et des salaires sur le territoire, les activités ont été réparties en deux sphères présentielle et non-présentielle. Les activités «présentielles» sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu elles soient résidentes ou touristes. Les activités «non-présentielles» sont déterminées par différence. Il s agit des activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphére. Le champ de CLAP couvre l ensemble de l emploi salarié, hormis les emplois domestiques et, pour des raisons de qualité d information, l agriculture et la défense. CLAP fournit des informations sur la localisation de l'activité économique au travers des effectifs et des rémunérations. Le champ de CLAP couvre l ensemble des entreprises et établissements ayant eu au moins un jour d activité économique dans l année d exercice, qu ils soient employeurs ou non. Quelle que soit la région, Clap fournit une information homogène sur la localisation des établissements, l emploi et la masse des rémunérations versées. La source Clap est destinée à l analyse économique localisée du facteur travail : c est pourquoi on évalue le nombre de postes de travail des établissements implantés dans une zone et la masse salariale qu ils versent. Clap ne se substitue donc pas aux estimations d emploi réalisées par ailleurs par l Insee qui privilégient l évaluation du nombre de personnes ayant un emploi sur une zone. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 71

1. Cadrage 1.3. Marché du travail 1.3.1. Taux de chômage Unité : % 2008 2009 09/08 2009 2010 T4 T4 Ecart T1 T2 T3 T4* T1 * point Données CVS Nord-Est de la Dordogne 5,5 7,2 1,7 6,1 6,7 6,9 7,2 Périgueux 7,7 9,2 1,5 8,3 8,6 8,7 9,2 Terrasson 8,0 9,7 1,7 9,0 9,4 9,5 9,7 Sarlat-la-Canéda 8,0 9,7 1,7 8,6 9,1 9,3 9,7 Bergerac 8,8 10,6 1,8 9,7 10,0 10,4 10,6 Libourne-Montpon-Ste-Foy-la-Grande 8,8 10,6 1,8 9,3 9,8 9,9 10,6 Langon-Bazas-La Réole 7,7 9,4 1,7 8,2 8,3 8,8 9,4 Bordeaux-Médoc 9,2 10,9 1,7 9,7 10,0 10,3 10,9 Bordeaux-Arcachonnais 8,7 10,1 1,4 9,1 9,5 9,6 10,1 Bordeaux-Entre-deux-Mers 7,1 8,6 1,5 7,6 7,8 8,1 8,6 Bordeaux-Cubzacais 9,2 11,3 2,1 9,9 10,8 10,9 11,3 Bordeaux-zone centrale 7,9 9,3 1,4 8,2 8,6 8,8 9,3 Dax 7,6 9,3 1,7 8,4 8,9 9,0 9,3 Sud des Landes 9,1 10,7 1,6 9,7 10,1 10,4 10,7 Mont-de-Marsan-Haute Lande 7,9 8,8 0,9 8,1 8,8 8,6 8,8 Mont-de-Marsan-Est des Landes 6,1 7,3 1,2 6,5 6,8 7,0 7,3 Marmande-Casteljaloux 7,8 9,2 1,4 8,3 8,8 8,9 9,2 Villeneuve-sur-Lot-Fumel 9,4 11,4 2,0 9,9 10,5 10,4 11,4 Agen 8,2 9,4 1,2 8,7 8,9 8,9 9,4 Lacq-Orthez 6,2 8,1 1,9 6,9 7,2 7,6 8,1 Oloron-Mauléon 6,7 8,1 1,4 7,1 7,5 7,7 8,1 Pau 7,2 8,4 1,2 7,8 8,0 8,0 8,4 Bayonne-Pyrénées 7,2 8,5 1,3 7,8 8,2 8,3 8,5 Dordogne 7,9 9,7 1,8 8,8 9,2 9,4 9,7 9,6 Gironde 8,1 9,6 1,5 8,8 9,1 9,3 9,6 9,7 Landes 7,5 9,1 1,6 8,2 8,6 8,8 9,1 9,1 Lot-et-Garonne 8,4 9,8 1,4 9,1 9,4 9,4 9,8 10,0 Pyrénées-Atlantiques 7,0 8,4 1,4 7,8 8,0 8,1 8,4 8,4 Aquitaine 7,8 9,3 1,5 8,5 8,8 9,0 9,3 9,4 France métropolitaine 7,7 9,5 1,8 8,7 9,1 9,2 9,5 9,5 Source : Insee - Taux de chômage localisés * Estimations provisoires au 4è trimestre 2009 pour les zones d'emploi et au 1er trimestre 2010 pour départements, région Le taux de chômage pour la France métropolitaine est exprimé en données corrigées des variations saisonnières et en moyenne trimestrielle. Il est obtenu en rapportant le nombre de chômeurs (au sens du BIT) au nombre de personnes actives (en emploi ou au chômage). Des améliorations ont été apportées à la méthode dans la nouvelle série publiée depuis décembre 2007. Les nouvelles séries ne sont pas comparables à celles publiées précédemment. Les taux de chômage sont des indicateurs statistiques dont l'estimation fait l'objet de révisions régulières, au moins une fois par an pour tenir compte des derniers résultats d'enquêtes et des sources les plus récentes. Les séries sont recalculées en remontant sur plusieurs années. Il se produit un décalage de quelques semaines entre le calcul et la révision des séries départementales et régionales et celles des séries par zone d'emploi. Date de dernière mise à disposition des séries :10 juin 2010 pour régions, départements et 2 avril 2010 pour zones d'emploi. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 72

1.3. Marché du travail 1.3.2. Taux de chômage Taux de Chômage : Aquitaine - France En % de la population active Dernier point : T1-2010 13 12 11 10 Aquitaine 9 France 8 7 6 T4-92 T4-93 T4-94 T4-95 T4-96 T4-97 T4-98 T4-99 T4-00 T4-01 T4-02 T4-03 T4-04 T4-05 T4-06 T4-07 T4-08 T4-09 Source : Insee Taux de chômage par zone d'emploi au T4-2009 VILLEN EU VE-SUR-LOT-FUMEL BOR DEAUX-C UBZ ACAIS BORD EAUX-M EDOC SUD-DES-LANDES LIBOUR NE-MONTPON-STE-FOY-LA-GRAN DE BERGER AC BORDEAUX-ARCACHONNAIS SAR LAT-LA-CANEDA TERR ASSON LANGON -BAZAS-LA-REOLE AGEN BORDEAUX-ZONE-CENTR ALE DAX MARMAND E-CASTELJALOU X PERIGUEU X MONT-DE-MARSAN-HAUTE-LAN DE BORD EAUX-ENTRE-D EU X-MERS BAYONNE-PYR EN EES PAU OLOR ON -MAULEON LACQ-ORTH EZ MONT-DE-MARSAN-EST-DES-LANDES NORD-EST-DE-LA-D OR DOGNE Aquitaine : 9,3 % % 5 6 7 8 9 10 11 12 Source : Insee - Taux de chômage localisés Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 73

1. Cadrage 1.3. Marché du travail 1.3.3. Évolution des DEFM de catégorie A au 31 décembre 2010 2008 2009 09/08 janv fev mar avr Données brutes % Variation annuelle, données brutes Dordogne 13 890 16 240 16,9 13,0 11,9 11,4 9,8 Gironde 53 770 63 350 17,8 18,1 16,8 15,0 12,1 Landes 12 830 14 800 15,4 13,6 14,2 11,9 8,3 Lot-et-Garonne 11 610 13 160 13,4 14,6 14,7 13,0 10,1 Pyrénées-Atlantiques 21 110 24 370 15,4 13,2 12,4 8,9 6,3 Aquitaine 113 210 131 920 16,5 15,6 14,8 12,9 10,1 France métro. (en milliers) 2 257,8 2 681,4 18,8 16,6 13,2 9,9 8,0 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine Note : les DEFM de catégorie A sont les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi et sans emploi (soit les catégories 1, 2, 3 hors activités réduites). 1.3.4. Évolution des DEFM de catégorie A, B, C au 31 décembre 2010 2008 2009 09/08 jan fev mar avr Données brutes % Variation annuelle, données brutes Dordogne 20 430 23 750 16,3 14,0 12,7 13,2 11,8 Gironde 81 520 95 750 17,5 17,8 16,6 15,8 13,6 Landes 20 010 23 070 15,3 14,5 13,4 12,1 10,2 Lot-et-Garonne 17 750 20 170 13,6 13,0 13,4 13,2 10,0 Pyrénées-Atlantiques 33 330 37 970 13,9 12,3 11,6 10,4 8,2 Aquitaine 173 040 200 710 16,0 15,4 14,5 13,8 11,6 France métro. (en milliers) 3 301,4 3 905,6 18,3 16,4 14,3 12,5 10,6 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine Note : les DEFM de catégorie A,B,C sont les les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, tenus d'effectuer des actes positifs de recherche d'emploi (soit les catégories 1, 2, 3, 6, 7, 8). 1.3.5. Structure des DEFM de catégorie A, B, C au 31 décembre 2009 Unité : % Femmes Moins de Chômeurs de 25 ans longue durée Dordogne 53,5 18,1 31,4 Gironde 52,0 18,3 31,6 Landes 56,0 17,4 30,8 Lot-et-Garonne 52,4 19,1 31,8 Pyrénées-Atlantiques 53,3 16,5 33,4 Aquitaine 52,9 17,1 France métropolitaine 49,6 20,2 31,9 32,8 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine Note : les chômeurs de longue durée sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 74

1.3.6. Évolution des DEFM de catégorie A, B, C, D, E 1.3. Marché du travail au 31 décembre 2010 2008 2009 09/08 jan fev mar avr Données brutes % Variation annuelle, données brutes Dordogne 23 180 27 200 17,3 14,6 13,4 13,9 13,5 Gironde 92 100 108 570 17,9 17,8 16,9 16,9 15,7 Landes 22 400 26 390 17,8 16,6 15,2 14,7 13,6 Lot-et-Garonne 20 460 23 470 14,7 14,2 14,4 14,4 12,0 Pyrénées-Atlantiques 37 780 43 570 15,3 13,5 12,7 12,2 10,6 Aquitaine 195 920 229 190 17,0 16,1 15,2 15,1 13,8 France métro. (en milliers) 3 708,3 4 436,0 19,6 17,7 16,0 14,7 13,2 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine Note : les DEFM de catégorie A, B, C, D, E représentent l'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi. (catégories 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) Sources et définitions Demandeurs d emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi Les demandeurs d emploi sont des personnes qui sont inscrites à Pôle emploi, organisme issu de la fusion entre l ANPE et le réseau des Assédic. Catégories de demandeurs d emploi Les demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi sont regroupés en différentes catégories. Conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la définition d indicateurs en matière d emploi, de chômage, de sous-emploi et de précarité de l emploi (septembre 2008), la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d analyse statistique les données sur les demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes : - catégorie A : demandeurs d emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, sans emploi ; - catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ; - catégorie C : demandeurs d emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ; - catégorie D : demandeurs d emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi (en raison d un stage, d une formation, d une maladie ), sans emploi ; - catégorie E : demandeurs d emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). Dans les fichiers administratifs de Pôle emploi, huit catégories de demandeurs d emploi sont utilisées (catégories 1 à 8). Ces catégories ont été définies par arrêté (arrêté du 5 février 1992 complété par l arrêté du 5 mai 1995). Les publications étaient auparavant, fondées sur ces catégories. Le tableau suivant présente la correspondance entre les catégories dorénavant utilisées à des fins de publication statistique et les catégories administratives auxquelles Pôle emploi a recours dans sa gestion des demandeurs d emploi : Catégories statistiques Catégories administratives Catégorie A Catégories 1, 2, 3 hors activité réduite Catégorie B Catégories 1, 2, 3 en activité réduite Catégorie C Catégories 6, 7, 8 Catégorie D Catégorie 4 Catégorie E Catégorie 5 Catégories A, B, C Catégories 1, 2, 3, 6, 7, 8 La situation réelle au regard de l emploi des demandeurs d emploi peut, dans certains cas, ne pas correspondre à la catégorie dans laquelle ils sont enregistrés : si cette correspondance est contrôlée pour les demandeurs d emploi indemnisés, il n en est pas de même des demandeurs d emploi non indemnisés. Les entrées et les sorties des listes de Pôle emploi sont enregistrées pour l ensemble A, B, C et non au niveau de chacune des catégories A, B ou C. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 75

1. Cadrage 1.3. Marché du travail 1.3.7. Offres et demandes d'emploi enregistrées Evolution annuelle 2010 en % 2008 2009 09/08 jan fev mar avr Cumul sur l'année- données brutes % Cumul sur les premiers mois de l'année Offres d'emploi Aquitaine Ensemble des offres 176 140 166 050-5,7 20,3 21,6 14,5 17,0 dont durables 72 290 65 540-9,3 38,7 35,8 31,8 30,5 France métropolitaine Ensemble des offres 3 515 220 2 881 840-18,0 11,5 14,3 16,8 16,9 dont durables 1 551 750 1 233 080-20,5 13,9 14,7 19,6 21,2 Entrées à Pôle emploi par motifs (catégories A, B, C ) Aquitaine Fins de contrats à durée déterminée 82 121 86 145 4,9-11,1-11,0-11,5-12,2 Fins de missions d'intérim 21 924 19 855-9,4-34,7-31,6-32,1-32,6 Licenciements économiques* 10 037 12 940 28,9-35,8-38,2-40,0-41,7 Autres licenciements 36 469 32 471-11,0-20,8-20,0-18,5-18,8 Démissions 16 993 14 369-15,4-16,8-13,8-13,6-13,8 Premières entrées vie active 17 118 20 234 18,2 7,6 10,4 14,3 11,8 Reprises d'activité 21 184 24 286 14,6-7,0-6,8-3,0-4,0 Autres cas 76 887 98 555 28,2 27,3 26,6 27,1 24,6 Total 282 733 308 855 9,2-3,1-2,2-1,3-2,5 France métropolitaine Total 5 411 110 6 029 310 11,4 0,3 0,0 0,2-0,8 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine * Y compris fins de conventions de conversion, de PAP anticipés et de CRP 1.3.8. Sorties de Pôle emploi (catégories A, B, C) Evolution annuelle 2010 en % 2008 2009 09/08 jan fev mar avr Cumul sur l'année- données brutes % Cumul sur les premiers mois de l'année Aquitaine 268 820 277 850 3,4-2,4 2,1 3,5 5,5 dont Reprises d'emploi 65 839 63 057-4,2-12,5-8,5-3,3-1,9 Entrées en stage 22 850 21 991-3,8-20,7-18,2-12,1-6,3 France métropolitaine 5 178 360 5 353 530 3,4 12,7 15,0 14,2 13,3 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine Note : les DEFM de catégorie A, B, C sont les les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, tenus d'effectuer des actes positifs de recherche d'emploi (soit les catégories 1, 2, 3, 6, 7, 8). INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 76

1.3. Marché du travail 1.3.9. Travail temporaire Part en % Evolution annuelle 2010 en % 2008 2009 09/08 départ. jan fev mar avr Cumul sur l'année % Aquitaine Cumul sur les premiers mois de l'année* Travail temporaire (1) Dordogne 74 659 69 438-7,0 10,2 3,6 3,6 8,5 Gironde 377 083 344 596-8,6 50,7-2,9 1,9 6,3 Landes 87 372 82 218-5,9 12,1 3,9 3,6 5,7 Lot-et-Garonne 78 866 67 811-14,0 10,0-5,6 0,7 3,5 Pyrénées-Atlantiques 138 048 115 869-16,1 17,0 1,1 3,3 7,4 Aquitaine 756 028 679 932-10,1 100,0-1,1 2,4 6,4 Source : Pôle emploi, DIRECCTE Aquitaine (1) Nombre de contrats * Données provisoires 1.3.10. Bénéficiaires du régime de préretraites au 31 décembre Part en % 2010 2008 2009 09/08 départ. jan fev mar avr % Aquitaine Variation annuelle Dordogne 89 49-44,9 11,5-24,2-22,2-24,2 Gironde 268 139-48,1 32,6-38,0-36,7-36,1 Landes 101 75-25,7 17,6-1,4 9,2 10,9 Lot-et-Garonne 99 77-22,2 18,1-28,6-21,5-20,2 Pyrénées-Atlantiques 151 86-43,0 20,2-42,2-42,6-42,5 Aquitaine 708 426-39,8 3,6 (1) -31,2-28,2-27,8 France métropolitaine 17 300 11 800-31,8 /// -31,6-31,2-30,7-31,3 Source : Unedic Champ : nombre de bénéficiaires du régime des préretraites de l'état : allocations spéciales du fonds national de l'emploi (ASFNE), allocations de préretraite progressive (PRP) et allocations complémentaires (ACO). (1) Part en % de l'aquitaine dans la France Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 77

1. Cadrage 1.3. Marché du travail 1.3.11. Principales mesures en faveur de l'emploi Dordogne Gironde Landes Lot-et- Pyrénées- Aquitaine Garonne Atlant. EMPLOI AIDÉ DANS LE SECTEUR MARCHAND Exonérations à l'embauche (1) Exo. zone de redynamisation urbaine (1 er - 50 e salarié) 0 133 0 0 0 133 Exo. zone de revitalisation rurale (1 er - 50 e salarié) 155 223 259 101 160 898 Exo. zone Franche urbaine (1 er - 50 e salarié) 0 754 0 0 0 754 Exo. Association en ZFU (1 er - 15 e salarié) 0 4 0 0 26 30 Contrats d'insertion-revenu minimum d'activité (2) 39 145 14 48 56 302 Contrats en alternance (3) Contrats d'apprentissage (a) 2 036 5 738 1 328 1 444 2 098 12 644 Contrats de professionnalisation 607 3 137 423 426 1 210 5 803 Contrats initiative emploi (4) 576 1 671 464 428 857 3 996 INSERTION PAR L'ÉCONOMIQUE Associations intermédiaires (5) nd nd nd nd nd nd Entreprises de travail temporaire d'insertion (5) 71 237 68 40 32 448 Entreprises d'insertion (6) 169 537 91 214 69 1 080 AIDES À LA CRÉATION D'ENTREPRISE Flux cumulés de janvier à décembre 2009 Aides aux chômeurs créateurs d'entreprises (7) 1 267 4 151 1 150 815 1 784 9 167 Encouragement au dévelop. d'entreprises nouvelles (7) 0 0 0 0 0 0 EMPLOI AIDÉ DANS LE SECTEUR NON MARCHAND Contrats Accompagnement dans l'emploi (8) 2 775 6 392 1 531 2 007 2 290 14 995 Contrats d'avenir (8) 409 1 297 294 471 673 3 144 Contrats Emploi Jeune (9) 1 5 3 1 1 11 AUTRES MESURES Contrats d'insertion dans la vie sociale - CIVIS (10) 1 355 5 092 1 052 1 417 1 867 10 783 EMPLOI AIDÉ DANS LE SECTEUR MARCHAND Exonérations à l'embauche (1) Exo. zone de redynamisation urbaine (1 er - 50 e salarié) - -34,2 - - - -34,2 Exo. zone de revitalisation rurale(1 er - 50 e salarié) -45,6-19,8-45,1-48,5-34,2-39,1 Exo. zone Franche urbaine(1 er - 50 e salarié) - -22,8 - - - -22,8 Exo. Association en ZFU (1 er - 15 e salarié) - -78,9 - - 62,5-14,3 Contrats d'insertion-revenu minimum d'activité (2) -30,4-26,0-63,2-29,4-29,1-30,9 Contrats en alternance (3) Contrats d'apprentissage 2,7-20,7-2,1 3,6-13,2-12,1 Contrats de professionnalisation -9,0-33,2-23,2-13,9-33,2-29,4 Contrats initiative emploi (4) 114,9 119,3 106,2 76,1 102,1 107,9 INSERTION PAR L'ÉCONOMIQUE Associations intermédiaires (5) - - - - - - Entreprises de travail temporaire d'insertion (5) -12,3-3,3-9,3-18,4-8,6-7,6 Entreprises d'insertion (6) 23,4-0,4 59,6-5,3 11,3 5,8 AIDES À LA CRÉATION D'ENTREPRISE Aides aux chômeurs créateurs d'entreprises (7) 15,1 9,6 27,2-0,4 10,5 11,5 Encouragement au dévelop. d'entreprises nouvelles (7) - - - - - - EMPLOI AIDÉ DANS LE SECTEUR NON MARCHAND Contrats Accompagnement dans l'emploi (8) 38,4 24,8 67,5 54,5 43,8 37,2 Contrats d'avenir (8) -25,1-9,6-18,8-6,7-19,3-14,6 Contrats Emploi Jeune (9) 0,0-50,0 200,0-75,0-66,7-42,1 AUTRES MESURES Contrats d'insertion dans la vie sociale - CIVIS (10) 8,4 7,1 0,4 17,1-2,5 5,9 Source : Ministère du travail : Dares (1) Nombre de déclarations d'embauches reçues ou acceptées (6) Nombre d'embauches en CDD (2) Nombre de de conventions signées (7) Nombre de bénéficiaires des aides (ACCRE, EDEN) (3) Nombre de nouveaux contrats enregistrés (8) Nombre total des conventions initiales et des avenants (4) Nombre de conventions signées, nouvelle formule (9) Nombre total d'embauches (5) Nombre de personnes mises à disposition (en moyenne par mois) (10) Nombre d'entrées dans le dispositif nd : non disponible ; ns : non significatif Évolution des flux cumulés 2009/2008 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 78

1.4. Commerce extérieur 1.4.1. Pays clients et pays fournisseurs de l'aquitaine entre entre avril 2009 et mars 2010 Exportations Importations Unité : million d'euros Soldes 12 mois du 2t-2009 au 1t-2010 Valeur valeur en % évol sur 1 an (%) 12 mois du 2t-2009 au 1t-2010 Valeur valeur en % évol sur 1 an (%) Valeur Zone géographique Europe 8 262 67,5-9,1 7 274 73,5-10,4 988 Union européenne 7 390 60,4-7,5 6 213 62,8-4,7 1 177 dont Espagne 1 919 15,7-14,1 1 667 16,8 4,6 252 Allemagne 1 186 9,7 1,9 974 9,8-19,4 212 Royaume-Uni 956 7,8-20,3 884 8,9-1,2 72 Italie 886 7,2 12,5 427 4,3-11,2 459 Belgique 570 4,7-2,2 549 5,5-3,9 22 Pays-Bas 377 3,1-1,1 506 5,1-11,1-129 Portugal 238 1,9-19,6 332 3,4 11,5-93 Suède 163 1,3 8,4 126 1,3-22,8 37 Irlande 85 0,7-32,3 79 0,8-19,7 6 Finlande 27 0,2 15,1 35 0,4-42,2-8 Danemark 131 1,1 99,9 61 0,6-8,5 70 Lettonie 8 0,1-12,0 4 0,0-73,7 5 Lituanie 12 0,1 19,2 65 0,7-25,5-54 Pologne 178 1,5-7,6 83 0,8-5,5 95 Afrique 482 3,9-13,2 272 2,7-19,8 210 Amérique 2 380 19,5-21,7 1 269 12,8-25,8 1 111 dont États-Unis 1 919 15,7-20,6 870 8,8-23,5 1 049 Canada 126 1,0-20,7 145 1,5-41,9-19 Proche et Moyen Orient 111 0,9-10,5 22 0,2-40,5 89 Asie 951 7,8 4,5 913 9,2-15,6 38 dont Chine 193 1,6 31,0 484 4,9-11,3-291 Japon 168 1,4-21,7 117 1,2-48,4 51 Hong-Kong 146 1,2 46,3 5 0,0-11,6 142 Singapour 40 0,3 3,7 3 0,0-31,4 37 Autres pays (yc. non déterminés) 49 0,4-2,0 151 1,5 15,6-102 Total 12 235 100,0-11,1 9 901 100,0-14,3 2 334 Source : Direction régionale des douanes de Bordeaux - exploitation de la base de données BEANET, 10 juin 2010 Note : Les importations sont comptées en valeur CAF (coût, assurance, frêt), les exportations FAB (franco à bord), les données ne comprennent pas le matériel militaire. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 79

1. Cadrage 1.4. Commerce extérieur Aquitaine 1.4.2. Produits exportés en valeur Unité : million d'euros 2009 2010 Part en % 2008 2009 09/08 12 mois du T2 T3 T4 T1 Aq / Fr 2T2009 % au 1T2010 Variation annuelle (%) 2T2009 au 1T2010 Exportations totales 14 221 12 082-15,0 12 235-24,5-14,2-8,0 4,7 3,5 Produits agricoles, sylvicoles et piscicoles 1034 831-19,6 817-32,9-19,3-12,9-4,8 7,2 Hydrocarbures naturels, autres produits des industries extractives, électricité, déchets Produits manufacturés 268 124-53,7 160-62,8-57,0 9,4 189,5 2,5 Produits des Industries Agricoles et Alimentaires 2 806 2 323-17,2 2 340-21,9-17,2-6,2 2,9 7,0 dont boissons 1 857 1 436-22,7 1 434-28,9-23,2-11,5-0,7 16,3 Produits pétroliers raffinés et coke 6 4-33,3 4-50,0-50,0 0,0 100,0 0,0 Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique 1 007 784-22,1 800-26,6-24,9-18,9 8,0 1,2 Produits informatiques, électroniques et optiques 482 361-25,1 373-31,8-27,5-22,4 12,4 1,6 Équipements électriques et ménagers 137 122-11,5 124-28,4-3,2 6,5 9,0 0,8 Machines industrielles et agricoles, diverses 388 301-22,4 303-17,9-29,5-23,4 2,0 1,1 Matériels de transport 3 288 2 864-12,9 2 888-32,6-0,1-15,3 2,7 3,8 Industrie automobile 507 526 3,6 563-21,8 20,6 108,3 33,4 1,6 Industries aéronautique et spatiale, navale, ferroviaire, cycles et motocycles 2 781 2 338-15,9 2 325-34,8-4,1-28,3-1,8 5,9 dont produits de la construction aéronautique et spatiale 2 725 2 278-16,4 2 270-35,5-3,8-29,4-1,1 8,6 Autres produits industriels 5 771 5 119-11,3 5 192-16,2-14,4-2,5 5,5 3,7 Textiles, habillement, chaussures 535 490-8,4 480-4,8-12,1-3,8-6,5 3,1 Bois papier et carton 984 844-14,2 876-14,3-14,9-4,8 15,7 11,4 Produits chimiques, parfums et cosmétiques 1 364 1 170-14,2 1 169-26,3-8,8-7,4-0,3 2,8 Produits pharmaceutiques 1 461 1 480 1,3 1 528 2,8-7,0 3,9 13,0 5,8 Produits en caoutchouc, plastique, minéraux divers 356 295-17,1 300-24,2-10,7-14,0 6,8 2,0 Produits métallurgiques et métalliques 803 562-30,0 548-35,4-42,4-7,6-10,6 2,2 Produits manufacturés divers 268 278 3,7 292-8,5 6,6 20,6 19,7 2,8 Produits divers (édition, documents techniques, objets d'art, antiquités) 39 33-15,4 35-36,4-41,7 57,1 25,0 1,1 Source : Direction régionale des douanes de Bordeaux - exploitation de la base de données BEANET, 10 juin 2010 Note : Les importations sont comptées en valeur CAF (coût, assurance, frêt), les exportations FAB (franco à bord), les données ne comprennent pas le matériel militaire. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 80

Aquitaine 1.4.3. Produits importés en valeur 1.4. Commerce extérieur Unité : million d'euros 2009 2010 Part en % 2008 2009 09/08 12 mois du T2 T3 T4 T1 Aq / Fr 2T2009 % au 1T2010 Variation annuelle (%) 2T2009 au 1T2010 Importations totales 12 245 9 671-21,0 9 901-33,8-18,1-8,0 9,5 2,5 Produits agricoles, sylvicoles et piscicoles 355 371 4,5 352 19,7-15,2 4,3-17,1 3,6 Hydrocarbures naturels, autres produits des industries extractives, électricité, déchets Produits manufacturés 230 146-36,5 139-52,2-15,9-22,0-20,0 0,3 Produits des Industries Agricoles et Alimentaires 1 015 913-10,0 933-9,2-11,9-5,8 8,1 3,2 dont boissons 203 191-6,1 202 1,9 0,7-3,1 30,3 7,6 Produits pétroliers raffinés et coke 1 981 1 358-31,4 1 345-48,9-22,3-10,6-3,5 8,8 Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique 1 509 1 037-31,3 1 005-44,9-25,5-25,7-11,8 1,2 Produits informatiques, électroniques et optiques 650 452-30,5 434-51,2-11,9-25,6-14,0 1,2 Équipements électriques et ménagers 195 164-15,5 163-22,8-26,5-15,6-2,8 1,0 Machines industrielles et agricoles, diverses 664 421-36,6 107-43,4-35,4-29,8-12,5 0,4 Matériels de transport 2 302 1 888-18,0 2 108-42,3 9,2-9,6 53,9 3,2 Industrie automobile 862 919 6,6 1 061-7,5 23,0 28,6 71,4 2,7 Industries aéronautique et spatiale, navale, ferroviaire, cycles et motocycles 1 440 969-32,7 1 047-59,6-0,1-29,0 37,5 4,0 dont produits de la construction aéronautique et spatiale 1 415 949-32,9 1 026-60,4 0,6-29,1 37,8 8,2 Autres produits industriels 4 806 3 927-18,3 3 992-24,9-25,4-1,0 6,3 2,6 Textiles, habillement, chaussures 570 479-16,0 462-5,3-21,6-20,9-12,4 1,8 Bois papier et carton 645 560-13,2 578-22,2-12,4 6,3 13,1 5,0 Produits chimiques, parfums et cosmétiques 1 299 808-37,8 869-49,4-38,9-30,0 24,2 2,6 Produits pharmaceutiques 797 858 7,7 887 8,9-20,3 78,3 16,2 4,0 Produits en caoutchouc, plastique, minéraux divers 531 471-11,3 476-19,9-9,2-4,1 4,1 2,6 Produits métallurgiques et métalliques 611 430-29,6 400-36,3-41,3-29,3-22,1 1,4 Produits manufacturés divers 352 321-8,8 326-12,6-14,0-5,7 5,7 2,0 Produits divers (édition, documents techniques, objets d'art, antiquités) 46 29-37,0 27-53,3-50,0-18,2-12,5 0,8 Source : Direction régionale des douanes de Bordeaux - exploitation de la base de données BEANET, 10 juin 2010 Note : Les importations sont comptées en valeur CAF (coût, assurance, frêt), les exportations FAB (franco à bord), les données ne comprennent pas le matériel militaire. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 81

2. Secteurs d'activité 2.1. Agriculture 2.1.1. Exploitations agricoles évol annuelle Part en % 2000 2007 2007/2000 Aquitaine % France Aquitaine - ensemble des exploitations Nombre d'exploitations agricoles 56 221 43 850-3,5 8,6 Superficie agricole utilisée des exploitations (1) 1 475 1 411-0,6 8,6 Taille moyenne des exploitations (ha) 26 32 3,0 /// Actifs agricoles familiaux 101 416 77 381-3,8 8,8 Salariés agricoles permanents 23 500 21 092-1,5 14,7 Aquitaine - exploitations professionnelles Nombre d'exploitations agricoles professionnelles 32 607 26 959-2,7 8,3 Superficie agricole utilisée des exploitations (1) 1 281 1 252-0,3 5,0 Taille moyenne des exploitations (ha) 39 46 2,4 /// Actifs agricoles familiaux 68 038 42 301-6,6 Salariés agricoles permanents 22 414 20 658-1,2 Nombre d'uta totales (unité de travail annuel) 81 695 70 649-2,1 Nombre moyen d'uta par exploitation 2,5 2,6 0,7 /// Nombre moyen d'uta pour 100 hectares 6,4 5,6-1,8 /// Source : DRAAF - SRISET Recensement de l'agriculture de 2000 et enquête Structure 2007 (1) En milliers d'hectares 2.1.2. Productions animales Unité : poids produit (équivalent-carcasse) en tonnes Aquitaine 2009 Aquitaine/ France en 2009 (%) Bovins Gros bovins 35 836 2,7 Veaux de boucherie 24 115 13,1 Porcins 71 446 3,2 Ovins 8 392 6,8 Caprins 543 4,8 Volailles Source : DRAAF - SRISET - Statistique agricole annuelle SAA 2009 Note : il s'agit des animaux finis produits dans la région Canards gras 82 332 51,4 dont foies gras 9 127 49,6 Oies grasses 2 093 48,5 dont foies gras 220 44,1 Poulets de chair 52 836 5,4 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 82

2.1. Agriculture 2.1.3. Productions végétales Aquitaine Rendement Production 09/08 2008 2009 2008 2009 % Céréales Maïs-grain (n.c. semences) 93 89 30 144 29 087-3,5 Oléagineux Tournesol 25 25 1 315 1 539 17,0 Soja 26 25 114 219 92,1 Tabac 28 39 41 5,1 Légumes Fruits Maïs doux 191 205 4 041 3 067-24,1 Fraises 185 200 177 179 1,1 Carottes 373 390 1 822 1 872 2,7 Asperges 32 33 46 47 2,2 Tomates 960 980 845 880 4,1 Haricots verts 104 110 896 933 4,1 Prunes à pruneaux 92 129 811 1 355 67,1 Noisettes (1) 15 28 26 58 123,1 Kiwi 214 216 397 403 1,5 Noix (1) 17 21 80 101 26,3 Production de vin Ensemble 40 51 5 819 7 364 26,6 dont AOC (2) 40 51 5 610 7 034 25,4 Vin rouge et rosé /// /// 5 031 6 303 25,3 dont AOC (2) /// /// 4 955 6 152 24,2 Source : DRAAF - SRISET - SAA (statistique agricole annuelle) 2008 et 2009 (1) Y compris la production des arbres isolés (2) Volumes revendiqués Note : les rendements sont exprimés en quintaux/hectare et les productions en milliers de quintaux sauf pour le vin où ils sont respectivement exprimés en hectolitres/hectare et en milliers d'hectolitres. Pour le tabac, les légumes et les fruits, il s'agit de la production récoltée. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 83

2. Secteurs d activité 2.1. Agriculture 2.1.4. Évolution du résultat agricole de l'aquitaine Unité : million d'euros courants, % Aquitaine 2006 2007 2008 2009 09/08 (%) Produits végétaux 3 189 3 379 3 236 3 141-2,9 Céréales 536 762 552 464-15,9 dont blé tendre 77 100 96 53-44,8 dont maïs 423 611 419 383-8,6 Oléagineux 44 70 56 53-5,4 Tabac 16 15 16 16 1,9 Fourrages 213 217 239 252 5,5 Légumes frais 210 220 221 195-11,8 Fruits 371 365 314 295-6,1 Vins de qualité 1 579 1 532 1 367 1 614 18,1 Autres produits végétaux 220 200 192 251 30,7 Produits animaux 1 324 1 347 1 464 1 308-10,7 Gros bovins, veaux 493 475 486 454-6,6 Porcins 69 66 70 66-5,7 Ovins 54 50 51 53 3,9 Volailles et œufs 386 439 481 413-14,1 Laits et produits laitiers 271 266 310 264-14,8 Autres produits animaux 51 52 58 57-1,7 Production totale au prix de base 4 756 4 975 4 668 4 693 0,5 dont production de services 244 248 255 244-4,1 dont subventions sur les produits 152 145 188 181-3,7 Consommations intermédiaires 2 500 2 667 2 766 2 696-2,5 Charges de cultures 485 530 551 543-1,5 Charges animales 622 721 789 731-7,4 Entretien et produits pétroliers 441 454 497 463-6,8 Autres consommations intermédiaires 952 962 949 959 1,1 Valeur ajoutée brute 2 256 2 308 1 902 1 998 5,0 Consommation de capital fixe 815 864 925 943 2,0 Ressources Valeur ajoutée nette 1 441 1 444 977 1 055 8,0 Subventions d'exploitations 357 360 355 355 0,1 Emplois Salaires et cotisations sociales 916 929 902 906 0,5 Impôts sur la production 105 103 104 102-1,7 Revenu mixte net 778 771 326 402 23,3 Résultat agricole 1 693 1 700 1 229 1 307 6,3 Unités de travail annuel totales (UTAT) 88 496 87 989 87 316 87 316 0,0 Résultat agricole par UTA totales ( ) 19 135 19 330 14 070 14 970 6,4 Unités de travail annuel non salariées (UTANS) 47 284 46 054 44 860 44 860 0,0 Revenu net d'entreprises agricole par UTANS (millier d' ) 12,1 12,3 2,7 4,2 56,3 Indice de prix du PIB : évolution n/n-1 102,4 102,5 102,5 101,1-1,4 Évolution du RNEA par UTANS (en %) en termes réels 24,4-0,8-56,7 9,3 /// Source : DRAAF-SRISET - Comptes de l'agriculture en base 100 en 2005 Comptes de l'agriculture publiés en juillet 2010. Résultats définitifs en 2006 et 2007, semi-définitifs en 2008 et provisoires en 2009. Production totale au prix de base = produits végétaux + produits animaux + services Valeur ajoutée brute = production totale au prix de base - consommations intermédiaires Valeur ajoutée nette = valeur ajoutée brute - consommation de capital fixe Revenu mixte net = valeur ajoutée nette + subventions d'exploitation - salaires et cotisations sociales - impôts sur la production Résultat agricole = revenu mixte net + salaires et cotisations sociales INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 84

2.1. Agriculture 2.1.5. Le résultat agricole par département Unité : million d'euros courants, % Dordogne Gironde Landes Lot-et-Gar. Pyrénées-Atl. 2009 09/08 2009 09/08 2009 09/08 2009 09/08 2009 09/08 valeur % valeur % valeur % valeur % valeur % Produits végétaux Céréales 64,5-15,3 47,2-8,6 166,2-15,5 92,8-23,9 93,7-11,6 dont blé tendre 13,8-40,3 2,4-50,7 1,2-69,5 34,6-42,2 1,5-65,6 dont maïs 37,4 6,3 43,2-3,1 163,9-14,1 48,4-3,8 90,1-8,5 Oléagineux 14,4-0,1 3,9-3,2 1,5 31,5 32,3-7,9 1,4 32,9 Tabac 5,9 1,3 0,6-6,9 0,9 3,0 7,5 3,6 1,7 7,9 Fourrages 81,0 5,8 17,3 5,8 15,4 5,5 35,6 5,7 103,2 5,6 Légumes frais 13,4-17,9 42,3-7,5 37,2-22,0 86,3-10,2 15,3-1,8 Fruits 70,9-1,0 24,9-1,8 22,3-9,6 170,6-8,4 5,9-1,8 Vins de qualité 92,0 51,2 1473,9 16,4 1,9 19,1 31,1 21,2 15,5 19,7 Autres produits végétaux 36,4 4,9 141,5 63,5 17,1 6,6 44,3 2,7 11,9 1,3 Produits animaux Gros bovins et veaux 166,2-8,7 31,5-7,4 27,7-3,8 35,2-5,2 193,6-5,2 Porcins 15,8-7,7 4,9-5,7 7,0-6,7 7,4-6,5 31,4-3,9 Ovins 8,7 6,3 3,8-0,1 1,3-1,0 4,1 2,1 34,8 2,4 Volailles et œufs 61,3-10,6 14,0-6,4 213,1-9,8 16,1-59,4 108,4-10,8 Laits et produits laitiers 56,8-17,9 10,3-23,9 19,4-27,1 28,3-22,9 149,7-8,7 Autres produits animaux 4,9-0,5 5,8-0,3 31,4-0,3 7,2-0,8 7,8-2,9 Production totale au prix de base 736,8-2,1 1 890,9 14,9 597,4-11,1 648,0-11,6 820,4-5,2 dont production de services 44,7-4,0 69,0-4,0 35,2-4,0 49,3-4,0 46,2-4,0 dont subventions sur les produits 40,6-1,2 12,2 2,5 23,5 0,0 56,6-9,1 49,2 0,0 Source : DRAAF-SRISET - Comptes de l'agriculture en base 2005 Comptes de l'agriculture publiés en juillet 2010. Résultats semi-définitifs en 2008 et provisoires en 2009. (1) milliers d'euros Les comptes de l'agriculture retracent l'ensemble de la production agricole, évaluée au prix de base. Ils comprennent la production au prix producteur, la production intra-consommée et les fourrages, les subventions directes sur les produits. Les consommations intermédiaires sont évaluées aux prix d'acquisition hors subvention et hors TVA déductible. Elles incluent la production intra-consommée afin d'annuler son effet sur la valeur ajoutée et les revenus. Les subventions d'exploitation, l'aide au gel, les indemnités spéciales sont prises en compte dans le calcul du résultat agricole global. On définit deux indicateurs à partir des soldes comptables: ** le résultat agricole global correspond à la valeur ajoutée nette aux coûts des facteurs. **le revenu net d'entreprise agricole est le résultat final de l'activité agricole de l'année après déduction de toutes les charges. La réforme de la PAC modifie en profondeur les comptes de l'agriculture. Dès 2004, de nouvelles subventions sur les produits ont été créées. A partir de 2005, la modulation des aides et les contraintes de conditionnalité des subventions au respect d'un certain nombre de normes agri-environnementales entraînent un tassement des subventions sur les produits. A partir de 2006, le découplage partiel des aides à la production entraînera une forte diminution des subventions sur les produits et un report en versement unique dans le cadre des subventions d'exploitations. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 85

2. Secteurs d activité 2.1. Agriculture Aquitaine 2 007 2 008 2 009 Mesures du Règlement de Développement Rural Contrats Territoriaux d'exploitation (CTE) 4 277 550 Contrat d'agriculture Durable (CAD) 4 645 2 854 Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) 5 870 7 100 Mesures forestières - boisement des terres agricoles 254 - autres mesures 31 250 19 562 Indemnité Compensatoire de Handicap Naturel (ICHN) 27 780 28 186 Mesures Agro-Environnementales (MAE) 1 176 Pré retraite sociale 908 Remembrement des terres (aides SAFER) 294 Aides Montagne Bâtiment Aides Montagne Mécanisation Aide à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles (POA PDRN) Formation RDR 19 Aide à la transmission d'exploitation (ATE) 121 Aide aux CUMA 35 Objectif 2 : volet développement rural du DOCUP Mesures hors Règlement de Développement Rural Programme de Maîtrise des Pollutions d'origine Agricole (PMPOA) 1 842 1 952 Aides à la restructuration des Exploitations - Aide à la Reconversion Professionnelle (ARP) - Agriculteurs en difficulté 387 76 - Transferts de Droits à Prime (TDP) Autres aides à l'installation des Jeunes Agriculteurs - Programme pour l'installation et le Développement des Initiatives Locales (PIDIL-Etat) 644 666 Stage 6 mois (bourse aux stagiaires) 193 Stage 6 mois (indemnités de tutorat) 43 Aides à la modernisation des exploitations Animation biologique Aide à la transformation et à la commercialisation aux IAA (POA IFOP) OGAF opération groupée d'aménagement foncier 6 Programme LEADER PLUS (FEOGA 0) 4 214 Pôle d'excellence rurale (depuis 2007) 110 477 PMBE Plan de modernisation des bâtiments d'élevage (depuis 2007) 5 042 6 566 PVE Plan végétal pour l'environnement (depuis 2007) 320 840 Source : ASP Agence Spéciale de Paiement 2.1.6. Amélioration des structures des exploitations agricoles Sommes versées (en milliers d'euros) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 86

2.1. Agriculture Campagne Campagne 2009-2010 Volume total évol. Août 2009 à avril 2010 en vrac (1) 2007-2008 2008-2009 % Volume Évolution (%) (milliers d'hectolitres) Vins rouges 3 086,8 2 444,4-20,8 18 394,0 14,0 Vins blancs secs 317,4 225,4-29,0 228,1 15,0 Vins blancs doux 52,7 31,9-39,5 23,8 5,0 Campagne Campagne 2009-2010 Prix moyen évol. Août 2009 à avril 2010 en vrac (1) 2007-2008 2008-2009 % Prix Évolution (%) ( / tonneau) Bordeaux rouge AOC 998 988-1,0 921-7 Bordeaux blanc sec AOC 1 202 1 203-1 064-11 Bordeaux blanc doux AOC 1 021 1 021 - ns ns Source : CIVB Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux Note : la campagne s'étend d'août à juillet de l'année suivante ; la campagne 2009-2010 commence en août 2009. (1) Tous millésimes confondus 2.1.10. Vin : transactions enregistrées par le CIVB 2.1.11. Livraison de lait de vache à l'industrie Campagne Évol. annuelle 2010-2011 (%) évol. avril mai juin 2008-2009 2009-2010 % Cumul sur les premiers mois de la campagne Quantité (milliers d'hectolitres) 6 263 6 038-3,6-0,7 nd Campagne Évol. annuelle 2010-2011 (%) évol. avril mai juin 2008-2009 2009-2010 % Variation annuelle en % Prix moyen livré (euros/litre) 0,351 0,297-15,4 18,5 nd Source : Direction régionale de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt - SRISET Note : la campagne de livraison de lait à l'industrie s'étend d'avril à mars de l'année suivante La campagne 2009-2010 commence en avril 2009 2.1.12. Animaux abattus Unité : tonne (en équivalent-carcasse) 2007 2008 08/07 2009 09/08 % % Vaches (vaches de réforme) 16 418 16 567 0,9 16 963 2,4 Veaux 34 782 34 244-1,5 35 130 2,6 Porcs charcutiers 66 933 64 872-3,1 64 953 0,1 Source : Direction régionale de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt - SRISET Note : il s'agit des années civiles Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 87

2. Secteurs d activité 2.1. Sylviculture 2.1.13. Productions fruitières et légumières Part en % Surfaces 2008 2009 (sd) 09/08 Aquitaine (en hectares) % France en 2009 Pommes de table 4 171 4 160-0,3 10,1 Toutes pêches 374 342-8,6 2,3 Poires de table 430 380-11,6 5,3 Prunes à pruneaux 8 806 10 500 19,2 84,8 Pomme de terre primeur 1 012 960-5,1 12,6 Fraise 953 899-5,7 30,6 Asperge 1 427 1 428 0,1 27,1 Tomate 880 898 2,0 17,7 Carotte 4 885 4 800-1,7 37,2 Vins 145 593 143 056-1,7 18,2 Rendement 2008 2009 (sd) 09/08 (en quintaux/hectare) % Pommes de table 474 479 1,1 Toutes pêches 152 157 3,3 Poires de table 144 291 102,1 Prunes à pruneaux 92 129 40,2 Pomme de terre primeur 178 200 12,4 Fraise 185 200 8,1 Asperge 32 33 3,1 Tomate 960 980 2,1 Carotte 373 390 4,6 Part en % Production 2008 2009 (sd) 09/08 Aquitaine (en milliers de quintaux) % France en 2009 Pommes de table 1 977 1 994 0,9 11,5 Toutes pêches 57 54-5,3 1,6 Poires de table 62 111 79,0 5,9 Prunes à pruneaux 811 1 355 67,1 85,2 Pomme de terre primeur 180 192 6,7 11,5 Fraise 177 179 1,1 38,7 Asperge 46 47 2,2 24,2 Tomate 845 880 4,1 11,3 Carotte 1 822 1 872 2,7 34,0 Vins (en milliers d'hectolitres) 5 819 7 364 26,6 15,7 Source : DRAAF Aquitaine - SRISET - Statistique Agricole Annuelle 2008 & Statistique Agricole semi-définitive 2009 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 88

Part en % 2007 2008 08/07 départ. % Aquitaine Dordogne Exploitation forestière (a) 70 63-10,0 25,8 Scierie (b) 76 77 1,3 41,8 Gironde Exploitation forestière (a) 78 66-15,4 27,0 Scierie (b) 53 44-17,0 23,9 Landes Exploitation forestière (a) 72 66-8,3 27,0 Scierie (b) 33 31-6,1 16,8 Lot-et-Garonne Exploitation forestière (a) 20 18-10,0 7,4 (a) Nombre d'entreprises ayant une activité Scierie (b) 14 13-7,1 7,1 d'exploitation forestière Pyrénées-Atlantiques (b) Nombre d'entreprises ayant une activité Exploitation forestière (a) 30 31 3,3 12,7 de scierie Scierie (b) 18 18 0,0 9,8 (c) Part en % de l'aquitaine dans la France Aquitaine Exploitation forestière (a) 270 244-9,6 6,8 Scierie (b) 194 184-5,2 9,4 Source : SSP - Enquêtes annuelles de branche "Exploitation forestière" (EXF) et "Scierie, rabotage, ponçage et imprégnation du bois" (SRI) 2.1. Sylviculture Unité : millier de mètres cubes Ensemble dont pin maritime Part en % Part en % 2007 2008 08/07 départ. 2007 2008 08/07 départ. % Aquitaine % Aquitaine Dordogne Récolte de bois d'œuvre (1) 280,1 215,0-23,2 4,3 125,0 99,7-20,2 2,2 Récolte de bois d'industrie (2) 329,7 293,2-11,1 9,0 89,9 92,9 3,3 3,3 Production de sciages (3) 188,1 164,6-12,5 11,6 109,5 96,7-11,7 7,7 Gironde Récolte de bois d'œuvre (1) 1 655,1 1 380,2-16,6 27,8 1 605,8 1 341,6-16,5 29,0 Récolte de bois d'industrie (2) 999,1 907,1-9,2 27,9 912,5 834,1-8,6 30,0 Production de sciages (3) 545,2 488,1-10,5 34,4 492,1 475,0-3,5 37,7 Landes Récolte de bois d'œuvre (1) 3 101,4 3 019,9-2,6 60,8 3 052,3 2 971,3-2,7 64,2 Récolte de bois d'industrie (2) 1 761,4 1 788,5 1,5 55,0 1 695,2 1 712,4 1,0 61,6 Production de sciages (3) 735,1 663,5-9,7 46,8 724,9 648,5-10,5 51,5 Lot-et-Garonne Récolte de bois d'œuvre (1) 360,5 287,9-20,1 5,8 269,4 200,0-25,8 4,3 Récolte de bois d'industrie (2) 191,7 210,0 9,5 6,5 128,6 139,2 8,2 5,0 Production de sciages (3) 113,9 49,6-56,5 3,5 77,4 37,1-52,1 2,9 Pyrénées-Atlantiques Récolte de bois d'œuvre (1) 75,9 63,8-15,9 1,3 6,7 4,7-29,9 0,1 Récolte de bois d'industrie (2) 57,3 54,1-5,6 1,7 5,4 1,7-68,5 0,1 Production de sciages (3) 36,9 37,1 0,5 2,6 0,9 1,2 33,3 0,1 Aquitaine (c) (c) Récolte de bois d'œuvre (1) 5 473,0 4 966,7-9,3 24,1 5 059,2 4 628,7-8,5 91,7 Récolte de bois d'industrie (2) 3 339,2 3 252,9-2,6 28,3 2 831,7 2 780,3-1,8 88,9 Production de sciages (3) 1 619,1 1 417,4-12,5 16,2 1 404,8 1 258,5-10,4 77,4 (2) Bois de trituration pour pâtes et panneaux : en mètres cubes ronds sur écorce pour tous les bois d'industrie La récolte totale est la somme de la récolte de bois d'œuvre, de bois d'industrie et de bois de feu. Cette dernière, de plus faible volume, n'apparaît pas dans le tableau. 2.1.14 Exploitations forestières et scieries 2.1.15 Récolte de bois et production de sciages Source : SSP - Enquêtes annuelles de branche "Exploitation forestière" (EXF) et "Scierie, rabotage, ponçage et imprégnation du bois" (SRI) (1) Grumes : en mètres cubes ronds sur écorce (3) Production des entreprises livrée à des tiers ou transférée dans leurs ateliers (bois tropicaux, merrains, traverses et appareils de voie : en mètres cubes de sciages). Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 89

2. Secteurs d activité 2.1. Pêche 2.1.16. Evolution de la pêche Part en % Apports débarqués en criées 2007 2008 08/07 Aquitaine/ % France en 2008 Quantité (tonnes) Ports du Pays basque 5 332 3 799-28,8 Port d'arcachon 2 939 2 134-27,4 Aquitaine 8 271 5 933-28,3 2,9 France 234 134 205 026-12,4 Valeur (milliers d'euros) Ports du Pays basque 12 543 10 069-19,7 Port d'arcachon 17 845 14 188-20,5 Aquitaine 30 388 24 257-20,2 3,9 France 688 991 614 805-10,8 /// Source : Direction interrégionale des affaires maritimes Poitou-Charentes - Aquitaine, Infomer INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 90

Note au lecteur Utilisation de la source Sirene En théorie, à partir d un parc existant l année (n-1), on peut calculer le parc de l année (n) en y ajoutant les créations et en y retranchant les cessations. En pratique, ce raisonnement ne peut pas s appliquer à partir des éléments dont on dispose dans les chapitres traitant du secteur secondaire, du secteur tertiaire et des entreprises, à savoir : l évolution du parc d établissements à partir du répertoire Sirene (REE), l évolution des créations d entreprises à partir du répertoire Sirene, l évolution des défaillances d entreprises (en date de jugement) à partir du Bodacc 1. Ce raisonnement ne peut donc pas s appliquer pour trois raisons. Premièrement, on dénombre un stock d établissements dont on mesure des flux d entreprises en création ou en défaillance ; ce qui est loin d être comparable. Deuxièmement, les défaillances ne sont qu une partie des cessations. Une entreprise peut cesser son activité sans pour autant connaître des difficultés de bilan justifiant une ouverture de redressement judiciaire publiée au Bodacc. Les séries de défaillances ne peuvent donc être rapprochées des statistiques issues de Sirene. Troisièmement, la nature administrative de Sirene fait que les cessations sont connues tardivement, soit par les déclarations des entreprises, soit par les enquêtes de mises à jour. Le volume des cessations est donc étroitement lié à la gestion du répertoire Sirene. Les séries de cessations ne sont pas utilisables pour apprécier l évolution conjoncturelle du secteur. Toutefois, l évolution du parc des établissements, à condition d être évaluée sur des ensembles suffisamment agrégés tant au niveau des secteurs que des tailles d établissements, reste pertinente sur le plan économique et traduit bien les mouvements conjoncturels de hausse et de baisse. Le champ retenu pour les données de stock d entreprise et d établissement et de créations est le «champ des activités marchandes hors agriculture». Les activités de location de logements, locations de terrains et location d autres biens immobiliers ne sont pas intégrées dans les tableaux relatifs aux entreprises artisanales. Cela représente 190 unités en Aquitaine. 1 Bulletin officiel d annonces civiles et commerciales Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 91

2. Secteurs d activité 2.2. Industrie 2.2.1. Répartition des établissements industriels selon l'activité et la taille Aquitaine Unité : établissement 2009 Nomenclature Agrégée A 38 moins de 10 à 49 50 à 499 500 salariés Total Part (%) Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 10 salariés* salariés salariés ou plus 3 496 399 88 3 3 986 25,8 Industries extractives 193 72 6 1 272 1,8 Fabrication de textiles, industries de l'habillement, industrie du cuir et de la chaussure 694 66 21 1 782 5,1 Travail du bois, industries du papier et imprimerie 1 494 250 59 2 1 805 11,7 Cokéfaction et raffinage 9 2 0 0 11 0,1 Industrie chimique 135 57 34 1 227 1,5 Industrie pharmaceutique 12 9 10 3 34 0,2 Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique et autres produits minéraux non métalliques Métallurgie et fabrication de produits métalliques à l'exception des machines et des équipements Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 731 175 37 0 943 6,1 695 254 44 0 993 6,4 0,0 148 25 15 2 190 1,2 Fabrication d'équipements électriques 85 30 8 1 124 0,8 Fabrication de machines et équipements n.c.a. 391 94 22 1 508 3,3 Fabrication de matériels de transport 153 45 22 10 230 1,5 Autres industries manufacturières ; réparation et installation de machines et d'équipements 3 167 227 37 2 3 433 22,2 Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné 733 90 35 1 859 5,6 Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution 871 139 40 0 1 050 6,8 Ensemble établissements industriels 13 007 1 934 478 28 15 447 100,0 (en %) 84,2 12,5 3,1 0,2 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives *yc. effectif non déclaré INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 92

2.2.3. Répartition des établissements industriels par département et par activité 2.2. Industrie Unité : établissement 2009 Nomenclature Agrégée A 38 Dordogne Gironde Landes Lot-et- Garonne Pyrénées- Atlantiques Aquitaine Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 723 1 333 539 530 861 3 986 Industries extractives 71 74 32 37 58 272 Fabrication de textiles, industries de l'habillement, industrie du cuir et de la chaussure 123 280 99 56 224 782 Travail du bois, industries du papier et imprimerie 330 753 233 174 315 1 805 Cokéfaction et raffinage 1 5 2 0 3 11 Industrie chimique 34 83 33 29 48 227 Industrie pharmaceutique 0 20 0 4 10 34 Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique et autres produits minéraux non métalliques 148 352 118 128 197 943 Métallurgie et fabrication de produits métalliques à l'exception des machines et des équipements 112 385 98 107 291 993 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 19 115 8 7 41 190 Fabrication d'équipements électriques 18 63 4 5 34 124 Fabrication de machines et équipements n.c.a. 60 224 44 68 112 508 Fabrication de matériels de transport 21 105 27 35 42 230 Autres industries manufacturières ; réparation et installation de machines et d'équipements Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné 503 1 305 397 356 872 3 433 119 322 69 89 260 859 Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution 182 403 117 144 204 1 050 - Ensemble établissements industriels 2 464 5 822 1 820 1 769 3 572 15 447 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives (en %) 16,0 37,7 11,8 11,5 23,1 100,0 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 93

2. Secteurs d activité 2.2. Industrie 2.2.4. Créations d'entreprises dans l'industrie hors IAA Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 département / % Aquitaine Dordogne 84 190 126,2 12,4 Gironde 250 593 137,2 38,8 Landes 76 203 167,1 13,3 Lot-et-Garonne 58 171 194,8 11,2 Pyrénées-Atlantiques 144 371 157,6 24,3 Aquitaine 612 1 528 149,7 6,1 France métropolitaine 11 268 25 088 122,6 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.2.5. Défaillances d'entreprises dans l'industrie hors IAA Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 Aquitaine % France Aquitaine 122 167 36,9 5,0 France 2 739 3 319 21,2 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 94

2.2. Industrie 2.2.6. Créations d'entreprises dans les IAA - Industries Agro Alimentaires Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 département / % Aquitaine Dordogne 24 27 12,5 12,3 Gironde 60 80 33,3 43,1 Landes 18 27 50,0 14,0 Lot-et-Garonne 40 48 20,0 15,3 Pyrénées-Atlantiques 38 38 0,0 15,3 Aquitaine 180 220 22,2 6,9 (1) France métropolitaine 2 521 3 209 27,3 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.2.7. Défaillances d'entreprises dans les IAA Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 Aquitaine % France Aquitaine 57 65 14,0 6,5 France 1 084 1 006-7,2 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 95

2. Secteurs d activité 2.2. Industrie 2.2.8. Établissements des IAA selon l'activité (a) Unité : ratio par salarié en milliers d'euros Structure en 2007 Part en % Aquitaine 2006 2007 % Aquitaine Aquitaine France France Industrie des viandes Nombre d'établissements 111 110 33,4 24,9 8,9 Effectif salarié moyen (1) 6 389 5 910 31,0 29,5 5,6 Investissement / salarié 4,1 3,6 /// /// /// Rémunération / salarié 22,8 22,6 /// /// /// Industrie du poisson Nombre d'établissements 10 8 2,4 2,8 5,7 Effectif salarié moyen (1) 1 583 1 609 8,4 3,0 15,2 Investissement / salarié 5,2 3,8 /// /// /// Rémunération / salarié 22,9 22,8 /// /// /// Industrie des fruits et légumes Nombre d'établissements 35 33 10,0 4,9 13,6 Effectif salarié moyen (1) 2 340 2 371 12,4 6,8 9,7 Investissement / salarié 10,2 9 /// /// /// Rémunération / salarié 22,9 25,8 /// /// /// Industrie laitière Nombre d'établissements 16 17 5,2 11,8 2,9 Effectif salarié moyen (1) 2 107 2 222 11,7 14,8 4,2 Investissement / salarié 9,7 8,4 /// /// /// Rémunération / salarié 31,1 27,1 /// /// /// Fabrication d'aliments pour animaux Nombre d'établissements 18 18 5,5 8,6 4,2 Effectif salarié moyen (1) 506 452 2,4 4,6 2,8 Investissement / salarié 8,5 21,5 /// /// /// Rémunération / salarié 25,5 30,1 /// /// /// Industrie des boissons Nombre d'établissements 59 55 16,7 13,0 8,5 Effectif salarié moyen (1) 1 906 1 914 10,0 9,4 5,7 Investissement / salarié 13,3 14,6 /// /// /// Rémunération / salarié 28,2 28,8 /// /// /// Autres industries alimentaires Nombre d'établissements 82 51 15,5 34,0 3,0 Effectif salarié moyen (1) 3 882 2 325 12,2 32,0 2,0 Investissement / salarié 7,9 5,0 /// /// /// Rémunération / salarié 25,7 27,4 /// /// /// Ensemble des IAA Nombre d'établissements 331 329 100,0 100,0 6,6 Effectif salarié moyen (1) 18 713 19 053 100,0 100,0 5,3 Investissement / salarié 7,4 8,4 /// /// /// Rémunération / salarié 25,0 25,1 /// /// /// Source : SCEES - AGRESTE - Enquête annuelle d'entreprise (EAE) (a) établissements de production appartenant à des entreprises exerçant à titre principal une activité IAA, entreprises employant 20 salariés ou plus. (1) Les personnes sont comptées en fonction de leur temps de travail réel. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 96

2.3.1. Répartition des établissements de la construction selon l'activité et la taille 2.3. Construction Unité : établissement 2009 0 salarié* 1 à 9 10 à 49 50 salariés Total salariés salariés ou plus Aquitaine Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels 498 469 121 21 1 109 Travaux de génie civil 285 115 145 57 602 Construction de routes et de voies ferrées 44 33 58 28 163 Construction de réseaux et de lignes 54 28 70 24 176 Construction d'autres ouvrages de génie civil 187 54 17 5 263 Travaux de construction spécialisés 13 507 9 615 1 323 91 24 536 Démolition et Préparation des sites 735 415 94 9 1 253 Travaux d'installation électrique, plomberie et autres travaux 3 796 2 271 344 46 6 457 Travaux de finition 5 827 3 561 447 13 9 848 Autres travaux de construction spécialisés 3 149 3 368 438 23 6 978 Construction (nc. promotion immobilière) 14 290 10 199 1 589 169 26 247 (en %) 54,4 38,9 6,1 0,6 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 *yc. effectif non déclaré 2.3.3. Répartition des établissements de la construction selon l'activité et le département 2009 Nomenclature Agrégée A 38 Dordogne Gironde Landes Lot-et- Garonne Unité : établissement Pyrénées- Atlantiques Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels 207 516 146 60 180 Travaux de génie civil 72 256 81 58 135 Construction de routes et de voies ferrées 23 71 23 16 30 Construction de réseaux et de lignes 27 68 24 19 38 Construction d'autres ouvrages de génie civil 22 117 34 23 67 Travaux de construction spécialisés 3 957 9 966 2 882 2 755 4 976 Démolition et Préparation des sites 224 411 131 179 308 Travaux d'installation électrique, plomberie et autres travaux 968 2 692 771 690 1 336 Travaux de finition 1 429 4 120 1 193 1 031 2 075 Autres travaux de construction spécialisés 1 336 2 743 787 855 1 257 Construction (nc. promotion immobilière) 4 236 10 738 3 109 2 873 5 291 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 *yc. effectif non déclaré Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 97

2. Secteurs d activité 2.3. Construction 2.3.4. Créations d'entreprises dans la construction Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 départ. % Aquitaine Dordogne 447 717 60,4 14,5 Gironde 1 549 2 390 54,3 48,4 Landes 338 554 63,9 11,2 Lot-et-Garonne 314 465 48,1 9,4 Pyrénées-Atlantiques 532 812 52,6 16,4 Aquitaine 3 180 4 938 55,3 6,3 (1) France métropolitaine 53 334 78 129 46,5 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.3.5. Défaillances d'entreprises dans la construction Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 Aquitaine % France Aquitaine 750 797 6,3 5,5 France 12 866 14 541 13,0 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 98

2.3. Construction Granulats 2.3.6. Production de granulats, ciment et béton prêt à l'emploi en Aquitaine Unité : millier de tonnes 09/08 Evolution annuelle 2010 en % 2008 2009 % jan fév mars avr Aquitaine France Cumul sur les premiers mois de l'année Sables et graviers d'alluvions 13 080 11 070-15,4-15,3-5,6-10,1-10,0-8,7 Granulats calcaires et éruptifs 8 270 7 870-4,8-6,0 6,5 8,5 5,6 4,4 Béton prêt à l'emploi 2 323 2 104-9,5-16,9-6,1-7,0-4,9-0,6 (milliers de m3) Sources : Union nation. des ind. de carrières et matériaux de construction (Unicem) Syndicat national du béton prêt à l'emploi (SNBPE) 2.3.7. Production de logements en Aquitaine Unité : logement ordinaire 09/08 Evolution annuelle 2010 en % 2008 2009 % janv fév mars avril Aquitaine France Cumul sur les premiers mois de l'année Logements individuels Autorisés 19 606 15 970-18,5-13,5 24,7 8,3 20,7 20,6 Commencés 17 682 13 846-21,7-16,1 2,2-12,5-4,2 0,4 Logements collectifs Autorisés 12 333 9 482-23,1-27,8-68,1-43,2-19,6-6,5 Commencés 11 404 9 202-19,3-18,6 52,5-52,2-39,8-32,5 Total des logements Autorisés 31 939 25 452-20,3-20,3-18,2-13,9-58,6-70,0 Commencés 29 086 23 048-20,8-17,2 18,4-31,7-19,4-13,6 Source : Service de l'observation et des statistiques (SOeS) - Sit@del2 À compter d avril 2009, les permis de construire sont recensés dans une nouvelle base de données nommée Sit@del2. Les informations relatives aux autorisations de construire (permis délivrés) et aux mises en chantier font l objet de modifications par rapport aux séries publiées précédemment. 2.3.9. Travaux publics réalisés en Aquitaine Unité : million d'euros 2006 2007 2008 08/07 % Aquitaine France Aquitaine France Aquitaine France Aquitaine France Montant des travaux 2 104 37 207 2 279 40 877 2 264 41 036-0,7 0,4 Source : Fédération régionale des travaux publics Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 99

2. Secteurs d activité 2.3. Construction 2.3.8. Production de locaux autres qu'habitations - surfaces concernées - Unité : millier de m² 09/08 Evolution annuelle 2010 en % (1) Surface en milliers de m² 2008 2009 % janv févr mars avr Aquitaine (1) France Locaux autorisés 2 391 2 405 0,5-10,7-1,2 13,7-19,0-10,5 Hébergement hôtelier 70 51-26,6 14,5-70,1 17,4 44,9 66,5 Bureaux 401 221-45,0-18,8-56,2 3,7 10,6 14,6 Commerces 381 280-26,6 1,4 2,6 74,1 75,4 24,6 Artisanat 0 /// /// /// /// /// 21,8-7,4 Industrie 544 294-46,0-47,4-60,0-44,9-19,5-18,6 Exploitation agricole ou forestière 162 435 /// -14,8 /// /// -65,0-62,4 Entrepôts 403 610 51,3-7,3-53,4-37,8-18,3 61,8 Service public ou d'intérêt collectif 431 394-8,7 9,9 2,4-3,9-24,1-9,2 dont Enseignement-recherche 91 106 16,7-62,8-41,0-50,7-28,9 Action sociale 79 42-46,6-9,1-46,1-58,8-47,2 Transport 2 8 /// -87,3-87,3-97,2-82,8 Ouvrages spéciaux 13 36 /// /// /// 93,4 64,6 Santé 186 106-43,2 39,2-11,9-28,4-19,6 Culture loisirs 60 96 61,3-1,0 2,6 0,0 59,8 2391 Locaux commencés 2 092 1 650-21,1-22,8-21,7-35,6-17,3-8,6 Hébergement hôtelier 25 26 4,7-18,9 /// /// /// /// Bureaux 284 185-35,0-28,1-30,6-49,1-20,5-12,9 Commerces 299 212-29,0-16,8-14,4-47,6-26,2-14,6 Artisanat 0 43 /// /// /// /// /// /// Industrie 474 261-45,0-39,8-87,2-78,0 1,0-3,0 Exploitation agricole ou forestière 337 389 15,6-38,6-74,3 19,1 3,6 5,5 Entrepôts 246 226-8,1 8,9-2,0-47,3-50,5-35,3 Service public ou d'intérêt collectif 428 308-28,0-9,9 66,3-23,6-25,4-10,8 dont Enseignement-recherche 106 71-33,1 /// /// 67,2 97,9 Action sociale 83 47-43,6 /// -64,4-60,9-62,5 Transport 0 4 /// /// /// /// /// Ouvrages spéciaux 39 13-67,0-47,7 15,1 34,2 48,1 Santé 103 116 12,8-38,9-53,6-58,0-45,9 Culture loisirs 95 57-40,7 51,4-21,4-22,4-27,5 Source : SOeS - Sit@del2 (1) Certaines évolutions annuelles, calculées sur le cumul des données des premiers mois, sont peu significatives. Les chiffres sont issus de la base de données Sit@del2 qui rassemble les informations relatives aux autorisations de construire et aux mises en chantier transmises par les directions départementales de l'équipement (DDE) et par les communes instructrices. Ils sont exprimés en date de prise en compte, c'est-à-dire à la date à laquelle l'évènement est enregistré dans la base de données Sit@del. Sont pris en compte les différentes catégories de locaux. Il est à noter que la notion de local artisanal a été introduite en octobre 2007 lors de la réforme du droit des sols et celle de stockage agricole a été supprimée à cette date. De la même manière, les SHOB des parkings et des aires de stationnement ne sont plus mesurées. La catégorie service public ou d'intérêt collectif regroupe les catégories transport, enseignement et recherche, action sociale, ouvrage spécial, santé et culture et loisirs. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 100

2.4.1. Répartition des établissements de transports selon l'activité et la taille 2.4. Transports Aquitaine Unité : établissement 2009 0 salarié* 1 à 9 10 à 49 50 salariés Total salariés salariés ou plus Transports terrestres et transport par conduites 2 255 1 126 504 102 3 987 dont : Transports ferroviaires (1) 38 60 27 15 140 Autres transports terrestres de voyageurs 1 362 292 91 18 1 763 Transports routiers de fret et services de déménagement 853 774 386 69 2 082 Transports par eau 52 17 1 1 71 Transports aériens 16 9 4 2 31 Entreposage et services auxiliaires des transports 383 251 178 46 858 Ensemble établissements du transport 2 706 1 403 687 151 4 947 (en %) 54,7 28,4 13,9 3,1 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 (1) Transports de voyageurs, transports routiers de marchandises *yc. effectif non déclaré 2.4.3. Répartition des établissements de transports selon l'activité et le département Lot-et- Garonne Unité : établissement Pyrénées- Atlantiques Dordogne Gironde Landes Transports terrestres et transport par conduites 465 1 823 459 401 839 dont : Transports ferroviaires (1) 25 50 20 16 29 Autres transports terrestres de voyageurs 231 853 180 131 368 Transports routiers de fret et services de déménagement 208 919 259 254 442 Transports par eau 6 56 2 3 4 Transports aériens 1 19 0 1 10 Entreposage et services auxiliaires des transports 68 452 66 90 182 Ensemble établissements du transport 540 2 350 527 495 1 035 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 (1) Transports de voyageurs, transports routiers de marchandises 2009 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 101

2. Secteurs d activité 2.4. Transports 2.4.4. Créations d'entreprises dans les transports par département Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 départ. % Aquitaine Dordogne 20 42 110,0 10,7 Gironde 141 218 54,6 55,5 Landes 18 37 105,6 9,4 Lot-et-Garonne 22 28 27,3 7,1 Pyrénées-Atlantiques 42 68 61,9 17,3 Aquitaine 243 393 61,7 4,9 (1) France métropolitaine 7 221 8 078 11,9 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.4.5. Défaillances d'entreprises dans les transports Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 Aquitaine % France métro. Aquitaine 76 69-9,2 4,0 France métropolitaine 1 461 1 725 18,1 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 102

2.4. Transports 2.4.6. Trafic aérien des principaux aéroports Aéroports d'aquitaine Évolution annuelle 2010 en % 2008 2009 09/08 jan fév mar avr % Cumul sur les premiers mois de l'année Bordeaux-Mérignac Passagers (milliers) 3 562 3 322-6,7 1,1 0,9 3,1 1,0 Fret (tonnes) 27 462 20 730-24,5 14,9 21,4 25,4 24,9 Pau-Pyrénées Passagers (milliers) 814 691-15,1-14,1-19,8-13,9-17,7 Fret (tonnes) 1 467 1 057-27,9-29,2-30,5-42,4-38,3 Bayonne-Anglet-Biarritz Passagers (milliers) 1 028 1 011-1,6............ Fret (tonnes)......... /// /// /// /// Agen (1) Passagers (milliers) 23 28 20,0............ Bergerac-Dordogne-Périgord Passagers (milliers) 294 245-16,9............ Périgueux (2) Passagers (milliers) 5,2 5,8 10,8 /// /// /// /// Grands aéroports de province Passagers (milliers) 43 281 42 025-2,2............ Fret (milliers de tonnes) 188 192 1,9............ Part de Bordeaux-Mérignac Passagers (%) 8,2 7,9 /// /// /// /// /// Fret (%) 14,9 10,9 /// /// /// /// /// Aéroports France entière Passagers (milliers) 130 150 124 913-4,0............ Fret (milliers de tonnes) 2 578 2 351-8,8............ Source : Aéroports de Paris et Direction de l'aviation civile du Sud-Ouest (1) Aéroport d'agen : la ligne à obligation de service public (OSP) sur Paris (fermée en avril 2007) est réouverte par la compagnie Airlinair depuis le 7 janvier 2008. (2) Aéroport de Périgueux : ligne à obligation de service public (OSP) sur Paris depuis le 1er avril 2008 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 103

2. Secteurs d activité 2.4. Transports 2.4.7. Trafic portuaire Grand port maritime de Bordeaux Unité : millier de tonnes Évolution annuelle 2010 en % 2008 2009 09/08 jan fév mar avr % Cumul sur les premiers mois de l'année Trafic maritime 9 073 8 749-3,6-10,4-13,6-4,2-3,8 - Marchandises débarquées 6 776 6 310-6,9-18,0-17,7-6,8-8,2 dont Bois 79 72-7,2-18,7 75,4 13,6 14,8 Tourteaux de soja 139 74-47,0-77,5-35,8-37,5-30,5 Combustibles minéraux solides 246 199-18,8-22,9 36,7 44,8 Produits pétroliers 4 412 4 305-2,4-33,9-28,1-12,5-14,5 Engrais 300 209-30,3 266,1 55,3 42,8 44,0 Produits chimiques 453 466 2,7 16,5 6,1 1,6 15,6 - Marchandises embarquées 2 230 2 439 9,4 20,5 2,2 6,0 11,6 dont Maïs 997 929-6,8 8,5-6,1 5,7 9,8 Bois du pays sciés 31 24-21,6-19,2-7,0 1,6 9,7 Huiles 156 164 5,3-52,2-64,3-58,0-49,3 Pétrole brut 304 395 29,7 420,9 21,9 11,0 7,9 Minéraux bruts, mat. construction 111 71-36,2 40,3 213,4 171,9 141,4 Produits manufacturés 207 220 6,4 16,4 3,1-2,8-4,4 Port de Bayonne Trafic maritime 3 748 4 320 15,3 - Marchandises débarquées 1 644 1 567-4,7 dont Produits pétroliers 115 187 63,1 Engrais 407 205-49,6 Produits chimiques 270 212-21,4 Minerais pour la métallurgie 733 867 18,4 - Marchandises embarquées 2 104 2 754 30,9 dont Maïs 474 355-25,1 Produits pétroliers 223 138-38,3 Soufre 161 210 30,8 Produits métallurgiques 984 1054 7,2 Ensemble des Grands ports maritimes Trafic maritime 339 857 304 546-10,4-1,7 Part de Bordeaux (%) 2,7 2,9 /// /// /// /// /// Ensemble des ports métropolitains Trafic maritime 383 400 Trafic des autres ports 76 400 Part de Bayonne (%) 4,9 /// /// /// /// /// Source : Direction du Transport maritime, des Ports et du Littoral INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 104

2.4. Transports 2.4.8 Trafic ferroviaire de marchandises Unité : millier de tonnes 2007 2008 08/07 % Trafic total Aquitaine 12 845 8 280-35,5 Expéditions Aquitaine 5 338 3 397-36,4 Dordogne 477 508 6,7 Gironde 734 646-11,9 Landes 68 72 6,3 Lot-et-Garonne 28 24-16,1 Pyrénées-Atlantiques 2 366 2 147-9,3 Réceptions Aquitaine 7 506 4 883-34,9 Dordogne 287 231-19,7 Gironde 1 550 1 626 4,9 Landes 77 91 17,6 Lot-et-Garonne 21 16-23,1 Pyrénées-Atlantiques 3 294 2 920-11,4 Source : SNCF Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 105

2. Secteurs d activité 2.4. Transports 2.4.9 Trafic TER de voyageurs Unité : en millions de voyageurs x kilomètres * 2005 2006 2007 2008 2009 09/08 (%) Bordeaux - Agen 76,3 82,4 86,8 96,7 95,3-1,4 Bordeaux - Arcachon 67,2 71,3 76,0 84,1 86,1 2,3 Bordeaux - Hendaye 69,6 72,6 74,4 76,4 76,1-0,4 Bordeaux - Périgueux 49,2 56,7 62,1 76,6 69,3-9,5 Bordeaux - Bergerac - Sarlat 42,8 47,7 49,9 51,9 49,9-3,8 Bordeaux - Mont de Marsan 26,4 30,5 32,7 38,1 38,8 1,8 Bordeaux - Pau - Tarbes 20,1 21,6 22,2 26,4 29,8 12,9 Bordeaux - Angoulême 15,4 16,7 17,8 20,8 19,1-8,1 Bordeaux - Pointe de Grave 15,0 15,3 17,4 18,6 18,7 0,5 Bordeaux - St Mariens 10,6 10,5 10,7 11,7 11,9 1,7 Agen - Périgueux 11,0 11,7 12,4 11,4 11,8 3,5 Hendaye - Tarbes 8,3 11,0 10,6 11,1 10,9-1,8 Périgueux - Brive 7,3 7,9 7,7 7,2 7,8 8,3 Pau - Oloron 3,6 4,2 4,4 4,9 4,6-6,1 Bayonne - St-Jean-Pied-de-Port 2,3 2,5 2,8 2,9 2,7-6,8 Total 425,1 462,6 487,9 538,8 532,8-1,1 Trafic des Trains Express Régionaux (en millions de voyageurs x kilomètres) kilomètre. Source : SNCF 2.4.10 Trafic et recettes TER Aquitaine Trafic ( vk * ) 60 000 Recettes ( KE ) 6 000 55 000 50 000 5 500 5 000 4 500 45 000 4 000 3 500 40 000 3 000 35 000 2 500 2 000 30 000 1 500 25 000 1 000 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre (*) voyageur-kilomètre : unité de mesure du trafic représentant un voyag eur effe ctua nt un p arcours de un kilomètre. trafic 2008 trafic 2009 trafic 2010 recettes 2008 recettes 2009 recettes 2010 INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 106

2.4. Transports 2.4.11. Flux routiers et autoroutiers Trafic moyen journalier annuel - nombre de véhicules / jour 2007 2008 2009 08/07 % Véhicules légers A10 - Pons 23 722 22 881 23 968 4,7 RN10 - Reignac 11 254 11 917 11 656-2,2 RN10 - Magesq 18 097 17 416 18 093 3,8 A63- Biriatou 18 057 17 699 17 813 0,6 Poids lourds A10 - Pons 3 894 3 510 2 932-16,5 RN10 - Reignac 8 489 8 629 8 269-4,1 RN10 - Magesq 9 723 8 696 8 751 0,6 A63 - Biriatou 8 967 8 383 8 089-3,5 Source : DREAL Aquitaine,CETE du Sud-Ouest et DDE 40 sur autoroute (classes 1 et 2, classes 3 et 4 au péage) et sur RN station de comptage SIR É volution trafic des véhicules légers sur l'axe Nord-Sud 150 140 130 A10- Pons RN10-Reignac RN10- Magesq A63- Biriatou 120 110 100 90 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Évolution trafic des Poids lourds sur l'axe Nord-Sud 150 140 130 120 A10- Pons RN10-Reignac RN10- Magesq A63- Biriatou 110 100 90 80 70 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Source : DREAL Aquitaine,CETE du Sud-Ouest et DDE 40 sur autoroute (classes 1 et 2, classes 3 et 4 au péage) et sur RN station de comptage SIR Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 107

2. Secteurs d activité 2.5. Activité commerciale 2.5.1. Répartition des établissements du commerce selon l'activité et la taille Unité : établissement 2009 Part en % 0 salarié * 1 à 9 10 à 49 50 salariés Total Aquitaine Aquitaine salariés salariés ou plus France Ensemble du commerce 19 266 18 803 2 871 357 41 297 5,4 (en %) 46,7 45,5 7,0 0,9 100,0 Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles 2 018 2 653 436 43 5 150 5,7 dont Commerce de véhicules automobiles 609 630 221 40 1 500 4,7 automobiles 1 113 1 531 106 1 2 751 6,5 Commerce de gros, à l'exception des automobiles et des motocycles 5 958 3 967 1 165 98 11 188 5,1 Commerces de gros : Intermédiaires du commerce de gros 2 281 425 60 8 2 774 5,3 Produits agricoles bruts et d'animaux vivants 395 208 52 9 664 5,6 Produits alimentaires, de boissons et de tabac 1 066 766 236 35 2 103 8,7 Commerce de gros de biens domestiques 685 515 118 20 1 338 3,1 Équipements de l'information et de la communication 148 126 31 3 308 2,8 Autres équipements industriels 439 815 276 5 1 535 4,7 Autres commerces de gros spécialisés 595 965 373 17 1 950 6,4 Commerce de gros non spécialisé 349 147 19 1 516 3,4 Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles (1) 11 290 12 183 1 270 216 24 959 5,4 dont Commerce de détail en magasin non spécialisé 871 826 336 160 2 193 4,7 Commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé 1 933 1 353 45 1 3 332 6,0 Commerce de détail d'autres équipements du foyer en magasin spécialisé 1 534 1 486 228 34 3 282 6,1 Commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé 956 870 89 10 1 925 5,6 Autres commerces de détail en magasin spécialisé 4 885 5 623 339 7 10 854 5,2 dont habillement 1 434 1 842 72 4 3 352 5,2 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives *yc. effectif non déclaré (1) Commerce de détail de biens neufs en magasin, hors commerce automobile et prestations de services. (2) Y compris boulangerie, boulangerie-pâtisserie, pâtisserie, charcuterie. Ces activités sont classées usuellement dans les industries agroalimentaires. Elles représentent 9,8 % du commerce de détail. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 108

2.5. Activité commerciale 2.5.3. Répartition des établissements du commerce selon l'activité et le département Unité : établissement 2009 Dordogne Gironde Landes Lot-et- Pyrénées- Aquitaine Garonne Atlantiques Ensemble du commerce 5 343 18 274 4 587 4 505 8 588 41 297 Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles 725 2 110 610 676 1 029 5 150 dont Commerce de véhicules automobiles 188 562 209 192 349 1 500 Entretien et réparation de véhicules automobiles 406 1 154 312 360 519 2 751 Commerce de gros, à l'exception des automobiles et des motocycles 1 248 5 779 975 1 189 1 997 11 188 Commerces de gros : Intermédiaires du commerce de gros 298 1 636 213 244 383 2 774 Produits agricoles bruts et d'animaux vivants 142 91 91 140 200 664 Produits alimentaires, de boissons et de tabac 218 1 282 142 215 246 2 103 Commerce de gros de biens domestiques 93 681 136 118 310 1 338 Équipements de l'information et de la communication 18 190 21 17 62 308 Autres équipements industriels 164 764 125 179 303 1 535 Autres commerces de gros spécialisés 255 901 196 216 382 1 950 Commerce de gros non spécialisé 60 234 51 60 111 516 Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles (1) 3 370 10 385 3 002 2 640 5 562 24 959 dont Commerce de détail en magasin non spécialisé 321 866 292 267 447 2 193 Commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé 466 1 484 352 317 713 3 332 Commerce de détail d'autres équipements du foyer en magasin spécialisé 410 1 351 398 365 758 3 282 Commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé 221 838 247 193 426 1 925 Autres commerces de détail en magasin spécialisé 1 396 4 551 1 295 1 100 2 512 10 854 dont habillement 350 1 345 472 325 860 3 352 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 (1) Commerce de détail de biens neufs en magasin, hors commerce automobile et prestations de services (2) Y compris boulangerie, boulangerie-pâtisserie, pâtisserie, charcuterie. Ces activités sont classées usuellement industries agroalimentaires. Elles représentent 9,8 % du commerce de détail. *yc. effectif non déclaré Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 109

2. Secteurs d activité 2.5. Activité commerciale 2.5.5. Créations d'entreprises dans le commerce Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 départ. % Aquitaine Dordogne 553 952 72,2 12,9 Gironde 2 166 3 648 68,4 49,5 Landes 489 952 94,7 12,9 Lot-et-Garonne 373 649 74,0 8,8 Pyrénées-Atlantiques 678 1 163 71,5 15,8 Aquitaine 4 259 7 364 72,9 5,9 France métropolitaine 72 477 125 220 72,8 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture Champ : le commerce comprend le commerce de gros, le commerce de détail et le commerce et réparation automobile. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.5.6. Défaillances d'entreprises dans le commerce Unité : entreprise Part en % 2008 2009 09/08 Aquitaine % France Aquitaine 663 711 7,2 6,0 France 11 584 11 861 2,4 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Champ : le commerce comprend le commerce de gros, le commerce de détail et le commerce et réparation automobile. Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.5.7. Emploi salarié par activité dans le commerce Part en % au 31 décembre 08/07 Aquitaine Aquitaine 2007 2008 % France Ensemble du commerce 163 352 163 917 0,3 3,3 Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles 21 280 21 007-1,3 5,3 Commerce de gros, à l'exception des automobiles et des motocycles 45 324 45 440 0,3 4,6 Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles (1) 96 748 97 470 0,7 5,2 Source : Unedic (1) Commerce de détail de biens neufs en magasin, hors commerce automobile et prestations de services. (2) Y compris boulangerie, boulangerie-pâtisserie, pâtisserie, charcuterie. Ces activités sont classées usuellement dans les industries agroalimentaires. Elles représentent 9,8 % du commerce de détail. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 110

2.6. Services aux entreprises 2.6.1. Répartition des établissements de services (spécialisés, soutien..) selon l'activité et la taille Unité: établissement 2009 0 salarié* 1 à 9 10 à 49 50 salariés Total Aquitaine salariés salariés ou plus Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques 7 775 4 074 616 59 12 524 Activités juridiques et comptables 2 005 1 553 302 11 3 871 Activités des sièges sociaux ; conseil de gestion 3 102 701 75 18 3 896 Activités d'architecture et d'ingénierie ; activités de contrôle et analyses techniques 2 668 1 820 239 30 4 757 Recherche-développement scientifique 95 40 20 8 163 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 2 228 846 70 23 3 167 Publicité et études de marché 677 294 54 20 1 045 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 1 310 291 12 3 1 616 Activités vétérinaires 241 261 4 0 506 Activités de services administratifs et autres activ. de soutien 5 920 3 254 499 131 9 804 Activités de location et location-bail 950 470 96 7 1 523 Activités liées à l'emploi 436 601 54 7 1 098 Activités des agences de voyage, voyagistes, services de réservation et activités connexes 153 265 13 2 433 Enquêtes et sécurité 267 99 57 36 459 Services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager 2 571 662 172 57 3 462 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 1 543 1 157 107 22 2 829 Ensemble Activités de soutien aux entreprises 16 018 8 214 1 205 221 25 658 (en %) 62,4 32,0 4,7 0,9 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) *yc. effectif non déclaré Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 111

2. Secteurs d activité 2.6. Services aux entreprises 2.6.3. Répartition des établissements de services selon l'activité et le département 2009 Unité : établissement Dordogne Gironde Landes Lot-et- Garonne Pyrénées- Atlantiques Aquitaine Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie, de 1 060 6 854 1 051 925 2 634 12 524 contrôle et d'analyses techniques Recherche-développement scientifique 14 103 14 8 24 163 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 293 1 552 300 261 760 3 167 Activités de services administratifs et autres activités de soutien 1 356 4 303 1 172 934 2 039 9 804 Ensemble Activités de soutien aux entreprises 2 723 12 812 2 537 2 128 5 457 25 658 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - nomenclature NAF rev.2 2008 2.6.4. Créations d'entreprises dans les services de soutien aux entreprises Part en % 09/08 départ. 2008 2009 % Aquitaine Dordogne 318 691 117,3 10,9 Gironde 1 363 3 302 142,3 52,2 Landes 294 671 128,2 10,6 Lot-et-Garonne 194 441 127,3 7,0 Pyrénées-Atlantiques 571 1 216 113,0 19,2 Aquitaine 2 740 6 321 130,7 5,2 (1) France 57 803 122 037 5,4 /// Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine Unité : entreprise 2.6.5. Défaillances d'entreprises dans les services de soutien aux entreprises Part en % 09/08 Aquitaine 2008 2009 % France Aquitaine 298 334 12,1 5,8 France 5 800 5 765-0,6 /// Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Unité : entreprise Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 112

2.6.6. Emploi salarié par activité détaillée 2.6. Services aux entreprises Aquitaine Part en % au 31 décembre 08/07 Aquitaine 2007 2008 % France (1) Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques 30 731 31 457 2,4 3,6 Activités juridiques et comptables 11 718 11 853 1,2 Activités des sièges sociaux ; conseil de gestion 6 143 6 335 3,1 Activités d'architecture et d'ingénierie ; activités de contrôle et analyses techniques 12 870 13 269 3,1 Recherche-développement scientifique 3 814 3 959 3,8 2,6 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 10 404 10 213-1,8 4,2 Publicité et études de marché 4 382 4 267-2,6 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 5 129 5 009-2,3 Activités vétérinaires 893 937 4,9 Activités de services administratifs et de soutien 70 088 67 051-4,3 4,4 Activités de location et location-bail 3 731 3 989 6,9 Activités liées à l'emploi 32 291 27 952-13,4 Activités des agences de voyage, voyagistes, 1 710 1 737 1,6 Enquêtes et sécurité 6 198 6 396 3,2 Services relatifs aux bâtiments et aménagement 19 505 19 902 2,0 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 6 653 7 075 6,3 Ensemble Activités de soutien aux entreprises 115 037 112 680-2,0 4,0 Source : Unedic - (données provisoires pour 2008, rectifiées pour 2007) (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 2.6.7. Emploi salarié par département - Soutien aux entreprises Part en % au 31 décembre 08/07 départ. 2007 2008 % Aquitaine Dordogne 7 888 7 503-4,9 6,7 Gironde 64 961 64 232-1,1 57,0 Landes 9 062 8 332-8,1 7,4 Lot-et-Garonne 7 747 7 649-1,3 6,8 Pyrénées-Atlantiques 25 379 24 964-1,6 22,2 Aquitaine 115 037 112 680-2,0 4,0 (1) Source : Unedic - (données provisoires pour 2008, rectifiées pour 2007) (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 113

2. Secteurs d activité 2.7. Tourisme 2.7.1. Capacité d'accueil* des hôtels par zone touristique Saison d'été 2009 0 ou 1 étoile 2 étoiles 3 étoiles ou + Total Hôtels Chambres Hôtels Chambres Hôtels Chambres Hôtels Chambres Dordogne 46 680 109 1 948 65 1 574 220 4 202 Périgord noir 14 175 59 1 072 33 776 106 2 023 Reste du département 32 505 50 876 32 797 114 2 179 Gironde 50 2 362 132 4 254 77 4 327 259 10 943 Ville de Bordeaux 4 527 11 1 543 4 2 152 19 4 222 Agglo. de Bordeaux (1) 9 1 493 29 1 236 13 818 51 3 547 Bassin d'arcachon 8 167 32 671 22 480 62 1 319 Côte médocaine (2) 24 60 28 207 11 160 63 427 Reste du département 5 114 32 597 27 716 64 1 427 Landes 22 319 112 2 816 27 1 170 161 4 305 Côte landaise 7 94 50 903 10 319 67 1 315 Zone thermale des Landes 3 76 28 1 333 7 619 38 2 028 Reste du département 12 149 34 581 10 232 56 962 Lot-et-Garonne 16 403 46 1 068 11 178 73 1 649 Arrondissement d'agen 6 272 16 476 7 106 29 854 Reste du département 10 131 30 592 4 72 44 795 Pyrénées-Atlantiques 59 1 251 194 4 242 91 3 413 344 8 906 Côte Basque 17 591 69 1 758 59 2 377 145 4 726 Intérieur du Pays Basque 9 75 58 1 034 13 254 80 1 362 Béarn 33 586 67 1 450 19 782 119 2 818 Aquitaine 193 5 015 593 14 329 271 10 662 1 057 30 005 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie * Nombre d'hôtels ouverts au mois d'août * Chambres disponibles en moyenne journalière (1) Sauf Bordeaux (2) Hors Bassin d'arcachon INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 114

2.7. Tourisme 2.7.2. Capacité d'accueil* des campings par zone touristique Saison d'été 2009 1 ou 2 étoiles 3 étoiles ou + Total Campings Emplacements Campings Emplacements Campings Emplacements Dordogne 475 5915 438 10374 913 16 289 Périgord noir 262 3 314 337 8318 599 11 632 Reste du département 213 2 601 101 2056 314 4 657 Gironde 330 8760 249 13212 579 21 972 Côte médocaine (1) 191 6 536 93 6930 284 13 467 Bassin d'arcachon 68 1 447 102 5346 170 6 793 Reste du département 71 777 54 935 125 1 713 Landes 264 5616 401 21383 665 26 999 Côte landaise 166 4 629 311 19720 477 24 349 Reste du département 98 987 90 1663 188 2 650 Lot-et-Garonne 96 826 70 1081 166 1 907 Pyrénées-Atlantiques 292 2877 301 7825 593 10 702 Côte Basque 75 1 333 158 5503 233 6 835 Intérieur Pays Basque 82 640 82 1556 164 2 196 Béarn 135 904 61 767 196 1 671 Aquitaine 1 457 23 994 1 459 53 875 2 916 77 869 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie de plein air * Campings ouverts au mois d'août * nombre d'emplacements offerts à la clientèle de passage en moyenne journalière (1) Hors Bassin d'arcachon Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 115

2. Secteurs d activité 2.7. Tourisme 2.7.3. Taux d'occupation des hôtels et des campings durant la saison d'été Unité : % Hôtels Campings Saison Saison Écart Saison Saison Écart 2008 2009 point 2008 2009 point Dordogne 59,2 57,8-1,4 30,5 31,6 1,1 Périgord noir 60,1 59,9-0,2 31,5 33,5 2,0 Reste du département 58,4 55,9-2,5 26,5 26,8 0,3 Gironde 67,0 65,5-1,5 28,9 31,4 2,5 Ville de Bordeaux 68,0 64,5-3,5 /// /// /// Agglo de Bordeaux (1) 66,5 65,5-1,0 /// /// /// Bassin d'arcachon 71,8 76,1 4,3 31,6 33,3 1,7 Côte médocaine (2) 57,8 60,7 2,9 28,3 30,3 2,0 Reste du département 63,4 60,2-3,2 25,9 31,9 6,0 Landes 61,4 60,3-1,1 35,6 37,0 1,4 Zone thermale 66,0 62,1-3,9 /// /// /// Côte landaise 61,9 62,9 1,0 35,6 37,0 1,4 Reste du département 50,8 53,1 2,3 36,4 36,9 0,5 Lot-et-Garonne 53,4 52,0-1,4 31,3 29,0-2,3 Arrondissement d'agen 55,6 54,0-1,6 /// /// /// Reste du département 51,0 49,8-1,2 /// /// /// Pyrénées-Atlantiques 68,8 64,2-4,6 39,3 40,0 0,7 Côte Basque 77,2 75,1-2,1 42,6 43,2 0,6 Intérieur du Pays Basque 52,7 51,0-1,7 34,2 38,1 3,9 Béarn 62,6 52,3-10,3 27,4 28,9 1,5 Aquitaine 64,9 62,6-2,3 32,9 34,5 1,6 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air (1) Sauf Bordeaux (2) Hors Bassin d'arcachon INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 116

2.7. Tourisme 2.7.4. Nuitées des touristes dans les hôtels et les campings Hôtels Campings Unité : millier Saison Saison 09/08 Saison Saison 09/08 2008 2009 % 2008* 2009 % Dordogne 642,3 661,4 3,0 2 427,9 2 601,4 7,1 Périgord noir 338,0 357,2 5,7 1 897,0 1 974,2 4,1 Reste du département 304,3 304,2 0,0 531,0 627,2 18,1 Gironde 1 703,5 1 711,3 0,5 3 183,8 3 457,4 8,6 Ville de Bordeaux 649,4 618,8-4,7 /// /// /// Agglo de Bordeaux (1) 500,2 518,5 3,7 /// /// /// Bassin d'arcachon 262,0 278,2 6,2 1 069,4 1 090,6 2,0 Côte médocaine (2) 70,2 72,6 3,4 1 943,2 2 150,3 10,7 Reste du département 221,7 223,2 0,7 171,2 216,5 26,5 Landes 678,4 647,1-4,6 4 995,1 5 195,6 4,0 Zone thermale 319,2 285,3-10,6 /// /// /// Côte landaise 238,8 240,2 0,6 4 660,1 4 853,9 4,2 Reste du département 120,4 121,6 1,0 335,0 341,7 2,0 Lot-et-Garonne 204,8 198,1-3,3 224,3 227,3 1,3 Arrondissement d'agen 107,6 103,2-4,1 /// /// /// Reste du département 97,2 94,9-2,4 /// /// /// Pyrénées-Atlantiques 1 566,9 1 554,7-0,8 1 951,7 2 023,8 3,7 Côte Basque 973,3 985,1 1,2 1 427,4 1 451,4 1,7 Intérieur du Pays Basque 199,2 222,9 11,9 343,6 386,6 12,5 Béarn 394,4 346,7-12,1 180,7 185,8 2,8 Aquitaine 4 795,9 4 772,6-0,5 12 782,8 13 505,5 5,7 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air (1) Sauf Bordeaux (2) Hors Bassin d'arcachon * Le nombre de nuitées dans les campings de la saison 2008 a été modifié Chiffres provisoires pour le mois de septembre 2009 dans les hôtels Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 117

2. Secteurs d activité 2.7. Tourisme 2.7.5. Nuitées des touristes étrangers dans les hôtels et les campings Unité : millier Hôtels Campings Saison Saison 09/08 Saison Saison 09/08 2008 2009 % 2008 2009 % Dordogne 179,0 167,9-6,2 1 141,7 1 152,8 1,0 Périgord noir 111,7 105,8-5,3 903,8 857,2-5,2 Reste du département 67,3 62,1-7,8 237,9 295,6 24,3 Gironde 386,1 344,2-10,9 1 142,2 1 231,2 7,8 Ville de Bordeaux 202,7 176,5-12,9 /// /// /// Agglo. de Bordeaux (1) 65,7 64,1-2,5 /// /// /// Bassin d'arcachon 43,1 39,1-9,3 229,0 221,7-3,2 Côte médocaine (2) 19,0 16,5-13,3 845,2 926,8 9,7 Reste du département 55,6 48,0-13,6 68,0 82,7 21,6 Landes 86,9 71,0-18,3 1 449,4 1 506,9 4,0 Zone thermale des Landes 13,5 7,4-45,4 /// /// /// Côte landaise 46,2 39,6-14,3 1 415,6 1 474,5 4,2 Reste du département 27,2 24,0-11,9 33,8 32,4-4,2 Lot-et-Garonne (3) 22,6 17,9-21,0 76,8 95,3 24,1 Arrondissement d'agen 10,8 7,1-34,1 /// /// /// Reste du département 11,9 10,8-9,1 /// /// /// Pyrénées-Atlantiques 323,4 279,5-13,6 325,7 324,9-0,3 Côte Basque 216,8 186,6-13,9 247,0 233,1-5,6 Intérieur du Pays Basque (3) 28,8 33,1 14,8 44,2 52,5 18,8 Béarn (3) 77,8 59,8-23,2 34,5 39,3 13,8 Aquitaine 998,1 880,5-11,8 4 135,9 4 311,1 4,2 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air (1) Sauf Bordeaux (2) Hors Bassin d'arcachon (3) Le nombre de campings répondants sur cette zone ne permet pas de garantir la qualité des résultats Milliers 300 Nuitées d'étrangers dans les hôtels aquitains durant la saison estivale 2009 250 200 150 100 saison 2009 saison 2008 Pays de provenance 50 0 Royaume- Uni Espagne Autres pays d'europe Belgique Allemagne Etats-Unis Pays-Bas Italie Suisse INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 118

2.7. Tourisme 2.7.6. Nuitées des touristes étrangers par pays de provenance Unité : millier Hôtels Campings Saison Saison 09/08 Saison Saison 09/08 2008 2009 % 2008 2009 % Total 998,3 880,5-11,8 4 135,9 4 311,1 4,2 Royaume-Uni 264,2 188,9-28,5 750,7 620,9-17,3 Espagne 161,7 151,9-6,1 224,4 248,3 10,7 Allemagne 95,8 86,8-9,4 1 125,9 1 226,1 8,9 Belgique 89,3 89,9 0,7 283,8 328,2 15,7 Pays-Bas 45,7 47,6 4,1 1 510,3 1 637,9 8,4 Suisse 42,1 41,4-1,6 114,1 125,1 9,6 Italie 48,9 42,3-13,5 27,4 28,5 3,8 Autres pays d'europe 108,1 102,7-5,1 92,8 88,1-5,1 États-Unis 64,1 61,2-4,5 /// /// /// Autres 78,4 67,8-13,5 6,4 8,0 25,2 Source : Insee - Direction Générale de la Compétitivité, de l'industrie et des Services - Observatoire régional du Tourisme Enquête de fréquentation dans l'hôtellerie et l'hôtellerie de plein air Nuitées d'étrangers dans les hôtels Royaume-Uni Autres pays d'europe Autres pays Pays de provenance Espagne Belgique Allemagne Etats-Unis Pays-Bas Italie Suisse saison 2009 saison 2008 0 50 100 150 200 250 300 Milliers Nuitées d'étrangers dans les campings Pays-Bas Allemagne Royaume-Uni Belgique Espagne Suisse Autres pays d'europe saison 2009 saison 2008 Italie 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 Milliers Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 119

3. Statut d activité 3.1. Ensemble 3.1.1. Répartition des établissements par activité Unité : établissement 2009 Total moins de 10 à 49 50 à 499 500 salariés 2009 10 salariés* salariés salariés ou plus Part en % Industrie 15 447 13 007 1 934 478 28 8,1 dont Industries agroalimentaires 3 986 3 496 399 88 3 2,1 Construction 27 022 25 235 1 615 172-14,1 Commerce (1) 44 209 41 105 2 744 358 2 23,1 Transport et entreposage 6 396 5 140 1 050 199 7 3,3 Hébergement et restauration 13 652 12 801 802 49-7,1 Information et communication 3 553 3 225 260 66 2 1,9 Activités financières et d'assurance 8 520 8 071 375 69 5 4,4 Activités immobilières 10 619 10 501 97 21-5,5 Services de soutien aux entreprises 25 658 24 232 1 205 213 8 13,4 Enseignements, santé, action sociale 23 824 23 119 568 135 2 12,4 Autres activités de services 12 754 12 512 222 20-6,7 Ensemble des activités 191 654 178 948 10 872 1 780 54 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - NAF 2008 Rev 2 *yc. effectif non déclaré Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture, hors activités des ménages en tant qu'employeurs et hors activités extra territoriales (1) y compris commerce de détail hors magasin, sur éventaires et marchés, vente par correspondance 3.1.2. Répartition des établissements selon la taille par département 2009 Part en % Total moins de 10 à 49 50 à 499 500 sal. départ. 2009 10 salariés* salariés salariés ou plus Aquitaine Dordogne * 24 607 23 180 1 245 179 3 12,8 Gironde * 85 522 79 523 5 066 901 32 44,6 Landes * 21 280 19 946 1 137 191 6 11,1 Lot-et-Garonne * 18 635 17 414 1 054 163 4 9,7 Pyrénées-Atlantiques * 41 610 38 885 2 370 346 9 21,7 Aquitaine * 191 654 178 948 10 872 1 780 54 5,4 (1) Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - NAF 2008 Rev 2 (1) Part en % de l'aquitaine dans la France Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture, hors activités des ménages en tant qu'employeurs et hors activités extra territoriales INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 120

3. Statut d activité 3.1. Ensemble 3.1.3. Répartition des entreprises selon la catégorie juridique Aquitaine Unité : entreprise 2009 Part (en %) Personnes Physiques 84 774 52,4 dont Artisan-commerçant 9 383 5,8 Commerçant 21 170 13,1 Artisan 21 456 13,3 Professions libérales 28 019 17,3 Groupement privé (1) 1 333 0,8 Personnes morales (nc. associations) 75 108 46,4 dont SARL 62 093 38,4 Société par actions simplifiée 4 457 2,8 Sociétés civiles 3 302 2,0 Société anonyme 1 936 1,2 Total 161 770 100,0 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture et hors locations immobilières (1) Non doté personnalité morale (société de fait, indivision) 3.1.4. Créations d'entreprises* par secteur d'activité Unité : entreprise Variation 2008 2009 09/08 Part en % Aquitaine Créations trimestrielle T1-2010 Aquitaine % France (1) en 2009 / T4-09 % Industrie 792 1 748 120,7 6,2 901-1,2 dont Industrie manufacturière 723 1 376 90,3 6,3 857-3,8 dont IAA 180 220 22,2 6,9 74,,, Construction 3 180 4 938 55,3 6,3 2 834 35,7 Services 13 695 25 485 86,1 5,6 14 878 10,7 Commerce, réparation automobile et motocycle 4 259 7 364 72,9 5,9 3 954 21,6 Hébergement et restauration 1 251 1 606 28,4 6,4 582 39,7 Transports et entreposage 243 393 61,7 4,9 95 0,0 Information et communication 436 1 233 182,8 4,1 945-10,4 Activités financières et d'assurance 587 595 1,4 5,1 92-10,5 Activités immobilières 867 806-7,0 5,3 146 23,1 Activités de soutien aux entreprises 2 740 6 321 130,7 5,2 4 102 11,4 Enseignement, santé, action sociale 1 833 2 934 60,1 6,0 1 572-10,4 Autres activités de services 1 478 4 233 186,4 6,0 3 390 13,9 Ensemble créations 17 667 32 171 82,1 5,7 18 613 14,1 Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture et administration * y compris les auto-entrepreneurs (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine La nomenclature d'activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008) est la nomenclature statistique nationale d'activités qui s'est substituée depuis le 1er janvier 2008 à la NAF rév. 1 datant de 2003. Auto - entrepreneurs Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 121

3. Statut d activité 3.1. Ensemble 3.1.5. Créations d'entreprises* par département et secteur d'activité Dordogne Gironde Landes Lot-et-Garonne Pyrénées-Atlantiques 2009 09/08 % 2009 09/08 % 2009 09/08 % 2009 09/08 % 2009 09/08 % Industrie 217 100,9 673 117,1 230 144,7 219 123,5 409 124,7 dont Industrie manufacturière 182 75,0 589 108,9 177 113,3 171 94,3 257 54,8 dont IAA 27 12,5 80 33,3 27 50,0 48 20,0 38 0,0 Construction 717 60,4 2 390 54,3 554 63,9 465 48,1 812 52,6 Services 3 117 92,8 11 981 80,3 2 917 77,9 2 031 80,9 4 599 72,3 Commerce, réparation automobile et motocycle 952 72,2 3 648 68,4 952 94,7 649 74,0 1 163 71,5 Hébergement et restauration Transports et entreposage Information et communication 282 45,4 654 24,6 219 4,8 163 32,5 288 44,0 42 110,0 218 54,6 37 105,6 28 27,3 68 61,9 116 13,5 697-11,7 109 27,6 70-12,5 241-25,3 Activités financières et d'assurance 66 29,4 279-9,4 62-1,6 59 5,4 129 18,3 Activités immobilières 102-2,9 354-1,4 90-22,4 56-22,2 204-5,1 Activités de soutien aux entreprises 691 117,3 3 302 142,3 671 128,2 441 127,3 1 216 113,0 Enseignement, santé, action sociale Autres activités de services Ensemble créations 334 114,1 1 466 65,1 310 40,3 195 66,7 629 39,5 606 231,1 1 842 184,3 539 168,2 412 207,5 834 167,3 4 125 89,9 15 523 82,5 3 773 82,1 2 757 79,6 5 993 77,1 Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture et administration * y compris les auto-entrepreneurs La nomenclature d'activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008) est la nomenclature statistique nationale d'activités qui s'est substituée depuis le 1er janvier 2008 à la NAF rév. 1 datant de 2003. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 122

3.1. Ensemble 3.1.7. Défaillances d'entreprises par département Unité : entreprise 2009 Part en % 2008 2009 09/08 T1 T2 T3 T4 départ. % Variation trimestrielle, données brutes Aquitaine Dordogne 340 372 9,4 7,4-2,1 6,3 24,7 12,9 Gironde 1 411 1 508 6,9-7,6-1,2 0,0 0,8 52,3 Landes 265 281 6,0-8,0 1,2-20,8 21,3 9,7 Lot-et-Garonne 243 245 0,8-18,5-0,8 4,9-15,6 8,5 Pyrénées-Atlantiques 438 480 9,6 4,9-1,9-8,3-8,2 16,6 Aquitaine 2 697 2 886 7,0-4,9-1,2-2,6 2,6 5,5 (1) Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Champ : Ensemble des activités hors agriculture, administration et activités associatives Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France métropolitaine 3.1.8. Défaillances d'entreprises par secteur d'activité Unité : entreprise 2009 Part en % 2008 2009 09/08 T1 T2 T3 T4 Aquitaine % Variation trimestrielle, données brutes France Aquitaine Industrie 179 197 10,1 6,6-6,2-8,2-10,7 4,5 dont : industrie manufacturière 173 214 23,7-6,7 3,6-10,3-7,7 5,1 Construction 750 722-3,7 1,8-12,2-3,6 2,1 5,0 Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et 1 083 1 066-1,6-8,8-19,7 4,8-4,2 5,5 restauration dont commerce 663 711 7,2 4,6-18,0 1,8-2,3 6,0 Information et communication 63 66 4,8-18,8 61,5-38,1 46,2 4,8 Activités financières et d'assurance 21 37 76,2-18,2-11,1 12,5 22,2 4,5 Activités immobilières 96 122 27,1-14,6 14,3-40,0-4,2 5,9 Activités de services 298 335 12,4-16,1 6,4-6,0 23,1 5,8 Enseignements, santé, action sociale 58 84 44,8 26,3-45,8 76,9 4,3 7,9 Autres activités de services 149 147-1,3 4,9-23,3 0,0 15,2 5,5 Ensemble des activités 2 697 2 886 7,0-4,9-12,0-2,6 2,6 5,5 Source : Insee - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Champ : Ensemble des activités hors agriculture, administration et activités associatives Note : il s'agit des défaillances d'entreprises selon la date de jugement. Les dernières statistiques sont provisoires. Le délai est d'environ 6 mois pour qu'elles deviennent définitives. Les défaillances couvrent l'ensemble des jugements prononçant, soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, soit directement la liquidation judiciaire. Elles ne tiennent pas compte de l'issue des procédures : liquidation ou redressement par continuation ou reprise. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 123

3. Statut d activité 3.2. Artisanat 3.2.1 Répartition des entreprises artisanales inscrites au répertoire SIRENE selon l'activité et la taille 2009 Aquitaine Total 0 salarié* 1 à 9 salariés 10 à 19 salariés Unité : entreprise 20 sal. ou plus Industries agroalimentaires 2 685 778 990 197 720 Autres industries, énergie 6 821 3 539 1 430 404 1 448 Travail bois, industrie du papier & imprimerie 1 185 539 300 78 268 Métallurgie & fab. produits métalliques sauf machines et équipements 696 217 223 84 172 Fab. textiles, industries habillement, cuir & chaussures 582 448 51 16 67 Fab. produits en caoutchouc et en plastique, & autres produits minéraux non métalliques 543 263 118 51 111 Fabric. de machines & équipements n.c.a. 338 123 104 27 84 Fabrication de matériels de transport 145 54 39 17 35 Gestion eau, déchets & dépollution 124 48 34 9 33 Fab. prod. informat., électroniq. & opt. 100 38 27 9 26 Autres industries 3 108 1 809 534 113 652 Construction 23 708 12 760 4 474 817 5 657 Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 7 436 2 910 4 113 326 87 Transports 1 459 1 121 117 38 183 Services Hébergement et restauration 1 151 555 550 36 10 Information et communication 105 71 25 7 2 Activités financières et d'assurance 77 46 28 1 2 Activités immobilières 292 246 44-2 Activ spécialisées scientif techniques 897 490 371 26 10 Activ services administratifs soutien 1 868 1 193 548 69 58 Enseignement 25 13 12-0 Santé humaine et action sociale 310 46 159 81 24 Arts spectacles et activités récréatives 172 147 21 2 2 Autres activités de services 7 311 4 481 2 745 69 16 Ensemble entreprises artisanales 54 317 28 396 23 108 2 073 740 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - Naf 2008 Rev 2 Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture et hors locations immobilières *yc. effectif non déclaré hors locations de logements, de terrains et d'autres biens immobiliers (non stabilité de champ entre les 2 années) 3.2.2. Répartition des entreprises artisanales selon la taille par département 2009 Total 0 salarié* 1 à 9 salariés 10 à 19 salariés Unité : entreprise 20 sal. ou plus Dordogne 8 657 4 629 3 607 319 102 Gironde 21 450 11 286 9 033 818 313 Landes 6 691 3 409 2 921 267 94 Lot-et-Garonne 6 324 3 307 2 712 218 87 Pyrénées-Atlantiques 11 195 5 765 4 835 451 144 Aquitaine 54 317 28 396 23 108 2 073 740 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - Naf 2008 Rev 2 Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture et hors locations immobilières *yc. effectif non déclaré hors locations de logements, de terrains et d'autres biens immobiliers (non stabilité de champ entre les 2 années) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 124

3. Statut d activité 3.2. Artisanat 3.2.4. Créations d'entreprises artisanales Total 2009 dont autoentrepreneurs % autoentrepreneurs Ensemble des activités 10 808 6 849 63,4 dont : IAA 158 46 29,1 Autres fabrications 1 051 694 66,0 Construction 4 747 2 757 58,1 Commerce ; répar. automobile & motocycle 757 362 47,8 Transports et entreposage 156 29 18,6 Hébergement et restauration 256 91 35,5 Activités immobilières 23 9 39,1 Information et communication 132 118 89,4 Activités de soutien aux entreprises 1 084 821 75,7 Admin. pub., enseign., santé & act. soc. 77 49 63,6 Autres activités de services 2 355 1 872 79,5 Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture Densité artisanale par région au 1er janvier 2009 Corse Provence Alpes Côte d'azur Languedoc-R oussillon Midi-Pyrénées Limousin Rhône-Alpes Aquitaine Auvergne Poitou-Charentes Bretagne Franche-Com té France métropolitaine Basse-Norm andie Bourgogne C entre Pays de la Loire Cham pagne-ardenne Lorraine Île-de-France H aute-norm andie Alsace Picardie N ord-pas-de-calais 148 170 0 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 Nombre d'entreprises pour 10 000 habitants Source : Insee - REE (Ré pertoire de s Entreprises et des Étab lissements) - Sirene - stock a u 1er ja nvier 2009 - Donn ées sem i-défin itives Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 125

3. Statut d activité 3.3. Professions libérales 3.3.1. Professions libérales selon l'activité et la taille de l'établissement Unité : établissement 2009 Total dont 0 salarié* dont 1 à 5 salariés Aquitaine Ensemble des activités 30 539 26 297 4 242 Activités pour la santé humaine 18 356 16 106 2 250 Pratique médicale 6 351 5 219 997 Pratique dentaire 2 090 1 260 823 Pharmaciens 186 18 101 Laboratoires d'analyses médicales 184 40 44 Autres activités pour la santé humaine 9 545 9 569 285 Activités de soutien aux entreprises 6 675 5 336 1 182 Activités juridiques 1 782 1 237 489 Activités d'architecture 1 139 862 257 Conseils pour les affaires et la gestion 952 924 26 Activités comptables 404 247 128 Ingénierie, contrôle, analyses techniques 653 511 112 Activités vétérinaires 361 208 133 Traduction et interprétation 303 301 2 Autres activités de soutien aux entreprises 1 081 1 046 35 Activités financières et d'assurance 657 432 225 Enseignement 2 010 1 831 179 dont écoles de conduite 348 215 124 Activités récréatives et culturelles 856 830 26 Autres activités de service 1 985 1 762 380 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - Naf 2008 rev 2 *yc. effectif non déclaré 3.3.2. Professions libérales selon la taille de l'établissement et le département Unité : établissement 2009 Total dont 0 salarié* dont 1 à 5 salariés Dordogne 3 002 2 488 471 Gironde 14 930 12 996 1 757 Landes 2 968 2 544 390 Lot-et-Garonne 2 571 2 137 379 Pyrénées-Atlantiques 7 068 6 132 840 Aquitaine 30 539 26 297 3 837 Source : Insee - REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Stock au 1 er janvier 2009 : données semi-définitives - Naf 2008 rev 2 *yc. effectif non déclaré Champ : les pharmaciens quel que soit leur statut, plus les sociétés d'exercice libéral, ainsi que les associés gérants des sociétés civiles professionnelles (SCP) et toutes les personnes physiques (travailleurs indépendants cotisant aux URSSAF), correspondant aux professions habituellement qualifiées de 'libérales'. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 126

3. Statut d activité 3.4. Economie sociale (employeurs) 3.4.1. Économie Sociale et Solidaire Répartition des établissements employeurs et des effectifs salariés selon les familles Aquitaine 2008* Part sur ensemble (%) Établissements Effectifs salariés Établissements Effectifs salariés (au 31/12) Coopératives du domaine agricole 376 3 727 3,2 3,4 Coopératives de crédit 824 8 431 7,1 7,7 Coopératives de production 75 979 0,6 0,9 Coopératives autres 157 3 084 1,4 2,8 Coopératives 1 432 16 221 12,3 14,8 Mutuelles régies par le code de la mutualité 264 3 353 2,3 3,1 Mutuelles régies par le code des assurances 79 1 598 0,7 1,5 Mutuelles 343 4 951 3,0 4,5 Associations du domaine social 1 933 45 228 16,7 41,4 Associations du domaine éducation-recherche 1 131 13 946 9,7 12,7 Associations de santé 158 4 928 1,4 4,5 Associations sportives 1 947 3 636 16,8 3,3 Associations de culture-loisirs 1 673 3 327 14,4 3,0 Associations d'hébergement-restauration 242 1 287 2,1 1,2 Associations de transports 8 14 0,1 0,0 Association de services aux entreprises 1 009 7 220 8,7 6,6 Autres associations 1 696 6 038 14,6 5,5 9 797 85 624 84,4 78,2 30 2 706 0,3 2,5 Ensemble Économie sociale et solidaire 11 602 109 502 100,0 100,0 Source : Insee - Clap Asssociations Fondations Champ : Nomenclature Économie Sociale et Solidaire (CRESS-INSEE) hors agriculture. * données provisoires - Changement de nomenclature d'activité entre 2007 et 2008 : passage de Naf rev1 en Naf rev2 (rupture de séries) 3.4.2. Établissements employeurs et effectifs salariés de l'économie sociale et solidaire par département 2008* Part départ./ Aquitaine en % Établissements Effectifs salariés Établissements Effectifs salariés (au 31/12) Dordogne 1 437 12 886 12,4 11,8 Gironde 4 714 47 289 40,6 43,2 Landes 1 442 10 293 12,4 9,4 Lot-et-Garonne 1 332 13 154 11,5 12,0 Pyrénées-Atlantiques 2 677 25 880 23,1 23,6 Aquitaine 11 602 109 502 100,0 100,0 Source : Insee - Clap Champ : Nomenclature Économie Sociale et Solidaire (CRESS-INSEE) hors agriculture. * données provisoires - Changement de nomenclature d'activité entre 2007 et 2008 : passage de Naf rev1 en Naf rev2 (rupture de séries) 3.4.3. dont : Associations employeuses et effectifs salariés par département 2008* Part départ./ Aquitaine en % Associations Effectifs salariés Associations Effectifs salariés employeuses (au 31/12) employeuses Dordogne 1 175 8 938 12,0 10,4 Gironde 4 101 37 633 41,9 44,0 Landes 1 163 6 837 11,9 8,0 Lot-et-Garonne 1 073 10 574 11,0 12,3 Pyrénées-Atlantiques 2 285 21 642 23,3 25,3 Aquitaine 9 797 85 624 100,0 100,0 Source : Insee - Clap Champ : Nomenclature Économie Sociale et Solidaire (CRESS-INSEE) hors agriculture. * données provisoires - Changement de nomenclature d'activité entre 2007 et 2008 : passage de Naf rev1 en Naf rev2 (rupture de séries) Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 127

3. Statut d activité 3.5. Données sociales 3.5.1 Evolution des accidents du travail 2006 2007 2008 1 Aquitaine France Nombre de sections d'établissement 119 932 122 341 123 530 1,0 9,4 Nombre de salariés 787 231 817 375 836 980 2,4 1,3 Nombre d'accidents de travail avec arrêt 33 343 35 002 35 211 0,6-2,2 Nombre d'accidents graves (Avec incapacité permanente partielle) 2 480 2 220 2 313 4,2-5,1 dont nombre d'accidents mortels 27 22 28 27,3-8,5 Nombre de journées perdues (pour incapacité temporaire ) 1 618 269 1 642 169 1 791 756 9,1 4,3 Somme des taux d'incapacité permanente partielle 27 374 24 173 25 380 5,0-7,6 Indice de fréquence 2 42,4 42,8 42,1-1,8-3,5 Source : CRAMA 1 Résultats provisoires en cours de consolidation 2 Quotien du nombre d'accident du travail par le nombre de salariés (pour mille salariés) 2007-2008 (%) No mb re d'accidents du travail avec arrê t par secteur d'activité (CTN) I : Ac tiv ités de services II : s anté et action s ociale, travail temporaire, serv ic e personnel B : Bâtiment et des trav aux publics 7 2 27 7 193 D : Services, c ommerces et industries de l'alimentation 5 941 C : Ttrans ports, eau, gaz, élec tricité, livre et communic ation 4 6 08 A : Métallurgie 2 7 95 G : Commerc es non alimentaires F : Bois, ameublement, papier-carton, textile, vêtement, cuirs et peaux, pierres et terres à f eu H : Ac tiv ités de services I : banques, ass urances, rec herche, éduc ation 2 00 0 1 69 2 2 689 E :Chimie, caoutchouc, plasturgie 57 6 490 accidents de travail ont étés enregistrés dans des catégories forfaitaires Source : CRAMA INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 128

3.5. Données sociales 3.5.2. Foyers bénéficiaires CAF du RSA - Revenu de solidarité active Part en % au 30 juin au 31 mars évol départ. 2009 2010 % Aquitaine Dordogne 9 438 10 424 10,4 12,6 Gironde 33 133 39 597 19,5 47,7 Landes 7 269 8 317 14,4 10,0 Lot-et-Garonne 8 399 9 398 11,9 11,3 Pyrénées-Atlantiques 12 973 15 242 17,5 18,4 Aquitaine 71 212 82 978 16,5 4,8 (1) France métro. 1 478 357 1 737 458 17,5 /// Source : Caisse nationale des allocations familiales Part en % RSA socle seul au 30 juin au 31 mars évol départ. 2009 2010 % Aquitaine Dordogne 5 593 5 878 5,1 11,5 Gironde 22 813 24 641 8,0 48,2 Landes 5 063 5 263 4,0 10,3 Lot-et-Garonne 5 334 5 645 5,8 11,0 Pyrénées-Atlantiques 9 116 9 661 6,0 18,9 Aquitaine 47 919 51 088 6,6 4,5 France métro. 1 067 960 1 137 078 6,5 /// Source : Caisse nationale des allocations familiales Part en % RSA activité seul au 30 juin au 31 mars évol départ. 2009 2010 % Aquitaine Dordogne 2 927 3 245 10,9 15,2 Gironde 6 530 9 816 50,3 45,9 Landes 1 566 2 078 32,7 9,7 Lot-et-Garonne 2 155 2 577 19,6 12,1 Pyrénées-Atlantiques 2 363 3 661 54,9 17,1 Aquitaine 15 541 21 377 37,6 5,1 France métro. 280 280 418 117 49,2 /// Source : Caisse nationale des allocations familiales Part en % RSA socle et activité au 30 juin au 31 mars évol départ. 2009 2010 % Aquitaine Dordogne 918 1 301 41,7 12,4 Gironde 3 790 5 140 35,6 48,9 Landes 640 976 52,5 9,3 Lot-et-Garonne 910 1 176 29,2 11,2 Pyrénées-Atlantiques 1 494 1 920 28,5 18,3 Aquitaine 7 752 10 513 35,6 5,8 France métro. 130 117 182 263 40,1 /// Source : Caisse nationale des allocations familiales Champ : nombre de bénéficiaires du RSA payés par les CAF (1) Part en % de l'aquitaine dans la France RSA en place depuis juin 2009 (rsa socle, rsa activité, rsa socle et activité) RSA socle : Les foyers bénéficiaires du «rsa socle seul» n ont pas de revenus d activité, ou bien au moins un de leurs membres est en période de cumul intégral RSA activité : Les foyers bénéficiaires du «rsa activité seul» ont de faibles revenus d activité et l ensemble de leurs ressources est supérieur au montant forfaitaire. RSA socle et activité : Les foyers bénéficiaires du «rsa socle et activité» ont de faibles revenus d activité et l ensemble de leurs ressources est inférieur au montant forfaitaire Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 129

3. Statut d activité 3.5. Données sociales 3.5.3 Bénéficiaires d'aides au logement : APL, ALF et ALS Part en % au 31 décembre 09/08 départ. au 31 mars 2008 2009 % Aquitaine 2010 APL : Aide personnalisée au logement Dordogne 9 746 9 651-1,0 9,8 9 270 Gironde 50 963 51 043 0,2 51,9 48 910 Landes 7 873 7 771-1,3 7,9 7 539 Lot-et-Garonne 7 797 7 841 0,6 8,0 7 538 Pyrénées-Atlantiques 21 969 22 044 0,3 22,4 21 339 Aquitaine 98 348 98 350 0,0 3,9 (1) 94 596 France métro. 2 517 212 2 516 425 0,0 /// 2 413 364 ALF : Allocation de logement familiale Dordogne 8 484 8 634 1,8 13,5 8 206 Gironde 26 991 27 329 1,3 42,8 25 787 Landes 7 503 7 778 3,7 12,2 7 291 Lot-et-Garonne 8 358 8 473 1,4 13,3 8 041 Pyrénées-Atlantiques 11 736 11 694-0,4 18,3 11 013 Aquitaine 63 072 63 908 1,3 5,4 (1) 60 338 France métro. 1 185 750 1 189 235 0,3 /// 1 107 629 ALS : Allocation de logement sociale Dordogne 14 763 15 079 2,1 10,7 14 422 Gironde 72 055 73 039 1,4 52,0 69 317 Landes 11 191 11 563 3,3 8,2 10 867 Lot-et-Garonne 12 391 12 492 0,8 8,9 12 059 Pyrénées-Atlantiques 28 019 28 339 1,1 20,2 26 908 Aquitaine 138 419 140 512 1,5 6,5 (1) 133 573 France métro. 2 147 921 2 164 830 0,8 /// 2 020 882 Source : Caisse nationale des allocations familiales Champ : nombre de bénéficiaires de l'allocation payés par les CAF. (1) Part en % de l'aquitaine dans la France L'aide personnalisée au logement s'adresse à des locataires aux revenus modestes, avec un logement est conventionné ou aux propriétaires qui remboursent un prêt PAP, PAS, ou PC. L'allocation de logement familiale (Alf) concerne les personnes qui n'entrent pas dans le champ d'application de l'apl et qui :. ont des enfants (nés ou à naître) ou certaines autres personnes à charge. ou forment un ménage marié depuis moins de 5 ans, le mariage ayant eu lieu avant les 40 ans de chacun des conjoints. L'allocation de logement sociale (Als) s'adresse aux ménages qui ne peuvent bénéficier ni de l'apl, ni de l'alf. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 130

Comparaisons régionales Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 131

4. Interrégion 4.1. Commerce extérieur Valeur des exportations sur 12 mois (2t 2009-1t 2010) ILE -DE -FRANCE RHONE-ALP ES M IDI-PYRENE ES NORD-P AS-DE-CALAIS A LSACE HA UTE-NORMANDIE PROVENCE-ALPES -COTE D'AZUR L ORRAINE CE NTRE PAYS DE LA LOIRE AQUITAINE PICARDIE FRANCHE- CO MTE BRETAGNE B OURG OGNE CHAM PAGNE- ARDENNE AUVERGNE POITOU-CHARENTES LANGUEDOC-ROUSSILLON B ASSE-NORMANDIE LIM OUS IN DOM 1 657 894 4 885 4 609 3 359 6 839 5 709 8 194 7 30 3 9 036 13 806 13 615 12 235 1 1 91 7 15 536 14 972 CORSE 44 Source : Direction générale des douanes (exploitation 14 juin 2010) 24 043 23 795 29 203 31 414 3 7 1 05 Valeur des exportations aquitaines en 2009 : 12 082 millions d 'euros en 2008 : 14 221 millions d 'euros en millions d'euros 57 170 Évolution de la valeur des exportations entre 2008 et 2009 DO M C OR SE AU VER GN E MIDI-PYR ENEES LIM OUSIN ILE-DE-FRA NC E LANG UEDOC-ROUSSILLON A QUIT AIN E FRANC HE-C OMTE C ENTR E ALSAC E BASSE -NO RMAND IE NORD -PAS-DE-C ALA IS HAUTE -NO RMAND IE P OITOU-C HARE NT ES BRET AGNE PICARD IE PROVENCE-AL PES-COTE D'AZUR R HON E-A LPES C HAMPA GN E-ARDE NNE LORR AIN E BOUR GOGN E PA YS D E LA L OIR E -16,4-17,5-18,0-18,6-2 0,6-2 1,4-22,2-22,4-22,9-23,6-25,6-25,9-1 1,4-12,7-14,0-15,0-15,2-16,3-16,3-5,1-5,7 en % 5,7 France : -17,5 % 42,7 Source : Direction générale des douanes (exploitation 14 juin 2010) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 132

4. Interrégion 4.1. Commerce extérieur Valeur des importations sur 12 mois (2t 2009-1t 2010) ILE-DE-FRANCE RHONE-ALPES N OR D-PAS-D E-CALAIS HAUTE-NORM AND IE PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR ALSACE MIDI-PYRENEES PAYS DE LA LOIRE CENTRE PIC ARD IE LOR RAINE AQUITAINE BRETAGNE LANGUEDOC-ROUSSILLON BOU RGOGNE CHAMPAGNE-ARDENNE FR ANC HE-COMTE AUVERGNE BASSE-NORM AND IE POITOU-C HAREN TES DOM LIMOUSIN 3 988 3 714 3 714 1 531 7 837 7 141 5 746 5 577 5 056 4 849 12 833 11 782 9 901 16 759 13 243 23 620 20 602 27 074 25 526 31 236 35 286 en millions d'euros Valeur des importations aquitaines en 2009 : 9 671 m illions d'euros en 2008 : 12 245 millions d'euros CORSE 135 Source : Direction générale des douanes (exploitation 14 juin 2010) 106 670 Évolution de la valeur des importations entre 2008 et 2009 CORSE MIDI-PYR ENEES -4,8 LAN GU EDOC -ROUSSILLON -9,5 AUVER GN E -10,9 F RAN CHE-COMT E -11,7 CENTR E -12,1 LIM OU SIN -12,1 ILE-DE-FR ANC E -13,2 DOM -13,9 RHONE-ALPES -15,4 BRETAGN E -15,6 CHAMPAGN E-ARD ENN E -16,4 BASSE-NOR MAN DIE -16,6 ALSAC E -18,2 NORD-PAS-DE-CALAIS -20,2 AQUITAIN E -21,0 PICAR DIE -21,8 PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR -22,7 BOURGOGN E -24,1 PAYS DE LA LOIR E -24,6 LORRAIN E -26,5 HAUTE-NOR MAN DIE -27,2 POITOU-CHARENTES -31,3 Source : Direction générale des douanes (exploitation 14 juin 2010) France : -17,5 % en % 17,0 Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 133

4. Interrégion 4.2 Emploi salarié Emploi salarié au 31 décembre 2008 ILE-DE-FRANCE R HONE-ALPES PROV. ALPES-COT E-D 'AZU R NORD -PAS-DE-C ALAIS PAYS D E LA LOIRE BR ET AGNE AQU IT AINE M ID I-PYRENEES CENTRE LANGUEDOC-R OU SSILLON LORR AINE ALSACE H AU TE-NORMANDIE PICARDIE POITOU-CH AR ENT ES BOUR GOGNE 1 756 1 427 1 345 1 149 1 138 1 039 912 820 793 721 672 629 611 590 2 407 5 626 BASSE-NORMANDIE C HAM PAGNE-ARDENNE AU VERGNE FRANCH E-COMTE LIMOUSIN C OR SE 519 483 462 406 254 98 en milliers de salariés Source : Insee - Estimations d'emploi salarié total (provisoire) Evolution de l'emploi salarié entre 2007 et 2008 C OR SE M ID I-PYRENEES PROV. ALPES-COT E-D'AZU R BR ET AGNE PAYS D E LA LOIRE R HONE-ALPES ALSACE LANGUEDOC-R OUSSILLON NORD -PAS-DE-C ALAIS POITOU-CH AR ENT ES AQU IT AINE ILE-DE-FRANCE HAU TE-NORMAND IE BASSE-NORMAND IE BOUR GOGNE PICARD IE AUVERGNE CENTRE LIMOUSIN C HAMPAGNE-ARDENNE FRANCH E-COMTE LORR AINE -1,9-2,0-2,1-1,3-1,4-1,5-1,6-0,5-0,8-0,8-0,8-0,9-1,0-1,1 0,0-0,3-0,4-0,5 0,2 0,1 0,5 en % 2,3 Source : Insee - Estimation de l'emploi salarié total (définitif 2007 et provisoire 2008) INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 134

4. Interrégion 4.3. Chômage Taux de chômage localisés au T1-2010 8,1 Source : Insee - Taux de chômage localisés en % 8,4 8,4 8,2 9,3 8,9 8,9 8,8 8,7 8,6 8,6 9,7 9,5 9,4 9,4 10,1 9,7 11,2 11,0 10,5 13,0 12,9 France métro : 9,5 % LANGUEDOC-ROUSSILLON NORD -PAS-DE-C ALAIS PIC AR DIE PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR HAUTE-N OR MANDIE LOR RAINE FRANCH E-COMTE CHAMPAGNE-AR DEN NE MIDI-PYREN EES AQU IT AINE POIT OU -CHARENTES CORSE RHON E-ALPES BASSE-NORMANDIE CENTR E BOU RGOGN E AUVERGNE ALSAC E PAYS DE LA LOIRE ILE-D E-FRANCE BRETAGNE LIM OU SIN Ecart en points des taux de chômage entre T1-2009 et T1-2010 0,2 0,3 0,6 0,7 0,7 0,7 0,7 0,8 0,8 0,8 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 1,0 1,0 1,0 1,1 CORSE CENTR E PICAR DIE ILE-D E-FRANCE PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR LANGU EDOC-ROUSSILLON RH ON E-ALPES MIDI-PYRENEES AQUITAINE POIT OU -CHARENTES HAUTE-N OR MANDIE BRETAGN E PAYS DE LA LOIRE ALSACE BOURGOGN E NORD -PAS-DE-C ALAIS LIM OUSIN FRANC HE-COMTE LOR RAIN E AUVERGNE BASSE-NORMANDIE CH AMPAGNE-AR DEN NE Source : Insee - Taux de chômage localisés Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 135

4. Interrégion 4.5. Création entreprises Taux de création en 2009 LANGUEDOC-ROUSSILLON PROVENCE-ALPES-CÔTE-D'AZUR AQUITAINE MIDI-PYRENEES LORRAINE POITOU-CHARENTES ALSACE NORD-PAS-DE-CALAIS CENTRE PICARDIE RHÔNE-ALPES CHAMPAGNE-ARDENNES ÎLE-DE-FRANCE BOURGOGNE FRANCHE-COMTE PAYS-DE-LA-LOIRE CORSE HAUTE-NORMANDIE BASSE-NORMANDIE BRETAGNE LIMOUSIN AUVERGNE 22,6 21,0 19,9 19,5 19,4 19,1 18,8 18,8 18,7 18,6 18,2 18,1 18,1 France 17,8 métropole : 17,7 18,8 % 17,7 17,6 17,6 17,5 16,8 en % 16,3 15,7 Source : Insee - Sirene - ensemble des activités marchandes hors agriculture Écart en points des taux de création entre 2008 et 2009 LANGU EDOC -ROUSSILLON POITOU-C HAR ENTES PR OVENC E-ALPES-C ÔTE-D 'AZUR LORRAINE AQU ITAINE MIDI-PYREN EES CEN TRE FR AN CH E-COMTE PICAR DIE CH AMPAGNE-ARD ENNES BASSE-NOR MAN DIE NOR D-PAS-D E-CALAIS BOU RGOGNE PAYS-D E-LA-LOIRE ALSACE H AUTE-NOR MAN DIE LIMOU SIN RHÔNE-ALPES BRETAGNE AUVERGNE ÎLE-D E-FR ANCE COR SE 8,2 8,1 8,1 7,5 7,4 7,3 7,3 7,3 7,2 7,0 6,9 6,5 9,3 8,9 8,7 8,7 8,6 8,4 8,3 8,3 8,2 9,8 Fran ce métropo le : 7,8 S ource : Ins ee - S irene - ens emb le des activités ma rchandes hors agriculture INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 136

4. Interrégion 4.6. Bénéficiaires du RMI Bénéficiaires du RMI pour 1000 habitants en décembre 2008 LANGUEDOC-ROU SSILLON NORD-PAS-DE-CALAIS PROVENCE-ALPES-COTE D 'AZUR ILE-D E-FRANCE H AUT E-NORMANDIE CORSE LORRAINE CH AM PAGNE-ARDENNE MIDI-PYRENEES POIT OU -CHARENTES AQUITAINE PICARDIE ALSACE AU VERGNE C EN TRE LIMOUSIN FRANCHE-C OM TE BOURGOGNE BASSE-NORMANDIE PAYS DE LA LOIRE RH ON E-ALPES BRETAGNE 29,0 27,4 20,7 17,6 16,8 16,3 16,1 15,9 15,6 16,0 15,3 15,0 13,6 13,5 France métro : 16,3 12,9 12,7 12,3 12,1 12,1 11,3 10,9 10,5 Source : Insee - Caisse nationale d'allocations familiales et MSA Evolution du nombre de bénéficiaires de déc. 2007 à déc. 2008 LIMOUSIN 3,6 BOURGOGNE France métro : -2,2 % 1,0 C EN TRE 0,9 POIT OU -CHARENTES 0,5 AU VERGNE 0,4 LORRAINE 0,3 FRANCHE-C OM TE -0,1 ALSACE -0,2 NORD-PAS-DE-CALAIS -0,6 PICARDIE -0,9 BRETAGNE -1,4 LANGUEDOC-ROU SSILLON -1,8 PAYS DE LA LOIRE -2,0 CH AM PAGNE-ARDENNE -2,0 AQUITAINE -2,2 RH ON E-ALPES -2,9 ILE-D E-FRANCE -3,4 H AUT E-NORMANDIE -3,5 MIDI-PYRENEES -3,6 PROVENCE-ALPES-COTE D 'AZUR -4,9 BASSE-NORMANDIE -5,1 CORSE -12,2 en % Source : Insee - Caisse nationale d'allocations familiales et MSA Mise en place du RSA (remplace le RMI) le 1 er juin 2009 en France métropolitaine. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 137

4. Interrégion 4.7. Salaires Salaires nets annuels m oyens en 2007 Euros ILE-DE-FRANCE FRANCE HAUTE-NORMANDIE ALSACE RHONE-ALPES PICARDIE CENTRE MIDI-PYRENEES PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR NORD-PAS-DE-CALAIS BOURGOGNE AQUITAINE LORRAINE CHAMPAGNE-ARDENNE PAYS DE LA LOIRE FRANCHE-COMTE BASSE-NORMANDIE BRETAGNE AUVERGNE LIMOUSIN POITOU-CHARENTES LANGUEDOC-ROUSSILLON CORSE 19 265 18 761 18 739 18 668 18 493 18 235 18 159 18 095 17 758 17 720 17 693 17 683 17 595 17 518 17 457 17 289 17 272 17 235 17 172 17 000 16 681 16 365 Source : Insee - DADS 2007 24 240 Salaires net annuels moyens en Aquitaine en 2007 En euros Salaire annuel moyen net : quotient de la masse salariale nette totale perçue au cours de l année par le nombre total de salariés. Champ : Le salaire net (de prélèvements sociaux) est le salaire que perçoit effectivement le salarié. Calculé dans les secteurs privé et semi-public à partir du salaire net fiscal disponible sans la DADS. Il est net de toutes cotisations sociales, y compris CSG (contribution sociale généralisée) et CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale). Il ne comprend pas les participation (qui ne sont pas imposables). Le champ de l'exploitation statistique (DADS) couvre l'ensemble des employeurs à l'exception de la fonction publique d'etat et des particuliers-employeurs. Le champ de la publication des résultats exclut également les apprentis, les stagiaires et les emplois aidés, les agents des collectivités territoriales ainsi que les dirigeants salariés de leur entreprise. INSEE AQUITAINE Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 138

4. Interrégion 4.8. Retraites Montant mensuel moyen des retraites versées en 2008 Ile-de-France Rhônes-Alpes Alsace - Moselle Normandie Nord - Picardie France Métropole Nord-Est Centre Bourgogne - Franche-comté Sud-Est Pays-de-la-Loire Auvergne Aquitaine Languedoc-Roussillon Centre Ouest Midi-Pyérénées Bretagne 653 647 633 632 626 623 617 614 605 601 571 568 553 551 550 546 752 en euros Source : Cnav - Retraités du régime général Montant mensuel moyen des retraites du Régime général en Aquitaine au 31 décembre 2008 Montant moyen des retraites : quotient du montant des sommes versées par le nombre moyen de reraités. Montant des retraites : La prestation servie correspond à la prestation de base plus l allocation supplémentaire : -La prestation de base comprend : la retraite de base (retraite du régime général) et les compléments de pension (majoration pour enfants de 10%, pour conjoint à charge, pour tierce personne et avantages spécifiques). -L allocation supplémentaire tend à procurer à toute personne âgée un montant minimun de ressources uniforme quel que soit le régime auquel elle est rattachée. Son attribution est subordonnée à une condition de ressources. Régions : le découpage régional correspond à celui des caisses régionales d assurance maladie. Conjoncture économique en Aquitaine - Juillet 2010 INSEE AQUITAINE 139

CONTRIBUTIONS DES CONSEILLERS SUR LES TENDANCES RÉCENTES 141

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CONTRIBUTION PATRICK DE STAMPA CHAMBRE RÉGIONALE DE COMMERCE ET D INDUSTRIE La tendance régionale Données tous secteurs Constat premier semestre 2010 (%) Prévisions trimestre à venir (%) Augmentation Stagnation Baisse Augmentation Stagnation Baisse NSPP Chiffre d affaires 29 33 38 27 36 19 18 Investissements 20 58 22 13 63 14 10 Effectifs 13 75 12 13 74 6 7 Commandes France* 27 35 38 28 38 18 16 Commandes export* 21 52 27 10 25 5 60 Prix d achat 8 50 42 10 50 22 18 Marges 45 45 10 27 45 4 24 Délais de paiement 24 68 8 10 65 4 21 * : Ces deux indicateurs ne concernent pas les entreprises du commerce de détail et des services aux particuliers Des activités plus ou moins en difficulté L enquête réalisée par les Chambres de Commerce et d Industrie (CCI) d Aquitaine auprès de plus de mille chefs d entreprises montre que le premier semestre de l année 2010 est marqué par une baisse de l activité moins sévère que les deux années précédentes. Même si la crise est encore présente pour la majorité des chefs d entreprise, 29% d entre eux constatent une amélioration de leur chiffre d affaire (+ 7 points par rapport au semestre précédent), chiffre porté à 34% dans les entreprises industrielles. Globalement, 38% des dirigeants ont enregistré un chiffre d affaires en baisse, en particulier dans les secteurs de la construction (47%) et du commerce (42%). Stabilité de rigueur pour les emplois et les investissements Les effectifs sont restés stables dans trois entreprises sur quatre. Les réductions d emploi ont été moins nombreuses qu en 2009. La tendance à la stabilisation des investissements s est confirmée. Les marges sont globalement stationnaires. Seule la contraction des carnets de commande s accentue, ce qui témoigne des difficultés encore présentes pour les chefs d entreprise. Un timide rebond Pour le trimestre à venir, les chefs d entreprise prévoient que la situation devrait continuer à se stabiliser. Les dépenses d investissement et les effectifs resteraient stables. L incertitude demeure la plus forte pour les marchés à l export : 60% déclarent ne pas savoir les anticiper. En Aquitaine, un tiers des entreprises a déclaré avoir fortement subi la crise. 52% ne l ont ressenti que modérément ou faiblement. L indice de confiance pour le premier semestre 2010 est de 16. Il a légèrement augmenté (de 2 points) par rapport au semestre précédent. La confiance se situe surtout dans le secteur du commerce. Les industries sont relativement incertaines par rapport à leur avenir malgré une situation qui semble se stabiliser. Industrie Après une longue période de détérioration, l activité industrielle se stabilise au premier semestre 2010. Elle devrait rester inchangée dans les mois à venir. 145

Au cours du premier semestre 2010, l activité du secteur industriel semble ralentir sa chute pour la première fois depuis le début de la crise. Les chefs d entreprise industrielles se prononcent à parts égales sur une hausse, une stabilisation ou une diminution de leur chiffre d affaires. Plus de la moitié d entre eux déclare avoir ses investissements inchangés. Les effectifs se sont stabilisés pour 70% des entreprises. Les constats sur les carnets de commande ne sont pas tranchés et les prévisions sont incertaines. Le prix d achat a augmenté pour la moitié des entreprises interrogées : un tiers d entre elles estime qu il devrait augmenter dans le trimestre à venir. Construction TP Le secteur de la construction subit toujours les conséquences de la crise et enregistre un net recul de son activité au premier semestre 2010. Les chefs d entreprise prévoient cependant une stabilisation de l activité au cours du prochain trimestre. D après les réponses des chefs d entreprise, le contexte économique de crise semble être plus durablement préjudiciable au secteur de la construction. 47% des entreprises ont constaté une détérioration de leur activité au cours du premier semestre 2010. Cela constitue une dégradation par rapport au semestre passé (42%). Le prix d achat suit une tendance à la hausse pour la première fois depuis le dernier semestre 2008. Les carnets de commande France ont diminué pour 42% des entreprises interrogées. Malgré ce climat légèrement plus sombre, le niveau des investissements est resté stable pour plus de la moitié des chefs d entreprise interrogés et pour les effectifs (72%), comme dans les autres secteurs. Ce constat mitigé devrait se stabiliser : 42% des entrepreneurs anticipent une stagnation de leur chiffre d affaires dans les trois mois à venir. Cependant, ils demeurent très incertains sur le niveau des commandes étrangères dans les trois mois à venir. Commerce Le commerce observe un fléchissement de son activité au cours du premier semestre 2010. Malgré cela, les investissements et les recrutements se sont stabilisés. Cette tendance devrait se confirmer dans le proche avenir, d après les prévisions des chefs d entreprise. La conjoncture dans le secteur du commerce est maussade pour ce premier semestre 2010. 42% des entrepreneurs ont constaté un recul de leur activité. Ce chiffre est cohérent au regard de la diminution de la consommation des ménages ou de la fin de la prime à la casse. 84% des entreprises commerciales aquitaines ayant répondu ont stabilisé voire diminué le niveau de leurs investissements. Les effectifs sont restés inchangés pour 77% des entreprises. Les carnets de commande en France ont diminué pour près de la moitié des personnes ayant répondu. Les prévisions pour les trois mois à venir sont relativement stables pour l ensemble des indicateurs étudiés, à l exception des commandes étrangères que 46% des chefs d entreprise ne savent pas anticiper. Services Le repli de l activité des services constaté au dernier semestre 2009 semble s atténuer au premier semestre 2010. Cette stabilisation se retrouve dans l ensemble des autres indicateurs. Les anticipations restent prudentes, les chefs d entreprise hésitent à se prononcer sur leur situation dans le trimestre à venir. Dans le secteur des services, les opinions des chefs d entreprise ayant répondu sont partagées : un tiers déclare une augmentation, un tiers une stagnation et un tiers une diminution de leur activité. Le repli observé au dernier semestre 2009 est moins important. Les investissements et les recrutements demeurent stables, comme le prévoyaient les chefs d entreprise. Cette tendance se retrouve pour les carnets de commande même si l on assiste à un léger fléchissement par rapport au dernier semestre 2009. Pour le troisième trimestre 2010, les tendances observées devraient se maintenir. Seul le niveau des carnets de commandes étrangères demeure une grande incertitude pour les chefs d entreprise. 146

Sources DIRECCTE Aquitaine CONTRIBUTION DE MICHEL TISSINIER COMITÉ RÉGIONAL DES CONSEILLERS DU COMMERCE EXTÉRIEUR Les résultats du commerce extérieur en Aquitaine sont marqués par les mêmes tendances que celles constatées au niveau national Les exportations de la région Aquitaine ont à peine dépassé 12 Mds en 2009, alors qu elles avaient atteint près de 14,1 Mds en 2008 (13,3 Mds en 2007), ce qui représente un recul de 14,5% par rapport à 2008, soit un peu moins que la moyenne nationale. Les importations de la région sont revenues à un peu moins de 9,7 Mds en 2009, contre 12,2 Mds en 2008 (10,8 Mds en 2007), soit une baisse de 20,8% par rapport à 2008. Les échanges commerciaux de la région génèrent un excédent de 2,3 Mds, ce qui correspond, peu ou prou, aux résultats habituels puisque, d année en année, l Aquitaine dégage un solde positif de l ordre de 2 Mds. La bonne tenue, relative, des performances de la région est largement imputable à sa spécialisation sectorielle, compte tenu du poids élevé de certains secteurs qui ont mieux résisté aux fluctuations de la conjoncture, comme la pharmacie (hausse de 1,3% avec un montant de 1,48 Md en 2009) ou les industries agroalimentaires hors boissons (baisse de seulement 6,5%). Par contre, le secteur de la construction aéronautique (recul de 16,4%) résiste moins bien que la moyenne nationale (- 3%). Le secteur des boissons en Aquitaine est également très touché (- 22,6%) par la mévente des vins, confrontés simultanément au recul de la consommation et à la montée en puissance de la concurrence des pays de l hémisphère sud (Chili, Australie, Afrique du Sud). Malgré ces bons chiffres, l Aquitaine reste cependant la 12 e région française tant pour ses exportations avec une part nationale de 3,5% que pour ses importations (part de 2,6%). Chiffres clés (millions EUR) 2005 2006 2007 2008 2009 2009/2008 Exportations 11441,8 12895,3 13312,7 14076,9 12036,3-14,5% Importations 9668,3 10092,8 10763,4 12198,9 9658,2-20,8% Solde 1773,5 2802,5 2549,2 1878,0 2378,1 + 26,6% Classement export * 12 e 12 e 12 e 11 e 12 e Classement import * 12 e 12 e 12 e 12 e 12 e Source : Douanes * par rapport aux autres régions françaises Quatre des cinq départements de l Aquitaine affichent un excédent commercial La Gironde (1 317 M ) devance largement les Pyrénées-Atlantiques (802 M ), la Dordogne (220 M ) et les Landes (86 M ). Seul le Lot-et-Garonne affiche un déficit extérieur à hauteur de 47 M, mais en nette réduction par rapport à 2008 (112 M ). A. Les exportations de la région Aquitaine 1. Les exportations aquitaines sont encore largement tournées vers l Europe, mais tendent à se développer vers les États-Unis qui prennent un poids prépondérant En 2009, les États-Unis sont devenus le 1 er client de la région avec 17,4% de ses exportations. Ils sont suivis de l Espagne, jusqu alors le 1 er marché export de l Aquitaine, avec 15,4%. Vient ensuite l Allemagne, qui redevient le 3 e client de l Aquitaine, en lui achetant 9,5% de ses exportations totales. Le Royaume-Uni (7,8%), l Italie (6,9%) et la Suisse (4,9%) font également partie des principaux pays clients de l Aquitaine. Par grandes zones géographiques, l Union Européenne reçoit 59,2% des exportations aquitaines (64,4% pour l EEE) devant l Amérique du Nord 18,4%, l Asie-Océanie 7,1%, l Afrique 4,1% l Amérique latine 2,7%, le Proche et Moyen Orient 1,5% et la CEI 1,2%. Le reste étant constitué des PECO et des TOM. 147

Le recentrage partiel des exportations aquitaines vers les pays émergents d Asie (Chine et Inde) semble s essouffler : la Chine progresse toujours mais à un rythme timide (+ 8,7% en 2009), alors que les achats de l Inde s effondrent (- 70%), après 3 années consécutives de hausse à 2 chiffres (+ 36%, après + 18% en 2007 et + 56% en 2006). Couples Secteurs / Pays à l exportation (2009) Principaux secteurs exportateurs Volumes exportés de l Aquitaine (millions EUR) Aéronautique 2 278 M (2 725M en 2008) Produits pharmaceutiques 1 480 M (1 461 M en 2008) Boissons (vins) 1 437 M (1 856 M en 2008) Produits chimiques 887 M (1 036 M en 2008) Produits de la culture et de l élevage 783 M (982 M en 2008) Pâte à papier, papier et carton 587 M (659 M en 2008) Total 12 036 M (14 077 M en 2008) Source : Douanes Principaux marchés d exportation (3 premiers pays par secteur) États-Unis Suisse Royaume-Uni Italie Espagne Grèce Royaume-Uni États-Unis Belgique Espagne Allemagne États-Unis Espagne Allemagne Royaume-Uni Allemagne Espagne Italie B. Les importations de la région Aquitaine Les importations aquitaines se recentrent à nouveau sur les pays de l UE alors qu elles avaient évolué, les trois années précédentes, vers une multiplication des origines non communautaires Les importations aquitaines proviennent à 62,5% de l UE, mais ce pourcentage marque un retournement de tendance alors que les achats de l Aquitaine aux pays de l UE étaient orientés à la baisse sur les dernières années : 56% en 2008, 57% en 2007, 60% en 2005. L Espagne reste le principal fournisseur de la région avec un montant de 1,51 Md et représente à elle seule 15,6% des importations aquitaines. D une année sur l autre, ce pays, grâce à sa proximité géographique, maintient sa place de 1 er fournisseur de l Aquitaine. Bien que sa progression ait été quelque peu ralentie par la crise, sa position reste solide. Viennent ensuite l Allemagne (965 M ) avec 10%, et le Royaume-Uni (906 M ) avec 9,4% des importations de la région. L Allemagne qui en 2008 avait regagné une partie des positions qu elle avait abandonnées en 2006 et 2007, apparaît très pénalisée par la conjoncture de 2009, ses ventes diminuant de 27,2%. Le Royaume-Uni au contraire stabilise ses ventes et devient le 3 e fournisseur de l Aquitaine, talonnant l Allemagne. A contrario, les États-Unis dont le niveau des ventes s était stabilisé autour de 1,2 Md, subissent un sérieux revers, puisqu ils ne sont plus que le 4 e fournisseur de l Aquitaine dont les achats reculent de 37% avec 761,7 M. Un groupe de pays apparaît ensuite réalisant des ventes échelonnées entre 400 et 600 M : la Belgique (6%) qui se hisse au 5 e rang, suivi de la Russie (5,4%), grâce à ses ventes d hydrocarbures, et les Pays-Bas (5%) pratiquement au même niveau que la Chine, seul pays émergent parmi les grands fournisseurs de la région. Les Pays-Bas et la Belgique ont retrouvé leurs positions traditionnelles après avoir été bousculés par la Chine lors des exercices précédents. Enfin, l Italie (4,3%) et la Suisse (2,9%) occupent une place moins importante, mais restent des fournisseurs non négligeables. 148

Les produits pétroliers raffinés représentent à eux seuls près de 15% des importations totales de la région Aquitaine en 2009 Les analyses par produits font ressortir un secteur dépassant le milliard d euros et représentant 14,1% des importations aquitaines en 2009 : les produits pétroliers raffinés avec plus de 1,35 Mds. On trouve ensuite l aéronautique avec 9,8% à près de 950 M, devant l agro-alimentaire qui compte pour 9,4% des achats aquitains avec un montant légèrement supérieur à 900 M, puis les produits pharmaceutiques qui augmentent, en dépit d un climat économique peu porteur, à plus de 850 M (8,9% de part des importations) et les produits chimiques et para-chimiques, un peu au-dessus de 800 M, mais en repli marqué, et qui représentent 8,4% des importations aquitaines. L Aquitaine dispose d une marge de progression significative pour atteindre des résultats plus conformes à ses ambitions L Aquitaine bénéficie de filières industrielles bien structurées et regroupées, pour la plupart, au sein de 4 pôles de compétitivité et de grappes («clusters») technologiques. Cette organisation lui a sans doute permis de mieux résister aux effets de la crise et aux déséquilibres qui en ont résulté. Cela souligne aussi que, dans un contexte national et international difficile, l offre de produits et services de la région répond mieux à la demande mondiale que celle du pays dans son ensemble. Ce succès découle de la double stratégie de positionnement des exportateurs régionaux : d une part, sur les niches technologiques pointues de l aéronautique, de l industrie pharmaceutique et de la chimie fine et d autre part, sur les segments haut de gamme du secteur agroalimentaire. Cette situation est d ailleurs confirmée par l intérêt porté à l Aquitaine par les investisseurs étrangers : selon l AFII (Agence Française pour les Investissements Internationaux), 21 projets (création ou reprise d entreprises) ont été recensés en 2009. Ce qui a permis à la région de se hisser au 2 e rang en France en termes de création ou de maintien d emplois : 2 890 en 2009, soit 10% du total national (contre 7% en 2008), au même niveau que Rhône-Alpes, derrière l Île-de-France (28%) et devant Midi-Pyrénées. Il n en demeure pas moins que malgré ces atouts, l Aquitaine doit encore progresser pour améliorer ses positions à l international. La région souffre en effet de certaines fragilités (rappelées lors des États Généraux de l Industrie) qui retardent son développement international : la taille insuffisante de ses PME, la dépendance à l égard de centres de décision situés dans d autres régions, ou à l étranger, un déficit de formation d ingénieurs : 1,1 étudiant ingénieur pour 1 000 hab., alors que la moyenne nationale est de 1,8. Il apparaît donc essentiel que l Aquitaine remédie à ces insuffisances si elle souhaite dépasser le rang de 12 e région exportatrice française, une position indéniablement inférieure à son potentiel. Il nous a semblé intéressant de comparer le commerce extérieur d Aquitaine et celui de Midi-Pyrénées. Si cette région est le 3 e exportateur français avec 31 049 K, la part de l aéronautique y représente 82% à l exportation et 74% à l importation. Cela illustre, à l inverse de l Aquitaine, la fragilité d une région quasi mono produit. Il faut également noter qu une part non négligeable de la construction aéronautique exportée par Midi- Pyrénées provient de la région aquitaine mais ne figure pas dans le commerce extérieur de celle-ci. 149

CONTRIBUTION DE JOËL MARCHAIS FÉDÉRATION BANCAIRE FRANÇAISE COMITE RÉGIONAL DES BANQUES DE L AQUITAINE Tableaux source Banque de France Dans un environnement économique toujours très difficile et incertain, les banques françaises ont accru de 2,40% à fin avril 2010 l encours de leurs crédits au secteur privé, en rythme annuel, contre 1,90% à fin mars. Les crédits à l économie continuent de progresser en France plus vite que dans le reste de l Europe : +1,30% en Italie, -1,70% en Allemagne, -5,10% en Espagne, - 5,30% en Belgique. Leurs réseaux de proximité, particulièrement orientés vers les PME/TPE se sont engagés à mettre à leur disposition une enveloppe de financement dédiée de 96 milliards d euros en 2010, soit + 3% par rapport à 2009, et à améliorer leur délai de réponse, le réduisant à 15 jours maximum. Évolution des dépôts et crédits constatées en Aquitaine En Aquitaine sur 11 mois (février 2010 / mars 2009) l épargne collectée auprès des particuliers est restée positive avec une augmentation de 1,79%. Dépôts de particuliers mars-09 oct-09 févr-10 févr 10 / mars 09 févr 10 / Oct 09 DEPOTS PARTICULIERS A VUE 9 302 726 10 453 066 10 468 755 12,53% 0,15% EPARGNE A VUE CPTE EPARGNE 21 687 822 21 202 237 21 271 790-1,92% 0,33% dont LIVRETS + LEP 16 676 334 16 212 168 16 258 889-2,50% 0,29% PEL 6 961 615 7 045 770 7 335 972 5,38% 4,12% PEP 982 757 934 665 935 277-4,83% 0,07% CAT + BONS DE CAISSE 2 084 227 1 852 643 1 742 318-16,40% -5,96% TOTAL 41 019 147 41 488 381 41 754 112 1,79% 0,64% Crédits de particuliers Les crédits aux ménages poursuivent leur redressement avec une progression de 6,38% des prêts destinés à financer l habitat avec des taux historiquement les plus bas, en moyenne 3,40% en mai après 3,48% en avril. Il convient de noter que 95% des prêts sont réalisés à moins de 4% et que la durée moyenne est de 210 mois. Les crédits destinés à financer la consommation des ménages ont eux progressé de 1,08%. mars-09 oct-09 févr-10 févr 10 / mars 09 févr 10 / Oct 09 CREDITS HABITAT 24008359 24896727 25540536 6,38% 2,59% CREDITS DE TRESORERIE 3213223 3257679 3247777 1,08% -0,30% TOTAL 27221582 28154406 28788313 5,76% 2,25% Entreprises & EI L encours des crédits d investissements aux entreprises régionales poursuit sa progression sur une base de 4,85%. Par contre les crédits de trésorerie sont en baisse de 16% et les découverts de 22% incidence de la faiblesse de l activité économique régionale et de l impact de la loi LME réduisant les délais de paiement inter-entreprises à 60 jours maximum. 151

mars-09 oct-09 févr-10 févr 10 / mars 09 févr 10 / Oct 09 CAV 5 885 554 6 398 604 6 325 889 7,48% -1,14% CAT 2 162 258 2 212 171 2 293 852 6,09% 3,69% TOTAL DEPOTS 8 047 812 8 610 775 8 619 741 7,11% 0,10% CREDITS INVESTISSEMENTS (équipement + habitat) 20 215 875 20 872 503 21 196 746 4,85% 1,55% CT DE TRESORERIE 3 089 527 2 648 817 2 584 040-16,36% -2,45% DECOUVERT 1 781 966 1 664 478 1 375 555-22,81% -17,36% TOTAL CREDITS 25 510 916 25 918 633 25 156 341-1,39% -2,94% Dans ce contexte économique sans lignes directrices, les banques françaises sont confrontées à une réglementation prudentielle en évolution. Elles continuent dans leur activité de détail à renforcer leur écoute et leur dialogue avec les PME, TPE et les particuliers afin de répondre au mieux à leurs besoins en crédits et en services. 152

CONTRIBUTION DE DOMINIQUE GOURSOLLE-NOUHAUD MEDEF Sources : MEDEF, INSEE, Banque de France Zone Euro & France Au quatrième trimestre 2009, l activité a nettement accéléré dans l ensemble des économies avancées mais l ampleur des mouvements de stocks invite à relativiser cette embellie : la demande privée reste peu dynamique. En particulier dans la zone euro, la faiblesse de la demande intérieure a occasionné une quasistagnation de l activité en fin d année 2009. Au premier trimestre 2010, les enquêtes de conjoncture auprès des chefs d entreprises restent ternes. En France notamment, le climat conjoncturel est toujours inférieur à sa moyenne mais il s améliore lentement depuis l automne dernier. En Europe, si l Allemagne renforce ses mesures de relance en 2010, les autres grands pays entrent, ou bien dans une phase de neutralité budgétaire (France, Italie), ou bien dans une phase de durcissement (Royaume-Uni, Grèce). Ainsi en France, au deuxième trimestre, avec une hausse anticipée de 0,2%, le PIB ne devrait guère accélérer par rapport au premier. En juin, la croissance prévue pour le deuxième trimestre a été révisée, en baisse de 0,4% à 0,2%, sous l effet d un climat des affaires dans l industrie moins dynamique qu escompté précédemment, sans toutefois infirmer sa contribution positive à l indicateur. Au premier semestre, les entreprises relanceraient cependant quelque peu leurs projets d investissement mis à mal par la crise, en s appuyant sur l amélioration progressive de leurs débouchés et de leurs conditions de financement. Le rythme des destructions d emploi, qui s est atténué depuis l été dernier, devrait encore faiblir dans les mois qui viennent. La consommation des ménages devrait stagner au premier semestre 2010, légèrement fragilisée notamment par le contrecoup de la prime à la casse. En ce qui concerne le commerce extérieur français, on observe au début du second trimestre 2010 une nouvelle poussée des exportations aéronautiques avec un montant des très grands contrats aéronautiques réalisés à l exportation encore plus élevé qu en mars (+ 450 millions). Grâce à cette performance, les exportations continuent de progresser (+1%). Leur bond permet de compenser les replis des ventes automobiles, pharmaceutiques et agroalimentaires. Hormis une nouvelle poussée des exportations de pétrole raffiné, les autres évolutions sont plus mesurées, à l exception de bons résultats pour la maroquinerie, les déchets métalliques et les machines industrielles. La hausse des importations est plus modérée et le déficit se réduit de 160 millions d euros, à -4,248 milliards d euros. Après leur très forte progression de mars, les importations n augmentent que faiblement. Une réorganisation de production provoque un pic d approvisionnement pour la pharmacie, tandis que les achats de biens intermédiaires, de produits informatiques et électroniques, ainsi que de produits agricoles, continuent de croître. Ces hausses prennent le pas sur un repli des importations d équipements de transport (aéronautique et automobile) et sur la réduction des approvisionnements énergétiques (hydrocarbures naturels et électricité, après deux mois de croissance rapide). Aquitaine Le scénario de croissance irrégulière de l activité industrielle observé au cours des premiers mois de 2010 se poursuit. Il faut noter en particulier un retrait notable dans les biens d équipement mais une augmentation de l activité marquée dans les biens de consommation, l agro-alimentaire et les biens intermédiaires. Ainsi plus en détail on observe dans l industrie des biens intermédiaires une progression continue de l activité amorcée dès février, la production globale augmente de nouveau en mai pour s établir à un niveau bien supérieur à ce qu il était un an auparavant : la filière bois-papier continue d être porteuse, la métallurgie renoue avec la croissance, après plusieurs périodes de repli mais les volumes fabriqués par l industrie chimique 153

diminuent. La demande se renforce légèrement, tant sur le marché intérieur qu à l exportation, et les carnets de commandes se rapprochent de la normale. L industrie des biens d équipement enregistre une contraction marquée de la production et parallèlement un léger regain des livraisons. Le taux d utilisation des capacités de production est stable dans l ensemble. Les commandes globales, tirées par la demande intérieure, continuent de croître et contribuent à la reconstitution des carnets, tendance qui s accentue globalement. Les prévisions anticipent un retour à la croissance des fabrications et des recrutements sont envisagés. Concernant l industrie des biens de consommation, ce secteur a bénéficié globalement d un courant d affaires mieux orienté. Les rythmes de productions et de livraisons se sont ainsi accélérés en raison d un raffermissement de la demande tant intérieure qu étrangère. Ce réveil des commandes s accompagne d une stabilité des effectifs après plusieurs mois de retrait et de tensions accrues sur les prix des matières premières. L industrie pharmaceutique continue à se démarquer et poursuit sa progression, en raison notamment du dynamisme à l exportation. S appuyant sur des signes favorables, les dirigeants tablent à court terme avec sérénité sur une nouvelle croissance de l activité favorisant l embauche. L activité de l industrie alimentaire a renoué avec un rythme un peu plus soutenu qu en avril et confirme une tendance de croissance modérée mais plus régulière qu ailleurs. La demande se montre plutôt bien orientée, grâce au comportement dynamique du marché intérieur, stimulé par des opérations promotionnelles, tandis que les ordres se replient à l exportation. La poursuite du mouvement haussier du coût des matières premières génère une revalorisation des barèmes de ventes. L appréciation positive portée sur les carnets de commandes, alors que les stocks sont estimés un peu justes, permet d envisager une nouvelle hausse de la production dans les mois à venir. Enfin l activité des services marchands poursuit sa progression, mais la situation reste très contrastée selon les secteurs. Le dynamisme de la demande provient essentiellement du marché intérieur, car les ordres en provenance de l étranger sont en léger retrait. Les prix sont stables et les effectifs en diminution. Les prévisions font état d un maintien de l activité sur des bases assez hésitantes et inégales. Emploi Après un ralentissement de la hausse en fin de troisième trimestre 2010, le nombre de demandeurs d'emploi aquitains diminue au début de ce deuxième trimestre 2010 de 0,2%. Deux départements sur cinq suivent cette tendance à la baisse: les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Pour les autres départements la hausse varie de +0,2% en Gironde à +0,4% en Dordogne. La tendance est à la baisse à la fois chez les hommes et chez les femmes. En glissement annuel, la hausse se poursuit et les hommes restent les plus impactés par la mauvaise conjoncture malgré un ralentissement : +11% contre +9% chez les femmes. C'est toujours dans les Landes que les femmes sont majoritaires et c'est en Gironde que l'on enregistre la plus forte augmentation annuelle. Après un ralentissement de la hausse ces derniers mois, le nombre de jeunes diminue par rapport au mois dernier (-0,7%) et en glissement annuel, la région compte 5% de jeunes demandeurs d'emploi supplémentaires. Par tranche d'âge, la tendance est à la hausse chez les jeunes et chez les seniors : respectivement +0,2% et +0,3% en un mois. La mauvaise conjoncture continue à toucher ces publics, en particulier les seniors : +9% de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans et +17% de demandeurs d'emploi d'au moins 50 ans en un an. En Aquitaine, les entrées à Pôle Emploi enregistrent une baisse de 6,6% sur un an. En glissement annuel, pour le 11 e mois consécutif, les entrées suite à une fin de mission d'intérim sont en baisse (-34,6%). Cela fait six mois que les entrées suite à un licenciement économique sont en baisse (-46,8%). Les offres d'emploi collectées par Pôle emploi augmentent ce mois-ci dans la région de 24,4% sur un an. Tous les types d'offres sont concernés par cette hausse, en particulier les offres d emplois occasionnels (moins d un mois) dont le nombre augmente d'un tiers en un an. 154

Tous les départements suivent cette tendance à la hausse a l'exception du Lot-et-Garonne. Pour les autres départements, l'augmentation en glissement annuel varie de +3,9% dans les Landes à +45,6% dans les Pyrénées-Atlantiques. Prévisions L économie de la zone euro semble surmonter la baisse d activité de l économie et selon l indicateur Eurocroissance, la croissance du PIB réel en glissement annuel sera positive après un relativement bon départ dans le courant de l année. La croissance trimestrielle déduite apparaît en accélération mais les prévisions restent environnées d une grande incertitude. La demande intérieure française pourrait pâtir d'avantage du contrecoup de la prime à la casse et d'une normalisation plus lente du marché immobilier. À l'inverse, le rebond «technique» des stocks pourrait être un peu plus marqué que prévu. Cependant, une partie de l ajustement des stocks semble avoir eu lieu fin 2009, ce qui limite le potentiel de rebond. Les sources de croissance sont peut-être plus à rechercher du côté des économies émergentes, notamment asiatiques. Le dynamisme de leur activité pourrait ainsi fournir un surcroît de croissance externe bienvenue pour les économies avancées. 155

CONTRIBUTION DU GROUPE CGT Les choix économiques et budgétaires qui ont des conséquences directes sur la conjoncture régionale Contrairement à ce que le gouvernement voudrait faire croire, la croissance n est pas au rendez-vous. Une fois de plus la conjoncture n est pas bonne. Le nombre de chômeurs ne cesse de croître. En 2009, en Aquitaine malgré une part d économie «présentielle» forte, le taux de chômage a cru de 2,8% principalement du fait d une importante perte d emplois (+ de 10 000) dans l industrie et la construction (INSEE : «les conséquences de la crise sur l emploi dans les régions mai 2010). Malheureusement, les tendances pour 2010, ne démentiront pas les chiffres de 2009. Quant aux salaires, déjà peu élevés, ils stagnent. En 2007, celui des ouvriers était, en moyenne, en Aquitaine, de 16 960 par an (1 400 par mois) pour un emploi à temps complet plaçant la région au 15 e rang des 22 régions métropolitaines (cf. INSEE «les salaires en France édition 2010»). Pourtant, en matière de Produit Intérieur Brut par habitant (P.I.B.), l Aquitaine se situe au 6 e rang de ces mêmes 22 régions. Là encore, depuis l aggravation de la crise, que se soit dans les services ou la production, il y a beaucoup à parier que la part des salaires dans la richesse créée aura encore diminué. Reste la consommation qui, selon les analystes, ne régresse pas trop, principalement du fait des ponctions sur l épargne et l utilisation du peu d argent mis de coté pour continuer à vivre, notamment lors de la retraite. Et les retraites justement Indépendamment des chiffres catastrophistes, le déficit des régimes de retraite n est pas irréversible. Son creusement n a rien d inéluctable. En premier lieu, il dépend de la politique menée en faveur de l emploi. Amener ces 5 millions de personnes qui sont au chômage, en préretraite ou occupant un emploi à temps partiel non choisi, à retrouver un emploi décent serait la première bonne réponse pour améliorer le financement de la protection sociale et des régimes de retraite. L arrêt de la casse du service public, le recrutement de personnels dans l éducation nationale et dans la santé est également nécessaire. En second lieu, il faut cesser les cadeaux aux entreprises sans contrôles et sans contreparties! L INSEE vient de rendre publique une note intitulée «les comptes des administrations publiques en 2009» (N 1293 de Mai 2010). Il note, qu en 2009, les entreprises sont les premières bénéficiaires de la baisse importante des prélèvements obligatoires (passés de 43,9% du PIB en 2006 à 41,6% en 2009). Ce sont 9 milliards d euros qui ont profité aux sociétés, en 2009, au titre de l Impôt sur les Sociétés du fait principalement du «Crédit Impôt Recherche» et de diverses mesures de trésorerie. Il faut rappeler que l année précédente, l Imposition Forfaitaire Annuelle (I.F.A.) payée par les mêmes sociétés avait été supprimée. Coût en année pleine : 3 Milliards d. Ces mesures ont conduit à une diminution de 58,3% des rentrées fiscales au titre de l Impôt sur les Sociétés. À cela il faut ajouter le «petit cadeau» aux entreprises de la restauration qui, grâce à une baisse du taux de TVA, ont engrangé 1,5 Milliards d depuis le 01/07/2009 soit une perte de recettes fiscales, en année pleine de 3 Milliards d. Quant aux emplois promis, ils étaient fixés à 20 000, un ministre en a trouvé 8 000. Il s en satisfait sans chercher à savoir si le coût de la mesure est en rapport ou même, a un lien avec ces créations! Mais l INSEE continue. Il parle de 2 milliards d de recettes perdues du fait de la Loi T.E.P.A. (exonérations de charges et perte de ressources fiscales sur les heures supplémentaires notamment). 157

Il faut rajouter et comptabiliser le coût, en 2010, de la suppression de la Taxe Professionnelle. Le Ministère des Finances a évalué à 14 Milliards d pour l année (journal «les échos» du 03/06) le coût pour le budget de l État. L ensemble des mesures prises en faveur des entreprises va coûter, selon les chiffres mêmes des Administrations et de l État et du fait de la dynamique propre à certaines mesures (crédit Impôt/Recherche notamment) plus de 30 Milliards d euros à la collectivité nationale en 2010. Les éléments communiqués par l INSEE démontrent que la reprise de l activité économique est loin d être acquise, y compris en Aquitaine. Alors que certaines entreprises (en particulier les banques et les institutions financières) n ont rien changé à leurs pratiques opaques tout en continuant à accumuler des bénéfices indécents. Alors que le gouvernement contraint les collectivités locales en les asphyxiant financièrement et gèle les dotations qu il leur verse, il est plus que jamais nécessaire de soutenir l activité économique. La collectivité doit disposer des moyens pour orienter les choix stratégiques et assurer les investissements nécessaires, créateurs de richesses pour l avenir. Toute politique d austérité, appuyée sur une baisse des prélèvements obligatoires et l appauvrissement de la collectivité au seul profit des entreprises va plomber durablement la conjoncture et hypothéquer pour des années la reprise de l activité économique et donc l emploi, le pouvoir d achat, le financement des régimes sociaux et celui des retraites. 158

CONTRIBUTION DU GROUPE AGRICULTURE DU CESR Une morosité légèrement atténuée par quelques signes de redémarrage Le premier semestre de l année 2010 a été marqué par quelques signaux de reprise dans certaines filières, après une année 2009 globalement catastrophique, comme en témoigne la baisse de revenu enregistrée. Audelà de l approche conjoncturelle, la situation actuelle de l agriculture régionale est assombrie par de réelles inquiétudes et par des risques de déprise d activité en raison d une perte de compétitivité face à la concurrence internationale, aussi bien sur les marchés d exportation que sur le marché national et par l effondrement des revenus des agriculteurs (-55% en 2 ans). Filières végétales : une situation toujours très fragile fourrages 7% végétaux 8% céréales 23% Répartition de la valeur des productions végétales d'aquitaine en 2008 (3 237 M ) viticulture 43% fruits et légumes 19% Source : Comptes de l'agriculture - Traitement : CRAA La viticulture régionale continue de subir les effets d une crise qui semble s installer durablement et s amplifier, notamment dans le bordelais. Le principal indice de la dégradation est donné par la baisse du prix des transactions en vrac pour les vins rouges (une moyenne de 880 /tonneau mais des cours enregistrés parfois à 650 le tonneau, pour un coût de production estimé à 969 /t.). On constate donc un accroissement de l amplitude des prix tirés à la baisse. Cette tendance place un nombre croissant de viticulteurs en difficulté. Les performances à l export marquent également un recul (-8% en volume et 19% en valeur) à l exception des marchés asiatiques. Seuls signes positifs : une récolte 2009 et un volume des transactions en hausse (respectivement de +20% à 5,7 Mhl et de + 18%), ainsi que de bonnes performances sur les vins rosés. L un des problèmes actuels de la filière viticole régionale est d être plutôt mieux positionnée sur des marchés de consommation traditionnels qui, au mieux, stagnent, mais insuffisamment sur de nouveaux marchés ou modes de consommation de vins tranquilles qui évoluent favorablement. En fruits et légumes, les premiers mois de l année 2010 ont fait apparaître quelques signes de reprise encourageants dans certaines productions (tomate et fraise notamment), essentiellement en raison d une moindre concurrence d autres pays producteurs européens confrontés à des problèmes climatiques. En dépit d une baisse des volumes, la reprise constatée au niveau des cours a permis un relatif rattrapage par rapport à la saison 2009. Les accords obtenus entre producteurs de fraise et distributeurs en Lot-et-Garonne (baisse des marges distribution) ont entraîné un accroissement des volumes commercialisés, preuve de la sensibilité des prix sur les comportements d achat des consommateurs. Après 3 années de difficultés, la conjoncture semble être également plus favorable pour les producteurs de prune à pruneau, là encore en partie du fait d une moindre concurrence (baisse de l offre chilienne) mais aussi d une réouverture de certains marchés à l export (Algérie, Russie). A l inverse, la situation devient très préoccupante pour les producteurs de pomme et de carotte, dont l offre est moins compétitive que celle proposée par les pays concurrents (PECO et Chine pour la pomme ; Israël, pays nordiques et ibériques pour la carotte). Les producteurs de pomme, qui ont récemment investi, même engagés 159

dans des démarches de qualité, se retrouvent ainsi en difficulté avec des risques de disparition d une partie de la filière. La campagne d asperge a également été décevante en 2010 et la production de kiwi a souffert de la concurrence italienne. En grandes cultures, la production de maïs enregistre une baisse des volumes (notamment en sec), également constatée au plan national, alors que la production et la consommation mondiales sont en hausse (en particulier du fait de la demande chinoise destinée à l alimentation animale). Cette évolution s est accompagnée d un léger redressement des cours, qui restent cependant à un niveau bas en comparaison des années antérieures (2006-2008). Filières animales : un mieux par rapport au dernier semestre 2009 laits et produits laitiers 21% autres produits animaux 4% gros bovins, veaux 33% porcins volailles et œufs 5% 33% ovins 4% Répartition de la valeur des productions animales d'aquitaine en 2008 (1 464 M ) Source : Comptes de l'agriculture - Traitement : CRAA La situation de la filière bovin-lait s est stabilisée après la crise subie en 2009 sur les prix du lait. Une remontée des cours a commencé à se faire ressentir et devrait se confirmer dans les prochains mois. Toutefois, les coûts de production restent actuellement encore supérieurs au prix payé aux producteurs (272 /1000 l. pour un coût de production estimé à 300 /1000 l. hors charges de main d œuvre). En outre, des inquiétudes persistent sur les conditions de reprise par la collecte espagnole. En conséquence, plusieurs paramètres incitent à la prudence sinon au pessimisme : aucune dynamique d investissement de la part des opérateurs pour maintenir un potentiel de valeur ajoutée au niveau régional (80% des volumes en lait de consommation), problème de fiabilité des marchés (ex : Allemagne, premier marché à l export mais dont les prix à la production sont très bas) et retards récurrents par rapport aux quotas de production octroyés. Le soutien apporté à cette filière doit s inscrire dans un objectif de maintien d un potentiel de production laitière à l échelle du grand sud-ouest, associant éleveurs, industriels et organisations de service. En bovins viande, on constate une amélioration de la conjoncture portée par un léger redressement de la consommation. Bien que toujours relativement élevés, les coûts de production se sont légèrement rétractés par rapport aux deux années précédentes. Les nouvelles orientations de la PAC s avèrent aussi plus favorables aux systèmes herbagers. Le marché des broutards s est stabilisé par rapport à un marché italien peu dynamique, avec une reprise des cours pour les jeunes bovins. Le marché du veau sous la mère est toujours favorable. Seule nuance au tableau : le repli des cours des femelles de boucherie, en particulier pour les productions non certifiées. On constate donc globalement une bonne tenue des productions bovines sous signes de qualité. Une inquiétude de la filière s exprime quant aux solutions de maintien d outils d abattage de proximité aux normes à l échelle des différents bassins de production et de consommation (interrogations sur le nouvel abattoir de l agglomération bordelaise, nécessité de mise aux normes de l abattoir de Bazas). La filière des palmipèdes gras a enregistré de bons résultats, avec une consommation à la hausse et malgré un léger recul des prix. La baisse des abattages constatée au cours des premiers mois de l année 2010 traduit avant tout la politique exemplaire de régulation de la production par les professionnels de cette filière (éleveurs et transformateurs). 160

En volailles de chair, l année 2009 s est achevée sur une note positive malgré les conséquences de la tempête. Ce bilan est imputable à la grande réactivité des éleveurs face à cette crise qui, grâce également à l appui des collectivités, ont massivement investi dans le renouvellement et la reconstruction de leur outil de production. Les premiers mois de l année 2010 ont été marqués par une hausse des abattages (+3% sur le premier trimestre), parallèlement à un accroissement des coûts de l aliment. Les perspectives pour 2010 restent favorables, dans un contexte également marqué par la réalisation d un nouveau cahier des charges pour le poulet du Sud-Ouest. La production porcine reste toujours fragilisée par la faiblesse des cours. Une progression des abattages a été enregistrée au cours des premiers mois de l année 2010 (+2% de janvier à avril). Le marché bénéficie d un regain de consommation et le marché à l export devrait profiter de l affaiblissement de l euro. Les producteurs attendent donc une amélioration dans les prochains mois. En dépit des inquiétudes exprimées sur la filière ovin-lait, la filière ovine connaît une situation globalement satisfaisante en ce début d année 2010, grâce à la bonne valorisation des signes officiels de qualités (en viande et en lait). En conclusion, l agriculture régionale est de plus en plus confrontée à un problème de compétitivité de ses productions face à la concurrence exercée par d autres pays de l Union Européenne et pays tiers. Cette situation impose une approche stratégique et structurelle à moyen terme, avec une attention accrue vis-à-vis de l évolution des comportements de consommation alimentaire. Le travail de prospective engagé par le CESR d Aquitaine sur l agriculture et l agroalimentaire et l élaboration du projet stratégique agricole régional devraient apporter des éléments de réponse à l enjeu que représente le maintien d un potentiel de production agricole et agroalimentaire créateur de valeur ajoutée et d emplois en Aquitaine. Note établie en relation avec les services de la Chambre Régionale d Agriculture d Aquitaine. 161

CONTRIBUTION DE CLAUDE BALDI FÉDÉRATION RÉGIONALE DES COOPÉRATIVES AGRICOLES Note de situation économique de la filière fruits et légumes aquitaine Juin 2010 L année 2009-2010 a été marquée par une catastrophe sans précédent pour la pomme dans notre région et au niveau national, qui est intervenue dans un contexte de production de très bonne qualité. La profession est aujourd hui partagée sur les raisons de cette situation mais en accord sur le comportement préjudiciable des acheteurs et avec le sentiment d une production trop souvent bradée par les vendeurs. La valorisation de la qualité par le prix n a pas de réalité. Il ressort de la situation de cette année pour certains producteurs que l appartenance à des groupes commerciaux importants ne les a pas protégés des difficultés commerciales. Une deuxième année comme celle-ci serait lourde de conséquences sur la production car elle induirait des arrêts de production prématurés. Le mouvement est déjà amorcé. En ce début d année 2010, la commercialisation de la tomate, du concombre, de la fraise et de la salade se sont déroulées dans de bonnes conditions. Toutefois, le froid a impacté à la baisse les tonnages pour toutes les productions et certains légumes ont été très affectés par les à-coups climatiques. L asperge fait une très mauvaise saison avec une arrivée tardive et massive de la production que le marché n a pu absorber. La campagne de commercialisation de la carotte vient de se terminer sur un résultat décevant avec un indicateur de chiffre d affaires cumulé en baisse de 4% par rapport à l année précédente et une baisse de production due aux intempéries. La commercialisation de la carotte primeur démarre dans un contexte tout aussi difficile. A noter toutefois que l Espagne a été jusqu à mi-mai peu présente en tomate et en fraise en raison de conditions climatiques particulièrement défavorables. Les producteurs de kiwi de notre région ont été confrontés des difficultés dues à la forte présence de l Italie qui a dégradé les prix du produit aquitain. Comme chaque année, ces situations contrastées montrent que nos productions restent très sensibles à la situation de nos concurrents, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Suite à l arrêt des comités économiques et malgré les incertitudes qui caractérisent le marché des fruits et légumes, les professionnels de la région se sont mobilisés pour redéfinir une nouvelle gouvernance de filière, à travers l association «Fruits et légumes d Aquitaine», créée le 25 mars 2010. «Fruits et légumes d Aquitaine» continuera à mobiliser les professionnels autour du projet «Entreprendre» qui se décline autour de nouvelles modalités d aide à la décision pour les producteurs, des ingénieries financières renouvelées, des échanges d expérience et de pratiques entre chefs d entreprise en fruits et légumes (Ecole des dirigeants), la formation de repreneurs (ingénieurs par apprentissage), le pilotage stratégique de la recherche expérimentation régionale (Invenio), la communication sur le secteur, ses produits et ses métiers (site portail www.fruitslegumes-aquitaine.fr) 163

CONTRIBUTION DE JACQUES BARRIÈRE CONSEIL INTERPROFESSIONNEL DES VINS DE BORDEAUX (CIVB) Informations sur la filière VIN en Gironde et en Dordogne (Sources : CIVB, CIVRB) La récolte 2009 Les vins de Bordeaux Vins AOC 2009 Rouges et Rosés Blancs Total Surfaces ha 104 620 (-1,3%) 12 890 (-1,5%) 117 510 (-1,3%) Volumes (avec vend. Fraîches) hl 5 163 250 (+17,7%) 582 010 (+40%) 5 745 270 (+19,7%) Rendements hl/ha 49,4 (+19,4%) 45,1 (+42,3%) 48,9 (+21,3%) Disponibilités hl 13 004 640 (+5%) 993 680 (+8%) 13 998 320 (+5%) Ces volumes et ces rendements témoignent du retour à un niveau normal de production.(+20%). Les disponibilités en début de campagne traduisent encore le déficit de récolte 2008, puisqu elles n ont augmenté que de 5%. Les sorties des chais des récoltants sont en augmentation de 18% pour les 8 premiers mois de la campagne en cours. Les vins de Bergerac Vins AOC 2009 Rouges et Rosés Blancs Total Surfaces ha 6910 (-4,6%) 5080 (-1,3%) 11990 (-3,2%) Volumes hl 963920 (+40,6%) 192710 (+23,1%) 556630 (+34%) Rendements hl/ha 53.0 (+47,3%) 38.0 (+24,7%) 46.0 (+38,4%) Disponibilités hl 663520 (-0,4%) 332860 (-3%) 996380 (-1,3%) La campagne en cours (10 mois) Les vins de Bordeaux Groupes Volume hl Variation Prix moyen vrac mai 10 vs mai 09 Bdx et Bdx Supérieurs rouge 1222210 +21% Bordeaux rouge 878 5% Cotes rouge 276150 +7% Moy. des Côtes 1028-13% Médoc et Graves rouge 166370 +10% Médoc 1511-17% St-Émilion, Pomerol 155040 +27% St-Émilion 2870-9% Blancs secs 241430 +18% Bordeaux blanc 958-20% Blancs doux 27780 +13% Sauternes 5534-3% TOTAL 1888790 +18% La progression du volume des transactions de vrac ne peut masquer l écart qui reste à combler avec les chiffres des campagnes précédentes à la même date : 2 374 000 hl à fin mai 2008. L évolution des cours reste préoccupante et même inquiétante pour les Bordeaux rouges et blancs. Le 15 juin, le syndicat régional des courtiers publie un prix plancher de 650 le tonneau de Bordeaux rouge, noté la semaine précédente. En GMS France, le repli des Bordeaux s est atténué à -2% en 2009, après -7% en 2008. Les rouges ont perdu 3%, les blancs 6%, mais les rosés ont progressé de 18% et leur part de marché frôle 10%. A l export, le redressement constaté ces derniers mois permet de limiter la baisse à 8%, grâce aux pays tiers, au sein desquels la Chine prend la première place en volume et Hong-Kong en valeur. L addition de performance de ces deux destinations aux frontières si perméables pour ces produits aboutit à des performances impressionnantes : 193 000 hl et plus de 211 millions d euro. Le climat des affaires pendant Vinexpo à Hong- Kong, permet d envisager le proche avenir de ces marchés avec un optimisme raisonnable. La campagne de vente des vins de 2009 vient de commencer avec d inégales réussites commerciales des offres en primeur, car le marché n accepte pas une hausse générale des prix, malgré l exceptionnelle réputation qualitative du millésime. 165

12 mois cumulés à fin mars 2010 hl 1000 Union Européenne 856900-15% 583360-23% Royaume Uni 199930-16% 224320-33% Belgique 224890-15% 122020-15% Allemagne 247000-11% 113300-15% Pays-Bas 60930-23% 39420-7% Danemark 30380-28% 18440-28% Autres U E 93770-6% 65860-11% Pays Tiers 700350 +1% 698540-16% Hong-Kong 44550 +26% 127420 +63% États-Unis 113260-20% 124280-44% Japon 116000-16% 85950-27% Suisse 56000-9% 85560-40% Chine 148620 +97% 83860 +66% Canada 70000 +1% 51240-13% Sud-Corée 14060-35% 12160-34% Russie 13640-21% 6190-21% Autres Pays-Tiers 124220-38% 121880 TOTAL 1557250-8% 1281900-19% 2-Les vins de Bergerac Contrats d achat vrac Volume hl Prix moyen du vrac mai 10 vs mai 09 Bergerac rouge 170530 (+20.5%) 930 (+1.5%) Bergerac rosé 19250 (+23.1%) 831 (+28.8%) Bergerac blanc sec 36290 (+30.7%) 931 (-5.8%) Cotes de Bergerac moelleux 35940 (-8.6%) 1205 (+19%) Monbazillac 22630 (-26.6%) 2649 (+3.7%) Autres appellations 1290 (N S) TOTAL 285930 (+11.3%) À deux mois de la fin de campagne, seules les appellations Bergerac blanc sec et Cotes de Bergerac moelleux ne pourront guère évoluer en raison du manque de disponibilités. Les performances des autres appellations peuvent encore fortement évoluer, mais on peut s attendre à de nouveaux records pour le Bergerac rosé. Le millésime 2009 en bordelais (Faculté d œnologie) Comme en 2005, la récolte 2009 a bénéficié de conditions climatiques idéales et, ainsi a pu remplir, quelquefois à la perfection, les 5 conditions qui déterminent LE grand millésime : - Floraison (et nouaison) précoce, rapide et homogène, - Véraison précoce, - Maturation complète, - Vendanges sans pluies, avec des nuits fraîches. Ainsi, pour les vins blancs secs, la chaleur du mois d août a, fort heureusement, tempéré la vigueur aromatique du sauvignon au profit d une expression puissante, complexe et plus savoureuse, tandis que, sur sol calcaire, le sémillon a donné des vins dotés d une puissance et d une sève remarquables. Les vins rouges présentent une couleur profonde et soutenue, un fruité éclatant et une composante tannique dont la qualité et la suavité signent une très grande année, surtout chez les cabernet-sauvignon. Les grands vins liquoreux de Sauternes et de Barsac sont déjà impressionnants de richesse, de puissance et de profondeur. Ils sont, simplement, prodigieux. La consommation de vins dans le monde (Synthèse d études réalisées par le CIVB) Après un repli sévère, la consommation de vin dans le monde a augmenté de 10% depuis 1994 : Amérique du nord +62%, mais -10% en Amérique du Sud Europe -6%, dont * Europe du Nord (avec UK) +78%, * Les cinq producteurs méditerranéens (avec France) -22% Asie +300% Océanie +64%. 166

En France, le repli de la consommation affecte désormais les vins AOC. La part des consommateurs réguliers ne progresse pas et, au sein des jeunes générations, le vin n accompagne plus systématiquement les repas. Aux États-Unis, la génération «millénial» représente une part croissante des consommateurs réguliers, ouverts aux vins importés, avides de découvertes. En Chine, la consommation de vin a quintuplé depuis 12 ans. Les vins importés représentent 15%. Partout, on constate la même rupture dans les modes de consommation, soit du fait de changement de comportement dans les pays traditionnellement consommateurs, soit de l arrivée de nouveaux consommateurs, jeunes hommes et jeunes femmes, dans les autres. La Recherche au C I V B Au cours des trois dernières années, à la demande des acteurs de la filière girondine, le service technique du CIVB a soutenu un programme de recherches selon six axes de travaux : 1. Adaptation au changement climatique 2. Protection l environnement 3. Révélation des capacités de la pellicule du raisin 4. Sources de la complexité aromatique des vins de Bordeaux 5. Adaptation aux exigences analytiques des marchés 6. Polyphénols, goût et couleur des vins RÉSUMÉ La récolte 2009 Avec de belles augmentations (20% et 34%), les vignobles de Bordeaux et de Bergerac retrouvent un niveau normal de production (5 750 000 hl et 555 000 hl). Des conditions climatiques très favorables ont permis l élaboration de vins de très grande qualité. La campagne en cours (10 mois) Dans les deux vignobles, très net redressement des transactions (+18% et +11%), ne comblant pas encore le retard pris pendant la précédente campagne. À Bordeaux les cours accusent encore de sévères baisses, prenant un tour dramatique en appellation Bordeaux rouge. À Bergerac, les cours du rosé et des blancs évoluent favorablement et le Bergerac rouge maintient ses positions avec des volumes de transaction en forte hausse. Le millésime 2009 en Bordelais Qualité exceptionnelle, les professionnels ne tarissent pas d éloges. Les prix des primeurs s envolent, quelques fois trop haut.. La consommation de vins dans le monde Sur les 15 dernières années, les augmentations sont surprenantes, mais les habitudes de consommation changent et font changer les vins. Les producteurs traditionnels doivent négocier un virage délicat sans perdre leur identité. La recherche au CIVB Climat, environnement, pellicule des baies, complexité aromatique, exigences analytiques des marchés, polyphénols 167

CONTRIBUTION DE PIERRE DUFAILLY COMITÉ RÉGIONAL DES PÊCHES MARITIMES ET ÉLEVAGES MARINS SECTION RÉGIONALE CONCHYLICOLE ARCACHON AQUITAINE Secteur des pêches maritimes Éléments de conjoncture régionale 1 e semestre 2010 (1 e janvier 2010 au 31 mai 2010) Le fait marquant du 1 e semestre 2010 est la réouverture de la pêche à l anchois du golfe de Gascogne et la fermeture de la pêche de l anguille et de l alose feinte dans l estuaire de la Gironde (liée à une contamination par des PCB). Le nombre de navires continue de baisser, année après année en Aquitaine. Au 1 e semestre 2010, 27 navires ont quitté cette flottille, malgré l absence de plan de sortie de flotte pouvant concerner des navires aquitains. Le volume des ventes des deux criées poursuit sa décroissance (-32%). L amélioration des prix moyens au kilo pour certaines des espèces phares permet de contrebalancer la diminution du volume des ventes. Les faits marquants du 1 e semestre 2010 Anchois : Réouverture timide Pour la première fois depuis 5 ans la pêche de l anchois a été réouverte dans le golfe de Gascogne. Cette espèce constituait la majeure partie des apports de la criée de St Jean de Luz/Ciboure avant la fermeture. Les quotas alloués sont cependant très limités (quota de 106 T pour 2010 pour l OP Capsud) et des incertitudes subsistent quant à la date de fin de la période de gestion du quota. Actuellement le quota est géré par année civile mais des discussions sont en cours pour instaurer une gestion par saison, de juin à juin. Dans ce cas de figure, un nouveau quota pourrait être attribué à partir de la fin juin 2010. Par comparaison les navires du port de la Turballe ont un quota de 800T. Il reste peu de bateaux spécialisés dans la pêche pélagique à l anchois en Aquitaine. Par ailleurs, ces 5 années de fermeture ont fragilisé la flottille ciblant l anchois (1/3 des bateaux de + de 12 mètres à l époque, 77% du CA de la criée de St Jean en juin 2005), ainsi que la filière aval travaillant sur cette espèce. La mise sur le marché est aujourd hui extrêmement difficile. Au cours de ces 5 ans, les filières d achat se sont reportées sur d autres fournisseurs (Croatie, Pérou, etc.) et la réouverture est aujourd hui trop timide pour les consolider à nouveau. L incertitude sur la période de gestion du quota fait que les acheteurs demeurent frileux pour revenir se fournir à la criée de St Jean. Les débarquements du début de saison (bolincheurs) n ont pas été abondants à l OP Capsud. Le prix moyen au kilo est de 6,33 /kg à la criée de St Jean de Luz/Ciboure (contre un prix moyen de 9,06 /kg pour le 1 e semestre 2005). L anchois de plus grande taille, destiné au marché de la conserve et capturé depuis le début de juin, est vendu à des prix très bas (environ 1,5 /kg contre environ 12 /kg avant la fermeture). Estuaire de la Gironde et Grande alose : arrêt des aides La pêche de la grande alose est interdite depuis 2008 dans l estuaire de la Gironde. Une dizaine de marins pêcheurs ont reçu des aides compensatoires au prorata de leurs débarquements en 2008 et 2009. Ces aides n ont pas été reconduites en 2010, fragilisant ainsi ces entreprises. En mai et juin 2010, ces pêcheurs ont pu participer à une étude scientifique, rémunérée, de suivi du stock d anguilles jaunes du bassin de la Gironde. Estuaire de la Gironde : arrêt de la pêche à l anguille et à l alose feinte pour cause de contamination aux PCB Suite à avis de l Agence française de sécurité sanitaire des aliments concernant des taux de contamination en PCB dépassant les normes chez l anguille et l alose feinte sur le bassin de la Gironde, les Préfets de Gironde et de Charente Maritime ont émis un arrêté inter-préfectoral d interdiction de la pêche de ces deux espèces en vue de la commercialisation et de la consommation (le 27 avril 2010). Les zones concernées sont l estuaire de la gironde et deux portions aval des eaux fluviales de la Dordogne et de la Garonne. Le stade civelle n est pas concerné par cet arrêté. Les pêcheurs perdent ainsi toute la saison 2010 de la pêche à l anguille et la fin de la saison de pêche de l alose feinte. 33 entreprises de pêche sont ainsi fragilisées dont une dizaine sont très fortement impactée car très dépendantes de ces espèces. Cette situation est d autant plus préoccupante car l alose feinte était une espèce de report depuis la fermeture de la pêche de la grande alose. Les possibilités de report sur d autres espèces sont limitées. Les marins pêcheurs les plus impactés sont orientés sur la pêche dans la partie aval de l estuaire et dans les fleuves et ne peuvent se reporter facilement sur les espèces plus marines puisque ce sont des métiers différents. Les pêcheurs, fragilisés économiquement, ne peuvent investir sur du très court terme dans de nouveaux engins de pêche. A titre de mesure compensatoire, la pêche à la grande alose a été ré-ouverte dans le bassin de la Gironde afin de limiter l impact économique des fermetures liées aux PCB. Cette réouverture dans l estuaire de la Gironde est très limitée dans le temps (du vendredi minuit au samedi minuit les 7 et 21 mai). Cette mesure n est cependant pas satisfaisante car les pêcheurs maritimes ont observé que la grande alose avait déjà migré en amont de leurs lieux de pêche au jour de la signature de l arrêté. Le CRPMEM-Aquitaine et son homologue pour la pêche professionnelle en eau douce (l AADPPEDG-Gironde) ont déposé un référé en suspension au tribunal administratif de Bordeaux contre l arrêté préfectoral suite à la constatation d irrégularités dans le protocole d échantillonnage de l Afssa. Un mémoire sur les conséquences économiques pour les pêcheurs professionnels a été joint à ce référé. Le tribunal a rejeté la requête en suspension arguant du caractère non urgent de la situation. Le jugement sur le fond aura lieu dans quelques mois, probablement après la fin de la saison de pêche 2010. A ce jour, aucune aide économique n est prévue pour aider la 169

profession à traverser cette fermeture. Le plan de sortie de flotte 2010 au titre de l anguille n est pas encore annoncé, qui permettrait à certains pêcheurs de quitter la flottille dignement. Le thon rouge : diminution des quotas Le thon rouge n a finalement pas été inscrit à l annexe 1 de la CITES. Les quotas sont revus à la baisse en 2010 : 127 T pour l OP Capsud en 2009 contre 74 T en 2010, 2 T pour l OP Arca-Coop en 2009 et en 2010. Les marins pêcheurs basques pêchent essentiellement le thon rouge à la canne, technique de pêche qui peut être qualifiée de responsable. Le pic de production se situant en juillet et août, le thon rouge n apparaît pas encore dans les données de vente de la criée de Saint Jean/Ciboure. Merlu : engorgement du marché En ce tout début de saison, le prix moyen du merlu est de 4,23 /kg à St Jean et de 3,06 à Arcachon. Ces prix sont comparables au 1 e semestre 2009. Dans les dernières semaines du printemps, le marché a été totalement engorgé à cause d une combinaison de plusieurs facteurs : forte abondance naturelle de la ressource, crise économique et débarquement massif de merlus des palangriers espagnols, probablement en raison d une gestion défaillante des quotas. En moyenne les prix du merlu ont été divisés par deux en deux ans et demi, toutes tailles confondues. Bassin d Arcachon : épisode de fermeture sanitaire La présence de l algue Dinophysis a entraînée un épisode de fermeture sanitaire dans le bassin d Arcachon qui touche les professionnels pêchant la moule (6 licences) et la palourde (57 licences). Aires marines protégées : implication des acteurs de la pêche professionnelle Le maillage d aires marines sur la Côte Aquitaine poursuit sa mise en place. Parc naturel marin (PNM) : le PNM d Arcachon a été officiellement crée par décret en janvier 2010. Des groupes de travail se mettent en place sur les diagnostics socio-économiques et patrimoniaux du territoire. La mission d étude du PNM Gironde - Pertuis Charentais poursuit son travail sur les diagnostics élabore les orientations de gestion du parc et réfléchit à son périmètre. Les marins pêcheurs sont associés à ces missions d études en tant qu acteurs d une activité économique structurante des territoires via leur participation aux différents groupes de travail et comités de concertation. Natura 2000 : la mise en place des 9 zones Natura 2000 en mer le long du littoral aquitain s accélère, classées selon la Directive européenne «habitats» et/ou au titre de la Directive «oiseaux». Les Comités de pilotage (Copil) des sites dits de «Carcans-Hourtin» et Tête de canyon Cap Ferret sont installés. À l heure actuelle, les opérateurs des documents d objectifs (DOCOB) ne sont pas désignés. Le Comité régional des pêches a montré son intérêt à se porter candidat au portage du DOCOB du site de Carcans-Hourtin. Concernant la côte Basque, des discussions sont en cours, dans le cadre de l Axe 4 du FEP de Bayonne, sur le meilleur outil de gestion à développer sur la zone : Natura 2000, ou une réserve naturelle? La flottille Composition de la flottille au 31 mai 2010 A ce jour, aucun plan de sortie de flotte (PSF) pouvant concerner des navires aquitains n est encore paru. Un PSF au titre de l anguille est en cours de validation. Au 31 mai 2010, la flottille de pêche de l Aquitaine est composée de 294 navires de pêche : 107 immatriculés sur le quartier maritime d Arcachon, 142 sur celui de Bayonne et enfin 45 sur celui de Bordeaux. La diminution du nombre de navires en Aquitaine se poursuit. Tableau 1 : Bilan des entrées et des sorties de flotte, par quartier maritime pour le 1 e semestre 2010. Arcachon Bayonne Bordeaux 5 3 2 Entrées (5 vedettes intra-bassin dont 2 sont (2 fileyeurs polyvalents (2 en petite pêche) des remplacements de bateaux) 1 ligneur/palangrier) Sorties Bilan par quartier 15 (10 vedettes intra-bassin dont 2 ont été remplacés ; 1 fileyeur) 16 (3 ligneurs 4 fileyeurs 3 chalutiers 2 couralins 4 thoniers canneurs de dakar) 6 estuariens (3 tamiseurs 2 fileyeur 1 caseyeur) - 10 navires - 13 navires - 4 navires Bilan aquitain : La flottille totale a diminué de 27 navires pour une perte de puissance totale de 5774 kw depuis le 1 er janvier 2010 170

Figure 1 : Composition de la flottille de pêche en Aquitaine au 31 mai 2010, par métier Lors de la rédaction de la précédente note de conjoncture la flottille était composée de 313 navires. La différence entre ce chiffre et les 294 navires inscrits en Aquitaine au 31 mai 2010 est de 19 navires. La différence entre ce chiffre précédent et la diminution de 27 navires annoncée ici est due à l intégration dans notre base de données, pour régularisation, de 6 navires pêchant les bivalves sur Arcachon et de 2 navires sur le quartier de Bayonne. Il est à noter que les 4 derniers thoniers caneurs, immatriculés à Bayonne et naviguant à Dakar, ont arrêté leurs activités de pêche. Figure 2 : Composition de la flottille de pêche sur le quartier maritime d Arcachon et de Bayonne, par métier Figure 3 : Composition de la flottille de pêche sur le quartier maritime de Bordeaux, par métier Avec une perte nette de 6% de son effectif par rapport à décembre 2009, la flottille a enregistré une perte de puissance de 5774 kw. En terme de métiers, on remarque que, même si la diversité de la flottille est maintenue, les pertes concernent essentiellement la petite pêche (vedettes intra-bassin d Arcachon, estuariens de la Gironde) ainsi que quelques navires de pêche au large du quartier maritime de Bayonne. Les quartiers d Arcachon et de Bayonne sont les plus touchés par la diminution du nombre de leurs bateaux. Les résultats des criées N.B. : Les résultats des criées sont un des indicateurs de l évolution du secteur mais ne permettent pas pour autant de révéler la situation économique globale de la filière et des entreprises de pêche de la région. Arcachon Figure 4. Évolution des ventes de la criée d Arcachon au 1 e semestre de chaque année Sont mis en vente sous la criée d Arcachon la quasitotalité des productions des navires immatriculés AC travaillant à l Océan, une partie des productions du Bassin, et des productions de navires d autres quartiers, par rapatriements de produits (espèces amphihalines de l estuaire de la Gironde ou coquillages de la Côte Atlantique), ou par débarquement sur le port. En ce premier semestre 2010, 781 T de poissons sont passés en criée contre 886 T au 1 e semestre 2009 soit un recul de 11,92%. La valeur totale des ventes de la criée d Arcachon s élève à 5,15 millions d euros contre 5,2 millions en 2009, soit un recul de 1,5%.. Le prix moyen de vente est de 6,59 /kg contre 5,9 /kg à la même époque en 2009, soit une augmentation d environ 11,7%, notamment grâce à l augmentation du prix moyen au kilo de la sole. La tendance générale de baisse des volumes qui passent en criée et de leur valeur totale se confirme depuis deux ans et demi. La criée d Arcachon conserve un prix moyen au kilo meilleur que la plupart des autres criés françaises. Ce très bon prix moyen de vente (en partie dû à la sole) permet de compenser légèrement la baisse générale des volumes commercialisés 171

Tableau 2 : Espèces totalisant environ 80% du chiffre d'affaire de la criée d Arcachon en 2010 (données source: criée d Arcachon) et évolution par rapport aux valeurs du 1 e semestre 2009. Chaque signe (+ et -) représente une variation de 10 points par rapport à l année précédente. En ce début de saison 2010, six espèces représentent 80% de la valeur des débarquements. Les espèces phares traditionnelles de la criée (sole, seiche, bar, sole pole, calmar) sont toujours dans le classement. Les ventes de calmars sont en très nette augmentation cette année : elles ont doublé par rapport à 2009. Les fluctuations inter annuelles du cycle de vie des calmars sont très importantes et imprévisibles et sont dépendantes des caractéristiques biologiques de la ressource (entre autre son cycle de vie très court). Les ventes de seiche, en diminution constante depuis 2007, ont augmenté de 20 points par rapport à la même époque l an passé. Les sorties de flotte des chalutiers expliquaient en partie les diminutions précédemment observées. La combinaison d un cycle biologique favorable et d un nombre de bateaux ciblant cette espèce stable, explique cette tendance 2010. Si les ventes en criée ont augmenté pour la sole lors ce 1 e semestre 2010 par rapport à la même époque en 2009, elles ne rattrapent pas les ventes du 1 e semestre 2008 (70 T en moins pour une perte de 857 600 par rapport à 2008). Le prix moyen est remonté par rapport à 2009 de pratiquement un euro/kg. Les ventes de bar ont chuté de moitié par rapport à 2009, confirmant la tendance déjà observée en 2008. Le prix moyen au kilo est resté à peu près stable, tiré vers le haut par les ventes de bar de ligne qui peuvent atteindre 21 /kg mais sur des quantités commercialisées faibles (de l ordre de 450 kg). Saint Jean de Luz / Ciboure Figure 5. Évolution des ventes de la criée de Saint Jean de Luz, par rapport au 1 e semestre de chaque année En ce premier semestre 2010, 1940 T de poissons sont passés en criée contre 2416 T au 1 er semestre 2009 soit un recul de 20%. La valeur totale des ventes de la criée de Saint Jean s élève à 3,72 millions d euros contre 3,7 millions en 2009, soit un recul de 0,2%. Le prix moyen de vente est de 1,92 /kg contre 1,55 /kg à la même époque en 2009, soit une augmentation d environ 23,7%, notamment grâce à l augmentation du prix moyen au kilo de la sole. La tendance générale de baisse des ventes en volumes se poursuit depuis 2002. L augmentation du prix moyen au kilo permet de compenser la diminution du volume des ventes. Onze espèces représentent 80% des ventes en valeur. Tableau 3 : Espèces totalisant environ 80% du chiffre d'affaire de la criée de Saint Jean de Luz en 2010 (données source : criée de St Jean) et évolution par rapport aux valeurs du 1 e semestre 2009. Les ventes de soles sont en nette augmentation (en valeur) par rapport au 1 e semestre 2009. Par contre, les volumes sont équivalents. Ceci s explique par le fait que le prix moyen au kilo est passé de 10,06 /kg à 11,35. Comme à la criée d Arcachon, la saison de vente des calmars (en volume et en valeur totale) est excellente, malgré un plus faible prix moyen au kilo. Les ventes de maigre et de sardines se sont effondrées en volume et donc en valeur totale. Filière ostréicole premier semestre 2010 Il faut rappeler que des fortes mortalités ont affecté les jeunes huîtres en 2008 et 2009 sur tous les bassins ostréicoles de métropole, réduisant de façon drastique le recrutement de ces deux années. De plus en 2008 le captage de naissain a été extrêmement tardif et en 2009 le captage de naissain sur le bassin a été fortement déficitaire. L année 2010 a commencé 172

par la tempête Xynthia, provoquant autour du bassin environs 1million d euros de dégâts dans les entreprises ostréicoles. L indemnisation mise en place par les assurances augmentée de l aide versée par l état ne devrait laisser à la charge des entreprises que 25% du coût de remplacement du matériel sinistré. Il faut aussi noter les changements intervenus dans les tests utilisés afin de surveiller la présence des toxines dans les coquillages depuis le début d année ; en effet le «test souris «a été abandonné et remplacé par un test chimique ; or si ce test avait été utilisé depuis 2005 le Bassin d Arcachon n aurait connu qu une seule fermeture depuis 2005 pour ce qui concerne les huîtres. Or en 2010 en juin la présence exceptionnelle de dinophysis dans les eaux du Bassin entraîne un fort taux de toxines ac okadaique dans les huîtres amenant à une nouvelle fermeture. De plus dès le 10 mai des mortalités affectent à nouveau le peu de naissain obtenu en 2009. Nous avons donc les 3 générations 2007, 2008 et 2009 qui ont été affectées par ces mortalités. Dans ce contexte la situation des entreprises est disparate, de nombreuses entreprises, environs 50% auront une chute de production très importante dès 2010 mettant ainsi les entreprises en difficulté, d autres pourront maintenir leur chiffre d affaire en modifiant leur mode de commercialisation (passage du marché de gros vers le détail). Les prévisions concernant 2011 sont par contre très préoccupantes. Il faut rappeler que cette situation est nationale et non spécifique au Bassin. Aujourd hui la cause des mortalités évoquée par IFREMER est la présence d un variant du virus HERPES qui affecte les huîtres. Les solutions qui peuvent être mises en œuvre sont soit la sélection de familles résistantes, soit la recherche dans les pays tiers de souches résistantes et leur introduction massive. Ces 2 solutions ne peuvent être mises en œuvre avant 2 à 3 ans Quel va être le devenir de la filière pendant ce délai incompressible? Des licenciements devraient affecter la filière dues aux défaillances d entreprises. Certains ostréiculteurs vont abandonner leur activité et chercher à se reconvertir. Des mesures spécifiques devront être mises en place de type GPEC, aide à la reconversion des chefs d entreprise, gel des prêts bancaires en cours etc. Si la crise perdure un grave problème environnemental va affecter le Bassin, car le délaissement des parcs risque d amener une grave prolifération des moules qui ne seront plus contrôlées par l action des ostréiculteurs. Bref une situation extrêmement grave affecte aujourd hui l ostréiculture Française. Sur le Bassin, les premiers effets se font sentir dès maintenant, avec la très forte diminution des reprises d entreprise. Dans le courant de l année les disparitions et défaillances d entreprise vont se multiplier. En 2011 la situation sera encore plus dégradée. Comment minorer les effets de cette crise, diversifier les activités, permettre à certains professionnels d organiser «une parenthèse» en attendant que des solutions soient rapidement proposées. Accélérer l émergence des solutions. La situation est d autant plus préoccupante sur le Bassin, que si l ostréiculture connaît une phase de dépression ; nous redoutons l attrait que représentent les sites occupés par la filière et qui pourraient trouver rapidement de nouvelles vocations. 173

CONTRIBUTION DE JEAN-LOUIS MARTRES SYNDICAT DES SYLVICULTEURS DU SUD-OUEST Note de conjoncture «filière bois» pour le premier semestre 2010 Massif des landes de Gascogne : une actualité encore dominée par la tempête Bilan de l exploitation Malgré la crise et pour des raisons complexes et multiples, l exploitation des chablis en 2009 et début 2010 a atteint un niveau considérable qu il était impossible d anticiper, sans toutefois que cette dynamique, qui s est enclenchée trop tard, ne garantisse une valeur de sauvegarde décente des bois pour les propriétaires. Il ressort du bilan réalisé par la DRAAF au 31 mai que : Le volume total exploité est de 20,1 Mm 3 dont 10,3 Mm 3 de bois d œuvre (BO) 9,8 Mm 3 de bois d industrie (BI) Le volume dirigé vers les aires de stockage atteint 6,8 Mm 3 dont 3,9 Mm 3 de BO 2,9 Mm 3 de BI Le volume dirigé à l export est de 3,5 Mm 3 dont 1,6 Mm 3 de BO 1,9 Mm 3 de BI NB : le bois énergie, qui constitue une quantité non négligeable exportée, est cumulé au bois d industrie dans les statistiques Le premier semestre aura marqué la fin des aides au transport, qui se sont stoppées le 15 mai. Toutefois on note que même sans aide et compte-tenu du prix d achat très réduit du bois, les courants d exportation qui se sont mis en place suite à la tempête se sont restreints mais perdurent. Les aides au stockage, qui ont fait l objet d une rallonge en 2001, sont prolongées jusqu en septembre de manière à compléter le remplissage des aires. Une reprise modérée de l exploitation des bois vert en Pin maritime Les coupes de bois vert reprennent progressivement, à un niveau toutefois encore modéré, en forêt privée mais aussi en forêt publique. (une vente par adjudication organisée par l ONF s est d ailleurs tenue le 17 juin à Ychoux). Ces mises en marché sont liées à : la réalisation de coupes de régularisation, mais aussi de coupes à caractère sanitaires liées à des attaques de scolytes (cf. infra) la demande pressante d industriels dont le process nécessite du bois vert (notamment secteur du parquet lambris). Les conditions du marché pour ces bois sont largement perturbées par les effets induits par la tempête : D un côté, les propriétaires, qui ont essuyé l essentiel du préjudice économique direct lié à la tempête, ont la nécessité impérieuse de retrouver des cours de bois vert au moins équivalents à ceux de fin 2008 pour assurer, autant que possible, la survie de leur exploitation sylvicole. D un autre côté, les transformateurs concernés par la nécessité de disposer de bois vert n utilisent, dans leur process, que les premiers billons des arbres qu ils achètent. Le reste doit être revendu, principalement à destination des secteurs de l emballage et à la trituration, lesquels peuvent indifféremment utiliser du bois vert ou du bois chablis... Du fait de cette concurrence avec les bois chablis, la valeur marchande de ces billons est considérablement réduite par rapport à l avant tempête. 175

Ce déséquilibre explique les taux de retraits importants constatés à la vente de l ONF (près de 80%), les acheteurs ayant eu des difficultés à formuler des offres à la hauteur des prix de retraits définis par les propriétaires (commune et État), calés sur les prix de l automne 2008. Nettoyage / reconstitution : point d avancement La dynamique est largement engagée pour le nettoyage comme le révèle le bilan réalisé au 04 juin : 2 975 dossiers, représentant 78 234 ha se sont vus attribué un «numéro d observatoire» (étape préalable au dépôt d un dossier complet de subvention) ; 1 897 dossiers représentant une surface de 51 553 ha et un montant total de 78 899 664 sont engagés ; 748 dossiers représentant une surface de 11 158 ha et un montant total de 17 729 476 bénéficient d une autorisation de paiement ; enfin, 14 049 043 ont d ores et déjà été payés aux propriétaires. Au regard du suivi réalisé par la DRAAF en collaboration avec les déposants, la consommation des crédits de nettoyage au cours des prochains mois devraient être suffisante pour permettre à l État français de bénéficier de la totalité de l enveloppe allouée par l Europe via le FSUE. Les difficultés actuelles, déjà vécues au moment du plan chablis 1999, portent sur le difficile calage entre le niveau des demandes formulées par les propriétaires (rythme de dépôt des dossiers), les disponibilités financières pour l année en cours et les capacités de réalisation effectives des travaux par les ETF : Actuellement, les dossiers déposés couvrent d ores et déjà les 75 M de crédits d engagement d État normalement disponibles pour le nettoyage en 2010. Parallèlement, les propriétaires ayant reçu une notification d engagement par l État sont tenus de commencer les travaux dans les 6 mois sous peine de perdre les crédits correspondant, alors que les moyens des entreprises de travaux sont limités au regard du chantier à mettre en œuvre (d autant que les entrepreneurs extérieurs au massif sont en train de quitter les Landes de Gascogne). Par conséquent, l effort porte actuellement davantage sur l incitation au démarrage effectif des travaux pour les propriétaires ayant reçu une notification d engagement (sensibilisation des propriétaires, mise en correspondance avec des entrepreneurs), plutôt que sur le montage de nouveaux dossiers. En matière de reboisement, la dynamique est largement enclenchée en matière de peuplier. Quelques prémices s amorcent sur le pin maritime mais le démarrage «réel» est attendu pour le second semestre, sachant que 15 M de crédits d État d engagement sont réservés sur ce volet. Aspects phytosanitaires : une situation difficile induite en grande partie par la tempête La processionnaire est à l origine de spectaculaires défoliations, notamment dans la partie ouest du massif. Le niveau actuellement très élevé des populations n est pas lié à la tempête mais à une dynamique cyclique bien connu des forestiers. Normalement, les chenilles ne provoquent pas directement de mortalités dans les peuplements, mais un affaiblissement des arbres qui s accompagne d une perte d accroissement significative. Toutefois, l affaiblissement des pins lié à ces attaques accroît également leur vulnérabilité en particulier aux attaques de scolytes dont la survenue est liée à la tempête (cf. infra). Il s agit donc d un facteur nettement aggravant et des traitements collectifs peuvent être envisagés à l automne. Comme on s y attendait, les populations de scolytes se sont développées courant 2009 sur les chablis, particulièrement attractifs, pour atteindre un niveau épidémique tel que ces insectes sont aujourd hui capables de s attaquer aux bois sur pied et de provoquer leur mort. Le risque est particulièrement élevé pour les arbres fragilisés par les attaques de processionnaire, et les dégâts sont d ores et déjà significatifs sans qu une quantification et une cartographie précises soient réellement possibles, d autant que le phénomène évolue en permanence. On parle d un ordre de grandeur autour du million de m 3. Les méthodes de lutte préventives et curatives ne sont pas faciles à mettre en œuvre et ne peuvent conduire qu à limiter les dégâts en attendant un rééquilibrage des populations, en général 3 ou 4 ans après les grands sinistres. Elles consistent à : 176

Éviter de maintenir des piles de bois frais en bord de parcelle susceptibles d héberger des foyers de développement d insectes, et traiter les tas de bois potentiellement attractifs. Ce travail de repérage et de traitement des piles est à l œuvre en lien avec le DSF et la FIBA, mais la dynamique de l exploitation limite en fait grandement la présence de ces piles sur le terrain. Reporter les travaux forestiers susceptibles de générer des rémanents sur lesquels des foyers de population pourraient se développer. Exploiter les peuplements attaqués pour limiter la progression de l épidémie et sauver la valeur des arbres encore indemnes, les scolytes véhiculant de surcroît le champignon à l origine du bleuissement du bois ce qui provoque leur dépréciation rapide Enfin, on relève des dégâts significatifs d hylobe sur les jeunes boisements. Ces insectes accomplissant une partie de leur cycle de développement sur des souches, il est à espérer que les modalités de nettoyage mises en œuvre permettront de limiter la dynamique, d autant que les modalités de traitement préventif ne sont pas satisfaisantes. Adéquation ressource / besoin : la confirmation d une pénurie de bois à venir Les travaux menés dans le cadre du GIP ECOFOR confirment qu une tension est prévisible sur la ressource à moyen terme liée à la conjugaison : d une baisse de disponibilité en bois liée aux deux tempêtes de 1999 et 2009 (de 8 Mm 3 /an à 6 Mm 3 /an?), de l augmentation des besoins de la trituration et surtout de l émergence du bois énergie. Ces résultats doivent être encore affinés dans une étude de ressource. Toutefois, des conflits d usages sont prévisibles entre les différents acteurs. Cette nouvelle donne pourra modifier les relations commerciales entre producteurs et vendeurs et en particulier favoriser l émergence de modes de contractualisation. L actualité des secteurs forestiers feuillus Après une année 2009 difficile marquée par la crise et la tempête, 2010 semble montrer des signes de reprise. Le chêne connaît ainsi une relative embellie, dans un contexte marqué par la fin du gel des coupes consécutif aux chablis de Chalosse qui a permis de remettre du bois en marché en Adour Pyrénées. Cette tendance intervient toutefois sans que les perspectives sur les marchés ne montrent d amélioration radicale (au moins en matière de bois d œuvre), de sorte qu on ne sait dire s il s agit d un phénomène conjoncturel (lié à la reconstitution de stocks sur pied des exploitants) ou d une tendance de fond. Pour le peuplier, la conjoncture est également favorable. Les chablis étant exploités, il n y a plus d impact négatif de la tempête sur les marchés. En revanche, la demande s affirme et on relève notamment en cette fin de semestre l inauguration officielle de l usine de déroulage de Damazan. Pour le châtaignier de Dordogne, la situation est plus contrastée en fonction du débouché : bonne pour la trituration et le piquet, toujours difficile pour le bois de qualité en lien avec la crise du parquet de châtaignier. Enfin, le pin maritime de Dordogne se vend dans de bonnes conditions, tant en bois d œuvre qu en bois d éclaircie. On note une attractivité certaine des bois du massif qui pourraient contribuer, pour les industriels du pin maritime à limiter la future tension sur les approvisionnements. Pour les bois feuillus d éclaircie, l envolée des cours de la pâte à papier début 2010 et, plus localement (forêts d Adour Pyrénées) et la reprise de l usine de Saint-Gaudens conjuguée à la volonté affichée par le repreneur d augmenter la production de pâte à partir de feuillus, sont autant de points positifs. Les filières énergétiques devraient également ouvrir des perspectives, mais celles-ci sont en émergence et ne permettent pas (encore?) de véritablement dynamiser l exploitation des forêts, notamment dans les contextes difficiles (pour des raisons structurelles, de relief, ), là où cela serait particulièrement souhaitable (cas des taillis dépérissant de Dordogne). En Adour Pyrénées, ces nouveaux besoins à venir contribuent toutefois à la mise en place d une politique volontaire en vue d améliorer la mobilisation du bois, au travers de Plans de Développement de 177

Massifs (démarrage de deux nouveaux PDM en 2010, un en Chalosse et l autre en Béarn, prolongation pour trois nouvelles années d un PDM dans la montagne basque, tandis qu un 4 e PDM suit son cours dans le secteur du Grand Pau). Il faut noter enfin l impact localement fort de la tempête Xynthia sur les versants pyrénéens, même si les dégâts (de l ordre de 80 000 m 3 ) n ont aucune commune mesure avec ceux engendrés par Klaus en 2009. Autres points de portée générale Trois points marquent l actualité de ce premier semestre : La réforme de l assurance forestière s annonce extrêmement décevante. Le projet intégré dans la Loi de Modernisation Agricole fait l impasse sur la création d un fonds de garantie et limite l effet de levier qu aurait pu avoir la création d un compte épargne d auto assurance. En l état, le projet permet surtout à l État de s exonérer progressivement de tout appui à la reconstitution des forêts non assurées En matière de valorisation de l aménité forestière «carbone», la proposition des sylviculteurs est à l étude pour doter au titre du carbone les sylviculteurs sinistrés mettant en œuvre des techniques de reboisement dynamiques, dans le cadre de la fondation mise en place par le Conseil régional. Enfin, consécutivement à la mise en place de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP), les CRPF ont été regroupés au sein du Centre National de la Propriété Forestière (CNPF). Ils gardent néanmoins leur spécificité régionale et le CRPF d'aquitaine subsiste. 178

CONTRIBUTION DE JACQUES DUVERGÉ FÉDÉRATION DES INDUSTRIES DU BOIS D AQUITAINE 1 er SEMESTRE 2010 ET PERSPECTIVES ANNÉE 2010 Exploitation forestière L activité a été très forte au 1 er semestre 2010. Elle s est maintenue sur le rythme du semestre précédant, car la demande des usines a été bonne et il a fallu poursuivre le remplissage des aires de stockage. L exploitation des chablis sera terminée avant la fin de l année, et un retour progressif vers le bois vert est déjà largement entamé. Des attaques de scolytes se développent dans les zones landaises les plus affectées par la tempête. Les dégâts sont en cours d évaluation. Si l utilisation de ces bois ne posera pas de difficulté auprès de l industrie locale, la destruction de nouvelles surfaces forestières pourraient venir creuser davantage le déficit de bois à l horizon 2015. Si le niveau des dégâts s avère élevé, il sera nécessaire d augmenter les volumes mis en stock. Sciages et palettes L activité des sciages destinés à la fabrication de palettes est très soutenue depuis le second semestre 2009. Les chablis permettent aux scieurs de mieux se positionner sur les marchés des sciages dans les autres régions françaises et de compenser le marché espagnol toujours effondré. Pour les sciages à usage décoratif, le marché lié à la construction n est pas encore relancé et l utilisation de bois dans la rénovation des logements anciens n a pas totalement pris le relais. Les nouveaux projets relatifs à la construction bois issus du pôle de compétitivité Xylofutur évoluent favorablement, comme prévu, mais la montée en puissance des nouvelles techniques de construction ne se fera que graduellement, après la mise en place d une normalisation adaptée et de nouveaux moyens de production. Les emplois sont maintenus et les capacités industrielles sont normalement sollicitées (au dessous du niveau de la période de surchauffe de 2007). Les grands investissements, hormis les aires de stockage de chablis, sont suspendus en attendant une visibilité meilleure sur les marchés et sur la ressource en bois et un retour à des trésoreries plus confortables. Lambris et parquets En ce début 2010, l activité des fabricants de parquets et lambris fluctue d un mois sur l autre, et reste très moyenne ; l ensemble des capacités en Aquitaine ne sont utilisées globalement qu à 85% sur le semestre. La rénovation des logements n utilise pas assez de bois, et les ventes par les négoces de bois sont en légère baisse. L ajustement des effectifs parfois nécessaire se fait par les emplois en intérim. Les emplois permanents sont maintenus. La qualité fluctuante des bois après la tempête exige un triage plus poussé qui occupe plus de main d œuvre. Le principal souci pour les industriels produisant des bois rabotés est de retrouver des approvisionnements en bois de qualité réguliers et adaptés aux usages de parquets et lambris. Une inquiétude supplémentaire vient d apparaître : l invasion de scolytes (Ips) qui font bleuir les pins et entraînent des mortalités. 179

Panneaux L industrie des panneaux bois a connu au cours du premier semestre 2010 une évolution très favorable, avec une progression des ventes de l ordre de 20% par rapport à 2009. Ce rebond est du principalement au développement des ventes aux négoces et à l export (hors Espagne), alors que le marché industriel français lié au bâtiment est toujours stagnant. Il ne permet pas de retrouver les niveaux de 2007 et se répercute inégalement selon les usines en Aquitaine. Les prix aussi commencent à s améliorer, mais restent très en retrait par rapport à la période d avant crise. Cette situation en amélioration devrait perdurer jusqu à la fin de l année. Financièrement, la situation est juste équilibrée, grâce aux approvisionnements bois, même si les hausses que l on pouvait craindre s exercent sur certaines fournitures de produits connexes de scierie convoités par le secteur de l énergie en plein développement, ainsi que sur les colles. Les investissements sont ralentis et portent prioritairement sur les parcs à bois des usines afin de pouvoir faire face aux conflits d approvisionnement. Cette industrie grâce aux ajustements et aux investissements récents arrive à se maintenir. Les industriels gardent espoir de redéployer leurs activités, d autant plus qu un début de relocalisation des productions en Europe pour des raisons de logistique, de qualité et de contraintes environnementales, est amorcé par des négoces qui ne juraient plus que par les fabrications asiatiques. Le groupe Ikea (Swedspan) par exemple se lance dans la fabrication de meubles en France après avoir acheté au groupe Sonaë l usine de panneaux de Lure en Haute Saône. Malgré quelques signes encourageants, les évolutions significatives ne se produiront en Aquitaine qu avec un regain de confiance des industriels, par exemple lorsque les interrogations sur la ressource auront reçu réponse, et lorsque des arbitrages efficaces concernant les aides pour l énergie seront en place. Contreplaqués Sur le deuxième trimestre 2010, le marché du contreplaqué en pin maritime connaît un début d amélioration, mais qui pour se confirmer, nécessite une reprise de l activité économique et notamment du bâtiment. L effet dollar et le tremblement de terre au Chili participent provisoirement à cette reprise. L approvisionnement a été réorienté à 50% vers les bois verts pour satisfaire le besoin en placages de qualité. L usine Xilofrance opérationnelle en Lot-et-Garonne depuis le mois d avril monte en puissance et produit alternativement des contreplaqués de pins et de peupliers. Papeteries Aussi bien pour les papiers d emballage que pour les papiers pour sacs ou la pâte fluff, les demandes sont restées fermes et les carnets de commandes bien remplis durant tout le premier semestre 2010. Cette reprise, concerne les 3 usines d Aquitaine consommant du bois (GASCOGNE PAPER, SMURFIT KAPPA, TEMBEC). Elle a été alimentée dans un premier temps par la reconstitution des stocks, elle est aujourd hui fondée sur une progression de la demande. Les tensions sur les marchés ont permis des hausses de prix, indispensables à la consolidation des trésoreries. Cependant, le niveau de l activité en Europe reste significativement en retrait par rapport à 2007 / 2008. C est pourquoi la poursuite de cette tendance favorable durant le deuxième semestre dépendra très directement de la vigueur de la reprise économique. Énergie Le couplage de la papeterie SMURFIT KAPPA CELLULOSE DU PIN à Facture avec la chaudière DALKIA aura lieu pendant le grand arrêt de l usine en août. Le plan de stockage de 1.2 MT pour la centrale biomasse sera terminé en septembre. 180

Le marché des pellets se développe lentement, mais Il est actuellement saturé. Il faut savoir que ce marché est saisonnier et qu il subit les aléas du climat. L essentiel des livraisons s effectue les 2 ou 3 premiers mois de l année, la production des autres mois devant être stockée sous abri, sauf à «casser» les prix. Il est alors difficile de répercuter les hausses de prix des matières premières (voir le cas de la sciure en ce moment). La consommation annuelle de bois concernant les projets d énergie (hors bois bûche) recensée par la DRAAF Aquitaine devrait augmenter de 1.5MT d ici à 5 ans, malgré la baisse attendue de la ressource. Conclusion En résumé, la reprise d activité perçue fin 2009 s est poursuivie durant le premier semestre 2010. Elle a bénéficié avec plus ou moins d intensité à tous les secteurs industriels du bois. La poursuite de cette tendance, sur les prochains semestres, dépendra de la vigueur de la reprise économique. La mise en place des plans de rigueur en France et en Europe ne laisse malheureusement pas présager d une croissance suffisante et pérenne. En outre, à l opposé du manque de visibilité en direction des marchés qui finiront bien par reprendre, il existe aussi un manque de visibilité tout aussi dirimant en direction de la ressource en bois locale ou extérieure. Les résultats de l étude ECOFOR, commanditée par les Ministères chargés de l Écologie (MEEDDM) et de l Agriculture (MAAP), ont été rendus publics le 15 avril 2010. Ils font apparaître après l utilisation des stockages (2015) un déficit très important pour le bois des panneaux et papeteries et le bois d énergie. Cette étude fait également un certain nombre de propositions pour réduire ce déséquilibre. Elles ont été soumises aux pouvoirs publics (État / Région) et appellent des réponses rapides, le risque étant clairement des fermetures de sites et des pertes importantes d emplois si rien n est fait. 181

CONTRIBUTION DE JACQUES LOUGE ASSOCIATION RÉGIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT DES INDUSTRIES ALIMENTAIRES D AQUITAINE (ARDIA) Chiffre d affaires et volumes de production (chiffres de mars 2010 INSEE parus le 1 er juin) Sur le plan national, l évolution de l agroalimentaire sur les 12 derniers mois à fin mars 2010 reste négatif avec un recule de 5,4% en CA dont -1,5% à l exportation (Évolution de la moyenne des 12 derniers mois par rapport a la moyenne des 12 mois précédents) Cependant, on constate à fin mai un redressement de la situation puisque depuis le début de l année 2010 l activité a progressé : les carnets de commandes, globaux et étrangers, restent proches de leurs niveaux moyens. En parallèle, les stocks de produits finis se sont sensiblement réduits en mai. Les perspectives de production progressent encore, la croissance de l activité resterait soutenue au cours des prochains mois. (Enquête mensuelle de conjoncture dans l industrie -INSEE mai 2010) Commerce extérieur agroalimentaire Sur les 4 premiers mois 2010, les exportations progressent de 6% par rapport aux 4 premiers mois 2009 grâce à la croissance marquée des ventes d alcools et de produits laitiers. Les importations quant à elles se replient de 2% sur les mêmes périodes. Les baisses concernent principalement les huiles et à un moindre niveau, les produits du travail des grains. Les produits amylacés et les préparations à base de fruits et légumes, sont aussi concernés. À l inverse, une poussée à l exportation des produits laitiers, des confiseries chocolatées et des alcools est à relever. L effet Euro commence à porter ces fruits pour les exportateurs. (Agreste Conjoncture Commerce extérieur agroalimentaire juin 2010) Évolution de l emploi salarié dans l industrie agroalimentaire Sur le 1 er trimestre 2010, le nombre de salariés reste stable dans l industrie agroalimentaire, alors que la baisse de l emploi se poursuit dans l industrie (-0,9% soit -29 100 postes). Pendant les 12 derniers mois, l emploi salarié est malgré tous en repli de 0,4% ce qui correspond à un recul de 2 200 postes. A titre de comparaison, dans la fabrication de matériels de transport, le repli est de 8% soit 29 400 emplois en moins sur les douze derniers mois à avril 2010. (Emploi salarié INSEE 10 juin 2010) Consommation agroalimentaire Les achats des ménages dans les circuits à dominante alimentaire (incluant hard discount et les circuits spécialisés) ont poursuivi leur progression au cours du mois d avril : leur croissance a atteint 2% en volume et 2,9% en valeur par rapport à la même période de l année 2009. Le prix moyen du panier a augmenté de 1,1% par rapport à fin 2009, soit la progression la plus sensible observée depuis un an. Cette hausse s explique par la stabilisation du prix des produits frais jusqu alors en recul. Une tendance inflationniste persiste dans les liquides (+4,8% par rapport à fin 2009). (TNS WorldPanel ILEC avril 2010) Risque de défaillances Le risque de défaillances des entreprises va augmenter. Selon les prévisions de Xerfi, il s établira à 3 points de plus qu en décembre mais surtout à près de 15 points de plus que la note moyenne observée sur une plus longue période. 183

Toutes les filières voient leur notation se détériorer, à l exception de la restauration et l hôtellerie qui bénéficient de l effet TVA. La dégradation de cet indicateur témoigne de vives tensions sur les trésoreries des entreprises, qui ont aujourd hui 3 origines : La réduction des délais de paiement des fournisseurs. Le restockage. Après une longue période de déstockage, les entreprises doivent reconstituer leur stock, ce qui accroît mécaniquement leur besoin de financement. L érosion des marges. Les PME, ne parviennent pas à relever leur tarif car elles font face à une très vive concurrence et à la position de la GMS qui veulent maintenir les tarifs 2009. Au même moment, leur coût de production augmente, sous l effet de la hausse des prix de l énergie et des biens intermédiaires. Dans ce contexte, la chute de l euro est une mauvaise nouvelle à court terme pour l achat du pétrole et l augmentation des produits importés qui vont peser un peu plus sur les marges des entreprises. Les tensions sur les trésoreries ne sont pas prêtes de s apaiser. (Xerfi-Risk juin 2010). Position des PME dans la grande distribution Depuis le cumul annuel arrêté à avril 2009, le poids des marques des PME (23,4%) et des marques internationales est en recul en valeur au profit de celui des MDD qui représentent maintenant 29,9% des HM+SM (29,3% l an dernier). Contrairement aux années précédentes, l offre des marques des PME diminue au profit de celle des MDD qui les dépassent pour la première fois au total HM+SM. Globalement, les PME sont sous-exposées et perdent de la visibilité sur presque tous les secteurs et leur visibilité y est faible : En HM, le poids des marques des PME régresse légèrement en valeur (-0,8%), et leur part d offre suit la même tendance. Si les PME maintiennent à peu près leur offre, elles perdent la bataille du linéaire (- de visibilité par référence) : elles sont sous-exposées sur tous les secteurs et leur visibilité recule sur le surgelé. En SM, les tendances sont moins marquées. Les marques des PME sont sous-exposées (moins de références). Cependant, leur poids en valeur est une nouvelle fois à la baisse (à 25,4%) en raison surtout d un fort recul de leur visibilité comme en HM. Poids du CA des intervenants sur le total PGC+FLS en HM+SM 100% 80% 47.0% 46.8% FAB dont CA > 250 M 60% MDD 40% 29.3% 29.9% 20% 23.6% 23.4% PME 0% CAM AVRIL 2009 CAM AVRIL 2010 184

Points forts : L agroalimentaire résiste mieux que le reste de l industrie manufacturière. Elle contribue fortement à la valeur ajoutée de l industrie française (12,4% contre 4% pour l automobile) Cette industrie n est pas délocalisable. Elle préserve l emploi et participe activement à l aménagement du territoire. Plus de 70% de la production agricole est transformée par les IA. Industrie très diversifiée et bénéficiant d un réel savoir faire. Elle bénéficie de la forte image du «Made in France». Points faibles : Nombre important d entreprises qui n ont pas atteint un niveau de taille suffisant : 95% de PME et 73% d entreprises de moins de 20 salariés. Faiblesse de l activité à l export. Les IA sont face à la concentration de la grande distribution. Le prix reste pour le consommateur le premier critère d achat. 90% des PME souffrent d un manque de fonds propres. Faiblesse des marges et des résultats (0,5% à 2% en moyenne). Et donc une part insuffisante consacrée à l investissement. LME et relations avec la grande distribution Les Négociations commerciales 2010 ont été plus difficiles qu en 2009 L impact de la LME provoque un durcissement des relations entre les entreprises et la distribution, renforce le déséquilibre des relations et fragilise les accords. Absence de plan d affaires, remplacé par contrat-cadre sans engagements réciproques concrets. Fragilisation des CGV et surtout des tarifs. Tendance à la négociation permanente. Problème des NIP (coût, champs d application). Accroissement des litiges liés à la logistique. Le positionnement des PME et leurs marques est difficile => poids des multinationales, tendance à la réduction des assortiments (place linéaire, développement du drive/net,...), poids des MDD en forte progression (potentiel estimé 45%). Aquitaine Suite à une enquête conduite par l ARDIA auprès de 24 dirigeants d entreprises (détails ci-dessous) Leur CA est en progression pour près d un tiers. Stabilité ou baisse des prix pour 2/3 des entreprises. 8% des entreprises ont de graves problèmes de trésorerie. Mais l emploi reste stable, pas de perspective de licenciement, 13% envisagent des recrutements. Une entreprise sur 2 va investir prochainement. Seulement 29% des entreprises voient la situation s améliorer. 185

% EN HAUSSE BON(NE) EN BAISSE MAUVAIS(E ) FORTE BAISSE STABLE CA 29 13 46 PRIX 21 46 33 TRESORERIE 50 38 8 EMPLOI 13 8 67 INVESTISSEMENT 46 2 46 TENDANCE A VENIR 29 38 33 Poursuite de la faiblesse des investissements des IA est confirmée par OSEO sur la région. Le secteur des fruits et légumes subit une crise particulièrement forte renforcée par la concurrence de l international. Le segment des produits Bio est en pleine croissance mais commence à rencontrer des difficultés de positionnement prix en particulier à cause de l importation par la GD. Les entreprises rencontrent toujours de grandes difficultés d approvisionnement matières en région et en France. Nombreuses sont les entreprises qui doivent s approvisionner à l international. Les ventes de foie gras mi-cuit et des produits de saurisseries sont en forte hausse. De nombreuses entreprises ont engagé des plans d investissement sur 2009 et 2010 qui porteront prochainement leurs fruits : Construction d une nouvelle fruitière par AGOUR afin de valoriser le lait de 25 producteurs, Investissement de plus de 1,5M pour Vivier des France afin de renforcer son outil de conditionnement de produits sous vide ainsi que dans les Sushis!, Le site de production de LU/KRAFT investit 7M pour produire de nouvelles gamme de biscuits, Création d une nouvelle ligne de production pour Martine Spécialités qui investit 7M. En conclusion : Malgré leur fléchissement de CA, les réductions des marges et le manque de visibilité, les entreprises d Aquitaine semblent résister à la crise économique. Cependant la poursuite des efforts à fournir risque d affaiblir les entreprises les plus fragiles. La remise en cause permanente des accords renforce la tension entre industriels et distributeurs. Dans le contexte de crise, le facteur prix est déterminant pour la distribution et pour le consommateur. Les entreprises qui résistent ou se développent sont celles qui ont investi, développé de nouveaux produits dont le bio et font de l export. De plus en plus d entreprises intègrent les critères du Développement Durable. Le positionnement des PME est difficile => poids des multinationales, tendance à la réduction des assortiments (place linéaire, développement du drive/net,..), poids des MDD en forte progression (potentiel estimé 45%). Année 2010 difficile mais la tendance semble à l amélioration. 186

Emploi, production, commandes, activité CONTRIBUTION DE GABRIEL MEYER UIMM 2 e trimestre 2010 3 2 1 0-1 -2-3 3 2 1 0-1 -2-3 Effectif 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Utilisation des capacités productives 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Effectifs : situation en voie d amélioration. Après la forte dégradation de l emploi industriel observée depuis 18 mois dans les entreprises de la Métallurgie d Aquitaine, une tendance à la stabilisation des effectifs parait se confirmer pour les 2/3 des entreprises ayant répondu à l enquête. Dans le même temps, près de 20% d entre elles déclarent une croissance de leurs effectifs, ce qui a pour effet d infléchir à la hausse les indicateurs. Cette évolution positive pourrait se poursuivre sur le trimestre à venir même si des situations très contrastées continuent d être constatées en fonction des métiers des entreprises et de leurs marchés de destination. Utilisation des capacités de production : amélioration progressive, mais limitée. Les résultats du 2 e trimestre sont encourageants et semblent confirmer les prémices d une reprise progressive, même si le taux d utilisation des capacités de production demeure faible pour les industries mécaniques. Toutefois, 45% des entreprises déclarent en effet une stabilisation de leur production et 30% une augmentation sur le trimestre écoulé. leur production et 30% une augmentation sur le trimestre écoulé. L amélioration devrait selon les dirigeants d entreprises se poursuivre au 3 e trimestre, malgré le traditionnel creux d activité lié à la période estivale. Nombre de commandes Nombre de commandes : première inflexion favorable depuis 2 ans. Les carnets de 3 commandes apparaissent globalement un peu moins dégradés, sous l effet d une 2 amélioration observée dans certains secteurs (biens d équipements et certains 1 marchés de l aéronautique). Cependant, la visibilité des industriels demeure réduite et 0-1 les anticipations, y compris pour le trimestre à venir, sont exprimées avec beaucoup -2 de réserves, ce qui rend incertaine la confirmation d une tendance nette. A noter que -3 le regain de commandes semble plus vigoureux dans les entreprises de plus de 50 salariés que dans les plus petites où la situation reste très fragile. Le recul d activités semble décélérer dans les industries mécaniques, plus précisément dans le secteur de transformation des métaux et de la mécanique de précision. Les activités de construction mécanique, de fabrication de machines outils et de machinismes agricoles paraissent cependant moins bien orientées. Dans le secteur de la maintenance mécanique, il semblerait que la demande se tasse à nouveau, après une reprise limitée. Pour le secteur des industries électriques et électroniques, le solde d opinions sur les carnets de commandes s inscrit dans le positif dans le secteur des équipements électriques mais l activité de production électronique connaît des situations contrastées : certaines entreprises considèrent être en situation de «stabilité basse», d autres, constatent une remontée de leur commandes ; toutes cependant, rencontrent des difficultés majeures pour les approvisionnements en composants électroniques, ce qui fragilise la situation de leurs commandes. 3 2 1 0-1 -2-3 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 Chiffres d'affaires 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 4 T 08 1 T 09 1 T 09 2 T 09 2 T 09 3 T 09 3 T 09 4 T 09 4 T 09 1 T 10 1 T 10 2 T 10 2 T 10 3 T 10* 3 T 10* Chiffres d affaires : amélioration à confirmer. L indicateur du chiffre d affaires connaît également une amélioration au 2 e trimestre 2010, en cohérence avec la reprise des commandes pour certaines entreprises : plus d un tiers des entreprises ayant répondu à l enquête déclare une hausse du chiffre d affaires, 39% une stabilisation. Là encore, les améliorations sont constatées surtout dans les entreprises les plus importantes. L absence de tendance nette pour les prévisions des dirigeants du 3 e trimestre illustre la persistance du manque de visibilité exprimée par les PMI. Situation d activité sur les principaux marchés de destination 3 2 1 0-1 -2-3 Aéronautique 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Marchés de l aéronautique : stabilisation et perspectives de reprise différenciée. Le repli sévère des marchés de l aéronautique constaté depuis de nombreux mois, notamment dans son incidence sur la sous-traitance, parait en voie d amélioration globalement, même si le solde d opinions des industriels sur leurs carnets de commandes reste encore orienté à la baisse. La faible visibilité s inscrit cependant dans un contexte d amélioration irrégulière et de montée en puissance progressive des programmes nouveaux. La situation reste cependant très différenciée selon les marchés et les programmes. S agissant de l aviation commerciale, le contexte est marqué par l obtention de nouvelles commandes pour Airbus et Boeing et par une reprise des cadences chez Airbus à Toulouse. Les programmes des moteurs d A320 et les marchés de l A330 ouvrent des perspectives d activité. Toutefois, d autres programmes continuent de connaître des retards, conduisant les sous-traitants à assumer les coûts non récurrents. 187

S agissant des avions d affaires et de l aéronautique militaire, la situation demeure toujours préoccupante, expliquant que l indicateur d activité continue de se dégrader au 2 e trimestre pour atteindre des niveaux historiquement bas, sans perspectives de rebond à courts termes. La dégradation et les incertitudes de l activité export pour le programme Rafale pénalise les entreprises concernées par cette activité. Par ailleurs, la préparation du développement des activités de production de drones se poursuit en Aquitaine, en particulier à travers l étude des standards utiles. Concernant le marché des hélicoptères, l exercice 2010 sera sans doute le plus bas avant une progression attendue en 2011 et 2012. Des retards sont enregistrés pour les programmes Tigre et NH90. La concurrence s accroît sur les marchés des hélicoptères civils. Des pistes positives s ouvrent sur les programmes à l export (Inde) et le développement du nouveau moteur Ardiden ainsi que du C175 pour la Chine. 3 2 1 0-1 -2-3 3 2 1 0-1 -2-3 Armement 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Espace Marchés de l armement : poursuite de la dégradation. Aucun retournement de tendance ne semble vouloir s opérer sur ces marchés qui restent en situation fortement dégradée sur fond de baisse probable des budgets militaires des États du fait de la situation préoccupante des finances publiques de la plupart d entre eux. 50% des entreprises présentes sur ces marchés de destination qui ont répondu à l enquête, déclarent une baisse d activité sur le 2 e trimestre. Une nouvelle dégradation est attendue au 3 e trimestre dans des proportions équivalentes. Toutefois, les plans de charges semblent devoir s améliorer dans le secteur de la construction navale militaire. Espace : amélioration. Les marchés de l espace, qui avaient plutôt bien résisté à la crise jusqu à l été 2009, avaient connu depuis à leur tour une dégradation du niveau d activité. Celui-ci semble toutefois s améliorer au 2 e, voire au 3 e trimestre, même si la proportion des entreprises en situation de baisse d activité demeure importante (30%) et que les perspectives moyen-long termes paraissent hypothéquées par les incertitudes liées aux déficits publics 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* 3 2 1 0-1 -2-3 3 2 1 0-1 -2-3 3 2 1 0-1 -2-3 Automobile 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Agro alimentaire 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Chimie 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Automobile : embellie. Les marchés de l Automobile pour les entreprises régionales, qui étaient en constante dégradation depuis plus de 3 ans, ont connu une nette amélioration au 2 e trimestre 2010, sur fond de reprise des ventes de véhicules particuliers pour un marché dopé par les systèmes de primes gouvernementales mises en place par les États. Cette embellie passagère a eu des effets plutôt positifs au 3 e trimestre. Toutefois, cette embellie s inscrit dans un contexte où les immatriculations des véhicules particuliers connaissent un repli au cours du premier semestre 2010 et où les dispositifs de soutien vont prendre fin. Marchés de l agro-alimentaire : rebond. Conformément aux prévisions de notre précédente enquête, les entreprises positionnées sur les marchés de l agroalimentaire ont connu un regain d activité au 2 e trimestre. Ainsi, le secteur de fabrication de matériels vitivinicoles connaît des perspectives nouvelles du fait des aides européennes aux investissements octroyées pour la rénovation des chais des propriétés viticoles. Cependant, l épuisement des crédits disponibles dans ce domaine pourrait se traduire par une nouvelle chute des investissements. Ceci explique sans doute en partie la prudence des prévisions du trimestre à venir. Marchés de la chimie : légère amélioration. La fin de la dégradation sur ces marchés a été plus rapide que prévue pour les entreprises puisque les réalisations du 2 e trimestre se révèlent plus favorables que les prévisions baissières exprimées par les entreprises lors de notre enquête précédente. La reprise reste toutefois modeste par rapport à un 1 er trimestre 2010 qui était la résultante de fortes baisses sur 6 trimestres consécutifs. L absence de tendance franche sur le troisième trimestre semble indiquer plutôt une stabilisation à des niveaux bas sur ces marchés très liés aux investissements industriels, dont l atonie persiste. 188

3 2 1 0-1 -2-3 Papeterie Marchés de la papeterie : amélioration ponctuelle. Conformément aux anticipations de notre précédente enquête, le 2 e trimestre 2010 fait apparaître une amélioration de l activité sur ces marchés pour la première fois depuis plus de 4 ans. Toutefois, cette évolution mérite d être relativisée en raison de la faiblesse des niveaux d activités constatés et au regard de prévisions à nouveau à la baisse pour le 3 e trimestre 2010. 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* 3 2 1 0-1 -2-3 Bois -2,98 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Marchés de l industrie de transformation du bois : amélioration. La stabilisation de ces marchés observée au 1 er trimestre en dépit de fortes disparités entre les entreprises, semble devoir déboucher sur un rebond qui tendrait à se confirmer au 3 e trimestre si l on en croit les prévisions exprimées par les industriels. Beaucoup d entre eux continuent néanmoins de souligner l absence de visibilité sur ces marchés. 3 2 1 0-1 -2-3 Autres industries 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Autres marchés industriels : rebond significatif. Cet indicateur s est fortement redressé lors du 2e trimestre, notamment sur les marchés de l énergie et du bâtiment. Les perspectives exprimées restent néanmoins prudentes, illustrant les doutes persistants des industriels sur la vigueur et la pérennité de la reprise. Cette tendance reste toutefois significative des tendances actuelles d amélioration de l activité industrielle. Indicateurs économiques et financiers Marges sur affaires 3 2 1 0-1 -0,03-2 -3 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Marges sur affaires : pas de reconstitution. Cet indicateur illustre la fragilité de la reprise : les améliorations d activité concernent le plus souvent des marchés de petits volumes dans un contexte de fortes tensions sur les prix et les délais qui ne permettent pas aux industriels la reconstitution et la sécurisation de leurs marges. Celles-ci se révèlent notamment très dépendantes des prix des matières premières dont la répercussion à la hausse auprès du client final reste toujours aussi problématique. Or, après quelques mois de répit, il semblerait que ces prix soient durablement repartis à la hausse. A noter tout de même l effet positif de la baisse de l Euro sur les perspectives des entreprises exportatrices. 3 2 1 0-1 -2-3 Evolution des prix de vente 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Évolution des prix de vente : vers un redressement? Les contextes d activité dégradée ne favorisent pas en général l augmentation des prix des produits manufacturés. Néanmoins, la forte dégradation observée depuis fin 2008 semble être enrayée depuis le début de l année, ce qui devrait se confirmer au 3 e trimestre, l indice anticipant même un léger rebond. Les prix des produits manufacturés sur le marché français semblent connaître actuellement une orientation haussière depuis le mois de février. 3 2 1 0-1 -2-3 Délais de paiement 1 T 07 2 T 07 3 T07 4 T 07 1 T 08 2 T 08 3 T 08 4 T 08 1 T 09 2 T 09 3 T 09 4 T 09 1 T 10 2 T 10 3 T 10* Délais de paiement : dégradation confirmée. La tendance à la dégradation des délais de paiement anticipée lors de notre précédente enquête s est malheureusement confirmée au 2 e trimestre sous l effet des tensions de trésorerie persistantes, quelle que soit la taille des entreprises. Cette tendance devrait se poursuivre au prochain trimestre, illustrant la fragilité financière du tissu industriel très dépendant du crédit fournisseur La tendance annuelle prévisionnelle vue au deuxième trimestre Chiffre d'affaires 3 2 1 0-1 -2-3 0,74 Chiffres d affaires annuel : léger rebond. Les prévisions exprimées par les entreprises ayant répondu à l enquête en matière d anticipation de leurs niveaux de CA 2010 et 2011 s avèrent plus favorables que celles exprimées au 1er trimestre, illustrant le léger rebond du moral des industriels. Ceci étant, l ampleur de la reprise attendue ne permettra que rarement de reconstituer les niveaux d activité d avant l été 2008, qui semblent inatteignables pour beaucoup d entreprises. 189

3 2 1 0-1 -2-3 Résultats de l'exercice Résultats de l exercice : en voie d amélioration. Parallèlement aux anticipations relatives aux niveaux des chiffres d affaires 2010 et 2011, celles relatives aux résultats de ces exercices se révèlent également plus optimistes à l issue de 2 e trimestre qu à l issue du 1er ce qui est plutôt bon signe s agissant des tendances de fond des marchés industriels. Il faut dire que le retour à la rentabilité de l activité en 2010 est une nécessité 3 2 1 0-1 -2-3 Investissements productifs -0,12 Investissements productifs : en attendant la reprise. La reprise significative des investissements industriels ne semble pas envisagée pour 2010 si l on en croit les prévisions des industriels du panel. Cette atonie persistante des investissements pourrait, si elle se prolonge, être de nature à nuire à la capacité de l outil industriel à faire face dans des conditions satisfaisantes au rythme de la reprise de l activité lorsqu elle se présentera. 3 2 1 0-1 -2-3 Recherche & Développement *prévisions R&D : inquiétudes à moyen terme. Les précédentes enquêtes avaient montré que les entreprises industrielles d Aquitaine avaient continué d investir malgré la crise en Recherche et Développement. Si l exercice 2010 demeure globalement bien orienté dans ce domaine en dépit du contexte économique, cet indicateur se dégrade toutefois entre le 1 er et le 2 e trimestre pour les projets de l année 2011, les entreprises du panel anticipant désormais une baisse d investissement dans ce domaine. Cette prudence des dirigeants d entreprise révèle sans doute l absence persistante de visibilité pour de nombreuses entreprises. L infléchissement de cet indicateur pourrait également traduire les doutes de certains industriels sur leur capacité à financer à termes leurs efforts de R&D. Il sera donc important de suivre son évolution dans le temps. - LES MOINS Situation toujours incertaine pour les activités liées aux marchés de l Aéronautique et de la Défense Inquiétudes sur les marchés Automobile et Agroalimentaire dopés provisoirement par des financements publics à durée de vie limitée (primes à la casse, aides européennes à l investissement) + LES PLUS Tendance à la stabilisation et à l amélioration des indicateurs globaux d activité (Effectifs, Production, Commandes, Chiffre d affaires) Confirmation de signaux de reprise différenciés sur les marchés de destination Anticipations annuelles en matière de CA et résultats 2010 plus favorables qu au 1er trimestre Amélioration des perspectives d emplois industriels Faits saillants exprimés par les entreprises Amélioration du taux de change Euro/Dollar Confirmation des difficultés d approvisionnements en matières premières et composants associées à des hausses de prix Évolutions d activité mais absence persistante de visibilité : petits marchés, pas de plans de charge pérennes, absence de projets importants Fortes pressions sur les délais de réalisation des marchés Forte pression sur les prix Forte pression concurrentielle Difficultés de financement des programmes de formation professionnelle Signaux de détérioration du climat social Évolution du climat des affaires : légèrement favorable L indice général de la Banque de France perd un point, passant de 102 points en avril à 101 points en mai 2010 selon sa dernière enquête. Selon la Banque de France, les prévisions font état d un maintien de la production à court terme dans l Industrie. 190

Tendance 2010 CONTRIBUTION DE JEAN-RENÉ JECKO GROUPEMENT DES INDUSTRIES FRANÇAISES AÉRONAUTIQUES ET SPATIALES (GIFAS) Situation Générale Ce premier semestre 2010 aurait pu être celui de la confirmation ou de l'infirmation des évolutions enregistrées fin 2009. Cela en particulier dans le domaine du trafic aérien passagers et fret qui reste, au moins pour l'aviation civile le seule critère objectif qui permettrait aux compagnies aériennes de reprendre confiance et d'envisager des achats d'aéronefs ce qui, in fine, donnerait à l'activité industrielle des avionneurs et à leurs partenaires et sous-traitants l opportunité de relancer programmes et activité de production. Les chiffres du trafic aérien seront comme à l'habitude présentés mais l'interprétation sur les perspectives mérite la plus grande prudence, tant ces chiffres en particulier en Europe ont été perturbés par les milliers d'annulation de vol liées aux nuages de cendre du volcan islandais. Côté marché militaire, même si les conséquences n'ont pas encore été évoquées concrètement, on ne peut pas imaginer que les plans d'économies voire de rigueur dans certains pays européens n'aient pas d'effets significatifs sur les budgets militaires. En premier lieu l évolution de la Grèce avec ses engagements d'économies de trente milliards d'euros sur trois ans et un budget militaire historiquement plus élevé que la moyenne européenne sera sans nulle doute à observer. Mais les plans d'économies prévus également en Espagne, au Royaume-Uni et bien sûr en France auront également une incidence sur des projets d'équipement des forces qui seront au minimum reportés. Pour terminer cette introduction sur une note plus optimiste, on notera que l'euro revenu à une parité plus conforme aux réalités économiques par rapport au Dollar devrait permettre à nos produits exportés d'être plus concurrentiels. A classer également dans les aspects positifs de cette tendance 2010, les perspectives de relance dont pourra bénéficier l'industrie aérospatiale dans le cadre du grand emprunt dont l'un des volets lui est réservé. La présentation des neuf plates-formes de démonstration est le premier signe concret des résultats des réflexions menées par le CORAC pour répondre aux objectifs ambitieux du transport aérien, en particulier en terme d'environnement et de développement durable. Le trafic aérien L'important dans le suivi d'une conjoncture est de choisir pour comparer les périodes un indicateur construit sur la même base ; c'est ce qui est fait au fil de ces notes à partir des chiffres de l'iata (International Air Transport Association). Cela ne suffit pas, il faudrait pouvoir interpréter les phénomènes très conjoncturels qui faussent les comparaisons. C'est le cas dans la période écoulée ou les cendres du volcan islandais ont conduit à l'annulation de 5 000 vols en Avril et Mai. Pour le Directeur de l'iata, cela représenterait une baisse de 2,4% du trafic aérien international et cela au moment où celui-ci, comme on le voit sur les tableaux suivant, connaissait une lente reprise après la crise de 2008. Le Tableau 1 qui concerne le trafic passagers est de ce point de vue très significatif. L'effet "volcan" en Avril se retrouve sur toutes les destinations mais il est très marqué en Europe et à un degré moindre sur les routes de l'amérique du Nord. Tableau 1 Le taux de remplissage "passagers" sur le Tableau 2 montre la même tendance mais amortie par le fait qu'en Europe les avions autorisés à circuler en avril étaient plutôt bien remplis. La fin des perturbations liées aux cendres volcaniques à partir de Juin nous donnera une information plus pertinente dans les mois qui viennent. 191

Tableau 2 Pour le trafic fret dans la note de conjoncture de début 2010 le retour à des niveaux de trafic comparables à ceux d'avant la crise était déjà mentionné. Le Tableau 3 montre pour le fret une relative stabilité, il a été manifestement moins touché par l'effet volcan, ce qui peut s'expliquer car il est moins concerné que le trafic "passagers" par les routes aériennes européennes où il est très concurrencé par les transports routiers et à un degré moindre ferroviaire. Tableau 3 Le taux de remplissage pour le fret confirme cette analyse et atteint des niveaux inégalés depuis le début de la décennie même si on devine un tassement sur les derniers mois dans le Tableau 4. Tableau 4 Les prévisions mises à jour et présentées par le Directeur général de l IATA en juin font état pour 2010 d une progression de 7.1% pour le trafic «passagers» et de 18.5% pour le «fret». Les aspects industriels Les avions commerciaux Sans revenir sur les chiffres 2009 des deux grands avionneurs du domaine civil que sont AIRBUS et BOEING on peut déjà entrevoir pour 2010 une relative continuité. La production industrielle et les livraisons resteront soutenues alors que les prises de commandes ont toujours du mal à progresser. A cet égard les chiffres d'airbus au 1 er trimestre 2010 sont très significatifs. Très bon niveau pour les livraisons avec 159 appareils mais seulement 67 commandes enregistrées. L'analyse de la situation industrielle segment par segment est intéressante. Si la compétition est toujours féroce entre les deux majors de l'aéronautique civile elle révèle des situations assez contrastées suivant les gammes de porteurs. Pour les monocouloirs l'a320 d'airbus et le 737 de BOEING sont déjà deux succès commerciaux qui poursuivent à plus de 30 appareils par mois en 2010 une réussite industrielle exemplaire. Mais jusqu'à quand? Les Canadiens avec le C Series de Bombardier, les Chinois avec le C919 et les Russes avec le M521 se préparent à contester cette suprématie sur un segment qui représente 70% des avions à construire sur les vingt ans à venir et 40% du marché en valeur. 192

Avec des technologies plus récentes ces nouveaux entrants sauront proposer des avions compétitifs. D'où les réflexions en cours sur l'amélioration allant d'une remotorisation comme l'a déjà fait BOEING sur le 737 à une refonte plus importante. Pour AIRBUS une version "A320 NEO" est en cours d'analyse et la décision prévue en 2010 permettrait avec la remotorisation un gain de 15% sur la consommation. Sur l'autre segment très convoité des longs courriers biréacteurs, on retrouve AIRBUS et BOEING en compétition mais dans un contexte très différent. Le développement de l'a350 avec un premier vol annoncé aujourd'hui pour mi-2012 doit être exemplaire face à celui du B787 qui affiche malgré le retard du programme un carnet de commandes très fourni. Autre programme majeur pour AIRBUS que l'on retrouve sur tous les segments : celui de l'a380. La situation s'est bien éclaircie après les difficultés majeures qui ont accompagné les premières livraisons. La cadence doit monter à vingt avions livrés en 2010, soit 2 fois plus qu'en 2009! Plus préoccupant, aucun contrat signé jusqu au salon de Berlin début juin où Emirates a passé une commande géante de 32 avions portant ainsi à 234 (dont 90 pour Emirates) gros porteurs A380 vendus dans le monde. On est encore loin du seuil de rentabilité évalué à 500 avions mais c est une très bonne nouvelle. AIRBUS profite dans son ensemble de ce salon de Berlin et enregistre 67 commandes autant qu au premier trimestre 2010 pour un montant total de 12.6 milliards d Euros. Les compagnies aériennes La situation des compagnies aériennes présente cette fois encore les signes les plus inquiétants de cette note de conjoncture. Dans le tableau suivant publié par Air et Cosmos à partir des sources de compagnies européennes on mesure la gravité de la situation pour l'année 2009. Air France / KLM en particulier affiche une perte record liée en partie à un recul spectaculaire de son Chiffre d'affaires. COMPAGNIES CHIFFRE D'AFFAIRES RESULTAT NET (EN M ) (EN MD ) Var. 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2009 2009/2008 Finnair -102-46 102-14 12 1 1,84-18,5% Lufthansa -112 542 1655 803 453 404 22,28-10,3% Iberia -273 32 328 57 396 220 4,40-19,1% SAS -284-590 68 507 27-206 4,58-15,0% Australian Airlines -326-430 3-140 -129 40 1,93-20,3% Alitallia -326-200 -495-626 -67-812 n/d n/d British Airways -497-425 875 551 689 367 9,35-11,1% Air France-KLM -1559-814 756 891 913 351 20,99-15,0% Total -3.479-1.934 3.292 2.029 2.194 365 Tableau 5 Le meilleur résultat dans le ciel européen, il faut aller le chercher dans les compagnies low-cost. C'est Ryanair qui a généré un bénéfice net sans équivalent de 305 millions d'euros, ce qui permet à la compagnie irlandaise de verser pour la première fois de son histoire un dividende à ses actionnaires à la fin de l'exercice 2012-2013. Seule ombre dans ce tableau la poursuite dont la compagnie fait l'objet pour travail illégal sur la base de Marseille. En effet, les 120 personnes dont une trentaine de pilotes sont fiscalement domiciliées à Dublin et pas en France! Suivant l'issue de la procédure le bouillant DG de Ryanair Michael O'Leary menace de se retirer purement et simplement de la base de Marseille au risque de déstabiliser l'aérogare dédié aux compagnies bas coût dans lequel la CCI de Marseille Provence a investi 16 Millions d'euros. Si l'on ajoute à cela le millier d'emplois induits par les 400 000 touristes supplémentaires qu'apporte le développement local de Ryanair on comprend mieux la recherche d'un dialogue entre les parties. C'est en tout cas la même procédure qui avait conduit à la condamnation d'easyjet pour travail dissimulé par le tribunal correctionnel de Créteil en Avril dernier. Nul doute que les compagnies nationales ne lâcheront pas cette nouvelle opportunité de fragiliser le modèle économique des compagnies low-cost. Cela d autant qu un projet de low-cost «long courrier» est en cours d évaluation par une compagnie scandinave. Des tentatives précédentes sur ce segment ont échoué mais le contexte économique actuel se prête sans doute davantage à cette nouvelle initiative. Hors Europe la situation des compagnies aériennes n est guère différente. Seules les compagnies du golfe Emirates à Dubai, Qatar Airways et Elihad Airways à Abu Dhabi affichent des perspectives de croissance inquiétantes pour les autres acteurs de l aéronautique civile. Les tableaux 6 et 7 (Source Air Transport Intelligence Airlines Forecasts) montrent bien l évolution de leur trafic et les capacités de leurs hubs. Changing places Capacity at Gulf hubs, passengers, m Come fly with us Passengers carried by airline, m 193

Les Marchés Militaires RAFALE Au moins sur le plan des capacités du standard F3 attendu pour 2010 les mois qui viennent seront très importants pour les opérationnels et les centre d expérimentation militaires du Rafale. Il s affirme de plus en plus dans ses capacités «omnirôle» qui devraient l aider à conquérir enfin un premier marché export sur le scène internationale. Au Brésil par exemple entre EXPO AERO BRASIL 2010 mi juin et avant le remplacement du Président Lulla à l automne, on parle toujours d évènements propices à une prise de décision mais on attend encore! Le Koweit doit tester l avion de combat en juin également pour une décision finale qui pourrait être annoncée lors de la visite en France du ministre Koweitien de la Défense. Tout cela on le voit bien est très politique. Cette dimension apparaît bien évidemment pour les autres acheteurs potentiels cités dans les notes de conjonctures précédentes Libye, Inde, EAU et Suisse. Le cas de la Grèce pour les raisons que l on imagine est le seul à avoir sans doute évolué. Dans le contexte économique difficile c est une opportunité de marché qui s éloigne. Le Rafale n est pas le seul à devoir souffrir de la situation économique, l imposant programme US d avions de combat LOCKHEED MARTIN F-35 qui a rassemblé une participation européenne de grande ampleur (5 pays) voit l un d eux les pays Bas s interroger sur leur participation pour cause d austérité budgétaire. A 400M L avion de transport militaire européen a beaucoup moins fait la une ces derniers mois mais il ne faut pas le regretter. On parlait beaucoup du programme en terme de difficultés techniques, de retard et de surcoût de nature à mettre en péril la pérennité du programme. Certes tout n est pas réglé en particulier la signature du contrat amendé pour partager les dépassements et fixer les nouvelles échéances, ne se fera qu à l automne. On l attendait au dernier salon de Berlin! Le second prototype a fait son premier vol à Séville le 8 avril 2010 et le numéro 3 subit actuellement une série d essais au sol pour un premier vol cet été. Tout n est pas réglé mais l avion semble sorti de la situation catastrophique de l année dernière. Côté «commandes» par contre aucun motif de satisfaction et même des inquiétudes sur celles déjà passées. Après la Grande Bretagne qui réduit de 3 exemplaires et le retrait de l Afrique du Sud c est l Allemagne qui évoque une réduction de 7 exemplaires. Le seuil de rentabilité du programme A400M s éloigne encore! Conclusion A ce jour il est bien difficile de savoir jusqu où les politiques d économies voire de rigueur des grands pays impacteront l aéronautique civile via les échanges commerciaux et l aéronautique militaire via la réduction des grands programmes qui peuvent constituer une variable d ajustement assez naturelle. Ce qui est sûr c est qu en dépit des chiffres plutôt encourageants sur la reprise du trafic aérien et une parité euro-dollar plus conforme à la réalité économique le monde de l aéronautique n échappera pas à une remise en question pour répondre aux objectifs ambitieux de la feuille de route du CORAC (conseil pour la recherche aéronautique civile) où fiabilité, compétitivité et environnement sont les maîtres mots. On y retrouve également les objectifs européens à l horizon 2020 : division par 2 de la consommation et des émissions de C02, réduction de 80% des NOx et division par 2 du bruit perçu. Première action très concrète lors de la journée du 3 mai dernier organisée par le GIFAS et le CORAC, la présentation des neuf plates-formes de démonstration retenues dans le cadre du grand emprunt national avec les leaders par domaine. Les 9 Démonstrateurs Avion composite AIRBUS Trains et volets faible bruit DASSAULT Cockpit du futur AIRBUS Avionique modulaire étendue THALES Turbomoteurs forte puissance SAFRAN Moteur diesel hélicoptère EUROCOPTER Gestion intelligente de l énergie AIRBUS Train d atterrissage électrique SAFRAN Turboréacteurs améliorés SAFRAN C est au total un milliard d Euros également répartis entre l industrie aéronautique et le grand emprunt qui sera consacré à ces plates formes de démonstration technologique dans les prochaines années. Trois d entre elles seront lancées dès 2010 et des leaders sont déjà désignés. Le challenge est évident tous les grands secteurs de l aéronautique civile sont concernés et l ouverture aux PME doit se faire dans les prochaines semaines. Elles seront concernées soit au plus haut niveau des projets associés aux leaders dans les mêmes conditions en tant que partenaires soit retenues sur appel d offres en sous-traitance financée à 100%. Avec les avionneurs et les équipementiers, l implication des PME de la filière aéronautique est une des conditions majeures pour faire de ce grand programme une vrai réussite industrielle. 194

CONTRIBUTION DE MICHEL CISILOTTO FÉDÉRATION FRANÇAISE DU BÂTIMENT AQUITAINE Conjoncture du bâtiment au niveau national 1) Éléments de conjoncture dans le bâtiment Le contexte macro-économique actuel continue, pour le moment, d être peu lisible pour les entreprises du Bâtiment. Les crises mondiale, européenne et nationales sont venues remettre en cause une large part des certitudes acquises. Malgré la mise en place du plan de sauvetage de la Grèce et la création d un fonds ad hoc largement doté, la situation reste tendue. De fait, le marché du crédit a de nouveau frôlé l assèchement, avec une forte spéculation à la hausse de la part des marchés financiers, concernant les taux d emprunt à long terme des pays (le taux du crédit à 10 ans ayant atteint en avril près de 8% l an pour la Grèce!). Or, les banques françaises et allemandes sont largement exposées sur le marché grec. Le quasi-état de défaut de paiement de la Grèce aurait donc pu déboucher sur l impossibilité pour certaines banques du cœur de la zone euro, voire pour l ensemble du secteur, de lever des fonds sur les marchés financiers, donc d alimenter en crédit les entreprises et clients du Bâtiment. Pour l heure, ce scénario noir semble toutefois écarté, comme cela s illustre dans le graphique de la croissance du PIB en volume figurant en annexe 1. Reste que la confiance est de nouveau écornée et que l euro n a cessé de baisser rapidement face au dollar depuis plus d un mois. Cette situation semble certes favorable aux exportations françaises, mais elle l est moins pour les importations en règle générale, pour la facture énergétique et pour un certain nombre de matériaux que les entreprises du Bâtiment utilisent, en particulier, les métaux, les ciments, etc. 2) Les grandes tendances du secteur du bâtiment Du côté du segment du non résidentiel neuf, la crise se poursuit : en rythme annuel, un point bas a été quasiment atteint en termes de mises en chantier au premier trimestre 2010. Il faut rappeler toutefois, que ce segment est entré en crise plus tard que le logement, en particulier, grâce à la mesure FC.TVA. En glissement annuel sur trois mois à fin mars 2010, les autorisations et les mises en chantier chutent respectivement de 20,1% et de 17,3%. Toutefois, selon l enquête de l INSEE auprès des industriels au mois d avril 2010, ces derniers ont sensiblement révisé à la hausse leurs prévisions d investissement, anticipant un accroissement des montants concernés de 6%, en valeur, en 2010. Sur le segment du logement neuf, après la très mauvaise année 2009, les données à fin mars laissent espérer une embellie. De fait, après leur recul de 16,7% l année passée, les mises en chantier ne s inscrivent plus en baisse que de 3,3%, en glissement annuel sur trois mois (janvier à mars 2010/janvier à mars 2009). Ainsi, en rythme annuel, près de 320.000 mises en chantier seraient atteintes, niveau assez proche des quelques 335.000 observées en 2009. Cette tendance reste toutefois à confirmer. Quant à l amélioration-entretien, le rythme de recul pourrait s être tassé un peu : en glissement annuel sur trois mois, le recul de l activité est passé de 3,5% (4 e trimestre 2009/4 e trimestre 2008) à 3% (1 er trimestre 2010/1 er trimestre 2009) en volume. Sous réserve de la poursuite des tendances récentes, hors non-résidentiel neuf, le recul de l activité serait donc en passe de nettement se modérer (cf. «le climat des affaires s améliore à peine dans le secteur de la construction» annexe 2). Toutefois, dans ce contexte, les pressions à la baisse sur les prix vont se poursuivre, principale menace actuelle pour la pérennité des entreprises de Bâtiment. 195

Conjoncture du bâtiment en Aquitaine : enquête de conjoncture régionale de juin 2010 1) L activité Les résultats de l enquête trimestrielle de conjoncture, qui a porté sur plus de 220 entreprises, semblent faire état d une stabilisation relative de l activité après une année 2009 particulièrement difficile. De fortes disparités apparaissent cependant entre départements voire entre corps d état. Le niveau de carnets de commande paraît confirmer la stabilisation précédemment évoquée. 1-1 Activité passée L appréciation de l activité passée par les entreprises régionales du Bâtiment au mois de mars 2010 coïncidait globalement avec les chiffres de la Banque de France qui faisaient état d une baisse d activité de l ordre de 9%. Trois mois plus tard, cette même perception du niveau actuel d activité par rapport à l année précédente s est globalement améliorée : - Le pourcentage moyen se situe à moins de 2,7% sur un an contre - 8,8% en mars. - 15% des entreprises interrogées signalent une hausse d activité (contre 10% au mois de mars). 1-2 Carnets de commande Les carnets de commande déclarés par les entreprises régionales interrogées se situent à un niveau très comparable à celui constaté au mois de mars (4,4 mois contre 4,7 mois). Comme pour l analyse de l activité actuelle, les meilleurs chiffres se retrouvent dans le Gros-Œuvre avec un carnet de commande moyen de 4,9 mois (4,5 en mars) contre 4,2 mois dans le Second-Œuvre. Ce chiffre atteint même 5,0 mois pour les entreprises de plus de 10 salariés (3,7 pour celles de moins de 10). Les niveaux de carnets de commande sont très proches d un département à l autre, se situant tous entre 4,3 et 4,7 mois, à l exception notable des Landes où ils n atteignent en moyenne que 3,8 mois. On notera enfin que, pour un quart (25,8%) des entreprises interrogées, le carnet de commande est actuellement inférieur à deux mois. 1-3 Prévisions d activité Les estimations d activité des entreprises régionales pour les mois à venir confirment à la fois l amélioration notée lors de l enquête du mois de mars et surtout l embellie sur laquelle semblent se situer le département de la Gironde et les entreprises de Gros-Œuvre. Le différentiel entre les entreprises prévoyant une baisse d activité et celles envisageant une hausse demeure toutefois déficitaire avec plus de 20 points en faveur des premières. Dans le détail, les prévisions globales d activité se situent à - 2,3% contre - 3,1% en mars. La chute ne serait plus que de 1,0% dans le Gros-Œuvre (- 4,5% en mars) contre - 2,3% pour le Second-Œuvre. L amélioration constatée dans l activité actuelle en Gironde devrait se confirmer dans les mois à venir (prévisions d activité futures de + 0,2%) mais la situation reste encore négative dans les quatre autres départements, - 5,8% dans les Landes, - 2,0% dans le Lot-et-Garonne, - 4,1% en Dordogne et surtout 5,6% dans les Pyrénées-Atlantiques. 2) L évolution des marchés 2-1 Évolution des différents créneaux du marché En relation directe avec la moindre détérioration constatée sur les niveaux d activité actuels et futurs, la perception de l évolution des différents marchés semble connaître un léger mieux. Ce phénomène concerne globalement tous les créneaux de marché, mais ceux de l amélioration, de l entretien et de la rénovation continuent de se positionner à un niveau supérieur à celui de la construction neuve. Pour la réhabilitation, c est toujours le logement privé qui se situe le moins mal, précédant légèrement le logement social. Sans doute faut-il voir de cette situation les premiers impacts de la rénovation énergétique qui dopent probablement ce type de marché. Concernant la construction neuve, les écarts semblent quelque peu se réduire entre les différents créneaux. Cette légère amélioration correspond sans doute à la fois au Plan de Relance Gouvernemental et aussi à celui mis en œuvre par la Profession du BTP - via ses organismes de gestion : Caisses de Congés Payés du Bâtiment et 196

des Travaux Publics, PRO BTP, SMA BTP -qui a mobilisé 2,3 milliards d de prêts bonifiés pour le soutien de l investissement local. 2-2 Évolution du niveau des prix sur un an Si la chute de l activité semble se ralentir, voire dans certains cas s inverser, on ne constate aucune amélioration sur le niveau des prix pratiqués. Les trois quarts des entreprises interrogées (74,1%) se plaignent de fortes baisses. Ce pourcentage atteint même 91,5% pour le Gros-Œuvre et 80,6% pour les entreprises de plus de 10 salariés. Cette dernière catégorie étant celle qui est le plus souvent confrontée à des appels d offres, il apparaît indéniable que c est à ce niveau que des améliorations doivent être recherchées. Des outils existent pour éliminer légalement les offres anormalement basses, les pouvoirs publics se doivent de les appliquer sous peine de devoir constater rapidement la disparition d une importante partie de l appareil régional de production et des emplois correspondants. Des réunions sont d ailleurs organisées sur le thème des prix bas par la FFB Aquitaine et sa Commission Régionale Économique avec l Ordre des Architectes, l AROSHA et la DREAL Aquitaine. 3) L emploi 3-1 Évolution des effectifs permanents dans les douze mois à venir Les chiffres aquitains recueillis en juin 2010 sont extrêmement proches de ceux enregistrés en décembre 2009 et en mars 2010. Ils font état d une certaine stabilité prévisionnelle dans la plupart des cas. Malgré les difficultés rencontrées, les entreprises régionales du Bâtiment paraissent toujours attachées au maintien de leurs effectifs permanents. Aucune réelle différence n apparaît dans ce domaine en fonction du corps d état ou de la taille des entreprises. Par contre, si en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, les hausses d effectifs sembleraient compenser les licenciements, la situation paraît moins favorable dans les trois autres départements. 3-2 Évolution de l intérim dans les mois à venir Comme les trimestres précédents, si l emploi stable n est relativement pas trop touché par la crise, le recours à l intérim en est une des principales victimes. La situation ne devrait pas s améliorer au cours des prochains mois. La seule tendance relativement nouvelle réside dans le maintien d une importante proportion d entreprises de Gros-Œuvre (48,6%) qui envisagent de stabiliser leur recours au travail intérimaire à moyen terme. 3-3 Chômage partiel 8,1% des entreprises interrogées envisagent de recourir au chômage partiel. Ce chiffre est globalement identique à ceux enregistrés depuis décembre 2009. Il convient de noter qu il ne s agit ici que d une possibilité évoquée par les entreprises et non pas d un recours avéré. En effet, la différence peut être grande entre l évocation d une possibilité, la demande auprès de la Direction du Travail et le recours effectif au chômage partiel. 4) Situation financière 4-1 Trésorerie des entreprises La vive concurrence s exerçant sur les prix ne pourra que très difficilement perdurer sans engendrer d impacts sur la situation financière des entreprises. Si la dégradation des trésoreries a pu être, à un moment, cachée ou estompée, par des délais consentis malgré la LME, par les fournisseurs, par les mesures obtenues par les organisations professionnelles auprès des URSSAF pour le règlement des charges sociales, ou auprès des maîtres d ouvrage publics pour les avances sur travaux, elle a commencé à apparaître dans l enquête de mars et s est confirmée en juin 2010. 197

4-2 Relations avec les banquiers et les fournisseurs Les réponses obtenues en juin 2010 sont assez comparables pour les relations avec les banquiers, puisque seulement 13,3% des entrepreneurs interrogés font état d une situation difficile (12,7% en mars). A l inverse, on note une relative amélioration dans le cadre des relations avec les fournisseurs qui ne semblent plus concerner qu un quart (24,7% exactement) des entreprises contre un tiers (32,0%) au mois de mars. Après une année 2009 particulièrement difficile avec une baisse d activité de 9%, les entreprises régionales d Aquitaine ont commencé à entrevoir la fin de la baisse d activité au cours du premier trimestre 2010, situation qui paraît s être stabilisée depuis lors. Ce constat global masque de fortes disparités, aussi bien entre corps d état, avec un ralentissement de la décroissance plus marquée pour le Gros-Œuvre, qu au niveau territorial, avec des écarts qui s accroissent entre la Gironde et les quatre autres départements car elle semble plus préservée vis-à-vis de la baisse d activité. La volonté de maintenir les effectifs permanents des entreprises reste malgré tout d actualité. Ce souhait pourrait se trouver fortement contrarié par les conséquences que ne manqueront pas d avoir les Offres Anormalement Basses sur l appareil de production régional. Cette problématique apparaît désormais comme centrale pour la survie des entreprises du secteur. Annexe 1 : Lent redémarrage de l activité en France comme en zone euro Annexe 2 : Le climat des affaires s améliore à peine dans le secteur de la construction 198

CONTRIBUTION DE XAVIER DOUGNAC FÉDÉRATION RÉGIONALE DES TRAVAUX PUBLICS D AQUITAINE Conjoncture des Travaux Publics en Aquitaine Fin 2009- premier semestre 2010 Les travaux publics tirent la sonnette d alarme Au sein d un contexte général d activité économique aquitain, tel que défini par la CRCI, comme se traduisant par une baisse moins sévère et laissant entrevoir des signes de stabilité, voire d amélioration, le secteur des TP se situe aujourd hui dans une phase nettement plus pessimiste. Après un chiffre d affaires en baisse de -0,7% en 2008 (contre +0,4% France entière), de -8,5% en 2009, les professionnels de la branche se voient contraints, en ce premier semestre 2010, de tirer la sonnette d alarme face à un climat qui se dégrade encore. La contraction générale d une économie sectoriellement décidée, pour plus de 60%, par une maîtrise d ouvrage publique, inquiète très sérieusement les entrepreneurs qui se retrouvent une nouvelle fois dans une période basse de leur cycle de l offre. Une situation qui s aggrave en Aquitaine Tant les mesures de restrictions budgétaires de l État que l attentisme des Collectivités Territoriales lié à la réforme en cours, sont les facteurs déterminants d une grande frilosité de la part de l ensemble des donneurs d ordre publics dans leurs investissements (-13 % sur les routes pour les Conseils Généraux). Les importantes mesures de soutien prises ces deux dernières années FCTVA, plan de relance (2 points de croissance) arrivent à leur terme sans être renouvelées. On peut ainsi dire que les entreprises de TP, toutes tailles confondues, se trouvent être un des rares secteurs jouissant d une lisibilité évidente sur ses 18 prochains mois, du fait de la non-lisibilité des principaux acteurs de leur marché : le pire est à craindre pour le chiffre d affaire 2010 avec une récession prévisible de 3% sur cette année. Cet attentisme des pouvoirs publics et des collectivités locales sur les projets à venir se traduisent par des baisses de carnets de commandes, des pertes d emplois dont de très nombreux intérimaires et une baisse inquiétante des prix. Ainsi en Aquitaine : 2009/2008 : -8 % de chiffre d affaires, avec une grande disparité entre les métiers et les départements. 2010 : Perte de 700 emplois permanents et de 1500 intérimaires, Baisse importante des carnets de commande de -10% à -20% selon les métiers (-10% pour la route, -15% pour les travaux électriques, -20% pou l hygiène publique), Trésorerie des entreprises en difficulté, Forte diminution des investissements en matériel et équipement (- 40% sur deux ans), affaiblissant la capacité à produire des PME. Seul le génie civil reste stable du fait des grands travaux en cours : pont Bacalan, ASF côte Basque, A 65. Le secteur de l eau et de l assainissement est de loin le plus touché, la mise en œuvre de certains programmes prioritaires (suppression du plomb sur la CUB, stations d épuration) se faisant au détriment d autres tout aussi indispensables sur les réseaux. 199

Des projets qui existent pourtant, mais en attente ou à venir : De nombreux projets seront engagés à partir de fin 2011, 2012 et jusqu en 2014, comme la LGV, l A63, le tramway de Bordeaux, le grand stade : leur réalisation contribue certes au maintien de l activité de nombre d entreprises locales, en amont (matériaux, transports) comme en aval. Mais ces PME vivent toute l année des travaux de proximité qui, s ils sont engagés dès à présent, permettraient de supporter ce décalage dans le temps et de faire «la soudure». C est par une politique publique volontariste d investissements qu elles ont pour partie résisté la crise : celle-ci doit être poursuivie jusqu à la reprise souhaitée de la croissance. La profession vient à cet effet de procéder à deux enquêtes pour évaluer, l une l offre et l autre la demande potentiels : L offre : un recensement, auprès des maîtres d ouvrages publics et privés, des projets régionaux engageables rapidement : 560 ont été identifiés en Aquitaine, dont une bonne part de mises en sécurité, représentant 687 millions d euros de travaux et 4400 emplois salariés. La demande : une enquête BVA réalisée début 2010 auprès des Aquitains sur leur perception des équipements publics. Pour 76% d entre eux les investissements réguliers d entretien sont nécessaires, et ce, malgré la crise. Seuls 55% des aquitains sont satisfaits du réseau routier actuel. Les grands équipements prioritaires des aquitains restent le contournement autoroutier de Bordeaux, et la sécurisation des lignes électriques (cf. tempêtes). Pour aider au financement de ces projets devant permettre la soudure en volume des 18 prochains mois, la profession a octroyé, par ses organismes institutionnels, des capacités de prêts bonifiés à hauteur de 13 750 000 en Aquitaine au bénéfice des Collectivités. L effondrement des prix Les entreprises se trouvent confrontées à une politique d attribution systématique des marchés à l offre la moins chère, au détriment du mieux disant, à un dévoiement des MAPA, les mettant en difficulté et avec pour conséquence d exclure l innovation et la prise en compte du développement durable dans leurs soumissions. Les points forts : Un cri d alarme de la profession. Une année 2010 très difficile dans l attente d une reprise fin 2011/début 2012. Une politique de prix catastrophique. 200

CONTRIBUTION DE JACQUES BOSCQ SECTEUR DES TRANSPORTS (FNTR / URSTRA / UNOSTRA / TLF / SNCF / RFF / GESTIONNAIRES DES AÉROPORTS OU PORTS) Transport routier FNTR Mai 2010 Des prix bas, un manque de visibilité. Volume d'activité : le raffermissement d activité se confirme au mois de mai pour tous les types de transport à l exception du transport international. Pour certaines régions et spécialités on note même parfois des tensions en termes de disponibilité de véhicules et de conducteurs. Cependant, les professionnels ne parlent pas pour l instant de reprise. L'absence de visibilité même à très court terme ne leur permet pas d anticiper les évolutions du marché, ce qui faisait encore leur force il n y a pas longtemps. Coûts-Prix : l ensemble des coûts de revient reste à un niveau élevé et les prix des prestations ne remontent toujours pas. La dégradation de l écart coûts-prix est signalée par 63,3% des entreprises. Malgré l augmentation des volumes transportés la situation financière reste tendue pour tous les types d entreprises. Investissements : le marché français des véhicules industriels est toujours en baisse au mois de mai 2010, avec une chute de 27,8% au cours des 5 premiers mois 2010 par rapport à la même période en 2009. Les investissements en matériel de transport ne sont toujours pas à l ordre du jour. En termes d emplois, les perspectives pour le 3ème trimestre 2010 s annoncent pessimistes pour le secteur du transport et de la logistique selon les prévisions de Manpower malgré la tendance générale plus rassurante. Défaillances : les tribunaux de commerce enregistrent 678 défaillances d'entreprises au cours des cinq premiers mois 2010, soit une baisse de -17,9% par rapport à la même période de 2009 mais une hausse de +35,9% par rapport à 2007. Toutes les catégories d entreprises sont touchées. Carburants : si les prix du gazole sont restés stables au mois de mai, en moyenne mensuelle, le prix du carburant a augmenté de +23,8% depuis un an. Après une hausse continue depuis plusieurs mois les prix du pétrole ont connu une chute au mois de mai. Mais début juin les prix du pétrole sont repartis à la hausse. Dans le même temps, l euro a enregistré une parité de 1 = 1,26$ en moyenne au mois de mai, il continue à descendre début juin. Depuis le début de l année l euro a reculé de -17,3%. L'instabilité de l'euro est facteur d inquiétude. Le raffermissement d activité signalé aux mois de mars, avril et mai est confirmé par les professionnels qui ne parlent pas encore de la reprise. Pour le mois de mai, seules 13% des entreprises signalent une baisse de leur activité. Les transports régionaux et nationaux enregistrent un solde d opinion positif qui s améliore par rapport au mois précédent. Le transport international se trouve encore en baisse, en affichant à nouveau un solde d opinion négatif. La concurrence française et étrangère sur le marché se stabilise. Le recours à la soustraitance est en hausse au mois de mai avec l augmentation des volumes. Les perspectives d'activité ne sont pas visibles ni par les professionnels ni par les chargeurs même à très court terme (enquête FNTR). Les prix ne remontent pas. L ensemble des coûts de revient reste au mois de mai à un niveau élevé: 68% des entreprises signalent que leurs coûts de revient sont en augmentation. Notamment le coût d entretien des véhicules est en hausse, ce qui amène certains professionnels à réfléchir sur un investissement dans le matériel neuf à la fin de l année. Y aura-t-il une chance de voir remonter les prix? Ce n est pas le cas pour l instant, la guerre des prix continue sur un marché qui affiche un peu plus de volumes. La note de conjoncture de la Banque de France enregistre également un solde d opinion négatif de -3 pour l évolution des prix au mois de mai pour le secteur du transport et d entreposage. La dégradation de l écart entre les coûts et les prix est signalée par 63,3% des entreprises. La situation financière est tendue. La situation financière des entreprises ne s améliore pas au mois de mai. Les délais de paiement des clients s allongent davantage, leur hausse est signalée par 30% des entreprises interrogées. Les trésoreries des entreprises sont toujours dans le rouge : 43% des entreprises signalent une baisse de leur trésorerie au mois de mai, conséquence d une baisse significative de leur marge nette, mais contre 67% au mois d avril. La marge nette des entreprises ayant répondu à l'enquête de conjoncture de la FNTR se stabilise donc mais à un niveau faible. 201

Des défaillances contenues. Le nombre de défaillances d entreprises de transport routier s est élevé à 142 au mois de mai 2010, +13,6% par rapport à avril 2010. Bilan des cinq premiers mois 2010 : 678 entreprises défaillantes, une baisse de -17,9% par rapport à la même période en 2009, de -5,3% par rapport à 2008 et une hausse de +35,9% par rapport aux cinq premiers mois de 2007. Le nombre de défaillances de TPE de 0 à 1 salarié augmente par rapport à 2009, de la même façon que le nombre d entreprises défaillantes dans la catégorie entre 10 et 49 salariés. Le nombre des défaillances des entreprises de plus de 50 salariés reste élevé, il atteint 11 au mois de mai et 21 au cours des cinq premiers mois 2010. Perspectives d emploi pessimistes. En termes d emploi, la situation reste au même niveau, 58% des chefs d entreprises n envisagent pas d augmenter les effectifs. Toutefois, il faut souligner que la productivité par conducteur connaît une évolution positive. Selon le baromètre Manpower, les perspectives d emploi pour l économie en général indiquent une légère amélioration du marché de l emploi pour le 3ème trimestre 2010, ce qui confirme les tendances du trimestre précédent. Le solde net d emploi corrigé des variations saisonnières s établit à +4%. Cependant, les perspectives d emploi s annoncent pessimistes pour le secteur du transport et de la logistique, les employeurs prévoient une évolution d emploi négative avec un solde net de -2%. La chute des immatriculations. Selon l enquête de conjoncture de la FNTR, 62% des entreprises n envisagent aucun investissement en matériel de transport au mois de mai. L amélioration du taux de remplissage des véhicules se confirme, comme le mois précédent le solde d opinion reste positif. Selon les indicateurs du CCFA, le marché français de véhicules industriels de plus de 5 tonnes se trouve en baisse au mois de mai. Le nombre d immatriculations s élève à 2 568, ce qui correspond à une baisse de -11,9% par rapport à mai 2009. Sur le cumul des cinq premiers mois 2010 la baisse est encore plus significative, le marché des VI chute de -27,8% par rapport à la même période de 2009 avec 12 810 immatriculations enregistrées. ORGANISATION DES TRANSPORTEURS ROUTIERS EUROPÉENS Il se dit que le transport routier est le baromètre de l économie. 2009 a été une année terrible pour la profession. En 2010 après les deux / trois premiers mois difficiles, la situation s améliore lentement depuis le début du mois de juin. Les plus optimistes commencent à investir à nouveau prudemment. La remontée des prix est en cours à cause de l augmentation des coûts et la diminution des transporteurs routiers dans notre pays. A noter qu en 2009, près de 4 000 entreprises sur les 33 000 existantes dans notre pays ont fermées. Depuis février 2010 la profession tient ses États Généraux avec pour objectif, la refonte de la Convention Collective qui datait de 1945, la formation professionnelle pour générer l attractivité de notre métier, l amélioration de la performance économique et sa promotion. La formation mise en place par la profession et obligatoire pour tous les chauffeurs avec un minimum de 3 jours qui vient de passer à 5 jours tous les 5 ans ; a généré des gains sur la consommation des véhicules, de meilleures prestations à la clientèle, une diminution de l accidentologie, la mise en pratique de la loi Gayssot en matière de règlement à 30 jours a sensiblement amélioré les trésoreries. Les employeurs ont aussi fait des efforts pour améliorer les conditions de travail, lutter contre les attentes chez les clients. A présent l entreprise est devenue un bien commun entre les patrons et les employés. Jusqu à la rentrée prochaine la visibilité s est améliorée et l on peut estimer que le 4 e trimestre suivra cette tendance, sauf accident économique imprévisible pour le moment. S il en était ainsi, l année 2010 pourrait être celle de la consolidation pour un nouveau redéploiement tenant compte du développement durable. Transport Ferroviaire de Marchandises en région Aquitaine SNCF - GEODIS Rappels Engagement national pour le fret ferroviaire : dans le cadre du Grenelle Environnement qui fixe pour objectif un développement significatif des modes de transport alternatifs à la route, l État, RFF et les opérateurs ferroviaires, en particulier la SNCF, ont décidé d un grand engagement national pour le fret ferroviaire. Il s appuie sur 8 axes qui permettront de développer le transport combiné, les autoroutes ferroviaires, les Opérateurs Ferroviaires de Proximité, le fret ferroviaire à grande vitesse entre les aéroports, la logistique urbaine Schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises : dans la foulée de l Engagement national pour le fret ferroviaire, la SNCF a présenté le 23 septembre dernier son Schéma directeur pour un nouveau Transport écologique de Marchandises. Celui-ci s appuie sur 9 projets industriels qui seront mis en œuvre sur la période 2010 2015. Ils doivent permettre un retour à la croissance des tonnages transportés par la SNCF, répondant ainsi aux objectifs de report modal figurant dans le Grenelle Environnement. 202

Aquitaine : ==> baisse des volumes d'environ - 3% expliqué toujours par l'effet crise économique d'une part et par le contexte concurrentiel. Le mode routier demeure le principal concurrent notamment pour le trafic diffus. Parallèlement, la concurrence intra modale reste très active sur la région du fait de l'action de l'entreprise Euro Cargo Rail (ECR, filiale de la Deutsche Bahn), notamment dans le département des Pyrénées Atlantiques. Toutefois, notons la bonne tenue des trafics "bois de tempête" réalisés au départ du département des Landes (gare de Labouheyre) et du transport combiné via le Chantier Multi Technique de Bordeaux Hourcade. Perspectives 2010 : accompagner les trafics "bois de tempête " qui devraient se poursuivre jusqu'à la fin de l'année. Répondre aux appels d'offres lancés par les principaux clients - chargeurs au cours de l'année. Toute étude logistique à l'appui des pôles de la branche SNCF - GEODIS sera réalisée. Réussir la transformation en cours du fret ferroviaire à l'appui de notre schéma directeur. Parmi les actions menées, rappelons notre candidature au projet de création d'une Autoroute Ferroviaire Atlantique sur un axe Benelux - Île de France - Pays Basque opérationnelle courant 2011. Élaborer l offre multi-lots et multi-clients destinée à se substituer à l'actuelle offre de transport en wagon isolé dont la pertinence économique et commerciale est très faible voire quasiment nulle. De manière générale, la déclinaison en Aquitaine de notre schéma directeur demeure prioritaire (accompagnement des études OFP menée par les acteurs institutionnels et économiques, développement du transport combiné, développement des trafics ferro portuaires...) Facteurs défavorables : un effet crise qui perdure ; la mise en place d'une redevance ferroviaire instaurée par le port de Bayonne dont le propriétaire est le Conseil Régional Aquitaine et le concessionnaire la CCI de Bayonne Pays Basque. Ce coût supplémentaire risque de pénaliser le mode ferroviaire tout en favorisant la compétitivité du mode routier dans un contexte très concurrentiel. Transport Ferroviaire de voyageurs Activité TGV (résultats à fin mai cumulés) Le volume et le CA des ventes sont très comparables à ceux de la même période de l année précédente. Stabilité, donc, par compensation des effets néfastes (grèves en avril, phénomènes climatiques dans le sudouest avec interruptions de trafic) par des reports depuis l aérien notamment (nuage d Eyjafjöll). A fin mai, la fréquentation sur l ensemble des relations de l axe atlantique marque un léger tassement de -1,27%. Stabilité pour des OD telles Paris-Bordeaux, Paris-Béarn ou Paris-Côte Basque mais recul plus marqué sur Strasbourg-Bordeaux ou Bruxelles-Bordeaux. Pour l ensemble de l axe atlantique, la régularité reste en avance sur l objectif (83,2% pour 81,9%), malgré les perturbations liées aux travaux (notamment ceux du Bouchon de Bordeaux en mai). Ces mêmes travaux, cependant, pénalisent la ponctualité au départ (notamment à Bordeaux). La concurrence d Eazy-Jet se fait sentir sur la relation Paris-Biarritz. Quant à Paris- Bordeaux, il y a lieu d être attentif aux conséquences des travaux (jusqu à mi-juillet pour la phase 1) ainsi qu à la création du terminal low-coast à Mérignac. Activité TER (résultats à fin avril cumulés) La régularité cumulée (88,5%) reste supérieure à l objectif (87,7%) malgré un mois d avril fortement impacté par les mouvement sociaux. Le ralentissement (travaux) mis en place sur le Pont Adour pénalise les résultats sur Hendaye. Le nombre de trains supprimés reste inférieur à la moyenne nationale et le motif majoritaire est le «défaut matériel». Les trois objectifs «qualité» sont atteints, à savoir : affichage de la destination à l extérieur des trains ; annonces sonores dans les trains en situation normale ; équipement et propreté des toilettes à bord des trains. Les recettes (y compris compensations) sont en progression de 7,71% (+268 K par rapport à l objectif) malgré le tassement d avril, pour un trafic en VK supérieur de 2,2% à l objectif conventionné. Les tendances annuelles sont bonnes pour les deux indicateurs. Les objectifs de vente de cartes IZY PASS et IZY AIR sont atteints, malgré toujours le creux d avril. A venir : un guide «Club TER Aquitaine» qui s adresse aux titulaires d abonnement IZY PASS, Modalis, IZI AIR et Aquitaine Étudiants pour suggérer des idées de voyages. Sont en cours les travaux dans les haltes de Villenave, St Médard d Eyrans, Arbanats, Preignac, St Pierre d Aurillac, Caudrot, Gironde, Lamothe-Landerron, Cadaujac, Ste-Bazeille, St-Sulpice-Izon, Vayres. L ouverture de la halte écodurable de Portets et de la halte de Mérignac Arlac est prévue en septembre prochain. 203

Ports Port de Bayonne Trafic du Port de Bayonne & perspectives à fin mai 2010 Le trafic du Port de Bayonne de janvier à mai 2010 s établit à 1.877.746 tonnes, en progression de 24,81% par rapport à la même période de l année 2009 (1.504.510 tonnes). Sur les douze derniers mois (année glissante), le trafic s élève à 4.692.795 tonnes, soit une augmentation de 35,83% par rapport à la période précédente (3.454.856 tonnes de mai 2008 à mai 2009). Détail des variations sur les cinq premiers mois de l année Maïs : Les exportations de maïs passent de 153 200 tonnes en 2009 à 90 013 tonnes en 2010 soit une baisse de 41,24% sur les cinq premiers mois. Les exportations par voie routière à destination de l Espagne, en déficit constant sur ces céréales et l utilisation d une partie du maïs de notre hinterland pour la fabrication de bioéthanol, détournent une part croissante de lots de maïs de leur sortie maritime par les silos de la Maïsica à Boucau. Pétrole brut : En baisse régulière depuis plusieurs années du fait de l épuisement du gisement de Lacq, ce produit connaît une baisse de 22,44% (47 411 T en 2010 contre 61 132 T en 2009) sur les cinq premiers mois de 2010. A noter que le pétrole brut arrive maintenant sur le port par wagon citerne depuis la zone de Lacq au lieu d emprunter le pipe line par lequel il transitait depuis l origine. Hydrocarbures raffinés : Depuis la fermeture du centre de stockage de la Raffinerie du Midi à Boucau, les produits raffinés (essence, gazole et fuel domestique) arrivent par camion en provenance de Bordeaux. Le site de stockage de produits liquides de LBC sur Tarnos capte, par voie maritime, une partie de ces approvisionnements qui sont cependant en baisse de 13,73% en 2010 par rapport à la même période de 2009 (35 769 T / 41 461 T). Ferrailles et billettes : Le groupe CELSA, propriétaire de l Aciérie de l Atlantique sur le port de Bayonne, subit cette année la crise de plein fouet après avoir bien résisté en 2009, année durant laquelle le groupe avait pris le parti d assurer une production soutenue en réduisant fortement ses marges. Les ferrailles sont en recul de 28,51% (256 130 T / 358 272 T) sur les cinq premiers mois de 2010 par rapport à la même période de 2009. Les billettes sont également en baisse de 25,72% pour atteindre 332 665 T en 2010 contre 447 870 T sur le cinq premiers mois de 2009. Soufre : Le soufre est extrait du gisement de gaz de Lacq qui est en fin de vie. Les exportations de soufre connaissent cependant une légère augmentation de 21,71% (87 697 T / 72 055 T) grâce aux stocks constitués sur la base de Lacq qui permettent des ventes plus importantes de ce produit en fonction des cours du marché. Produits chimiques : La fermeture de l usine Célanèse en 2009 a fait perdre 400 000 tonnes de trafic de produits chimiques qui transitaient à travers les installations de la société LBC sur Tarnos. Cette diminution continue de se faire sentir en ce début d année avec un recul de 58,41% sur les cinq premiers mois de 2010 (63 576 T / 152 877 T). Engrais : Après avoir connu une forte baisse en 2009 (- 32,70% par rapport à 2008), les importations d engrais ont repris à un rythme très soutenu pour atteindre 261 350 tonnes à fin mai 2010 contre 110 014 pour la même période de 2009 soit une progression de 137,56%. Bois : Les millions de m 3 de grumes de pin des Landes mis à terre par la tempête Klaus de début 2009, ont trouvé un débouché partiel à travers les installations du port de Bayonne et principalement à destination de l Allemagne, qui importe 75% de tout le pin des Landes exporté par le port de Bayonne. A fin mai 2010, les sorties de bois tempête représentent 621 464 tonnes pour 2010. Le total des exportations sur l année 2009 s était élevé à 674 636 tonnes. Perspectives Les perspectives de trafic pour fin 2010 sont contrastées avec la baisse de certains trafics historiques tels que le pétrole brut, le soufre et le maïs ; la perte du trafic de produits chimiques liée à la fermeture de l usine Célanèse à Pardies et une incertitude sur l activité de l Aciérie de l Atlantique qui devrait cependant retrouver un volume de trafic proche de celui de 2008 (1 700 000 tonnes) malgré un repli en 2010 par rapport son activité de 2009 (1 900 000 tonnes). Les sorties de bois tempête devraient se situer à environ 1 000 000 de tonnes à fin 2010. Enfin les bons chiffres du trafic d engrais et l annonce de certains trafics qui pourraient voir le jour cette année, laissent entrevoir la possibilité d atteindre la barre des 4 000 000 de tonnes à fin 2010 204

Grand port maritime de Bordeaux - chiffres provisoires du trafic à fin mai Entrées en tonnes : Le cumul global pour 2010 est de 2 560 372 contre 2 719 992 à la même époque en 2009. soit un différentiel en moins de 159 620 tonnes ou -5.9%. En année glissante le cumul de 2008-2009 était de 6 634 006T contre en 2009-2010 de 6 147 143T soit une différence en moins de moins 486 863T ou -7.3%. La baisse sensible de l importation des produits raffinés pétroliers explique cette différence qui sur la même période est de moins 211 395T ou -11.8% et en année glissante de moins 373 341T.ou 8.7%. L on constate une augmentation des entrées de charbon et coke de 73 791T ou +92.9%, il en est de même pour les engrais manufacturés 42 465T ou +36.5%. Par contre l on observe une petite baisse de l importation des granulats à 8 712T ou -5.2% liée à l activité dans la construction et les chantiers de travaux public. Sorties en tonnes : Le cumul global à fin 2010 est de 843 752T contre 895 934T en 2009, soit une différence en plus de 52 182 ou +6.2%. En année glissante le cumul de 2008-2009 était de 2 179 361T contre en 2009-2010 de 2 490 932T soit une augmentation de 311 571T ou +14.3%. Cette bonne performance est due pour les 4 premiers 2010, entre autres à l augmentation de l exportation de céréales en vrac de 20 149T ou +5.8%, de quartz pour +10 676T, de tourteaux +26 686T, de bois +35 752T et autres marchandises de +18 042T. En année glissante les augmentations substantielles concernent le bois +220 951T, les autres marchandises pour +43 809T, les tourteaux pour +64 300T et les produits raffinés pour +69 744T. Total général du trafic à fin mai 2010 entrées + sorties est de 3 456 306T contre 3 563 744T à la même période en 2009, soit une baisse de 107 438T ou -3%. Le comparatif en année glissante est plus favorable en %, le cumulé en année glissante 2008-2009 est de 8 813 367T contre 8 638 075T en 2009-2010, soit une différence en moins de 175 292T ou 1,99%. Dès lors que la situation économique de l hinterland s améliore dans son ensemble, le Grand Port Maritime de Bordeaux devrait rattraper son léger retard sur 2009 d ici la fin décembre de cette année. Aéroports Aéroport de Biarritz-anglet-Bayonne A fin mai 2010 : activité en retrait. A fin mai 2009, le trafic est en baisse en cumulé depuis janvier de 4,28% par rapport à la même période 2009. En février, les mouvements de passagers nationaux ont chuté de 17,63% ainsi que les passagers internationaux de 42,65%. En mars, le trafic domestique s est redressé de +4,36%, mais l international était encore négatif de 12,86%. En avril, la fermeture momentanée du ciel européen à cause de l éruption du volcan islandais Eyjafjöll à encore fait chuter le trafic national de 15,99% et celui de l international de -11,36%. Enfin en mai, les mouvements de passagers se sont redressés au niveau domestique de +10,6% et pour l international de 23,8%. A saluer l heureuse initiative de Biarritz Tourisme qui a mis en place une navette (3 A+R/jour) entre les aéroports de Biarritz et Pau, pour permettre d atterrir à Pau pour rejoindre la Côte Basque et d embarquer à Pau directement sur les destinations d Air France à Roissy -Charles De Gaulle. Ainsi les bagages sont enregistrés directement au départ de Pau, plus besoin de les récupérer à Orly et de les enregistrer à nouveau à Roissy, la carte d embarquement délivrée dès l enregistrement à Pau etc. autant de facilités qui permettent de voyager calmement et confortablement. Avec l ouverture des lignes d été le trafic devrait se redresser pour revenir à des chiffres plus en phase avec les années antérieures, même si le retard des 4 premiers mois pourrait être difficile à combler. Aéroport de Bordeaux - Mérignac Augmentation du trafic pour les 5 premiers mois de 2010. L'Aéroport de Bordeaux enregistre en mai 2010 une hausse de son trafic global de +15,4% par rapport à mai 2009 (343.900 passagers), soit en cumul +4,4% depuis début 2010. Trafics national et international affichent de très nettes progressions respectivement de +5,3% (208.800 passagers) et +35,5% (135.100 passagers). En mai, l'aéroport obtient la meilleure croissance de trafic international des grands aéroports régionaux français. Le trafic domestique affiche en mai, sa plus belle progression depuis le début de l'année avec +5,3%. Paris progresse globalement de 6,6% (131.500 passagers) ; notamment Orly confirme sa reprise avec +6,2% (78.400 passagers). La desserte sur Lyon exploitée par Air France et EasyJet est toujours en progression avec +1,2% (37.400 passagers). Les autres lignes transversales affichent de bons résultats : Marseille +11,3% (15.700 passagers), Lille +16,9% (5.900 passagers), Strasbourg 11% (5.000 passagers), seuls ceux de Nice et Nantes sont 205

plus mitigés (respectivement -1,6% pour 6.700 passagers et -4,5% pour 2.300 passagers). Les vols internationaux enregistrent un résultat excellent de +35,5% (135.100 passagers). De très bons chiffres pour les lignes vers Amsterdam (+8,4%, 10.200 passagers), Genève (+7,9%, 9.600 passagers), Dublin (+8,4%, 5.000 passagers), Barcelone (+14,5%, 1.700 passagers). Madrid stagne (-1,7%, 5.900 passagers). L'ensemble des nouvelles lignes low cost impulsées par la construction du nouveau terminal Billi représente, en mai 2010, 30% des passagers à l'international (32.500 passagers) et contribue intégralement à la croissance sur ce mois de mai. Les lignes récemment mises en concurrence, Londres Gatwick (British Airways et easyjet) d'une part et Casablanca (Royal Air Maroc et Jet4you) d'autre part, affichent des croissances importantes, respectivement +52,7% (18.100 passagers) et +61,3% (8.200 passagers). Par ailleurs, les nouvelles liaisons créées enregistrent des chiffres mensuels encourageants : Bologne (ouverte le 31 mars) 4.600 passagers, Edimbourg (le 31 mars) 4.000 passagers, Milan (30 avril) 3.400 passagers et Porto (le 30 mars) 3.000 passagers ; même constat sur les dessertes low cost déjà plus anciennes comme Bâle-Mulhouse (juin 2009) 4.600 passagers et Charleroi (décembre 2009) 4.100 passagers. La progression des lignes charters atteint +18,1% (29.100 passagers) avec d'excellents résultats sur Palma (+11,7%), Rhodes (+91%), Bodrum (+4,5%) et Djerba (+41,2%) et Dubrovnik (+15%). Le nouveau terminal low cost Billi de 4 000 m² a été mis en service le 26 mai 2010. Entre 2003 et 2009, le trafic low cost a été multiplié par quatre à Bordeaux, pour atteindre 500.000 passagers dans l année, il représente aujourd hui 15% environ du trafic total de l Aéroport de Bordeaux. Grâce à la dynamique Billi certaines compagnies ont devancé son ouverture pour annoncer de nouvelles liaisons aériennes : Ryanair officialisait son arrivée sur la plate-forme bordelaise avec le lancement d une liaison avec Bruxelles-Charleroi dès le 17 décembre 2009. Bologne, Porto et Edimbourg ont suivi à partir de mars 2010, puis Cork le 2 juin. La compagnie easyjet, déjà présente, profitait de Billi pour ouvrir deux nouvelles lignes vers Milan et Londres- Gatwick. Le premier vol Bordeaux-Casablanca de Jet4you avait lieu quelques semaines avant l ouverture de Billi. Enfin, la compagnie Cimber Sterling ouvrait une liaison reliant Bordeaux à Copenhague dès le 24 juin. Avec une capacité théorique de deux millions de passagers, les projections d activité de la nouvelle aérogare portent le trafic low cost à Bordeaux, à l horizon 2015, à 1,5 million de passagers. Pour l économie régionale, l attractivité d une telle infrastructure permet d escompter de vrais bénéfices sur les économies sectorielles du tourisme, de la culture, de l industrie Les retombées économiques du Terminal Billi sont estimées à 500 M et devraient générer plusieurs centaines d emplois directs et indirects sur dix ans. L activité de l année 2010, se présente sous les meilleurs auspices. 206

CONTRIBUTION DE JEAN-CLAUDE TESSIER COMITÉ RÉGIONAL DU TOURISME D AQUITAINE LES TENDANCES DE L ÉCONOMIE TOURISTIQUE EN AQUITAINE EN 2010 Un bref retour sur les résultats définitifs de l'année 2009 s'impose pour apprécier les six premiers mois de l'année 2010 et envisager la saison estivale. Il faut en effet rappeler que c'est la clientèle française qui permet le maintien de la fréquentation touristique en Aquitaine : 9 touristes sur 10 sont français. Également rappeler que déjà en 2008 cette clientèle avait ajusté ses vacances à son pouvoir d'achat; ceci s'est confirmé en 2009 et reste valable pour 2010 ; en effet les dépenses et la durée du séjour sont orientés à la baisse. La saison hivernale le confirme. L'hôtellerie de plein air reste la valeur sure du tourisme avec une fréquentation record en 2009 depuis 10 ans. L'ouverture du camping international de Bordeaux-lac, voici un an est une réussite avec une fréquentation satisfaisante, même si la desserte des transports en commun n'est pas parfaite. Bref, la note de l'insee, parue en juin 2010 sur l'activité touristique 2009 présente un bilan d'ensemble positif, ce qui fait dire parfois qu'il vaut mieux diriger un camping qu'une entreprise ; mais un camping est aussi une entreprise. Les premiers chiffres de l'année 2010 sont surtout ceux des vacances d'hiver et de l'avant saison fournis par l'observatoire du tourisme (service du Comité régional du tourisme). On note que les vacances d'hiver ont attiré moins de touristes qu'en 2009 dans les stations de ski et la fréquentation étrangère y est décevante. Ce manque de touristes étrangers est d'ailleurs aussi valable pour la montagne que pour les grandes villes (agglomération de Bordeaux ou celle de Pau). Le mois de février a été difficile pour les hôtels alors que le secteur du thermalisme a connu un meilleur niveau qu'en 2009. Le tourisme urbain donne des résultats très contrastés selon les ville concernées. Toutefois on notera en matière de tourisme d affaires que Bordeaux est devenue la 4 ville de congrès en France (après Paris, Nice et Lyon) et est au 45 e rang européen (selon ICCA - International Congress and Conventions Association). Ceci met en évidence la pertinence des travaux du CESR sur ce thème. Dans un autre secteur, celui du tourisme vitivinicole, on note un niveau d'activité correct justifiant les actions des chambres consulaires et de la Région (destination Vignobles). Une récente enquête nationale conduite par Atout France sur le potentiel touristique autour de la vigne et du vin montre, par exemple, que 30% de cette clientèle utilise l'hôtel comme mode d'hébergement, ou encore que la durée du séjour y est supérieure à la moyenne. L' œnotourisme est un facteur important d'attractivité touristique. Pour conclure cette note et sans faire preuve d'un optimisme déplacé, les professionnels du tourisme estiment que la fréquentation d'avant saison est équivalente à celle de 2009, ne manifestent pas d'inquiétude pour l'activité de la haute saison, même si les réservations dans les hébergements marchands sont encore hésitantes et tardives. Mais les professionnels du tourisme savent qu'ils vivent une véritable révolution en matière de comportements et de pratiques en raison du développement du e- tourisme. 207

CONTRIBUTION DE MAURICE PRAUD CHAMBRE RÉGIONALE DE MÉTIERS ET DE L ARTISANAT D AQUITAINE Synthèse des éléments de conjoncture régionale et nationale au 1 er semestre 2010 A la lecture des chiffres du 1 er semestre 2010 on pourrait estimer que la reprise tant attendue par les entreprises artisanales, est au rendez-vous. La situation est plus nuancée, on peut toutefois parler d un frémissement qui demandera à être confirmé sur le 2 nd semestre 2010. La dynamique du 1 er semestre 2010 provient plus d une baisse significative du nombre de radiations que de la légère remontée des immatriculations. Sur les 12 derniers mois étudiés (mai 2009- mai 2010) le solde du stock des entreprises artisanales en aquitaine reste légèrement positif avec +195 entreprises. Synthèse des éléments de conjoncture régionale (Contribution du réseau des Chambres de Métiers et de l Artisanat Aquitaine-données RM fin mai 2010) On pouvait redouter que le 1 er semestre 2010 ne vienne confirmer la dégradation des résultats observés lors du 2 nd semestre 2009. Les données recueillies font au contraire apparaître une amélioration du stock des entreprises. Le solde du stock des entreprises redevient positif au 1 er semestre 2010 avec + 195 entreprises succédant à un solde négatif de -280 entreprises lors du 2 nd semestre 2009. Au niveau sectoriel, l analyse du secteur du bâtiment qui représente 46% du total des entreprises reflète assez bien la tendance générale, à savoir une forte diminution des radiations et une quasi stabilité du nombre d immatriculations. Concernant le secteur des services, (29% du total des entreprises) on constate également une très forte diminution des radiations mais aussi la poursuite d une érosion du nombre d immatriculations. Au 31 mai 2010, le stock aquitain des entreprises artisanales est de 56 955 entreprises, ce qui représente une augmentation de près de 1% par rapport au 1 er semestre 2009 (56 538 entreprises). Analyse départementale Évolution des stocks départementaux 1 er semestre 2008 1 er semestre 2009 1 er semestre 2010 Dordogne 9303 9180 9153 Gironde 22480 22441 22427 Landes 6547 6729 6824 Lot-et-Garonne 6779 7034 6844 Pyrénées-Atlantiques 11560 11154 11707 AQUITAINE 56669 56538 56955 L observation des stocks départementaux du 1 er semestre 2010 laisse apparaître des variations départementales significatives pour 3 départements et une quasi stabilité pour la Dordogne et la Gironde. Le Lot et Garonne enregistre une baisse importante de 2,7% de son stock. Les Landes progressent de 1%. Les Pyrénées-Atlantiques connaissent une très forte progression de près de 5% de leur stock. À période comparable le poids régional des Pyrénées-Atlantiques progresse de 0,8% et s établit à 20,55%. 209

Analyse sectorielle AQUITAINE Nombre d'entreprises au 31/05/2010 Alimentation Production Bâtiment Services Totaux Pourcentage Dordogne 1174 1116 4293 2570 9153 16% Gironde 1610 3286 10781 6750 22427 39% Landes 744 1081 3035 1964 6824 12% Lot et Garonne 928 1275 2724 1917 6844 12% Pyrénées-Atlantiques 1117 1959 5133 3498 11707 21% Total Aquitaine 5573 8717 25966 16699 56955 100% Pourcentage Aquitaine 10% 15% 46% 29% 100% Évolution sectorielle 1 er Semestre 2010-1 er Semestre 2009 30/11/2009 au 31/5 /2010 Alimentation Bâtiment Production Services Totaux Immatriculations 360 1421 409 794 2984 Radiations 272 1432 415 672 2791 Solde 88-11 -6 122 193 30/11/2008 au 30/5/2009 Alimentation Bâtiment Production Services Totaux Immatriculations 283 1436 338 854 2911 Radiations 261 1609 482 839 3191 Solde 22-173 -144 15-280 A noter que le secteur alimentaire connaît une hausse significative des immatriculations en particulier dans les Pyrénées-Atlantiques. Le solde du bâtiment pour sa part se redresse surtout en raison de la baisse des radiations. Le secteur des services enregistre une hausse significative de son solde lié aussi à une importante baisse des radiations. Les immatriculations du secteur production sont en forte hausse et les radiations en forte baisse, ce qui permet d enregistrer un redressement spectaculaire du solde de ce secteur qui pèse particulièrement sur la bonne évolution globale des stocks du 1 er semestre 2010. Synthèse des éléments de conjoncture nationale Approche sectorielle Bâtiment (Source Confédération Artisanale des Petites Entreprises du Bâtiment CAPEB) Pour la première fois depuis le début de la crise, l emploi salarié dans le bâtiment s est davantage contracté que dans les autres secteurs d activité. Les 37% d augmentation des créations d entreprises dans ce secteur sont à imputer en partie à l effet de levier des créations sous statut d auto entrepreneur. Dans le même temps, on enregistre 19% d augmentation du nombre de défaillances, illustrant les tensions qui pèsent sur le secteur. L analyse des premiers éléments chiffrés du premier trimestre 2010 reflète une situation préoccupante, illustrée par une nouvelle baisse de 6% du volume d activités. Cette contraction de l activité dure déjà depuis deux ans. Les carnets de commande sont actuellement estimés à 3 mois, contre 6 à 8 mois avant le démarrage de la crise. La baisse moyenne d activité pour l artisanat du bâtiment est de 6%, mais les écarts sont sensibles entre le gros œuvre, secteur le plus durement touché et la rénovation. La construction neuve connaît un nouveau recul de 11% ; celui de la rénovation s établit à 2,5%. Le positionnement majoritaire des entreprises artisanales dans le secteur de la rénovation, ainsi que les mesures mises en place par les pouvoirs publics maintien de la TVA à 5,5%, éco-prêt ont permis de soutenir l activité sur ces marchés. 210

Dans le secteur de la commande publique, la concurrence est très vive, entraînant une chute des prix pratiqués, assortie de problèmes de rentabilité économique pour les entreprises. Les chiffres à venir du second trimestre devraient faire apparaître une stabilisation dans la dégradation, sans toutefois qu on puisse annoncer un début d embellie. En termes d emplois, le secteur qui s attendait à des pertes d emplois considérables, n a perdu que 15 000 emplois sur 750 000. La CAPEB estime manquer de lisibilité pour les mois à venir en raison de l incertitude qui pèse sur le maintien de la TVA à taux réduit. Conditionneront les mois à venir : le maintien des mesures de soutien liées au Grenelle de l environnement : la reconduction de la TVA à 5,5%, la poursuite des éco-prêts ; la reprise économique et le desserrement de la politique bancaire ; l accès des entreprises artisanales aux nouveaux marchés : économie d énergie, accessibilité des logements aux personnes à mobilité réduite et aux personnes âgées. Production Globalement les activités artisanales de production ont enregistré sur 2009 une baisse de 7%. Les professionnels de la métallurgie, travail des métaux sont particulièrement touchés. Secteur ameublement (Source Union Nationale des Artisans de l Ameublement UNAMA) La dernière enquête quadrimestrielle de Septembre à Décembre 2009 réalisée en Janvier 2010 par l UNAMA fait apparaître une nouvelle baisse du chiffre d affaires de 7% comparativement à la même période 2008. Toutefois, le repli observé est moins prononcé que pendant les périodes précédentes. La dégradation du chiffre d affaires concerne aussi bien le secteur de la fabrication que celui de l entretien restauration. La trésorerie se détériore dangereusement pour 52% des entreprises enquêtées. Services Selon le CNPA le CA du 1 er trimestre 2010 aurait progressé de 3% par rapport au 1 er trimestre 2009, mais cette hausse s accompagne d une érosion des marges. Le CA est tiré par la vente des véhicules neufs (+17% au 1 er T) La reprise du marché des VO se confirme au 1 er T 2010. Les indicateurs de la carrosserie automobile ne prêtent pas au même optimisme, l Observatoire de la Fédération des Centres de Gestions Agréés note pour sa part une baisse de 3% du CA annuel des Carrossiers en 2009 par rapport à 2008, toujours selon l Observatoire de la FCGA. Les coiffeurs enregistrent au 3 e T 2009 une baisse de 1,9% de leur activité par rapport au 3 e T 2008 et un glissement de 1,4% sur les 12 derniers mois. Les parfumeries enregistrent au 3 e T 2009 une baisse de 1,8% de leur activité par rapport au 3 e T 2008 et un glissement de 1,9% sur les 12 derniers mois. Les esthéticiennes enregistrent au 3 e T 2009 une hausse de 0,2% de leur activité par rapport au 3 e T 2008 et une progression de 1,4% sur les 12 derniers mois. Alimentation Le secteur de l alimentation a bien résisté, la fin d année 2009 limitant au 4 e trimestre la baisse à 1,5% du chiffre d affaire. L activité des bouchers et des poissonniers s est légèrement redressée fin 2009. Pour leur part les boulangers affichent de moins bons résultats en fin d année. 211

En conclusion Le 4 e trimestre 2009 vient confirmer un ralentissement de la dégradation économique, pour autant le repli de l activité est en moyenne de 5% par rapport au 4 e trimestre 2008. Si l artisanat a été moins impacté par la crise que le secteur industriel, les marges des entreprises se sont érodées et la trésorerie s est dégradée. Les premières tendances 2010 font apparaître une activité toujours au ralenti dans la plupart des secteurs. Le maintien en 2010 des aides gouvernementales pour soutenir l activité du secteur bâtiment sera essentielle tout comme le soutien bancaire pour faciliter l octroi de lignes de crédits aux entreprises. Selon l enquête UPA /I+C (Union Professionnelle Artisanale) du mois d avril 2010, la baisse d activité s est poursuivie au 1 er trimestre 2010 dans l artisanat, le repli moyen est de l ordre de 3% en valeur, toutefois le plus dur de la crise semble être derrière. Les premiers signes concrets de sortie de crise sont espérés avant la fin de l année 2010. 212

CONTRIBUTION DU GROUPE «COOPÉRATIVES, MUTUELLES ET ASSOCIATIONS DE L ÉCONOMIE SOCIALE» Le groupe a décidé, pour la rédaction de cette contribution à la note de conjoncture du CESR, de permettre l expression de plusieurs réseaux et secteurs de l économie sociale et solidaire : jeunesse et éducation populaire (apport du CRAJEP), sanitaire et social associatif (avec l accord de l URIOPSS), tourisme associatif (apport de l UNAT Aquitaine) et Mutualité Française (apport de l URMA). Rappel : L Économie Sociale et Solidaire affiche en Aquitaine un nombre d emploi approchant 133 000 répertoriés dans près de 13 000 établissements. (Données CLAP 2007) Le mouvement associatif jeunesse éducation populaire : contribution du CRAJEP Aquitaine Le Comité Régional des Associations de Jeunesse et d Éducation Populaire (CRAJEP) regroupe les adhérents aquitains du CNAJEP 1 à partir des valeurs de l éducation populaire. Ils agissent en direction de et avec la jeunesse. En Aquitaine, 10 des 20 mouvements adhérents 2 ont transmis leurs données 2008 et 2009 concernant : l emploi salarié et pour certains la valorisation du bénévolat leur poids économique et l origine de leurs financements Ces mouvements fédèrent des associations locales, voire départementales ou pilotent régionalement des activités et actions locales. Nous présentons ici un état des lieux partiel mais représentatif de l activité des associations d éducation populaire en Aquitaine. A l analyse quantitative nous avons ajouté quelques réflexions pour expliquer le sentiment général des associations du secteur ainsi que les situations des jeunes adultes accueillis dans le contexte de crise économique. Ce travail, qui sera consolidé et développé collectivement, constitue l ébauche d un observatoire des associations de jeunesse et d éducation populaire en Aquitaine. Il sera poursuivi pour pouvoir analyser les évolutions et être à même de fournir des éléments de prospective plus complets. Les données quantitatives 2009 globalisées sont quasiment identiques à celles de 2008. Elles cachent cependant des différences entre les associations d un même mouvement associatif et des différences entre les mouvements. Certaines associations ont une activité en légère augmentation malgré la crise, pour d autres c est l inverse. On observe que la constitution d un partenariat de projets associant une pluralité d acteurs permet de mieux résister à la crise. Caractéristiques générales de l emploi (indicateurs données 2009) Pour l année 2009, on compte 2 238 salariés dans les associations prises en compte pour 1 080 équivalents temps plein. On note que 26% des contrats sont des CDI dont 62% à temps plein. Les femmes représentent 63% de l effectif du secteur, soit 1 047 salariées (695 équivalents temps plein) : on note que 27% des contrats sont des CDI (dont 58% à temps plein) et que 75% des contrats quelle que soit leur durée sont des temps partiels. Les jeunes de moins de 25 ans représentent toujours 23% de l effectif salarié. Il est intéressant de souligner que l activité de ce secteur est fortement renforcée par 720 bénévoles. Poids économique des associations et caractéristiques : indicateurs économiques (données 2009) Une partie importante de l activité relève d un service au public qui ne peut répondre aux seuls critères de rentabilité, même si ces services essaient d être les plus efficients possibles. Nous avons plutôt voulu regarder les niveaux de dépendance économique aux financements publics, qu ils soient sous forme de subvention ou de prestation, et quels sont les principaux contributeurs. De même nous pouvons mesurer la part des usagers/adhérents au travers du paiement de cotisations et de services rendus. L économie des associations d éducation populaire repose très largement sur le paiement de services à destination du public (57%), qu ils soient directement financés par les usagers (28%) ou par des institutions publiques (25%). La part de l État dans les subventions, comme nous l avions déjà constaté en 2008, continue de baisser, passant de 39% en 2008 à 35% en 2009 avec un transfert vers les communes et EPCI et très faiblement vers les Conseils généraux. Dans le contexte actuel de réduction croissante des financements d État et des dotations aux collectivités territoriales, cette évolution devrait se confirmer et agir très fortement sur les 1 2 www.cnajep.asso.fr Données transmises par : Scouts et Guides de France (SGDF), Assoc Régionale des Organismes et Œuvres de vacances de l'education Nationale (AROEVEN), Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), Les assoc départementales des Francas, L'Union Régionale des Francas, L'Union Française des centres de Vacance (UFCV), Les assoc adhérentes de l'union Régionale pour l'habitat des jeunes (URHAJ), La structure régionale URHAJ, Les Centres d'entraînement aux Méthodes d'education Active (CEMEA), Les Fédé départ des centres sociaux 24, 33, 64, CONCORDIA 213

associations. Les collectivités compensant de moins en moins, par choix ou par nécessité, le désengagement de l Etat, les associations connaîtront certainement des jours très difficiles dès 2010 et encore plus en 2011. Les associations risquent de ne pouvoir assurer toutes leurs missions vis-à-vis de catégories de population ellesmêmes en difficultés croissantes du fait de la crise économique. Quelques éléments d analyse qualitative Les adhérents CRAJEP expriment leurs inquiétude concernant les effets de : la RGPP 1 avec la réorganisation / recomposition des services de l'état génère une instabilité des services, une perte de repères, d'interlocuteurs voire de compétences, la RGGP 2 devrait encore noircir ce tableau, la baisse des financements d État (10% en 2007-2008, 10% de moins sont également annoncés en 2010, mais ce pourrait être davantage du fait d'arbitrages à venir dans le contexte de «rigueur») Ceci se traduit par la réduction des aides à la famille, la réduction des aides au départ en vacances, la réduction des soutiens aux jeunes en difficultés, la réduction des aides de l'état pour la formation des jeunes, notamment sur les crédits du Ministère de la Santé et des Sports. Enfin, nous constatons la mise en place d'une logique de réparation au détriment de la prévention, de l'engagement associatif et de la citoyenneté, passant, entre autre, par les seuls appels à projets plutôt que par des financements pérennes. Commentaires illustratifs de responsables associatifs du mouvement «Habitat des jeunes (FJT)» sur 2 aspects, la situation des jeunes accueillis et les effets de la RGPP : les jeunes : moins de jeunes en mobilité professionnelle ou de formation dans les structures d hébergement mais plus de jeunes du territoire proche avec de + en + de difficultés d insertion. Jeunes endettés en augmentation. La baisse de l intérim due à la crise entraîne des situations de précarité et d endettement. Les ressources des jeunes, dans ces structures, sont en baisse : 48% des jeunes de 16 à 30 ans accueillis ont moins de 600 /mois de ressources. Les effets de la RGPP : Réduction drastique des crédits d investissement du logement social (- 30 à 50% selon les départements) donc pour l amélioration et la création de logement pour les jeunes et aucune visibilité à venir. Les services de l État «ne savent plus où ils habitent». Qui fait quoi? Pas d interlocuteurs ou interlocuteurs ne connaissant pas leur nouveau champ de compétence. De nouvelles réglementations et procédures en cours de mise en œuvre et non stabilisées. En exemple les procédures d agrément des FJT impactées par la disparition des DRASS et la création de l ARS qui met en œuvre des systèmes d appels à projet (on ne part pas des besoins validés par les acteurs locaux mais d une commande centralisées) dans une logique de concurrence. Les associations du secteur sanitaire et social en Aquitaine Pour ce secteur, le groupe a réalisé une synthèse de la publication de «Recherches et Solidarités» d avril 2010 : les associations du secteur sanitaire et social en Aquitaine Source : ACOSS, URSSAF, Services du Journal Officiel, Recherches et Solidarités-données 2008 Naturellement les associations ne sont pas les seuls acteurs à intervenir sur ce secteur mais elles sont nombreuses et représentatives d une activité en termes d emplois. Quel est leur profil? Peut-on parler de développement d activité? Afin de mieux définir la place de ce secteur dans l ensemble de l ESS, les données de cette étude (source 2008) sont mises en rapport avec les données de l ESS (données 2007 Insee CLAP secteur agricole y compris). Les résultats de cette comparaison seront donc à prendre avec précaution quant à la précision des résultats. Nous tenons ici à présenter avant tout une tendance. Les associations du secteur sanitaire et social en nombre (estimation) Les associations du secteur sanitaire et social représentent : - plus de 2 000 employeurs soit près de 20% des établissements associatifs de l Aquitaine - plus de 50 000 emplois occupés soit près de 50% des emplois associatifs en Aquitaine Source : ACOSS, URSSAF, Services du Journal Officiel, Recherches et Solidarités-données 2008 / Insee, CLAP-données 2007 / MSA 2006 Part des activités du secteur associatif sanitaire et social en Aquitaine (estimation) Quatre familles d activités sont identifiées : la santé (10% des emplois), l hébergement médicalisé (17% des emplois), l hébergement social (14% des emplois) et l action sociale sans hébergement (69% des employeurs et 57% des emplois) qui constitue l activité principale du secteur associatif sanitaire et social dans la Région. Il faut noter par ailleurs que l activité «hébergement médicalisé» regroupe 10% des employeurs du secteur mais comptabilise 17% des emplois occupés. 214

Une forte croissance de l emploi depuis 2000 et une évolution plus importante qu en France Entre 2000 et 2008, le nombre d emplois occupés du secteur associatif sanitaire et social a enregistré une évolution de +33,5% (contre une évolution de +27,7% à l échelle nationale). C est dans l activité de l action sociale sans hébergement que l emploi associatif a connu la plus forte progression (+41,4% contre 35,9% à l échelle nationale). En comparaison à la France, l Aquitaine se caractérise par la très forte augmentation de l emploi associatif dans l activité de la santé (+22,5% contre +5,4% en France). Source : ACOSS-URSSAF-MSA 2008 Nombre d emplois par activité dans le secteur sanitaire et social santé 4870 aide par le travail aide à domicile hébergement social hébergement médicalisé 7706 7738 7855 8778 action sociale sans hébergement 13356 0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 16000 Source : ACOSS-URSSAF-MSA 2008 L emploi dans le secteur médicalisé (santé et hébergement médicalisé) : 13 648 emplois en 2008 En comparant ces données à celles enregistrées à l échelle nationale, la région Aquitaine se caractérise particulièrement par une plus forte représentation des emplois occupés dans l hébergement médicalisé pour personnes âgées dans l ensemble des emplois du secteur médicalisé (28,4% contre 21,5%). Les associations de la région du secteur médicalisé occupent en moyenne 40 salariés contre 43,4 au niveau national. L emploi dans le secteur de l hébergement social : 7 855 emplois en 2008 L emploi de ce secteur est principalement concentré dans trois activités : l hébergement social pour handicapés mentaux et malades mentaux, celui pour enfants en difficultés et pour adultes et familles en difficultés. En comparant ces données à celles enregistrées à l échelle nationale, la région Aquitaine se caractérise particulièrement par une plus forte représentation des emplois occupés dans l hébergement social pour enfants en difficultés dans l ensemble des emplois de ce secteur (39,6% contre 25,6%). Les associations du secteur de l hébergement social occupent en moyenne 28,4 salariés contre 26,8 au niveau national. L emploi dans le secteur social sans hébergement : 28 755 emplois en 2008 L emploi occupé de ce secteur est principalement concentré dans deux activités : l aide à domicile et l aide par le travail. Les associations du secteur social sans hébergement occupent en moyenne 20,5 salariés contre 24 au niveau national. Les associations de tourisme membres de l UNAT Aquitaine sont touchées par la crise L UNAT Aquitaine est la représentante en Aquitaine de l Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air, association loi 1901 à but non lucratif et reconnue d utilité publique, qui fête ses 90 ans cette année 2010. Créée en 1986, l UNAT Aquitaine milite pour une meilleure prise en compte du tourisme social et associatif dans la politique touristique régionale et pour une contribution active du secteur associatif pour le développement d une politique sociale du tourisme et des vacances favorisant l accès aux vacances pour tous. L UNAT Aquitaine fédère 30 associations dans plusieurs secteurs : voyages, village vacances, centre d accueil de jeunes, centres sportifs et auberges de jeunes. Ces associations gèrent 72 équipements, ce qui représente 14 922 lits. L année 2009 a été marquée par plusieurs évènements importants influençant l année la fréquentation touristique : la crise économique, la grippe A/H1N1 et la tempête Klaus qui a touché certains équipements dans les Landes. En 2009 le chiffre d affaires global des associations toutes activités confondues est de 95 189 902, et elles emploient 1 570 salariés équivalent temps plein. Mais il faut apporter quelques précautions de lecture. Ce chiffre ne reflète pas la réalité en 2009. En effet la plupart des réservations hiver/été ont été faites l année précédente avant la crise. Le constat pour 2009 fait par les différentes associations a été l augmentation importante des réservations de dernière minute l été, grâce à un ensoleillement, des tarifs promotionnels et l afflux de la clientèle française (une proximité permettant de pallier au reflux de la clientèle étrangère). On peut en déduire que le remplissage des établissements a été assuré mais au détriment du chiffre d affaires. 215

L enneigement en hiver a également permis une saison hivernale raisonnable mais en baisse par rapport aux années précédentes dû au coût plus important des séjours et des activités. Le tourisme d affaires a quant à lui essuyé de plein fouet la crise, avec une diminution importante des réservations de séminaires. On peut conclure que l année 2009 pour les associations de tourisme en Aquitaine n a globalement pas été trop impactée par la crise. Les séjours sur le littoral ont été privilégiés par les vacanciers. Après ce premier constat dans le secteur du tourisme associatif en 2009, la visibilité en matière de réservations sur 2010 est beaucoup plus inquiétante. Le tourisme associatif laisse apparaître plusieurs tendances. Le 1 er trimestre 2010 a été correct pour les activités neige, par contre les vacances de Pâques ont été en demi-teinte en termes de fréquentation. L activité touristique enregistrée à ce jour pour les réservations sur l été permet de constater que celles des associations accueillant les enfants et les jeunes sont comparables à 2009 à la même période, par contre les réservations sur les séjours familles en pension, demi-pension et location sont en forte baisse. Le tourisme associatif en Aquitaine semble en général plus touché en 2010 qu en 2009. Un bilan sera fait pour évaluer l impact dans notre secteur de la crise financière sur 2009/2010 et les conséquences sur l emploi et la pérennité de certains équipements également soumis à des contraintes de rénovation. Concernant l entretien du parc, l État et l agence nationale du chèque vacances se sont désengagés des investissements, ce qui conduit à l obsolescence des équipements, mettant en danger la pérennisation de certains d entre eux. Ainsi la disparition de certains villages vacances, actuellement en vente par lots à des particuliers. La Mutualité française en campagne contre les médicaments à 15% Brûlures d'estomac, acné, constipation, rhume : le taux de remboursement par l'assurance maladie obligatoire de 150 médicaments habituellement prescrits pour soigner ces affections quotidiennes est passé de 35% à 15% le 16 avril. Pour la Haute Autorité de santé (HAS), ces produits ne sont pas suffisamment performants. D'où la baisse de leur remboursement qui laisse aux patients un reste à charge de 85%. La Mutualité Française, qui fédère plus de 250 mutuelles santé en Aquitaine, dit non au remboursement à 15%, estimant qu une telle disposition pourrait conduire à terme à une baisse de remboursement massive de l ensemble des médicaments en médecine de ville, même parmi les plus efficaces, ce qui contribuerait à accentuer les inégalités dans l accès aux soins et à faire peser plus lourdement encore les dépenses de santé sur les malades eux-mêmes. Par une campagne nationale d information lancée en octobre dernier, la Mutualité Française rappelle donc que "soit un médicament est jugé utile par la Haute Autorité de santé et, dans ce cas, il doit être correctement remboursé. Soit il est inutile et il n'y a pas de raison que les adhérents des mutuelles en supportent le coût.". La Mutualité Française recommande ainsi à ses mutuelles de ne plus prendre en charge ces produits jugés non performants, afin de consacrer leurs efforts au remboursement de médicaments plus efficaces. Pour aider les patients à s y retrouver, le service d information santé de la Mutualité Française, Priorité Santé Mutualiste, a ouvert en avril un nouveau service sur le médicament. Ce dispositif, accessible aux adhérents des mutuelles sur simple appel au 39 35 (prix d'un appel local), renseigne sur le taux de remboursement, sur le bon usage du médicament et peut proposer d autres solutions thérapeutiques. L objectif est de conseiller les adhérents des mutuelles pour qu ils puissent faire des choix éclairés grâce à des informations de qualité sur les produits de santé : une éducation au bon usage du médicament. Conclusion générale La diminution des remboursements des médicaments par l'assurance maladie obligatoire, soulignée par la Mutualité Française, est à rapprocher du désengagement de l État de nombreuses activités du domaine social, que soulignent la plupart des réseaux associatifs. Les collectivités compensant de moins en moins, par choix ou par nécessité, le désengagement de l État, les associations connaîtront certainement des jours très difficiles dès 2010 et encore plus en 2011. Les associations risquent de ne pouvoir assurer toutes leurs missions vis-à-vis de catégories de population elles-mêmes en difficultés croissantes du fait de la crise économique. 216

INTERVENTIONS EN SÉANCE PLÉNIÈRE DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL RÉGIONAL D'AQUITAINE 217

LISTE DES INTERVENTIONS EN SÉANCE Interventions introductives : M. Patrick DE STAMPA, Président de la Commission «Développement économique et programmations» M. Jean-Michel GAUTHERON, rapporteur général de la Commission «Développement économique et programmations» Autres interventions : Jean-Jacques BOISSEROLLE, au nom de la CFTC Yves LEPEL-COINTET, au nom du Comité Régional des Associations de Jeunesse et d Éducation Populaire (CRAJEP) Christian MARY, au nom du groupe FORCE OUVRIÈRE Jean-Pierre GOÏTY, au nom de la Chambre Régionale d Agriculture Michel FOURCADE, au nom du groupe CGT Marc BESNAULT, au nom de l'union Régionale CFDT Aquitaine Sophie DARGELOS, au nom de l USGERES/UNIFED Marc FERNANDES, au nom de l'union Régionale CFDT Aquitaine Lionel CHAUTRU, au nom de l UNSA Intervention conclusives Luc PABŒUF, Président du CESR Matthias FEKL, Vice-Président du Conseil régional d Aquitaine chargé de l Économie, de l Emploi et des Entreprises 219

INTERVENTION INTRODUCTIVE DE M. PATRICK DE STAMPA PRÉSIDENT DE LA COMMISSION «DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET PROGRAMMATIONS» Monsieur le Président, Monsieur le Vice Président, Chers collègues, La conjoncture régionale qui nous réunit tous les ans début juillet suscite un intérêt plus marqué dans cette période d incertitudes. Après la récession très profonde qui a marqué l année antérieure, chaque signe de reprise est examiné avec une grande attention et les contributions que fournit chacun des conseillers de l assemblée, nous sont très précieuses pour apprécier au plus près les évolutions les plus récentes. Je tiens donc à les en remercier. Les débats nourris de la Commission, sur l analyse des indicateurs montrent l attention et l intérêt du travail réalisé depuis de nombreuses années sur ce dossier. Je tiens à saluer la qualité d écoute et l esprit qui anime les échanges entre les membres pour enrichir l avis que nous examinons aujourd hui. Le travail réalisé par l INSEE est toujours d une rigueur et d un sérieux que nous apprécions et je remercie tout particulièrement Élisabeth NADEAU, notre principale interlocutrice, mais aussi toute l équipe qui travaille à l élaboration du rapport. Pour notre prochain rendez-vous sur ce sujet, en février, la Commission a décidé d actualiser le dossier d indicateur de développement durable qu elle avait réalisé en 2009 afin d identifier les évolutions des tendances tant dans le domaine social qu environnemental. Ce sont des préoccupations auxquelles nous sommes tous attentifs et qu il est important de saisir pour préciser nos réflexions sur la conjoncture grâce à l éclairage qu elles apportent. Sans plus attendre, je vais passer la parole à notre rapporteur, Jean Michel GAUTHERON que je vais tout particulièrement remercier de la synthèse réalisée et en associant Jacqueline BRET qui nous supplée régulièrement. 221

INTERVENTION INTRODUCTIVE DE M. JEAN-MICHEL GAUTHERON RAPPORTEUR GÉNÉRAL DE LA COMMISSION «DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET PROGRAMMATIONS» M. le Vice-Président du Conseil Régional, M. le Président du CESR, Mes chers collègues, Je crois que la caractéristique dominante de ce rapport de conjoncture de juillet 2010 est son asymétrie. Asymétrie tout d abord de perception, voire de posture en fonction du prisme à, travers lequel les différents indicateurs sont appréhendés. Asymétrie géographique ensuite entre les pays développés et les pays que l on continue, d une manière un peu condescendante d appeler émergents, terme aujourd hui un peu décalé eu égard je parle notamment des BRIC (Brésil Russie Inde et surtout Chine)- à leur puissance actuelle et leur dynamique de croissance. Asymétrie également entre pays développés alors que notre vieux continent semble un peu à la traîne. Asymétrie toujours dans la zone euro, avec notre premier partenaire l Espagne qui ne retrouve pas encore la croissance malgré ses indiscutables performances footballistiques! Asymétrie au niveau infra-aquitain entre une métropole régionale qui renforce son attractivité et certains départements périphériques qui peinent à sortir de la crise. Asymétrie enfin et plus traditionnellement sectorielle avec des performances contrastées entre les filières d excellence de l Aquitaine. Merci à notre précieux partenaire l INSEE pour la qualité du dossier technique sur lequel nous avons pu agréger nos analyses sectorielles. Merci à mes collègues de la Commission 1 pour leur contribution en vue d établir un avis qui exprime une tonalité partagée. Merci au cabinet, à Martine CHAILLAT et à Brigitte AUGER pour leur opiniâtreté à collecter en temps et en heure l ensemble des matériaux nécessaires à la rédaction de cet avis dont je vais maintenant procéder à la lecture. 223

INTERVENTION DE JEAN-JACQUES BOISSEROLLE AU NOM DE LA CFTC Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Chers collègues, La CFTC regrette de ne pouvoir voter l avis de conjoncture présenté. En effet, celui-ci reste conforme au discours convenu des analystes officiels de l oligarchie dominante. On peut espérer que l analyse optimiste sur la situation mondiale ne soit pas assimilable à l exercice de la méthode Coué. Pour le moins, puisqu on se mêle de la conjoncture mondiale, il eût été prudent de relever les risques susceptibles de tout faire basculer : Quid de l avenir de la zone euro et de l euro? Y a-t-il un risque de répétition de crise bancaire assimilable à celle des subprimes? Les plans de rigueur en Europe ne risquent-ils pas de casser la croissance en contractant la consommation, l investissement et les échanges commerciaux? Ce sont les risques qui menacent particulièrement l Europe, donc la France, donc l Aquitaine. Le développement durable est-il une tarte à la crème ou un véritable souci? Si oui, la CFTC insiste sur sa déclinaison sociale. Le plan de rigueur annoncé sur les économies budgétaires frappe surtout les moins fortunés (APL, AAH) et va aussi diminuer le nombre d emplois aidés. Le nombre des emplois de la fonction Publique va baisser. Au même moment, les dépenses incontournables et incompressibles des particuliers vont augmenter dans des proportions insupportables (gaz, électricité, transports «durables»). La crise du logement s aggrave. Ce qui est dit dans le texte sur l économie sociale et solidaire pourrait annoncer notre futur. Dépassant le cadre aquitain, ces éléments de conjoncture régionale 2010 insistent sur «l exigence de responsabilité face à la dérive des déficits publics» tout en relevant «l impérieuse nécessité de solidarité pour restaurer le pacte social». Les deux soucis appellent des politiques totalement incompatibles. C est d ailleurs ce que démontrent les recommandations du FMI à la Grèce. La CFTC, toujours attachée au programme du Conseil National de la Résistance, réfute les solutions proposées. La politique de rigueur, par la contraction budgétaire qu elle induit, alourdie le poids de la dette, alors que l inflation la fluidifie. En réalité, le Politique, l État, a décidé de se soumettre aux marchés et à la finance, alors qu une autre voie est possible, fondée sur le contrôle des changes et des flux financiers et s appuyant sur des taxations sociales pour les productions issues des pays qui ne respectent pas les critères du BIT. De plus, les États devraient recouvrer le contrôle des monnaies et des banques centrales. Ce sont quelques pistes, d autres peuvent compléter ces premières mesures. Mais, dans le contexte actuel, pas de reprise car pas de retour à la confiance des «petits et des sans grades». A moins qu il ne soit espéré, une fois de plus, la confiance des bénéficiaires du bouclier fiscal et des marchés. Je vous remercie de votre attention. 225

INTERVENTION DE YVES LEPEL-COINTET AU NOM DU COMITÉ RÉGIONAL DES ASSOCIATIONS DE JEUNESSE ET D ÉDUCATION POPULAIRE (CRAJEP) Monsieur le Président, Chers collègues, Pour compléter la note de conjoncture du groupe des coopératives, mutuelles et des associations de l économie sociale et solidaire (CMAES), le CRAJEP souhaite porter à la connaissance des conseillers ses inquiétudes quand à l évolution et au devenir des politiques publiques pour la jeunesse et aux conséquences suite aux mesures annoncées du plan d austérité. Les politiques jeunesse, font appel à des champs de compétences divers qui doivent être partagés. Nous craignons que le projet d abandon de la clause de compétence générale pour les Régions et Départements rende encore plus difficile l action des associations agissant dans le champ de la jeunesse. Au travers du plan de rigueur les jeunes subissent la double peine. Subissant déjà un chômage et une précarisation grandissante la suppression du cumul de l APL et de la demi-part fiscale pour enfant à charge concerne, non seulement les foyers à hauts revenus mais aussi les revenus moyens et modestes. Les engagements du Livre Vert sur les politiques jeunesse censés favoriser l autonomie des jeunes sont mis à mal. Le CRAJEP s inquiète tant sur les moyens qu auront les associations de mener à bien leurs missions que sur l aggravation de la situation des jeunes. 227

INTERVENTION DE JEAN-PIERRE GOÏTY AU NOM DE LA CHAMBRE RÉGIONALE D AGRICULTURE Monsieur le Président, Chers collègues, La Commission des comptes de l agriculture a publié, le 30 juin dernier, des résultats provisoires pour l année 2009. Nationalement, ces résultats confirment l ampleur de la crise agricole, avec une baisse du revenu moyen par agriculteur de 34%. Le revenu moyen net par actif non salarié chute de 14 600 : son niveau le plus bas depuis 30 ans. En Aquitaine, le revenu en 2008 et 2009, respectivement 1 700 et 4 000 est le plus bas observé au moins depuis 20 ans. Il atteint en 2009 le tiers du revenu moyen national, et pour 2008 c était un dixième du revenu national. Le premier semestre de l année 2010 a été marqué par quelques signaux de reprise dans certaines filières tant végétales qu animales, cela a été rappelé tout à l heure par le rapporteur, après une année globalement catastrophique, comme en témoigne la baisse de revenu enregistrée. Au delà de l approche conjoncturelle qui concerne le végétal et l animal, la situation actuelle de l agriculture régionale est assombrie par de réelles inquiétudes et par des risques de déprise d activité en raison de la perte de compétitivité de ses productions face à la concurrence exercée par d autres pays de l Union européenne, des pays tiers. Cette situation impose une approche stratégique et structurelle à moyen terme, avec une attention accrue vis à vis de l évolution des comportements de consommation alimentaire. Le travail de prospective engagé par le CESR sur l agriculture et l agro-alimentaire et l élaboration du projet stratégique agricole d Aquitaine, porté par la Chambre régionale d agriculture, devraient apporter les éléments de réponse à l enjeu que représente le maintien d un potentiel de production agricole et de valorisation agro-alimentaire en Aquitaine. Je vous remercie. 229

INTERVENTION DE CHRISTIAN MARY AU NOM DU GROUPE FORCE OUVRIÈRE En conclusion de son intervention sur le rapport de conjoncture de juillet 2009, notre groupe disait ceci : «Enfin, pour Force Ouvrière l ampleur des déficits publics ne saurait servir de prétexte au retour en force des restrictions. et les salariés, assurés et citoyens ne sauraient se voir infliger une purge sociale magistrale pour expier les outrances des financiers.» Voilà que nous y sommes. Sourds aux mises en garde d éminents économistes tels MM. STIGLITZ et ROUBINI qui avaient su déceler bien avant les autres l inéluctabilité du krach financier mondial et qui, aujourd hui, alertent sur les risques accrus de récession et de nouvelle crise financière, les gouvernements européens se lancent à corps perdu dans des plans d austérité sous la pression des marchés financiers. Ceux-ci, tout en spéculant contre les états, osent leur donner des leçons de morale par la voix des agences de notation alors que les finances publiques sont dramatiquement plombées par les puissantes aides dont ces mêmes marchés ont bénéficié. Ainsi, la démonstration est à nouveau faite de l absolue nécessité d une régulation financière au niveau mondial, comme apparaît indispensable la mise en place d une gouvernance économique à l échelle de l Europe. Pour Force Ouvrière, si l Europe a besoin d une coordination économique, encore faut-il préciser pour quoi faire et pour répondre à quelles politiques et orientations. Or, si l on en juge par les conclusions du Conseil du 17 Juin dernier, le projet de «gouvernement économique européen» soumis à la réflexion d un groupe de travail sous l autorité du président du Conseil, risque de correspondre à une «Europe des sanctions» plutôt qu à une Europe mettant en œuvre une véritable politique budgétaire, de prospérité économique et de progrès social. Il n est, en effet, question que d un nouveau cadre de contrôle, de renforcement des politiques d austérité et de réduction des dépenses publiques dans les pays de la zone. Pour l heure, alors que les prévisionnistes misaient sur un certain raffermissement de la croissance en 2011, les programmes d austérité imposés par tous les gouvernements européens risquent fort de provoquer un nouveau ralentissement d activité. Dans ce contexte, la France se lance dans un plan dit de «ri-lance» par une ministre imaginative mais que, pour notre part, nous qualifions de «rigueur sans relance». Ce plan, qui nous réserve encore quelques surprises, intervient alors que l économie française a connu en 2009 une récession qualifiée par l INSEE de «sans précédent depuis l après-guerre». L année s est achevée sur : - un recul du PIB de 2,5 points, - un recul des exportations de 12,2%, - un repli des investissements des ménages de 8,7% (après une baisse de 2,7% en 2008), - un fort ralentissement de la consommation des ménages par rapport au rythme moyen qui prévalait avant la crise, - la destruction de 336 000 emplois, - un taux de chômage de 9,5% contre 7,7% fin 2008. On ne saurait terminer cette énumération sans citer les dégâts de la Révision Générale des Politiques Publiques avec ses 100 000 suppressions d emplois déjà assurées et ses 100 000 annoncées pour les 3 231

prochaines années. Le rapport 2009 du Médiateur de la république illustre parfaitement les conséquences avérées pour les usagers de la déstructuration des administrations déconcentrées et de la désertification des services publics au niveau départemental. Les prévisions pour 2010 sont très incertaines. Après une croissance décevante de 0,1% au premier trimestre, elle s établirait à 1,4% sur l année, le taux de chômage se stabiliserait à 9,5% et l emploi repartirait en légère hausse selon l INSEE. Cependant, fait nouveau, la demande intérieure contribue négativement à la croissance. Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 1,2% en avril, ce résultat mensuel s inscrivant dans la continuité du premier trimestre où elles avaient accusé une baisse de 2,1% comparé au dernier trimestre 2009. L Aquitaine La «résistance régionale à la crise» que note le rapport de l INSEE est justifiée par le fait que l Aquitaine se situe «parmi les régions qui semblent avoir le moins souffert de la crise». Alors que la baisse des effectifs salariés des secteurs concurrentiels a été de 3,6% en France entre début 2008 et fin 2009, elle s est située à 2,8% dans la région pour la même période, la meilleure résistance de l emploi en Aquitaine s expliquant «à la fois par sa structure économique et par un avantage géographique». Il n en demeure pas moins que plus de 10 000 emplois salariés des secteurs marchands non agricoles hors intérim ont été détruits en 2009, dont 4 300 dans l industrie et 2 500 dans la construction. Cela représente une baisse de 1,5%, soit quatre fois plus qu en 2008. Il faut souligner que l industrie, déjà sous représentée dans l économie aquitaine, a perdu 7 000 emplois en deux ans (2 700 en 2008 et 4 300 en 2009). Le taux de chômage régional s est établi à 9,3 % au 4 e trimestre 2009 et à 9,4% au premier trimestre 2010 (contre 9,5% au niveau national pour les mêmes périodes). Fin mai 2010, le nombre de demandeurs d emploi de catégorie A, B ou C inscrits au pôle emploi est de 203 350 en hausse de 11,2% sur un an contre 9,4% au niveau national. Il a augmenté sur le mois de mai 2010 de 1,1% soit trois fois plus qu au niveau national (0,4%). A noter également qu à fin mai 2010 le nombre de demandeurs d emplois toutes catégories inscrits au pôle emploi depuis au moins un an est en hausse de 28% sur un an et représente 34,2% de l ensemble. Ces données inquiétantes pour l économie aquitaine risquent de ne pas se redresser dans les mois à venir compte tenu de l incertitude qui caractérise la conjoncture industrielle, de la crise qui frappe le secteur agricole, de la dégradation des services publics et de la déstabilisation en marche des collectivités locales. Conclusion Le diagnostic qui peut être ainsi dressé de la situation à tous les niveaux pose la question de savoir, selon les termes du projet d avis, si la «pertinence de la réponse politique se révèlera déterminante pour articuler finement» les bases d un redressement et d une réinstauration de la confiance. Nous sommes aussi convaincus de la nécessité de «construire un nouveau modèle de développement» et de faire que l échelon européen soit «susceptible de permettre une définition d axes stratégiques partagés». Malheureusement pour le syndicat Force Ouvrière, les programmes mis en place ou envisagés tant au niveau européen que national vont très exactement à l encontre d une telle orientation et d une telle pertinence. Sur le plan européen, la situation exigerait une révision des modalités actuelles de la construction européenne. La crise a fait exploser le pacte de stabilité qui n a plus lieu d être. 232

L Union Européenne ne peut pas être une simple communauté de sanctions mais doit assurer un socle commun de règles sociales et viser une convergence vers le haut des conditions économiques, sociales et fiscales et non un nivellement par le bas. Enfin, les services publics et l intervention publique doivent être au cœur du projet européen. Sur le plan national, s il ne peut être question de nier la situation préoccupante des finances publiques fortement dégradées par la crise, il ne s agit pas pour autant d adhérer à la stratégie de maîtrise des dépenses publiques imposée par Bruxelles avec, notamment, un retour du déficit public sous les 3% en 2013 et de la dette publique à 52,8% (soit l exigence d économies de 100 milliards supportées par les salariés, retraités et assurés ). Parmi la batterie de mesures imaginées pour rassurer les marchés financiers et les agences de notation figure au premier plan la «réforme des retraites» qui ne devait être abordée qu en 2012 selon le calendrier arrêté et dont le contenu gouvernemental ne résout aucune des vraies questions et n aurait pour effet, si une telle contre-réforme passait, que d amoindrir encore la situation des retraités. Enfin, au niveau régional les collectivités locales et tout particulièrement le Conseil Régional auront le plus grand mal à «placer habilement le curseur» pour poursuivre leurs actions au bénéfice de l économie aquitaine et de l équilibre des territoires alors qu elles se verront privées des ressources nécessaires, astreintes à se substituer à l État dans bien des domaines et devront «digérer» une réforme qui, ainsi que le souligne le projet d avis «semble générer pour l heure davantage de confusion que de nécessaire clarification». 233

INTERVENTION DE MICHEL FOURCADE AU NOM DU GROUPE CGT Cet avis ne convient pas en sa forme à notre organisation malgré la prise en compte de certains amendements que nous avions déposés. Deux raisons essentielles expliquent notre position. 1) La première : l optimisme des chiffres affichés qui cache une réalité beaucoup plus douloureuse pour nombre de nos concitoyens. Les salaires en hausse, une «augmentation du chômage qui semble se ralentir dans toutes les catégories», une «industrie qui ralentit sa chute depuis le début de l année», la manière dont les phrases sont tournées laisse supposer que tout va mieux! Pour bon nombre d aquitains, ce n est malheureusement pas ce cas : - un nombre de bénéficiaires du RSA qui explose (+ 16,5% en 9 mois : page 121 du rapport de l INSEE), - un nombre de chômeurs qui augmente de 13,8% en 4 mois (page 67), - des défaillances d entreprises en hausse de 5,5% dans toutes les branches d activité (page 115) De qui et de quoi parle t-on dans l avis? Des salaires des nouveaux traders qui recommencent comme si rien ne s était passé en 2008? Des revenus des grosses fortunes qui se voient rembourser, comme Mme BETTENCOURT, des millions d uros au titre du bouclier fiscal. Il faut dire qu un remboursement de 30 Millions d uros, ça aide à maintenir le pouvoir d achat. Des entreprises du CAC 40 qui ont vu leurs profits 2009 repartir à la hausse, grâce, notamment, aux aides versées sans contrôle au titre du «Crédit Impôt recherche» dont les grandes entreprises sont les principales bénéficiaires Nous ne pouvons nous retrouver dans une note bâtie autour de cette approche qui ne reflète pas une réalité que nous vivons auprès de nos mandants comme de tous ceux qui souffrent dans notre région comme dans le pays. 2) La deuxième : les solutions pour l avenir. L analyse des causes qui consiste à relever que les déficits sont «proportionnellement très élevés», qu il est nécessaire de revenir à des déficits plus faibles et que la France cumulant «un endettement de plus de 1 500 milliards d uros», doit faire preuve de responsabilité, ne correspond pas à notre vision des solutions pour sortir de la crise. Pour notre organisation, les causes de la crise sont à chercher dans un marché tout puissant, sans régulateur et sans contrôle qui a permis aux banques et aux institutions financières, installées dans les paradis fiscaux, d engager le monde entier dans une crise inconnue depuis les années 1930. Pour nous, la priorité n est donc pas à la réduction des déficits et au remboursement des dettes dont les banques ont largement profité depuis 2 ans. La politique du gouvernement qui fait de cette réduction LA priorité, conduit à la récession et donc à la remise en cause des acquis sociaux : - blocage du pouvoir d achat, - gel du point d indice pour 4,5 millions de fonctionnaires, - recul de l emploi public y compris dans les secteurs d avenir tels que l enseignement et la santé, - gel des dotations aux collectivités locales qui pourtant étaient les institutions publiques qui investissaient le plus pour l avenir, etc. 235

La baisse de toutes les dépenses, sans recherche de leurs bien-fondés ou de leurs utilités pour l avenir, voilà les choix politiques du gouvernement qui vont avoir des conséquences dramatiques pour le pays et pour les salariés en particulier! Nous aurions souhaité que ces conséquences soient soulevées dans l avis, parce qu elles ne sont pas hypothétiques. Elles sont portées par de nombreux observateurs, analystes ou économistes, s inquiètent de voir ces choix politiques poursuivis et accentués. Après s être appauvri inconsidérément en faisant des cadeaux aux entreprises comme contribuables les plus riches, le gouvernement veut réduire les dépenses publiques, au détriment de la relance de l activité économique, du maintien du pouvoir d achat et de l emploi en particulier dans notre région. Cette politique va être néfaste pour la relance de l activité économique et donc de l emploi en particulier dans notre région. Je donnerai un exemple : celui de l habitat social. Il manque en Aquitaine, 30 000 logements pour répondre aux demandes actuellement en attente. Le gouvernement vient d annoncer, lors du dernier Comité Régional de l Habitat (réuni la semaine dernière) une baisse de 10% des crédits d intervention. Voilà une conséquence concrète des choix budgétaires. Pourtant, ces dépenses concernent des investissements utiles et nécessaires et non des dépenses de fonctionnement. De tels investissements, dans un secteur en difficulté aiderait à la relance de l activité et créerait des emplois, non délocalisables. Cet exemple n est malheureusement que le premier d une longue liste qui chaque jour augmente, le ministre du budget venant d annoncer la baisse des aides en faveur du logement étudiant, la réduction des allocations versées aux adultes handicapés (privilégiés s il en est) et d autres mesures qui préfigurent ce qui nous attend pour 2011. Faute de ne pas voir évoquer, dans l avis les conséquences de ces choix politiques, notre organisation adaptera son vote en fonction de l adoption ou pas de l amendement qu elle défendra en séance. 236

INTERVENTION DE MARC BESNAULT AU NOM L'UNION RÉGIONALE CFDT AQUITAINE En tant que représentants de salariés, nous avons souhaité faire une intervention qui porte sur des éléments de conjoncture actuelle concernant notre «cœur de métier» à savoir l organisation de la parole des salariés sur les questions d emploi, d organisation du travail, de carrière et bien sûr de retraite. Tout d abord : crise et modèle économique. Depuis notre dernière intervention sur la conjoncture régionale il a beaucoup été question de sortie de la crise financière. Il n'est pas de notre propos de qualifier la véracité des déclarations techniques d'experts qui s'étant lourdement trompés quant au début de ladite crise, ont de grandes difficultés à en identifier la fin et ses modalités (reprise rapide après une période de yo-yo, récession ). Ce que nous constatons, c'est que nous sommes passés à côté de l'opportunité de définir un nouveau modèle économique et de nouveaux métiers même si cette crise a malgré tout reposé et accéléré une réflexion grevée par l inertie des intérêts multiples en jeu. Pour la CFDT considérer efficacement le problème de l'emploi est une urgence, notamment pour envisager sereinement une vraie réforme du système des retraites. Il est impossible d'agir efficacement sur un problème dont l'analyse est biaisée et c est particulièrement vrai dans le domaine de l emploi. Or, nous vivons sous la dictature de la statistique dont le seul but est de montrer une pseudo rentabilité du système de réduction du chômage. Les compétences d'un demandeur d'emploi ne sont jamais analysées en terme de potentiel efficace. A aucun moment les besoins réels de l'économie locale ne sont analysées. Seule la réduction des chiffres du chômage est l'objectif et on sait la grande relativité de ces chiffres. Le service public de l'emploi n'existe pas malgré les efforts des agents et salariés qui ont subi une refonte de ce service comme d habitude mal cadrée et mal accompagnée. Seule une machine à réduire les chiffres est à l'œuvre. Ne reste qu une politique d affichage avec sa caractéristique physique évidente : le manque de vision à long terme, d une vision guidée par un projet de société durable. Qu'en est il d'un réel accompagnement? Que penser d'une convention de reclassement personnalisée dont le seul but semble être la sortie immédiate du chiffre des demandeurs d'emploi de ses bénéficiaires. Les salariés du bassin d'hagetmau en font la cruelle expérience. Que dire encore de tous ces contrats aidés qui cachent très souvent des situations de grande précarité. Aucun outil de prospective régional permettant un fonctionnement en système des entreprises, des syndicats de salariés et des professionnels de la formation n'est a l'œuvre ni même en prévision. Nous continuons de demander la mise en place de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences au niveau des territoires (GPEC Territoriale). La mise en œuvre d'un tel outil doit se faire «à froid» afin d'être opérationnelle pour affronter les effets continus de la désindustrialisation de l'aquitaine. Dans ce domaine il est particulièrement regrettable que les organisations patronales aient usé de leur influence sur un seul parti politique pour empêcher la mise en place de dispositions légales tentant de favoriser le dialogue social organisé dans les petites entreprises. Alors que ces mêmes organisations prônent le modernisme dans les rapports sociaux elles font, dans cette démarche preuve de dogmatisme et d'archaïsme qui ne peut que faire le jeux des extrêmes. 237

Que ce soit dans ce domaine comme dans d autres (l entreprise, la gestion de la crise H1N1 réalisée par le haut sans dialogue avec les professionnels de terrain) nous sommes toujours enlisés dans des comportements autoritaires et des décisions unilatérales. Le dialogue et la co-construction seules garanties de réformes profondes, partagées, acceptées et portées par tous sont encore sporadiques et trop rares. Dans le domaine de l emploi en particulier, l'expérience de terrain des organisations syndicales est indispensable dans une démarche d'anticipation. Le rôle de «pompier de l'emploi» dans lequel on cantonne souvent les syndicats comporte un volet prévention. Il est temps que les responsables politiques régionaux en prennent conscience. Enfin, où est l'humain dans ces démarches? A quel moment prend-on collectivement conscience que trouver un salarié pour un employeur, trouver un travail pour un chômeur c'est avant tout une rencontre humaine empreinte de respect mutuel. C'est au plus près des personnes, sur les territoires que doit se combattre l'inhumanité des statistiques. La conjoncture du climat social est donc, de notre point de vue, mauvaise a plus d'un titre. Si la confiance dans la politique est écornée par les dérives qui font la une des journaux, la confiance dans la véritable efficacité du dialogue social dans les entreprises et les branches professionnelles est encore en devenir et les journaux en font malheureusement trop souvent l écho lors d évènements dramatiques. Les conditions de vie au travail sont mauvaises et l'arbre France Télécom ne doit pas cacher la forêt des salariés de structures moins médiatiques qui souffrent tout autant. La mise en place de la mesure légale de la représentativité doit être un outil et toutes les composantes du dialogue social doivent s'y soumettre. Si tel n'était pas le cas la cohésion de la société serait en jeu. La préoccupation du développement durable doit enfin atteindre sa dimension sociale et ce mouvement ne peut être efficace que dans la proximité, à l'échelle des territoires. Nous regrettons que les perspectives de réduction des dépenses de l'état présentés par le gouvernement portent sur des domaines cruciaux pour la cohésion de notre société comme l'aide au logement ou l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Dans un contexte de réduction des moyens des collectivités territoriales, aucune compensation ne pourra prendre le relais au niveau régional et ces mesures seront catastrophiques pour des personnes déjà fragilisées. Il en est de même pour les services de santé et les services sociaux. Aucun signe positif ne nous permet d'être optimistes à moyen terme. Ces tendances sont communes aux secteurs sur lesquels nous travaillons actuellement, tant dans les fonctions publiques avec les effets dévastateurs de la RGPP pour les secteurs de la défense par exemple que dans le secteur privé notamment dans les secteurs du bois dans les Landes, de la Chimie en Béarn ou de l'aéronautique. 238

INTERVENTION DE SOPHIE DARGELOS AU NOM DE L USGERES/UNIFED Dans l'avis qui est soumis à notre approbation on lit page 5 ligne 3 «la perte importante des habituelles subventions de fonctionnement». Je voudrais préciser et nuancer ce que les pouvoirs publics et les structures de l'économie Sociale entendent par subventions, comment nous devons les lire. Ces subventions, de même qu'elles ne sont pas à confondre avec des aides à l'emploi ou des contrats aidés, ne sont pas des subventions de fonctionnement, mais des conventions d'objectifs ou des subventions attribuées sur projet. Elles sont en effet fléchées par les pouvoirs publics et consacrées à la mise en vie d'activités relevant d'un service au public, à des publics, d'un service public donc. Or dans le contexte actuel de réduction croissante des financements d'état, depuis 2009, et qui va se renforcer en 2010 au nom de la rigueur, face à des collectivités qui ne peuvent ou ne souhaitent pas compenser le désengagement de l'état, les structures de l'économie Sociale et Solidaire en général et les associations en particulier vont connaître des jours difficiles et ce qui inquiète leurs dirigeants, au-delà de l'éventuelle difficulté de leur structure, c'est d'abord le risque de ne pas pouvoir poursuivre les missions de service public qu'ils assurent auprès de populations en situation de précarité, voire de pauvreté. Je vous remercie. 239

INTERVENTION DE MARC FERNANDES AU NOM DE L'UNION RÉGIONALE CFDT AQUITAINE Après la tempête KLAUS dont chacun connaît les ravages sur la forêt landaise et sur les infrastructures, les acteurs de la filière Bois Landaise regrettent amèrement la gestion de crise trop simpliste du gouvernement. La ressource est vitale pour la région, et la grande majorité des municipalités sont également propriétaires de leurs forêts et donc tributaires des frais d entretien et des bénéfices qu ils peuvent en tirer bon an mal an. Ces municipalités qui ont reçu la promesse de l État d être indemnisées, ne le seront probablement jamais. Malgré les avertissements et l expérience déjà acquise en 1999 par la précédente tempête, le ministre de l agriculture de l époque a privilégié l exportation massive à des prix bradés des bois arrachés, alors que la filière éprouvait d énormes difficultés afin d obtenir des autorisations et subventions leur permettant de créer des zones de stockages de chablis, capables de compenser le manque à venir prévisible. D après les industriels de la FIBA (Fédération interprofessionnelle du bois d'aquitaine) «un million de tonnes stocké, correspond à 3 000 emplois locaux (directs et indirects)». 4 000 salariés directs, rien que dans les établissements du «bois papier carton». Pendant ce temps les bois étaient exportés vers la Chine, et l Allemagne soit disant pour être transformés en bois énergie. Le gouvernement a gracieusement subventionné le transport, provoquant des situations ubuesques car des bois proches de zones de stockages traversaient toute les Landes pour être chargés sur des trains ou cargos et ainsi obtenir la prime transport qui couvre les transport de plus de 40Km. L approvisionnement est difficile pour les entreprises du bois car le prix de la matière attire la convoitise des acheteurs étrangers. Le marché de la trituration est déjà très tendu, les professionnels du recyclage du bois s opposent déjà farouchement aux fabricants de «pellets» (granulés de bois pour chauffage). Les industriels tablent également sur le manque dans l avenir de bois de qualité, car les bois tombés auraient dû atteindre leur maturité dans 5 à 10 ans. De plus, les maladies et les parasites du bois ont profité des chablis au sol et d une météo clémente pour proliférer, ce qui va encore causer de la perte. Les entreprises de production de pellets sont décriées par la profession, en effet on considère que le bois a plusieurs vies, et est maintes fois réutilisé. En brûlant du bois utile aux autres industries, la filière rivalise avec les autres secteurs, alors qu en utilisant la biomasse issue de la coupe, elle aurait un véritable rôle écologique responsable. N oublions pas également le rôle du bois comme capteur de CO 2 qui peut le conserver en matière figée, mais le relâche dans l atmosphère lorsqu on le brûle, rendant le bilan carbone nul. La crise a touché le secteur, mais l on remarque que les entreprises du bois majoritairement d actionnariat familial, s en sortent assez bien. Certes les baisses de commandes sont là, les mesures de chômage partiel ont été mise en place dans de nombreux secteurs, mais au final les usines tournent en sous effectifs, les contrats précaires ayant servi d amortisseurs. Le secteur de l ameublement plus capitalisé n a pas eu cette chance, déjà très touché par la concurrence et les conditions des grands distributeurs, les entreprises de Hagetmau souffrent. Capdevielle vient de fermer et Lonné est en grandes difficultés. C est un bassin d emploi sinistré 241

INTERVENTION DE LIONEL CHAUTRU AU NOM DE L UNSA Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Chers collègues, Dans un livre récent «Pourquoi il faut partager les revenus», l'économiste Patrick ARTUS écrivait : «Avec le déclin de l'industrie manufacturière au profit des services à la personne, de la distribution, des industries, des loisirs et des transports, la globalisation a produit un effet de déformation inédite de la structure des emplois des pays de l'ocde, vers des emplois en moyenne moins bien rémunérés. Or cette déformation a été aussi amplifiée par la crise Les destructions d'emplois industriels (600 000 en 2009, 6 800 en Aquitaine sur deux ans) sont donc loin d'être terminées dans les pays développés». De ce point de vue, l'unsa estime urgent d élaborer un vrai projet industriel pour le site de FIRST ex FORD qui permette de préserver les emplois. Les instituts de prévisions économiques annoncent des taux de croissance de l'ordre de 1,5%. Or, les prévisions budgétaires du gouvernement sont établies bien au-dessus (2,5%) et ne seront très probablement pas réalisées. Le choix sera entre l'endettement accru ce qui paraît difficile et la réduction des dépenses accentuée. Interrogé sur cette situation, Joseph STIGLITZ, prix Nobel d'économie, répond sur les plans de rigueur gouvernementaux : «A long terme, un tel effort est bien entendu souhaitable. Mais, dans l'immédiat, alors que la crise est loin d'être finie, sûrement pas. Dès les premiers signes timides de reprise observés ces derniers mois, les marchés financiers et les spéculateurs ont envisagé des coupes dans les dépenses publiques. Cette dictature est perverse. Et puis quel comble! Car c'est bien pour sauver les acteurs du système financier que les gouvernements ont alourdi leurs dettes et creusé leurs déficits. Il faut au contraire les maintenir, en privilégiant les investissements productifs». A l'unsa, il nous semble que la seule solution pour accroître l'activité serait de modifier sensiblement le partage des revenus puisque l'évolution «spontanée» de partage des revenus est orientée vers la baisse des salaires, hausse des revenus du capital avec les plus values en capital, c'est bien aux pouvoirs publics que revient la responsabilité de favoriser un partage plus favorable du soutien de l'activité et de l'emploi. Outre les politiques de long terme susceptibles de recréer des emplois qualifiés aux revenus élevés, il est en effet possible d'agir à court terme pour éviter la baisse de la part des salaires dans la richesse produite, limiter les dégâts en terme de chômage et stimuler la demande. A l'unsa nous estimons que de la loi TEPA en 2008 au financement des retraites en 2010, la voie choisie n'est pas pertinente. Il est par ailleurs souhaitable que face à l'inquiétude des salariés par rapport à l'emploi, le CESR s'exprime sur cette question importante pour le dynamisme de l'aquitaine. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Chers collègues, je vous remercie de votre attention. 243

INTERVENTION CONCLUSIVE LUC PABŒUF PRÉSIDENT DU CESR A travers ce débat sur la conjoncture, la situation économique et sociale a été balayée de façon très large, avec parfois un sentiment de décalage entre les indicateurs et la situation. Le travail de conjoncture qui a été fait consiste à commenter les indicateurs. Or, il a été fait référence à un prix Nobel d économie qui est Joseph STIGLITZ. Je me permets cette remarque : Joseph STIGLITZ, Amartya SEN et Jean-Paul FITOUSSI, qui ont signé le rapport sur la mesure de la performance économique et du progrès social, y faisaient deux remarques importantes. La première est que la notion de PIB peut être quelquefois remplacée avantageusement par celle du produit national net, qui prend en compte la dépréciation du capital. Par exemple, en terme de développement durable, lorsqu il y a une thrombose dans la circulation, que les moteurs de voitures tournent, il y a consommation et le PIB augmente. Il en va de même lors d une intervention sur un incendie. Ce n est pas très satisfaisant C est cet indicateur du PIB dont on annonce une croissance de 4% au niveau mondial qui est néanmoins observé dans les travaux de conjoncture. La seconde est que les auteurs invitaient également à s interroger sur le revenu réel des ménages en faisant ce commentaire : il y a nécessité de fournir un gros effort pour comprendre pourquoi, en fonction des sources statistiques utilisées, il peut y avoir des perceptions diverses et presque contradictoires de l évolution de ces revenus. Ces deux remarques indiquent que pour se placer dans une perspective de développement durable, il y a sans doute un intérêt pour la gouvernance de ce développement, à s interroger sur les tableaux de bord qui permettent aujourd hui de guider les choix. Par le passé, ces tableaux de bord n ont pas permis d anticiper certaines crises. Sans doute ce décalage entre les inquiétudes mentionnées ici et le retour à une situation plus favorable de ces indicateurs est l illustration de la nécessité d interroger en profondeur les indicateurs de la croissance de la prospérité dans le sens du développement humain. L enjeu est vaste et dépasse largement les compétences qui sont celles d une collectivité territoriale telle que la Région Aquitaine. Au delà des considérations mondiales pointées aujourd hui, il est important de pouvoir resituer les enjeux à l échelle régionale, et c est tout à fait votre rôle. Les socioprofessionnels souscrivent à cette nécessité d une vision de long terme. L attachement de cette Assemblée à l investissement industriel procède de cette préoccupation. Et en cela, le cercle des économistes a invité récemment à ce qu il y ait des investissements sur le long terme et une réorientation de l épargne notamment pour répondre aux défis du développement durable. L Aquitaine, de ce point de vue, peut avoir beaucoup d atouts. 245

INTERVENTION CONCLUSIVE MATTHIAS FEKL VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL EN CHARGE DE L ÉCONOMIE, DE L EMPLOI ET DES ENTREPRISES Merci de m avoir invité aujourd hui, et merci beaucoup de la qualité de vos travaux que nous avons lus avec attention, à la fois parmi les élus régionaux et dans les services. Vous placez la présentation de ce rapport sous le signe de l asymétrie, j y ajouterais peut-être le contraste. Contraste entre d une part une région Aquitaine qui, comme le prouvent les chiffres, résiste un peu mieux à la crise que la moyenne des autres régions, que ce soit en termes de croissance économique ou en termes de chômage où elle est très légèrement en dessous de la moyenne nationale et, d autre part, la gravité de la crise que l on constate dans tous les secteurs de notre économie. L ensemble des interventions aujourd hui, dans cette enceinte, en témoigne, dans l agriculture, dans l industrie, dans les services, la crise est là et elle frappe durement. Les élus régionaux le voient bien aussi. Je suis élu d un territoire, le Lot-et-Garonne, qui comme vous le dites d ailleurs dans le rapport, souffre plus que d autres territoires en Aquitaine. Les difficultés rencontrées par notre économie et, par endroits, la déliquescence du lien social y sont flagrantes. Il faut donc avoir à l esprit les deux notions, à la fois l aspect positif (cela va moins mal qu ailleurs), et l aspect négatif (tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, c est le moins que l on puisse dire). Il y a un ensemble de politiques à mettre en place aux niveaux mondial, européen et national. Je vais pour ma part, aujourd hui, me contenter de développer brièvement ce que la Région essaie de faire au niveau aquitain. D abord une série de politiques conjoncturelles envers les entreprises, mises en place pour répondre à la crise. Crise aggravée dans notre région par la tempête Klaus qui a provoqué des dégâts importants, avec le constat que nos entreprises étaient confrontées à certaines difficultés particulières, notamment de trésorerie et d accès au crédit. Le Conseil régional y a répondu, notamment en mettant en place de nouvelles aides en matière de trésorerie, en prononçant un moratoire d un an sur le remboursement des crédits des entreprises en difficulté, et en créant de nouvelles aides spécifiques à la relance pour les entreprises qui connaissent des difficultés dans le contexte de la crise. Et puis des actions conjoncturelles envers les salariés, que ce soient des aides directes en matière de formation, la mise en place d un chèque de reclassement de 4 000 qui peut intéresser les salariés en reconversion, ou encore la création d un fond régional de formation dans les PME. Actions de long terme de la Région, qui doivent se déployer dans un certain nombre de secteurs et qui rejoignent, me semble-t-il, les recommandations et axes d améliorations formulés dans votre rapport. D abord les infrastructures, puisque l un des premiers rôles de la puissance publique est de créer un contexte favorable à la croissance. J évoquerai deux grands projets structurants pour notre région : la Bordeaux Pau, qui sera en circulation au premier trimestre de l année prochaine, l engagement fort de la Région sur la LGV, qui est à la fois l un des plus grands chantiers européens actuels et un projet fondamental pour les décennies à venir, avec un engagement global du Conseil régional de 600 millions,sur la période. Deuxième grand axe, l innovation et la recherche. Le rapport de Pierre DELFAUD, publié en décembre dernier par votre Conseil et intitulé «Les capacités de réaction de l'économie aquitaine face aux effets de la crise financière», avait insisté sur ce point en montrant les avancées faites par l Aquitaine en la matière. Aujourd hui, 12% du budget régional sont consacrés à cet axe, cher au Président ROUSSET, et 247

que nous allons naturellement poursuivre, y compris en renforçant les politiques d innovation envers les PME. Développement international. Le Conseil régional souhaite aider les entreprises d Aquitaine, tout particulièrement les PME, à exporter plus. Le constat est fait dans le rapport, les entreprises aquitaines n exportent pas assez. Il nous faut aider les entreprises qui n exportent pas encore à aller vers les nouveaux marchés émergents, notamment le marché chinois. Et pour celles qui exportent déjà, il nous faut les aider à diversifier leurs débouchés. Dans cette logique, le Président Rousset conduira, la semaine prochaine, une délégation aquitaine en Chine, pour constater sur place comment fonctionne le Bureau ouvert par l Aquitaine à Wuhan pour aider les entreprises, améliorer le cas échéant ce dispositif et engager ensemble la réflexion pour l avenir, en lien notamment avec les Chambres consulaires. Je conclurais sur deux points : D abord, cela a été dit aujourd hui, l importance de la confiance. La confiance ne se décrète pas, elle se construit. Elle exige de la part des responsables publics à tous les échelons de collectivités de l exemplarité d abord dans leur fonctionnement personnel et ensuite dans les choix politiques qui sont faits. Elle suppose aussi de renouer avec un pari sur le long terme, car les acteurs économiques ont besoin de visibilité et de stabilité dans les choix réalisés, ils n ont pas besoin de volte-faces en fonction de l humeur du jour. Il faut une adéquation des politiques menées à la conjoncture, bien sûr, mais il ne faut pas que les choix stratégiques soient remis en cause tous les quatre matins. Second point, le rôle de la puissance publique. Si aujourd hui la réforme des collectivités territoriales heurte tellement d élus, ce n est pas seulement par idéologie, pas seulement par goût de l opposition stérile, mais bien parce que nous considérons que la réforme territoriale telle qu elle est conduite aujourd hui affaiblit le potentiel financier des collectivités et crée le doute ; et le doute, dans les entreprises comme dans les collectivités, n est bon ni pour l action, ni pour l investissement. Ainsi, la réforme actuelle fragilise les collectivités territoriales, qui sont à l origine des ¾ des investissements publics civils dans notre pays. Et elle fragilise singulièrement la collectivité territoriale qui peut apporter un vrai plus en matière de développement économique, à savoir, la Région, en créant un élu «génétiquement modifié», un «ovni territorial» qui ne saura pas trop quel sera son rôle, sans engager la réflexion sur l avenir de cette collectivité dans un contexte européen qui voit partout son renforcement. Quand on regarde partout ailleurs, en Europe et dans le monde, c est la Région ou son équivalent, les Länders allemands, les communautés autonomes espagnoles, en Grande-Bretagne dans le cadre des politiques de devolution, c est cet échelon-là que l on conforte car c est lui qui a l impact et la force de frappe stratégique pour le bon équilibre entre une vision globale et une relative proximité. Tels sont les points ce que je souhaitais développer devant vous, à la fois sur l action de la Région et sur le contexte, le cadre institutionnel qui, à notre avis, doit prévaloir pour que nous puissions continuer à exercer convenablement les politiques qui nous sont confiées. 248

COMPOSITION DE LA COMMISSION «DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET PROGRAMMATIONS» DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL RÉGIONAL D'AQUITAINE 249

COMPOSITION DE LA COMMISSION «DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET PROGRAMMATIONS» Président : Patrick DE STAMPA Vice-Présidente : Jacqueline BRET Rapporteur Général : Jean-Michel GAUTHERON Rapporteur Général Adjoint : Michel CISILOTTO Collège I Collège II Collège III Collège IV BARRIÈRE Jacques BOSCQ Jacques CAZALA Bernard CISILOTTO Michel CUERQ Antoine DE STAMPA Patrick DOUGNAC Xavier DUVERGÉ Jacques GARETTA André GRACIET Dominique JECKO Jean-René MARTRES Jean-Louis MEYER Gabriel ROGERS Geneviève TISSINIER Michel BARBE Dominique BOISSEROLLE J-Jacques BRET Jacqueline CHAMPION Isabelle CHAUTRU Lionel GUICHENAY Didier HALGAND Eric MORILHAT Roselyne PAULIAT Jacques RUIZ Julien CAHAGNE Arlette DAVANT Pierre GAUTHERON Jean-Michel SIBUET LA FOURMI Serge SINGARAVELOU TESSIER Jean-Claude DELFAUD Pierre BOULMIER Muriel CRUÈGE Philippe PRAUD Maurice SAUVAGE Christian VICE-PRÉSIDENTS DU BUREAU INVITÉS : BOST Jean-Louis FERNANDES Marc FOURCADE Michel GAMBIER Bernard MILLEPIED Patricia MARUEJOULS Maguy PÈRE Jacques PEYRES Richard DEMIER Bertrand GOURSOLLE-NOUHAUD D. SECRÉTAIRES DU BUREAU INVITÉS : DEBAERE Patrick DESPUJOLS Philippe REILLER Alain JAVALOYÈS Sèrgi LEPEL-COINTET Yves Chargée de Mission : Martine CHAILLAT Assistante : Brigitte AUGER 251