6θ4 REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE



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Transcription:

6θ2 REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE CHRONIQUE Le VI e Congrès International du Peuplier et la IX e Session de la Comimission Internationale du Peuplier (France, 16 avril - 1 er mai 1957) Vingt-huit nations, répondant à l'invitation du Gouvernement français ont envoyé des délégations au VI e Congrès International du Peuplier (Paris, 22 avril - 27 avril 1957). Les manifestations du Congrès coïncidèrent avec les travaux de la IX 6 Session de la Commission Internationale du Peuplier, organisés sous l'égide de la Division des Forêts de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Les séances de travail, qui eurent pour cadre le Palais d'orsay, avaient été précédées d'un voyage d'études dans le Midi de la France (16 avril au 20 avril). Elles furent suivies d'un voyage d'études dans le Basin Parisien (20 avril au I er mai). En outre, les congressistes visitèrent le Centre Technique du Bois (23 avril), le populetum national de Vineuil (Loir-et-Cher) (24 avril), une usine de déroulage et des plantations de peupliers dans le Calvados (27 avril). M. le Ministre des Affaires Etrangères et M. le Secrétaire d'etat à l'agriculture offrirent aux congressistes, au nom du gouvernement français, une réception officielle à l'hôtel Crillon le 25 avril. Les voyages d'études avaient été préparés de longue date sous l'égide de la Commission nationale du Peuplier. Grâce à la compétence et au dévouement du secrétariat, et à la remarquable contribution des services forestiers des Conservations intéressées, ils connurent une réussite complète. En fournissant aux délégués étrangers l'occasion de fructueuses observations, ils leur auront permis de mesurer l'effort développé par la France depuis 10 ans pour faire progresser la populiculture. A l'occasion de ces manifestations, qui marquaient le dixième anniversaire de la création de la Commission Internationale, les délégations étrangères ont témoigné leur reconnaissance à notre pays pour la collaboration efficace qu'il a apportée à ses travaux. Elles ont rendu un hommage particulier à M. Ph. GUINIER, qui a été pendant 10 ans le dynamique Président de la Commission Internationale, tout en animant les travaux de la Commission Nationale. M. GUINIER ayant décidé d'abandonner volontairement la présidence de la Commission Internationale, afin qu'une équipe renouvelée puisse aborder une nouvelle phase d'études et de recherches, la Commission Internationale l'a, à l'unanimité, élu Président d'honneur fondateur, en reconnaissance des éminents services qu'il a rendus à la populiculture. Les nations représentées étaient les suivantes : République fédérale d'allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée, Espagne, Etats-Unis, France, Hongrie, Iran, Irlande, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Maroc, Pakistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Tchécoslovaquie, Turquie, U.R.S.S., Yougoslavie. En outre, la Confédération européenne de l'agriculture et l'union Internationale des Instituts de Recherches forestières avaient envoyé des observateurs. Au total, les diverses manifestations furent suivies par plus de 130 participants.

CHRONIQUE 603 Le secrétariat du Congrès était assuré par la Division des Forêts de la FAO, sous la direction de M. R.-G. FONTAINE, Chef de la Section des Politiques forestières spéciales et secrétaire de la Commission Internationale du Peuplier. La délégation française comprenait, outre M. GUINIER, M. du VIGNAUX, Directeur général des Eaux et Forêts, Président de la Commission nationale du Peuplier, Chef de la délégation (suppléant: M. de VAISSIÊRE), MM. ROL, POURTET, RÉGNIER, VIENNOT-BOURGIN (suppléant: M. TARIS), DECENCIÈRE, SILBERBERG (suppléant : M. CHARDENON), TARDIVIER, CAMPREDON, VELAY (suppléant : M. HUCHON). I. Séances de travail Le VI o Congrès et la IX e Session de la Commission Internationale tinrent leurs séances sous la présidence de M. Ph. GUINIER et en présence de M. Marcel LELOUP, Directeur de la Division des Forêts de FAO. Au nom du Gouvernement français, M. du VIGNAUX, représentant le Secrétaire d'etat à l'agriculture, prononça le discours d'ouverture. Soulignant la satisfaction du Gouvernement d'avoir pu organiser les manifestations du 10 e anniversaire de la formation de la Commission Internationale du Peuplier, il évoqua la première <<' Semaine internationale du Peuplier» qui se déroula en France à partir du 19 avril 1947; 13 délégués étrangers, représentant 8 nations, s'étaient alors joints aux spécialistes français pour jeter les bases d'une coopération efficace en matière de populiculture. Il rendit hommage à la mémoire de M. l'inspecteur Général TASSION, qui avait été l'organisateur efficace de cette première manifestation. Il salua les personnalités des équipes nationales du peuplier présentes au Congrès. Puis M. du VIGNAUX souligna l'importance des résultats obtenus en 10 ans grâce aux efforts de la Commission Internationale du Peuplier. Il montra l'importance que présente, pour l'économie des pays membres, la culture de cette essence de croissance rapide, de revenus financiers élevés, qui fait bon ménage avec les récoltes agricoles ou le pâturage. Le peuplier a été un des supports les plus efficaces de la propagande en faveur de l'arbre, il a facilité la tâche des forestiers lorsqu'il s'est agi de persuader le monde rural de la nécessité d'un plan de reboisement à l'échelle des besoins en bois des nations modernes. Après que les délégations eussent présenté les bilans d'activité des Commissions nationales depuis 1947, les principaux problèmes intéressant la culture du peuplier furent passés en revue. Le rapport sur les travaux de la Conférence Régionale du Peuplier pour l'amérique Latine, qui se déroula en Argentine en novembre 1956 fut remis aux délégués. Les groupes de travail créés au sein de la Commission Internationale se réunirent: celui des maladies (présidé par M. VAN VLOTEN (Pays-Bas)), examina notamment le rapport présenté par l'équipe chargée de l'enquête sur le Dothichiza; le groupe de l'exploitation et de l'utilisation du bois de peuplier, réuni sous la présidence du Professeur GIORDANO (Italie), apporta certaines modifications à la fiche d'essais technologiques ; il mit l'accent sur l'intérêt des travaux tendant à établir les aptitudes aux différents emplois des divers clones de grande culture. Le groupe de travail «ad hoc» sur les insectes des peupliers procéda, sous la présidence de M. RÉGNIER (France), à un large tour d'horizon sur les différents^ insectes nuisibles au peuplier et à son bois et, conscient des grands progrès qu'il était nécesaire d'accomplir dans ce domaine, il émit le vœu que soit constitué, au sein de la Commission internationale, un groupe de travail chargé de l'étude des animaux nuisibles aux peupliers, analogue à celui des maladies. A l'ordre du jour de la session figuraient également des questions relatives

6θ4 REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE aux statistiques du peuplier, aux études et enquêtes en cours sur les saules, aux méthodes à employer dans les expériences. La Commission Internationale du Peuplier devait ensuite procéder à l'élection de quatre nouveaux pays membres : la Grèce, le Liban, le Pakistan et la Yougoslavie, ce qui porte à 20 le nombre des pays représentés au sein de la Commission. A Tissue de la session, et après avoir adopté une modification à ses statuts, la Commission a* élu à l'unanimité M. Ph. GUINIER (France) Président d'honneur fondateur, et M. HOUTZAGERS (Pays-Bas) Président d'honneur. M. HOUTZAGERS, vice-président de la Commission Internationale pendant 10 ans, avait été empêché d'assister à la session par une grave maladie: ses collègues ont appris depuis sa disparition prématurée qui sera unanimement regrettée. La Commission a désigné ensuite son nouveau Comité exécutif permanent chargé de diriger les activités de la Commission et de coordonner celle de ses groupes de travail : elle comprend MM. BAUER (Allemagne), GAILLARD (Suisse), GIORDANO (Italie\ HERBIGNAT (Belgiaue), JAIME FANLO (Espagne), JOBLINO (Royaume-Uni), MAYER-WEGELIN (Allemagne), PICCAROLO (Italie), POURTET (France), RÉGNIER (France), van VLOTEN (Pays-Bas), WETTSTEIN (Autriche), auxquels ont été adjoints par cooptation MM. TALAT EREN (Turquie) et RAGONESE (Argentine). Le nouveau Comité a élu pour président M. G. GIORDANO (Italie) et pour vice-président M. Jean POURTET (France). La séance de clôture se termina par une allocution du représentant du Gouvernement français. Il insista en particulier sur le rôle favorable que peuvent jouer des plantations rationnellement établies de peupliers pour la protection de la terre arable et des récoltes, et sur le parti qu'elles permettent de tirer des terres que l'agriculture ou l'élevage ne sauraient revendiquer. II. Voyage d'études facultatif dans le Midi de la France. Du τ6 au 20 avril, une partie des congressistes visitèrent les peupleraies de la basse et moyenne vallée de la Garonne et celles de la basse vallée du Rhône. Partant de Toulouse, ils s'intéressèrent en particulier, près d'auvillar, à des peupleraies jeunes, parfois associées à des cultures agricoles ou horticoles, puis aux possibilités très rémunératrices de culture du peuplier dans les alluvions de la Garonne : peupleraies de M. EXPERT à l'ile Balias près de Marmande, où sont cultivés P. nigra (Blanc et Vert de Garonne) et des Peupliers euraméricains P. «robusta», P. «regenerata», etc.. ainsi qu'une faible proportion de peupliers Carolins. Dans la région de la commune de Malause, ils constatèrent l'intérêt des cultures sarclées (maïs) associées à P. «robusta» pendant les cinq premières années de croissance des arbres. La tournée le long de la Garonne permit encore d'admirer de beaux peuplements de Carolins. Elle se compléta par une visite du populetum de Bourret (Tarn-et-Garonne) et à Moissac d'une fabrique d'emballages en bois de peupliers déroulé ou scié. Après avoir gagné Nîmes, les congressistes traversèrent le Rhône pour se rendre dans l'ile de la Piboulette, intéressante par ses populations de peupliers sauvages où est pratiqué un traitement sylvicole sommaire favorisant un peuplier blanc (P. nivea) qui drageonne abondamment. Ils descendirent ensuite le Rhône jusqu'à Avignon, longeant une véritable «forêt galerie» composée de salicacées parmi lesquelles croissent différents P. nigra et P. nivea. III. Visite au populetum de Vineuil. Le 24 avril, les congressistes se rendirent dans le Loir-et-Cher. Accueillis au populetum de Vineuil par la municipalité de cette ville, ils prirent un

CHRONIQUE 60S grand intérêt à la visite de l'arboretum de collection, de l'arboretum forestier, et des places d'expériences. Dans ce terrain alluvial où le plan d'eau se tient à une profondeur de un à deux mètres suivant les saisons, et où les conditions sont relativement dures pour le peuplier, ils constatèrent l'influence très favorable du travail du sol sur la reprise et la croissance en diamètre des arbres. Les performances de certains clones furent admirées, les plus remarquables dans ce genre de terrain étant, semble-t-il, les hybrides italiens du Professeur PICCAROLO, et en particulier I. 214. L'après-midi, les délégués visitèrent les places d'expériences du Pré-au- Chast installées dans le parc de Chambord. IV. Tournée dans le Calvados. Le 27 avril, les congressistes se rendirent à Saint-Pierre-sur-Dive.s, où ils visitèrent l'usine de déroulage Leroy, spécialisée dans la fabrication des boîtes pour fromage camembert. L'après-midi, ils visitèrent les plantations de la Coopérative forestière de Basse-Normandie, au sein de laquelle les Etablissements Leroy ont groupé, en vue de faciliter l'approvisionnement de leurs usines, un certain nombre de propriétaires. La Coopérative a passé avec le Fonds forestier national plusieurs contrats utilisant essentiellement P. «robusta» et P. «serótina de Champagne». Ces plantations sont installées très souvent dans de véritables marais, que la culture du peuplier permet de récupérer, non seulement pour la production du bois mais aussi, accessoirement, pour celle de la viande, le drainage effectué pour l'installation des arbres y rendant possible le pâturage. V. Voyage d'études dans le Bassin Parisien. Du 29 avril au I er mai, les congressistes effectuèrent un voyage d'études dans les principaux départements où la culture du peuplier est à l'honneur dans le nord du Bassin Parisien. Il commença par une visite (remarquablement organisée par les ingénieurs du SEITA et par M. CHARDENON, membre de la Commission nationale du Peuplier) des installation très modernes de la manufacture d'allumettes de Saintines. Ceux des congressistes qui avaient déjà vu cette usine, il y a plusieurs années, ne manquèrent pas d'être frappés du chemin parcouru vers une productivité accrue grâce à l'adoption de nouvelles machines perfectionnées. A côté de l'usine proprement dite, ils s'intéressèrent aux installations de pépinières et de places d'essais, ainsi qu'aux laboratoires d'études sur les maladies du peuplier, qui font de Saintines une véritable station de recherches de populiculture. Les congressistes visitèrent un domaine privé, loué par le SEITA pour y installer des peupliers, destinés à alimenter la manufacture, sur sol de marais régulièrement entretenu à l'aide d'une fraise rotative Rotavator. L'après-midi du même jour, les congressistes visitèrent les terrains de la ville de Noyon dans la vallée de la Verse, où ils furent accueillis par M. GRANTHOMME, Maire. Ils purent admirer de belles plantations sur terrain tourbeux avec puissante végétation de marais, rendues possibles grâce à l'assainissement dû au curage de la rivière. En outre, ils visitèrent un terrain de 3 ha mis à la disposition des pathologistes par la ville de Noyon, où MM. VIENNOT-BOURGIN, TARIS et RIDE présentèrent les premiers résultats du dispositif expérimental installé depuis 3 ans. Après une étape à Reims, les congressistes visitèrent, le 30 avril, le domaine de Maretz à Merfy, appartenant à la Compagnie) des Eaux Vannes. Le terrain est irrigué par les eaux usées de la ville et porte des peupliers depuis

6o6 REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE 1929; plusieurs placettes d'expériences ont été installées dans ce domaine (P. «robusta» et P. «regenerata»). La tournée se poursuivit par la visite de la scierie TARDIVIER, à Vitry-le- François; M. TARDIVIER, membre de la Commission nationale du Peuplier, présenta les nouveaux matériels actuellement en cours de mise au point dans son usine, qui permettront de tirer un meilleur parti des bois de peuplier exploités dans la région par la fabrication de panneaux lattes. L'après-midi du même jour fut consacrée à la visite de diverses peupleraies particulières de la vallée de la Marne. Une démonstration très frappante des possibilités de trois clones de grande culture (P. de «Virginie», P, «serótina de Champagne» et P. «robusta») fut procurée par la visite du domaine de l'abbaye à Moncetz, sur terrain périodiquement inondé par la rivière. A Frignicourt fut admirée la parcelle d'expériences la plus ancienne de P. «vir,giniana de Frignicourt», sur un terrain appartenant à M. JEAMPIERRE. Le dernier jour, une démonstration d'élagage avec la scie emmanchée Ervé et l'échelle «Ecole forestière» fut présentée par M. VENET, Ingénieur principal à la Station de Recherches, dans la plantation appartenant aux Hospices de Troyes sur les bords de la Seine. Puis, les congressistes gagnèrent le populetum de St-Benoît-sur-Vanne, contigu à plusieurs peupleraies réalisées par contrats du Fonds forestier national et installé dans l'une d'elles. Il s'agit de sols tourbeux où ont été constituées des répétitions des mêmes clones avec des densités différentes : P. «virginiana de Frignicourt», «regenerata Yonne», «robusta», «serótina de Champagne», divers hybrides italiens ainsi que quelques peupliers blancs. Le voyage d'études se termina par la visite des peupleraies de M e CHATON, membre de la Commission nationale du Peuplier, près de Romilly-sur-Seine (Aube). Sur des terrains acquis en 1937, ce propriétaire particulier, pressentant les possibilités économiques d'une culture rationnelle du peuplier, a réussi à installer, sur des sols très compacts, où le plan d'eau ne descend pas au-dessous de un mètre, quarante hectares de P. «serótina de Champagne» de belle venue et entretenus avec beaucoup de soin. Une documentation copieuse fut fournie aux jdélégués : son ensemble «Programme» imprimé en deux langues, «Rapports et communications françaises» ainsi que de nombreux textes et cartes distribués à l'occasion de la plupart des visites constituent un bilan très complet de la populiculture française. En marge des voyages d'études, l'agrément des congressistes et en particulier des nombreuses dames qui les accompagnaient ne fut pas perdu de vue. De nombreuses richesses artistiques de la France furent ainsi présentées et jalonnèrent les itinéraires: les monuments de Toulouse la nuit, le Pont du Gard, le Palais des Papes, le Château de Chambord et son spectacle «Son et Lumière», la Cathédrale de Reims et les fameuses caves à champagne, la ville de Troyes illuminée pour la circonstance, etc.. Les différentes manifestations du VI e Congrès International du Peuplier laissèrent à tous les participants une impression très favorable, tant par la qualité de l'organisation, que par les aperçus fournis sur l'avenir du peuplier dans les programmes d'expansion économique. Ainsi que l'a fait le représentant du Ministre de l'agriculture, on peut affirmer que ce 10 e Anniversaire de la Commission Internationale du Peuplier ne constitue nullement un aboutissement, mais bien un nouveau point de départ: les progrès

CHRONIQUE 607 spectaculaires enregistrés en dix ans, ne sauraient masquer l'ampleur des recherches à poursuivre, que la crise d'approvisionnement en matière cellulosique de tous les pays membres rend particulièrement urgentes. L. V. Compte rendu de la séance solennelle du 5 mai 1957 de la Société Nationale d'acclimatation de France La Séance solennelle d'attribution des récompenses de la Société Nationale d'acclimatation et de Protection de la Nature s'est tenue le dimanche 5 mai au grand amphithéâtre du Muséum d'histoire Naturelle à Paris. Cette Société qui a pour président M. Roger de VILMORIN et dont M. R. HEIM, Directeur du Museum est Président d'honneur, avait tenu cette année à honorer tout particulièrement l'administration des Eaux et Forêts dont l'action forestière cynégétique et piscicole contribue dans la plus large mesure à la conservation de la nature et à laj protection des animaux sauvages. Aussi la présidence de la séance avait-elle été offerte à M. GOUILLY-FROS- SARD, Directeur général honoraire des Eaux et Forêts qui, dans son allocution, après avoir excusé l'absence de M. du VIGNAUX, Directeur général des Eaux et Forêts, appelé par les devoirs de sa charge à une importante conférence internationale à Rome et adressé ses félicitations aux lauréats, n'a pas manqué de louer tous le& efforts) accomplis et les résultats obtenus par la Société Nationale d'acclimatation dont la noble mission, digne du génie de la France, est de conserver et protéger la Nature. Il a enfin souligné que jamais la Direction générale des Eaux et Forêts n'avait fait appel en vain à ce groupement, toujours prêt à lui apporter son appui. La plus haute distinction qui est la Grande Médaille d'isidore Geoffroy Saint- Hilaire, fondateur de la Société, fut ensuite attribuée à deux savants étrangers et en ce qui concerne la France à M. François VIDRON, Inspecteur général des Eaux et Forêts, Secrétaire général du Conseil Supérieur de la Chasse, pour reconnaître son action inlassable en faveur de l'amélioration et de la protection du gibier tant par la création de réserves que par des repeuplements. M. VIDRON est par ailleurs l'auteur d'ouvrages qui font autorité et dont trois ont été couronnés par l'académie française. D'autres médailles ont été attribuées, notamment à: M. Paul TURPIN, Ingénieur des Eaux et Forêts, chargé! de l'arboretum des Barres, M. Marcel GROS, chef de District des Eaux et Forêts, chargé des travaux de reboisement du Bois de Vincennes. J. BlLLAUDEL. Materiel débrousaillant Le service agricole de la Société des Pétroles Shell Β erre a organisé le 23 mai dans le Morvan une «Journée de Débroussaillage» à l'occasion de laquelle ont été présentés 15 modèles de débroussailleuses venant de 9 constructeurs. Des exposés ont été faits par M. GAUTHIER assistant technique des Chambres d'agriculture, M. DELASNERIE, professeur de machinisme agricole à Grignon et M. POIGNANT, Ingénieur à la Station de la Dargoire.

όο8 REVUE FORESTIERE FRANÇAISE Nous donnons ci-dessous la reproduction de deux types d'appareils présentés au cours de la journée. l ) CX) Attila ι 200 des Ets Creusy Véron. (ij Débroussailleuse Comiot-Gravely. (Clichés Shell-Berre.)