Groupe de travail «Informatique»



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Transcription:

Groupe de travail «Informatique» vendredi 6 mars 2015 Missions Compte-rendu Informatique : une vision emphatique? I Introduction A) préambule L'informatique? au cœur... Il y avait fort longtemps qu un groupe de travail (GT) ayant pour sujet l informatique douanière ne s était tenu avec les représentants du personnel. Monsieur Blanc, sous-directeur A, a indiqué que ce groupe de travail centré sur les projets d actualité avait été réuni à sa demande, car l informatique est au cœur de la stratégie de Douane. de la stratégie de la douane B) Participants : 1 ) syndicats : les 5 organisations syndicales présentes avaient fait le choix de siéger. Dans l'ordre alphabétique : CFDT, CGT, SNCD-FO, SOLIDAIRES et UNSA. 2 ) haute administration : Le Sous-directeur C, Monsieur Mattéi, était accompagné de : a) présentes : b) absent : Blandine Marchand : chef du Bureau C1 Sophie Bernert : chef du Bureau C3 Audrey Pélissier, en charge du dialogue social, assistait également à ce GT. Jean-Noël Blanc, sous-directeur DG-A Le Chef du bureau C2, Georges Dudouyt, dont la présence était initialement prévue, était excusé en raison de graves dysfonctionnements de climatisation nécessitant de toute urgence sa présence au CID. L'informatique, ce n'est C) Préalables : En réponse aux déclarations préalables des représentants du personnel, et notamment à celle de SOLIDAIRES, Monsieur Blanc n a pas cherché à masquer les difficultés que connaît notre système d information. Il a déclaré ne pas ignorer ces problèmes et que les sous-directions A et C s attachaient à les résoudre. Pour lui il n est nullement question de dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu... pas un jeu d'enfant! 1/6

II Points discutés A) Une infrastructure mature? 1 ) Un effort particulier pour l informatique : Faisant état du rapport de la Cour des comptes qui, selon lui, a égratigné l informatique de la Douane en raison du retard technologique pris par rapport aux autres administrations de l État, Monsieur Blanc a indiqué qu un effort particulier avait été porté à la fois sur le budget et sur les moyens humains consacrés à l informatique : a) on habille Pierre... c) + de recrutement... Il a insisté sur l abondement des PAE (Plafond Autorisé d Emploi) du CID et de la DNSCE, ce qui n est, selon lui, pas anodin dans le contexte actuel de PAE de la Douane en baisse. Pour lui, il est cependant nécessaire de préserver un certain équilibre entre les fonctions support, dont l informatique fait partie, et les fonctions «cœur de métier». Monsieur Blanc a également annoncé une hausse des recrutements d inspecteurs PSE (Programmeur Système d Exploitation) avec 15 places offertes au concours en 2015. d) mais insuffisant! b)...mais on déshabille Paul! Sur ce point, nous avons réaffirmé qu il n était pas possible de se réjouir d une situation consistant à abonder les PAE des centres par prélèvement dans les autres directions. Enfin, pour lui, il ne peut raisonnablement pas être envisagé de mener tous les projets en cours ou à venir en interne, l externalisation s impose donc à nous. 2 ) Pérennité des centres informatiques préservée : Le sous-directeur A a tenu à souligner les choix stratégiques entrepris par la direction générale afin de pérenniser ses deux centres informatiques, principalement dans un contexte de mutualisation des moyens de l État qui aurait pu laisser craindre le pire. Hébergement des serveurs? CID & DNSCE a) par la rénovation : après avoir convaincu la DISIC (Direction Interministérielle des Systèmes d Information et de Communication) de la pertinence du projet, plus de 11 millions d ont été investis dans la rénovation des infrastructures du CID. b) par l'hébergement : ce qui est bon pour nous ne l'est pas forcément pour les autres la DG a souhaité que les deux centres informatiques...vont-ils en voir de toutes les couleurs? puissent se mettre rapidement en capacité d héberger les serveurs d autres administrations, pour pouvoir prendre toute leur place dans le projet de mutualisation de l hébergement voulu par l État : La DNSCE est plus avancée dans cette démarche et assure l hébergement des serveurs CHORUS et AIFE (Agence pour l'informatique Financière de l'etat). Pour le CID, 800m2 de salle machine pourront être mis à disposition d autres administrations. Les discutions avec le ministère de la justice sont semble-t-il bien engagées. GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu 2/6

3 ) Virtualisation : une pause annoncée. Monsieur Mattéi a indiqué que parallèlement aux travaux relatifs aux infrastructures du CID, une opération de virtualisation des serveurs avait été entreprise afin de réaliser des économies. SOLIDAIRES a dénoncé la virtualisation à marche forcée entreprise par l administration. Virtualisation à marche forcée? Faut être marteau! Cette dernière avait pourtant annoncé que ces opérations de virtualisation s effectueraient de manière transparente pour les utilisateurs. Force est de constater que ce n est pas du tout le cas. Les incidents s accumulent sans que l administration prenne la décision prudente de stabiliser le socle technique avant de lancer une nouvelle phase du projet. Inévitablement, les demandes d assistance des opérateurs s accumulent et participent à l engorgement du SAU du CID. Le sous-directeur C a déclaré être conscient des difficultés rencontrées par les équipes du CID et que sans doute une pause s imposait. Il a de plus indiqué que la DGDDI avait connu au mois de janvier des attaques virales importantes. Suite à ces événements, il lui a semblé judicieux de pousser les feux au vert pour la virtualisation afin de disposer au plus vite d un socle technique moins vulnérable. B) Projets applicatifs : 1 ) Gestion RH-SIRHIUS : Rien à signaler vraiment? SIRHIUS? 100 pts de blocage... En réponse aux questions de SOLIDAIRES, Monsieur Mattéi a indiqué qu il n avait pas jugé utile de faire un point particulier sur la gestion RH-SIRHIUS dans la mesure où tout est quasiment achevé du point de vue informatique et que seuls subsistent des problèmes dans la reprise des données. Pour lui, 95% du travail a été effectué. Pour SOLIDAIRES la situation est beaucoup moins rassurante que celle dépeinte. Plus d une centaine de points de blocage ont été identifiés et de nombreux problèmes subsistent dans la reprise des données SIGRID. 2 ) Refonte des référentiels RUSH et ROSA : des sujets pas encore mûrs Pour le référentiel RUSH, le sous-directeur C déclare que le sujet n est pas suffisamment mûr pour qu il soit en mesure de présenter des choses intelligentes (sic). La refonte du référentiel ROSA est pour lui une affaire au long court. Sa stratégie est de mettre en place une interface entre le «cœur» ROSA et les 47 applications clientes. Cette étape préalable, qui prendra environ 2 ans, permettra de refondre de manière indépendante le «métier» ROSA. Monsieur Mattéi estime que la cible peut être atteinte d ici 3 ou 4 ans. Combler le retard? Vite un miracle! 3 ) Nécessité de combler le retard technologique Pour combler le retard technologique, deux stratégies sont évoquées par l administration : laisser les applications obsolètes mourir, à condition que les fonctionnalités soient totalement réécrites (CVI, SIDRID ), ou faire évoluer l existant, ce qui de l aveu même du sousdirecteur de C est plus compliqué en raison des nombreux échanges entre les applications. GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu 3/6

4 ) TGAP : Pour SOLIDAIRES, c est l exemple emblématique des difficultés rencontrées sur de nombreux projets informatiques dont les règles de gestions, non figées, évoluent tout au long du projet, voire même à une semaine de la livraison. a) la source du problème Le point de vue de l'admin tion : pour monsieur Mattei, il y a trois manières de piloter un projet : la qualité, le coût et les délais. Il déplore que TGAP ait été malheureusement piloté par les délais. Notre réaction : Pour SOLIDAIRES, l administration doit apporter un soin tout particulier au travail d expression du besoin. Le bureau C1 doit non seulement se positionner en tant qu assistance et soutien aux maîtrises d ouvrage (AMOA) mais aussi jouer un rôle de filtre, voire d arbitre, face aux demandes d évolutions tardive des maîtrises d ouvrage. b) l'assistance La piste de la DG : Conscients de la saturation des SAU (Service d'aide aux Utilisateurs) des centres, les représentants du personnel ont souhaité savoir comment allait être organisé la chaîne d assistance pour la livraison TGAP. Monsieur Mattéi a indiqué que ce sujet avait été tranché la veille et que le niveau 1 de l assistance serait assuré par le service de Nice, qui de l aveu même du sous-directeur n était pas encore au courant (!). Réaction intersyndicale : cette décision a été unanimement dénoncée par les représentants du personnel dans la mesure où elle fait reposer sur les agents du service de Nice une charge d assistance pour laquelle ils n ont pas été formés alors qu aucun renfort d effectif(s) n a été prévu. Il a été rappelé aux sous-directeurs A et B que les métiers de l assistance, basés sur le diagnostic, nécessitaient des compétences métier et techniques ainsi que la mise à disposition d outils de diagnostic. 5 ) Sécurité : plus de CADO! La carte CADO est obsolète : elle n est plus aux normes et on ne peut plus la fabriquer. a) Nouveaux besoins : on doit se conformer au protocole RGS** car le ministère de la Justice veut au moins un niveau deux étoiles pour accepter la transmission dématérialisée des PV. Il existe également des besoins similaires pour le SNDJ. b) Passage de marché : le Ministère a demandé que la douane passe le marché pour tout Bercy, puisqu elle représente 85 % des besoins. L'obsolescence : c'est pas un CADO? c) Délivrance pointilleuse : le point complexe est le mode de délivrance de la carte. En effet la norme repose à la fois sur un modèle physique et la manière de délivrer la carte. Pour s y conformer il faut mettre en place le processus de délivrance, puis que la procédure soit auditée. Ce processus devrait à priori s appuyer sur les TSI. Mais ce n est pas pour l instant finalisé, le projet n est pas mûr. De plus l'administration ne sait pas encore comment faire cohabiter CADO et RGS**. GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu 4/6

C) Concours et effectifs : 1 ) Services d Assistance aux Utilisateurs (SAU) : la saturation Plusieurs représentants du personnel dont SOLIDAIRES ont dénoncé la saturation en termes de charge de travail des SAU et en particulier celui du CID. a) Thèse : le sous-directeur C a déclaré être conscient, tout comme les directeurs des centres, des difficultés auxquels sont confrontés les services d assistance aux utilisateurs. Il estime que le pic de surchauffe durera jusqu à fin mars et que cela se régulera après cette période difficile. b) Antithèse : pour les représentants du personnel, d autres pics de charge sont encore à venir et il est illusoire de penser à un apaisement. c) Synthèse : le problème du renfort en effectif des SAU, et plus largement de toute la chaîne d assistance a été alors clairement posé. 2 ) Réouverture du concours de catégorie B TAI : Les représentants du personnel constatent que l administration a de plus en plus de difficultés à renouveler les personnels en charge de l assistance, que ce soit les TSI ou les assistants utilisateurs dans les centres. En réponse à plusieurs organisations ayant demandé la réouverture du concours de catégorie B TAI, Monsieur Blanc a indiqué qu une réflexion d ensemble allait être menée au sujet des «compétences rares en douane». Ce sujet fera l objet d un GT spécifique au 2ème semestre 2015. 3 ) Sous-direction C : nécessité de renforcer les effectifs SOLIDAIRES, tout à fait conscient de la charge de travail des agents travaillant à la sous-direction C et en particulier à C1, a demandé de manière urgente à ce que les effectifs soient renforcés. Partageant notre analyse de la situation, Monsieur Mattéi a déclaré qu il pensait également que les bureaux C1 et C2 étaient à saturation. Pour lui, ses services ne pourront plus prendre en charge de nouveaux sujets. 4 ) Réseau TSI : préservé jusqu'en 2018...et après? Pour M. Mattei, de grosses évolutions du système d information étant prévues jusqu à 2018, les TSI seront fortement mis à contribution. En conséquence le réseau est sanctuarisé jusqu à 2018. Pour après, il ne peut pas répondre. Une amnésie qui... Bizarre : à l été 2013, M. Mattei avait affirmé à Marseille que la réflexion sur la mise en place d agents de catégorie A en région en plus des TSI était très avancée. Cette idée que nous avions portée permettait de résoudre le problème de l attractivité du réseau en proposant des perspectives de carrières aux informaticiens en région. Elle permettait notamment à des agents de cat. B de passer la qualification de PSE, de dérouler une carrière en A, tout en restant dans la filière. Cette amnésie ne cacherait-elle pas une forte diminution programmée des effectifs du réseau TSI après 2018 suite aux coupes sombres réalisées dans les services opérationnels en conséquence du PSD? GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu n'immunise pas les TSI 5/6

III Pour conclure : le dialogue social-managérial La DISIC peut tout aspirer? 1 ) DISIC (Direction Interministérielle des Systèmes d'information et de Communication) : La DISIC (rattachée au premier ministre) qui est en charge du système d'information de l'état a été renforcée non seulement dans ses prérogatives, mais aussi dans son organisation en se voyant allouer des ressources budgétaires et en personnel dédiées. Pour cela, l'état a décidé de ponctionner les budgets et les PAE dédiés à l'informatique des ministères. Soucieux de cette annonce, les représentants du personnel ont souhaité savoir quelles allaient être les conséquences pour l'informatique attention à ne pas être aveuglé! douanière. Monsieur Mattéi a déclaré ne pas avoir d éléments précis sur ce sujet, mais s'est voulu rassurant en minimisant la contribution de notre administration à la mise en place de cette structure. Gageons qu'il faudra rester vigilants... 2 ) Amnésie administrative À plusieurs reprises, les sous-directeurs A et C ont déclaré découvrir les problématiques, notamment en matière de gestion des personnels, qu ils soient informaticiens ou qu ils participent au processus informatique. Nous ne savons que penser de cette amnésie administrative alors que les sujets touchant aux carrières, aux recrutements, aux qualifications, etc. sont systématiquement et régulièrement abordés par les représentants du personnel dans ce type de groupe de travail, comme dans les instances locales des centres. Est-ce une stratégie de contournement afin d éviter de répondre aux revendications légitimes des personnels ou est-ce réellement une méconnaissance des dossiers? Quoi qu il en soit, c est navrant et symptomatique de l état du dialogue social dans notre administration. En gestion du personnel... Les pontes se jouent de nous? 3 ) Boite à idées : Enfin pour permettre aux deux sous-directeurs (qui visiblement ne lisent ni la presse syndicale, ni les PV de comités techniques), de prendre connaissance des sujets et des revendications liées à l informatique portés par les organisations syndicales, ces derniers ont invité les représentants du personnel à leur faire parvenir par écrit leur analyse et leurs propositions sur les différents sujets abordés. Monsieur Mattei a même regretté qu aucune OS ne lui ait fait parvenir les questions qu elle souhaitait voir abordé au cours de ce GT. Bref, Messieurs Blanc et Mattei réinventent la boite à idées... La délégation SOLIDAIRES Douanes était représentée par Gaële Péron, Bernard Perret et Jean-Marc Pino. GT informatique du mardi 6 mars 2015 compte-rendu 6/6