Accompagnement Lieux d accueil Carrefour éducatif et social CHORUS 06 12, rue Gioffredo 06000 NICE Téléphone 04 92 47 72 00 Télécopieur 04 92 47 72 01 115 - SAO PAU Places de stabilisation CHRS Urgence
Les dispositifs «Etat» gérés par CHORUS 06 Page 4 LE 115 DES ALPES MARITIMES Page 5 I/ HISTORIQUE DU DISPOSITIF Page 5 II/ DEFINITION ET PUBLIC CIBLE Page 5 III/ OBJECTIFS OPERATIONNELS Page 5 1. L accueil et l information Page 6 2. L évaluation et l orientation Page 6 3. La connaissance du dispositif d hébergement Page 6 4. La réponse à la demande d hébergement Page 6 5. La contribution du «115» à l observation sociale Page 6 IV/ UNE SITUATION AUJOURD HUI TRES COMPLEXE Page 7 V/ BILAN STATISTIQUES Page 7 a) Le type d appels Page 7 b) Le public Page 9 c) Les appelants Page 9 d) Le site du 115 Page 10 e) Le partenariat et la veille sociale Page 10 LE SERVICE D ACCUEIL ET D ORIENTATION (SAO) Page 13 I/ LE SAO EN 2009 Page 13 II/ L ACTIVITE GLOBALE 2009 Page 14 III/ ETUDE SUR LE PUBLIC ACCOMPAGNE Page 14 Situation familiale Page 15 Ressources Page 16 Les prescripteurs Page 17 Provenance Géographique Page 18 Nature de la demande Page 18 PLACE D ACCUEIL D URGENCE (PAU) Page 19 I/ UNE NECESSAIRE ADAPTATION DE CE DISPOSITIF Page 19 II/ L ACTIVITE EN 2009 Page 20 Les refus/mois Page 21 III/ DONNEES SUR LE PUBLIC BENEFICIAIRE Page 21 Le public Page 21 Répartition par compositions familiales Page 21 Répartition par tranches d âge Page 21 Les prescripteurs Page 23 Répartition regroupée Page 23 2
Répartition des nuitées réalisées par ville Page 23 Répartition des nuitées réalisées par ville à l origine de la demande Page 24 Motifs Page 25 Autres données enregistrées (items DDASS) Page 26 IV/ CONCLUSION Page 27 Pertinax Page 27 PLACES DE STABILISATION Page 29 I/ ACTIVITE GLOBALE Page 29 II/ LE TRAVAIL DE REFLEXION DE L EQUIPE SUR CET OUTIL Page 29 III/ QUELQUES DONNEES SUR LE PUBLIC ACCOMPAGNE Page 29 Les âges Page 29 Les ressources Page 30 8 sorties dans l année 2009 Page 30 IV/ ORGANISATION OPERATIONNELLE DURANT L ANNEE 2009 Page 30 V/ PERSPECTIVES Page 31 LE CHRS URGENCE Page 32 I/ L ACTIVITE GLOBALE DU DISPOSITIF Page 32 Taux d occupation Page 32 Durée moyenne d hébergement Page 32 II/ LE PUBLIC Page 33 Composition familiale sur l ensemble du CHRS Urgence Page 33 Répartition du public Page 33 Tranches d âge Page 33 Situation des personnes avant l entrée dans le dispositif Page 34 III/ ANALYSE DES SORTIES DU DISPOSITIF Page 36 Sorties en 2009 Page 36 Le CHRS Urgence Ouest Page 40 Composition familiale sur le CHRS Urgence Ouest Page 40 Répartition du public Page 40 Tranches d âge Page 40 Situation des personnes avant l entrée dans le dispositif Page 40 IV/ LE TRAVAIL D EQUIPE Page 46 L INTERVENTION DU PSYCHOLOGUE A CHORUS 06 Page 49 V CONCLUSION GENERALE Page 50 3
Les dispositifs «Etat» gérés par CHORUS 06 Au sein de l association ALC, CHORUS 06 regroupe les actions développées en matière d urgence sociale. Financé par les pouvoirs publics, l établissement assure des missions déléguées de service public complémentaires entre elles et en lien partenarial très fort avec des partenaires associatifs ou issus des collectivités territoriales. L Etat confie à CHORUS 06 une mission de service spécialisé d accueil, d écoute des personnes et familles en difficulté, d évaluation des situations d urgence, de proposition d un hébergement temporaire immédiat selon les disponibilités et d orientation vers un dispositif d insertion. Aujourd hui, CHORUS 06 gère : - un pôle de premier accueil comprenant le 115, le SAO et 50 places d accueil d urgence dédiées au 115 ; - un pôle hébergement comprenant un CHRS urgence de 54 places et un hébergement de stabilisation de 12 places ; Au-delà du travail social individuel avec les personnes et les familles, CHORUS 06 inscrit son action dans le cadre d une veille sociale départementale, en repérant les situations d extrême détresse, en analysant l évolution des besoins et en collaborant à la construction de réponses pertinentes. CHORUS 06 traite l urgence et la crise dans leur ensemble, avec des réponses immédiates aux besoins exprimés par les personnes. Les interventions sont de courte durée, transitoires, réalisées en lien avec les référents externes et basées sur la mobilisation des personnes. L année 2009 a été une année de changements importants pour Chorus 06, puisqu une partie du Chrs urgence, le secteur ouest du Département, a été transférée vers un autre établissement de l association, Regain ; la directrice est partie à la retraite et a été remplacée fin août ; 4
Le 115 des Alpes Maritimes I Historique du dispositif. Ce dispositif a été mis en œuvre par Chorus 06 à la demande de la DDASS en 1998, dans le cadre des priorités nationales inscrites dans la loi du 29 juillet 1998. II Définition et public ciblé Le «115» est une ligne téléphonique d accueil et d aide pour les personnes et familles ; c est un numéro d urgence gratuit au même titre que le 15, le 17 et le 18 ; il est accessible de tout téléphone fixe ou portable. L appel reçu y est anonyme. Dans les Alpes Maritimes, il fonctionne de 9 heures à 23 heures, 365 jours par an. Au delà de 23 heures, un relais est assuré par l association SOS Amitiés qui est habilitée à mettre en place une nuitée d hôtel si nécessaire. La gestion du «115» relève d une mission de service public. Ce service s adresse en priorité aux personnes les plus vulnérables, personnes seules ou familles en détresse, en situation d errance ou (et) de crise. Le «115», apporte une réponse effective et de proximité à tout appelant ; il est l occasion d un premier contact attentif et humain. Il participe à préserver et à restaurer du lien social. Le «115» est une composante du dispositif de veille sociale qui s inscrit dans un partenariat large dont l élément fondamental est la réponse à l urgence sociale et où chaque acteur est coresponsable du dispositif. Pour cela il s inscrit dans un large partenariat départemental. III Objectifs opérationnels Les écoutants de ce dispositif, tous travailleurs sociaux diplômés d Etat ont pour mission d informer, d écouter, d orienter et de rechercher une réponse adéquate en matière d hébergement, d alimentation, d hygiène ou de prise en charge sociale pour les personnes sans domicile fixe. Ils peuvent également être interpellés par un citoyen qui, ayant une connaissance d une situation difficile ou présentant un danger pour une personne, souhaite l intervention du Samu social ou d un service d urgence. Le 115 effectue alors un relais ou une liaison avec les services compétents en indiquant les noms et coordonnées de la personne ou la famille en difficulté, le lieu ou elle peut être contactée. 5
1 - L accueil et l information Le «115» accueille et informe sur l accès aux droits, sur les dispositifs de droit commun et sur les dispositifs d urgence sociale qui sont gérés par l ensemble des organismes sociaux et des associations du département (accueils de nuit, de jour, équipes mobiles, distributions alimentaires, lieux de soins, vestiaires, services sociaux.) Dans cette mission d accueil et d information, il s appuie sur les informations collectées et réactualisées dans le répertoire départemental de l urgence. 2 - L évaluation et l orientation Le «115» évalue la nature et l urgence de la demande, recherche et propose une réponse adaptée à la situation. Dans la mesure des moyens existants, il réoriente le demandeur vers les services et référents sociaux concernés en effectuant un relais avec ces derniers. 3 La connaissance du dispositif d hébergement Le «115» est en lien journalier avec les différents accueils de nuit du département ; il dispose d un recensement au quotidien de l état des capacités du dispositif d hébergement d urgence. Il a, par ailleurs, une connaissance du dispositif d hébergement du département au sens large. 4 La réponse à la demande d hébergement Le «115» utilise les places mises à sa disposition par l ensemble des structures gérant des places d hébergement d urgence du département, lui permettant de répondre à la demande moyenne quotidienne. Les places mises à disposition seront définies par convention entre la DDASS et chacune de ces structures. Elles doivent comporter une diversité d offre prenant en compte l ensemble des situations rencontrées. L association «SOS amitiés peut durant la nuit mettre en place une nuitée en hôtel à la demande des services de police et ce pour protéger la personne et la famille. 5 La contribution du «115» à l observation sociale. - Le «115» a pour mission d assurer une fonction de vigilance et d alerte au quotidien sur l évolution de la demande, notamment auprès des services de l Etat responsables, afin que ces derniers disposent d éléments leur permettant de rechercher des réponses adaptées en adéquation avec les besoins repérés. - Le «115» participe à l observation sociale sur son champ d intervention en lien avec les structures départementales, régionales et nationales existantes dans le domaine de la pauvreté et de l exclusion. Dans les Alpes Maritimes, le 115 participe aux travaux de différents collectifs humanitaires regroupant des services et associations caritatives et humanitaires sur différents bassins de vie : Nice, Grasse, Cannes, Menton. Des réunions régulières sont organisées avec les équipes mobiles, les PASS, les services de police et pompiers et tout partenaire départemental. 6
Toutes ces rencontres permettent de mieux se connaître, d apprécier les zones et modalités d intervention de chacun et ainsi de mieux articuler nos actions. Pour la personne aidée, la réponse téléphonique fournie sera encore plus pertinente. IV Une situation aujourd hui complexe. La subvention de fonctionnement qui permet aujourd hui à Chorus 06 de faire fonctionner le 115 couvre 2 ETP d écoutants alors que la charge financière supportée pour l association correspond à 5 ETP. L association a pris sur les fonds dédiés disponibles en 2009 la différence afin de garantir le service rendu qui lui a paru primordial dans la lutte contre les exclusions et afin de respecter le cahier des charges habituellement attaché à ce type de dispositif. Pour l année de 2010 ce déficit ne pourra plus être comblé par les fonds dédiés et différentes hypothèses pourraient être envisagées, notamment celle de diminuer les temps d écoute ou de faire appel au soutien de certaines collectivités territoriales. V. Bilan statistiques a) Le type d appels. Nombre d'appels Nombre de demandes Nombre de demandes concernant l'hébergement (information et attribution) % (C/B*100) Nombre de demandes d'attributions d'hébergement Nombre de refus d'attribution d'hébergement % (F/E*100) Janvier-09 4794 5452 2794 51,25% 1053 84 7,98% Février-09 4101 4791 2767 57,75% 1092 163 14,93% Mars-09 4511 5687 3354 58,98% 1552 621 40,01% Avril-09 3371 3689 1690 45,81% 723 528 73,03% Mai-09 2795 3059 1043 34,10% 380 274 72,11% Juin-09 2458 2368 696 29,40% 291 224 76,98% Juillet-09 2340 2419 697 28,80% 234 157 67,09% Août-09 2389 2160 542 25,10% 155 84 54,19% Septembre-09 2517 2393 624 26,08% 180 105 58,33% Octobre-09 2728 2720 845 31,07% 279 193 69,18% Novembre-09 2969 2767 1146 41,42% 424 85 20,05% Décembre-09 4272 4301 1829 42,52% 664 164 24,70% TOTAL 39245 41806 18027 7027 2682 Moyenne mensuelle 3270 3484 1502 39,36% 586 224 48,22% Le nombre d appels varie en fonction de la saison. En été, nous avons moins d appels car les structures sont souvent fermées. Par contre durant les périodes hivernales nous avons une forte augmentation des appels. C est particulièrement le cas des mois correspondant à la période hivernale, entre novembre et mars. 7
Les demandes de lieux d hébergement, accueils de nuit ou chambres d hôtels sont les plus fréquentes, suivies de celles concernant les points de distributions de repas dans la rue. En dehors des demandes d hébergement celles liées à la recherche d information (services sociaux, accueils de jour, où se poser, manger, se laver ) reste la plus fréquente. La demande d écoute, spécifiquement le soir lorsque tous les autres services sont fermés, reste primordial pour les personnes les plus démunies. Le travail en lien avec nos partenaires du Samu Social devient alors essentiel. 8
b) Le public % d'appels sur le 115 par les usagers selon leur composition familiale et leur sexe de Janvier à Décembre 2009 Intervenants Sociaux 30% Familles 2% Couples 1% Femmes 12% Personnes isolées : Hommes + Femmes = 67% Hommes 55% La majorité des demandeurs sont des hommes isolés (55%). Il est à noter pourtant que l année 2009 a été marquée par une augmentation du nombre de familles demandeuses d asile avec de jeunes enfants et de femmes victimes de violence. Ces nouvelles problématiques seront à prendre en compte dans les mois à venir et pourront faire l objet de montage de projets spécifiques. c) Les appelants % d'appels des partenaires et des signalements par les particuliers sur le 115 de Janvier à Décembre 2009 Particuliers 5% Samu Social 3% Intervenants sociaux 10% Police / Gendarmerie 1% Usagers 81% 9
Les appelants sont toujours en majorité des usagers, mais nos partenaires habituels comme les services sociaux et les équipes du Samu social sont très présents (13%) ainsi que les particuliers (nombreux plus particulièrement en hiver). d) Le site du 115 Un des critères de qualité du dispositif est de donner à la personne ou à la famille, l information la plus pertinente possible et surtout réactualisée. Ceci est possible grâce à la recherche par tous les écoutants de toutes les réponses sociales existantes ou se créant, et par le travail de la rédactrice-documentaliste. Cette dernière participe à toutes les réunions de veille sociale, en rassemblant et en traitant les informations. Elle les restitue sous diverses formes aux écoutants du 115 et aux partenaires (Nice urgence, différents livrets); de plus elle assure la réactualisation du site internet. Ce site permet à tous les partenaires départementaux d avoir les informations réactualisées régulièrement et des renseignements relevant de la veille sociale (circulaires, différentes réunions ). Ce site est en lien étroit avec d autres sites du département (villes, ccas, associations ) Tableau des fréquentations du site Internet 115/ Année 2009 Visiteurs différents Visites Visites / jour janv.-09 1514 2063 66,55 févr.-09 1291 2031 72,54 mars-09 1268 1752 56,52 avr-09 1295 2073 69,1 mai-09 1031 1392 44,90 juin-09 972 1336 44,53 juil.-09 840 1155 37,26 août-09 1200 1830 59,03 sept-09 1091 1428 47,60 oct.-09 1425 1885 60,81 nov.-09 1388 1818 60,60 déc.-09 1455 1832 59,10 e) Le partenariat et la veille sociale Le 115 des Alpes Maritimes assume une mission de régulation ; s appuyant sur sa réactivité et sa connaissance des dispositifs existants, il gère les renforts du dispositif d hébergement hivernal et estival lorsque les accueils de nuit de Nice réduisent leur activité. En effet le 115 peut être sollicité pour : affiner un diagnostic d hébergement, 10
indiquer une structure adaptée, allouer une place dont il dispose en direct (cf. dispositif des PAU), assurer un hébergement transitoire avant qu un hébergement adapté ne se libère. Des procédures d accueil spécifiques entre l accueil de nuit de Nice et le 115 ont été élaborées et mises en place depuis plusieurs années, l une en été, une autre pour la période hivernale, notamment par le biais de fax et de transmission entre les équipes du 115 et celles du CAUS. Cela a permis de rendre un meilleur service aux personnes dans la rue en permettant à la fois de procéder à des orientations vers le CAUS et vers la salle St Barthelemy lorsque toutes les autres structures niçoises sont complètes durant le période la plus froide. Cette possibilité supplémentaire de 40 lits pour les plus démunis a permis d éviter de laisser dans la rue des hommes isolés parfois âgés ou malades. Cet outil qui est essentiellement une mise à l abri a été perçus par les usagers de manière très positive ; ils en faisaient spontanément la demande et semblaient y trouver un accueil chaleureux et sécurisant. Nous souhaiterions ce type de procédures pour l ensemble des accueils de nuit du département. Durant les périodes hivernales, cinq places ont été également réservées au 115 sur la halte de nuit ; les personnes pouvaient y entrer chaque soir. Le 115 joue également un rôle de régulation en animant les réunions de diagnostic partagé. En 2009, toutes les semaines, le 115 a accueilli en ses murs, les partenaires du dispositif de veille sociale niçois pour repérer les situations communes ; CAUS, accueil de jour ou SAPSDS du CCAS de Nice, Couleur Café, SAMUS Sociaux Mutuelle et Croix Rouge, PASS, Centre Maupassant etc. Lors de ce temps de travail, les personnes en contact direct avec des personnes de la rue, abordent toutes les situations difficiles, s articulent entre elles et élaborent un plan d aide prenant en compte la globalité de la situation ; cette coordination introduit une plus grande cohérence dans les réponses faites par les unes et les autres. Le 115 à la suite de ces réunions établit des fiches utilisées uniquement en interne par les écoutants de CHORUS. Avec les différentes équipes de maraude et durant la période hivernale avec d autres partenaires. Liens quotidiens avec les équipes de maraude pour les signalements. Le retour sur ces derniers fonctionne bien. Cela nous permet de mieux identifier et de localiser les personnes SDF ne souhaitant pas aller en accueils de nuit. Les équipes appellent le 115 tous les soirs en début et en fin de soirée. Avec les équipes qui distribuent de l alimentation dans la rue, des colis d urgence et qui organisent d autres réponses sociales dans ce domaine. Chaque soir, le 115 est contacté par ces équipes dès le début des tournées et les lieux de distribution sont recensés. Avec SOS amitiés. Cette association assure bénévolement le relais du 115 de 23 heures à 9 heures. 11
Nous recevons régulièrement les écoutants et nous nous sommes coordonnés avec le 112 pour les périodes hivernales. Cette association est actuellement en difficulté dans le recrutement de ses bénévoles, ce qui pose le problème de la continuité de la mission du 115, 24 heures sur 24. Réunion avec la PASS et le responsable du SDIS, le SAMU de la ville de Nice pour une meilleure articulation entre le 115, les équipes de maraude et les pompiers (traitement des signalements et transports des personnes). Le 115 des Alpes Maritimes est inscrit sur un travail de réseau niçois mais aussi sur le 06 et sur la région. Inscription du 115 au sein d Inter-secours Nice. Participation à toutes les commissions organisées par ce collectif et qui concernent les domaines suivants : l organisation des distributions alimentaires ; les transports ; l accueil et l hébergement d urgence ; les étrangers ; l accueil et l accompagnement des jeunes de 18 à 25 ans. Participation à deux journées de la solidarité, Celles de Nice avec l inscription de 2 équipes d ALC pour le tournoi de football, organisé dans ce contexte et de Roquebrune Cap Martin. Participation au diagnostic départemental organisé pendant l été 2008 par les Le travail en réseau sur la région dans le cadre de la FNARS PACA. Le 115-06 participe très régulièrement aux travaux d une commission réunissant les différents 115 de la région. Le 115 des Alpes Maritimes, fait parti des sites pilotes au niveau national d u programme PROGEDIS. Ceci est un programme informatique mis en place dans au niveau national, avec un financement de cette action par la DGS. L objectif est d avoir les mêmes items, pour créer une même base de données et obtenir un recueil des faits et des statistiques communes au niveau national. Cette démarche demande, noud demande, du temps et de l investissement, car les rencontres sont trimestrielles, au niveau national, ainsi que dans l application des décisions prises. Toutefois, actuellement nous continuons la saisie manuelle sur la main courante et en même temps une saisie informatique. 2010 verra continuer notre réflexion sur des préconisations pour une meilleure efficacité de ce dispositif (affiner le maillage territorial, organisation du site sentinelle, positionnement dans la mise en œuvre du DALO). Notre inquiétude est grandissante, car le nombre d appels est croissant et ceci toute l année Auparavant lors de la période estivale nous étions moins appelés, ce qui ne parait être plus le cas La demande des personnes est croissante en nombre et diversité, mais les réponses sont les mêmes 12
Le Service d Accueil et d Orientation Ce dispositif d urgence est situé dans le référentiel AHI comme étant en lien direct avec le 115, ce dernier assurant l accueil téléphonique, le SAO l accueil physique. C est le cas pour CHORUS dans la mesure où les deux dispositifs sont implantés à la même adresse. C est un atout considérable pour constituer un maillon de la plate-forme de premier accueil et conforter le parcours des personnes sans rupture supplémentaire. I. Le SAO en 2009 Comme les années précédentes, le SAO a donc été ouvert prioritairement à un public de personnes isolées et couples dont les besoins primaires (le toit, l alimentation, les soins) n étaient plus satisfaits. Il remplit alors une mission d information et d orientation identique à celui du 115 ; il s appuie lui aussi sur le travail de la documentaliste (mise à jour des données sur le dispositif départemental de veille sociale, édition d une plaquette Nice urgence et sur le site du 115) et sur sa connaissance la plus proche possible de la réalité du jour du réseau départemental organisé pour les «sans domicile stable». Mais ce qui est particulier, est le fait qu il offre en plus par l entretien social, une écoute personnelle et une évaluation plus complète que celle du 115. En 2009, son travail d accueil et d accompagnement a été guidé par des principes déjà bien établis les années précédentes : il n accueille les familles que lorsque les circonscriptions sont fermées et ne peuvent donc assurer leur référence par rapport à l enfant ; il se met alors très vite en lien avec ces dernières dans le cadre d une réorientation, il ne reçoit pas des situations déjà repérées et accompagnées par d autres services sociaux sauf si ces derniers demandent clairement un complément d évaluation, il assure de fait deux types d accueil : téléphonique et physique avec des prestations diverses (domiciliation, consignes de bagages très temporaires, possibilité de plusieurs passages à divers moments du parcours des personnes). Deux travailleurs sociaux assurent des entretiens lors de permanences dont les horaires ont été redéfinis en fin d année. Temporairement, ils sont amenés à faire également de l écoute du 115 quand les travailleurs habituellement mobilisés sur ce dispositif ne sont pas disponibles. 13
II. L activité globale 2009 Fiches premier contact téléphonique et/ou 83 spontanée Demandes hors département par un service 68 social en CHRS Situations accompagnées 341 Les fiches de premier contact sont établies pour : les personnes et familles se présentant spontanément au 12 rue Gioffredo - 83 situations. Notre intervention se limite à un contact rapide et unique (demandes de renseignements, mauvaise orientation avec une demande de logement seulement, renvoi avec lien téléphonique sur les CAMS), les appels téléphoniques des intéressés là aussi pour un renseignement. Ce travail d écoute et d évaluation téléphonique mobilise tout de même un travailleur social, et enfin des appels de partenaires à l origine extrêmement variés : Entraide, ASTIAM ; Couleur café, lycée ; GAADE Les demandes extérieures nous arrivent car le SAO est inclus dans le réseau FNARS. Nous avons eu des courriers Nous avons continué notre travail avec le SAO d ACTES. Des salaries des 2 équipes ont passés quelques temps dans l autre équipe, afin de mieux cerner et comprendre les fonctionnements. Ces échanges ont été très fructueux. De nombreuses villes de toute la France. La Côte d Azur, continuant, surtout en période de crise d être attractive et de faire REVER. Comme Lille, Annecy, La Drome, la Haute-Marne Nous recevons donc principalement des demandes pour des familles réfugiées voulant s implanter sur Nice, de femmes victimes de violences souhaitant mettre de la distance avec leur conjoint violent et des sortants de prison. La réponse écrite faite systématiquement, met en relief les difficultés d insertion sociale et par le logement sur le 06. III. Etude sur le public accompagné Nous avons eu des entretiens sociaux correspondant à 341 situations. L étude qui suit dessine un profil du public qui s adresse au SAO. 14
Globalement, pour l année 2009, nous mettons en exergue les faits suivants pour le public : 341 situations % Féminin 130 51% Masculin 172 38% couples 39 11% nr 11% Sexe Masculin 38% Féminin 51% Situation familiale 341 situations % Séparé 40 12% Célibataire 198 57% Marié 31 9% Veuf 7 2% nr 33 10% Pacsé 6 2% Divorcé 26 8% Veuf 2% nr 10% Pacsé 2% Situation Familiale Divorcé 8% Séparé 12% Marié 9% Célibataire 57% 15
Ressources 341 situations % RMI/RSA 37 11% Assedic Insertion 17 5% AAH 22 6% Salaire formation 29 9% CPAM (IJ,AT,etc ) 9 3% Avec revenus réguliers 5 1% Prestations familiale 1 0% Autres 8 2% NR 213 63% Ressources RMI/RSA 11% 0% Assedic, insertion 5% AAH 6% Salaire, formation 9% nr 63% Avec revenus réguliers 1% CPAM (IJ,AT,etc ) 3% Autres 2% Un nombre d accueil presque égal entres les femmes et les hommes ; Nous avons hébergé plus d hommes que l an dernier. Il s agit d hommes en situation d emploi mais dans l incapacité de se loger, car ne pouvant fournir les garanties nécessaires à la location d un logement dans le secteur privé. Une augmentation de la demande formulée par les 18 25 ans ; Nous avons reçu de nombreux jeunes en situation de précarité suite à une rupture familiale sous forme de conflits ou d abandon de la famille d origine. La plupart vivent dans la rue et font la manche. D autres sont hébergés en accueil de nuit, arrivent d autres départements. Ils sont dénués de tous biens matériels et affectifs et deviennent en marge de liens sociaux. Une demande alimentaire de première urgence (remise de colis d alimentation sèche, de bons repas Flunch). Nous avons reçu de plus en plus des personnes sans aucun revenu. 16
Une demande constante d aide aux transports ; en lien avec SOS voyageurs, dans le cadre de notre convention signée en 2007, le SAO a participé aux retours dans leur département d origine de personnes en errance sur la Côte. La difficulté, voire l impossibilité d avoir accès rapidement à des structures d insertion adaptées à leurs besoins (embolie des CHRS insertion, des résidences sociales ). Les prescripteurs 43, 3% se présentent directement sans recommandation d un service social, preuve que le bouche à oreille fonctionne bien. 10,3% sont orientés par le 115. Ce lien entres deux éléments bien décrits dans le référentiel AHI et positionné dans la plate-forme d accueil d urgence est essentiel car l accueil téléphonique du 115 doit être relayé par un accueil physique pour des personnes qui ne sont pas suivies par d autre services sociaux, ont besoin de réfléchir à leur parcours de vie et souhaitent une aide dans une période de crise et de rupture. 46,4% le sont par des partenaires associatifs et des services sociaux-30 décomptés en 2008. Nous remarquons que certaines personnes reviennent deux à trois fois dans l année. Il s agit de personnes qui connaissent les violences au sein de leur couple, ont besoin de retourner à leur domicile jusqu à ce que leur décision de séparation soit définitive. Il s agit également d hommes qui déposent leurs bagages, le temps de trouver un emploi et qui une fois le contrat de travail signé, bénéficient d un hébergement. Ils reviennent après avoir perdu leur emploi, re-sollicitant le SAO. 341 situations % CCAS 3 2% CAMS 8 1% Association 41 12% Service Public 15 4% Entrée Directe 26 8% NR 239 70% Hôpital 3 1% ESCOM 2 1% Bouche à oreille 4 1% 17
ESCOM 1% Origine bouche à oreille 1% CCAS 1% CAMS 2% association 12% service public 4% entrée directe 8% NR 70% hôpital 1% Provenance Géographique 341 situations % Région PACA 129 38% Autres régions de France 102 30% Union Européenne 27 8% Hors Union Européenne 25 7% NR 58 17% Provenance Géographique Union Européenne 8% nr 17% REGION PACA 38% Autres Régions de France 30% Nature de la demande Hors Union Européenne 7% 341 situations % Hébergement 207 61% Logement 72 21% Ouverture de droits 28 8% Emploi 31 31% Soins 1 0% NR 2 1% ouverture de droits 8% Nature de la demande nr 9% soins 0% emploi 1% logement 21% hébergement 61% 18
Places d Accueil d Urgence Les places d accueil d urgence répondent aux critères suivants : Leur nombre est limité par convention à 50 places, Elles sont à vocation départementale ; elles doivent donc être implantées sur l ensemble de ce territoire et ont fait l objet d une demande d ALT, Elles restent initiées et gérées par le 115 ; mais depuis juillet 2008, devant la demande massive d hébergement, un travailleur social est mobilisé tous les aprèsmidi du lundi au vendredi de 13 à 18 heures pour leur traitement, Elles doivent être conformes aux circulaires de non remise à la rue et de principe de continuité d accompagnement, Elles se concrétisent par des nuitées en hôtel pour des personnes isolées ou pour les familles en places en hôtel meublé. Elles ont fait l objet d une procédure d admission mise à disposition sur le site Internet du 115. Ce dispositif est maintenant connu, par un grand nombre de travailleurs sociaux du département. Nous continuons à ne pas pouvoir répondre favorablement à toutes les demandes quotidiennes, faites par les travailleurs sociaux. Ceci aussi bien pour les personnes seules que pour les familles. Pour ces dernières, nous nous trouvons confrontés au fait qu elles nous appellent sur le 115, après 17h, heure de fermeture des PAU. Ce sera le travailleur social écoutant sur le 115, qui devra mettre en place un hébergement, alors que le nombre de personnes hébergées en PAU est déjà atteint, parfois dépassé. Ces démarches des familles sont parfois de leur propre initiative et d autrefois initiées par les services sociaux. Nous nous trouvons dans la situation d avoir refusé un hébergement à 16h50 en PAU et d en mettre un en place à 17h10, par le 115.Si nous pouvons comprendre l inquiétude des familles à se retrouver à la rue avec des enfants souvent en bas âge. Nous pensons qu une rencontre et des travaux devraient avoir lieu très prochainement sous l égide de la DDCS, afin d élaborer un I. Une nécessaire adaptation de ce dispositif Au début de ce dispositif, nous en avions souhaité la répartition suivante : 3 places restent l usage exclusif du 115 qui rappelons le, exerce sa mission au delà de 17 heures et tous les jours de l année et doit pouvoir répondre à sa mission de mise à l abri pour certaines situations ne pouvant être accueillies dans les accueils de nuit ou présentant certaines caractéristiques (santé, danger important). Elles sont une première étape et leur durée maximale est toujours de une à trois nuits maximum ; en effet, ensuite, si l évaluation de la situation le confirme, une 19
prolongation peut être demandée par le service social qui va accompagner la personne sur une courte période. Les autres places sont activées par les autres partenaires départementaux ; elles répondent alors au besoin cité ci-dessus mais aussi à un souci de prendre du temps pour observer l évolution de la situation, favoriser une évaluation et une orientation plus pertinente. De fait, tout au long de l année, nous avons été bousculés dans cette répartition car la demande d hébergement d urgence est forte ; tous les jours nous fermons le dispositif en laissant des demandes sans réponse. Ceci apparaît très nettement dans les statistiques données mensuellement à la DDASS des Alpes Maritimes et qui figurent dans ce rapport d activité. En juin 2009 nous avons mis en place un hébergement au 42 boulevard de la Madeleine à Nice, dans 7 chambres pour une capacité maximum de 11 places. Cette solution peut offrir quelques avantages, dans sa qualité de l accueil, ses prestations hôtelières, son cadre et tranquillité. Mais ne pouvant pas offrir une présence de personnel de l association, dans la journée et durant toute la nuit, avec le fait que les personnes hébergées sont rarement connues par les travailleurs sociaux nous sollicitant pour cet hébergement, nous pensons ne pas continuer ce fonctionnement durant l année 2010. II. L activité en 2009 A la demande des prescripteurs, nous avons réalisé l activité suivante : On note moins d hébergement (-28) moins de personnes hébergées (-113) et avec (+ 516) nuitées ce qui explique ci-dessous 2009 Hébergements 793 Personnes 1424 Nuitées 12283 Durée moyenne des 8,6* nuitées * Ce chiffre correspond strictement aux hébergements 2009. Si l on se réfère au nombre de situations accueillies en 2009 (hébergements commencés en 2008 ou terminés en 2010), cette durée moyenne est de 9,1 nuitées. Nous pouvons remarquer que la durée moyenne de l hébergement a été rallongée 1,1 jour, soit de plus de 12%. 20
Les refus /mois : MOIS Nombre de situations janvier 58 février 40 mars 59 avril 44 mai 29 juin 49 juillet 49 août 56 septembre 49 octobre 63 novembre 37 décembre 24 III. Données sur le public bénéficiaire Le public 66,8% sont des adultes (28,0% d hommes, 38,8% de femmes), 33,2%, des enfants. Répartition par compositions familiales Personnes isolées : 59% Couples : 5% Familles monoparentales : 24% Couples avec enfants : 12% (465 personnes) (40 personnes) (193 personnes) (95 personnes) Compositions familiales particulières : Deux couples avec une femme mineure (dont 1 couple et 1 couple avec un enfant) Un couple hébergé avec une femme seule et un enfant. Quatre majeurs comptés dans les couples avec enfant(s). Un homme hébergé avec ses deux enfants et une femme de la famille. Deux femmes seules hébergées ensemble ainsi que deux hommes seuls comptés dans les isolés. Deux femmes ensemble avec un enfant. Huit enfants majeurs hébergés dans les situations isolés avec enfant(s) 21
Répartition par tranche d âge 146 Moins de 3 ans 10,3% 327 De 3 à 17 ans 23,0% 281 De 18 à moins de 26 ans 19,7% 284 De 26 à 35 ans 19,9% 223 De 36 à 45 ans 15,7% 117 De 46 à 55 ans 8,2% 46 Plus de 55 ans 3,2% Les prescripteurs En nombre de nuitées réalisées sur toute l'année 2009 : Organismes, services, associations Nuitées 115 1 447 Samu Social (Croix Rouge, Mutualité, Menton) 92 ALC Chorus 807 Associations et autres services ALC 695 Associations pour étrangers 390 DDASS 893 C.A.M.S. du département 1 792 CAMS de Nice dont 1031 pour Nice-Centre 3 367 CCAS du département 939 CCAS de Nice 421 SAPSDS 180 Missions Locales du département 589 CHU PASS et Centres de soins 358 Autres (dont Police) 313 Total 12 283 22
Répartition regroupée : Nuitées Organismes, services, associations % 1 447 115 11,8% 2 573 Associations 20,9% 5 159 Services Sociaux Départementaux 42,0% 1 540 CCAS et Mairies 12,5% 1 564 Autres Admin. Services Publics 12,7% 12 283 Total 100,0% Répartition des nuitées réalisées par ville : Nuitées Villes % 383 Antibes 3,1% 118 Cagnes/Mer 1,0% 838 Cannes 6,8% 47 Grasse 0,4% 12 La Roquette/Var 0,1% 777 Menton 6,3% 9 988 Nice 81,3% 117 St Laurent du Var 1,0% 3 Vence 0,0% 12 283 Département 100,0% 23
Répartition des nuitées réalisées par ville à l origine de la demande : Nuitées Villes % 570 Antibes 4,6% 45 Antipolis 0,4% 14 Beausoleil 0,1% 443 Cagnes/Mer 3,6% 1 089 Cannes 8,9% 102 Le Cannet 0,8% 14 Carros 0,1% 185 Grasse 1,5% 647 Menton 5,3% 8 682 Nice 70,7% 14 Roquebrune Cap Martin 0,1% 21 St Laurent du Var 0,2% 182 St-André-de-la- Roche 1,5% 11 Tourette Levens 0,1% 22 Valbonne 0,2% 137 Vallauris 1,1% 65 Vence 0,5% 8 Villeneuve-Loubet 0,1% 32 Non localisable 0,3% 12 283 Département 100,0% 24
Motifs : 765 sorties en 2009 * plusieurs réponses possibles pour chaque chapitre : MOTIFS Nombre de fois où le motif est indiqué Les personnes sont à la rue suite à : Violence conjugale 126 Violence familiale 29 Victime d esclavage moderne 0 Autres formes de violence (agression dans la rue, dans un squat, viol...) 6 Rupture conjugale 101 Rupture familiale 99 Fin d hébergement autonome 13 Expulsion 44 Fin d hébergement amical 97 Fin d hébergement familial 48 Fin d hébergement aidé (prise en charge) 40 Victime d un sinistre, dégâts des eaux, logement insalubre ) 17 Victime d un vol (papiers, argent ) 8 Perte des papiers, d argent, carte 3 Arrivée récente sur le département 156 SDF 129 Plus de possibilité à l Accueil de Nuit ou à la Halte de Nuit 10 Fin d un hébergement précaire (squat ) 21 Attente d une entrée dans un dispositif d hébergement 28 Autre 53 Non précisé 18 Motifs de la mise en place de l hébergement 25
Protection de l enfance 260 Femme enceinte 56 Problèmes de santé, entrée ou sortie d hospitalisation, santé mentale, 182 fragilité psychologique Personne âgée 23 Risques liés à la prostitution 4 Personne que l on ne peut pas laisser dans la rue (personne vulnérable autre 74 qu enfant, femme enceinte ) Protection d une personne ayant subi des violences 134 Personne qui travaille ou qui va débuter un travail, problèmes d horaires 126 Intempéries 3 Hébergement humanitaire (SDF) Hébergement mis en place par SOS Amitié 12 sans qu on en connaisse le motif Non précisé 73 Contacts et orientations Samu Social de la Mutualité Française 8 Samu social de la Croix Rouge 37 Organisme de tutelle 5 CAMS 257 CCAS (hors ADN) 103 Service d accueil de Chorus 174 Une autre association 116 Une administration (problèmes de papiers ) Service Public Justice Police 36 Police : Cellule d Aide aux Victimes 30 Service d Aide à la Population sans Domicile Stable 10 Accueil de Nuit 8 Halte de Nuit 7 Attente d une entrée dans un dispositif d hébergement (SDU, CHRS 56 Urgence ) Plate Forme 42 Départ sur une autre ville, un autre département, un autre pays 9 Autre orientation (Mission Locale, PASS, Appt thérapeutique, attente 71 logement social ou autre) Non précisé 18 Autres données enregistrées (items DDASS) : Motifs de la demande d admission : 43 5,6% Expulsion locative 17 2,2% du secteur privé 2 0,3% du secteur public 342 44,7% Sans domicile 29 3,8% Première recherche de logement (jeune travailleur, étudiant ) 291 38,0% Situation de rupture 180 23,5% Rupture mariage concubinage 116 15,2% Rupture familiale 26
5 0,7% Rupture professionnelle 22 2,9% Réinsertion (suite à incarcération, hospitalisation ) 237 31,0% Autre (Violence conjugale principalement) Situation Sociale et Professionnelle : 137 17,9% Bénéficiaire du RMI (RSA) 55 7,2% Bénéficiaire de l ASSEDIC 10 1,3% Retraité 9 1,2% Invalide/Malade 55 7,2% AAH 0 0,0% MDPH 112 14,6% Salarié 76 9,9% Sans ressources (- de 25 ans) 283 37,0% Autre (dont une majorité sans ressources mais plus de 25 ans et autres Allocations) Sortie vers : 42 5,5% Un logement durable 219 28,6% Un autre hébergement 36 4,7% Autre (établissement sanitaire, ami, prison, départ ) 462 60,4% Inconnu IV. Conclusion Ces places d accueil d urgence répondent à un double besoin : celui de la mise à l abri pour des personnes vulnérables ou en situation de vulnérabilité. Mais elles sont aussi mises à disposition pour des situations qui se caractérisent par de l attente et demandent une réorientation. Durant l année 2009 elles ont été embolisées fortement des familles en recours de demande d asile que les services de l état ont orienté vers ce dispositif. En fin d année le dispositif comptait 10 familles hébergées pour un total de 45 personnes différentes. Nous avons demandé depuis plusieurs mois une augmentation de ces places. Pour l année 2010 nous craignons d avoir à gérer des situations difficiles et de la pénurie, mettant les salariés intervenant sur ce dispositif, dans une situation particulière et uniquement dans l exécution et réservation hôtelière. Ce qui n est pas la fonction de celles-ci, même si nous pouvons comprendre le besoin que ces familles soient hébergées et que des contraintes existent. Pertinax : Par ailleurs, nous avons continué d héberger un certain nombre de personnes qui se sont trouvées sans logement - suite au sinistre intervenu dans le meublé situé rue Pertinax - au cours de l année 2008. En 2009, les personnes toujours présentes et suivies en partenariat avec d autres organismes par une salariée de Chorus étaient : 27
12 situations (dont 3 étaient trois hommes d une même famille) 15 personnes 3 couples 1 femme seule 8 hommes seuls Depuis le début de leur hébergement, nous avons réalisé 4 805 nuitées, soit, pour 2009, 2 132 nuitées environ (nous n avons pas noté les dates de sortie exactes du dispositif pour toutes les situations) La plupart avait une solution en terme de logement autonome au terme de cette prise en charge (fin de paiement des hébergements par Chorus au 1 er août 2009) 28
Places de Stabilisation Le CHRS de Chorus est agréé pour douze places de stabilisation. En 2009, nous avons eu un taux d occupation de 95,95 %. (4 380 nuitées réalisables) I. Activité globale Les données suivantes correspondent à toutes les personnes ayant été présentes dans ce dispositif durant l année 2009. Leur hébergement a pu commencer janvier 2009 (10 personnes) ou se terminer après l année 2009 (12 situations en cours en 2010). 4 203 nuitées réalisées strictement du 1 er janvier au 31 décembre 2009 inclus La durée moyenne pour une situation et strictement dans l année est de 210,2 nuits Nombre total d hébergements 20 Nombre de personnes hébergées 20 Total des nuitées/personnes 4 203 Durée moyenne 210,2* * Réajustement : si l on tient compte de la date de début des hébergements (prises en charge), on obtient 7 346 nuitées réalisées au 31 décembre 2009 inclus et une durée moyenne (temps nécessaire pour une prise en charge aboutissant à une orientation convenable) par situation de 367,3 nuits. En d autres termes, il faut au moins un an de prise en charge pour permettre aux personnes d accomplir le chemin de la rue à II. Le travail de réflexion de l équipe sur cet outil L importance du travail collectif : réapprentissage de la vie en société. Notre action socio pédagogique : travail sur les fondamentaux de la vie quotidienne. III. Quelques données sur le public accompagné 15 hommes, 5 femmes Les âges Tranches d âge Nombre de personnes 18 à 25 ans 1 26 à 35 ans 1 36 ans à 45 ans 6 46 ans à 55 ans 8 Plus de 55 ans 4 29
Ressources Ressources Nombre de personnes* Sans ressources 4 RMI/RSA 6 AAH 9 Retraite 1 Salaire temps partiel 0 Indemnités journalières 1 * Nb. Une personne avait, à l entrée dans le dispositif, le RMI et l AAH. 17 personnes ont versé des participations régulièrement ou non. 8 sorties dans l année 2009-2 personnes ont mis fin à la prise en charge (abandon), dont une pour retourner vivre avec son compagnon. - Pour une personne le service a mis fin à l hébergement. - 3 personnes sont entrées en CHRS. - 1 personne est entrée en résidence sociale. - 1 personne est entrée dans un logement autonome par l intermédiaire de Côte d Azur Habitat. - 1 personne est entrée dans un établissement médico-social dans un autre département. IV. Organisation opérationnelle durant l année 2009 Suite au départ en octobre 2007 de l hôtel Notre Dame et faute de lieu adapté, le service a dû héberger les douze places de la manière suivante : 9 personnes ont été hébergées dans des hôtels meublés par groupe de 3 et 3 autres en studios meublés indépendants. Ces modalités d hébergement ont eu des incidences sur les pratiques professionnelles et les objectifs fixés dans le cadre de ce type de prise en charge. Les personnes étant dans un habitat diffus, le maintien du travail collectif a été un souci permanent. De plus, l équipe éducative n a pas pu travailler comme elle le souhaitait sur les aspects concernant l hygiène personnelle et des chambres, l alimentation, l organisation de la journée. Cependant, malgré cette difficulté, il a été mis en place des temps de travail collectif dont le but recherché était de développer les compétences sociales des personnes. Ceci explique le choix de regrouper les personnes dans un même meublé par groupe de trois et légitime l organisation de temps collectifs comme la réunion hebdomadaire avec l ensemble des résidents. Cette réunion présentée comme obligatoire est animée tous les 30
mardis soir par le chef de service et le travailleur social qui va intervenir le week-end. Elle est organisée autour d un repas préparé par les usagers (achats, cuisson, rangement). Ce temps est celui de l échange, de la parole ; chacun est invité à prendre la parole et réapprend à se réapproprier des codes sociaux. Lors de cette réunion, des moments conviviaux y sont organisés ainsi que des temps d animation qui se déroulent le dimanche. La participation de chacun est laissée au libre arbitre de chacun. Ainsi, des sorties comme la pêche, des séances de cinéma, la visite de la ferme aux loups, la participation à différentes manifestations comme le festival du livre à Mouans -Sartoux, le spectacle de «Culture du cœur», aux 50 ans d ALC ont été organisées en 2008. L équipe souhaite vivement continuer à développer ce travail de groupe qui est apprécié par l ensemble des personnes et qui est un des axes de réussite potentielle du projet. V. Perspectives Une réorganisation dans le bâtiment SOLEDOR est prévue pour 2010 et présente beaucoup d avantages. Elle permettra de concilier un grand nombre d objectifs figurant dans le cahier des charges agrée pour cette action à l origine. - Situé en pleine ville, facile d accès, il correspond à notre objectif d insertion dans la cité, - Equipé de chambres individuelles et d un coin cuisine, il permet de respecter l intimité et la dignité de la personne accueillie ; il permettra d orienter le travail éducatif sur des axes de prise en charge très importants pour un retour vers l autonomie : l hygiène, l alimentation, la capacité à vivre ensemble.), - Avec un aménagement de lieux ouverts à tous : lingerie buanderie, pièce réservée pour recevoir amis et enfants - Il offre également la possibilité d avoir un espace commun - un appartement éducatif- pour continuer les réunions, organiser des ateliers (cuisine, diététique..) et ouvrir l établissement à d autres partenaires du quartier. 31
Le CHRS Urgence 2009 Le CHRS Urgence, de 84 places, a été ouvert en juillet et en octobre 2007 pour faire suite à l ancien dispositif, le SDU. Au 30 juin 2009, le CHRS Ouest avec ses 34 places, a été inclus dans un nouvel établissement dénommé «REGAIN» de l Association ALC, et donc à compter de cette date il n a plus fait partie de CHORUS 06 En Juillet 2009, dans le cadre du plan de relance, 4 places supplémentaires, pour le CHRS Urgence ont été ajoutées au titre de la prise en charge des jeunes. Ces places, sont destinées à des personnes âgées de moins de 30 ans, qui ont besoin d un hébergement en urgence. Nous voulons que le CHRS Urgence ait une place particulière dans le paysage social, s articulant au mieux avec les activités des pôles logement et emploi de chaque territoire ; tout en veillant à garder ses spécificités en termes de pratiques professionnelles, de travail sur la crise et des situations de rupture au service d un public ayant les capacités de rebondir rapidement. I. Activité globale du dispositif Le premier chiffre se réfère à l année strictement du 1 er janvier au 31 décembre Le second chiffre ne concerne que les situations sorties en 2009 : certaines ont débuté leur hébergement en 2008. Situations 132 hébergées/126 sorties en 2009 Personnes 226 hébergées / 189 sorties en 2009 Nuitées réalisées 16 325 strictement en 2009 Nuitées réalisées 15 914 pour les situations soties Taux d occupation : Pour les 54 places du CHRS Urgence : 89,5% Durée moyenne d hébergement : 84,9 nuits par situation (sur l ensemble des situations sorties en 2009) 72,3 nuits par situation (strictement du 1 er janvier au 31 décembre) 84,3 journées CHRS par personne (sur l ensemble des personnes sorties en 2009) 73,7 journées CHRS par personne (strictement du 1 er janvier au 31 décembre) 32
II. Le public Composition familiale sur l ensemble du CHRS urgence : 42 femmes seules 31,8% 37 hommes seuls 28,0% 7 couples 5,3% 11 couples avec enfants 8,3% 35 familles monoparentales 26,5% 132 Total 100% Répartition du public : Hommes 57 25,2% Femmes 93 41,2% Enfants 76 33,6% Total 226 100,0% Tranches d âge : Moins de 3 ans 18 8,0% De 3 à 17 ans 57 25,2% De 18 à 25 ans 42 18,6% De 26 à 35 ans 50 22,1% De 36 ans à 45 ans 33 14,6% De 46 ans à 55 ans 19 8,4% Plus de 55 ans 7 3,1% 33
Situation des personnes avant l entrée dans le dispositif : Situation des personnes à l entrée dans le dispositif : 150 adultes* Droits ouverts à l entrée : Domiciliation : 79 53,4% Demande de logement posée : 39 26,4% Relogement prioritaire oui : 17 11,5% Relogement prioritaire non : 84 56,8% Numéro unique : 47 31,8% Personnes étrangères : Carte séjour vue : 23 15,5% Pas de carte de séjour (en 6 4,1% attente) : Récépissé de demande de carte : 1 0,7% Barrière linguistique : 11 7,4% Nécessité interprétariat : 5 3,4% Divers : CAF numéro d allocataire oui : 77 52,0% Numéro de Sécurité Sociale : 128 86,5% Droits ouverts sécurité Sociale : 110 74,3% CPAM : 59 39,9% CMU : 50 33,8% Mutuelle : 6 4,1% CMU complémentaire : 12 8,1% LOGEMENT : avant l entrée en CHRS Urgence, la personne était : Dans un logement personnel : 14 9,5% - Elle en a été expulsée 6 4,1% - Elle n a plus pu payer le loyer et l a 1 0,7% quitté d elle-même : - Elle l a quitté pour une autre raison : 11 7,4% Dans un hébergement précaire (famille, 34 23,0% ami ) : A l Accueil de Nuit : 6 4,1% En Places d Accueil d Urgence : 32 21,6% Dans un autre hébergement 42 28,4% 34
aidé (social) : Sans logement stable depuis plus de 6 mois : 16 10,8% Emploi par le passé : A occupé des emplois réguliers : 57 38,5% A eu des emplois irréguliers, alternés 5 3,4% avec des périodes sans : N a jamais travaillé : 4 2,7% Situation professionnelle à l entrée (plusieurs réponses possibles) : Sans emploi : 60 40,5% Chômage : 20 13,5% Stage : 4 2,7% Emploi protégé : 0 0,0% Contrat aidé : 2 1,4% IAE : 0 0,0% Intérim : 12 8,1% Temps partiel : 23 15,5% Temps plein : 22 17,6% CDD : 26 17,6% CDI : 17 11,5% Situation santé à l entrée (plusieurs réponses possibles) : Problèmes d ordre médical : 24 16,2% Problème d ordre psychologique ou 21 14,2% psychiatrique : Problèmes de dépendance : 5 3,4% La personne est déjà suivie pour son problème d ordre : Médical : 17 11,5% Psychologique ou psychiatrique : 17 11,5% De dépendance : 2 1,4% La personne sort d hospitalisation : 4 2,7% Femme enceinte : 6 4,1% Grossesse suivie par un médecin : 2 1,4% Grossesse non suivies par un médecin : 12 8,1% Grossesse déclarée à la CAF : 2 1,4% Grossesse non déclarée à la CAF : 6 4,1% Autres : Dettes locatives : 43 29,1% 35
La personne a déjà un dossier de surendettement : 32 21,6% Situations individuelles et familiales particulières : Sortie de Maison d Arrêt : 2 1,4% Situation de violence intra familiale : 19 12,8% Si oui : Main courante : 1 0,7% Plainte : 7 4,7% Certificat médical : 2 1,4% ITT : 1 0,7% Référé/logement : 0 0,0% Référé/garde des enfants : 0 0,0% Aide juridictionnelle : 3 2,0% Situation e séparation ou de divorce en cours : Oui 24 16,2% Non 91 61,5% Démarches effectuées auprès du 3 2,0% tribunal pour le droit de garde ; III. Analyse des sorties du dispositif Sorties en 2009 : 111 situations sorties en 2009 (126 adultes) Durées d hébergements totalisées : 10 783 nuits Durée moyenne des hébergements : 84,9 nuits par situation Nombre de personnes hébergées : 189 Total des journées CHRS : 15 914 Durée moyenne des hébergements : 84,3 (total journées CHRS/nb total de personnes) Bilan à la sortie du dispositif : réponses pour 126 adultes sortis En nombre de réponses à ces questions Aide matérielle apportée en plus de l'hébergement 47 Tickets Service 34 Tickets de bus 15 Aide financière en espèces 29 Colis alimentaires 36
Accompagnement effectué 68 Accès aux droits 10 Dont papiers d'identité 12 Incitation à mettre à jour ou à monter le dossier RMI 16 Incitation à mettre à jour ou à monter le dossier CAF 1 Incitation à établir un dossier de retraite 7 Inscription à l'anpe 8 Inscription pour demande ASSEDIC 22 Mise à jour du dossier de sécurité sociale 46 Domiciliation 3 Démarches pour la régularisation (carte de séjour etc.) 73 Accompagnement vers une activité 51 Dynamisation vers l'emploi, bilan, etc. 4 Stage Formation - TIG 4 Contrats aidés 58 Recherche de CDD CDI Intérim - autre 3 Recherche d'un nourri logé 54 Accompagnement de soutien à la (re)socialisation 42 Soutien à la parentalité 20 Soutien à la dynamique conjugale 44 Restauration des liens familiaux 72 Accompagnement autour de la recherche de logement 70 Accompagnement autour de la gestion du budget 56 Préparation à l'entrée dans une structure d'insertion : CHRS... 22 Démarches de soins 76 Soutien moral 46 Soutien psychologique (par le psychologue du service) 76 Aide à l'élaboration d'un projet de vie réaliste 94 Aide à la décision choix des priorités encrage dans la réalité Avec les partenaires suivants 49 Circonscriptions d'action Médicale et Sociale 25 CCAS dont : 1 - service aux personnes âgées 12 - service RMI 11 - SAPSDS 35 Structures d'hébergement dont : 37
31 - CHRS 8 - Autres 7 Service social hôpital Inter Secteur CMP PASS (social) 36 Services administratifs (CAF, CPAM,...) 7 ANPE PLIE 2 SPIP Service social du tribunal de la maison d'arrêt 2 Structure de l'iae 13 Associations caritatives et/ou humanitaires 41 Autres associations 27 Autres services de l'association ALC 15 Mission Locale 8 Réseaux hospitaliers et services de soins spécialisés (médical) 1 Services sociaux d'autres départements 8 Autres Résultats à la sortie (plusieurs critères possibles) 23 Les personnes n'ont pas donné suite, n'ont pas adhéré au contrat - abandon 8 Départ sur une autre ville, un autre département, un autre pays 15 Retour vers : 6 - la famille 6 - ami(es) 3 - particulier(s) 0 Retour au domicile dans le cas de violences conjugales ou familiales 30 Entrée dans une autre structure CHRS (à différencier de la liste ci-dessous) 48 Accès à un logement dont : 35 - Logement autonome 4 - Résidence sociale 9 - Maison Relais 9 - Hôtel meublé Insertion sociale 12 Entrée dans une autre structure avec accompagnement social (différente de celles proposées ci-dessus, soit : Mosaïque, Centre Maternel, Villa Excelsior...) 3 FJT ou autre 1 Accès à un nourri logé Ouverture des droits 20 Accès et/ou versement de prestations dont : 9 - CAF 38
2 - ASSEDIC 6 - RMI 1 - FNS 3 - Sécurité Sociale 1 - LOCAPASS 0 - autre 1 Accès au FAJ 2 Paiement d'une pension de retraite, d'invalidité ou autre Santé 2 Entrée dans une structure médicale dont : 0 - Hôpital 2 - Centre de soins, cure... 0 - Maison de repos 0 - Appartement thérapeutique 16 Soins et suivis santé acceptés dont : 9 - soins médicaux 8 - soins psychologiques ou psychiatriques 2 - soins pour des problèmes de dépendance 3 Soins et suivis santé NON acceptés dont : 0 - soins médicaux 1 - soins psychologiques ou psychiatriques 1 - soins pour des problèmes de dépendance Insertion professionnelle 57 OUI 63 NON (y compris quand les personnes avaient le même emploi à l'arrivée) Si oui : 7 Emploi intérimaire 6 CDD de moins de 6 mois à temps partiel 11 CDD de moins de 6 mois à temps plein 10 CDD de plus de 6 mois et CDI à temps partiel 15 CDD de plus de 6 mois et CDI à temps plein 2 Contrats aidés (hors structures de l'iae) 2 Structures de l'iae (AI, CI, ETTI, EI) 3 Formations qualifiantes 2 Autres formations 1 Autres 39
le CHRS Urgence Ouest : 34 places : Pour les 34 places à l Ouest - du 1 er janvier au 1 er juin 2009 : 104,1% Situations 28 Personnes 60 Nuitées réalisées 5 342 Durée moyenne 89,0 (journées CHRS/nb de personnes) Composition familiale sur le CHRS urgence Ouest : 2 femmes seules 11 hommes seuls 1 couples 5 couples avec enfants 9 familles monoparentales 28 Total Répartition du public : Tranches d âge : Hommes 19 Femmes 16 Enfants 25 Total 60 Moins de 3 ans 4 De 3 à 17 ans 19 De 18 à 25 ans 8 De 26 à 35 ans 9 De 36 ans à 45 ans 13 De 46 ans à 55 ans 7 Plus de 55 ans 0 40
Situation des personnes avant l entrée dans le dispositif : Situation des personnes à l entrée dans le dispositif : 34 adultes* Domiciliation : 19 Demande de logement posée : 16 Relogement prioritaire oui : 8 Relogement prioritaire non : 21 Numéro unique : 22 Droits ouverts à l entrée : Carte séjour vue : 6 Pas de carte de séjour (en 0 attente) : Récépissé de demande de carte : 0 Barrière linguistique : 1 Nécessité interprétariat : 0 Personnes étrangères : Divers : CAF numéro d allocataire oui : 30 Numéro de Sécurité Sociale : 34 Droits ouverts sécurité Sociale : 30 CPAM : 15 CMU : 17 Mutuelle : 6 CMU complémentaire : 11 LOGEMENT : avant l entrée en CHRS Urgence, la personne était : Dans un logement personnel : 6 - Elle en a été expulsée 3 - Elle n a plus pu payer le loyer et l a 0 quitté d elle-même : - Elle l a quitté pour une autre raison : 2 Dans un hébergement précaire (famille, 19 ami ) : A l Accueil de Nuit : 1 En Places d Accueil d Urgence : 1 Dans un autre hébergement 2 aidé (social) : Sans logement stable depuis plus de 6 1 mois : Emploi par le passé : 41
A occupé des emplois réguliers : 6 A eu des emplois irréguliers, alternés 0 avec des périodes sans : N a jamais travaillé : 1 0 Situation professionnelle à l entrée (plusieurs réponses possibles) : Sans emploi : 11 Chômage : 9 Stage : 2 Emploi protégé : 0 Contrat aidé : 2 IAE : 0 Intérim : 0 Temps partiel : 2 Temps plein : 8 CDD : 4 CDI : 5 Situation santé à l entrée (plusieurs réponses possibles) : Problèmes d ordre médical : 11 Problème d ordre psychologique ou 6 psychiatrique : Problèmes de dépendance : 3 La personne est déjà suivie pour son problème d ordre : Médical : 8 Psychologique ou psychiatrique : 5 De dépendance : 1 La personne sort d hospitalisation : 1 Femme enceinte : 2 Grossesse suivie par un médecin : 2 Grossesse non suivies par un médecin : 0 Grossesse déclarée à la CAF : 2 Grossesse non déclarée à la CAF : 0 Autres : Dettes locatives : 13 La personne a déjà un dossier de 10 surendettement : Situations individuelles et familiales particulières : Sortie de Maison d Arrêt : 1 Situation de violence intra familiale : 2 Si oui : Main courante : 1 42
Plainte : 1 Certificat médical : 0 ITT : 0 Référé/logement : 0 Référé/garde des enfants : 0 Aide juridictionnelle : 0 Situation e séparation ou de divorce en cours : Oui 7 Non 22 Démarches effectuées auprès du 2 tribunal pour le droit de garde ; Bilan à la sortie du dispositif : réponses pour 18 adultes sortis en 2009 En nombre de réponses à ces questions Aide matérielle apportée en plus de l'hébergement 10 Tickets Service 0 Tickets de bus 2 Aide financière en espèces 0 Colis alimentaires Accompagnement effectué 5 Accès aux droits 0 Dont papiers d'identité 0 Incitation à mettre à jour ou à monter le dossier RMI 4 Incitation à mettre à jour ou à monter le dossier CAF 0 Incitation à établir un dossier de retraite 1 Inscription à l'anpe 0 Inscription pour demande ASSEDIC 0 Mise à jour du dossier de sécurité sociale 4 Domiciliation 0 Démarches pour la régularisation (carte de séjour etc.) 5 Accompagnement vers une activité 6 Dynamisation vers l'emploi, bilan, etc. 0 Stage Formation - TIG 1 Contrats aidés 3 Recherche de CDD CDI Intérim - autre 0 Recherche d'un nourri logé 43
5 Accompagnement de soutien à la (re)socialisation 7 Soutien à la parentalité 2 Soutien à la dynamique conjugale 3 Restauration des liens familiaux 9 Accompagnement autour de la recherche de logement 6 Accompagnement autour de la gestion du budget 7 Préparation à l'entrée dans une structure d'insertion : CHRS... 2 Démarches de soins 5 Soutien moral 3 Soutien psychologique (par le psychologue du service) 10 Aide à l'élaboration d'un projet de vie réaliste 8 Aide à la décision choix des priorités encrage dans la réalité Avec les partenaires suivants 11 Circonscriptions d'action Médicale et Sociale 2 CCAS dont : 0 - service aux personnes âgées 1 - service RMI 0 - SAPSDS 5 Structures d'hébergement dont : 2 - CHRS 3 - Autres 1 Service social hôpital Inter Secteur CMP PASS (social) 4 Services administratifs (CAF, CPAM,...) 1 ANPE PLIE 0 SPIP Service social du tribunal de la maison d'arrêt 1 Structure de l'iae 0 Associations caritatives et/ou humanitaires 6 Autres associations 1 Autres services de l'association ALC 0 Mission Locale 2 Réseaux hospitaliers et services de soins spécialisés (médical) 0 Services sociaux d'autres départements 2 Autres Résultats à la sortie (plusieurs critères possibles) 3 Les personnes n'ont pas donné suite, n'ont pas adhéré au contrat - abandon 0 Départ sur une autre ville, un autre département, un autre pays 44
2 Retour vers : 0 - la famille 2 - ami(es) 0 - particulier(s) 0 Retour au domicile dans le cas de violences conjugales ou familiales 2 Entrée dans une autre structure CHRS (à différencier de la liste ci-dessous) 10 Accès à un logement dont : 9 - Logement autonome 1 - Résidence sociale 0 - Maison Relais 0 - Hôtel meublé Insertion sociale 1 Entrée dans une autre structure avec accompagnement social (différente de celles proposées ci-dessus, soit : Mosaïque, Centre Maternel, Villa Excelsior...) 0 FJT ou autre 0 Accès à un nourri logé Ouverture des droits 0 Accès et/ou versement de prestations dont : 0 - CAF 0 - ASSEDIC 0 - RMI 0 - FNS 0 - Sécurité Sociale 0 - LOCAPASS 0 - autre 0 Accès au FAJ 0 Paiement d'une pension de retraite, d'invalidité ou autre Santé 1 Entrée dans une structure médicale dont : 1 - Hôpital 0 - Centre de soins, cure... 0 - Maison de repos 0 - Appartement thérapeutique 5 Soins et suivis santé acceptés dont : 4 - soins médicaux 1 - soins psychologiques ou psychiatriques 45
0 - soins pour des problèmes de dépendance 0 Soins et suivis santé NON acceptés dont : 0 - soins médicaux 0 - soins psychologiques ou psychiatriques 1 - soins pour des problèmes de dépendance Insertion professionnelle 2 OUI 16 NON (y compris quand les personnes avaient le même emploi à l'arrivée) Si oui : 0 Emploi intérimaire 0 CDD de moins de 6 mois à temps partiel 0 CDD de moins de 6 mois à temps plein 0 CDD de plus de 6 mois et CDI à temps partiel 0 CDD de plus de 6 mois et CDI à temps plein 2 Contrats aidés (hors structures de l'iae) 0 Structures de l'iae (AI, CI, ETTI, EI) 0 Formations qualifiantes 0 Autres formations 0 Autres IV. Le travail d équipe Nous avons continué à travailler de la manière suivante : Pour le CHRS Urgence Est chaque semaine, deux réunions d équipe ont lieu. L équipe, est constituée de 3 travailleurs sociaux : Assistante Sociale Educatrice Spécialisée CESF, d un Psychologue et un Chef de Service : L une afin de faire le point des situations avec le psychologue. L autre plus technique. Nous avons décidé ce fonctionnement au vu des moyens humains et dans un souci d efficacité. La réunion avec le psychologue permet de mieux cerner les demandes d hébergement et éventuellement lui demander de rencontrer certaines situations : Afin d essayer de cerner au mieux, les éventuels troubles psychologiques et nous aider à mieux comprendre la personne. 46
Afin de pouvoir donner une réponse, la plus adaptée possible, dans un respect de l attente du demandeur et dans la capacité de notre dispositif- Nous abordons aussi les orientations des situations pour la sortie du CHRS Urgence. L autre réunion est plus technique : Dans un premier temps, toutes les informations concernant l association ALC, l établissement CHORUS 06 sont données ainsi que les retours des dossiers administratifs etc. Puis sont étudiées, toutes les demandes, pour lequel le CHRS Urgence a été saisi. Soit un rendez-vous est donné aux personnes concernées, soit un complément d information, est nécessaire, soit il ne nous est pas possible de prendre en compte la demande - celle-ci ne correspondant pas à notre action du CHRS Urgence. Si nous voulons pouvoir répondre à l urgence et avoir un délai d attente le plus court possible, voir inexistant, il est indispensable d être vigilant sur certains critères objectifs Lorsque nous recevons une demande, celle-ci est étudiée lors de la réunion d équipe suivante, comme indiquée plus haut. Nous sommes attentifs au fait que la personne, pour laquelle le travailleur social fait la demande, ait des revenus, salaires, prestations sociales, autres, afin qu elle ait déjà un tant soit peu d autonomie financière. Qu elle ait une autonomie dans ses démarches, administratives, recherche de travail etc. L équipe pluridisplinaire est là pour accompagner la personne, la rencontrer l aider, mais aussi pour la dynamiser et la connaître au mieux afin de pouvoir avoir des attente et des exigences adaptées. Pour les personnes seules ou en couple, nous n essayons que leur hébergement soit d une durée de 3 mois en moyenne. Pour les familles, nous sommes confrontés au problème du relogement, même si les dossiers DALLO, sont faits et passés en commission, les familles attendent de long mois leur relogement. En effet leurs revenus ne sont pas à la hauteur attendue par les bailleurs sociaux ou privés, au vu de la composition familiale et de l appartement adapté Cette rotation très lente embolise le dispositif et nous oblige à mettre les familles sur des listes d attente très longue. Si certaines familles sont orientées vers les CHRS Insertion, toutes n ont pas besoin de ces services. Nous avons souhaité, lors de la création du CHRS Urgence Est, louer des appartements sur Menton, car interpellés par les responsables des services sociaux de cette zone géographique Il s avère que nous avons un taux d occupation qui n est pas satisfaisant, si cela devait en être de même au début de 2010, nous prendrons la décision de dénoncer les conventions des appartements situés sur Menton, afin de pouvoir au mieux au nombre important des demandes de la région niçoise. 47
L intervention du psychologue à Chorus 06 (Activité 2009) Dans la très grande majorité des situations reçues dans le cadre des dispositifs de Chorus, et bien avant les questions matérielles et accidents de vie, ce sont les difficultés psychologiques qui arrivent en première cause de l exclusion. Toutes les études montrent que cette causalité psychique est concomitante et non secondaire, d un délitement du lien social mesuré depuis vingt cinq ans. La précarité sociale est le pendant de la précarité psychique. Quatre grandes classes, plus ou moins liées, de difficultés psychologiques sont repérables. La première, est la dépression. Les statistiques sont alarmantes : en 2020, la dépression serait la première cause de handicap en France chez la femme. La dépression remarquable surtout dans le champ de l exclusion, mais qui touche l ensemble de la population, est celle qui se constitue très tôt, souvent dès l âge de l adolescence, et qui correspond à une démission face aux exigences de la socialisation. Elle prend différentes formes, mais s organise toujours autour d un discours mélancolique qui apparait à la suite d une inhibition au moment où il aurait fallu s engager et faire des choix, des actes qui sont ressentis comme impossibles pour la personne. La deuxième classe est l errance. Elle correspond à une carence fondamentale du sujet dans sa façon de se mettre en relation avec autrui. Le sujet errant ne fonctionne pas sur l échange, mais plutôt sur une sorte «d économie de cueillette» : avoir ou se faire avoir, tel est le rapport au semblable et aux institutions. L errance n est donc pas fatalement géographique, elle se caractérise d un sujet qui n a pas besoin du sens pour se socialiser. La troisième classe de difficulté, est celle de la toxicomanie, en très nette augmentation elle aussi. Souvent en lien avec l errance et utilisée comme solution à la dépression, la toxicomanie est extrêmement présente dans le champ de l exclusion. Consommation de stupéfiants, alcoolisme, dépendance aux jeux, dépendance à internet, dépendance affective et autres violences conjugales la toxicomanie caractérise un sujet qui ne peut plus poser d acte. La quatrième classe, est beaucoup plus classique, elle est structurelle : il s agit de la psychose. Pour autant, le nombre de personnes psychotiques augmentent aussi dans le champ de l exclusion, au rythme d une prise en charge psychiatrique qui s appauvrie de plus en plus d année en année. Les personnes non suffisamment traitées par le secteur psychiatrique, viennent se poser en demande de soin et prise en charge dans le champ social. On l imagine, le psychologue qui travaille à Chorus, est particulièrement sollicité. Il intervient à tous les niveaux de l établissement : le CHRS urgence, les Places de Stabilisation, le SAEF, le SAO et le «115». Bien entendu, le psychologue propose d abord un diagnostic. Un diagnostic qui permet de rendre compte du 48
fonctionnement socio-psychologique de la personne et facilite ainsi grandement le travail d accompagnement social. Il s agit de mettre à jour les origines et causes de l exclusion, de décrypter les résistances, de différencier ce qui est structurel de ce qui est acquis. Le programme d accompagnement se discute donc avec ce diagnostic psychologique à résonance sociale. Certaines directions ne seront pas prises car évaluées comme dangereuses ou impossibles pour le sujet, par contre d autres seront préconisées, pour renforcer ou construire des fonctions psychologiques indispensables à la réussite de l accompagnement social et éviter les rechutes. Le psychologue intervient également en suivi régulier sur le temps de l accompagnement, afin d administrer des actes thérapeutiques. Soulager, comprendre, décider, faire face à l angoisse, réduire les dépressions, sont le lot quotidien du psychologue face à un public particulièrement réceptif à la prise en charge psychothérapeutique. Autant que faire ce peut, le psychologue mettra les jalons nécessaires pour faciliter une prise en charge qui continuera au-delà du temps du suivi de Chorus, notamment vers le secteur public et privé. Enfin, le psychologue participe à toutes les réunions de travail dans le cadre de l admission et surtout de la construction de toutes les situations et des accompagnements. Son aide est précieuse pour des équipes qui ont régulièrement besoin des observations et éclairages psychologiques pour continuer à penser les situations là où cela bloque et ainsi, mieux décider les orientations d accompagnement. Quelques chiffres (2009) : Le psychologue travaille à temps partiel (31h/semaine), il a : Participé à 220 réunions de travail de 3h Organisé 40 groupes de paroles Administré 30 groupes de supervision Donné 450 entretiens individuels Et vu 116 personnes différentes 49
Conclusion Générale Durant l année 2009, les différents services de Chorus ont reçu, pris en charge ou écouté un nombre sensiblement identique de personnes. Cependant, les problématiques observées quel que soit le dispositif semblent se complexifier et être marquées par une multiplication des pathologies (troubles graves du comportement, non prise en compte de la douleur pour les personnes sans-abri les plus en difficulté, appel à l aide uniquement en situation de crise ). Par ailleurs, l histoire personnelle des usagers suivis apparaît comme une difficulté supplémentaire et un frein à l insertion, non négligeable. Les durées de prise en charge semblent s allonger liées à la fois à l histoire des usagers reçus mais également au manque de solutions d hébergement, de services de suite, de logement ou de tout autre relais nécessaire. Il ne faut donc pas perdre de vue que l intervention de Chorus demeure pour la plupart des interventions une mise à l abri dans l urgence ou à plus long terme, sans envisager en première instance d insertion à proprement parlé. Bien-sûr les équipes de travailleurs sociaux interviennent si les prises en charge se poursuivent sur un «retricotage» du lien social, mais il ne faut jamais oublier le facteur temps et laisser à chaque personne la possibilité de retrouver progressivement un rythme. L année 2010 amènera probablement des changements importants dans l organisation de l établissement, réajustement des actions lié aux modifications sensibles des budgets, participation à la création d un Service Intégré de l Accueil et de l Orientation sur le département. 50