Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 2012



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Transcription:

OID - ObservatOire de l immobilier durable - 212

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 Pour sa première publication, l observatoire de l immobilier durable présente des indicateurs statistiques représentatifs du patrimoine tertiaire en france, reposant sur un panel de plus de 5 millions de mètres carrés constitué par l ensemble de ses membres. les indicateurs sont calculés sur la base du référentiel 212 de l oid présenté dans ce rapport. ces indicateurs permettront, nous l espérons, d appréhender à sa juste valeur la performance énergétique et environnementale du parc immobilier tertiaire français. Loïs MOULAS Président de l oid

CHIFFRES CLÉS 212 un panel de 8 bâtiments tertiaires un analyse sur plus de 5 millions de mètres carrés un traitement en 3 familles 11 typologies de bâtiments des statistiques sur 6 indicateurs à PROPOS DE L OBSERVATOIRE DE L IMMOBILIER DURABLE L Observatoire de l Immobilier Durable est une association indépendante constituée d acteurs privés et publics de l immobilier tertiaire : - mettant en commun et de manière anonyme des données techniques de bâtiments dont l exploitation, selon une méthode uniforme, constitue des indicateurs statistiques représentatifs de la performance énergétique du parc français - permettant à chacun de mesurer la performance d un bâtiment par rapport à l échantillon analysé, d apprécier l impact de l utilisateur sur sa consommation moyenne, et d évaluer son potentiel d amélioration L Observatoire de l Immobilier Durable permet ainsi d optimiser les investissements liés à la rénovation énergétique tout en répondant aux exigences réglementaires.

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 être MEMBRE DE L OID L OID regroupe des acteurs importants de l immobilier tertiaire, privés et publics, intervenant sur un patrimoine situé pour l essentiel en france. L OID analyse en 212 plus de 5 millions de mètres carrés de bâtiments tertiaires. Les membres sont organisés en 7 collèges Contributeurs collège 1 : grands utilisateurs collège 2 : grands comptes publics collège 3 : Bailleurs privés / sociétés de gestion collège 4 : Bailleurs privés / Propriétaires Être membre de l OID : c est profiter d une base de données indépendante pour pouvoir situer ses bâtiments par rapport à des valeurs cibles c est améliorer à partir des résultats enregistrés pour chaque bâtiment, la qualité de son reporting environnemental c est contribuer à la transparence de la performance environnementale de l immobilier tertiaire en france c est développer des partenariats et des réseaux c est communiquer sur les actions mises en œuvre dans le cadre d une gestion «vertueuse» de son patrimoine Experts collège 5 : conseils immobiliers collège 6 : Professions immobilières Institutionnels collège 7 : organisations professionnelles MEMBRES

SOMMAIRE Édito 6 introduction 7 indicateurs oid 212 9 focus consommation énergétique réelle 1 focus bureaux 11 focus commerces 17 focus logistique 22 immobilier durable : perspectives 23 glossaire 26

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 ÉDITO À l heure où s organise la rénovation énergétique du parc tertiaire public et privé jusqu à 22, l observatoire de l immobilier durable nous propose ici les premiers indicateurs de son baromètre. cette photographie de l état énergétique d un échantillon de plus de 5 millions de mètres carrés constitue un outil indispensable au service de l action : rénover, améliorer et favoriser la gestion d actifs tertiaires plus sobres en énergie. les travaux de cet observatoire sont essentiels : ils permettront de suivre, à différentes échelles, l évolution de la performance énergétique des actifs tertiaires, l impact des travaux de rénovation, des actions de gestion et d exploitation qui auront été réalisés. cet outil permettra aussi d éclairer les acteurs de l immobilier sur les choix à opérer, la soutenabilité économique des travaux et des actions. il rend compte de démarches exemplaires et de la motivation de ceux qui les portent. après avoir soutenu la création de l observatoire de l immobilier durable et le dynamisme de ses membres, le Plan Bâtiment durable se réjouit de la publication de ce 1 er baromètre et encourage les professionnels à rejoindre cette action collective et efficace en faveur de la transition énergétique des immeubles tertiaires. ensemble, mesurons le chemin parcouru! les objectifs de réduction de -38% à l horizon 22 sont à notre portée. Jérôme GAtIer directeur du Plan Bâtiment durable 6

InTRODUCTIOn La méthodologie : «s appuyer sur le reporting des membres» la constitution de la base de données de l oid repose sur une méthode fiable déroulée en trois étapes : 1 - les membres adressent annuellement au gestionnaire de la base de données une fiche d informations ciblées sur leurs bâtiments. 2 - le gestionnaire après analyse émet un avis sur leur recevabilité et intègre in fine les données à la base. 3 - le gestionnaire remet alors à chaque membre une fiche par bâtiment ainsi qu un rapport consolidant l ensemble du parc analysé. ADhésIOn OID FIChE InFORmAtIquE PAtRImOInE AnALysE CRItIquE transmission DEs DOnnéEs REvuE technique IntégRAtIOn à LA base DE DOnnéEs émission D un RAPPORt DE benchmark le membre de l Oid le gestionnaire de la base de données Les indicateurs : «optimiser la comparabilité» en 212, l oid analyse 6 indicateurs - obtenus à partir de données arrêtées au 31/12/211 - qui sont : La Consommation Energétique Réelle tous usages exprimée en énergie primaire par mètre carré et par an La Performance Energétique Intrinsèque exprimée par la note carbonscreen 1 de à 1 Le Coût Financier de l énergie et de l eau exprimé en hors tva par mètre carré et par an l indicateur de Changement Climatique exprimé en kg co2e par mètre carré et par an, correspondant aux émissions de gaz à effet de serre (ges) dûes aux consommations énergétiques du bâtiment L Eau consommée exprimée en mètres cubes par mètre carré et par an Les Déchets générés exprimés en kilos par mètre carré et par an Les indicateurs et les unités utilisés par l OID suivent les recommandations de l EPRA 2 issues du travail de synthèse réalisé au niveau européen sur les indicateurs proposés par le gri cress 3. les indicateurs sont exprimés en ratios de surface selon les unités métriques conformes aux dispositions réglementaires françaises 4. Les unités des indicateurs peuvent varier en fonction des typologies, notamment pour les centres commerciaux. Le périmètre de calcul et les unités utilisés sont notifiés en annexe de ce rapport. Conformément aux recommandations de l EPRA 5, pour une même typologie ou une même famille de bâtiments, les indicateurs sont la somme des flux (kwh, Kg, m 3 ) divisée par la somme des surfaces. 1 La note CarbonScreen est un indicateur de performance développé et utilisé par des acteurs de référence de l immobilier d entreprise 2 Source : EPRA Best Practices Recommendations on Sustainability Reporting 3 Source : The Global Reporting Initiative s Construction and Real Estate Sector Supplement 4 Source : Arrêté du 18 avril 212 pour les centres commerciaux et arrêté du 15 septembre 26 pour les autres typologies

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 Le périmètre 212 : «établir des typologies par leviers d amélioration» en 212, le groupe de travail «Baromètre 212» de l oid a retenu 11 typologies de bâtiments, représentatives du marché. chaque typologie d actif présente des spécificités dont il est indispensable de tenir compte lors de la présentation d indicateurs : La famille bureaux est décomposée par année de construction La famille Commerces a été décomposée en 2 catégories afin de bien différencier les indicateurs des centres commerciaux 6 (périmètre bailleur) et ceux des utilisateurs des bâtiments (périmètre preneur), qui sont calculés par des méthodes réglementaires différentes et donc non comparables. le périmètre preneur est luimême classé par typologie d activité commerciale conformément à la nomenclature de l insee 7 (surface alimentaire ou spécialisée) les typologies telles que les ephad 8, équipements publics ou locaux d activité n ont pas été retenues cette année. bureaux COmmERCEs LOgIstIquE Périmètre bailleur Périmètre preneur bureaux Haussmaniens Centres commerciaux Petits commerces logistique bureaux <197 bureaux années 198 Grandes surfaces alimentaires Grandes surfaces spécialisées bureaux années 199 bureaux années 2 bureaux années 25 La base de données : «être représentatif du patrimoine tertiaire immobilier en France» La base de données de l OID est constituée d un panel de plus de 5 millions de mètres carrés, soit plus de 8 bâtiments tertiaires représentatifs du parc immobilier tertiaire en france. la comparabilité des indicateurs et leur robustesse sont mesurées par une note spécifique 9. Généralement, un indicateur statistique devient robuste à partir d un échantillon de plus de 3 bâtiments mesurés selon le référentiel de l oid Seuls les indicateurs statistiques avec une note de comparabilité de 1% sont présentés dans ce rapport 7% 3% 14% 24% 17% 18% 31% 39% 8 bureaux Commerces 73% 37% logistique autres 6 Source : arrêté du 18 avril 212 relatif au périmètre à prendre en compte pour un centre commercial 7 http://www.insee.fr/fr/methodes 8 E PHAD : Etablissement d hébergement pour personnes âgées dépendantes 9 La note de comparabilité est définie en annexe de ce rapport 37% / 2 m 2 5 / 1 m 2 Paris régions 2 / 5 m 2 > 1 m 2 ile-de-france

InDICATEURS OID 212 Les 6 indicateurs OID 212 de la famille bureaux présentent une comparabilité de 1%. Pour les familles commerces et logistique, le reporting sur les quantitatifs de déchets ne permet pas, en 212, de proposer d indicateurs fiables et comparables à 1%. La généralisation de l annexe environnementale, et l exploitation des pratiques de reporting extra financier permettront à l oid dans les années à venir, de présenter pour toutes les familles et leurs typologies les indicateurs eau et déchets. Indicateurs statistiques 212 de l OID pour la famille bureaux CONsOmmatiON réelle 47 kwh ep /m 2.an SU PerFOrmaNCe ÉNerGÉtiQue intrinsèque 48 sur 1 COÛt FiNaNCier 18,5 e Ht/m 2.an SU CHaNGemeNt ClimatiQue 25,4 kg CO2e /m 2.an SU eau,455 m 3 /m 2.an SU déchet 7 kg/m 2.an SU Indicateurs statistiques 212 de l OID pour la famille commerces Périmètre bailleur CONsOmmatiON réelle 191 PerFOrmaNCe ÉNerGÉtiQue intrinsèque 44 COÛt FiNaNCier 9,1 CHaNGemeNt ClimatiQue 1,9 eau déchet nc nc kwh ep /m 2.an GLA+Sth sur 1 e Ht/m 2.an GLA+Sth kg CO2e /m 2.an GLA+Sth m 3 /m 2.an GLA+Sth kg/m 2.an GLA+Sth Périmètre preneur CONsOmmatiON réelle 537 kwh ep /m 2.an SU PerFOrmaNCe ÉNerGÉtiQue intrinsèque 45 sur 1 COÛt FiNaNCier 19,1 e Ht/m 2.an SU CHaNGemeNt ClimatiQue 32,7 kg CO2e /m 2.an SU eau,355 m 3 /m 2.an SU déchet nc kg/m 2.an SU Indicateurs statistiques 212 de l OID pour la famille logistique CONsOmmatiON réelle 163 kwh ep /m 2.an SU PerFOrmaNCe ÉNerGÉtiQue intrinsèque 39 sur 1 COÛt FiNaNCier 9,1 e Ht/m 2.an SU CHaNGemeNt ClimatiQue 14,8 kg CO2e /m 2.an SU eau,245 m 3 /m 2.an SU déchet nc kg/m 2.an SU 9

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 FOCUS 212 SUR LA COnSOMMATIOn ÉnERGÉTIQUE RÉELLE répartition 212 des bâtiments sur l étiquette énergie de l échelle DPe pour la famille bureaux bâtiment économe A 51 à 11 B 111 à 21 C 211 à 35 D 351 à 54 e 541 à 75 F > 75 G bâtiment énergivore kwh ep /m 2.an su 4,2% 4,2% 22,5% 15,5% dpe pour les bâtiments à usage de bureaux 53,5% répartition 212 des bâtiments sur l étiquette énergie de l échelle DPe pour la famille commerces Périmètre bailleur bâtiment économe 8 A 81 à 12 B 121 à 18 C 181 à 23 D 231 à 33 e 331 à 45 F > 45 G bâtiment énergivore kwh ep /m 2.an Gla+sth en nombre en nombre 2,9% 2,9% 17,6% 23,5% 23,5% 29,4% dpe pour les centres commerciaux Périmètre preneur bâtiment économe 3 A 31 à 9 B dpe pour les autres bâtiments tertiaires 91 à 17 C 171 à 27 D 271 à 38 e 381 à 51 F > 51 G bâtiment énergivore kwh ep /m 2.an su en nombre 5,1% 1,3% 1,3% 25,6% 48,7% répartition 212 des bâtiments sur l étiquette énergie de l échelle DPe pour la famille logistique bâtiment économe 3 A 31 à 9 B 91 à 17 C 171 à 27 D 271 à 38 e 381 à 51 F > 51 G bâtiment énergivore kwh ep /m 2.an su en nombre 3,7% 3,7% 18,5% 18,5% 25,9% 29,6% dpe pour les autres bâtiments tertiaires

FOCUS 212 FAMILLE BUREAUx Indicateurs OID 212 pour la famille bureaux Les bureaux sont classés selon six typologies déterminées en fonction de leur date de construction. cette classification prend donc en compte les normes constructives ou la réglementation thermique en vigueur lors de leur réalisation. BUreAUx bureaux années 25 bureaux années 2 bureaux années 199 bureaux années 198 bureaux < 197 bureaux HaussmaNieNs Indicateurs OID 212 par typologie Consommation Énergétique réelle - kwh ep /m 2.an SU 47 424 516 449 56 516 434 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 REFERENCE OID et GRI - Énergie par m² de surface utile : GRI CRE1 BUreAUx bureaux années 25 bureaux années 2 bureaux années 199 bureaux années 198 bureaux < 197 bureaux HaussmaNieNs Performance Énergétique Intrinsèque sur 1 48 76 61 47 42 4 39 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 55 6 65 7 75 8 85 9 95 1 REFERENCE OID - NOTE CARBONSCREEN sur une échelle de à 1 BUreAUx bureaux années 25 bureaux années 2 bureaux années 199 bureaux années 198 bureaux < 197 bureaux HaussmaNieNs Coût Financier - e Ht/m 2.an SU 18,47 16,79 17,71 16,5 23,6 19,39 2,21 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 REFERENCE OID - Indicateur de coût financier par m² BUreAUx bureaux années 25 bureaux années 2 bureaux années 199 bureaux années 198 bureaux < 197 bureaux HaussmaNieNs Changement Climatique - kg CO2e /m 2.an SU 25,4 17,7 22,2 2,4 29,1 36,3 34,1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 REFERENCES OID et GRI - Emissions de CO2 par m² de surface utile: GRI CRE3 Variation des indicateurs et analyse En 212, les trois principaux facteurs de variation des indicateurs de la famille bureaux sont : la qualité intrinsèque du bâtiment, la part d utilisation de l électricité pour les besoins de chauffage et le système de gestion des équipements. Les flux d eau et de déchets ne variant pas, leur analyse par typologie ne présente peu ou pas d intérêt.

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 Focus sur la Performance energétique Intrinsèque La performance énergétique d un bâtiment dépend de sa performance intrinsèque, de la performance de son utilisation et de la qualité de son exploitation Les réglementations thermiques successives ont permis de diminuer les consommations énergétiques réelles pour atteindre une moyenne sur les 5 usages principaux de l ordre de 1 kwh EP /m².an sur une moyenne située à 47 kwh EP /m 2.an tous usages confondus Consommation énergétique réelle et performance énergétique intrinsèque Il est aujourd hui communément admis que la performance énergétique intrinsèque d un bâtiment ne reflète pas sa performance énergétique réelle. l abaque ci-contre montre l évolution de la moyenne des consommations réelles sur plus de 8 bâtiments par rapport à l évolution de la performance intrinsèque évaluée avec l indicateur carbonscreen de à 1. pour une «passoire» thermique 1 pour un bâtiment à énergie positive La note Carbonscreen et la performance énergétique intrinsèque CONsOmmatiON ÉNerGÉtiQue réelle kwh ep /m².an 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - ++ Bâtiments énergivores + 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 PerFrOmaNCe ÉNerGÉtiQue intrinsèque - -- 5% des bâtiments Bâtiments économes Il existe différents moyens pour calculer la performance intrinsèque - la simulation thermique Dynamique, le calcul réglementaire et la note Carbonscreen, - qui ont toutes pour finalité la mesure du niveau de performance énergétique d un bâtiment indépendamment de l utilisation et de l exploitation qui en sont faites. Pour l OID, le choix s est porté sur la note Carbonscreen dans une logique d harmonisation de la performance énergétique intrinsèque. la note carbonscreen n est pas mesurée en kwhep/m².an pour éviter les risques de confusion, c est un indicateur numérique établi sur une échelle de à 1. les données prises en compte visent le bâti et les équipements du site. elles sont récupérables dans tout inventaire technique rendu obligatoire par exemple par le décret sur l annexe environnementale. la note carbonscreen prend en compte trois facteurs : le cycle de rénovation, les évolutions technologiques et la date de construction du bâtiment. bâti murs toiture PLAnChER note EnvELOPPE Source - SINTEO 211 OuvRAnt sud nord Est OuEst PERFORmAnCE IntRInsèquE note CvC ChAuFFAgE ventilation CLImAtIsAtIOn note AutREs EAu ChAuDE sanitaire éclairage énergies REnOuvAbLEs CIRCuLAtIOns verticales

typologie «Bureaux Haussmanniens» La typologie bureaux haussmanniens est composée de bâtiments à usage principal de bureaux, dont la date de construction est bien évidemment antérieure à toute réglementation thermique. les bureaux haussmanniens présentent des consommations supérieures à la moyenne des bureaux. on peut distinguer les bâtiments ayant fait l objet d une rénovation avant l apparition de la réglementation thermique de 1988 du fait qu ils présentent généralement un fort gisement d économies d énergie 1. Caractéristiques principales Les équipements de chauffage les plus fréquemment utilisés, plus de 75%, sont des systèmes aux énergies fossiles (gaz, fuel) ou raccordés sur le réseau urbain Bien que présentant une performance intrinsèque faible, les bâtiments haussmanniens, le plus souvent mitoyens et monolithes, ont de faibles déperditions thermiques variation des indicateurs et analyse La Consommation énergétique Réelle est inférieure à la moyenne, ce qui est principalement dû au ratio énergie finale sur énergie primaire plutôt favorable au gaz 11. en effet, à périmètre équivalent en tout électrique, la consommation energétique réelle serait supérieure de 38%, soit 6 kwhep/m².an L indicateur de Coût Financier est supérieur à la moyenne, conséquence du coût plus important du kwh d énergie fourni par le réseau urbain un indicateur de Changement Climatique supérieur de 37% à la moyenne du fait des émissions importantes de l énergie fournie par les réseaux urbains de vapeur et de gaz de ville. À titre d exemple, les émissions de 1 kwhef de cpcu sont de,195 kgcoe pour,234 kgcoe pour 1 kwhef de gaz 12 et,84 kgcoe pour l électricité typologie «Bureaux avant 197» La typologie bureaux avant 197 est composée de bâtiments à usage principal de bureaux, construits avant les années 7. ils ne sont par conséquent soumis à aucune réglementation thermique. la qualité de leur bâti est variable mais les équipements techniques sont généralement de bonne qualité du fait de leur remplacement récent en raison d une durée de vie limite atteinte. Caractéristiques principales Les équipements ont souvent été remplacés récemment, un des principaux leviers d amélioration réside donc dans la rénovation du bâti L énergie fossile gaz pour le chauffage est utilisée dans plus de 6% des bâtiments variation des indicateurs et analyse Les indicateurs de Consommation énergétique Réelle et de Coût Financier pour cette typologie sont les plus élevés de la famille bureaux. les écarts s expliquent par la performance médiocre du bâti. À titre d exemple, le cœfficient moyen des déperditions thermiques 13 d un projet soumis à la rt 25 est de.64 et, de 1,55 en moyenne pour les bureaux des années 197 La Performance énergétique Intrinsèque moyenne est évaluée à 4 sur l échelle Carbonscreen. ce résultat confirme les conséquences de l absence de toute réglementation thermique lors de la construction des bâtiments de cette typologie. L indicateur de Changement Climatique est élevé en raison de la mauvaise qualité de l enveloppe et de l utilisation plus fréquente de chaudières à gaz 1 Les enseignements de la cartographie énergétique d un parc tertiaire 11 Cf. Glossaire 12 Arrêté du 11 octobre 21 relatif au Diagnostic de Performance Energétique 13 Ce coefficient est calculé selon la méthode TH-C-E-ex, arrêté du 13 juin 28 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 typologie «Bureaux années 198» La typologie bureaux années 198 est composée de bâtiments à usage principal de bureaux, construits dans les années 8, et par conséquent soumis à la réglementation thermique de 1976. cette réglementation thermique privilégiait plutôt le traitement des déperditions thermiques, avec l apparition du cœfficient g1, plutôt que l efficacité des équipements techniques*. Caractéristiques principales Les bâtiments non rénovés se distinguent par l absence de systèmes de gestion de la cvc, favorisant ainsi les pics de surconsommations L isolation est plus performante et l utilisation du chauffage au gaz est en régression par rapport à la typologie des bureaux construits avant 7. en effet, plus de 6% des équipements de chauffage sont électriques variation des indicateurs et analyse Les indicateurs de Consommation énergétique Réelle et de Performance énergétique Intrinsèque s améliorent de 2% et 5% par rapport à ceux de la typologie qui précède. les effets de la réglementation thermique 76 ne se font pas encore totalement ressentir L indicateur de Changement Climatique chute d environ 2% tandis que l indicateur de coût financier augmente de 2%, conséquence directe de la plus grande utilisation de l électricité pour les besoins de chauffage *Source : arrêté du 12 mars 1976 relatif à l isolation thermique des bâtiments autres que les bâtiments d habitation. La certification : un outil parmi d autres pour une bonne exploitation environnementale Lionel COULOS directeur sécurité environnement nexity services immobiliers Le 32 blanche : une prouesse architecturale et technique au service du développement durable. les équipes de Property management de nexity ont mis en place la démarche Hqe exploitation au 32 Blanche pour valoriser les pratiques vertueuses et durables de cet immeuble emblématique. l approche a été riche et complète dans les thématiques traitées : mobilité et déplacements, biodiversité, gestion de l eau, gestion de l énergie, confort et santé des utilisateurs. au 32 Blanche, sur les 14 cibles de la démarche Hqe exploitation, 1 sont Performantes ou très Performantes, grâce notamment à : Une programmation de la température en fonction de l occupation des locaux La production de l eau chaude du restaurant par panneaux solaires Un suivi fin des équipements en temps réel par un «energy manager» Des équipements hydro-économes l immeuble est parfaitement intégré à son environnement aussi bien en termes de transports en commun grâce à une bonne desserte, qu en termes de biodiversité avec ses terrasses végétalisées et son protocole d entretien des espaces verts qui permet au biotope de s y développer. cette démarche est assortie d un pilotage adapté, avec des indicateurs et des objectifs précis sur les prestations. ils sont suivis par des procédures de contrôles mensuels spécifiques avec l appui d une plateforme collaborative internet (fm up). cette certification est le fruit d un parti architectural exceptionnel et d une démarche de gestion cohérente, imaginative et volontariste.

typologie «Bureaux années 199» La typologie bureaux années 199 est composée de bâtiments à usage principal de bureaux, dont la construction a été soumise à la réglementation thermique de 1988. cette réglementation est nettement plus contraignante que la précédente : elle oblige à nouveau une diminution des déperditions thermiques, avec le cœfficient gv, et fixe de nouvelles exigences pour la performance des équipements de chauffage avec le nouveau cœfficient Bv 14. Caractéristiques principales L électricité, avec une couverture de plus de 8% se substitue au gaz comme énergie de référence pour les besoins en chauffage Les systèmes de gestion commencent à apparaitre, notamment pour les équipements de ventilation, systèmes permettant : la programmation horaire, la variation électronique de vitesse variation des indicateurs et analyse La diminution progressive des indicateurs de Consommation énergétique Réelle et de Performance Intrinsèque s accélèrent et passent au dessous de 5% de la valeur moyenne établie pour la famille bureaux L indicateur de Coût Financier s établit à 16,5 Ht/m².an Avec un résultat inférieur de 2% par rapport à la moyenne, l indicateur de changement climatique présente une des valeurs les plus faibles, conséquence d une plus grande utilisation de l énergie électrique typologie «Bureaux années 2» La typologie bureaux années 2 prend en compte les bâtiments à usage principal de bureaux, dont le dépôt de permis de construire a été effectué après le 1 er juin 21. ces bâtiments ont été par conséquent soumis à la Réglementation thermique de 2. d une manière générale, ils sont situés en zone péri urbaine et se caractérisent par de grandes surfaces vitrées en façades. outre l amélioration des équipements et du bâti, la réglementation thermique de 2 soumet ces bâtiments à de nouvelles exigences pour ce qui concerne les systèmes de gestion de la cvc et de l éclairage. Caractéristiques principales Avec l intégration de ces nouveaux systèmes de gestion, ces bâtiments de bureaux proposent une réelle innovation. cependant, le manque de formation des exploitants et l absence de recul sur les technologies utilisées ont eu un effet à la hausse considérable sur les consommations énergétiques Les équipements de CVC sont généralement surdimensionnés L enveloppe thermique des bâtiments continue à s améliorer On constate un retour au gaz pour les équipements de chauffage et une nette amélioration du rendement des équipements, notamment sur les chaudières et les systèmes thermodynamiques (pompes à chaleur, drv ) variation des indicateurs et analyse L indicateur de Consommation énergétique Réelle est en hausse par rapport à celui des typologies précédentes alors qu il devrait afficher une baisse en rapport avec l amélioration de l indicateur de Performance intrinsèque des bâtiments. Avec ceux des années 197, ce sont les bâtiments les plus énergivores Malgré une augmentation des consommations d énergie réelles de 2%, l indicateur de coût financier augmente seulement de 6%, conséquence d un retour progressif de l utilisation pour le chauffage du gaz L indicateur de Changement Climatique est en augmentation par rapport aux typologies des années 199 mais reste cependant inférieur à la moyenne établie pour la famille bureaux 14 Source : arrêté du 13 avril 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage de bureaux ou de commerces

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 typologie «Bureaux années 25» La typologie bureaux années 25 est composée de bâtiments à usage principal de bureaux, construits à la fin des années 2 (dépôt de permis de construire après le 1 er septembre 26), et par conséquent soumis à la réglementation thermique de 25. cette réglementation tire les enseignements de la réglementation thermique 2 sur les questions de gestion des équipements et se caractérise par l augmentation du niveau de performance de l enveloppe et des équipements. Caractéristiques principales D une manière générale, la gestion et la programmation des équipements sont plus performantes variation des indicateurs et analyse L indicateur de Consommation énergétique Réelle, avec une valeur inférieure de 1% à la valeur moyenne de la famille bureaux, est le plus bas de toutes les typologies étudiées Avec celle des années 2, c est la typologie qui enregistre la meilleure évaluation de la Performance Énergétique intrinsèque On constate également les niveaux les plus bas pour les indicateurs de changement climatique et de coût financier Les bâtiments neufs : une performance intrinsèque excellente et des enjeux sociaux et environnementaux innovants Nicolas de SAINt-MAUrICe directeur des montages et développements, tour eiffel asset management, groupe société de la tour eiffel la société de la tour eiffel développe son patrimoine dans un fort souci de responsabilité et de pérennité. ainsi Eiffel O², le dernier né de la foncière, en cours de développement et situé à montrouge développera en mars 213 une surface de 5.2 m² de bureaux. il fait l objet d une double démarche de certification bbc et breeam «very good» et constitue aussi l un des premiers immeubles en france à obtenir le label Oxygen, développé par le groupe vinci construction. outre d excellentes performances énergétiques avec une consommation cible de 65 kwh ep /m².an sur les usages primaires, Eiffel O² intègre aussi des critères sociaux et environnementaux innovants. le chantier fait notamment l objet d un bilan carbone, d un contrôle continu du respect des engagements sociaux des entreprises intervenant sur site. enfin, l utilisateur sera accompagné dans la prise en main et l exploitation du bâtiment par un système de capteurs communicant en temps réel. la société de la tour eiffel s implique ainsi dans le contrôle et le suivi des consommations de ses actifs, démarche qui rencontre une demande grandissante des utilisateurs, désireux de mieux connaitre, suivre et maîtriser leurs consommations.

L Immobilier Durable : vers une notation IsR Sandrine LAFON-CeyrAL responsable de l asset management amundi immobilier amundi immobilier a placé depuis plus de 2 ans l isr au cœur de ses préoccupations. en effet, la société de gestion mène une action engagée d application des critères de l investissement socialement responsable à la classe des actifs immobiliers. cette démarche a été initiée par la création d un modèle d évaluation énergétique et environnementale propre à amundi immobilier en partenariat avec la société sinteo. l application de ce modèle au parc immobilier sous gestion a permis de dégager une vision exhaustive du parc sous gestion et de répondre aux attentes des lois grenelle 1 et 2 et travaux de place. forts de ces enseignements et de la conviction que l isr se positionne désormais au centre des orientations d investissement de tous les acteurs, il nous est apparu important de compléter cette démarche environnementale par les volets sociaux, sociétaux et de gouvernance permettant à nos clients et partenaires d investir de manière responsable dans toutes les classes d actifs. amundi immobilier a souhaité mettre en oeuvre un outil précis et exhaustif fondé sur des critères stricts permettant aux investisseurs de bien appréhender les paramètres de l actif immobilier sous-jacent, de la structure de détention et de la société de gestion. l investisseur est alors en mesure d acquérir un actif aux axes de progrès pré-identifiés, bénéficiant d une performance long terme en amélioration de risques d obsolescence en voie de réduction et partant, l ensemble des acteurs et parties prenantes sont responsabilisés. Pour ce faire, amundi immobilier s appuie sur l expertise isr du groupe amundi afin d établir une notation isr comparable à celle des autres classes d actifs. cette démarche globale fait l objet d une certification par un auditeur tiers. FOCUS 212 FAMILLE COMMERCES Indicateurs OID 212 pour la famille commerces sur le périmètre bailleur La typologie Centres Commerciaux est composée de bâtiments regroupant un ensemble d au moins 2 magasins et services, et totalisant une surface commerciale utile (dite surface gla) minimale de 5 m². ces bâtiments sont conçus, réalisés et gérés comme une entité autonome. la typologie centres commerciaux sur le périmètre bailleur est conforme à la définition du cncc 15, elle regroupe les différentes catégories de centres commerciaux définies par ce dernier. À ce titre, les indicateurs énergétiques et environnementaux de cette typologie ne concernent que les surfaces des parties communes et privativestpourvues d un mode commun de chauffage, de refroidissement ou de production d eau chaude sanitaire, auxquelles des énergies sont délivrées par le gestionnaire de l ensemble immobilier. ce périmètre est conforme à l arrêté du 18 avril 212, qui s inspire des recommandations de l epra et du supplément sectoriel immobilier gri cress, relatif au diagnostic de performance énergétique pour des centres commerciaux. 15 Source : Conseil National des Centres Commerciaux - http://www.cncc.com/

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 Indicateurs OID 212 sur le périmètre bailleur CeNtres COmmerCiaux Consommation Énergétique réelle - kwh ep /m 2 GLA+Sth.an 191 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 REFERENCE GRI - Énergie par m² de surface utile : GRI CRE1 CeNtres COmmerCiaux Performance Énergétique Intrinsèque sur 1 44 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 55 6 65 7 75 8 85 9 95 1 REFERENCE OID - NOTE CARBONSCREEN sur une échelle de à 1 CeNtres COmmerCiaux Coût Financier - e Ht/m 2 GLA+Sth.an 9,1 5 1 15 2 25 3 REFERENCE OID - Indicateur de coût financier par m² CeNtres COmmerCiaux Changement Climatique - kg CO2e /m 2 GLA+Sth.an 1,9 5 1 15 2 REFERENCES GRI - Emissions de CO2 par m² de surface utile: GRI CRE3 25 3 35 4 45 5 La problématique de la gestion énergétique d un centre commercial est rendue plus complexe par l indépendance énergétique de chaque preneur du centre et par une intensité d usage du bâtiment supérieure liée au flux important de visiteurs. Le déploiement du bail vert permettra une meilleure connaissance de la performance globale des centres, et d orienter efficacement les actions d amélioration énergétique et environnementale. Maxime LANQUetUIt responsable du développement durable altarea cogedim sur cet enjeu, altarea cogedim a lancé deux actions complémentaires en 212 pour améliorer l empreinte environnementale de son patrimoine immobilier. la première d entre elles a trait à la réalisation d audits énergétiques qui permettent d élaborer des bilans in situ de l énergie consommée pour chaque actif, en analysant notamment le bâti, les équipements techniques et la gestion opérationnelle. différents scénari et préconisations permettent de définir un plan d actions à court, moyen et long termes, allant du pilotage énergétique à l optimisation voir au renouvellement des équipements techniques et jusqu à des préconisations thermiques relatives à la prochaine rénovation globale du centre commercial. cette première action concernera l ensemble du patrimoine d altarea cogedim en 212 et 213. en parallèle, nous avons engagé le développement d un système de management environnemental d exploitation, qui sera déployé sur le patrimoine commercial avant fin 213. celui-ci permettra une amélioration progressive de la performance environnementale, et donc de la performance énergétique des centres via la généralisation des meilleures pratiques de reporting et d exploitation. l association de ces deux actions a pour ambition d améliorer en continu les performances environnementales de nos actifs et de nous permettre d atteindre les objectifs fixés à savoir 22% de réduction de consommation énergétique et 24% de diminution d émissions de gaz à effet de serre d ici à 215.

Indicateurs OID 212 pour la famille commerces sur le périmètre preneur les typologies de la famille commerces sur le périmètre preneur suivent les définitions et la nomenclature de l insee pour les surfaces de commerces en france. deux caractéristiques principales ont un impact sur l intensité énergétique de ces typologies : La présence ou non d une activité de commerce alimentaire ; L intégration du site où se tient l activité commerciale dans un bâtiment ou un centre commercial accueillant d autres activités. Indicateurs OID 212 sur le périmètre preneur COMMerCeS GraNdes surfaces spécialisées GraNdes surfaces alimentaires Petits COmmerCes Consommation Énergétique réelle - kwh ep /m 2.an SU 537 49 17 415 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 11 12 13 14 15 REFERENCE GRI - Énergie par m² de surface utile : GRI CRE1 COMMerCeS GraNdes surfaces spécialisées GraNdes surfaces alimentaires Petits COmmerCes Performance Énergétique Intrinsèque sur 1 45 45 57 39 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 55 6 65 7 75 8 85 9 95 1 REFERENCE OID - NOTE CARBONSCREEN sur une échelle de à 1 COMMerCeS GraNdes surfaces spécialisées GraNdes surfaces alimentaires Petits COmmerCes Coût Financier - e Ht/m 2.an SU 19 17 25 14 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 REFERENCE OID - Indicateur de coût financier par m² COMMerCeS GraNdes surfaces spécialisées GraNdes surfaces alimentaires Petits COmmerCes Changement Climatique - kg CO2e /m 2.an SU 33 34 47 14 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 REFERENCES GRI - Emissions de CO2 par m² de surface utile: GRI CRE3

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 typologie «Petits Commerces» La typologie Petits Commerces comprend les commerces de pieds d immeubles (cpi) ainsi que les commerces spécialisés (non alimentaires) situés dans des centres commerciaux. ces commerces sont pour leur grande majorité des surfaces inférieures à 2 5 m². la réglementation thermique appliquée à ces bâtiments varie suivant leur date de construction, cependant elle influe dans une moindre mesure sur les indicateurs énergétiques et environnementaux de cette typologie. Caractéristiques principales Il est nécessaire de distinguer les commerces dits indépendants de ceux exploités par des grandes enseignes. celles-ci ont mis au point, au cours des dernières années, des cahiers des charges de rénovation et de bonne exploitation prenant en compte les critères de performance énergétique. on constate donc sur le terrain une meilleure sensibilisation et une plus grande qualité des équipements techniques et de leurs régulations Pour autant, les commerces sont tous soumis aux contraintes suivantes : - la visibilité commerciale : éclairage et vitrines, - le confort thermique d un nombre important de visiteurs, - la dépendance technique vis-à-vis des des caractéristiques du bâtiment où ils se situent. variation des indicateurs et analyse La Consommation Energétique Réelle des petits commerces est la plus faible des trois typologies L indicateur de Performance Energétique Intrinsèque est faible, en effet il est impacté par l importance de la surface vitrée au regard de la surface de vente. Par ailleurs, les petits commerces situés en centre ville sont implantés dans des bâtiments souvent construits avant la réglementation thermique de 1976 L indicateur de Changement Climatique est faible. en effet, les consommations énergétiques sont faibles, notamment celles des usages de chauffage typologie «Grandes Surfaces Alimentaires» La typologie grandes surfaces Alimentaires comprend les hypermarchés, les supermarchés et les superettes hors commerces de pieds d immeubles. ces surfaces sont généralement intégrées dans un centre commercial mais elles peuvent aussi être indépendantes. cette typologie est composée de bâtiments à usage principal de commerces qui propose un assortiment à dominante alimentaire. Caractéristiques principales Les meubles frigorifiques représentent jusqu à 7% des besoins énergétiques, ce poste important limite la comparaison avec les autres typologies Cependant, depuis 212, les commerçants ont fait le choix de s engager à fermer, d ici 22, 75% des meubles frigorifiques. cet engagement devrait permettre une économie directe de 2% des consommations d énergie, soit 2 kwh ep /m².an variation des indicateurs et analyse La Consommation énergétique Réelle des grandes surfaces alimentaires n est pas comparable aux autres consommations de la famille commerces car elle est due pour plus de 5 % aux meubles frigorifiques L indicateur de Performance énergétique Intrinsèque correspond au niveau de la réglementation thermique 1988 Les indicateurs de Coût Financier et de Changement Climatique sont conformes au niveau de la consommation Énergétique réelle pour une utilisation à plus de 8% d électricité

typologie «Grandes Surfaces Spécialisées» La typologie grandes surfaces spécialisées comprend les commerces spécialisés qui ne sont pas situés dans des centres commerciaux ou en pied d immeubles. ils sont situés sur des sites indépendants ou des parcs d activités commerciales tels que définis par le cncc. cette typologie est composée de bâtiments à usage principal de commerces qui ne sont pas à dominante alimentaire. la date de dépôt de permis de construire est variable et la réglementation thermique applicable en dépend donc. Caractéristiques principales Les grandes surfaces spécialisées présentent généralement une performance intrinsèque faible, le bâti étant moyennement isolé Les contraintes de renouvellement d air étant importantes dans les erp, les équipements de cvc sont performants et souvent surdimensionnés variation des indicateurs et analyse La Consommation énergétique Réelle est proche de la moyenne globale du parc tertiaire, toutes familles confondues. l éclairage représente entre 25% et 5% des consommations de cette typologie avec une part d environ 2 kwh ep /m².an. les consommations nécessaires au conditionnement d ambiance sont également importantes dans ces erp L indicateur de Performance énergétique Intrinsèque reflète le bâti présentant une performance thermique faible tandis que les équipements de cvc sont performants, mais surabondants L indicateur de Changement Climatique correspond à la moyenne

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 FOCUS 212 FAMILLE LOGISTIQUE Indicateurs OID 212 famille logistique la famille logistique est composée de bâtiments à usage principal d entrepôts et de plateformes logistiques au sens de la définition du setra 16. ces bâtiments, qui appartiennent aux 5 typologies définies par l orie 17, ont été regroupés au sein d une unique typologie en 212. les entrepôts frigorifiques et les process spécifiques de tri et de stockage ont été exclus du périmètre pour des questions de pertinence. cette famille n inclut pas les locaux d activité qui présentent des consommations nettement supérieures. les centres de logistique représentent une surface de plus de 4 millions de mètres carrés en 212 en france. selon le setra, plus de 75% des entrepôts logistiques ont été construits après après 199, soit 4 % entre 199 et 2, et plus de 35% après 2. enfin, il faut noter que les bâtiments logistiques chauffés à moins de 12 c ne sont soumis à aucune réglementation thermique, quelle que soit leur date de construction. Caractéristiques principales Bâtiments de grandes dimensions abritant des activités de tri et de stockage. ils se caractérisent par des grandes hauteurs sous-plafond, un bâti préfabriqué simple et l application de règles icpe liées aux activités abritées souvent plus contraignantes que les réglementations thermiques Malgré une performance intrinsèque faible, les bâtiments de logistique possèdent de faibles besoins thermiques et informatiques, voire aucun besoin en climatisation et en informatique. leurs consommations réelles sont donc faibles variation des indicateurs et analyse La Consommation énergétique Réelle, dûe en moyenne à plus de 8% à l éclairage et au chauffage, est très inférieure aux autres familles Les bâtiments de logistique présentent généralement une performance intrinsèque faible Indicateurs OID 212 par typologie logistique Consommation Énergétique réelle - kwh ep /m 2 SU.an 163 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 REFERENCE GRI - Énergie par m² de surface utile : GRI CRE1 logistique Performance Énergétique Intrinsèque sur 1 39 5 1 15 2 25 3 35 4 45 5 55 6 65 7 75 8 85 9 95 1 REFERENCE OID - NOTE CARBONSCREEN sur une échelle de à 1 logistique Coût Financier - e Ht/m 2 SU.an 9,1 5 1 15 2 25 3 REFERENCE OID - Indicateur de coût financier par m² logistique Changement Climatique - kg CO2e /m 2 SU.an 14,8 5 1 15 2 REFERENCES GRI - Emissions de CO2 par m² de surface utile: GRI CRE3 25 3 35 4 45 5 16 SETRA : Services d Études sur les Transports, les Routes et leurs Aménagements 17 Observatoire Régional de l Immobilier d Entreprise

IMMOBILIER DURABLE : PERSPECTIVES réglementation : «quelques points à retenir pour l année 212» Du «Plan Bâtiment Grenelle» au «Plan Bâtiment Durable» : Philippe Pelletier a été reconduit pour les 5 prochaines années Cécile Duflot et Philippe Pelletier ont annoncé le 2 novembre 212 la publication prochaine du décret reprenant les mesures du «rapport gauchot» relatif à l obligation de travaux d efficacité énergétique dans les bâtiments tertiaires Suite à la directive européenne sur l Efficacité Énergétique, les organisations publiques de chaque état membre devront rénover 3% de leurs surfaces par an à compter de 214 Un DPE refondu pour les bâtiments tertiaires : changement d étiquette et de surface de référence (à compter du 1 er janvier 213) Un nouveau DPE pour les centres commerciaux, inspiré des recommandations de l epra La mise en application progressive, pour les baux de plus de 2 m², du décret sur l Annexe Environnementale faisant suite à la publication du décret le 3 décembre 211 L obligation de tenue d un registre chronologique des déchets sortants suite à la réglementation du 29 février 212 La mise en application de l article 225 relatif à l obligation de reporting extra-financier pour les entreprises cotées et les non cotées de plus de 5 salariés et réalisant un chiffre d affaires annuel du plus de 1 millions d euros un an après la publication du décret sur l Annexe Environnementale Gérard DeGLI esposti directeur de la Planification travaux et du développement durable la française rem les enseignements de la cartographie énergétique d un parc tertiaire* ont mis en évidence l impact important de l utilisation et de l exploitation des équipements sur la performance énergétique des bâtiments tertiaires. cet enseignement, considéré aujourd hui par l ensemble des acteurs de la gestion énergétique comme l un des axes importants de réflexion, légitime en même temps qu elle lui «donne du poids» la mise en place par le législateur de l annexe environnementale au bail. l obligation de réaliser, pour les baux de plus de 2 m², un bilan de la performance et d élaborer un plan d actions induit de fait le recours à la mesure. si les écarts constatés sur un actif immobilier permettront de juger de la capacité des acteurs à faire les efforts nécessaires, les résultats enregistrés n auront de sens qu analysés et comparés à des valeurs cibles. l intérêt de l Observatoire de l Immobilier Durable prend dès lors tout son sens puisqu il permettra au bailleur d apprécier les effets du plan en comparant les résultats aux valeurs moyennes arrêtées par le benchmark. Pour remplir les obligations réglementaires d information, de réalisation de bilan et d élaboration de plans d amélioration, la Française REm a mis en place un mode opératoire sous forme d options intégrant un nombre de réunions variable en fonction de la sensibilité environnementale du preneur, ainsi que la mise à disposition de guides d utilisation et d exploitation. Plus d une centaine de baux seront concernés par la mise en place de l annexe. une dizaine de nouveaux baux et de renouvellements en ont déjà fait l objet. les premiers retours sur l engagement des preneurs révèlent une réelle volonté d investissement dans une démarche vertueuse. Pour certains le «basculement» vers une certification en exploitation est même envisagé comme une option «plus» à l annexe. il est bien-sûr trop tôt pour conclure sur les effets quantitatifs et qualitatifs de mise en oeuvre de cette réglementation. les premiers résultats produits dans les mois qui suivront la date butoir de la mise en oeuvre** de cette annexe, se traduiront sans doute par des évolutions que le benchmark de l observatoire ne manquera certainement pas de mettre en évidence. celui-ci prendra alors toute sa place et toute sa légitimité, comme outil de suivi permettant à fortiori de vérifier le bien-fondé des mesures prises dans le cadre de la loi ene. *édité en collaboration avec l ADEME en décembre 211 **fixée réglementairement au 13 juillet 213

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 Le bâtiment durable en 213 : perspectives européennes Cédric BOreL directeur de l ifpeb l événement européen de l année a sans conteste été l adoption de la directive sur l Efficacité énergétique publiée au Journal officiel de l ue du 14 novembre. dans le fameux «3x2», il manquait un mécanisme contraignant pour les 2% d efficacité énergétique. même si le texte a été revu au rabais, notamment sur les exigences envers les pouvoirs publiques «propriétaire», cette directive aura pour effet, entre autres, de faciliter le passage de contrats de Performance Énergétique (cpe), de rendre européen le mécanisme des certificats d économie d énergie (pour lesquels la france fait figure de pionnier) en obligeant les énergéticiens européens à des actions d économies d énergie à concurrence de 1,5% de leur chiffre d affaires. le texte comporte également de nombreuses dispositions sur la commande publique. les états membres devront transposer la nouvelle directive dans leur droit national avant le 5 juin 214. que nous prépare la commission pour 213? le programme de travail publié récemment pour l année qui vient permet de lire plusieurs échéances pour le bâtiment. il sera impacté par l objectif global «d optimiser l utilisation de l énergie, des ressources et de l environnement grâce à des politiques de croissance durable qui permettront de répondre aux besoins en énergie, de faire face aux changements climatiques et d améliorer la qualité de l air et la gestion des déchets». cela devrait se traduire par la publication de trois textes clés en 213 pour le bâtiment : La stratégie européenne pour l adaptation au changement climatique - ce texte visera à développer les capacités des états membres et des régions à faire face au changement climatique, Le nouveau cadre relatif au climat et à l énergie jusqu en 23 - ce texte a pour objectif de contribuer à atteindre l objectif de 8-95% de réduction de ges d ici 25 tout en fournissant une perspective à long terme pour les investissements, La révision de la politique et de la législation dans le domaine des déchets - cette initiative passera en revue les objectifs clés de la législation de l ue et procédera à une évaluation des directives afin notamment de renforcer leur cohérence. À noter également, dans l objectif «l europe en tant qu acteur mondial», la commission prévoit une position de l ue sur le suivi de Rio+2, y compris sur l établissement d objectifs de développement durable. elle prépare actuellement ce texte par une consultation publique qui se clôturera le 15 janvier 213. Bonne nouvelle : rappelons qu avec 18% de réduction de ses ges entre 199 et 21, l ue est en bonne voie pour atteindre les objectifs de Kyoto (2% en 22). enfin, toujours pas d ecolabel Bureau en vue malgré les tentatives de la commission: un label a minima, non progressif et sur une exigence de moyens plutôt que de résultat est actuellement rejeté par une partie du secteur.

Observatoire de l Immobilier Durable, valeur verte et Plan bâtiment Durable Jean CArASSUS Professeur et directeur du mastère spécialisé immobilier, Bâtiment, Énergie, ecole des Ponts Paristech. dans l étude «les immeubles de bureaux verts tiennent-ils leurs promesses? 18», je formulais plusieurs recommandations. la première était de «mettre en place un dispositif d observation des consommations réelles des immeubles». la seconde était de «conforter la notion de performance environnementale réelle des immeubles après exploitation et usage, en mettant en avant six indicateurs mesurables : énergie non renouvelable (KWh énergie primaire), co2 (Kg eq co2), eau (m 3 ), déchets (Kg), qualité de l air, distance aux transports en commun en site propre (mètres)». l observatoire de l immobilier durable répond à la première recommandation et utilise quatre des six indicateurs suggérés par la seconde. il en propose deux autres très intéressants : un indice de la qualité de la performance énergétique intrinsèque des immeubles et le coût des consommations d énergie et d eau. c est un très bon point de départ. il n est pas exclu qu un jour des données économiques, comme le niveau de loyer, le taux d occupation ou le prix de revente, puissent être collectées. au-delà des performances environnementales, l observatoire pourrait alors mesurer la «valeur verte» des immeubles. les données de l observatoire de l immobilier durable pourraient aussi rejoindre celles d autres dispositifs d observation, alimenter le tableau de bord national du Plan Bâtiment durable présidé par Philippe Pelletier et contribuer ainsi au pilotage stratégique de ce Plan. 18 Carassus J., «Les immeubles de bureaux verts tiennent-ils leurs promesses?», mars 211, commanditée par le CSTB et Certivea, disponible sur http://jeancarassus. zumablog.com/images/2128_uploads/rapport_promesses_version.pdf La garantie de performance énergétique Michel JOUVeNt délégué général de l association apogee institut français du management immobilier les indicateurs de l oid facilitant l analyse préalable à la mise en place d une garantie de Performance energétique, nous présentons ci-après nos dernières avancées en la matière : la mission qui nous a été confiée par Philippe Pelletier en avril 211, à moi-même et à caroline costa (directrice juridique d egis,) visait à définir la garantie de performance énergétique, à donner les principales caractéristiques d une garantie, à examiner la nécessité de contre-garanties, et à faire des propositions dans les différents secteurs de l immobilier, aussi bien pour l existant que pour le neuf. nous traitons ci-dessous uniquement des définitions de la garantie telles qu elles ont été formulées dans notre rapport d avril 212. la garantie de performance énergétique a pour objet de garantir une efficacité énergétique. sa mise en œuvre se traduit par l obligation souscrite par un prestataire d atteindre des objectifs d efficacité énergétique fixés. nous avons proposé de distinguer deux garanties contractuelles de performance énergétique : Une GPE au stade conception et travaux, que l on a appelé la garantie de Performance energétique intrinsèque (gpei), Une GPE qui incorpore l exploitation et l usage, que l on a appelé la garantie de résultats energétiques (gre). Philippe Pelletier, - récemment reconduit à la présidence du Plan Bâtiment durable -, a souhaité nous mandater, maître michel Huet et moi-même, pour piloter un nouveau groupe de travail, chargé d établir : - des propositions d encadrement légal du risque de mise en jeu de la garantie décennale, - une méthodologie pratique de la mise en place de la garantie de performance énergétique intrinsèque. les conclusions sont attendues pour mars 213.

Baromètre de la Performance ÉnergÉtique et environnementale des Bâtiments tertiaires / 212 GLOSSAIRE Note CarbonScreen la note carbonscreen est un indicateur qui qualifie la performance intrinsèque d un bâtiment. À partir d une centaine d informations techniques relevées, elle calcule une note de à 1 pour un bâtiment. l algorithme de calcul pondère la performance de l enveloppe, des équipements de cvc et des autres usages (ecs, éclairage ). ces performances sont calculées en conformité avec la méthode th-c-e ex 19 réglementaire et des règles de calcul empiriques mises au point, à l origine, par sinteo en relation avec des preneurs. Note de comparabilité la note de comparabilité exprime le potentiel de comparabilité d un bâtiment avec les indicateurs de la typologie à laquelle il appartient. on considère que la comparabilité d un indicateur est nulle lorsque l ajout d un nouveau bâtiment à l échantillon fait varier ce dernier de plus de 2% et elle est maximale lorsqu il varie de moins de 5%. Indicateur de Changement Climatique exprimé en kgco2e, l indicateur de changement climatique correspond à l ensemble des émissions de gaz à effet de serre émis dans l atmosphère du fait des consommations énergétiques d un site en quantité équivalente de dioxyde de carbone. il est calculé sur la base des contenus co2 des énergies indiquées dans l arrêté du 15 septembre 26 relatif au dpe. Indicateur de Consommation Énergétique réelle l indicateur de consommation Énergétique réelle est exprimé en kilowattheure en énergie primaire (kwhep). le kwhep est l unité la plus utilisée en france, sa méthode de calcul est décrite dans l annexe 3 de l arrêté du 15 septembre 26 relatif au dpe. les facteurs de conversion de l énergie en énergie finale (kwhef ou Pci) sont les suivants : 2.58 pour l électricité et 1 pour les autres énergies. Indicateur de Coût Financier exprimé en Ht/m².an, l indicateur du coût financier correspond au coût global hors tva uniquement de l énergie et de l eau utilisée dans le bâtiment ramené à la surface d analyse. ce coût global comprend les coûts d abonnement et ceux de fourniture. réglementation thermique (rt 76, rt 88, rt 2, rt 25, rt 212) la réglementation thermique française a pour but de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d eau chaude sanitaire et l éclairage. elle est définie actuellement par la réglementation thermique 212 (rt 212), qui a succédé aux réglementations thermiques 25 (rt 25) et 2 (rt 2). Unités de surface les indicateurs d intensité énergétiques et environnementales (ex : kwhep/m²su.an) font intervenir différents types de surfaces. ces surfaces sont utilisées, en france, dans le cadre du diagnostic de Performance energétique (dpe), elles doivent donc être utilisées en priorité afin de permettre une bonne comparabilité des indicateurs. La surface utile brute (sub) est le paramètre de base le plus couramment retenu pour les expertises en valeur vénale ou en valeur locative de marché. elle correspond à la surface Hors Œuvre nette, déduction faite des éléments structuraux. La surface thermique (sth) correspond à la surface utile brute multipliée par un coefficient de 1.1. La surface gla (cross leasing area ou cross lease area) est fréquemment utilisée dans les centres commerciaux. elle correspond à la surface hors oeuvre nette d un local commercial augmentée des auvents, paliers extérieurs, gaines techniques. elle ne comprend pas les voies de desserte ou circulations communes à différents lots. L unité métrique m²gla+sth, est généralement utilisée pour les centres commerciaux, elle correspond à la surface thermique des parties communes accessibles ou non au public, à laquelle s ajoute la surface gla sur laquelle est distribuée cette énergie. 19 La méthode Th-C-E ex a été développée par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment en référence à l arrêté du 13 juin 28 pour la performance énergétique des bâtiments existants d une surface supérieure à 1 m², lorsqu ils font l objet de travaux importants.

la lecture de ce document vous aura permis de comprendre les 6 indicateurs environnementaux que l oid a mis en place et qu il va donc suivre de façon pérenne selon les typologies de bâtiments présentées. cependant, la comparaison des performances des bâtiments constitue simplement le premier pas vers une démarche d amélioration durable de ceux-ci, laquelle doit déboucher sur des plans permettant d atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la loi grenelle ii à l horizon 22. au-delà des investissements nécessaires, ces performances et leurs améliorations ne peuvent être complètement atteintes sans l implication forte des exploitants et des utilisateurs des bâtiments. c est pourquoi, à l appui des investisseurs, promoteurs et gestionnaires d immeubles fondateurs de cette association qui viennent déjà alimenter la base de données de l observatoire, nous appelons de tous nos voeux à l élargissement du panel par l adhésion du plus grand nombre, y compris de ceux qui exploitent ou vivent au quotidien dans ces immeubles. il en va de notre avenir durable! Joël Marias trésorier de l arseg

OID 16, Place de la république 751 Paris contact@o-immobilierdurable.fr www.o-immobilierdurable.com remerciements l observatoire de l immobilier durable tient particulièrement à remercier les personnes qui ont participé par leurs conseils avisés et leurs contributions rédactionnelles à ce premier rapport de l oid : gérard Degli-Esposti, directeur du développement durable, la francaise rem Anne-Lise Deloron, Plan Bâtiment durable Joram Ibos-Auge, chef de Projet, sinteo maxime Lanquetuit, responsable du développement durable, altarea cogedim Joël marias, trésorier, arseg Xavier Pelton, asset management, amundi immobilier Lucie Ribeiro, chef de Projet - direction développement durable, nexity nicolas de saint-maurice, directeur des montages et développements, société de la tour eiffel Antoine tranchant, ademe ile-de-france