Les revenus primaires des ménages



Documents pareils
1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

THÈME 1. Ménages et consommation

Chapitre 1 : La consommation et l épargne

Thème 1: MÉNAGES ET CONSOMMATION

Chapitre 3. La répartition

L arbitrage entre consommation et épargne Activités pour l élève

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT

Collecter des informations statistiques

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

CHAPITRE 1 : DE LA FONCTION DE DEMANDE DU CONSOMMATEUR À LA DEMANDE DE MARCHÉ

A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible?

PROGRAMME INTERNATIONAL POUR LE SUIVI DES ACQUIS DES ÉLÈVES QUESTIONS ET RÉPONSES DE L ÉVALUATION PISA 2012 DE LA CULTURE FINANCIÈRE

B Comment se déterminent la consommation et l épargne?

DEVOIR N 1 économie générale

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot Septembre 2010

GERER SON BUDGET 1- LE BUDGET

Définitions. Définitions sur le logement

AGIRFINANCES. Votre partenaire Budget. Son objectif est de vous permettre d établir votre budget.

Berne, mai Questions fréquentes au sujet de l aide sociale

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

Le portrait budgétaire

AIDES SOCIALES 2015 Cocher la case correspondante à l aide concernée

MÉMO. Des solutions en cas de coup dur ou de coup de cœur SOMMAIRE

Informations aux athlètes en matière de fiscalité et de finances

Gestion du budget familial-1

Chapitre 6. Le calcul du PIB, de l inflation et de la croissance économique. Objectifs d apprentissage. Objectifs d apprentissage (suite)

Sommaire. Rentabilité du retour d une franchise de baseball de la Ligue majeure de baseball à Montréal (les «Expos»)

L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS. Juin 2014

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

Population active et pauvreté en région Centre

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES :

L'ELASTICITE-PRIX I- QUAND LES PRIX VARIENT...

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»

Epargner en période de crise : le dilemme

1. Les comptes de dépôt et d épargne

Livret d epargne SaLariaLe

Vos revenus à la pension? Les meilleures solutions pour un avenir confortable!

INTRODUCTION A LA MACROECONOMIE Séance de travaux dirigés n 4 Construction des comptes de secteur

Les revenus. Sensibilisation. Ménages et consommation. Qu en pensez-vous? B Les types de revenu. 6 Trouvez des exemples d impôts directs payés par les

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage

L équilibre Ressources Emplois de biens et services schématisé par une balance

Planification financière personnalisée pour :

L essentiel sur. Tenir ses comptes et faire son budget

La retraite. n est pas un privilège! Avant-propos. Qu est-ce que le RREGOP? En savoir plus sur le RREGOP pour mettre fin aux malentendus

La protection sociale en France

Stratégie d assurance retraite

Note méthodologique. Les principales différences avec les TES sont mentionnées dans l encadré 1.

Baromètre 2014 Club de l Epargne Salariale - Harris Interactive

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SONDAGE SUR LA CULTURE FINANCIERE D UNE POPULATION D INTERNAUTES MAROCAINS

Document d information n o 4 sur les pensions

Une famille, deux pensions

Les Français, l épargne et la retraite Enquête 2011

LES FRANÇAIS, L ÉPARGNE & LA RETRAITE

Ma banque. Les prêts hypothécaires BCJ

SCPI Amundi DEFI Foncier

BOURSES SCOLAIRES

DEMANDE DE PRÊT IMMOBILIER RÉSIDENCE PRINCIPALE

ESSEC Cours Wealth management

Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation

LE PLAN ÉPARMIL SALUÉ POUR SES PERFORMANCES!

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage?

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE

Observation et Conjoncture Économique. Économie Nationale approche par les revenus

Les chiffres essentiels des retraites Mis en ligne en mars 2011

CHAPITRE VI - LES SOLDES COMPTABLES ET LES INDICATEURS DE REVENU

Infos, Intox et Alternative pour le financement des retraites et de la protection sociale et la compétitivité

Bien choisir son produit d épargne

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

F-MAR15. Brochure de produit

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité

TC12 : Protection sociale et solidarités collectives

Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions

BELGIQUE. 1. Principes généraux.

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION

main-d oeuvr mploi Profil économique opulation active construction résidentielle logement

Le profil des acheteurs à distance et en ligne

La fiscalité de l épargne salariale Entreprise

Cession de la clientèle des cabinets libéraux : les facteurs clés d une transmission réussie

FORMULAIRE lll. (Règles 26 à 30) CANADA PROVINCE DE QUÉBEC COUR SUPÉRIEURE DISTRICT DE Chambre de la famille N o - - Partie: c.

Le cadre fiscal et social de l épargne salariale pour l épargnant

COMBIEN UN MÉDECIN A-T-IL BESOIN D ARGENT POUR SA RETRAITE?

A VOTRE SITUATION PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE (1/5)

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

Epargne et investissement

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :

Déclaration de ressources Complément (12 mois)

Conjuguez immobilier d entreprise et démarche environnementale

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES

La culture financière des Français

RENTABILITE IMMOBILIERE ET PRESSION FISCALE

LA LETTRE DE L EPARGNE ET DE LA RETRAITE DU CERCLE DE L EPARGNE. N 3 juillet 2014

L importance de la monnaie dans l économie

Votre guide 2015 Régime enregistré d épargne-retraite (REER)

La fiscalité de l épargne salariale Entreprise

Chapitre 1 : Notions. Partie 9 - Rente viagère. Qu est-ce q u u n e «r e n t e v i a g è r e»?

Transcription:

Les revenus primaires des ménages Mots clés Revenus primaires Revenus du travail Revenus du capital Revenus de la propriété FICHE D ACTIVITÉS 2 A Que sont les revenus primaires? Doc. 1 Les revenus salariaux Dans le langage courant, le salaire est la rémunération du travail. Près de 90 % de la population active française perçoit un salaire. Si l on précise un peu, le salaire est la rémunération des heures de travail effectuées dans le cadre d un contrat de travail. Il peut comporter des éléments fixes, des éléments variables et des éléments en nature (voiture de fonction). Il est dit «brut» avant déduction des cotisations sociales, «net» lorsque l on a déduit l ensemble des cotisations. F. Lepage, Nathan, 2010. Doc. 2 Les revenus mixtes L entrepreneur indépendant, comme l agriculteur exploitant ou le plombier à son compte, est à la fois entrepreneur, propriétaire (de ses moyens de production) et son propre employé. Il est maître de ses décisions concernant son travail en ayant soin de s adapter aux demandes de sa clientèle. Doc. 3 Les revenus de la propriété Les revenus de la propriété proviennent d un capital utilisé dans une activité productive. Les revenus immobiliers sont constitués essentiellement des loyers perçus par les ménages pour la location de locaux (appartement, terres, etc.). Les revenus des valeurs mobilières regroupent les revenus qui proviennent de la possession d un actif mobilier (action, obligation, etc.). Une action est un titre de propriété correspondant à une partie du capital d une société. En tant que propriétaire, l actionnaire reçoit une participation aux bénéfices, le dividende. Une obligation représente une part de dettes d une entreprise : le ménage qui souscrit une obligation prête de l argent à l émetteur. En contrepartie il perçoit un intérêt, déterminé au moment de l émission. Enfin, les revenus de l épargne sont constitués des revenus de placements financiers plus ou moins disponibles : livrets (livret jeune, livret A non taxés), plans d épargne, assurance vie, etc. F. Lepage, Nathan, 2010. 1 Doc. 1 Définir. Qu est-ce qu un salaire? Un salaire net? Le salaire est la rémunération des heures de travail effectuées dans le cadre d un contrat de travail, pour le compte d une autre personne appelée employeur. Le salaire net est le salaire brut auquel on a retiré les cotisations sociales. 2 Doc. 1 Expliquer. Complétez l équation suivante : Salaire net =... salaire brut cotisations sociales salariales 3 Doc. 2 Expliquer. Pourquoi les revenus des entrepreneurs individuels sont-ils qualifiés de «mixtes»? Les entrepreneurs travaillent dans des entreprises dont ils sont les propriétaires, ils sont donc rémunérés à la fois comme apporteurs de travail et de capital, d où l expression «revenus mixtes». 4 Doc. 3 Définir. Comment appelle-t-on le revenu d une action? d une obligation? Quelles différences y a-t-il entre une action et une obligation? Le revenu d une action s appelle le dividende, celui d une obligation, l intérêt. Une action est un titre de propriété qui donne à son détenteur le droit de participer aux décisions de l entreprise par un vote lors de l assemblée générale. L obligation est une reconnaissance de dettes et ne donne aucun droit sur l entreprise. 5 Doc. 1, 2 et 3 Illustrer. Donnez des exemples des différents types de revenus évoqués. Revenus de la propriété Revenus salariaux Revenus mixtes Revenus immobiliers Revenu mobiliers Revenus de l épargne Salaire, traitement Loyers, fermages versés par un fermier à un propriétaire Dividendes, intérêts d un placement obligatoire Intérêts des PEL, des livrets jeunes des fonctionnaires, solde des militaires Honoraires du dentiste, de l avocat, revenus de l agriculteur Partie 1. Ménages et consommation 7

B Évolution de la structure des revenus Doc. 4 En milliards d euros Excédent brut d exploitation et revenus mixtes Revenus salariaux Revenus du patrimoine Revenu primaire brut des ménages Évolution des revenus primaires 1960 1980 2000 2008 En % En % En % En % 11,5... 33,6 71,1... 20,9 209,7 19,08... 298,5... 20,7 21... 61,4 249,3... 73,3 754,2... 71,2 1015,2... 70,4 1,7... 5 19,7... 5,8 95,4... 9 128,3... 8,9 34,2 100 340,1 100 1 059,3 100 1 442 100 Insee, Comptes nationaux, 2009. Doc. 5 70 65 60 55 50 La progression des salaires et des revenus mixtes En % de la valeur de la production 75 25 Revenus mixtes Salaires 45 1960 1970 1980 1990 2000 2009 15 Source : Insee, Comptes nationaux, 2009. 5 6 Doc. 4 Lire. Rédigez une phrase présentant l information apportée par la donnée en rouge. En France, en 2008, le revenu primaire des ménages s élevait à 1 442 milliards d euros. 7 Doc. 4 Calculer. Calculez la part des différents revenus dans le revenu primaire des ménages. Complétez le tableau. fiche méthode B 8 Doc. 4 Calculer. Calculez, de deux façons différentes, l évolution de la part des revenus salariaux entre 1960 et 2008. Entre 1960 et 2008, la part des revenus salariaux a augmenté de 9 points de pourcentage. Elle a été multipliée par 1,15. 9 Doc. 5 Lire. Rédigez une phrase présentant les informations apportées par les données de 2009. En 2009, sur 100 créés par les entreprises non fi nancières, 58,4 revenaient aux salariés et 7 aux entrepreneurs individuels. Les 34,6 restants correspondent à l'ebe des entreprises et aux impôts sur la production. 10 Doc. 5 Décrire. Comment a évolué la part des salaires dans la valeur de la production depuis 1960? Jusqu au milieu des années 1970, la part des salaires dans la valeur de la production est en dessous de 60 %. De la fi n des années 1970 au milieu des années 1980, le partage de la valeur ajoutée se fait en faveur des salariés. Depuis cette date, la part des salaires stagne autour de 58 % de la valeur ajoutée. 11 Doc. 5 Analyser. Comment peut-on expliquer la baisse régulière de la part des revenus mixtes dans la valeur ajoutée? Le nombre de travailleurs indépendants ne cesse de diminuer en France. Aujourd hui plus de 90 % de la population active sont salariés. POUR CONCLURE M. Le Roux veut s établir en tant qu entrepreneur individuel et ouvrir une boutique de loisirs créatifs, axée sur le commerce équitable. La première année, il espère retirer de cette activité un revenu annuel de 15 000. Sa femme est comptable dans une entreprise du bâtiment, et son salaire brut est de 2 425 mensuels. Ils sont propriétaires d un studio qu ils louent 350 par mois. Ils possèdent un portefeuille d actions qui devrait leur rapporter 400 de dividendes et un livret développement dura ble dont les intérêts se monteront à la fin de l année à 270. 1. Quels sont les revenus salariaux, les revenus mixtes et les revenus de la propriété de M. et Mme Le Roux? Revenus salariaux : 2... 425 par mois Revenus mixtes : 15... 000 par an Revenus de la propriété : 350... par mois, 400, 270 2. Parmi ces revenus, quels sont ceux dont le montant est fixe? Ceux dont le montant est variable? Revenus fixes : salaire... de Mme Le Roux, loyer du studio, intérêts du livret. Revenus variables : excédent... brut d exploitation de M. Le Roux, dividendes. 3. Calculez le montant du revenu primaire brut que M. et Mme Le Roux devraient percevoir à la fin de l année. 15 000 + (2 425 x 12) + (350 x 12) + 400 + 270 = 48 970.... 8 Fiche 2 Les revenus primaires des ménages

Du revenu primaire au revenu disponible Mots clés Prélèvements obligatoires Revenu disponible Revenus de transferts FICHE D ACTIVITÉS 3 A Les prélèvements sur les revenus primaires Doc. 1 Cotisations sociales et impôts Au cours de l année, M. et Mme Martin ont perçu les revenus suivants : Salaire brut de M. Martin, technicien de laboratoire : 21 000 euros ; Bénéfice d exploitation de Mme Martin, commerçante : 14 000 euros. Le couple a payé 7 525 euros de cotisations sociales et 3 900 euros d impôt sur le revenu et d impôts locaux. L impôt, direct ou indirect, est prélevé par l État et les collectivités locales. La cotisation sociale est prélevée au profit des administrations de Sécurité sociale et est affectée à une dépense bien précise contrairement à l impôt. Doc. 2 L affectation des cotisations sociales Dessin de Bluecox, avril 2009. 1 Doc. 1 Distinguer. Quelles différences existe-t-il entre les cotisations sociales et les impôts?... Les cotisations sociales sont des prélèvements effectués... sur les salaires affectés aux dépenses de Sécurité sociale.... En revanche, les impôts sont prélevés sur des bases très... diverses (revenus, patrimoine, biens et services, société...). 2 Doc. 2 Calculer. Quel est le montant des prélèvements obligatoires entre 1980 et 2007? Complétez le tableau. 3 Doc. 2 Calculer. Quel est le poids des prélèvements obligatoires dans la production nationale (PIB) en 2007? fiche méthode B... Taux de prélèvements obligatoires en 2007 :... (818,9/1891,2) x 100 = 43,3 %. 4 Doc. 3 Analyser. Quels sont les changements importants dans la structure des prélèvements obligatoires depuis 1980?... L ensemble des prélèvements s est accru mais ce sont... surtout les impôts qui ont augmenté et en particulier les... impôts perçus par les administrations de Sécurité sociale.... Le taux de prélèvements obligatoires tend aujourd hui à se... réduire un peu. Doc. 3 L évolution des prélèvements obligatoires En milliards d euros 1980 1990 2000 2007 Impôts (1) après transferts perçus par : les administrations publiques centrales les administrations publiques locales les administrations de Sécurité sociale les institutions européennes Cotisations sociales effectives (2) Prélèvements obligatoires (1)+(2) Produit intérieur brut 102,5 83,4 14,5 1,9 2,8 242,0 176,8 48,7 7,5 9,0 408,8 247,4 74,6 78 8,7 522,6 290,4 107,5 119,8 4,9 76,5 189,9 229,6 296,3 179,0... 431,9... 638,4... 818,9... 439,4 1 009,3 1 420,1 1 891,2 Insee, Comptes de la Nation et Projet de loi de finance 2009. 5 Doc. 3 Calculer. Quelle est la variation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales entre 1980 et 2007? fiche méthode C En 1980 et 2007, les prélèvements obligatoires ont augmenté de 357,5 %. Le montant a été multiplié par 4,6. Partie 1. Ménages et consommation 9

B Le revenu disponible des ménages Doc. 4 Le revenu disponible des ménages Doc.5 Répartition des prestations sociales versées Doc. 6 La formation du revenu disponible M. et Mme Martin n ont donc pas pu disposer de la totalité de leurs revenus primaires. Les cotisations sociales et les impôts qu ils ont versés, ainsi que l ensemble des ménages, ont permis de financer d autres revenus dits «revenus de transferts». Ces revenus résultent d une redistribution et s ajoutent aux revenus primaires. Ainsi M. et Mme Martin ont reçu cette année 3 125 euros de prestations sociales (prestations maladie, allocations familiales ). En millions d euros 2008 Maladie 162 703 Invalidité et accident du travail 38 561 Vieillesse-survie 261 100 Famille 51 061 Emploi 33 044 Logement 15 450 Pauvreté-exclusion sociale 8 495 Total 570 415 Drees, Insee, 2009. En milliards d euros 2000 2008 1. Revenu primaire brut EBE et revenus mixtes Revenus salariaux Revenus du patrimoine 1 059,3 209,7 754,2 95,4 1 442 298,5 1 015,2 128,3 2. Prestations sociales 286 377,8 3. Cotisations sociales 289,2 396,6 4. Impôts 133,5 167,3 Revenu disponible brut... 922,3 1... 255,9 Insee, Comptes nationaux, 2009. 6 Doc. 4 et 6 Définir. Complétez l équation suivante : Revenu disponible = revenus... primaires + revenus de transferts impôts cotisations sociales 7 Doc. 4 Calculer. En vous aidant du document 1, calculez le revenu disponible de M. et Mme Martin. RDB = 35 000 7 525 3 900 + 3 125 = 26 700 euros 8 Doc. 5 Calculer. Quelle est la part de chaque grande catégorie de prestations sociales en 2008? fiche méthode B Maladie : 28,5 % ; Invalidité : 6,8 % ; Vieillesse : 45,8 % ; Famille : 8,9 % ; Emploi : 5,8 % ; Logement : 2,7 % ; Pauvretéexclusion : 1,5 % 9 Doc. 6 Calculer. Complétez le tableau. 10 Doc. 5 et 6 Calculer. Quelle est la part des prestations sociales reçues par les ménages par rapport au revenu disponible en 2000 et en 2008? Rédigez une phrase pour présenter les résultats obtenus. fiche méthode B Les prestations sociales reçues par les ménages représentaient 30 % du revenu disponible brut en 2008 contre 31 % en 2000, soit une diminution d un point. 11 Doc. 6 Calculer et analyser. Calculez le solde des transferts sociaux (2 + 3 + 4) pour 2008. Quel est le signe du résultat obtenu? Cela signifie-t-il que les ménages perdent à la redistribution? Le solde des transferts sociaux est de 186,1 milliards d euros. Cela signifi e que globalement les ménages ont versé plus qu ils n ont reçu. Les ménages les plus pauvres «gagnent» à la redistribution et les plus riches «perdent». 12 Doc. 4 à 6 Justifier. Pour un ménage, qu est-ce qui est le plus important : son revenu primaire ou son revenu disponible? Justifiez votre réponse. Pour un ménage, c est le revenu disponible qui est le plus important puisque fi nalement c est celui dont il dispose réellement pour consommer et épargner. POUR CONCLURE Complétez le texte ci-dessous à l aide des mots suivants : disponible cotisations sociales revenus primaires impôts 30 % revenus de transfert Le revenu... disponible est le revenu réellement à la disposition des ménages pour consommer et épargner. Il s obtient en additionnant aux... revenus primaires les... revenus de transfert et en déduisant les... cotisations sociales et les... impôts. Les prestations sociales représentent une part importante du revenu disponible aujourd hui :... 30 %. 10 Fiche 3 Du revenu primaire au revenu disponible

La répartition du revenu disponible : consommation et épargne Mots clés Consommation Épargne Taux d épargne FICHE D ACTIVITÉS 4 A Épargner Doc.1 Comment utiliser son revenu? Les ménages disposent d un revenu disponible. Que vont-ils en faire? Ils peuvent soit le dépenser (consommer) en achetant biens et services pour la satisfaction de leurs besoins, soit l épargner. En réalité, le choix entre la consommation et l épargne est très contraint et ne résulte pas d un calcul parfaitement rationnel. En effet, lorsque les ménages disposent de faibles revenus, il leur est difficile de se priver de certaines consommations. Pour ces ménages, la satisfaction des besoins primaires (nourriture, logement, vêtements) absorbe la quasitotalité des revenus. En revanche, pour les ménages les plus aisés, la satisfaction de ces besoins mais aussi des besoins secondaires (confort, loisirs ) n utilise pas la totalité des revenus, ce qui leur permet d épargner. Ainsi les attitudes d épargne et de consommation des ménages sont très différentes selon leur niveau de ressources. F. Lepage, Nathan, 2010. Doc. 2 Compte des ménages simplifié et taux d épargne Revenu disponible brut (en milliards d euros) Dépenses de consommation finale individuelle (en milliards d euros) Épargne (en milliards d euros) Taux d épargne (en %) 2002 1 015,5 844,4 171,1 16,9 2005 1 126,2 958,7 167,6 14,9 2008 1 283,1 1086,8 196,3 15,3 Doc. 3 Comptes nationaux, base 2000, Insee, 2009. Évolution du taux d épargne des ménages 1 Doc. 1 et 2 Synthétiser et justifier. Écrivez une équation mettant en relation l épargne, le revenu disponible brut (RDB) et la consommation. Vérifiez cette équation pour l année 2008. Revenu disponible brut = Consommation + Épargne 1 086,8 + 1 96,3 = 1 283,1 milliards d euros. 2 Doc. 1 Définir. Donnez une définition de l épargne. L épargne est la partie du revenu disponible qui n est pas consacrée à la consommation. 3 Doc. 2 Déduire. Comment est calculé le taux d épargne? Taux d épargne = (Épargne/Revenu disponible) x 100 4 Doc. 2 Calculer et comparer. Quelle est la part du RDB consacrée à la consommation en 2002 et en 2008? Comparez les résultats obtenus. fiche méthode B En 2008, la part du RDB consacrée à la consommation s élevait à 84,7 % [(1086,8/1283,2) x 100] contre 83,1 % [(844,4/1015,5) x 100] en 2002. Les ménages ont donc limité leur épargne pour soutenir leur consommation. 5 Doc. 3 Lire. Rédigez une phrase présentant l information apportée par la donnée en rouge. En 1990, les ménages français épargnaient 12,9 % de leur revenu disponible brut, selon l Insee. 6 Doc. 3 Décrire. Combien de périodes peut-on distinguer dans ce graphique? Qu est ce qui les caractérise? Quelles conséquences cette évolution de l épargne a-t-elle sur la consommation des ménages? 1960-1980 : taux d épargne élevé (entre 17 et 20 % du RDB) ; 1980-1990 : taux d épargne en baisse (jusqu à 15 % du RDB) ; depuis 1995 : stabilisation du taux d épargne aux alentours de 15 %. Une épargne élevée contribue au ralentissement de la demande intérieure (et inversement). 7 Doc. 3 Calculer. Sachant qu en 2000 le RDB des ménages était de 923 milliards d euros, quel est le montant de la consommation et de l épargne des ménages? Montant de l épargne (923 x 15)/100 = 138,5 milliards d euros. Montant de la consommation : 923 138,5 = 784,5 milliards d euros. Partie 1. Ménages et consommation 11

B ou consommer? Doc. 4 La consommation finale effective des ménages Dépenses de consommation finale Ensemble des dépenses de consommation directement financées par les ménages (achat de biens durables, de biens non durables et de services). = CONSOMMATION MARCHANDE Doc. 5 L évolution de la consommation des ménages Coefficients budgétaires en % 1960 2008 Alimentation, boisson, tabac 33,3 16,4 Articles d habillement et chaussures 12,2 4,4 Logement, chauffage, éclairage et équipement du logement 17,3 31,3 Ensemble des services individualisables fournis aux ménages à titre gratuit ou quasi gratuit : par les administrations (remboursements de Sécurité sociale, aides au logement, éclairage public ) par les institutions sans but lucratif au service des ménages (associations, clubs ) = CONSOMMATION NON MARCHANDE CONSOMMATION FINALE EFFECTIVE DES MÉNAGES Santé 2,3 3,6 Transports 10,9 14,6 Communications 0,6 2,7 Loisirs, culture, éducation 8 9,8 Hôtels, cafés, restaurants 6,6 6,2 Autres 8,8 11 Total 100 100 Insee, Portrait social, 2009. 8 Doc. 4 Définir. Qu est-ce que la consommation finale effective des ménages? C est la somme de la dépense de consommation des ménages (fi nancée directement par eux) et des consommations individualisables (c est le cas en particulier des dépenses pour l éducation et pour la santé). 9 Doc. 4 Illustrer. Donnez un exemple de dépenses financées par les ménages et de services fournis à titre gratuit ou quasi gratuit. Téléviseur, voiture (biens durables) ; biens alimentaires (biens non durables ) ; coupe de cheveux (consommation individuelle de service marchand), billet de train (consommation collective de service marchand), un cours de SES, une entrée à la piscine municipale (services non marchands). 10 Doc. 5 Expliquer. Les revenus sont-ils les seules ressources permettant aux ménages de satisfaire leurs besoins? Lorsque leurs revenus sont insuffi sants ou que l achat est trop important pour être fi nancé en une seule fois, les ménages peuvent avoir recours au crédit pour satisfaire leurs besoins. 11 Doc. 5 Définir. Proposez une définition du coefficient budgétaire. Il s agit de la part des différents types de dépenses d alimentation, etc. dans les dépenses totales des ménages. Le coeffi cient budgétaire mesure la part des dépenses d un poste par rapport au total des dépenses. 12 Doc. 5 Lire et expliquer. Quels sont les trois principaux postes budgétaires en France en 2008? Comment peut-on expliquer l importance du poste logement? L alimentation, le logement et le transport. L augmentation des prix de l immobilier et des loyers explique la part très importante du logement dans les dépenses des ménages. POUR CONCLURE Complétez le texte ci-dessous avec les termes suivants : coefficient budgétaire effective épargner associations revenu disponible services individualisables administrations. Les ménages utilisent leur... revenu disponible pour consommer des biens et services ou pour... épargner La consommation finale... effective des ménages comprend des dépenses de consommation financées directement par les ménages et des... services individualisables fournis à titre gratuit ou semi gratuit par les... administrations et par des... associations La consommation des ménages a évolué entre 1960 et 2008 : la part de la consommation alimentaire, le...., coeffi cient budgétaire est passé de 33,3 % à 16,4 %. 12 Fiche 4 La répartition du revenu disponible : consommation et épargne

Les différentes formes d épargne Mots clés Épargne Épargne financière Épargne non financière Taux d épargne FICHE D ACTIVITÉS 5 A Pourquoi épargner? Doc. 1 De bonnes raisons pour épargner Doc. 2 Motivations de l épargne On distingue trois motivations principales : L épargne de précaution : les ménages épargnent dans le but de se prémunir face à de baisses temporaires de leurs revenus : maladie, chômage, vols et ce, malgré l existence d organismes sociaux d assurance et de compagnies d assurances privées. Disposer de liquidités : les ménages épargnent afin de réaliser une dépense plus importante dans le futur. La constitution d un patrimoine : ce patrimoine peut prendre des formes de placements différents et sert soit à procurer un complément de revenu, soit à être transmis sous la forme d un héritage aux descendants de l épargnant. F. Lepage, Nathan, 2010. Doc. 3 Le motif de cycle de vie Dessin de Vadot, avril 2004. 1 Doc. 1 Analyser. D après ce document, quelles pourraient être les raisons d épargner? Les ménages peuvent choisir d épargner dans des placements sans risques pour s assurer un complément de revenu. Ils peuvent aussi épargner pour spéculer, ils espèrent ainsi réaliser des gains plus importants. 2 Doc. 2 Illustrer. Donnez un exemple pour chaque type de motivation. Épargne de précaution : crainte du chômage, inquiétude pour la retraite, inquiétude de la fi n de vie (risque de dépendance, fi nancement de séjours en maison de retraite...). Disposer de liquidités : achat d une voiture, préparation des vacances, paiement des acomptes de l impôt sur le revenu... Constitution d un patrimoine : investissement immobilier, placements fi nanciers, épargne de legs 3 Doc. 2 Justifier. Les évènements suivants favorisent-ils ou non l épargne? Les inquiétudes face au financement des retraites l augmentation des loyers la baisse du taux d intérêt la hausse des prix La hausse des prix incite les ménages à accélérer leurs achats de biens durables. Une baisse du taux d intérêt peut limiter l épargne parce que son rendement devient moins attractif et que parallèlement le coût du crédit diminue, favorisant la consommation. Les inquiétudes face au fi nancement des retraites peuvent inciter les agents à accroître leur épargne pour faire face à la chute anticipée de leurs revenus lors de la retraite. L augmentation des loyers peut limiter l épargne, les ménages devant consacrer une part plus importante aux dépenses pour leur logement. 4 Doc. 3 Expliquer. Pourquoi l épargne de l argent est-elle négative en début de vie active? Les jeunes ménages, ne pouvant épargner parce que leurs revenus ne sont pas suffi samment élevés, vont avoir recours au crédit pour acheter, par exemple, les meubles et l électroménager nécessaires à leur installation (ils consomment donc plus qu ils ne gagnent = épargne négative). Partie 1. Ménages et consommation 13

B Sous quelles formes épargner? Doc. 4 L épargne n est pas toujours un choix individuel Les ménages peuvent décider de mettre de côté une partie de leur revenu disponible (épargne volontaire) mais l épargne n est pas nécessairement un acte individuel et volontaire. Il existe une épargne involontaire, ou épargne forcée, qui prend diverses formes : le prélèvement sur le revenu opéré par les impôts, le prélèvement opéré par l inflation (la hausse des prix permettant aux entreprises de s autofinancer). Il existe aussi une épargne collective, par exemple les cotisations sociales pour la retraite. D après le Dictionnaire d économie et de sciences sociales, Nathan, 2010. Doc. 5 Les trois formes de l épargne Une fois qu ils ont constitué leur épargne, les ménages décident de la forme qu elle prendra. Ils peuvent choisir de la laisser sous forme monétaire (épargne liquide). Cette forme, la plus simple, s appelle la thésaurisation, mais ce n est pas la plus fréquente car, n étant pas placée, elle ne rapporte rien. Les ménages peuvent donc choisir de placer leur épargne : sous forme contractuelle (assurance vie), d actifs financiers (actions, obligations, plan d épargne en actions-pea) ou d épargne monétaire (PEL, livrets). Il s agit alors d épargne financière. Enfin, l épargne des ménages peut être investie, c est-à-dire qu elle va servir à acheter des biens, permettant d obtenir des revenus réguliers et éventuellement une plus-value lors de la revente. On parle alors d épargne non financière. F. Lepage, Nathan, 2010. Doc. 6 Épargner, c est risqué? Dessin de Deligne, février 2009. 5 Doc. 4 Expliquer. Qu est-ce que l épargne forcée? L épargne est forcée car les ménages sont obligés d épargner, une partie de leurs revenus étant prélevée sans qu ils puissent en décider le montant. 6 Doc. 5 Analyser. Pourquoi les ménages peuvent-ils préférer garder leur épargne sous forme liquide alors que cela ne leur rapporte rien? Les sommes placées dans des assurances vie, des actifs fi nanciers ou dans des investissements immobiliers ne sont pas disponibles immédiatement. Or les ménages peuvent préférer pouvoir disposer à tout moment de leur épargne et donc accepter que celle-ci ne leur rapporte rien ou très peu. 7 Doc. 5 Illustrer. Donnez des exemples concrets d épargne non financière. Achat de logements (maisons individuelles), de terrains, de forêts 8 Doc. 5 et 6 Expliquer. À quelle forme d épargne un PEA appartient-il? Pourquoi le placement est-il en train de fondre? Le plan d épargne en action est une forme d épargne fi nancière. Lorsque le cours des actions dont est constitué le PEA s effondre, la valeur de ce «panier» diminue. 9 Doc. 5 et 6 Expliquer. Quelles peuvent être les conséquences de ce type de placement sur l épargne des ménages? Ces placements sont mieux rémunérés que les comptes sur livrets, mais aussi beaucoup plus risqués. L épargne des ménages peut donc croître très fortement mais aussi diminuer très rapidement, voire disparaître si les entreprises, dont les ménages détiennent des actions, font faillite. POUR CONCLURE Complétez le schéma ci-contre à l aide des mots ou expressions ci-dessous : Épargne forcée Épargne financière Épargne volontaire Consommation Épargne non financière Revenu disponible brut Prestations sociales. Revenus primaires Épargne forcée (Impôts, cotisations sociales) Prestations sociales Revenu disponible brut Consommation Épargne financière Épargne volontaire Épargne non financière 14 Fiche 5 Les différentes formes d épargne

Les déterminants économiques de la consommation Mots clés Consommation Élasticité-prix Élasticité-revenu Loi d Engel Pouvoir d achat FICHE D ACTIVITÉS 6 A Consommation et revenus Doc. 1 Revenu disponible et abonnements à la téléphonie mobile Revenu disponible brut (en milliards d euros) Abonnements Téléphonie mobile (en milliers) 2007 2008 1 Doc. 2 Définir. Qu est-ce que l élasticité-revenu? Variations (en %) 1 240,5 1 283,2... 3,44 Élasticitérevenu 55 337 57 972... 4,76... 1,38 Insee, Comptes nationaux et Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (Arcep).... L élasticité-revenu mesure la variation qu une augmentation du revenu... entraîne dans la consommation des ménages. 2 Doc. 2 Expliquer. À votre avis pourquoi le revenu disponible est-il un déterminant de la consommation?... En fonction du revenu disponible, le pouvoir d achat et donc la quantité... de biens achetée, vont varier. Doc. 2 L élasticité-revenu de la consommation Le revenu est un déterminant de la consommation des ménages. En fonction du revenu, un ménage peut acheter une certaine quantité de biens, c est le pouvoir d achat. L élasticité-revenu est définie comme le rapport entre la variation relative de la consommation et la variation relative du revenu. variation relative de la consommation e = variation relative du revenu Mais toutes les consommations ne réagissent pas de la même façon en fonction des variations du revenu. On distingue des biens inférieurs dont l élasticité-revenu est négative : la consommation diminue quand le revenu augmente ; des biens normaux dont l élasticité-revenu est comprise entre 0 et 1 : leur consommation varie dans le même sens que le revenu mais pas toujours dans les mêmes proportions ; des biens supérieurs ou de luxe dont l élasticité-revenu est supérieure à 1 : leur consommation augmente plus vite que le revenu. F. Lepage, Nathan, 2010. 3 Doc. 2 Illustrer. Donnez des exemples des trois types de biens. Biens inférieurs :... pain, eau, pomme de terre Biens normaux :... voiture, dentifrice, vêtements Biens supérieurs :... bijoux, parfum, voilier 4 Doc. 1 Calculer. Quelle est la variation du revenu disponible brut? des abonnements à la téléphonie mobile? Complétez le tableau. 1 283,2 1 240,5... Variation du RDB : X 100 = 3,44 % 1240,5 57 972 55 337... Variation des abonnements : X 100 = 4,76 % 55 337 5 Doc.1 Calculer. Quelle est l élasticité-revenu des abonnements à la téléphonie mobile? Complétez le tableau. fiche méthode E... e = 4,76 3,44 = 1,38 6 Doc. 3 Expliquez. Quel est le sens de la citation d Engel?... Plus le revenu s élève, plus la part consacrée à l alimentation diminue. 7 Doc. 3 Déduire. Quel rapprochement pouvez-vous faire entre la classification des biens selon les lois d Engel et les différents types de biens classés selon leur élasticité dans le document 1? Les biens inférieurs ont une élasticité négative, et correspondent aux dépenses alimentaires chez Engel (1 re loi). Les biens normaux correspondent aux 2 e et 3 e lois d Engel. Et les biens supérieurs correspondent eux à la 4 e loi d Engel............. Doc. 3 Les lois d Engel L économiste et statisticien allemand Ernst Engel (1821-1896) a mis en évidence des relations entre répartition de la consommation et revenu. «Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leurs revenus qu ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante.» Cette première loi a été énoncée dans une Étude des budgets des familles publiée en 1857 et complétée en 1895. On attribue parfois à Ernst Engel la paternité de plusieurs autres lois : 2 e loi : la part des dépenses consacrées aux vêtements est approximativement la même, quel que soit le revenu ; 3 e loi : la part des dépenses consacrées à l habitation, au chauffage et à l éclairage est invariable, quel que soit le revenu ; 4 e loi : la part des dépenses diverses (éducation, santé, loisirs ) s accroît avec le revenu. D après le Dictionnaire d Économie et de sciences sociales, Nathan, 2010. Partie 1. Ménages et consommation 15

B Consommation et prix Doc. 4 Prix et pouvoir d achat Doc. 5 Consommation et prix du tabac Consommation 1 (en grammes) 7,5 6,5 Prix relatif (indice base 100 en 1970) 210 180 5,5 4,5 Consommation totale de tabac 150 120 3,5 Prix relatif du tabac 90 Dessin de Martin Vidberg, novembre 2007. 2,5 60 1951 1956 1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001 2006 1. Par adulte de 15 ans et plus et par jour. Champ : France. 8 Doc. 4 Définir. Qu est-ce que le «caddie moyen»? Le caddie moyen désigne le montant moyen des achats réalisés lors d une visite par les clients des enseignes de grande distribution....... 9 Doc. 4 et 5 Déduire. Que semblent suggérer ces documents quant à l influence du prix sur la consommation? Lorsque le prix augmente, la consommation diminue.... 10 Doc. 5 Calculer. Calculez de deux façons différentes l augmentation du prix du tabac entre 1970 et 2008. fiche méthode C... Taux de variation : 220,4 100 = 120,4 % ; Coeffi cient multiplicateur : 220,4/100... = 2,2. Le prix du tabac a plus que doublé entre 1970 et 2008. 11 Doc. 5 Analyser. Calculez l effet de cette augmentation sur la consommation du tabac.... Entre 1970 et 2008, la consommation de tabac est passée de 6,6 g par jour à... 2,96 g par jour, soit une diminution de 55 %. 12 Doc. 5 et 6 Calculer. En vous servant des résultats de vos calculs précédents, calculez l élasticité-prix de la consommation de tabac. fiche méthode E ( 55/120,4) = 0,46... Doc. 6 Sources : Insee, Institut Gustave Roussy. L élasticité-prix de la consommation Les prix sont des déterminants de la consommation : en principe, lorsqu ils augmentent, la consommation diminue. L élasticité-prix est définie comme le rapport entre la variation relative de la demande d un bien et la variation relative du prix de ce bien : variation relative de la consommation e = variation relative du prix. Ce rapport est généralement négatif car lorsque le prix augmente, la quantité demandée diminue et réciproquement. Une forte élasticité signifie que la demande réagit fortement à un changement de prix (cas des loisirs), une faible élasticité (inférieure à 1) signifie que la demande réagit peu à un changement de prix (cas de l alimentation). F. Lepage, Nathan, 2010. 13 Doc. 5 et 6 Lire. Rédigez une phrase avec le chiffre obtenu, sachant qu une variation du prix de 1 % entraîne une variation de la consommation correspondant au résultat de votre calcul. Une augmentation du prix du tabac de 10 % fait baisser la consommation de 4,6 %. 14 Doc. 6 Illustrer. Donnez des exemples de biens dont l élasticité-prix est faible. Les produits énergétiques : une forte augmentation du prix du fuel domestique se traduit par un léger fl échissement de la consommation. Les produits de première nécessité, comme le pain. POUR CONCLURE Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses? 1. L élasticité-revenu se calcule : 4. Pour Engel, plus un individu est riche, plus la part de variation de la consommation e =... Vrai son revenu attribué à l alimentation est élevée.... Faux variation du revenu 5. L élasticité-prix se calcule : 2. L élasticité des biens de luxe est inférieure à 1.... Faux variation du prix e =... Faux 3. L élasticité des biens inférieurs est supérieure variation de la consommation à 1.... Faux 6. Le pouvoir d achat est égal au montant du revenu.... Vrai 16 Fiche 6 Les déterminants économiques de la consommation

FICHE D ACTIVITÉS Pourquoi une consommation différenciée? 7 Mot clé Consommation A Consommation et milieu social Doc. 1 Les dépenses d alimentation en fonction de la profession En euros, par ménage et par an Exploit. Agricol. Art, Com, Chefs d entreprise Cadres et PIS 1 Prof. Interm Employés Ouvriers Retraités Ensemble Total produits alimentaires 4 772 5 789 6 072 5 143 4 022 4 485 4 302 4 590 Dont : Pain et céréales 1 049 1 017 1 012 937 774 870 630 795 Viandes et poisson 1 256 637 1 524 1 340 1 348 1 211 1 312 1 265 Produits Laitiers 664 741 670 673 524 576 499 574 Fruits et légumes 551 687 845 664 517 534 685 638 Total dépenses alimentaires 2 5 800 7 665 9 188 7 145 5 221 5 680 4 926 5 910 Total dépenses des ménages 26 396 35 809 44 424 33 671 26 021 26 002 20 880 27 267 1. Professions intellectuelles supérieures. 2. Pour passer du total des dépenses en produits alimentaires au total des dépenses alimentaires, il faut ajouter le restaurant, les cafés ou bars (dont la restauration rapide), les cantines, etc. Insee, Enquête Budget de famille, 2006. 1 Doc. 1 Lire. Pour chaque donnée en rouge, rédigez une phrase présentant l information apportée.... En 2006, La dépense annuelle en fruits et légumes était de 845 euros pour... un ménage cadre et PIS et de 534 euros pour un ménage ouvrier. 2 Doc. 1 Calculer. Quel est le coefficient budgétaire des dépenses alimentaires des ménages cadres et ouvriers? fiche méthode C Le coeffi cient budgétaire des dépenses alimentaires est de 20,7 % chez les cadres et de 21,8 % chez les ouvriers....... 3 Doc. 1 Comparer. Comparez le niveau et la part des dépenses alimentaires dans ces deux catégories.... Les ménages cadres dépensent beaucoup plus que les ménages ouvriers... en quantité mais moins en proportion. C est la Loi d Engel (cf. fi che 6) Les... ménages plus favorisés consacrent ainsi une part plus importante de leurs... revenus aux dépenses comme l éducation, la culture, les loisirs. 4 Doc. 1 Analyser. Quelles sont les dépenses alimentaires les plus distinctives? 5 Doc. 2 Analyser. Qu est-ce qui détermine la fréquentation du musée? Doc. 2 Fréquentation du musée et niveau de diplôme Le musée est un des lieux où l on ressent le plus vivement le poids des obligations mondaines. Chaque visiteur des musées est enclin à suspecter la sincérité des autres : mais ne trahit-il pas par là qu il sait que son amour doit aux arguments de la raison et à la force de la coutume autant qu à l inspiration du cœur? Dans L amour de l art (1966), Bourdieu se demande : a-t-on la grille nécessaire pour apprécier un tableau? Les classes supérieures préfèrent la visite individuelle car elles ont acquis l expérience dès l enfance alors que les classes (populaires) mais surtout moyennes sont les plus demandeuses de guide pour acquérir la culture légitime. Le type de musée et l intensité de leurs fréquentations dépend beaucoup du niveau de diplôme et de l environnement socioculturel («capital culturel»). E. Taieb, Nathan, 2010. L écart est très important pour les dépenses au restaurant, les fruits et légumes. Le type d alimentation a bien des déterminants sociaux. Le poids de l origine sociale et notamment les habitudes culturelles (musée, bibliothèque, etc.) acquises depuis l enfance. 6 Doc. 2 Expliquer. Pourquoi les classes moyennes veulent-elles des guides? Dans une logique d imitation, les classes moyennes essaient d acquérir la culture «légitime», avec un guide ou un audioguide. Partie 1. Ménages et consommation 17

B Consommation et musique Doc. 3 Les jeunes des années 1960 : la naissance d une classe adolescente Doc. 4 Qui télécharge de la musique sur Internet? (2007) La nouvelle classe d âge «rock» des années 1960 présente de multiples visages, depuis le blouson noir avec chaîne de vélo (image pré-délinquante dans la perception d adultes), jusqu au beatnik, l intellectuel barbu et rebelle. ( ) La classe d âge s est cristallisée sur une panoplie commune, qui du reste évolue au fur et à mesure que les «croulants» avides de juvénilité se l approprient ; ainsi ont été arborés blue-jeans, polos, blousons et vestes de cuir, et actuellement la mode est au tee-shirt imprimé, à la chemise brodée. L accession à des biens : électrophone, guitare de préférence électrique, radio à transistors, collection de 45 tours, photos. Un langage commun ponctué d épithètes superlatives comme «terrible», «sensass», langage «copain» ou le mot copain lui-même est maître-mot, mot de passe (à Europe n 1, Daniel Filipacchi lance l émission Salut les copains en 1959). Des cérémonies de communion, depuis la surprise-partie jusqu au spectacle de music-hall et peut-être, dans l avenir, des rassemblements géants sur le modèle de celui de la place de la Nation qui rassembla en juin 1963 150 000 jeunes de 12-20 ans avec un enthousiasme qui a le don d ahurir totalement l adulte. D après Edgar Morin, «Salut les copains», Le Monde, 6-7 juillet 1963. 65 ans et plus 55-64 ans 45-54 ans 35-44 ans 25-34 ans 20-24 ans 15-19 ans En % 0 10 20 30 40 50 60 Source : Enquêtes pratiques culturelles des Français, ministère de la Culture et de la Communication, 2008. 7 Doc. 3 Expliquer. Quand et comment s est constituée cette «nouvelle classe adolescente»? Dans les années 1960 à travers une musique, des codes vestimentaires ou langagiers caractérisent ce groupe jeune et le différencie des adultes. Le rock and roll exprime une liberté des corps qui ne plaît pas forcément aux plus âgés. 8 Doc. 3 Déduire. Voyez-vous quelques aspects des textes qui pourraient s appliquer à d autres musiques ou à d autres modes des jeunes d aujourd hui? Chaque génération a sa ou ses musiques, ses codes langagiers ou vestimentaires comme une façon de se reconnaître, d envoyer un signe. Elle a aussi quelques objets fétiches : aujourd hui le lecteur mp3 par exemple 9 Doc. 3 Analyser. La jeunesse est-elle homogène? Comme aujourd hui, la jeunesse a des caractéristiques communes. Mais des «yéyés» s opposaient aux «Blousons noirs» plutôt d origine ouvrière, accusés de tous les maux et qui considéraient les yéyés comme des jeunes trop conformistes! La jeunesse d un quartier favorisé se différencie de celle d un quartier «diffi cile». 10 Doc. 4 Lire. Quelles sont les personnes qui ont le plus téléchargé de musique sur Internet? Ce sont les 15-19 ans et les 20-24 ans qui téléchargent le plus de la musique sur Internet : respectivement 56 % et 48 %. 11 Doc. 4 Analyser. Peut-on parler d un effet de génération en ce qui concerne la consommation de musique sur Internet?. Il y a manifestement un effet de génération puisque ce sont les plus jeunes, ceux qui ont presque toujours connu Internet, qui sont les plus gros consommateurs de musique téléchargée. Cela se vérifi e lorsqu on observe la CSP des individus : 60 % des étudiants et des lycéens ont téléchargé de la musique. Mais le niveau d études et le sexe infl uencent également le téléchargement de musique. POUR CONCLURE Complétez le texte à l aide des termes ou expressions ci-dessous. diplôme ouvriers téléchargement l âge, le sexe, l origine sociale, la CSP fruits et légumes cadres et PIS environnement socioculturel générationnel La consommation varie en fonction de plusieurs variables, par exemple :... l âge, le sexe, l origine sociale, la CSP. Ainsi, en matière alimentaire, il y a de grandes différences entre... ouvriers et... cadres et PIS par exemple sur la consommation de... fruits et légumes. La fréquentation du musée dépend étroitement de l... environnement socioculturel et du niveau de... diplôme. La musique et son... téléchargement est un marqueur... générationnel. 18 Fiche 7 Pourquoi une consommation différenciée?

La consommation : un signe social Mots clés Consommation ostentatoire Distinction Imitation FICHE D ACTIVITÉS 8 A Consommation ostentatoire et effet de signe : le bronzage Doc. 1 La récente valorisation sociale du bronzage Jusqu au XX e siècle, il fallait avoir la peau blanche dans la haute société à l opposé du bronzage des paysans signe d un travail à l extérieur dévalorisant. Et quand les médecins grecs et romains recommandaient que l on expose exceptionnellement son corps au soleil, c était pour soigner l arthrite ou l obésité. Dès les années 1920, le bronzage devient un signe de vacances, un effet de signe, un critère de beauté (apparition des crèmes solaires et des Ray-Ban), voire d émancipation féminine à l image de Coco Chanel et sa marque. À condition, bien sûr, de ne pas aller à la plage en jupon ou en caleçon, comme on le faisait à l époque des premiers bains de mer, ou en chemise longue et en pantalon comme Michel Blanc dans un film où il était le seul à ne pas être bronzé (Les Bronzés de Patrice Lecomte). Les maillots de bain raccourcissent et c est la mode du «Sea, sex and sun» chantée par Gainsbourg en 1978. D après Pascal Ory, L invention du bronzage, Éditions Complexe, 2008. Doc. 3 Publicité pour l Ambre solaire, 1937 Doc. 2 Mais jusqu à quel point? Si la danseuse noire Joséphine Baker fascine par son exotisme, elle chante pourtant en 1933 «Je voudrais être blanche» et le bronzage n a pas supprimé des discriminations à l égard des «vrais bronzés», les populations noires. D ailleurs, il y a encore une course à la pâleur dans les élites de certaines sociétés créoles comme Haïti, ou encore chez Michael Jackson. Aujourd hui pour être in, il faut être bronzé mais juste ce qu il faut pour avoir un beau teint (y compris quand on ne part pas comme le montre le succès des autobronzants). D abord, pour des raisons médicales (risque de cancers de la peau malgré les vertus curatives du soleil). Mais aussi parce que dans certains groupes sociaux, notamment en haut de l échelle, il vaut mieux avoir l air bronzé en hiver (vacances à la montagne ou lointaines au soleil), et chez ceux au capital culturel élevé, il ne faut plus bronzer idiot comme le reste de la population. D après Pascal Ory, L invention du bronzage, Éditions Complexe, 2008. 1 Doc. 1 Expliquer. Comment peut-on expliquer la valorisation tardive du bronzage? La peau bronzée était le symbole de ceux qui travaillaient dehors comme les paysans et/ou de ceux qui venaient de pays colonisés et/ou sous-développés, donc un signe de dévalorisation sociale. Mais cela change avec les vacances à la mer d abord initiées par les élites (au début en hiver) puis démocratisées avec les congés payés. 2 Doc. 2 Lire. Le bronzage valorisé prend-il toujours les mêmes formes? Aujourd hui, la mode c est d être bronzé en hiver (vacances à la montagne ou lointaines au soleil) et de ne pas être trop bronzé pour des raisons médicales notamment. 3 Doc. 2 Analyser. La couleur noire de la peau est-elle pour autant forcément prisée? On voit bien que dans notre pays comme dans d autres comme les États-Unis (l élection d Obama ne résout pas tous les problèmes, loin de là), les Noirs sont souvent victimes de discriminations y compris quand ils sont nés dans le pays où ils vivent. 4 Doc. 3 Comparer. Les slogans publicitaires des crèmes solaires actuelles mettent-ils encore l accent sur un bronzage rapide? Non, ils insistent davantage sur l aspect protecteur (soin) des crèmes. Clarins relie par exemple le fait d être de bons parents et de protéger ses enfants avec de la crème solaire. Partie 1. Ménages et consommation 19

B Distinction et/ou imitation : les vacances Doc. 4 Comment occuper son temps en vacances et où aller? Depuis longtemps, la façon d occuper son temps en vacances est un indicateur social. Le sociologue T. Veblen avait montré que les élites sociales sont caractérisées par le gaspillage du temps et d argent : paquebot, trains de luxe et palace. Pouvoir ne pas travailler, avoir des loisirs est une affirmation du statut social. Ces élites doivent dépenser dans des loisirs coûteux voire inutiles. Même si on s y ennuie à mourir, il faut être vu dans des endroits à la mode qui évoluent dans le temps : Il y eut par exemple Saint-Tropez et ses stars puis plus tard après l afflux populaire sur la Méditerranée, la distinction c est l île de Ré, le Lubéron, ou encore le Cap-Ferret. Même les milieux modestes attendent de ces riches cette consommation ostentatoire pour qu ils leur fassent vivre ainsi par procuration des loisirs et vacances de rêves qu on peut voir dans Voici ou Gala. D après Cyril Lemieux, «La suite dans les idées», France-Culture, 15 juillet 2008. 5 Doc. 4 Analyser. Comment se traduit le côté ostentatoire des vacances de certains milieux très aisés? Comment certains milieux populaires jugent-ils ce type de vacances?... Il faut montrer qu on peut gaspiller son temps et son argent dans... des endroits où il faut être (vu) y compris en termes de moyens de... transport (croisières, bateaux ou jets privés). Certains trouvent cela... ridicule mais d autres y voient une forme de rêve qu on peut voir dans... certains magazines notamment ceux qui parlent des «stars». 6 Doc. 4 Expliquer. En quoi les lieux de vacances obéissent-ils ainsi à une logique de distinction et d imitation?... Les lieux de vacances à la mode évoluent. Le sud de la France et... ses bords de mer (notamment en Méditerranée) a d abord été... prisé par les élites ensuite «imitées» par les couches moyennes... et populaires qui affl uent progressivement à partir des Trente... glorieuses. À ce moment les couches privilégiées se reportent... vers d autres endroits plus distinctifs où l on peut être entre soi. 7 Doc. 5 Calculer. Calculez les écarts et comparez les vacances des 25 % les plus aisés et des 25 % les plus défavorisés. POUR CONCLURE Vacances en fonction des revenus 20 Fiche 8 La consommation : un signe social Doc. 5 100 En % 80 60 40 20 Pas partis Été seulement Hiver seulement Été et hiver 0 1999 2004 1999 2004 1999 2004 1999 2004 1 er quartile 2 e quartile 3 e quartile 4 e quartile Champ : population résidant en France métropolitaine. Lecture : 50,6 % des individus appartenant au 4 e quartile (25 % les + riches) de niveau de vie le plus élevé sont partis en été et en hiver en 2004. Source : Enquêtes permanentes sur les conditions de vie, Insee, 2006. Un quartile divise un ensemble (la population) en parts de 25 %, du moins favorisé (1 er quartile) au plus favorisé (4 e quartile). Départs en vacances selon la CSP Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses? 1. Le bronzage est uniquement une question esthétique.... Faux temps.... Vrai 4. Les lieux de vacances à la mode changent au cours du 2. Le bronzage a toujours été valorisé.... Faux 5. Les taux de départ en vacances sont les mêmes quelles que soient les origines sociales.... Faux 3. Certaines couches sociales favorisées aiment montrer qu elles peuvent gaspiller.... Vrai 6. Les vacances d hiver (montagne et destinations lointaines) sont socialement sélectives.... Vrai Doc. 6 En % 1999 2004 Agriculteurs 33 38 Ouvriers 45 48 Artisans, commerçants, chefs 60 67 d entreprise Employés 63 63 Professions intermédiaires 79 78 Cadres et professions intellectuelles 87 90 supérieures Retraités 49 53 Autres inactifs 62 66 Enfants de moins de 15 ans, élèves, 71 73 étudiants Ensemble 62 65 Champ : France métropolitaine. Enquête permanente sur les conditions de vie, Insee, 2006. Les différences sont importantes pour les taux de vacances été + hiver (environ 5 % contre 50 %), ce sont les vacances d hiver qui font la différence et bien sûr à l inverse le taux de ceux qui ne partent pas où les écarts sont de 1 à 3! 8 Doc. 5 et 6 Expliquer. Quels facteurs sociaux déterminent les types de vacances? Ce sont les facteurs âge (ex. : les retraités partant hors saison), revenu et milieu social qui jouent sur la destination, les modes d hébergement et de transport, l occupation du temps, la fréquence des départs, etc. L endroit où l on habite car ceux qui habitent sur les littoraux partent moins en vacances que les autres.

FICHE D ACTIVITÉS La consommation sous influence 9 Mots clés Mode Publicité Société de consommation A Le corps : objet de mode et de publicité Doc. 1 D un corps pulpeux à la minceur Après 1945, où les Français ont connu les privations, la vraie peur était celle de manquer de nourriture. Aussi, dans les années 1950, les Français «accèdent gaiement» à la nourriture, et le bifteck frites est à l honneur. Comme on craint encore la tuberculose, un corps maigre est alors considéré comme un corps malade. C est l époque où les actrices ont des corps pulpeux. Puis, petit à petit, à partir des années 1960-1970, la peur de manquer disparaît du paysage français et l on entre dans une logique d amaigrissement encouragée par la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et une certaine «lipophobie». Après les contraintes physiques imposées aux femmes pendant des siècles, la mode (les mannequins) les enferme dans un carcan immatériel de plus en plus pesant. Les scientifiques se penchent sur les conséquences physiques et morales de l esthétique de la maigreur. D après Christiane Galus, Le Monde, 22 novembre 2003. Doc. 2 Marylin Monroe en 1957 Doc. 3 Le corps comme «plus bel objet» de consommation Le corps est «le plus bel objet» de consommation. «Sa redécouverte, écrit Jean Baudrillard 1, après une ère millénaire de puritanisme, sous le signe de la libération physique et sexuelle, sa toute présence dans la publicité, la mode, la culture de masse ou le culte hygiénique, diététique, thérapeutique dont on l entoure, l obsession de jeunesse [à tout âge], d élégance, de virilité/ féminité, les soins, les régimes [dont sport, bronzage], le mythe du Plaisir qui l enveloppe, tout témoigne aujourd hui que la corps est devenu objet de salut». Il devient signe ou vecteur de distinction sociale par rapport à autrui notamment dans le domaine de la santé qui n est plus aujourd hui un impératif biologique lié à la survie mais un impératif social lié au statut. Des modèles de consommation sont ainsi façonnés et diffusés auxquels il est implicitement ou explicitement conseillé de se conformer : le modèle masculin serait centré sur la «forme physique» et la réussite sociale, le modèle féminin sur la beauté et la séduction. La redécouverte du corps passe d abord par les objets. D après Florent Dauba (ENS Ulm), http://socio.ens-lsh.fr. 1. Jean Baudrillard, sociologue français, a écrit en 1970 La société de consommation. 1 Doc. 1 Expliquer. Quelle est l évolution de l image du corps? Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il fallait être bien en chair, et consommer de la viande était un indicateur de bien-être. Ce n est plus le cas aujourd hui notamment pour des raisons esthétiques («être bien dans son corps, faire jeune»), voire éthiques et médicales comme les maladies cardiovasculaires. Aujourd hui, des mannequins vont dans l excès inverse et comme leur image est véhiculée via les publicités, leur exemple peut être suivi par des jeunes avec des conséquences parfois tragiques. 2 Doc. 2 Analyser. Quel type de femme incarne Marylin Monroe? Marylin Monroe (1926-1962), chanteuse puis actrice, est le «sex-symbol» des années 1950. Elle montre un corps peu habillé pour l époque, pulpeux, bronzé, qui contraste avec le style mince et pâle de Kate Moss aujourd hui. 3 Doc. 3 Analyser. Quelle est la fonction du corps dans la société de consommation? Le corps a une fonction de représentation qui varie selon les milieux sociaux (d où les différences d alimentation). Le corps fait aussi vendre des produits de maquillages, santé, régimes en tout genre, tout ce qui est relatif aux sports, etc. Le corps est à la fois un signe et un objet de consommation. 4 Doc. 3 Illustrer. Donnez quelques exemples de cette sacralisation du corps. Aujourd hui on fait attention à son corps via la santé, l alimentation (régimes), le sport, la peau (bronzage, crèmes). Il faut rester jeune. 5 Doc. 3 Distinguer. À quelle date Jean Baudrillard a-t-il écrit son livre La société de consommation? Certaines choses ont-elles changé? Le livre date de 1970 et sa réfl exion apparaît pourtant toujours valable. Même pour les rôles masculin et féminin bien que les choses aient un peu évolué, Partie 1. Ménages et consommation 21

B La mode et la société de consommation Doc. 4 Les différents styles de vêtements Doc. 5 des jeunes d aujourd hui Les Clubbers, No Logo ou Néo-baba, Electro, R n B, Dandys rocker, Tecktoniks, etc. sont-ils une des formes d affirmation individuelle de l identité et/ou d appartenance à un «groupe tribu»? L image corporelle est importante y compris (fait nouveau selon certains) chez les garçons. Cette classe d âge a toujours été celle de l expérimentation vestimentaire. Et aujourd hui via Internet et les chasseurs des grandes marques, «chasseurs de styles ou cool hunters» qui regardent les sites, les jeunes peuvent même impulser des modes et s ils disent sur Internet qu une marque est cool, elle le devient. D après Élodie Lepage, Le Nouvel Observateur, 10 avril 2008. La schizophrénie du consommateur d aujourd hui Nous hébergeons tous, en nous, une tendance à la jouissance illimitée et une autre tendance à la limitation ou plutôt sublimation. Pour de plus en plus de gens, le fait de consommer apparaît aujourd hui comme le symptôme d un malaise que la consommation tente de combler, mais qu elle aggrave en réalité. Les consommateurs sont devenus dépendants de la consommation comme les drogués le sont de leur drogue. Et cette dépendance leur apporte de moins en moins de bonheur, même s il existe de grandes différences entre les consommations culturelle, alimentaire ou d hydrocarbures. Cependant de nouveaux comportements sont apparus au cours de ces quinze dernières années, par exemple dans le domaine du logiciel libre ou dans les réseaux collaboratifs comme Wikipédia, réseaux, d échanges de savoirs, d amateurs passionnés. Par ailleurs, des alterconsommateurs s engagent pour consommer autrement à l image du commerce équitable et des actions anti-publicités. D après Michel Audétat, entretien avec le sociologue Bernard Stiegler, www.hebdo.ch, 29 décembre 2009. 6 Doc. 4 Distinguer. Quelles sont les différents formes de diffusion de la mode? Il existe des formes de diffusion verticaie dans le champ de la mode. La légitimité y est exercée par la haute couture qui a un côté un peu magique, et donne la direction de la mode avant de se diffuser et de se démocratiser. Mais il existe aussi des modes de diffusion horizontale avec des styles plus divers et plus indépendants qui profi tent des nouveaux moyens de communication pour se diffuser. Les jeunes jouent un rôle central pour bousculer les hiérarchies. 7 Doc. 4 Expliquer. Pourquoi parle-t-on de «tribus»? Un style d habillement fonctionne comme une identité, une appartenance à un groupe jeune et donc une frontière avec d autres groupes. 8 Doc. 4 Illustrer. Quels critères guident les jeunes aujourd hui pour s habiller? Aux élèves de répondre 9 Doc. 5 Lire. Quelles sont les deux tendances contradictoires chez le consommateur? Il veut consommer sans frein et la société l encourage à cela d où une sorte d addiction et en même temps il se pose des questions sur sa boulimie de consommation d autant que celle-ci ne lui procure pas forcément toutes les satisfactions attendues. 10 Doc. 5 Expliquer. Comment peut-on consommer autrement et lutter contre les excès de la société de consommation? Certains essaient de construire et d utiliser des moyens non-mercantiles à travers des réseaux de partage et d échanges non-lucratifs (logiciel libre, etc.) et/ou consomment des produits issus du commerce équitable ou de l agriculture biologique, etc. POUR CONCLURE Complétez le texte ci-dessous à l aide des termes suivants : mode corps tribus consommation horizontale identification addiction signe social corps pulpeux alterconsommateurs culte verticale groupe social l anorexie jeunes Longtemps un... corps pulpeux a été signe de bonne santé et de valorisation sociale. Aujourd hui, on craint les conséquences de l excès inverse :... l anorexie. Les stars sont bien à l image de cette évolution. Il faut dire que nos... corps sont l objet d un... culte dans notre société de... consommation où il est le plus bel objet. C est un... signe social. Dans notre société, la... mode joue un rôle important et se diffuse de 2 façons :... verticale et/ou... horizontale. Les... jeunes jouent un rôle important dans cette diffusion horizontale notamment. Ils appartiennent souvent à des... tribus : une... identifi cation à un... groupe social. Notre société de consommation provoque des formes d... addiction Pour s y opposer, des... alterconsommateurs veulent consommer autrement. 22 Fiche 9 La consommation sous influence

Ménages et consommation L essentiel FICHE DE RÉVISION 1 Les revenus des ménages français et leur utilisation Ces revenus peuvent être la contrepartie d une participation à l activité productive : ce sont les revenus primaires. Ils se décomposent en revenus du travail (salaires), revenus du capital (intérêts, dividendes, loyers ) et revenus mixtes (rémunération des travailleurs indépendants). Les revenus comprennent de plus les revenus de transfert : transferts positifs (allocations familiales, rembourse ments de frais médicaux par exemple) et transferts négatifs : impôts directs, cotisations sociales. Pour consommer et épargner, les ménages utilisent leur revenu disponible, égal à la somme des revenus primaires et des revenus de transfert positifs et négatifs. La consommation des ménages correspond à leurs dépenses en biens et services marchands. Mais ils consomment aussi des services non marchands financés par les prélèvements obligatoires. 2 Les ménages entre consommation et épargne Aujourd hui, les ménages consomment trois fois plus qu en 1960. Mais leur consommation est sensible à la fois à la variation de leur revenu et à celle des prix. L élasticité-revenu de la demande mesure cette sensibilité de la demande au revenu. Elle varie selon les biens à acheter. L élasticité-prix de la demande mesure cette sensibilité de la demande aux prix. Elle varie elle aussi en fonction des biens à acheter. Les ménages français ont un taux d épargne qui oscille entre 15 et 17 % de leur revenu disponible. L épargne est soit volontaire, soit forcée (impôts), soit collective (cotisations retraites). Elle a trois motivations principales : se prémunir contre les difficultés potentielles, disposer de liquidités, se constituer un patrimoine. Son niveau varie selon l âge (cycle de vie). 3 Les ménages consomment différemment Aujourd hui, conformément à la loi d Engel, la part réservée à l alimentation s est réduite ; son coefficient budgétaire est passé de 33,3 % à 16,4 % entre 1960 et 2008. Les services prennent une part prépondérante dans le budget des ménages (plus de 50 %). La consommation a une signification sociale. L accès à certains biens aux prix élevés (consommation ostentatoire) permet aux catégories supérieures de se distinguer (effet de distinction). Elles sont imitées (effet d imitation) par les classes moyennes, quand ces biens se diffusent et que leurs prix diminuent. Mots clés Consommation Utilisation de biens et services dans le but de satisfaire des besoins. Consommation ostentatoire Consommation dont la motivation principale est d émettre des signes, de faire apparaître son statut social ou d exprimer son appartenance à un groupe. Effet de distinction Consommation particulière qui permet de se distinguer des autres individus (parfum, voiture, vêtement ). Effet d imitation Comportement par lequel les individus cherchent à acquérir les biens et/ou le comportement de la catégorie qui leur paraît supérieure. Élasticité-prix Variation relative de la demande d un bien en réponse à la variation relative du prix de ce bien. Élasticité-revenu Variation relative de la demande d un bien en fonction de la variation relative du revenu. Épargne Part du revenu du ménage qui n est pas consommée. Revenu disponible Part du revenu qui reste à la disposition des ménages après redistribution, c est-à-dire après paiement des impôts directs et des cotisations sociales et perception des prestations sociales. Revenus primaires Revenus perçus par les ménages en contrepartie de leur participation à l activité économique, rémunérant les facteurs de production, travail et capital. Ces revenus comprennent : la rémunération des salariés, les revenus du patrimoine, les revenus mixtes. Revenus de transfert Ou revenus sociaux. Revenus qui sont la contrepartie de droits reconnus par la société : droit au travail, à la santé Partie 1. Ménages et consommation 23

EXERCICES Exercice 1 Attribuez à chaque définition le terme qui convient. 1. L ensemble des revenus obtenus en échange de la participation à une activité productive. Revenus primaires... 2. Le revenu tiré de la location d un appartement.... Revenu du patrimoine (de la propriété) 3. Les revenus d un notaire possédant son étude.... Revenus mixtes 4. Les prélèvements obligatoires opérés par des organismes sociaux et ayant pour fonction de financer des prestations sociales.... Cotisations sociales 5. Le revenu des ménages après prélèvements (impôts directs et cotisations sociales) et versement des revenus de transfert.. Revenu disponible 6. La partie non consommée du revenu.... Épargne 7. La part des dépenses totales consacrée à un poste budgétaire?... Coeffi cient budgétaire 8. L économiste allemand ayant étudié les liens reliant la part des dépenses alimentaires et l évolution des revenus?... Ernst Engel 9. La quantité de biens et services qu un ménage peut se procurer avec son revenu.... Pouvoir d achat 10. Le fait de vouloir indiquer sa position sociale par une consommation particulière.... Effet de distinction Exercice 2 Les inégalités de consommation en services de communication (2006) Écart à la dépense moyenne par ménage (en %) Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d entreprises Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers Services de communication - 21,4 17,1 41,1 26,0 12,4 3,3 Dont : Téléphonie fixe - 2,4 0,8 21,2 8,6-1,5-11,0 Téléphonie mobile - 21,7 27 49,6 40,5 37,6 28,8 Internet - 63,5 28,9 110 62,7 28,4-8,5 Lecture : en 2006, les ménages ouvriers ont dépensé 3,3 % de plus que la moyenne des ménages en services de communication. «Cinquante de consommation en France», Insee Références, 2009. 1 Pour chaque donnée en rouge, rédigez une phrase présentant l information apportée. En 2006, les cadres ont dépensé 110 % de plus que la moyenne des ménages en Internet, alors que les agriculteurs ont dépensé 63,5 % de moins que la moyenne des ménages sur Internet....... 2 Comment peut-on expliquer que les cadres et les professions intermédiaires dépensent plus que la moyenne en services de communication? Ils sont très consommateurs de technologies nouvelles car ils adoptent les innovations plus rapidement et plus majoritairement que l ensemble de la population (niveau d étude plus élevé)....... Exercice 3 Une consommation sous influence? Montrez que la consommation peut être «pour soi» mais aussi «pour les autres» en complétant le tableau avec les termes suivants : Satisfaction des besoins Imitation Préférences personnelles Distinction Contraintes personnelles Contraintes sociales Recherche d intégration. Consommation «pour soi» Consommation «pour les autres» Satisfaction des besoins. Préférences personnelles. Contraintes personnelles.. Imitation. Distinction. Contraintes sociales. Recherche d intégration. 24 Fiche de révision Ménages et consommation