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Transcription:

APPORT DE LA PRISE EN SOIN EN PSYCHOMOTRICITÉ AUPRÈS DES PERSONNES ÂGÉES PRÉSENTANT DES TROUBLES DU COMPORTEMENT LE CORRE Tiphaine Psychomotricienne DE Pôle Personnes-Agées /Médico-Social SSR gériatrique de Guilers CHRU de BREST

PLAN DE L INTERVENTION I. Définition de la psychomotricité II. Rôles du psychomotricien III. Trois exemples de médiations psychocorporelles IV. Conclusion

I. DÉFINITION DE LA PSYCHOMOTRICITÉ Concept de sciences-humaines «Manière d être au monde» inscrite en chaque individu (Ajuriaguerra) Thérapie à médiation corporelle (au carrefour de la thérapie et de la (ré)éducation) fondée sur l accompagnement du patient à travers les liens qu il tisse entre la perception de son corps et sa vie psychique. Domaine d approche de l individu dans sa globalité.

DÉFINITION DE LA PSYCHOMOTRICITÉ Agit sur et par le corps pour rétablir les fonctions physiques, mentales et psychoaffectives perturbées Vise à établir, rétablir ou maintenir un équilibre psychocorporel pour permettre une meilleure adaptation de l individu Plaisir d Etre et d agir Le psychomotricien: professionnel paramédical, auxiliaire de médecine, diplômé d Etat. (Décret n 88-659 du 6 mai 1988 relatif à l accomplissement de certains actes en rééducation psychomotrice), Champs d intervention: la prévention, l éducation, la rééducation, réadaptation/réhabilitation, thérapie psychomotrice ou psychocorporelle.

LA PSYCHOMOTRICITÉ EN GÉRIATRIE Apprivoiser le corps vieilli, malade, handicapé pour aider la personne âgée ou malade à le reconnaitre comme sien. Le psychomotricien accompagne la personne âgée dans l acceptation des pertes tant corporelles, physiques que psychosociales par une revalorisation des compétences restantes.

PSYCHOMOTRICITÉ ET TROUBLES DU COMPORTEMENT Développement de la psychomotricité en gériatrie Peu décrit dans la littérature Suite à la mesure 6 du Plan Alzheimer 2008-2012 (Actes d ergothérapie et de psychomotricité susceptibles d être réalisés pour la réadaptation à domicile des personnes souffrant de la maladie d Alzheimer ou d une maladie apparentée, HAS, Janvier 2010) 1 er texte officiel: base de travail aux psychomotriciens intervenant en institutions gériatriques afin de spécifier leurs actes.

ACTES DE PSYCHOMOTRICITÉ SUSCEPTIBLES D ÊTRE RÉALISÉS POUR LA RÉADAPTATION À DOMICILE DES PERSONNES SOUFFRANT DE LA MALADIE D ALZHEIMER OU D UNE MALADIE APPARENTÉE (HAS, JANVIER 2010)

ACTES DE PSYCHOMOTRICITÉ

ACTES DE PSYCHOMOTRICITÉ

RAPPEL: LES TROUBLES DU COMPORTEMENT Porteurs de sens et témoignent du malaise éprouvé par la personne: Désadaptation face aux nouvelles exigences qui s imposent à lui (l avancée en âge, polypathologie, l entrée en institution, ) Incompréhension du monde qui l entoure mais de ses propres réactions et comportements, Souffrance identitaire (remise en cause de l équilibre identitaire acquis) Composante comportementale souvent non verbale qui prend valeur d expression. Mise en scène (en corps) de son malaise

III.RÔLES DU PSYCHOMOTRICIEN A. Contribution à l élaboration du projet de soin individualisé: o Regard nouveau, complémentaire o Compréhension du ou des troubles (hypothèses sur le sens qu il(s) prend (-nent) pour le sujet, pour son entourage). o Avancer en équipe vers une meilleure compréhension du trouble et des difficultés rencontrées mais surtout de la personne.

1. LE BILAN PSYCHOMOTEUR Rencontre avec la personne, compréhension de son identité, de ses besoins et attentes, de ses difficultés et de ses capacités. Observation fine du patient dans son environnement ( et dans ses interactions) et au cours de différentes situations et/ou épreuves proposées «Photographie» à un instant T Fil conducteur du projet de soin en psychomotricité Complète les observations de l équipe pluridisciplinaire Étaye le projet thérapeutique personnalisé

2. CONTRIBUTION À L ÉVALUATION DES TROUBLES DU COMPORTEMENT Proposer d autres outils d observation : description précise du comportement, des manifestations, facteurs prédisposant, risques et conséquences pour le patient et son entourage (NPI/ échelle d agitation de Cohen-Mansfield). Observation fine des réponses et réactions de l environnement (autres résidents, soignants, famille) qui peuvent entretenir voire renforcer ou apaiser le trouble Regard pluridisciplinaire: réfléchir sur les réponses qui peuvent y être apportées

INVENTAIRE NEUROPSYCHIATRIQUE/ ES

ÉCHELLE D AGITATION (COHEN-MANSFIELD)

3 CATÉGORIES DE FACTEURS PRÉDISPOSANT 1) L environnement physique et matériel: configuration de lieu de vie, luminosité, niveau sonore, rythme imposé par l institution, un environnement qui ne «parle pas au patient», changements d organisation du service Avec l ergothérapeute: proposer des aménagements de l environnement du résident (couleurs apaisantes, éclairage diffus, retirer les miroirs, régularité de l emploi du temps, faciliter l orientation et la lisibilité de l environnement, aménagement fonctionnel et personnalisé de la chambre, ajustement aux déficits sensoriels, ) Adapter l intensité des stimulations proposées : appauvrissement et monotonie des stimulations ou à l inverse sur-stimulation (agitation)

3 CATÉGORIES DE FACTEURS PRÉDISPOSANT Accompagner le résident dans le repérage du cadre spatio-temporel : Favoriser l orientation dans l espace et le temps (exploration sensorielle, actualités,...) Adapter les activités au rythme de la journée (lutte contre inversion jour/nuit) «Lecture» simplifiée des activités au quotidien : une activité un lieu Régularité du cadre spatiotemporel des séances, rituels de début et fin de séance Mise en place et appropriation des moyens de compensation Permet de limiter la désorientation (lutte contre angoisse, anxiété, agitation réactionnelles)

3 CATÉGORIES DE FACTEURS PRÉDISPOSANT 2) L environnement humain : Relation soigné/soignant, interaction avec les autres résidents, intensité de nos voix, de nos gestes, changement de personnel, isolement social, manque affectif. 3) Le résident lui-même : État somatique (affection, douleur, ), diminution des capacités d adaptation, difficultés d expression, défaillance de la cognition qui perturbe la perception et la compréhension du monde environnant. Rôle du psychomotricien : Repérage et suppléances des déficits fonctionnels ou sensoriels. Connaissance du fonctionnement antérieur de la personne (connaître ses modes de réactions, de relations, ) Evaluation et gestion de la douleur et de l inconfort Favoriser les communications non verbales Écoute active du patient Mettre du sens sur ses ressentis, poser des mots.

III.RÔLES DU PSYCHOMOTRICIEN B. Rôle de relai et de formation auprès des aidants professionnels ou non : Partager ses observations du patient (modes de relation, sensibilités, potentialités et difficultés), et ce qui a pu se vivre en séance (transmissions, ) Rôle de formation et de conseil à l équipe : Importance de la dimension humaine et relationnelle dans le cadre des démences (Cohen-Mansfield et Werner, 1997/ recommandations de bonnes pratiques, MAMA : prise en charge des troubles du comportement perturbateurs, HAS, mai 2009)

B. Rôle de relai et de formation Notre façon d interagir et d entrée en relation avec la personne va conditionner la suite de la relation et le comportement. Médiateur de la relation soigné/soignant (accompagnement lors d un soin douloureux/ difficile: soins d hygiène) et favoriser l ajustement relationnel. Philosophie de l Humanitude (Y. Gineste et R. Marescotti) Prise de conscience et reconsidération des pratiques Sensibiliser les équipes à une pratique davantage centrée sur la relation

B. Rôle de relai et de formation Les patients Alzheimer ont une sensibilité exacerbée à toutes les communications non verbales, perméabilité aux états tonico-émotionnels Entrée en relation: Communication verbale et non verbale : toucher, tonus, intensité de la voix, émotion, respiration Entrer dans le champ visuel du résident et établir le contact visuel (se positionner à hauteur, en face à face (maladie d'alzheimer évoluée : vision en tunnel) Établir un contact physique par la main (partie la plus socialisée) ou l épaule (réconfort).

B. Rôle de relai et de formation Communication : Le temps moyen de communication verbale directe avec un patient grabataire serait < à 2 minutes/24h Parler à la personne même si on n a pas de retour verbal Utiliser des mots simples et clairs pour accompagner nos actions et guider le patient (anticipation),voix audible et douce, importance du toucher dans la relation, Prendre le temps de la relation et de l écoute : Le temps «pris» à l entrée en relation = temps «gagné» sur la survenue des troubles du comportement.

B. Rôle de relai et de formation Avec les familles : Accompagner l interaction avec ce proche qui devient peu à peu «étranger». Repérer chez leur proche les potentialités de communications non verbales (longtemps préservées) Mettre en avant les capacités de leur parent, de les aider à se détacher du symptôme Revaloriser leur parent dans leur regard.

C. Rôle d étayage auprès du patient: Carence d étayage (perte des étais psychosociaux, des étais identitaires, corporels) Sensible et réceptive à la relation d aide Relation humanisante qui prend en compte la personne dans sa globalité et structurante (cadre spatio-temporel, relation thérapeutique, les médiations utilisées, ): Disponibilité psychocorporelle, attention et écoute active Comprendre les difficultés du patient, son vécu de la pathologie, le sens du symptôme (solliciter l attention, se sentir exister, ). Aider à mettre du sens, des mots

C. Rôle d étayage auprès du patient: Par les expériences proposées: Mobiliser le patient tant sur le plan moteur, cognitif qu affectif, Accompagner le patient dans la prise de conscience de ses capacités L aider à créer du lien entre ce qu il a été, son histoire et ce qu il est aujourd hui Le revaloriser dans son identité.

III.TROIS EXEMPLES DE MÉDIATIONS PSYCHOCORPORELLES 1. L activité physique et psychomotrice 2. La relaxation thérapeutique 3. L expérience multisensorielle

1. L activité physique et psychomotrice Hyperactivité (agitation, déambulation, agressivité) Apathie Certains troubles des conduites instinctuelles (troubles du sommeil, ) Activités physiques adaptées à la personne âgée et à ses aspirations (selon les observations réalisées lors du bilan psychomoteur) Maintien des fonctions psychomotrices (autonomie). Parcours psychomoteurs, gym douce, ateliers équilibre, mobilisations activo-passives, AVQ (toilette, )

VIGNETTE CLINIQUE: MR Q. Mr Q., 77 ans, présente des troubles cognitifs mixtes (MA+ conséquence d un éthylisme chronique) avec troubles du comportement à type d apathie. Contraste entre le comportement lors des séances et en dehors: Dans le service: en retrait, attitude figée, somnole, répond peu aux sollicitations des soignants et de son épouse Bilan psychomoteur: ralentissement psychomoteur, désinvestissement Séances hebdomadaires: Diverses situations psychomotrices: exercices de coordinations et d équilibre : échanges de balles, lancers, temps de mobilisations activopassives Ouverture à la relation (regard, mimique, verbalisations) Se mobilise davantage, investi l espace péri-corporel. Peut verbaliser le plaisir d être en séance, de «bouger» et évoque le souhait de réitérer certains exercices avec ses petits-enfants

1. L activité physique et psychomotrice Objectifs: Remobiliser le corps, prise de conscience du corps, des appuis, travail du schéma corporel,. dans une activité cadrée avec un but (permet de lever l anxiété) Mobiliser les fonctions cognitives restantes Solliciter l adaptabilité Valoriser les possibilités motrices et la maîtrise corporelle, renforcer la confiance en soi et l expressivité: revalorisation de l image du corps Retrouver le plaisir à faire et à être, «corps plaisir», «corps acteur», se sentir exister, retrouver le plaisir à être ensemble (dynamique de groupe, relation duelle avec le thérapeute).

2. La relaxation thérapeutique Épisodes d agitation, d opposition Repli, syndrome anxio-dépressif. Déstructuration de la relation au corps, du schéma corporel, de l image du corps, Troubles toniques (hypertonie souvent). Altération de la conscience du corps : les états tensionnels, le mouvement deviennent alors souvent la seule manière de se sentir exister (comportements moteurs aberrants, hypertonie réactionnelle ). Induire un apaisement, une détente tonico-émotionnelle. Pas de protocole strict et rigide mais une méthode adaptée aux besoins et potentialités du résident Importance de l entrée en relation

DIFFÉRENTES TECHNIQUES a) Le toucher thérapeutique : Approche corporelle douce et globalisante: toucher qui rassemble et apaise par «pressions légères et régulières sur le corps de manière à lui redonner limites, volume et densité» (Tessier, 2001) Travail sur la perception du corps Pressions, effleurage, lissages, médiatisé (balles à picots, tissus, couvertures, ), percussions osseuses : pas de «technique» à proprement parlé Redonner sa place au corps Reconnaître à la personne son statut d être humain capable de relation.

DIFFÉRENTES TECHNIQUES b) Les techniques d enveloppements : Ressentir son corps contenu, unifié Percevoir les limites corporelles Limiter les angoisses Rétablir une contenance, une sécurité intérieure, c) Les mobilisations passives : Méthode Wintreberg: les mobilisations passives des différents segments de membres de façon lente et rythmée permet un relâchement musculaire global. Mouvement de flexion/extension, balancement du segment de membres

LA RELAXATION THÉRAPEUTIQUE Favorisent la perception et la conscience corporelle Favorisent le relâchement musculaire et la régulation tonicoémotionnelle. Travail sur l enveloppe corporelle (enveloppe «percée») Revalorisation du corps (corps «médicalisé», objet de soin). Reprendre contact avec son corps dans le plaisir, dans l ici et le maintenant Apaiser les angoisses et les états toniques grâce au sentiment d unification de son corps

VIGNETTE CLINIQUE: MME R. Mme R. 83 ans: démence mixte avec déambulation et anxio-dépression majeure. Femme souriante, recherche la relation. Nombreux mouvements involontaires : dyskinésies bucco-faciales, balancements des membres inférieurs et du tronc. Séances hebdomadaires de relaxation: Limiter l anxiété et son impact au quotidien Accéder à une détente tonico-émotionnelle Favoriser le bien-être psychocorporel.

VIGNETTE CLINIQUE: MME R. Une séance comme point de départ de la prise en soin: Toucher thérapeutique globalisant avec une balle à picots: Permettre une meilleure perception de ses sensations et de ses limites corporelles Une régulation de la respiration et une résolution tonique Les mouvements involontaires du visage et des membres inférieurs se font plus rares voire disparaissent. Mme décrit une sensation globale d apaisement, de mieux-être «je me sens mieux», «je suis moins fatiguée». Retour dans le service: s asseoir et profiter d un temps relationnel avec d autres résidents, sans que la demande incessante de mobilité du corps ne s impose à elle. Ne pas se fixer d objectif, se laisser guider par la personne

3. L expérience multisensorielle Inspirées de la philosophie d accompagnement Snoezelen Amener un mieux-être à travers la stimulation des différents sens Effet relaxant et/ ou stimulant Entrer en relation avec l autre par le biais des sens et des émotions. Pour les personnes : Angoissées Présentant une hyperactivité Présentant des troubles de la relation Qui ont besoin d être stimulées (apathie, inhibition psychomotrice)

3. L expérience multisensorielle Le psychomotricien invite la personne à: un temps d échange (communication verbale et/ou non verbale, attention conjointe et exploration de l environnement : regarder, écouter, explorer ensemble, toucher, être toucher ), Un temps d attention à soi l encourage à aller à la découverte de son environnement, à entrer en interaction. Dans un climat relationnel et apaisant, contenant qui favorise la détente physique et psychique.

3. L expérience multisensorielle Les expériences proposées sont variées et choisies en fonction de la personne (sensibilité, histoire personnelle, goût, canal sensoriel investi): Vision : objets lumineux, Olfaction : huiles essentielles, odeurs naturelles, parfums, Gustatif : encas Toucher : manipulation d objets, exploration de différentes textures, être toucher, enveloppements, mobilisations, Audition : musique, chant, instruments de musique,

3. L expérience multisensorielle Objectifs: Favoriser la relation à soi, à son propre corps, à son environnement Accéder à une détente corporo-psychique Favoriser la communication verbale et non verbale S appuyer sur la mémoire sensorielle et émotionnelle Favoriser l émergence des potentialités Replacer la personne en tant qu actrice de sa vie Limiter le désinvestissement psychocorporel Maintien cognitif (si accompagnement régulier)

VIGNETTE CLINIQUE: MME N. Me N., 85 ans: maladie d Alzheimer et d un syndrome anxio-dépressif ancien. Déambulation, agitation vespérale, comportements d exploration et d occupation (manipulations diverses, «déménage» sa chambre, ). Episodes de désinhibition, d agressivité et de refus actif des soins d hygiène. Mouvements stéréotypés des membres inférieurs à type de balancement, et des joues (rétractations, gonflements ), Besoin incessant de mouvements et d informations? Répondre au besoin de stimulation et veiller à lui offrir un espace contenant favorisant l accès à une détente psychocorporelle par la proposition d expériences sensorielles et /ou sensorimotrices

VIGNETTE CLINIQUE: MME N. Déroulement de la séance: Un temps d échange (humeur du jour, cadre spatio-temporel, resituer la relation, ) Découverte et d exploration du matériel proposé (manipulations libre, exploration sensorielle, ).

VIGNETTE CLINIQUE: MME N. Un temps d exploration davantage «guidé» (dialogue tonique, imitation, )

VIGNETTE CLINIQUE: MME N Un temps calme de mobilisations passives et de toucher thérapeutique globalisant direct (pressions corporelles, lissages, ) ou médiatisé (balle à picot, foulard, à travers un tissu enveloppant ) permet à de préparer la fin de la séance. «Ce que tu fais, ça me complète»

3. L expérience multisensorielle Impact positif sur les troubles psychocomportementaux: agitation, agressivité verbale et/ou physique, anxiété. Diminution des comportements difficiles dans les temps suivants les séances. Accroissement de l attention portée à son environnement Amélioration de l humeur, des troubles dépressifs, des idées délirantes, de l apathie, de la désinhibition, des troubles de l appétit et du sommeil.

CONCLUSION C est donc en participant activement à l élaboration d un projet de soin personnalisé En veillant à «développer le savoir-faire et le savoir-être de l entourage pour limiter et gérer les troubles du comportement» (HAS, 2010) En proposant un accompagnement de la personne comme actrice de son histoire S inscrire dans une démarche de «prise en soin» du sujet âgé souffrant de troubles du comportement.

BIBLIOGRAPHIE Pelissier J. (2010) Ces troubles qui nous troublent: les troubles du comportement dans la maladie d Alzheimer et les autres syndromes démentiels. Paris: Editions Eres. Tessier N. (2001) Des personnes âgées et des pratiques. In JM Albaret et E. Aubert (Ed.) Vieillissement et psychomotricité (pp. 231-243) Marseille: Solal Editeur Mottin E. (2011) L intervention psychomotrice dans la prise en soin des troubles du comportement perturbateurs de la démence (Mémoire) IFP Toulouse Ploton L. (2011) Ce que nous enseignent les malades d Alzheimer sur la vie affective, la communication, l institution Lyon: Chronique sociale Personne M. ( 2011) Protéger et construire l'identité de la personne âgée; Psychologie et psychomotricité des accompagnements. Toulouse: Éditions Eres Thérapies psychomotrices N 160 (2009) La personne âgée et son approche en psychomotricité. (Durdillyy J., Vigier C., Vigier C., De Chassey S. et Ramseier F) Simeray F. (1983) Gériatrie et psychomotricité. In Thérapies psychomotrices N 59 Clair O. et Dubos G (1983) Etre psychomotricienne en gériatrie In Thérapies psychomotrices N 59 Richard J., Ramseier E, Janier M.P. De la relaxation et de psychomotricité en gériatrie. In Thérapies psychomotrices N 37

BIBLIOGRAPHIE Textes et recommandations officiels : Publication de la Haute Autorité de Santé téléchargeables en ligne : http://www.has-sante.fr/ Prise en charge de la maladie d Alzheimer et des maladies apparentées : interventions médicamenteuses et non médicamenteuses - Synthèses des recommandations professionnelles - Mars 2008. Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : prise en charge des troubles du comportement perturbateurs. Argumentaire - Mai 2009 - Services des bonnes pratiques professionnelles. Actes d ergothérapie et de psychomotricité susceptibles d être réalisés pour la réadaptation à domicile des personnes souffrant de la maladie d Alzheimer ou d une maladie apparentée Le plan Alzheimer - Janvier 2010. Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : diagnostic et prise en charge de l apathie- Note de cadrage- Recommandation de bonne pratique Octobre 2013 Plan Alzheimer 2008/2012 : http://www.plan-alzheimer.gouv.fr/ Mesure 6 : Renforcement du soutien à domicile en favorisant l intervention de personnels spécialisés. Mesure 20 : Un plan de développement de métiers et de compétences spécifiques pour la maladie d Alzheimer. Mesure 22 : Développement de la recherche clinique sur la maladie d Alzheimer et amélioration de l évaluation des thérapies non-médicamenteuses.