Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d une timide reprise se sont multipliés au cours de l année, favorisés notamment par l apaisement de la crise financière et de la dette souveraine qui avait provoqué une récession l année précédente. Aux Etats-Unis, la croissance s est consolidée, et au Japon, la conjoncture s est sensiblement améliorée. En revanche, la croissance est restée précaire dans de nombreuses économies émergentes. L économie suisse a continué de se redresser à un rythme modéré. Cela s est notamment manifesté par la progression du produit intérieur brut, qui a été d environ 2% d après les estimations. En 2013, la politique monétaire de la Banque nationale suisse a été marquée, comme en 2012, par un Libor à trois mois proche de zéro, par le cours plancher de 1,20 franc pour 1 euro et par un taux d inflation légèrement négatif. L annonce en 2012 par la Banque centrale européenne qu elle était prête à acheter des obligations d Etat en crise de la zone euro en quantité illimitée, sous certaines conditions, avait déjà quelque peu apaisé les marchés financiers au quatrième trimestre 2012. La situation s est encore détendue en 2013, de sorte que l euro est toujours resté au-dessus du cours plancher. La Banque nationale n a donc pas été amenée à défendre ce dernier par des achats de devises. Les avoirs en compte de virement détenus par les banques suisses auprès de la BNS sont restés à un niveau élevé toute l année. Ils ont augmenté de quelque 40 milliards de francs en juillet car PostFinance SA a obtenu la licence bancaire, et ses avoirs en compte de virement à la Banque nationale sont désormais enregistrés avec eux. En décembre, ils s établissaient en moyenne à 317 milliards, dépassant d environ 25 milliards leur moyenne de décembre 2012. Dans l ensemble, le niveau des liquidités est ainsi resté élevé. MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 1 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
Taux d intérêt à court terme: marge de fluctuation du Libor G 12.1 4,0% Marge de fluctuation adoptée par la BNS 3,0% 2,0% Libor pour dépôts à 3 mois en francs suisses 1,0% 0,0% 1,0% 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Les liquidités détenues par les ménages et les entreprises sont également demeurées importantes. Dans le passé, des liquidités durablement élevées étaient généralement le signe de risques d inflation. Pour le moment, une telle corrélation n est pas observable, du fait de la crise financière. Ainsi, le taux d inflation s est maintenu à un niveau exceptionnellement bas, ces dernières années, malgré l abondance de liquidités. Les banques suisses 2013 Remarque liminaire. PostFinance SA a obtenu la licence bancaire en 2013. Les données de cet établissement sont pour la première fois intégrées dans les postes commentés. C est pourquoi certains postes du bilan et du compte de résultat présentent des augmentations exceptionnelles. La prise en compte de PostFinance dans la statistique a aussi une incidence sur les effectifs. Compte de résultat. Sur 283 banques entrant dans la statistique (297 l année précédente), 235 ont dégagé un bénéfice (254), alors que 48 ont subi une perte (43). La somme des bénéfices de l exercice a augmenté de 4,8 milliards de francs, passant à 11,9 milliards, et la somme des pertes annuelles s est inscrite à 1,4 milliard, en recul de 5,5 milliards. Cette évolution s explique essentiellement par le fait que les deux grandes MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 2 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
banques ont présenté un bénéfice en 2013, tandis que l une d entre elles accusait une perte à la fin de l année précédente. La somme des bénéfices bruts issus de l activité bancaire ordinaire a augmenté de 2,1 milliards de francs pour s inscrire à 19,5 milliards (+11,8%, dont environ un quart en raison de la prise en compte de PostFinance). Cet accroissement est notamment dû au recul marqué des charges d intérêts (19,6 milliards, soit 4,1 milliards), mais également à une progression du résultat des opérations de commissions et des prestations de service (24,5 milliards, soit +1,1 milliard), ainsi qu à une baisse des charges d exploitation (41,3 milliards, soit 0,3 milliard). Le résultat des opérations de négoce (8,3 milliards, soit 0,2 milliard) ainsi que les autres résultats ordinaires (5,7 milliards, soit 0,3 milliard) se sont par contre repliés. Les amortissements sur l actif immobilisé (7,6 milliards de francs) sont restés élevés, malgré un recul de 2,3 milliards. Le poste «Correctifs de valeur, provisions et pertes» a augmenté de 0,7 milliard, passant à 4,3 milliards. Les produits extraordinaires se sont accrus de 3,1 milliards pour s inscrire à 6,3 milliards, tandis que les charges extraordinaires ont accusé un recul marqué de 4 milliards, et se sont établies à 1,5 milliard. Opérations figurant dans les bilans. A la fin de l exercice sous revue, la somme des bilans des banques suisses était de 2 849,2 milliards de francs. L augmentation de 70,9 milliards (+ 2,6%) enregistrée par rapport à l année précédente est principalement due à l entrée de PostFinance (total du bilan: 117 milliards) dans la statistique bancaire. Sans PostFinance, la somme des bilans se serait élevée à 2732,1 milliards, et aurait affiché un recul de 46,1 milliards ou de 1,7% par rapport à l année pré- Compte de résultat de toutes les banques En milliards de francs 30 20 10 0 10 20 30 40 Bénéfice de l exercice Perte de l exercice G 12.2 1982 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2013 cédente. La somme des bilans a progressé dans les catégories de banques plutôt axées sur le marché intérieur, tandis qu elle a affiché un recul dans les catégories de banques plutôt axées sur l étranger. Les créances hypothécaires en comptes suisses, qui constituent environ 30% de la somme des bilans, ont poursuivi leur progression lors de l exercice sous revue et se sont inscrites à 869,8 milliards de francs (soit +4,2% ou +35,4 milliards). Les autres crédits, qui figurent sous le poste «Créances sur la clientèle», ont augmenté de 9,7 milliards, pour s élever à 175,6 milliards, principalement du fait de la prise en compte de PostFinance. MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 3 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
Les dépôts de la clientèle ont de nouveau progressé durant l exercice sous revue. Les engagements envers la clientèle sous forme d épargne et de placements se sont accrus de 75,2 milliards de francs, passant à 601,7 milliards, du fait de la prise en compte de PostFinance (42,6 milliards) et d augmentations importantes principalement pour les grandes banques et les banques axées sur le marché intérieur. Les autres engagements envers la clientèle ont progressé de 58,4 milliards et atteint 1073,3 milliards, avec une évolution différente selon qu il s agit d engagements envers la clientèle domiciliée en Suisse ou à l étranger. Les engagements envers la clientèle domiciliée en Suisse se sont accrus de 82,6 milliards, dont 62,9 milliards du fait de la prise en compte de PostFinance. En revanche, les engagements envers la clientèle domiciliée à l étranger se sont repliés de 24,1 milliards pour s établir à 580,7 milliards, en raison de la baisse enregistrée dans la catégorie des banques en mains étrangères. En recul de 4,2 milliards, les engagements sous forme d obligations de caisse se sont chiffrés à 25,9 milliards. Stocks de titres dans les dépôts de la clientèle. Les stocks de titres dans les dépôts de la clientèle atteignaient 5167,4 milliards de francs fin 2013 (+6,7%). Cet accroissement est essentiellement dû à des hausses de cours boursiers. Le total des dépôts est toutefois resté en-dessous du pic atteint en 2007 (5402,3 milliards). Opérations fiduciaires. Poursuivant leur repli en 2013, les fonds fiduciaires ont fléchi de 17 milliards de francs et se sont établis à 120,7 milliards, soit à peu près au quart du pic enregistré en 2007. Effectif du personnel bancaire En milliers 1 140 120 100 80 60 40 20 0 dont en Suisse G 12.3 1981 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2013 1 Depuis 2000, les emplois à temps partiel, les apprentis et les stagiaires sont comptés après pondération en fonction du temps de travail (conversion en équivalents plein temps). Primes encaissées par les assurances privées G 12.4 En Suisse dans l assurance directe 60 En milliards de francs 50 40 30 20 10 0 Total 1990 1995 2000 2005 2010 2013 Vie Accidents et dommages MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 4 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
Emploi. Les effectifs des banques, hors personnel de PostFinance, ont reculé de 5185 unités ( 4%), passant à 123 718 équivalents plein temps. En Suisse, 2840 postes ont été supprimés ( 2,7%), dont 1955 par les grandes banques, ce qui ramène le total à 102 316 unités. A l étranger, le nombre de postes a reculé de 2345 ( 9,9%), pour s inscrire à 21 402 unités. Toutefois, la prise en compte de PostFinance (3419 équivalents plein temps en Suisse mais pas d effectifs à l étranger) donne une image quelque peu différente: les effectifs en Suisse ont progressé de 579 unités, pour s établir à 105 735 postes, et les effectifs globaux n ont fléchi que de 1767 unités. Personnel des institutions d assurance Seulement les collaborateurs travaillant en Suisse Total 40 000 Assureurs dommages 30 000 20 000 Assureurs vie 10 000 Réassureurs G 12.5 Le marché des assurances en 2013 Les compagnies d assurance-vie suisses ont encaissé en 2013 dans le domaine de l assurance-vie directe en Suisse des primes brutes de 32,2 milliards de francs (année précédente: 30,5;+5,5%) et elles ont calculé pour leurs engagements un capital de couverture à hauteur de 237,5 milliards (année précédente: 230,6; +3,0%). L assurance-vie collective a affiché une croissance de 7,9%, alors que les recettes de l assurance-vie individuelle (prévoyance privée libre ou liée) ont diminué de 1,3%. La forte croissance de l assurance collective de prévoyance professionnelle reflète le besoin de sécurité des petites et moyennes entreprises (PME) couvert par l assurance complète, dans le segment de prévoyance. La part de l assurance collective de prévoyance professionnelle dans l ensemble des affaires n a cessé de progresser depuis l introduction de la LPP en 1985 et a poursuivi sur cette lancée en 2013 (1985: 63%; 2010: 69%; 2012: 72%; 2013: 76%). 0 1996 2000 2005 2010 2013 Prestations des assurances, en 2013 TT 12.1 Versées en Suisse dans l assurance directe Branche d assurance en mio % Total 28 957 100 Vie 12 944 44,7 Maladie 6 938 24,0 Véhicules automobiles 3 805 5,3 Accidents 1 910 6,6 Responsabilité civile 741 2,6 Incendie 372 1,3 Autres 2 246 7,8 MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 5 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
Dans l assurance-vie individuelle, on observe, malgré l insécurité persistante sur les marchés des capitaux, un léger déplacement de l assurance-vie classique avec garantie des intérêts vers l assurance-vie liée à des parts de fonds de placement, dans laquelle l assureur ne garantit pas (ou seulement en partie) le capital et les intérêts à l échéance du contrat, mais offre à l assuré un droit de regard sur le choix et la gestion des placements. Les versements pour des cas d assurance dans l assurancevie ont progressé globalement de 7,8% en 2013 pour atteindre 29,5 milliards de francs. Cette hausse a été supportée entièrement par les affaires de l assurance collective de prévoyance professionnelle. Les primes encaissées par les compagnies suisses d assurance contre les dommages ont augmenté en 2013 de 1,8% et se sont montées à un total de 49,6 milliards de francs. Cette augmentation est à rapporter principalement aux affaires de réassurance. Dans les affaires suisses directes, les primes brutes encaissées par les assureurs ont atteint 25,2 milliards (année précédente: 24,8; +1,4%). Les moteurs de la croissance dans les affaires suisses directes ont été les adaptations de primes de l assurance-maladie et la hausse du parc de véhicules dans les branches «assurance responsabilité civile des véhicules à moteur et autres assurances pour véhicules à moteur». Les paiements effectués pour les sinistres dans les affaires suisses directes se sont montés en 2013 à 16 milliards de francs (année précédente: 15,8; +1,1%). Le niveau des réserves dans toutes les branches d assurance n a que très légèrement changé en 2013 et se situait à fin 2013 à 82,7 milliards de francs. Les placements de capitaux des assureurs-vie ont augmenté en 2013 de 10,2 milliards de francs (+3,4%) à 314,9 milliards. Les placements des assureurs contre les dommages ont aussi progressé (+5,2 milliards ou +3,8%), alors que ceux des réassureurs ont reculé de 5,2 milliards ( 6%). Dans l ensemble, les placements de capitaux des entreprises d assurance se montaient à 538,9 milliards à fin 2013, soit 10,2 milliards ou 1,9% de plus qu à fin 2012. Le 31 décembre 2013, 209 institutions privées d assurance ou de réassurance étaient soumises à la surveillance de la FIN- MA, à savoir 99 assureurs directs suisses et 48 étrangers, ainsi que 62 réassureurs suisses. En ce qui concerne les institutions d assurance pratiquant l assurance directe, elles se répartissent en 23 assureurs sur la vie (dont 4 sociétés étrangères), 21 assureurs-maladie (dont un étranger) et 103 assureurs dommages (dont 43 étrangers). MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 6 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
Glossaire Agrégats monétaires Agrégat monétaire M0. Billets en circulation et avoirs en comptes de virement détenus par les banques commerciales à la BNS. La monnaie centrale est également appelée agrégat monétaire M0 ou base monétaire. Agrégat monétaire M1. La BNS définit l agrégat monétaire M1 comme étant la somme du numéraire détenu par le public, des dépôts à vue détenus par les résidents dans les banques, ainsi que des dépôts en comptes d épargne et de dépôt destinés avant tout à des fins de paiements (comptes de transactions). Agrégat monétaire M2. La BNS définit l agrégat monétaire M2 comme étant la somme de l agrégat monétaire M1 et des dépôts d épargne. Les fonds de la prévoyance liée dans le cadre du 2 e pilier (prévoyance professionnelle) et du 3 e pilier (prévoyance constituée librement) de même que les comptes de transactions contenus dans M1 ne sont pas compris dans les dépôts d épargne. Agrégat monétaire M3. La BNS définit l agrégat monétaire M3 comme étant la somme de l agrégat monétaire M2 et des dépôts à terme (créanciers à terme et papiers monétaires). Avoirs en comptes de virement Avoirs à vue, non rémunérés, que les banques commerciales détiennent auprès de la banque centrale. Ces avoirs sont des moyens de paiement ayant cours légal. La demande d avoirs en comptes de virement découle d un double besoin des banques. Celles-ci doivent satisfaire aux exigences légales en matière de liquidités, mais aussi disposer d un volume suffisant de ces avoirs pour assurer le trafic des paiements sans numéraire entre elles (système SIC). La BNS contrôle l offre d avoirs en comptes de virement grâce aux instruments de politique monétaire dont elle dispose et gère ainsi les liquidités du système bancaire. Les avoirs en comptes de virement que les banques et institutions étrangères détiennent sur leurs comptes de virement à la BNS servent au trafic des paiements en francs. Banque centrale Autorité monétaire d un Etat. La banque centrale (institut d émission) est généralement investie du droit exclusif d émettre des billets de banque (monopole d émission des billets de banque), et elle conduit la politique monétaire d un pays. La BNS est la banque centrale suisse. Billets de banque en circulation Somme de tous les billets de banque émis par la banque centrale. Avec les avoirs en comptes de virement détenus par les banques commerciales suisses à la BNS, les billets de banque en circulation forment la monnaie centrale. Ils constituent des engagements de la banque centrale envers le public et figurent par conséquent au passif du bilan de la banque centrale. Cours de change Le cours de change exprime le rapport d échange entre deux monnaies, soit le prix d une monnaie en unités d une autre monnaie. Si le prix d une unité monétaire étrangère est exprimé en monnaie nationale, on parle de MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 7 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
cotation à l incertain (par exemple 0,91 CHF pour 1 USD); en revanche, si le prix d une unité monétaire nationale est exprimé en monnaie étrangère, on parle de cotation au certain (par exemple 1,12 USD pour 1CHF). La valeur extérieure d une monnaie correspond au cours de change dans le système de cotation au certain. En Suisse, on utilise généralement le système de cotation à l incertain. On parle de cours de change réel lorsque le cours de change est corrigé de l évolution des prix dans les pays concernés. On parle de cours effectif lorsque l on calcule le cours de change vis-à-vis d un panier de monnaies étrangères. Devises Créances portant sur des sommes d argent libellées en monnaies étrangères et payables à l étranger. Il s agit notamment d avoirs à vue et à terme ou de chèques libellés en monnaies étrangères. Libor, London Interbank Offered Rate Taux d intérêt que les principales banques internationales doivent verser pour des crédits à court terme non couverts. Chaque jour bancaire ouvrable, avant 11 h 00 (GMT), les banques concernées déclarent à la British Bankers Association le taux auquel elles pourraient obtenir, sur le marché interbancaire londonien, des crédits à court terme non couverts portant sur des montants usuels. Les quarts inférieur et supérieur des taux d intérêt déclarés ne sont pas pris en compte. La moyenne des taux restants constitue le Libor pour le jour concerné. Un Libor est fixé et publié pour diverses monnaies et durées. La BNS utilise comme taux de référence le Libor à trois mois en francs. Elle le gère indirectement, mettant ainsi en œuvre sa politique monétaire. Marché des capitaux Ensemble des opérations destinées en complément au marché monétaire à lever et à placer des fonds à moyen et à long terme. En règle générale, les fonds à moyen terme ont une durée d un à quatre ans, et les fonds à long terme, de cinq ans ou davantage. Il convient de distinguer le marché des actions, pour les fonds propres, et le marché des obligations ou des emprunts, pour les fonds étrangers, sur lequel les obligations sont émises et négociées. Marché monétaire Marché servant au recueil et au placement de fonds à court terme, soit de fonds dont la durée n excède pas un an (pour les placements à plus long terme, voir marché des capitaux). Des prêts sans couverture sont accordés sur le marché monétaire non gagé, tandis que des prêts avec couverture le sont sur le marché monétaire gagé (par exemple au moyen de pensions de titres). La BNS gère les liquidités sur le marché monétaire gagé en francs dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique monétaire. Les banques recourent au marché monétaire pour la redistribution des liquidités et pour l approvisionnement en liquidités. Les banques commerciales effectuent entre elles des opérations à court terme sur le marché monétaire interbancaire. Pensions de titres Dans une pension de titres, celui qui a besoin de liquidités l emprunteur vend des titres au prêteur et s engage simultanément à racheter, à une date ultérieure, une quantité équivalente de titres de même catégorie. Le taux des pensions de titres est le taux d intérêt auquel sont conclues de telles opérations. Les pensions de titres sont un important instrument de politique monétaire de la BNS, permettant à celle-ci de gérer les liqui- MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 8 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015
dités sur le marché monétaire. La BNS accepte uniquement des titres éligibles selon ses critères (garanties suffisantes). Les titres admis en garantie portent également le nom de «collateral». Valeur de la monnaie Valeur correspondant au pouvoir d achat d une monnaie, soit à la quantité de biens et services qu il est possible d acheter avec une unité monétaire. On distingue la valeur intérieure et la valeur extérieure de la monnaie. La valeur intérieure, ou pouvoir d achat à proprement parler, est inversement proportionnelle au niveau des prix: si le niveau des prix augmente, la quantité de biens et services qu il est possible d acheter avec une unité monétaire diminue, et augmente dans le cas contraire. Par conséquent, le niveau des prix et le pouvoir d achat de la monnaie évoluent toujours dans la direction opposée. La valeur extérieure de la monnaie désigne la quantité de monnaie étrangère qu il est possible d acheter avec une unité monétaire nationale. Elle correspond au cours de change selon la cotation au certain. MONNAIE, BANQUES, ASSURANCES 9 PANORAMA Office fédéral de la statistique, février 2015