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Transcription:

Pr Lahouari ABED Dr Lotfi BENBAHMED Dr Amir TOUAFEK Président Vice Président Vice Président CONSEIL NATIONAL DE DEONTOLOGIE MEDICALE CONSEIL NATIONAL DE L ORDRE DES PHARMACIENS LOT LES VERGERS VILLA 65 - VIEUX KOUBA ALGER TEL / FAX : 021 28 59 41 / 021 68 97 90 www.pharmacien-dz.org Enjeux et Perspectives de l environnement l Pharmaceutique en Algérie CIOPF Paris le 05. 11. 2008 1

LB Année Historique (Marché et Industrie Pharmaceutique) Événement 1990 Ouverture du marché pharmaceutique 1992 Publication du décret 92-284 relatif à l enregistrement des produits pharmaceutiques 2000 Volonté de régulation des importations par la suspension des enregistrements 2001 Arrêté du 23 septembre 2001 : Mise en place du prix de référence 2001 Apparition des premières mesures de suspension des agréments d importation.loi de finance 2001 2002 2003 2004 Volonté politique de promouvoir le médicament générique et Volonté politique de promouvoir la production nationale Publication d une liste de 120 produits interdits à l importation et Instruction ministérielle pour la généralisation du médicament générique Premières orientations officielles vers une libéralisation du secteur sous injonction politique des plus hautes autorités du Pays. 2005 Ratification de l Accord avec l union européenne (1.9.2005) 2005 Mises en conformité sectorielles en perspective de l Adhésion à l OMC Arrêté du 29.12.2005 : Mise en place du prix de référence 2005 Libéralisation de l octroi des agréments d importation 2005 Ouverture du Marché hospitalier 2005 Publication du nouveau cahier de charge à l importation (6.6.2005) 2008 Engagement opposable aux Importateurs pour le respect d un Ratio de 45 % en Génériques Projet Arrêté fixant la liste des tarifs de référence Projet Décret fixant les marges plafonds Amendement de la Loi 85-05 portant création de l Agence du Médicament 2

LB Institution créé éée e par la loi (90-17) et le décret d exécutif 92.276 portant code de déontologie d médicale Partenaire naturel des pouvoirs publics Législature 2006 2010, élections organisées par le ministère de la Santé ( MSPRH) Membre élus Elections régionales r et nationales Corps électoral représente l ensemble des catégories d exercice d ( Officinaux, hospitaliers, industriels, biologistes, hospitalo- universitaires, distributeurs Rôle disciplinaire Les décisions d sont exécutoires par les Autorités administratives compétentes. Rôle consultatif en matière réglementaire Rôle dans l agrément des activités pharmaceutiques Légitimité Représentativité Missions 3

LB Disponibilité Accessibilité Qualité Marché administré et régulr gulé Production Distribution : Importation répartition Officine Prix Enregistrement et SMR Médicament génériqueg Remboursement Tarifs de référencesr rences Marges bénéficiairesb Dossier d enregistrement d Sourcing Bioéquivalence Projet de loi portant création de l agence l nationale des produits pharmaceutiques Contrefaçon 4

AT Disponibilité La disponibilité est un enjeu majeur en terme de santé publique. L histoire singulière de notre marché pharmaceutique et sa dépendance à l égard des importations, le rôle régulateur des acteurs institutionnels en charge du médicament, m la responsabilité des opérateurs pharmaceutiques agissant dans un cadre réglementr glementé au sein duquel le pharmacien demeure le premier responsable doivent concourir chacun à son niveau à assurer la permanence des soins pharmaceutiques. L origine des problématiques liées à la disponibilité du médicament m sont d origine structurelles et/ou spéculatives culatives. 5

AT Disponibilité Marché administré et régulr gulé Ministère de la Santé responsable de la régulationr du marché a travers l enregistrement des médicamentsm Inexistence d outil statistique centralisé permettant l él évaluation, l'anticipation et l analyse l des besoins. Instabilité réglementaire Problématique d anticipation d et de régulation des besoins liée à la croissance importante du marché soutenue par une politique de généralisation du tiers payant 6

AT Etat des lieux ( 1999 2008) Médicaments, consommables, réactifs 20 Projets ont aboutis au lancement d une d activité effective de fabrication 31 Projets sont à un stade avancé de réalisationr 22 Projets initialement de Production ont évolué vers une activité d importation 11 Projets ont été initiés s ces 12 derniers mois 54 Projets d unitd unité de production sont restés s sans suite 7

AT Etat des lieux ( 1999 2008) Médicaments, consommables, réactifsr 81 Opérateurs ont le statut de Fabricants dont dont 18 sont importateurs de produits finis et seulement 14 ne font que de la fabrication. 23 Opérateurs ont le statut de Conditionneurs 138 Op Opérateurs ont des projets de fabrication déclarés s aux autorités dont 11 se sont d abord d lancés s dans des activités s d importation. d 8

AT Disponibilité Production nationale La production nationale pourrait constituer une alternative majeure pour une meilleure disponibilité d un produit pharmaceutique national. Cependant cette jeune industrie est soumise à des problématiques liées à la maitrise des process de fabrication, à l absence de savoir faire en matière de développement d pharmaceutique, à un environnement économique contraignant et au manque de stratégie industrielle intégr grée. 9

AT Disponibilité Production nationale Maitrise des process de fabrication Absence de savoir faire en matière de développement d pharmaceutique Environnement économique contraignant Manque de stratégie industrielle intégr grée e et concertée. e. 10

AT Disponibilité Production nationale L absence de vocation industrielle de certaines entreprises pharmaceutiques initialement importatrices de produits manufacturés et ayant répondues r à une obligation de produire localement : Incapacité des industriels locaux a évoluer vers une maîtrise intégr grée e du process industriel de fabrication et évoluer des phases de conditionnement à des phases de fabrication proprement dîtes d seules a même de garantir une rentabilité suffisante et donc un amortissement des investissements consentis. L absence de capacités s de développement technique et technologique, d une expertise réglementaire r et juridique spécifique et d une d capacité de négociation n internationale. 11

LB Protectionnisme Le rétablissement de l'obligation d'investir en Algérie pour les opérateurs et laboratoires étrangers désireux de distribuer leurs produits en Algérie ainsi que le rétablissement de l'interdiction d'importer les médicaments fabriqués localement. Sources : Communiqué du Gouvernement Algérien du 21.10.2008 12

LB Disponibilité Nombre IMPORTATEURS GROSSISTES DISTRIBUTEURS OFFICINES 112 495 7.000* (*) Dont : 956 agences Endimed 225 officines ouvertes ( sur 38 wilayas ) dans le cadre de l application l de la circulaire n 5 5 du 15 Novembre 2005 relative à la couverture des zones enclavées es 13

LB Distribution Disponibilité L ouverture du marché de la distribution,à, travers la démonopolisation d de l importation et de la répartitionr partition,, a permis la création de près s de 700 entreprises pharmaceutiques,, couvrant l ensemble l des gammes thérapeutiques et assurant leur disponibilité sur tout le territoire national. Cependant l essor l de ce secteur, peu encadré et insuffisamment règlementr glementé, a été accompagné par l apparition de phénom nomènes nes spéculatifs culatifs, préjudiciables à la disponibilité continue des produits pharmaceutiques Aussi, sa marginalisation par les pouvoirs publics notamment à travers un nouveau dispositif de marges inadapté risque d exacerber d les problématiques de disponibilité. La distribution constitue un vecteur essentiel d une politique de soins pharmaceutiques et un élément important du développement de notre production locale. 14

LB Importation Disponibilité Les opérateurs importateurs sont responsables en terme de disponibilité pharmaceutique conformément ment aux dispositions du cahier des charges définissant d leur programme d importationd Les fournisseurs internationaux qui alimentent le marché national a travers l importation de produits destinés à la revente en l él état doivent s engager s et répondre à la territorialité de la responsabilité pharmaceutique y compris en matière de disponibilité du produit. La responsabilité technique de cette activité est du ressort exclusif du pharmacien directeur technique. L environnement économique dans lequel l importation l évolue a un impact sur les problématiques de disponibilité et en particulier par la dévaluation continue de la monnaie nationale par rapport à l Euro en privant les opérateurs d un d financement stable avec pour conséquence directe une rupture de la chaîne d approvisionnement. d 15

LB Répartition Disponibilité Les grossistes répartiteurs, r au nombre de 500 assurent la disponibilité des produits pharmaceutiques issus de l importation l et de la production locale à travers l ensemble du territoire national en approvisionnant les pharmacies d officine. d Absence de statut clairement identifié et définitd Situation de déprofessionnalisation d accrue due au non respect de la réglementation concernant le rôle et l implication l effective du pharmacien directeur technique dans la gestion de l entreprise. l Pratiques commerciales illégales, contraires aux règles r déontologiques d et aux règles r commerciales ayant des conséquences préjudiciables en matière de disponibilité ( rétention r de produits, vente concomitante, ruptures organisées es.) Insuffisance de la marge commerciale octroyée e au grossiste répartiteur r et nécessaire au financement des moyens logistiques indispensables à l approvisionnement continu des officines pharmaceutiques 16

LB Disponibilité Officines Maillon indispensable et final de la chaîne de dispensation et de mise à disposition du médicament m aux populations Avec plus de 7000 pharmacies, les pharmaciens d officine d assurent grâce à leur répartition r géographique g une disponibilité et une couverture pharmaceutique de l ensemble l du territoire national. Le non respect de la loi sur la répartition r géographique g dans certains centres urbains entraine une précarit carité économique et financière préjudiciable à la disponibilité de l ensemble l des médicaments m au sein de l officine. l Les phénom nomènes nes de rupture et les pratiques spéculatives ont une incidence directe sur la qualité de la gestion de stocks des pharmaciens d officine d ( Surstocks, Stocks morts..) 17

LB Accessibilité Tarif de Référence R : Mis en place en juillet 2001, liste publiée e en janvier 2006 (arrêté du 29-12 12-2005) Mis en application le 16 avril 2006 Déterminé par le Comité de remboursement du médicament m (arrêté du 16-08-2003) 116 DCI concernées es sur un total de 1073 DCI remboursables (2006) Mise à jour semestrielle Déterminé pour une DCI au même dosage et à la même forme pharmaceutique dès d s que trois génériques g du princeps remboursé sont commercialisés s et remboursés s sur la base du prix le plus bas du marché,ou,ou, à défaut, des prix des médicaments m existant sur le marché à partir des paramètres suivants le niveau important en volume des médicaments m et montant de remboursement du médicament m, toutes marques confondues Le taux de pénétration p des produits les moins coûteux et les génériques g malgré leur importance en nombre et quantité sur le marché national.. 18

LB Accessibilité La liste des tarifs de référence r rence n a n a pas évolué de manière significative : 10,40 2003 9,41 2005 1200 1000 971 1073 Progression de la liste des médicaments remboursables de 10,50% en 2005 (102 DCI) 800 600 600 Remboursés T.R. 400 200 0 101 116 2003 2005 OMS Liste des médicaments essentiels OMS 19

LB Le tarif de référencer rence Accessibilité Projet d arrêtd arrêté 2008 : Elargissement de 116 DCI a 304 DCI Introduction de la notion de tarif de référence r rence par classe thérapeutique : Absence de base juridique et réglementairer permettant une substitution par le pharmacien dans la classe thérapeutique Effet prévisible d un d déremboursement d partiel dont l impact l sera à la charge du malade. Impact négatif n sur la chaîne de valeur du médicament m dont la conséquence sera une fragilisation du circuit de mise à disposition du produit pharmaceutique. «Nécessité de corréler politique d enregistrement d et politique de remboursement» 20

AT Qualité Dossier d enregistrementd La qualité du produit passe obligatoirement par la qualité du dossier d enregistrement. L enregistrement avec le contrôle est le principal outil des pouvoirs publics pour assurer un accès des populations à un traitement de qualité. L Autorisation de mise sur le marché délivrée e par l autorité sanitaire engage sa responsabilité autant que celle du fabricant. Nous assistons à un changement progressif mais constant des sources historiques d approvisionnement d ( Europe) au profit de pays émergents (Asie, Inde) fournisseurs de matière bon marché mais de qualité inconstante. 21

AT Qualité Le Laboratoire de contrôle Le laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques est un établissement public à caractère re administratif, doté de la personnalité morale et l autonomie l financière, placé sous la tutelle du Ministère chargé de la Santé. L organisation du Laboratoire National de contrôle des Produits Pharmaceutiques proposée e est guidée e par le souci de l adaptation l de cette activité à la politique Nationale de la Santé,, activité qui apporte une pièce essentielle à l édifice pharmaceutique National. Les objectifs principaux qui lui sont assignés s sont ceux de contrôle et d expertise des produits pharmaceutiques et l assurance l qualité. Cette organisation s appuie s sur le principe des répartitions r fonctionnelles, et responsables des différentes fonctions qui constituent le Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques. 22

AT Qualité Le Laboratoire de Contrôle Sur le plan technico-administratif : Les Affaires réglementaires r L évaluation de la qualité L assurance qualité et litiges La documentation et informations pharmaceutiques sur le plan technique Le contrôle chimique chargé des principes actifs des médicamentsm Le contrôle chimique chargé des produits finis (médicaments) Le contrôle microbiologique (médicaments et dispositifs médicaux) m Le contrôle immunologique (médicaments) Le contrôle pharmacotoxicologique (médicaments et dispositifs médicaux) Le contrôle pharmacotechnique (médicaments) Les essais de bioéquivalence (médicaments génériques) g Le contrôle physique (dispositifs médicaux) m 23

AT Qualité Le Laboratoire de Contrôle Le Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques a pour mission le contrôle de la qualité et l expertise l des produits pharmaceutiques qui comprennent les médicaments, m les réactifs r biologiques, les dispositifs médicaux. Dans le cadre de sa mission généraleg : Etude des dossiers scientifiques et techniques de références r rences des produits Pharmaceutiques soumis à l enregistrement Elaboration des méthodes m et des techniques de références r rences à l échelle nationale Tenue des substances étalons et produits de référence r rence à l échelle nationale Tenue et la mise à jour d une d banque de données techniques relatives aux Normes et aux méthodes m de prélèvements, d éd échantillonnage et de contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques Surveillance de l innocuitl innocuité,, de l efficacitl efficacité et de la qualité des produits Pharmaceutiques commercialisés Recherche technique et scientifique liée e a son objet Réalisation de toute étude en rapport avec sa mission 24

AT Qualité Le Laboratoire de Contrôle Pays année Objectifs France 1 ère signée en 1996 Accord de coopération reposant sur la formation Espagne Signée en 1997 Accord de coopération Chine Signée en 1997 Accord de coopération reposant sur la formation Jordanie Signée en 1997 Accord de coopération reposant sur la formation Cuba 1 ère signée en 1997 Accord de coopération reposant sur la formation Egypte Signée en 1998 Coopération reposant sur une assistance technique Serbie Signée en 2001 Accord de coopération France 2éme signée en 2003 Accord de coopération reposant sur la formation Cuba 2 ème signée en 2005 Accord de coopération reposant sur la formation Portugal Signée en 2006 Accord de coopération 25

AT Qualité BIOEQUIVALENCE ( Etat des lieux) Élaboration de textes régissant r la conduite des essais cliniques Évaluation des études de bioéquivalence à l enregistrement Création d un d service d essais d de bioéquivalence au sein du Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques qui est lié à des structures médicales spécialis cialisées chargées de l l investigation clinique. Cependant comme il a été procédé pour les laboratoires de contrôle qualité existants dans l ensemble l des structures industrielles grâce au concours du LNCPP, il est indispensable de permettre aux opérateurs privés s la création de sociétés s de prestations mises sous la responsabilité d un pharmacien directeur technique qui auront pour objet la mise en place d études de bioéquivalence ( Clinical Research Organisation CRO) 26

AT Qualité Loi portant création de l agence l du médicamentm Il aurait été du ressort et de la vocation de la loi de prévoir la nature des Relations qui vont prévaloir entre la future Agence du médicament m et les Structures décentralisd centraliséeses qui sont maintenues dans leurs fonctionnement et positionnement actuels (LNCPP, ANS, CNPVM.) Mise sous tutelle? Conflit de compétence? Cumul des prérogatives rogatives? Cette loi ne consacre pas l indl indépendance des commissions. La voie réglementairer pourrait prévoir l organisation l et le fonctionnement de ces commissions mais il est indispensable que la loi assure une indépendance en terme d enregistrement, d d homologation, d de contrôle de l information médicale m et de détermination d des prix à la production et à l importation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux. m 27

LA Conclusion Le marché du médicament m a triplé en quelques années L industrie pharmaceutique s est s considérablement développd veloppée Le nombre de pharmaciens formés s par promotion a quadruplé avec l ouverture de nouvelles Universités s et l augmentation l des effectifs. Et pourtant,le, pharmacien n a a jamais été aussi marginalisé. La pharmacie d officine d est menacée e par des tentatives de déprofessionnalisation et, est appauvrie par des marges bénéficiaires b quasi insoutenables. 28

LA Conclusion Le nombre de dirigeants d entreprises PHARMACIENS dans la distribution et l industrie l est paradoxalement moins important qu il ne l était à l époque du monopole d éd état. L absence de statut pour le pharmacien hospitalier et sa marginalisation dans le secteur public, ont fait que de nombreuses structures sanitaires sont dépourvues d de pharmacien. La biologie médicale m, se retrouve pratiquée e illégalement, en toute impunité par de nombreuses structures publiques et privées en violation flagrante de la réglementation. r Il y a moins de pharmaciens inspecteurs en exercice qu il y a 30 ans. C est pourquoi, plus que jamais, l Ordre l des pharmaciens, mettra en exergue la responsabilité pharmaceutique en proposant l instauration de bonnes pratiques professionnelles, pour toutes les catégories d exercice, seules à même d asseoir d le rôle du pharmacien dans le système national de santé et par làl même préserver la santé de nos concitoyens; 29