LE CERTIFICAT ELECTRONIQUE



Documents pareils
I.1. Chiffrement I.1.1 Chiffrement symétrique I.1.2 Chiffrement asymétrique I.2 La signature numérique I.2.1 Les fonctions de hachage I.2.

MEMENTO Version

LE SUPPLEMENT AU DIPLOME

Cryptologie. Algorithmes à clé publique. Jean-Marc Robert. Génie logiciel et des TI

Signature électronique. Romain Kolb 31/10/2008

Certificats X509 & Infrastructure de Gestion de Clés. Claude Gross CNRS/UREC

Mieux comprendre les certificats SSL THAWTE EST L UN DES PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE CERTIFICATS SSL DANS LE MONDE

REGLES DE CERTIFICATION MARQUE NF DENTAIRE PARTIE 3 OBTENTION DE LA CERTIFICATION

REGLEMENT DE LA CONSULTATION (RC)

Marché public de services REGLEMENT DE CONSULTATION

Politique de Référencement Intersectorielle de Sécurité (PRIS)

Mardi 09 juin 2015 avant 17 h 30

REGLES D ATTRIBUTION ET DE SUIVI DE LA CERTIFICATION AMIANTE 1552

ARRANGEMENT EN VUE DE LA RECONNAISSANCE MUTUELLE DES QUALIFICATIONS PROFESSIONNELLES ENTRE LE BARREAU DU QUÉBEC LE CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX

REGLEMENT DE LA CONSULTATION N Du 24 mai Centre International d Etudes Pédagogiques 1, Avenue Léon Journault Sèvres cedex

Pré qualification Mission de Contrôle

2Exemplaire à conserver par le destinataire

Ordonnance sur les services de certification électronique

Date : 16 novembre 2011 Version : 1. 2 Nombre de pages : 13

Téléprocédure pour les Vins sans indication géographique avec mention de cépage et/ou de millésime (VSIG cépage / millésime) Manuel utilisateur

CHARTE des RELATIONS. entre. les PARTENAIRES. La BANQUE ALIMENTAIRE. BEARN et SOULE

FICHE EXPLICATIVE Système de management de l Énergie (SMÉ)

Guide d'initiation aux. certificats SSL. Faire le bon choix parmi les options qui s'offrent à vous en matière de sécurité en ligne. Document technique

Commune de QUINT FONSEGRIVES 31130

NOGENT PERCHE HABITAT Office Public de l Habitat

MARCHE OBJETS PUBLICITAIRES DE LA VILLE DE BRAS-PANON

MARCHE DES ASSURANCES DE LA COMMUNE DE VOURLES

AIDES FORMATION / ACCES A LA QUALIFICATION. Région Département Local

Solution de facturation électronique Signée

Règlement de la Consultation

LA SIGNATURE ELECTRONIQUE

F-Montélimar: Services d'architecture, d'ingénierie et de planification 2010/S AVIS DE CONCOURS

LES ENJEUX JURIDIQUES ET TECHNIQUES DE LA DÉMATÉRIALISATION DES MARCHÉS PUBLICS

Travaux de nettoyage des bâtiments intercommunaux Marché public n

Pré qualification d entreprises de Génie Civil

REPERTOIRE PROFESSIONNEL DES CONSULTANTS FORMATEURS INDEPENDANTS

Modalités de transmission du pli par voie électronique

Objet de la consultation

Notice UTILISATION DE SOURCES RADIOACTIVES (domaine non médical)

ECVET GUIDE POUR LA MOBILITÉ

Mise en œuvre de la radioprotection dans les entreprises: Certification d'entreprise et formation du personnel.

La sécurité des Réseaux Partie 7 PKI

La facture dématérialisée mes premiers pas...

ASSURANCE MALADIE OBLIGATOIRE DE BASE

Décret n du 19 août 2013

DEMANDE SIMPLIFIEE DE PRET AU SECTEUR PUBLIC LOCAL Enveloppe «Financement de long terme des territoires»

RÉGLEMENT DE CONSULTATION (R.C.) TRAVAUX D'ASSAINISSEMENT PROGRAMME 2013 (2 è m e tranche)

REGLES DE CERTIFICATION MARQUE NF REACTION AU FEU MANCHONS ET PLAQUES D ISOLATION THERMIQUE EN ELASTOMERE EXPANSE PARTIE 4

Experts de Bologne /////////// Guide pratique. pour la mise en place du Supplément au diplôme. 2e 2f.fr

COMITE DEPARTEMENTAL DU TOURISME DES PYRENEES ORIENTALES

Chapitre Ier : Qualifications.

Vous souhaitez signer une convention délégation de paiement avec la Mutuelle Myriade?

REGLEMENT DE CONSULTATION

FORMULAIRE DE DEMANDE DE LICENCE D AGENCE DE VOYAGES

Marché Public de Fournitures Courantes et Services. Date et heure limite de remise des offres : Vendredi 9 janvier 2015 à 12h00

Premier arrêt de la Cour de Cassation sur la preuve électronique Cour de Cassation, Civ. 2, 4 décembre 2008 (pourvoi n )

Appel d offres pour la mise en place de cursus intégrés franco-allemands binationaux et trinationaux à compter de l année universitaire

MARCHE PUBLIC DE TRAVAUX REGLEMENT DE CONSULTATION. R.C. n ENSAG/2014/2 CENTRALES DE TRAITEMENT D AIR

QUESTIONS/REPONSES SUR LE STATUT D'EXPORTATEUR AGREE DGDDI Bureau E1- septembre 2011 Statut d'exportateur agréé (EA)

Le rôle du cachet postal

Le certificat individuel (Produits phytosanitaires)

MARCHES PUBLICS DE FOURNITURES COURANTES ET SERVICES

Règlement de la Consultation

Faire réaliser des travaux chez soi. Ce qu il faut savoir pour préparer, suivre et faire aboutir des travaux dans votre logement

Agrément des hébergeurs de données de santé. 1 Questions fréquentes

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS PROTECTION SOCIALE

MARCHÉ PRESTATIONS N P REGLEMENT DE LA CONSULTATION

Contrat-cadre de protection sociale. Réponses aux questions les plus fréquentes

Cours 14. Crypto. 2004, Marc-André Léger

AGROCAMPUS OUEST ACTE D ENGAGEMENT DU LOT N 2

RÉFÉRENTIEL GÉNÉRAL DE SÉCURITÉ

2 - REGLEMENT DE LA CONSULTATION

Règlement de la Consultation

Certificat d urbanisme

Règlement de la Consultation N MR

FONDS DE SOUTIEN À L INNOVATION. Règlement du Programme d Appui à l Innovation et au Développement Technologique PTR - Appel à projet ouvert -

Dossier d inscription Cycle MASTER Année universitaire Pour étudiants français et étrangers MASTER SCIENCES ET TECHNOLOGIES

La SuisseID, pas à pas

Fourniture de matériels pour la plomberie et le chauffage

Arrêté du XXXX. relatif au contenu et aux modalités de réalisation d un audit énergétique NOR :

QUESTIONNAIRE ASSURANCE RESPONSABILITE CIVILE PROFESSIONNELLE ET DECENNALE DES ARCHITECTES, MAITRES D ŒUVRE, BET ET INGENIEURS CONSEILS.

GUIDE DE LA SIGNATURE ÉLECTRONIQUE

MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE ARDECHE DROME LOIRE. 29, rue Frédéric Chopin VALENCE. Objet de la consultation :

Autorité de Certification OTU

Attention, la visite du site est obligatoire L absence de remise d un certificat de visite entraînera la non-conformité de l offre remise

Certificats (électroniques) : Pourquoi? Comment? CA CNRS-Test et CNRS

Règlement de la Consultation

MISE EN PLACE D UNE DEMARCHE CQP / CQPI AU SEIN D UNE BRANCHE

Vous souhaitez signer une convention délégation de paiement avec la Mutuelle Myriade?

ACCRE L AIDE A LA CREATION D ENTREPRISE

conférence de la haye de droit international privé L ABC de l Apostille Garantir la reconnaissance de vos actes publics à l étranger

CONVENTION DE STAGE-TYPE

Cahier des Clauses Particulières Valant Acte d Engagement CCP/AE

Règlement de la Consultation

GUIDE sur le bon usage

CAHIER DES CHARGES. Le présent cahier des charges comporte 8 pages numérotées de 1 à 8 CHAMBRE RÉGIONALE DE MÉTIERS ET DE L ARTISANAT DE CORSE

GEFI Notice utilisateurs Modules : WEBCOR et WEBDOC

TRANSPORT EN AMBULANCE VSL - TAXI. Marché à procédure adaptée. Dossier S REGLEMENT DE LA CONSULTATION

N 57 SÉNAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE PROJET DE LOI MODIFIÉ PAR LE SÉNAT. modifiant le statut de VOrdre

REGLEMENT DE CONSULTATION

Transcription:

LE CERTIFICAT ELECTRONIQUE Sources :

Le certificat d'identité numérique Enjeux majeurs depuis l Antiquité, (César décalait les lettres de l alphabet pour assurer la confidentialité de ses messages), le besoin de sécuriser les échanges est à l origine du certificat d'identité numérique actuel. En 1976, Diffie et Hellman, introduisent le principe du chiffrement à clé asymétrique. L utilisateur possède une clé publique connue de tous et une clé privée que le propriétaire est seul à connaître. Ce principe a été développé par la société RSA (Rivest, Shamir, Adelman) dès 1976. Leurs travaux sont devenus publics en septembre 2000. Le principe du chiffrement à clé asymétrique constitue la technologie de base des certificats de signatures électroniques actuels. Depuis 1996, la norme standard pour les certificats est X509 V3. Ces normes et ces principes sont repris dans la directive européenne du 13 décembre 1999 relative au cadre communautaire de la signature électronique. Aujourd hui, il existe différents vocables possibles pour le certificat de signature électronique. Les plus usités sont : Certificat numérique Certificat électronique Certificat de signature électronique Certificat d'identité numérique Certificat numérique d'identité Certificat électronique de signature

Le certificat numérique c'est quoi? Le certificat est un cachet électronique qui permet de vérifier l'authenticité d'un document et de savoir de manière formelle qui en est le signataire. Imaginé dans l'antiquité, le sceau tient lieu de signature et atteste de la véracité d'un acte. Vers la Renaissance (XVIe siècle), l'écriture s'étant vulgarisée, les signatures autographes firent peu à peu abandonner les sceaux. Aujourd'hui, le transport de documents sur des réseaux ouverts (internet) nous fait revenir aux origines, mais d'une manière électronique. Le cachet de cire est le résultat d'un procédé technique qui met en oeuvre une empreinte en métal (détenue par le signataire qui la conserve précieusement) apposée sur de la cire chaude. Une fois refroidie le cachet obtenu par ce procédé atteste du signataire et protège le document. Type Sceau Cachet Intégrité Reconnaissance du signataire Papier Morceau de métal gardé précieusement par le signataire Cire reproduisant l empreinte du morceau de métal Visuel, le cachet n est pas rompu Comparer le cachet, avec un cachet détenu par le garde des sceaux Electronique Clé privée gardée précieusement par le signataire Fichier informatique comprenant la clé publique et le condensé du document électronique signé par la clé privée. Correspondance du condensé transmis avec le condensé calculé localement Vérification de la validité du cachet auprès de l Autorité de Certification

Le certificat à quoi ça sert? Le certificat est principalement utilisé pour signer électroniquement des documents. Il fonctionne avec un outil de signature électronique. La signature électronique permet : D authentifier vos échanges sur le net. De garantir de manière fiable l'origine des documents et des informations transmises. De garantir l intégrité des informations et documents transmis. L'usage du certificat de signature électronique permet de vérifier si les informations n'ont pas été altérées. D assurer la non répudiation. Le signataire d un document ne peut nier être l auteur de la signature sensée restée sous son contrôle exclusif De garantir la confidentialité grâce au chiffrement. L'expéditeur a l'assurance que seul le destinataire pourra consulter les informations.

Le certificat numérique et le droit La signature électronique a aujourd hui la même valeur juridique que la signature manuscrite dans la mesure où elle répond à un certain nombre de conditions. Le droit européen : C est la directive européenne n 1999/93/CE du 13/12/99 sur les signatures électroniques qui a consacré la reconnaissance légale de la signature électronique. Cette directive est aujourd hui transposée en droit français. (http://admi.net/eur/loi/index.phtml?year=1999&type=l) Le droit français : La signature électronique a une valeur légale en France depuis la loi du 13 mars 2000. Cette loi a été complétée par plusieurs décrets et arrêtés qui précisent les conditions d applications, à savoir : le décret du 30 mars 2001 le décret du 18 avril 2002 l arrêté du 26 juillet 2004 (en remplacement de l arrêté du 31 mai 2002 abrogé) la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l économie numérique. 1) La loi n 2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l information et relative à la signature électronique Cette loi qui est venue compléter le Code Civil : apporte une définition de la signature en général reconnaît la validité juridique de la signature électronique au même titre que la signature manuscrite et instaure une présomption de fiabilité dans des conditions posées par le Code Civil : pouvoir identifier la personne dont émane l écrit électronique au moyen d un procédé fiable l écrit électronique est créé et conservé dans des conditions de nature à en garantir l intégrité utiliser un procédé fiable garantissant le lien de la signature électronique avec l acte auquel elle s attache. La démonstration de fiabilité du procédé de signature électronique est à la charge du signataire. (http://www.legifrance.gouv.fr/waspad/untextedejorf?numjo=jusx9900020l)

2) Le décret n 2001-272 du 30 mars 2001 pris pour l application de l article 1316-4 du Code Civil et relatif à la signature électronique Ce décret est un texte technique ; il distingue la signature électronique de la signature électronique sécurisée : la signature électronique est celle qui respecte les conditions posées par le Code Civil la signature électronique sécurisée est celle qui répond, en sus des conditions posées par le Code Civil, aux exigences du décret. La signature électronique sécurisée est celle présumée fiable, ce qui inverse la charge de preuve de fiabilité de la signature au moment d un litige devant le juge. Le décret définit ces exigences qui portent : sur les matériels et logiciels utilisés pour créer la signature électronique sécurisée qui devront être certifiés par l Administration (dispositif sécurisé de création de signature électronique) sur le contenu et la qualité des certificats électroniques délivrés par les prestataires de services de certification (utilisation d un certificat électronique qualifié) Ce décret précise également le cadre dans lequel s exerce l activité de ces prestataires qui pourront librement exercer leur activité. Dès lors qu ils répondent à toutes les exigences énoncées, ces prestataires peuvent demander à être reconnus comme qualifiés, ce qui vaut présomption de conformité aux exigences du décret. (http://www.legifrance.gouv.fr/waspad/untextedejorf?numjo=jusc0120141d) 3) Le décret n 2002-535 du 18 avril 2002 relatif à l évaluation et à la certification de la sécurité offerte par les produits et les systèmes des technologies de l information Ce décret institue une procédure volontaire de l évaluation et de la certification des produits et des systèmes des technologies de l information, ce qui inclut les dispositifs de création de signature électronique. Cette procédure s appuie : sur des centres d évaluation, eux-mêmes agréés, qui effectuent des contrôles et des tests et rendent compte des résultats obtenus via un rapport d évaluation sur la Direction Centrale de la Sécurité et des Systèmes d Information (DCSSI) qui élabore un rapport de certification proposé au Premier Ministre. La certification est délivrée par le Premier Ministre. (http://www.legifrance.gouv.fr/waspad/untextedejorf?numjo=prmx0100183d)

4) Arrêté du 26 juillet 2004 relatif à la reconnaissance de la qualification des prestataires de services de certification électronique et à l accréditation des organismes qui procèdent à leur évaluation Cet arrêté complète le décret de 2002 et précise l organisme chargé d accréditer les organismes d évaluation des prestataires de services de certification, à savoir le COFRAC (Comité Français d Accréditation) ainsi que le référentiel à prendre en compte. Le COFRAC prend une décision motivée transmise au demandeur ainsi qu à la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d Information (DCSSI). L accréditation est délivrée pour une durée qui ne peut excéder 5 ans. Cet arrêté précise également les conditions de demande d évaluation par les prestataires de services de certification. Lorsque l organisme accrédité reconnaît la qualification d un prestataire de services de certification, il délivre une attestation décrivant les activités du prestataire couvertes par la qualification ainsi que sa durée qui ne peut excéder trois ans. Une copie de cette attestation est transmise à la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d Information (DCSSI). (http://www.legifrance.gouv.fr/waspad/untextedejorf?numjo=indi0403348a) Pour plus d'informations consulter le site légifrance : http://www.legifrance.gouv.fr