PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL



Documents pareils
RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

DÉCLARATION SUR LES PROBLEMES ET ENJEUX FONCIERS EN AFRIQUE

VACANCY ANNOUNCEMENT: ADMINISTRATEUR DE PROGRAMME (EVAL-HEALTH)- NO.VA/NPCA/11/23

Groupe de la Banque africaine de développement. ALLOCUTION D OUVERTURE DE M. OMAR KABBAJ Président du Groupe de la Banque africaine de développement

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

demain Aujourd hui ACDIC A. PRESENTATION DE L ACDIC B. 10 ANS D ACTIONS. Des actes concrets, des effets, des impacts C. DES ACQUIS ET ATOUTS CERTAINS

8 e rencontre du comité Ad Hoc Genre de la COMIFAC

"LE PARCOURS" L EXPERIENCE DE LA FONGS EN MATIERE DE FORMATION :

Conférence régionale du Forum d Action pour la gouvernance Locale en Afrique Francophone

Etre societaire, pour vivre la banque autrement.

Alliance Globale pour la Résilience AGIR Sahel et Afrique de l Ouest

Protocole d Accord de Coopération. Entre. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)

Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds. Termes de référence


La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

Expert International en Gestion des ressources en eau Coresponsable - Maroc

NATIONS UNIES COMMISSION ECONOMIQUE POUR L AFRIQUE Bureau Sous-Régional pour l Afrique Centrale

INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU

CONSEIL DE COORDIN AT I O N DU PROGRAM M E DE L ONUSID A

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève ***

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 10 mai mutuelles créent le groupe Istya, premier groupe mutualiste français de protection sociale complémentaire

Observations sur l avant-projet de loi, Loi sur l aménagement durable du territoire et l urbanisme

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

Rapport final IGF-AC, edition 2013, Kinshasa

SÉMINAIRE CONCLUSIONS

Statuts de l Association des communes fribourgeoises*

Exemples de projets financés par l Union européenne et les Etats membres dans le cadre du Partenariat UE-Afrique sur le coton

Réunion d experts Financement du développement en Afrique du Nord Rabat, Maroc, octobre 2010

Le mouvement coopératif et mutualiste: un réseau d entreprises et un mouvement ouvert aux autres

Présenté par Jean Claude Ngbwa, Secrétaire Général de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009

Juillet Réponse de la MGEN et de la MS Consultation sur la gouvernance d entreprise 1

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE

Forum Pan-Africain des Secrétaires Généraux de Gouvernements

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication

PAYS INVITE D'HONNEUR :LA FRANCE

TITRE: CENTRE PANAFRICAIN D INTERPRETARIAT ET DE TRADUCTION

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

Charte. pour. de la coopération décentralisée. le développement durable

PRIORITÉS POUR LE BUDGET FÉDÉRAL DE 2012

LA REFORME DU SECTEUR DE LA SECURITE

STATUTS DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES

Cas de la Plateforme du Niger

P RO - enfance. Plateforme Romande pour l accueil de l enfance

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

Statuts Association Ethno-médias Suisse

TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS

3 ème année. Cet appel à proposition s inscrit dans la continuité du travail engagé en année 1 et 2.

UNE INITIATIVE DE : ASSOCIÉS A :

Lettre de mission. Services de consultant pour une évaluation à mi-parcours de la Stratégie de l UIP

RÉSEAU MONDIAL DE BANQUES D IMPORT-EXPORT ET D INSTITUTIONS DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT (G-NEXID) STATUTS. Juillet 2006

Dexia, le partenaire du développement

Stratégie de la Banque africaine de développement pour l intégration de l Afrique australe

Statuts de l Association des Amis de BD-FIL

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

Termes de Référence. Pour un Consultant Chargé d une «étude ex ante sur l impact socioéconomique et environnemental des OGM en Afrique de l Ouest»

Statuts de l Association. «Action de Développement Suisse-Afrique» Sise à : Rue des Pralaz Peseux Courriel : daniel.delisle_adsa@bluewin.

Association déclarée régie par la Loi de Siège Social : 48, Boulevard Jourdan PARIS S T A T U T S TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

MASTER 1 MANAGEMENT PUBLIC ENVIRONNEMENTAL CONTENU DES ENSEIGNEMENTS

Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles

Harmonisation des politiques forestières et fiscales en Afrique centrale : Défis et perspectives

BUREAU DE L ENVOYÉ SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL POUR LA RÉGION DES GRANDS LACS

L Assurance agricole au Sénégal

Foire aux Savoirs CONSOLIDER LA RESILIENCE A L INSECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L OUEST

Introduction à l enquête 2012 «Organisation fonctionnelle des équipes». ADBU

REGLEMENT INTERIEUR DU GIP ALFA CENTRE

la Stratégie nationale d extension de la couverture maladie du Mali Comment le Rwanda a informé Health Economics and Policy Association (AfHEA)

BURKINA FASO Unité Progrès Justice MAIRIE SECRETARIAT GENERAL DIRECTION DE L ADMINISTRATION GENERALE

vendredi 17 et samedi 18 octobre 2014 niort / salle de l acclameur Rendez-vous national innover et entreprendre créer son emploi

Groupe de travail. Renforcer la confiance mutuelle RAPPORT

EVALUATION FINALE SEN/024. Programme d Appui à la Mise en Œuvre de la Réforme de l Enseignement technique et Formation professionnelle

Commission CI. Session d ouverture. Remarques d ouverture par le Président de la Commission CI

Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats

APPEL A COMMUNICATIONS

«seul le prononcé fait foi»

Négociation ministérielle pour un prêt de la Banque mondiale

Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA)

La reddition de comptes dans le cadre du soutien à la mission globale

STATUTS DE L ASSOCIATION DES ETUDIANTS EN DROIT DE L UNIVERSITÉ DE GENÈVE

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO

COMMUNICATION SUR LE PROGRES GLOBAL COMPACT

UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE UEMOA OUEST AFRICAINE CONFERENCE DES CHEFS D ETAT ET DE GOUVERNEMENT

kibesuisse Fédération suisse pour l accueil de jour de l enfant Statuts du 05/09/2013

et à Hammamet (en Tunisie) 4, en mars Ces consultations ont été complétées par une enquête en ligne 5 amorcée en 2011.

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence

Titre : La Mutuelle Communautaire de Santé de Yaoundé : Un mécanisme solidaire de financement collectif d accès aux soins de santé de qualité.

CENTRE DE GESTION DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Le partage de solutions

Conseil régional. Plan d action régional Outaouais

PARLEMENT WALLON SESSION DÉCEMBRE 2007 PROJET DE DÉCRET

COMPOSANTE 3 Objectif 3.C

Livret d accueil. Présentation de l économie sociale et solidaire à destination de ses acteurs. S associer coopérer mutualiser

2. Bailleurs de fonds internationaux majeurs, coordination et possibilité de division du travail, exercices d évaluation conjointe (harmonization)

Colloque international sur le droit de l environnement en Afrique Abidjan, octobre Annonce. Mars 2013

TERMES DE REFERENCE Pour le recrutement d'un cabinet chargé de la. Collecte des informations pour alimenter une base de données sur les

SOMMAIRE 1 LA POLITIQUE GENERALE ET LA POLITIQUE QUALITE 2 UNE ORGANISATION PROFESSIONNELLE FORTE ET GARANTE DE SES MEMBRES 3 NOTRE SMQ

La loi sur l économie sociale et solidaire. Les principales dispositions et quelques angles de vue

Transcription:

PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL

2

SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO Table des matières I. Et si nous parlons un peu de notre histoire (d où venons-nous?)... 4 II. Et que dire de notre present?... 4 III. Quelles sont nos forces et nos faiblesses aujourd hui?... 5 IV. Quelle est notre analyse du contexte actuel?... 6 V. Quels sont les défis à relever pour nous?... 6 VI. Quelle est notre vision pour les années à venir?... 7 VII. Quelles sont les valeurs que nous défendons?... 7 VIII. Quelles sont nos missions?... 8 IX. Quels sont les axes stratégiques autour desquels nous allons travailler les années à venir?... 8 X. Quels sont les objectifs stratégiques de changement que nous visons pour chaque axe?... 8 XI. Les orientations stratégiques... 9 XII. Le programme PAFO dans le cadre du PAOPA... 9 XIII. Budget estimatif de PAFO dans le cadre de PAOPA (euro)... 11 Annexe I - Cadre Logique 3

I. Et si nous parlons un peu de notre histoire (d où venons-nous?) Depuis plusieurs années, les réseaux sous-régionaux d organisations paysannes et de producteurs agricoles de l Afrique australe, de l Afrique centrale, de l Afrique de l est, de l Afrique de l Ouest et du Maghreb travaillent ensemble sur des questions d intérêt continental et ayant un impact significatif sur l agriculture africaine avec pour but, de faire entendre la voix des paysans et des producteurs agricoles d Afrique, de favoriser leur implication dans l élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement qui affectent l agriculture et le développement rural au niveau continental. Les cinq réseaux sous-régionaux ont convenu de la fondation de la plateforme panafricaine des organisations paysannes et de producteurs agricoles. L Union Africains (UA) a appuyer le processus de création de la PAFO en acceptant de parrainer le processus d organisation de l Assemblée générale Constitutive en marge de la Conférence des Ministres africains en charge de l agriculture et du développement rural (CAMA), organisée à Lilongwe au Malawi du 27 au 29 octobre 2010. A l issue de cette AGC, le premier bureau élu a reçu le mandat de mettre en place le Secrétariat Exécutif, de rendre fonctionnelle et opérationnelle la PAFO et de négocier les partenariats nécessaires à la vie de l organisation et à l atteinte des objectifs visant à améliorer le secteur agricole et les conditions de vie des producteurs agricoles et des ruraux. Les membres de la PAFO sont les cinq (5) organisations régionales de petits producteurs agricoles de l Afrique à savoir : EAFF (Eastern African Farmers Federation); PROPAC (Plateforme Régionale des Organisation Paysannes et de producteurs d Afrique Centrale ); ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles de l Afrique de l Ouest ); SACAU (Southern African Confederation of Agricultural Unions ); UMAGRI (Union Magrébine des Agriculteurs). Les organes de gouvernance de la PAFO sont organisés par les statuts de la PAFO ainsi qu il suit: L Assemblée Générale (AG), composée de toutes les o r g a n i s a t i o n s m e m b r e s d e s r é s e a u x d e l a P AF O, qui élit le Conseil d Administration et désigne son Président Le Conseil d Administration (CA), présidé par Le Président, qui est responsable de la conduite des orientations de la PAFO Le Secrétariat Exécutif, responsable de la gestion quotidienne de l organisation La qualité de membres est ouvertes a toute organisation affilie a l un des cinq réseaux sousrégionaux constituants la PAFO. Le siège de la PAFO est basé à Nairobi au Kenya. II. Et que dire de notre present? Depuis sa création, la PAFO à travers ses organes a tenté de mettre en œuvre les actions identifiées comme prioritaires. Malgré les efforts, force est de constaté que plusieurs ambitions de départ n ont pas pu être mises sur le chantier à nos jours. L processus d apprentissage pour collaborer ensemble a été lent et les questions institutionnelles et organisationnelles restent d actualité. Au plan juridique et institutionnel, la PAFO a eu une reconnaissance juridique au Kenya. Des actions sont en cours pour valoriser cette présence à Nairobi afin d avoir une plus value pour la plateforme continentale. La personnalité juridique engendre pour la plateforme une plus grande prise en main de son fonctionnement. Le renouvellement du CA a été réalisé lors de l Ag ordinaire organisé à Yaoundé au Cameroun. Aussi, la plateforme cherche actuellement à élargir sa base partenariale dans différents espaces pour consolider ses acquis. Cette ouverture se fait sur la base d opportunités et elle se doit d être mieux analysée pour éviter des incompréhensions avec des interprétations diverses par les membres. En termes de couverture, la question reste posée par rapport à la possibilité de nouvelles adhésions d autant plus que les textes parlent de membres fondateurs. Les discussions restent ouvertes à ce niveau. 4

SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO Sur le plan technique, les retards accusés dans les négociations entre les membres de la PAFO couplés avec d autres problèmes de communication n ont pas permis de mettre en place un secrétariat exécutif fonctionnel. Ceci constitue un handicap majeur pour l accompagnement des élus au niveau des instances de débats mais aussi et surtout pour la gestion opérationnelle des bureaux.. S agissant de la participation aux débats internationaux, les membres de la plateforme ont travaillé ensemble sur certaines thématiques dont entre autres : Les investissements dans l agriculture Le renforcement des capacités des réseaux d organisations paysannes et de producteurs Les changements climatiques La recherche agricole en Afrique Plaidoyer autour des services économiques des organisations paysannes et de producteurs (y compris les coopératives) Les Accords de Partenariat Economique Les exploitations familiales Plusieurs acquis existent à ce niveau mais les difficultés de communication constituent la faiblesse majeure du partage des résultats. III. Quelles sont nos forces et nos faiblesses aujourd hui? Nos Forces/acquis : - La création de la plateforme avec des régions régionaux reconnus dans leur zone d intervention - L expérience de certains réseaux qui nous permet d avancer plus vite pour la construction de la PAFO - Notre expérience de travail ensemble sur certains dossiers qui peut être utile pour le futur (PAOPA, PAEPERD, NEPAD etc.) - La pertinence des champs d intervention des différents réseaux régionaux et leurs membres - Les partenariats déjà développés autour de la PAFO - LA volonté commune à travailler ensemble Nos insuffisances: Elles sont entre autres: - Une forte dépendance à l égard des sources de financement extérieures : faible capacité à générer des fonds propres et à augmenter le taux d autofinancement actuellement. - La "stratégie de petits ponctuels" souvent proposés par les partenaires qui ne favorise pas la prise en compte des dynamiques à long terme pour des changements sociétaux à moyen et à long termes. - La faible intégration du plaidoyer dans les programmes de travail pour la défense des intérêts et droit de ses membres et des producteurs en général à partir d une analyse commune; - La non mise en place du secrétariat de la PAFO pour prendre en charge l élaboration des dossiers. Les leçons apprises par rapport à notre parcours: - Le fonctionnement sous la responsabilité juridique d une plateforme continentale dont le mode d intervention spécifique n a pas été négocié au préalable avec les moyens peut cristalliser les énergies sur les questions institutionnelles au détriment du contenu de notre travail: on ne peut pas faire fonctionner une telle plateforme sans l accompagnement d une équipe technique professionnel - L absence d une vision stratégique de la PAFO (vision à développer sur son avenir et celui de ses membres, savoir ce qu on veut, savoir jusque où on veut aller, et construire le chemin pour y arriver) a créer beaucoup d espaces de doutes chez les membres avec des formes de «navigation à vue» quelques fois - En travaillant ensemble, nous obtenons de meilleurs résultats 5

IV. Quelle est notre analyse du contexte actuel? Sur le plan interne de notre organisation Nous sommes conscients du fait que notre organisation est jeune avec un passé très riche cependant et qu elle vient de passer par une période de gestion de crise institutionnelle de création qui nous as permis de tirer des leçons pertinentes pour construire l avenir. Nous sommes dans une période de stabilisation institutionnelle après la gestion de cette crise rétablie lors de l AG. Nous sommes conscients du fait que des actions doivent continuer à être menées pour consolider les acquis et permettre aux réseaux régionaux de mieux prendre en charge les préoccupations de nos membres. Un autre élément important de notre environnement interne reste les changements opérés dans le leadership des actions politiques de notre organisation avec la mise en place d un nouveau Conseil d Administration (CA) et l élargissement de cet organe à certaines responsabilités qui n étaient pas opérationnelles. Il s agit essentiellement d une responsable pour la promotion du genre et un responsable pour celle des jeunes. Le défi majeur reste dès lors notre capacité à consolider les acquis et à innover pour mieux s adapter à notre environnement changeant. Sur le plan de l environnement externe à nous L environnement externe est caractérisé par un certain nombre de problématiques dont entre autres : La crise alimentaire et agricole récente qui a fait renaître la nécessité d avoir des politiques agricoles plus pertinentes et cohérentes en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier pour éviter des «chocs alimentaires» dans l avenir. La promotion de la souveraineté alimentaire et des exploitations agricoles familiales à travers les actions de nos membres sera déterminante. La crise financière et économique ayant contribué entre autres à la réduction du financement des actions de développement agricole. L élaboration de différents documents de politiques ou de programme au niveau de l Afrique. Ces documents vont engager l ensemble des pays et il est indispensable que notre organisation consolide la position des réseaux auxquels nous appartenons. Il s agit notamment du NEPAD et des autres ambitions politiques agricoles. Les négociations à différents niveaux sur les changements climatiques et les modalités de partenariat entre les nations du monde. Les négociations des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l Union Européenne et les régions d Afrique. Les débats autour de la question de l accaparement des terres qui mérite une attention particulière de notre part pour nous assurer que nos positions sont celles qui vont guider les politiques de protection des intérêts des exploitations agricoles familiales. Ces différents éléments de notre contexte interne et externe évoqués lors de nos consultations internes à tous les niveaux de notre structuration ont été déterminants pour les orientations de notre programmation stratégique pour les années à venir. V. Quels sont les défis à relever pour nous? En prenant en compte les éléments influant de notre environnement interne et externe, nous sommes conscients et convaincus que les défis suivants doivent être relevés: Comment consolider la base institutionnelle, organisationnelle et partenariale de la PAFO dans un contexte de gestion de la construction des fondements? Comment consolider le positionnement de notre réseau dans les différents espaces de dialogue et de prise de décisions concernant l Agriculture, l élevage, la pêche, la foresterie en Afrique mais aussi dans le reste du monde? 6

SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO Comment contribuer de façon efficace et efficiente aux différentes constructions de politiques (agricoles, commerciales, d intégration régionale, environnementale etc.) et des programmes en Afrique avec les organisations paysannes comme l une des toiles de fond? Comment mieux répondre aux attentes de nos membres concernant les réponses aux investissements dans l agriculture, aux changements climatiques et à la cruciale question foncière très inquiétante dans notre continent? Comment mieux positionner les initiatives de notre réseau notamment en matière d intégration continentale par les peuples? Comment assurer la durabilité de nos actions pour nourrir les peuples de notre continent et pour assurer la création de la richesse et des emplois durables? Ces différents questionnements qui sont des défis doivent être relevés en partie ou en totalité par notre plateforme continentale les années à venir. VI. Quelle est notre vision pour les années à venir? De façon unanime, nous affirmons notre vision en tant qu organisation militante comme suit : «Agriculture africaine dynamique, prospère et durable bâtie autour des réseaux régionaux d exploitations familiales bien organisés performants et qui assure la sécurité et la souveraineté alimentaire, le développement économique, social et culturel de l Afrique». Nous réaffirmons le fait que quand nous parlons de: 1. Réseaux d exploitations familiales bien organisés, il s agit d une forme d organisation idéale qui entre autres : Est au service de ses membres et défend leurs intérêts Partage sa vision avec les autres acteurs A des objectifs clairs pour l ensemble de ses membres Est reconnue et donc légitime dans son environnement A des membres qui partagent la même vision du développement individuel et collectif Se forme et s informe Communique Est organisé de la base au sommet (bonne structuration) Mène des activités concrètes sur le terrain Prend en compte les changements (politiques économiques, sociaux etc. ) qui interviennent dans les pays et organisations membres Gère bien les ressources qu ils mobilisent (ressources humaines, financières, matérielles, organisationnelles ) 2. Exploitations familiales performantes, il s agit de l agriculture, de l élevage, de la pêche, de la foresterie qui : Permet de garder les valeurs sociales et économiques Permet de maintenir le lien entre les membres qui est d abord un lien social/familial avant d être économique et financier (lien de parenté) Est orientée en priorité vers la production de l alimentation pour nourrir les populations. Elle met son surplus sur le marché international après la satisfaction des besoins nationaux et régionaux Est durable tout en ayant des rendements améliorés VII. Quelles sont les valeurs que nous défendons? La valorisation du potentiel qui est en chacun et chacune de nos réseaux régionaux (connaissances, savoir-faire, savoir être, savoir devenir) La solidarité entre les réseaux Le partage et le sens du partage 7

Respect de l autre et le respect du bien commun VIII. Quelles sont nos missions? En prenant en compte le contexte, les défis à relever et la vision la PAFO a une mission principale qui est : la représentation des intérêts des paysans et producteurs africains et promotion du développement de l agriculture africaine. Cette mission principale se décline en sept points de repères essentiels pour nous : Repère 1: Représenter les organisations de paysans et de producteurs africains au niveau continental et international Repère 2: Défendre les droits et les intérêts sociaux et économiques des paysans et producteurs africains et de leurs organisations au niveau continental et international Repère 3 : Promouvoir la solidarité et le partenariat entre les organisations de paysans et les producteurs africains Repère 4: Construire des points de vue communs sur les principaux défis concernant l alimentation de la population, le développement d une agriculture moderne et compétitive et la préservation des ressources naturelles africaines Repère 5: Partager les informations, les expériences et les connaissances dans tous les domaines de l agriculture et le développement rural Repère 6: Rechercher une meilleure compréhension et considération des valeurs profondes de l agriculture africaine Repère 7: Contribuer à la promotion du commerce des produits agricoles et à l intégration économique régional africaine Repère 8: Influencer les politiques et stratégies agricoles au niveau continental et international pour une meilleure prise en compte des intérêts des agriculteurs africains. IX. Quels sont les axes stratégiques autour desquels nous allons travailler les années à venir? Quatre axes majeurs constitueront la trame de notre travail pour les six années à venir. Il s agit notamment de: Axe 1: Renforcement du cadre institutionnel et organisationnel de la PAFO et des réseaux d OP; Axe 2: Consolidation de la position (influence) politique de la PAFO au niveau régional (africain) et international sur les questions agricoles africaines; Axe 3: La consolidation de l image interne et externe de la PAFO (y compris la communication) Axe 4: Développement et la consolidation d espaces d apprentissage collectif des réseaux pour mieux socialiser les acquis et avoir quelques outils communs d analyse et de valorisation des politiques et des pratiques La somme de ces axes permettra d accomplir les missions essentielles que nous nous sommes assignés et de consolider notre «vivre ensemble» dans la diversité et dans la complémentarité. X. Quels sont les objectifs stratégiques de changement que nous visons pour chaque axe? Objectif stratégique 1: La PAFO est une plateforme très performante et reconnue comme telle par l ensemble de ses membres et par l ensemble des partenaires et elle bénéficie de l accompagnement de tous les acteurs et toutes les actrices du développement agricole au sens large. L atteinte de cet objectif passe par la mise en place d un dispositif technique performant constitué autour d un secrétariat exécutif qui accompagne de façon permanente et professionnelle les différents organises de gouvernance de la plateforme. Objectif Stratégique 2: 8

SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO Les positions politiques communes développées par l ensemble des membres de la plateforme régionale ont très largement contribué à changer les politiques, les pratiques et les acteurs du développement agricole de l Afrique en faveur de la sécurité et de la souveraineté alimentaire pour le continent avec une consolidation des performances économiques, sociales et culturelles de façon durable. Objectif Stratégique 3: Les dispositifs et les outils internes et externes de communication mis en place au sein de la plateforme continentale ont très largement contribué à donner l imagine d une organisation dynamique, transparente et pertinente et qui est au service exclusif de ses membres et de leurs alliés. Objectif Stratégique 4: Les espaces d apprentissage collectif mis en place et alimentés par les apports de tous les réseaux ont permis d améliorer les performances et les impacts de l ensemble des réseaux régionaux membres. Il s agit entre autres des espaces de gestion des connaissances, des dispositifs et des mécanismes d évaluation des impacts des actions des organisations paysannes, de la réflexion à moyen et long terme d un observatoire continental sur les questions agricoles avec des référentiels communs et qui est ancré dans des observatoires régionaux fonctionnels. XI. Les orientations stratégiques Les stratégies globales que nous allons mettre en œuvre dans le processus de réalisation de notre plan stratégique reposeront sur les points suivants : - Développer les alliances stratégiques avec d autres réseaux d OP de par le monde et les acteurs majeurs du développement agricole au niveau continental et international. - Consolider notre contribution et nos positions harmonisées dans d autres réseaux mondiaux pour avoir un plus grand impact. - Collaborer avec les institutions internationales, les chercheurs et les décideurs en cas de besoin afin de rechercher une cohérence globale des interventions internationales sur les questions relatives au développement agricole. - Collaborer avec des personnes ou des organisations ressources compétentes capables de nous accompagner dans la mise en œuvre de notre vision et de nos missions. - Faire le maillage de l ensemble du continent dans une optique d inclusion dans la diversité. - Valoriser les compétences paysannes (savoir-faire) et la mise en place d espaces d apprentissage collectif. - Promouvoir l enrichissement mutuel entre nous. - Elaborer et exécuter des plans d actions opérationnels répondant aux besoins de nos membres et négociés avec des partenaires partageant notre vision. - Suivre et Evaluer la mise en œuvre des actions. - Organiser et mettre en œuvre des actions de Plaidoyer pour les changements de politiques et de pratiques liées notamment à l agriculture et aux questions liées. - Instaurer le dialogue politique avec les décideurs et autres acteurs partenaires ayant des influences sur le développement agro-sylvo-pastoral de notre continent. XII. Le programme PAFO dans le cadre du PAOPA Le programme PAOPA s inscrit pleinement dans le cadre du plan stratégique PAFO. Il contribue à la réalisation de l objectif de ce plan en se focalisant sur les axes 1 et 2 de ce plan. Objectif du programme Le programme vise à renforcer les capacités de la PAFO à participer aux processus d élaboration et de négociation des politiques liées à l agriculture et au développement rural au niveau continental et international (Composante 4: appui aux activités panafricaines) 9

Résultats spécifiques attendus: la PAFO est opérationnelle la PAFO promeut les prises de position politiques dans le cadre d un dialogue régulier avec ses membres Activités du programme À cette fin, une gamme d activités prioritaires sera mise en œuvre dans le cadre de deux sous-composantes. Sous-composante 4.1 Appui des fonctions-clés et renforcement des capacités institutionnelles de la PAFO Les activités à mettre en place dans cette composante concernent (voir le tableau de la page suivante pour plus de détails): les réunions statutaires de la PAFO le fonctionnement et l équipement du Secrétariat Exécutif (recrutement de personnel, frais de loyer du siège, équipement, audit des comptes) L organisation des Comités de Pilotage du PAOPA et des évènements de gestion de connaissances Sous-composante 4.2 Participation aux processus d élaboration et de négociation des politiques à différents niveaux Cette composante concerne la présentation de trois ateliers et des visites à des institutions continentales et internationales pertinentes à des fins de plaidoyer. Cohérence avec les autres programmes PAFO a des accords avec le CTA, la FAO, GIZ et le NEPAD pour appuyer son programme. Ainsi donc, le CTA a signé un accord d appui au système d information et de gestion de connaissance de PAFO. En outre, l UA et le CTA ont donné leur accord à PAFO pour financer un dialogue politique continental chaque année. Dans le même ordre d idées, GIZ finance un forum continental pour FAPO. Ce forum régional est un espace de capitalisation des expériences des organisations régionales dans les domaines du plaidoyer et du service économique. La dernière édition a eu lieu du 11-17 novembre 2012 à Tunis. LA FAO à travers le TCP octroiera un fonds d environ 400 000 dollar US à la PAFO. Les propositions de la FAO sont en cours de discussions actuellement. La position des organisations paysannes est qu elle soit en cohérence avec le PAOPA. A la récente réunion de Tunis,11-14 décembre 2012, entre le FAO, NEPAD, UA et PAFO, il a été convenu que la PAFO pouvait faire des propositions dans le cadre de ce fonds tout en excluant les frais de fonctionnement. Le NEPAD s est engagé à financer une partie des frais de fonctionnement et a confirmé sa volonté de prendre en charge le salaire du secrétaire exécutif et une partie des frais de fonctionnement. La présente proposition budgétaire de PAFO tient compte de ces acquis. Indicateurs Les indicateurs relatifs à la sous composante 4.1 - Le secrétariat exécutif est fonctionnel et équipé - Le staff du secrétariat exécutif est recruté - Un rapport d audit annuel est disponible - Un plan stratégique est développé - Nombre des Assemblées Générales de PAFO organisées - Comité de Pilotage et évènement de gestion de connaissance organisés Les indicateurs relatifs a la sous composante 4.2 - Nombre d instances chargées de l élaboration des politiques auxquelles a participé la PAFO 10

SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO - Trois ateliers sont organisés - 3 Positions de PAFO sur les questions relatives aux questions de politique agricole existent XIII. Budget estimatif de PAFO dans le cadre de PAOPA (euro) Les ressources destinées au financement des activités à mettre en œuvre se chiffrent à 803 000 euros. Les coûts par sous composante et catégories de dépense sont présentés dans les tableaux ci-dessous. Tableau 1. Budget par sous-composante Composante Cat. Dép. 2013 2014 2015 2016 2017 TOTAL % Sous composante 4.1 Recrutement Secrétaire Exécutif PAFO/NEPAD Recrutement responsable communication /CTA Recrutement Coordinateur Programme Recrutement responsable financier V 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000 150 000 Recrutement responsable ressources humaines et administration Formation sur la gestions et autres sujets Mise en place d'une politique financière et comptable Installation d'un système de gestion financière et comptable Mise en place une politique de ressources humaines Mise en place de politique et procédures d'approvisionnement Conception et maintenance du site web Loyer pour les bureaux du secrétariat IV 12 000 12 000 12 000 12 000 12 000 60 000 Véhicules officiels IV 20 000 3 000 3 000 3 000 3 000 32 000 Achat de mobilier pour les bureaux IV 10 000 10 000 Achat d'ordinateurs et imprimantes IV 15 000 15 000 Articles de papeterie et fournitures de bureau IV 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 25 000 Contribution à l'assemblée générale de la PAFO (*) III 14 500 14 500 Organisation du Comité de Pilotage et l'événement de III 39 500 80 000 80 000 80 000 80 000 359 500 gestion de connaissances + Conseil Admin. (*) Audit annuel II 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 25 000 Sous total sous composante 4.1 136 500 149 500 135 000 135 000 135 000 691 000 86% Sous composante 4.2 Missions pour visiter institutions continentales et III 4 000 4 000 8 000 8 000 8 000 32 000 internationales Dialogue niveau continental / politiques thématique III 40 000 40 000 80 000 Sous total sous composante 4.2 44 000 4 000 48 000 8 000 8 000 112 000 14% TOTAL 180 500 153 500 183 000 143 000 143 000 803 000 100% (*) Le Comité de Pilotage, l'événement de gestion de connaissances et la réunion du Conseil d'adm. en 2014 auront lieu au même temps de l'assemblée générale - donc la contribution du PAOPA à l'assemblée générale 2014 sera plus élevé car les événements se tiendront consécutivement Tableau 2. Budget par catégorie de dépense NB Catégorie 2013 2014 2015 2016 2017 TOTAL I Services contractuels - - - - - - II Service de consultants 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 25 000 III Ateliers, séminaires, réunions 83 500 98 500 128 000 88 000 88 000 486 000 IV Equipement 62 000 20 000 20 000 20 000 20 000 142 000 V Salaires 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000 150 000 VI Formation - - - - - - VII Communication et publications - - - - - - VIII Gestion du Programme - - - - - - TOTAL 180 500 153 500 183 000 143 000 143 000 803 000 11

Annexe I Cadre logique PAFO Composante 4 Indicateurs Quant. La PAFO est opérationnelle et sa capacité de participer aux prises de position politiques dans le cadre d un dialogue régulier avec ses membres est renforcée Plan stratégique et outils de gestion en place La PAFO participe aux processus d élaboration et de négociation des politiques au niveau continental Sous composantes Indicateurs Quant. Le secrétariat exécutif est fonctionnel Nb. de bureaux équipés 1 Nb. de personnes employées 1 4.1 Appui fonctions-clés de la PAFO 4.2 Participation aux processus d élaboration et de négociation des politiques à différents niveaux Nb. d audit annuels 5 Plan stratégique développé 1 Nb. de réunions du Comité de pilotage organisées 5 Nb. d évènements de gestion de connaissances organisés 5 Assemblées Générales de PAFO organisées Nb. d instances chargées de l élaboration des politiques auxquelles a participé la PAFO 15 Nb. atelier organisés 3