LISTE DES CITATIONS SUR LA COMMUNICATION ORALE



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LISTE DES CITATIONS SUR LA COMMUNICATION ORALE 1. Choisir un point de vue sur le langage ne suffit pas pour tenir un discours didactique sur l oral; pour passer de l analyse de l oral à son enseignement, il faut encore se poser la question des objectifs : «étudier l oral pour quoi faire?», qui dessine une nouvelle ligne de partage entre différentes approches. (Bruno Maurer, page 11) 2. La vie de classe comme les formes de travail demandent des pratiques communicatives régulées fréquentes. La socialisation va de pair avec la multiplication des échanges oraux. (Bruno Maurer, page 31) 3. De la même façon qu il ne suffit pas de créer une BD pour que les élèves lisent, l instauration d un lieu d échanges ne dispense pas d une pédagogie de la communication orale. (Bruno Maurer, page 32) 4. Si toute langue est à la fois contrainte et liberté, la liberté du langage de l enfant est d autant plus grande qu il domine mieux la langue qui en est le moyen. (Plan de rénovation de l enseignement du français au cycle élémentaire) 5. Redéfinir l objectif d une didactique de la communication de l oral à partir d une analyse des composantes de la compétence de communication orale pour fonder de nouvelles propositions d enseignement et préconiser enfin autre chose qu une meilleure organisation de la communication en classe ou l instauration de moments d entretien. (Bruno Maurer, page 34) 6. Le risque est que, finalement, l enfant construise une expertise relative à la maîtrise ciblée de certains genres sans pour autant être amené à mettre en relation les éléments de divers modules pour construire une compétence de communication orale plus globale. (Bruno Maurer, page 36)

7. La didactique de l oral a longtemps été étroitement liée à la problématique des registres de langue, à la question du choix d une manière de s exprimer en fonction des situations de communication. (Bruno Maurer, page 43) 8. On n est donc pas obligé, pour former un futur adulte, de passer par l artifice consistant à proposer à l enfant des situations de communication d adulte qui ne l intéresseront pas du tout. (Bruno Maurer, page 47) 9. L apprenant a besoin de situations dans lesquelles ses tentatives de communication sont valorisées et façonnées de manière à les rendre acceptables et compréhensibles à travers la communication plutôt qu à travers une forme de correction grammaticale. (M. Baucu-MacWillie et B. LeBlanc, page 124) 10. Les liens étroits qui existent entre la langue et la réalité d une communauté culturelle sont à l origine d une façon de voir, de penser, de sentir qui représente les valeurs de cette communauté d apprentissage. (M. Baucu-MacWillie et B. LeBlanc, page 125) 11. Une langue ne peut être apprise que dans des contextes naturels de négociation de sens entre les interlocuteurs. (M. Baucu-MacWillie et B. LeBlanc, page 125) 12. La formation langagière repose sur la prise de conscience de plusieurs aspects concernant la langue, la culture et les stratégies utilisées dans l enseignement. (M. Baucu-MacWillie et B. LeBlanc, page 129)

13. La langue contraint le locuteur à faire rentrer tous les contenus de pensée dans des tiroirs lexicaux et grammaticaux préalablement constitués. (Catherine Kerbrat-Orecchioni, page 1) 14. Selon ma compréhension, c est dans l espace même d échange et de dialogue que l apprentissage se passe. Le mouvement est celui d un aller et retour entre l individu et sa «culture»: si le potentiel de l enfant est primordial, il ne peut pas se développer sans cette interaction, l un nourrit l autre. (Barth, Britt-Mari, page 37) 15. Le savoir ne consiste pas seulement en des mots dans un livre ou dans la tête d une personne, le savoir se crée à partir d activités réelles dans une interaction sociale, située dans des contextes différents. (Britt-Mari Barth, page 140) 16. Selon [Margaret] Mead, la pensée réflexive émerge ainsi de l adoption des rôles divers et de plus en plus complexes qui nous sont assignés par notre entourage social, au gré des interactions que nous menons avec lui. Dans une telle perspective, la facture même de notre pensée est de nature sociale, et les concepts auraient d abord constitué des outils sociaux, servant à supporter, réguler et ponctuer les échanges. (Michel Aubé, 1999) 17. Les structures sociales sont les modes d'encadrement des membres d'une société, les groupes qu'ils constituent, les réseaux de communication et d'interaction qui les relient les uns aux autres d'une manière suffisamment organisée et organique pour qu'on puisse identifier cette société et même lui donner un nom. (Guy Rocher, page 15)

18. Le développement humain est en grande partie tributaire des interactions sociales; les connaissances se construisent par les interactions entre un membre connaissant et un membre moins connaissant de la société. L apprentissage résulterait de l intériorisation de ces interactions : après avoir expérimenté le dialogue social, l enfant en vient à utiliser un langage intérieur privé qu il s adresse à lui-même et qui dirige son activité cognitive. (Jocelyne Giasson, 1999) 19. L oral a un statut particulier : élément transversal, il est à la fois outil, support et objet de savoir à maîtriser à l école primaire et secondaire. Il prend des formes très différentes selon les situations de communication dans lesquelles il est produit. (Lafontaine, Bergeron et Plessis-Bélair, 2007, page 31) 20. L oral pour apprendre; qu est-ce que c est? C est d abord l oral intégré aux disciplines, depuis le préscolaire jusqu au secondaire. Plus spécifiquement, c est «la relation entre le langage oral et la pensée de l élève en construction». (Lafontaine, Bergeron et Plessis-Bélair, 2007, page 26) 21. Cela est bien connu : la parole de l enseignant est traditionnellement omniprésente en classe, parfois même au détriment de la dynamique de l apprentissage. (Lafontaine, Bergeron et Plessis-Bélair, 2007, page 26) 22. On n apprend pas à parler comme on apprend à faire de la bicyclette. (Maurer, page 214) 23. ( ) si l on tient à la survie de l oral, savoir parler et écouter étant des atouts indispensables en société et en milieu de travail, il importerait de redéfinir sa place par rapport aux autres volets du français et d envisager comment il pourrait contribuer à l atteinte des divers objectifs reliés à leur apprentissage. (Lazure, 1994, page14)

24. Dans le changement de paradigme qui place la médiation des savoirs plutôt que leur transmission à l avant-scène de l acte pédagogique, l enseignant est un maître d œuvre qui doit s interroger sur ses propres perceptions et sur l état de son savoir pédagogique à l égard de la communication orale. (Charbonneau et Ouellet, 2007, page 157) 25. Pour plusieurs chercheurs, dont Halté (1999), l oral est un véritable serpent de mer de la didactique du français en ce qu il épouse des formes multiples et variées, dont le caractère fuyant et volatil empêche, sauf à prendre en compte certaines précautions d ordre méthodologique, de circonscrire complètement ses objets et ses pratiques. (Lafontaine, Bergeron et Plessis-Bélair, 2007, page 22) 26. En français, la raison souvent invoquée pour condamner l emploi d un mot ou d une construction est le caractère oral qui lui est attribué. Ce jugement négatif sans nuance contribue à entretenir la conception erronée d un rapport hiérarchique entre la langue écrite et la langue orale. (PFÉQ. Français, Langue d enseignement au secondaire, page 141) 27. Avec les gens de mon âge, j ai l impression qu on ne doit jamais parler de ses opinions ou de ce que l on ressent, de peur de montrer qui on est vraiment. (Enquête de Christiane Daigle sur les difficultés communicationnelles des adolescents de 14 à 17 ans. Mai 2005) 28. Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu'à ce qu'ils aient enfin trouvé quelque chose à dire. (Sacha Guitry) 29. La meilleure façon d'être écouté est de faire de chaque être un auditoire au complet et de l'auditoire entier un être unique. (Malcolm de Chazal)

30. Écouter c'est se rendre disponible physiquement, intellectuellement et affectivement pour percevoir par tous ses sens les informations dites et non dites par l'interlocuteur dans un esprit de bienveillance véhiculé par son attitude. (Louis Puybasset) 31. Aujourd hui, on ne sait plus parler, parce qu on ne sait plus écouter. (Jules Renard) 32. Entendre ne veut pas dire écouter, car l ouïe est un sens, mais l écoute est un art. (Anonyme) 33. Qui parle sème; qui écoute récolte. (Pythagore) 34. L écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des communications. (Jean Dion)