Economie Générale (E. Darmon) Master 1 SVE 2010/11 Examen final ~ Première session

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Economie Générale (E. Darmon) Master 1 SVE 2010/11 Examen final ~ Première session NOTES IMPORTANTES : 1. Cette épreuve contient 30 questions à choix multiples. Une seule réponse est valide par question. 2. Pour chaque question, la notation est la suivante : +0.75 point par réponse juste ; 0 point par non réponse ou réponse fausse 3. Vous indiquerez vos réponses sur la grille uniquement. Lors du report de vos réponses sur cette grille, vérifiez bien lignes et colonnes! 4. Merci de coller la première étiquette code barre sur la copie double puis la seconde sur la feuille de réponses en haut de la feuille à droite 5. Aucun document/matériel (calculatrice) autorisé, à l exception d un dictionnaire bilingue (réservé aux étudiants Erasmus) 6. Bon travail! 1. Lequel de ces indicateurs est-il le plus pertinent pour apprécier la croissance d un pays à long terme, a. le PIB nominal b. le PIB nominal par habitant c. le PIB réel d. le PIB réel par habitant 2. Nous désignerons par «réchauffement climatique» une série d effets potentiellement nuisibles sur l environnement à long terme dus aux activités économiques menées en 2010. Dans le calcul du PIB en 2010, ce dommage crée à l environnement sera comptabilisé a. Négativement lorsqu aucune action réparatrice (dépollution) n est mise en œuvre en 2010 b. Positivement lorsqu aucune action réparatrice (dépollution) n est mise en œuvre en 2010 c. Négativement lorsqu une action réparatrice (dépollution) est mise en œuvre en 2010 d. Positivement lorsqu une action réparatrice (dépollution) est mise en œuvre en 2010 3. Parmi les affirmations suivantes, laquelle aurait-elle pu provenir d un économiste mercantiliste? a. En matière de commerce international, il existe un intérêt réciproque à toutes les nations d échanger leurs biens et leurs services librement b. La richesse se mesure sous la forme d un stock d or et les politiques économiques doivent être orientées vers l augmentation de ce stock d or c. Toute offre créée sa propre demande 1/5

4. Selon A.Smith, la théorie de la valeur-travail exprime l idée selon laquelle le prix d un bien est égal à la valeur de la quantité de travail nécessaire pour produire ce bien à long terme a. Vrai b. Faux 5. Les principes de la division du travail et de l extension des marchés tels qu ils sont exprimés par Adam Smith se traduisent par a. Une croissance économique temporaire b. Une augmentation du taux de chômage à long terme c. Une croissance économique auto-entretenue d. Une augmentation de la population 6. Laquelle des hypothèses suivantes n est pas respectée sur un marché de concurrence pure et parfaite? a. Atomicité des agents b. Hétérogénéité des produits c. Libre entrée d. Transparence de l information 7. Le surplus du producteur sur un marché désigne a. La différence entre le prix de vente d un produit et le prix de réserve du vendeur pour ce produit, et ce pour l ensemble des unités vendues b. La différence entre le prix de réserve d un vendeur d un produit et le prix de vente pour ce produit, et ce pour l ensemble des unités vendues c. 50% sur surplus total dégagé par ce marché 8. Contre toute éthique (?) et surtout afin de mettre un terme au trafic illégal d organes, certains économistes ont proposé de créer un marché des organes humains. Sur ce marché, la demande est composée d individus malades en attente de certains organes tandis que l offre est composée de d individus en bonne santé, prêts à vendre un de leurs organes. Toutefois, dans l objectif d éviter certains comportements abusifs, les pouvoirs publics souhaitent introduire un prix-plafond, inférieur au prix d équilibre. Par rapport à la situation d équilibre, l introduction de ce prix-plafond aura pour conséquence a. Une augmentation du nombre d organes échangés sur ce marché et une augmentation du surplus des b. Une augmentation du nombre d organes échangés sur ce marché et une diminution du surplus des c. Une diminution du nombre d organes échangés sur ce marché et une augmentation du surplus des d. Une diminution du nombre d organes échangés sur ce marché et une diminution du surplus des 9. Supposons que le marché du travail soit un marché concurrentiel. Suite à une période de croissance économique, les entreprises ont besoin d augmenter leur production et d embaucher davantage. Cela se traduit par a. Un choc d offre (de travail) positif b. Un choc de demande (de travail) positif c. Un choc d offre (de travail) négatif d. Un choc de demande (de travail) négatif 2/5

10. Une sècheresse a eu lieu cet été en Russie. Sur le marché du blé russe, on peut s attendre à a. Une augmentation des quantités produites et une hausse du prix du blé b. Une augmentation des quantités produites et une baisse du prix du blé c. Une diminution des quantités produites et une hausse du prix du blé d. Une diminution des quantités produites et une baisse du prix du blé 11. Une situation d équilibre sur un marché concurrentiel est qualifiée de pareto-optimale (ou d optimum de Pareto) car il n est pas possible d augmenter le surplus des producteurs sans diminuer celui des consommateurs a. Vrai b. Faux 12. La pollution liée à l activité d une entreprise peut être considérée économiquement comme a. une externalité positive b. un bien public c. les deux réponses précédentes d. aucune des réponses précédentes 13. Sur le marché des voitures d occasion (lemons) d Akerlof, on peut s attendre à ce que a. Les vendeurs des voitures de haute qualité vendent en priorité leurs biens sur le marché b. Les vendeurs des voitures de haute qualité quittent le marché c. Toutes les réponses précédentes 14. Supposons que le marché du travail soit un marché concurrentiel. A l équilibre de ce marché, a. Il n existe que des chômeurs «volontaires» b. Il n existe que des chômeurs «involontaires» c. Il peut exister des chômeurs «volontaires» et «involontaires» d. Il n y a pas de chômage 15. Le chômage lié au temps de passage d un emploi à un autre est appelé a. Chômage structurel b. Chômage conjoncturel c. Chômage frictionnel 16. Considérons une économie simplifiée dans laquelle existent deux producteurs uniquement (un producteur de jeans et un producteur de coton). Vous disposez des données suivantes : Quelle sera la valeur du PIB de cette économie simplifiée? a. 500 b. 400 c. 395 d. 295 3/5

17. Parmi les agrégats suivants, lesquels ne font pas partie de la demande globale de biens et de services dans l économie? a. Consommation finale b. Consommation intermédiaire c. Importations d. Exportations 18. Un individu chanceux dispose d un revenu mensuel de 100 000. Sa consommation mensuelle est de 90 000. A l aide des seules informations précédentes, vous pouvez affirmer que a. La propension marginale à consommer de cet individu est de 0.9 b. La propension moyenne à consommer de cet individu est décroissante c. La propension marginale à consommer de cet individu est décroissante 19. Dans l analyse macroéconomique traditionnelle, il est fait l hypothèse que a. L investissement est négativement relié avec le taux d intérêt b. L investissement est positivement relié avec le taux d intérêt c. L investissement n est pas directement relié au taux d intérêt 20. Une économie se trouve en situation de crise (croissance économique ralentie). Dans l analyse keynésienne traditionnelle, quelle politique devrait être mise en place? a. Une politique d augmentation des recettes fiscales b. Une politique d augmentation des dépenses publiques c. Une politique d augmentation du taux d intérêt d. Aucune des politiques précédentes n est adaptée à cette situation 21. Parmi les facteurs suivants, lequel permettra d augmenter l efficacité d une politique budgétaire? a. Une diminution de la confiance des ménages b. Une plus grande préférence des consommateurs pour les biens domestiques c. La volonté des ménages d épargner davantage en vue de leur retraite d. Toutes les réponses précédentes e. Aucune des réponses précédentes 22. Au sein de la zone euro, le Pacte de Stabilité et de Croissance définit un ensemble de règles portant sur a. Le taux de croissance des Etats de la zone b. Le taux d intérêt d un Etat de la zone c. L endettement maximal autorisé d un Etat de la zone d. Le taux d inflation maximal admissible dans un Etat de la zone 23. Lorsqu une situation d inflation apparaît, cela a. Favorise les détenteurs de revenus fixes dans l économie b. Défavorise les détenteurs de revenus fixes dans l économie c. N a jamais aucun impact sur l économie 24. Lorsqu une banque centrale mène une politique monétaire expansionniste, cette action a. Augmente les taux d intérêt dans l économie b. Diminue les taux d intérêt dans l économie c. N a jamais aucun impact sur les taux d intérêt dans l économie d. Diminue la masse monétaire 4/5

25. Dans ses statuts, la Banque Centrale Européenne a pour objectif officiel a. Le maintien d une forte croissance économique dans la zone euro b. Le maintien d une inflation faible c. Le maintien d un euro «fort» par rapport au dollar d. Les trois réponses précédentes Questions liées à l actualité économique : 26. Aux Etats-Unis, la crise des «subprimes» est initialement causée par a. Une bulle spéculative sur le marché des matières premières b. Une croissance très rapide du prix des actifs immobiliers aux Etats-Unis et une politique de prêt très risquée de la part des banques c. Une très forte croissance de l économie chinoise se traduisant par un déficit commercial accru aux USA 27. Cette crise s est traduite en Europe par a. Une crise sur le marché interbancaire (se traduisant par une baisse des crédits accordés par les banques à l économie b. Un ralentissement de la production et de la consommation en Europe c. Les deux réponses précédentes 28. Pour faire face à cette crise, les Etats ont mis en place a. Une politique conjoncturelle restrictive b. Une politique conjoncturelle expansionniste c. Une politique structurelle restrictive d. Une politique structurelle expansionniste 29. La «crise grecque» qui s est déroulée en mars 2010 est liée à a. Une dette trop importante de l Etat grec. b. Une spéculation très forte sur le marché immobilier c. Les deux réponses précédentes 30. Durant cette crise, les «stabilisateurs automatiques» ont joué dans le cas français a. Un rôle d atténuation des effets de la crise b. Un rôle d accentuation des effets de la crise c. Aucun effet durant cette crise 5/5