II ELABORATION DES METAUX



Documents pareils
Potentiel de valorisation d un déchet en filière métallurgique

Application à l astrophysique ACTIVITE

Quel avenir pour l énergie énergie nucléaire?

STAGE D INITIATION AUX TECHNIQUES DE FORGE

Principe et élaboration de poudre par atomisation gazeuse, granulométrie et traçabilité pour la fabrication additive.

Qu est-ce que l acier inoxydable? Fe Cr > 10,5% C < 1,2%

PMI-MASTER Smart. PMI portatif. Le premier spectromètre par émission optique ARC / SPARK réellement portable

Viandes, poissons et crustacés

La fin (annoncée) des énergies fossiles

Utilisation historique de nanomatériaux en pneus et possibilités de nouveaux développements

Classement selon la Directive EU 1999/45/EC Pour plus d information, voir nos fiches de données de sécurité (MSDS)

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

Chap 1: Toujours plus vite... Introduction: Comment déterminer la vitesse d une voiture?

11.3 Panorama des activités

ECO-PROFIL Production Stratifié HPL mince fabriqué par Polyrey

Prix Pierre Potier L innovation en chimie au bénéfice de l environnement

Solutions de mesure pour le raffinage

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT ARRÊTÉ

Rappels sur les couples oxydantsréducteurs

Institut des comptes nationaux. Statistique du commerce extérieur. Bulletin mensuel

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

LES DÉFIS DE L EXPANSION

Actifs des fonds de pension et des fonds de réserve publics

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

GMS800 FIDOR ANALYSEUR D'HYDROCAR- BURE TOTAL VISIC100SF POUR LA QUALITÉ DE L'AIR EN TUNNEL. Capteurs pour tunnels

Quel est le temps de travail des enseignants?

*EP A1* EP A1 (19) (11) EP A1 (12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN. (43) Date de publication: Bulletin 2000/39

Analyse prospective des marchés à l export, par secteur et par pays

D'un simple coup d'oeil: Caractéristiques techniques de la MC cm. 40 cm. Idéale pour des fontes uniques et des petites séries

Construisons en aluminium pour les générations futures

Origine du courant électrique Constitution d un atome

FICHE TECHNIQUE POSTE METALLIQUE

XC-Boards Systèmes d informations pour la logistique et le transport

INFO SOUDAGE LE SOUDAGE PAR FRICTION, UN PROCEDE DE SOUDAGE MULTIPLE ET INNOVATEUR

UGIWELD TM, faites le vœu de l éternité

Ecole d été des spectroscopies d électrons.

SOMMAIRE. ENVOYEZ VOS COURRIERS A LA DEMANDE 6 8- Courriers 6 9- Options des courriers Archivage électronique des courriers 7

<< easylife.dedietrich-thermique.fr >> Wingo EASYLIFE

Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

la Contribution Climat Energie

notre vision CARTE DE VISITE

COMMENT COMMANDER? Par courrier. En ligne sur le site Par fax. Par

DELTA. Technologie XRF portable pour les applications PMI

Production mondiale d énergie

à la Consommation dans le monde à fin 2012

WORLD COAL INSTITUTE LE CHARBON COMME RESSOURCE UNE VUE D ENSEMBLE DU CHARBON

Notes. Schéma général PRODUCTION ÉLECTROLYTIQUE Composés inorganiques, nonmétaux

Base de données sur l'économie mondiale Alix de Saint Vaulry *

Présentation générale des principales sources d énergies fossiles.

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

pro-part Ficha técnica Applications recommandées Matériaux Supports

Eléments mobiles du moteur Moteur 1/9

Click to edit Master title style

Physique Chimie. Réaliser les tests de reconnaissance des ions Cl -,

L ÉNERGIE C EST QUOI?

BTS BAT 1 Notions élémentaires de chimie 1

GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA COLLECTE DE PILES ET ACCUMULATEURS AU LUXEMBOURG

SYS-849: Techniques avancées de mise en forme

Commission juridique et technique

LEADER CIMENT. MONDIAL (au 31 décembre 2012) PRÉSENTATION DU GROUPE. chiffre d affaires. collaborateurs. pays. sites de production

MÉTHODE DE DÉSEMBOUAGE DE CIRCUITS DE CHAUFFAGE

L École nationale des pompiers du Québec. Dans le cadre de son programme de formation Pompier I

FICHE DE DONNEES DE SECURITE

Classement selon la Directive EU 1999/45/EC Pour plus d information, voir nos fiches de données de sécurité (MSDS)

TARIFICATION DES INSTRUMENTS FINANCIERS AU 01 JANVIER 2015

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

- Introduction : la globalisation commerciale d hier et d aujourd hui

Content & Document Management IDC Conference 2007

La plaque composite nora Lunatec combi

Présentation d µgaztox_dist Rev22_06_09

Quand les métaux arrivent en ville. Enjeux et stratégies pour les matières premières critiques.

Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

Tarifs des principales opérations de placement en vigueur au

IFUCOME Sciences et Technologie en Cycle 3 6 0

GRILLE TARIFAIRE Service Exceptionnel. Expertise en Analyse.

HISTAR. ArcelorMittal Europe - Long products Sections and Merchant Bars

I. Introduction: L énergie consommée par les appareils de nos foyers est sous forme d énergie électrique, facilement transportable.

'INFORMATIONS STATISTIQUES

U-31 CHIMIE-PHYSIQUE INDUSTRIELLES

Chapitre 1: Les métaux et leurs utilisations

Nouvelle Classification Europerformance. Règles de mapping - Ancien schéma versus nouveau schéma

Véhicules Propres pour l amélioration de la qualité de l air Les Stratégies de progrès

10 en agronomie. Domaine. Les engrais minéraux. Livret d autoformation ~ corrigés. technologique et professionnel

Améliorez votre productivité grâce à une solution tout-en-un

4 ème PHYSIQUE-CHIMIE TRIMESTRE 1. Sylvie LAMY Agrégée de Mathématiques Diplômée de l École Polytechnique. PROGRAMME 2008 (v2.4)

La place du charbon dans le mix électrique

KRANNICH SOLUTION ENERGIE PME - PMI. reduction de vos couts avec l'autoconsommation

Région Haute-Normandie. Plan régional pour l internationalisation des entreprises en Haute-Normandie

EXTRAIT DU RAPPORT ANNUEL ET DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

Le coût du rachat de trimestres pour carrière à l étranger multiplié par 4 au plus tard le 1 er janvier 2011

LE FUMAGE À VOTRE PORTÉE Des économies de coûts, des profils de saveur uniques et des bénéfices à engranger!

Les métaux au fil de l Histoire

PERMA FRANCE S.A.S. Un partenariat unique depuis plus de 30 ans

Présentation Altran. Octobre 2008

Marquage laser des métaux

1. Utilisation conforme à l usage prévu. 2. Propriétés. 3. Montage. Capteur de CO 2 AMUN

Réunion d actionnaires Investir. Paris, 02 juillet 2015

Qu est ce qu un gaz comprimé?

Transcription:

II ELABORATION DES METAUX Un peu d histoire («archéométallurgie») Découverte : Antiquité : - Au, Cu (chalcolithique < -5000) - Cu, Sn Hg, Pb (age du bronze -5000) - Fe (age du fer -1500) Période «alchimique» : XIII siècle : As (bien qu utilisé dès l antiquité dans les bronzes) XV siècle : Sb, Bi Naissance de la chimie moderne : XVIII siècle : Ti, Ni, Cr, Mn, Co, Cd, Be, Zr, Nb, Mo, U, W XIX siècle : Li, K, Na, Sr, Ca, Al, Mg, B XX siècle : Hf, Re, Fr, actinides (transuraniens) et dans le futur : XXI siècle : éléments super lourds (Z>126)? 1

homo habilis homo erectus neandertaliens homo sapiens-sapiens (cro-magnon) pierre polie biface éclats outillage élevage feu culture langage paléolithique néolithique supérieur paléolithique inférieur paléolithique moyen mésolithique -80.000-35.000-8.000-4.000-1.800 Danube age du fer Europe Angleterre centrale (-300) (-700) Gaule (-500) l'age des métaux Europe -1.000.000-100.000-10.000 bronze (Cu/Sn) (Ur, -3.500) -1.000 0 Moyen Orient Au, Cu (Irak) bijoux (Au) (Egypte) -1.700, -1.500 Fer (Hittites) -800 Inde -500 Chine 2

Néolithique (-8000) Premiers objets en métal (Au et Cu à l état natif) : bijoux 10mm Cu natif pépites d or alluviales Age du bronze (-5000) (Iran, Turquie, moyen orient) bronze : alliage de Cu avec As, Sn, Sb, Ag, Ni, Pb malachite (verte) : Cu2CO3(OH)2 azurite (bleue) : Cu3(CO3)2(OH)2 chrysocolle (vert) : silicate olivenite : Cu2(AsO4)OH chalcopyrite : CuFeS2 Malachite Chalcopyrite 3

d abord impuretés du minerai (As, Sb, Pb )(provoquant un durcissement du métal) (mais dégagement d As2O3 volatile et toxique) puis introduction volontaire et contrôlée d autres métaux : cassiterite SnO2 airain : >5% Sn (point de fusion de 1084 C à 800 C si 15% Sn) Avantages du bronze : - très résistant et très dur (mais fragile) - fond à «basses» températures (entre 800 et 1000 C) moulage - réutilisable (par fusion) - peu oxydable et oxyde protecteur de belle couleur (vert) Inconvénients : -Cu et Sn sont rares (transport et coût importants) teneur moyenne de la croûte terrestre : Cu : 58 ppm Sn <2ppm Fe : 5% - fragilité relative NB : le laiton (alliage Cu-Zn) était connu (orilchaque) en Turquie et en Amérique du Sud (-2000) grâce à un minerai mixte 4

Europe : gisements de silex, Cu, Sn et Fe 5

Obtention du bronze par la méthode du «bas-fourneau» Le minerai (chalcopyrite (Fe,Cu)S2 + gangue siliceuse) est grillé à l air pour éliminer le soufre puis mélangé avec un fondant (hématite ou Fe2O3) On entasse, couche par couche du minerai et du charbon de bois et on chauffe démixtion métal - silicate le fondant et la gangue donne des scories (silicate de fer) qui surnagent sur le métal liquide. 6

1 ébauche en argile mêlée au plâtre 2 recouverte d une couche de cire et finition des détails (avec tiges de métal) cratère (vase) de Vix (Côte d Or) 164cm de haut 1mm d épaisseur 208 kg le plus grand vase en bronze de l antiquité (-500) fabriqué dans le sud de l Italie 3 enveloppe d argile fluide avec canaux creux on fait fondre la cire 4 on verse le métal en fusion puis on brise le moule après refroidissement moulage à la cire perdue : bronze d Olympie (Vème siècle) 7

Age du Fer (-1500, Hittites) Europe de l Ouest (Celtes) Hallstatt : - 700 à 500 La Tène : - 500 à - 50 rareté du Cu et du Sn : le fer devient compétitif 1ère métallurgie du Fer : -1500 Hittites (Anatolie) - se répand grâce aux migrations indo-européennes (Europe, Moyen Orient, Afrique) - se développe également indépendamment en Chine - le minerai de fer (brun rougeâtre) est moins visible que celui du Cu - le fer n existe pas à l état natif (*) (*) sauf cas exceptionnel du fer météoritique (sidérite) sideros (astre)? ou sideros (fer)? ergon (travail) sidérurgie (siderougos : forgeron) Avantages du fer : - très résistant tout en restant ductile - minerai abondant Inconvénient : - altérable (rouille) - fond à hautes températures (>1500 C) - ne peut être moulé (usinage à la pièce) - le four doit être détruit après chaque utilisation - ne peut être réutilisé 8

méthode du bas fourneau haut fourneau convertisseur (fer par martelage) (XVème siècle) (XIXème siècle) fonte acier -300 fonte (Chine) La fonte fer damassé "moulin à fer" Haut fourneau (Liège) fer blanc 500 1000 1500 1722 Réaumur (métallographie) 1768 Les forges de Buffon V X XV XX 1556 De Re Metallica (Agricola) L'acier 1540 1ère description de l'acier machine à vapeur 1864 Martin 1855 Bessemer 1784 puddlage 1877 Thomas 1500 coke 1740 acier au creuset 9

Le minerai de fer Les minerais de fer sont essentiellement constitués d oxydes, en particulier l hématite Fe2O3. Le fer sera donc obtenu par réduction de l oxyde en passant par les différentes formes chimiques : Fe3O4 : magnétite FeO : wüstite Ces oxydes sont loin d être stœchiométriques et présentent un large domaine de composition. Cette réduction peut être obtenu à partir du carbone ou de ses composés CO et CO2. La température à partir de laquelle on peut réduire un oxyde est donnée par les diagrammes d Ellingham 10

On constate que dans le domaine de température accessible (<1800 C), seuls certains oxydes (les oxydes de fer, MnO, MgO et SiO2) peuvent être réduits ; d autres (Al2O3, CaO) ne peuvent l être qu à de très hautes températures. 11

à partir du XVIème siècle «haut-fourneau» «bas-fourneau» de l antiquité à la fin du moyen age 12

Age du fer 1ère période (-1500 à 1500) minerai (Fe2O3+Fe3O4) chauffage vers 1200 C dans un bas-fourneau en présence de charbon de bois formation d une «éponge de fer» cémentée (riche en C) (loupe) mélange de Fe, d oxydes et de silicates scorie (fayalite fondant à 1177 C) chauffé à 1200 C l éponge est martelée pour en extraire la fayalite produit assez médiocre, riche en inclusions gaspillage important (la moitié du fer reste dans les scories) le four ne peut servir qu une fois mais : le phosphore (fragilisant) passe dans les scories 13

Élaboration à partir d un bas-fourneau loupe de fer le fer (alliage Fe+C) était obtenu par un martelage destiné à éliminer les scories 14

- La trempe (refroidissement rapide) est inventée dès le VII siècle (av JC) - la maîtrise du taux de carbone et de la cémentation (apport de carbone superficiel) apparaît à cette époque en Grèce («acier» %C>1) On chauffe le métal en présence de carbone (charbon de bois) dans un four à réverbère (four de potier) enrichissement superficiel en carbone qui après la trempe donne un acier particulièrement dur. 15

Epée damassée : (métallurgie médiévale, indienne et arabe) 1) des lames de fer et d acier alternées sont soudés ensemble (structure feuilletée) 2) forgeage au carré 3) la barre est torsadée 4) 3 barres torsadées sont forgées au carrée 5) puis soudées à chaud 6) on constitue ainsi l âme de l épée 7) le tranchant de l épée est fait d une lame d acier 8) travaillé et aplati sur l enclume 9) attaque acide donnant un aspect chatoyant semblable au tissu de Damas 16

Exemple : Tizona ou l épée du Cid Epée mauresque (arabo-andalouse) du XI ème siècle, aux caractéristiques exceptionnelle : - grande dureté du tranchant - grande ductilité de l ensemble grâce à une série de traitements thermiques parfaitement maîtrisées 17

18

Age du fer 2ème période (après 1500) invention du haut-fourneau (Liège 1450) obtention d un alliage Fe-C liquide : la fonte 1) la hauteur du haut-fourneau permet d obtenir des températures plus élevées (2000 C) 2) une plus forte teneur en carbone (1,8 à 7%) abaisse la température de fusion (1150 C) On dispose d un alliage de fer comparable au bronze : - dur (mais fragile) - que l on peut mouler mais : le P reste dans la fonte L acier peut être obtenu par affinage à l air NB : le haut-fourneau et la fonte étaient connu en Chine dès le VI siècle Le haut-fourneau 19

Élimination du soufre FeS soluble dans la fonte! entrée du soufre dans le laitier S+C+(O) " (S) + CO 20

Fe2O3 : hématite Fe3O4 : magnétite FeO : wüstite réduction des principaux oxydes 1790 (GB) : découverte du coke : en chauffant du charbon on élimine le soufre et on obtient du carbone pur remplacement du charbon de bois (épuisé) 1826 : utilisation du coke en France 21

haut-fourneau exemple : Haut fourneau Solmer : hauteur : 30m diamètre creuset : 10m volume : 2175m 3 production : 4300 tonnes/jour pour fabriquer une tonne de fonte : 1260 kg d aggloméré 400 kg de minerai calibré 40 kg de fondant 405 kg de coke 80 kg de fuel (300 kg de laitier) 22

XIXème siècle : invention du convertisseur : élaboration de l acier à partir de la fonte fonte acier %C 3 à 4 0,05 à 1,5 %Si 0,5 à 2,5 0 à 0,5 %Mn 1 à 2 0,3 à 0,5 %P 0,1 à 2 <0,05 %S 0,05 <0,05 acier du latin populaire aciarum (pointe, tranchant ) (du latin classique acies) fonte # acier : 2 phases 1) phase d oxydation (élimination de C, Si, Mn, P) 2) phase de réduction et de désulfuration Carbone C + ½O2 $ CO C + O2 $ CO2 Silicium Si + O2 $ SiO2 Manganèse Mn + ½O2 $ MnO SiO2, MnO, FeO, CaO, (PO4)2Ca3 scorie liquide en surface Soufre FeS + (CaO) laitier $ FeO + (CaS) laitier Phosphore 2P + 5FeO + 3CaO $ (PO4)2Ca3 + 5Fe fonte : aciérie à l oxygène ferraille : aciérie électrique 23

avant 1858 : «puddlage» (martelage de loupes de fer à l état pâteux, dans un four à réverbère, à partir de l affinage à la flamme de fontes) Aciéries à l oxygène fonte liquide (1200 C) oxygène pur convertisseur élimination C, Si, Mn, P, S Acier liquide (1600 C) Procédé Bessemer (1858) : «cornue» chargée de fonte liquide, brassée à l air (combustion du carbone) problème de la teneur en P de la fonte (fragilisation de l acier) Procédé Thomas (1877) le convertisseur est tapissé de dolomie (Ca,Mg)CO3 qui piège le P 24

O2 LD-AB ou LD-KGC brassage par Ar ou N2 1950 convertisseur LD (Linz-Donawitz) injection d oxygène par lance refroidie Convertisseur OBM (Oxygen Boden Maxhütte) ou LWS (Loire-Wendel-Sidelor) injection O2 par tuyères en fond de convertisseur LD-OB injection d O2 et propane K-BOP injection d O2 et propane avec apport de fondant (élimination du S) 25

convertisseur Bessemer coulée de laitier 26

Convertisseur LD pour fontes peu phosphoreuses fonte liquide + ferraille débit O2 : 500 à 1000m3/mn 27

Aciéries électriques production mondiale d acier : 700 millions de tonne production mondiale de minerai de fer : 1000 millions de tonne 40% de l acier est récupéré (ferraille) grâce aux aciéries électriques -fusion par arc électrique électrodes de graphite 100 à 200 volts 50.000 ampères par électrode capacité 5 à 250 tonnes 28

Principales étapes : -phase 1 : oxydation Si, Mn, C et P éliminés dans le laitier -phase 2 : décrassage (alimentation coupée) élimination du laitier schéma du convertisseur -phase 3 : réduction ajoute de Fe-Si et CaO pour former un laitier désoxydant élaboration sous vide (plus coûteuse) : réduction du taux d O, N, H 29

Aciérie électrique : les différentes phases 30

coulée d acier décrassage d une aciérie électrique 31

La coulée en lingot la plus grande densité de la phase solide entraîne les premières phases solides vers le fond, accentuant la teneur en éléments d additions en haut de lingot (ségrégation positive) et la diminuant vers le bas (ségrégation négative) microstructure ségrégations 32

ségrégation dans une dendrite dendrite de solidification dendrite de solidification dans de l aluminium 33

dendrites de solidification 34

La coulée continue 35

Microstructure du lingot en coulée continue Simulation numérique de la microstructure en fonction de la vitesse de tirage 1 mm/s 5 mm/s 36

37

Laminoir et train à fil 38

Production d Acier dans le monde (1998) Production d'acier (1998) Europe de l'est 13,9% Afrique 1,6% Océanie 1,2% Union Européenne 19,6% Sud 6,5% Production mondiale d'acier (1998) (776 millions de tonnes) Nord 14,8% reste du monde 24,8% Chine 14,7% 114 Mt Asie 42,4% USA 12,6% 98 Mt Taiwan 2,2% Grande Bretagne 2,2% 20 Mt Canada 2,0% France 2,6% Inde 3,1% 44 Mt Japon 12,0% 93 Mt Brésil 3,3% Italie 3,3% Corée 5,1% Allemagne 5,7% Russie 6,3% 39

Suede 3,5% Luxembourg 1,7% Autriche 3,5% Pays Bas 4,3% Finlande 2,6% Belgique 0,9% autres Production d acier 2,1% dans l Union Européenne (total1998 : 150 Mt) Allemagne 29,4% Espagne 9,9% Grande Bretagne 11,5% France 13,4% Italie 17,2% 30 25 Production d'acier en France 1974 : 27Mt en millions de tonne 20 15 10 Evolution de la production française d acier, de 1960 à 1998 5 1860 : 40.000t 1900 : 1,6Mt 0 1860 1880 1900 1920 1940 1960 1980 2000 40

Elaboration de l'aluminium principal minerai : la bauxite 35-60% Al O 2 3 20-30% Fe O 2 3 SiO TiO HO 2 2 2 l alumine est un oxyde très difficile à réduire l aluminium était un métal rare et cher 1886 : découverte par Héroult (France) et Hall (USA) du procédé électrolytique le minerai est concassé et broyé solution de soude : Al 2 O 3 + NaAlO 2 +NaOH 235 à 250 C 35 à 40 mn Al 2 O 3 + 2OH- + 3H 2 O " 2[Al(OH) 4 ]- précipitation de l aluminate au refroidissement [Al(OH) 4 ]- " Al(OH) 3 + OHpuis calcination 2Al(OH) 3 % Al 2 O 3 + 3H 2 O " alumine anhydre 41

2ème opération : réduire l'alumine pour obtenir le métal réduction directe impossible réduction cathodique par électrolyse point de fusion de l'alumine : 2040 C eutectique (T 935 C pour 18,5% alumine) fusion Al2O 3 + Na3AlF6 (7%) (hexafluroaluminate ou cryolithe) 42

4 volts - 150 000 ampères + - anode : -- - 3O 6e + O2 3+ - cathode : 2Al + 6e 2Alliquide 43

bilan 5000 kg bauxite 210 kg NaOH 3 13500 m eau 600 kg fuel 1900 kg alumine 130 kg C (anode) 30 kg de cryolithe 13 000 kwh 1000 kg Al production mondiale d Al2O3 : 37 millions de tonnes (1993)(92% sert pour Al) réserve mondiale : 36 milliards de tonnes production mondiale d Al : 18 millions de tonnes (1990) 44

45