POUR UNE BIENVEILLANCE CONTRE LES ABUS

Documents pareils
APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations.

Politique Institutionnelle. Politique de protection de l enfance. Direction Générale Fédérale 2007 PI 01

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP

Voici des exemples de cyberintimidation :

Guide d intervention sur. l intimidation. destiné aux intervenants - 1 -

C est quoi l intimidation?

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici».

Nouveaux médias. Guide pour les écoles obligatoires. Utilisation des téléphones mobiles Le cyber-harcèlement

1/ LES CARACTÉRISTIQUES DU CYBER-HARCÈLEMENT

Charte de la laïcité à l École Charte commentée

Une école bienveillante face aux situations de mal-être des élèves. Guide à l attention des équipes éducatives des collèges et des lycées

Page1 LE DROIT AU RESPECT DE LA DIGNITE

Un seul droit de la famille pour toutes les femmes.

Violence au travail Un organisme national

PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence. Justice alternative Lac-Saint-Jean

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer!

Les violences conjugales

Titre : POLITIQUE AFIN DE CONTRER LE HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE OU TOUTE AUTRE FORME DE VIOLENCE EN MILIEU DE TRAVAIL

Chaque Jour, les enfants sont victimes d intimidation.

VIE PROFESSIONNELLE ET RESPECT DE LA VIE PRIVEE Par Béatrice CASTELLANE, Avocate au Barreau de Paris

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION

LE HARCELEMENT A L ECOLE

PRESENTATION DU RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL DU CONSEIL NATIONAL DE L AIDE AUX VICTIMES SUR LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES EN URGENCE

REGLEMENT INTERIEUR du RESTAURANT SCOLAIRE de la COMMUNE de LINXE

contre la maltraitance Guide juridique à l usage des professionnels de l enfance

PASS sports vacances. Sommaire

Cinzia Grassi, Loredana Ceccacci, Anna Elisa D Agostino Observatoire pour le contraste de la pédophilie et de la pornographie enfantine

Comment me protéger face aux risques liés à ma fonction de dirigeant d'entreprise?

CODE DE VIE

Charte de protection des mineurs

CONCLUSION. Echanges I QU EST II - EXISTE-T-IL IL UN ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF JUSTE FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT DE L ENFANT L L ADOLESCENT?

Mémento. A l usage des parents et de leurs enfants

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

QUESTIONS / RÉPONSES

RESSOURCEMENT SUR MESURE

La gestion des situations de crise

Circulaire n

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Surfer Prudent - Tchats. Un pseudo peut cacher n importe qui

Quand le corps devient objet de l autre

SANTE ECOLE ENSEIGNANTS

Complément pédagogique

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL. Le moniteur-éducateur intervient dans des contextes différents :

L Académie des Dalons

Guide pratique pour lutter contre le cyber-harcèlement entre élèves

Institut Régional du Travail Social Poitou-Charentes

Etablissement S.A.S. / ARPADE. Services d Accueil et de Soins. - Livret d accueil -

LA VIOLENCE À L ÉCOLE :

J ai droit, tu as droit, il/elle a droit

Agir pour se libérer du mobbing

La responsabilité des directeurs d unité

Recommandation CP(2014)17 sur la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains par Saint-Marin

Le référentiel RIFVEH La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

Rentrée Charte du restaurant scolaire

LA RUMEUR Enquête 1 / Leïla, 3ème

PROJET D ETABLISSEMENT

Des questions..des réponses

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

GUIDE DE PRÉVENTION DE LA CYBERVIOLENCE ENTRE ÉLÈVES

Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail

La responsabilité pénale dans l entreprise

Les victimes et auteur-e (s) de violences domestiques dans la procédure pénale

Les responsabilités civile et pénale de l'élu local. > Observatoire SMACL des risques de la vie territoriale

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

NOS JEUNES FACE AUX DANGERS D INTERNET : ÉDUQUER, CONTRÔLER, PROTÉGER

LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT

Mise en place d une action de prévention Lutte contre le harcèlement entre élèves

Les pratiques des 9-16 ans sur Internet

Safersurfing Sécurité sur les réseaux sociaux

Or, la prévention des risques psychosociaux relève de l obligation générale de l employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés.

LES HABITATIONS NOUVEAU DÉPART pointe-gatineau Gatineau,Qc J8t2c8. Code de vie du «137»

_Règlement Caritas Protection des enfants

La majorité, ses droits et ses devoirs. chapitre 7

Quels sont les droits des enfants?

5 postures pour mobiliser le don

Conférence du RQCAA. Agression et violence contre les aînés. Présenté le 22 mars 2007 Au grand public À l observatoire Vieillissement et Société

solidarité

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

Responsabilité civile et pénale de l instituteur

Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B

Avertissement. Le Conseil général. L association ADEJ. Les jeunes connaissent bien les dangers d Internet.

Droit du travail - Jurisprudence. Inaptitude médicale résultant de faits de harcèlement moral

LE MARKETING SOCIAL ET

«La prison est la seule solution pour préserver la société.»

RECOMMANDATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE N 13 DE L ECRI

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

Comment la proposer et la réaliser?

Les femmes victimes. Violences. conjugales LE RÔLE DES INTERVENANTS SOCIAUX

Dossier pratique n 6

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence

Le décret du 2 mars 2006 a institué le Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique de niveau V.

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif

Se protéger, se faire aider et se remettre. Un guide pour les adolescents de la Nouvelle-Écosse

Tétanisés par la spirale de la violence? Non!

GUIDE À L INTENTION DES PARENTS DONT L ENFANT A ÉTÉ VICTIME D UN ACTE CRIMINEL

Prévention Santé Environnement

GUIDE HARCELEMENT MORAL AU TRAVAIL

Se libérer de la drogue

Transcription:

POUR UNE BIENVEILLANCE CONTRE LES ABUS

Introduction La maltraitance n est pas un phénomène exclusif, elle s infiltre sournoisement dans tous les milieux, les classes sociales, les cultures, les ethnies. Elle touche les plus jeunes comme les plus âgés et de bien des manières d où le fait de parler des maltraitances. Même dans les milieux où des valeurs humaines et spirituelles fortes sont proclamées, elle est néanmoins présente, parfois ignorée, étouffée ou banalisée. Cette plaquette est un document de sensibilisation aux maltraitances, ce n est pas un traité complet sur le sujet. Elle a pour vocation d informer et d expliquer afin d ouvrir les yeux et de dénoncer une situation de maltraitance. Au-delà de ce combat contre ls maltraitances, il est nécessaire de favoriser la vie, la sérénité, l harmonie et des liens relationnels bienveillants. En clair, vivre la bientraitance. L Église et la famille sont les lieux par excellence de la sécurité. Nous devons avoir une attention particulière pour que cela le soit. Définition On peut définir la maltraitance comme tout acte ou comportement physique, verbal ou autre nuisant au bien-être, à l épanouissement ou au développement de la personne. Les solutions et enjeux de la maltraitance sont divers car les formes de la maltraitance sont multiples. Une maltraitance est avérée quand il y a intention de faire du mal et que cette action est répétitive. De plus, un maltraitant use, généralement, de plusieurs types de formes de maltraitance. Concernant les signaux exprimés pour chaque maltraitance, ils sont considérés comme tels lorsqu ils sont répétitifs.

Les Maltraitances Négligence grave Manque d attention, de vigilance ou de prudence à l égard de personnes qui nous sont confiées par profession, domaine de compétence ou lien familial. Absence totale ou partielle de la prise en compte des besoins fondamentaux de l autre. Refus d instruction Carence affective Manque de soins appropriés Déshumanisation ou négation de l autre Refus de socialisation Rythme de vie et régime alimentaire inadaptés Signaux d alerte Sur-affectivité ou sous-affectivité Aspects physiques et vestimentaires régulièrement négligés ou inappropriés Hygiène manifestement absente Sentiment d impuissance et de dépendance Perte de repère, de confiance et d estime de soi Déprime, dépression, culpabilité Spirale négative et culture de l échec

Maltraitance psychologique La violence psychologique est constituée de paroles ou de gestes qui ont pour but de déstabiliser ou de blesser l autre mais aussi de le soumettre, de le contrôler de façon à garder une position de supériorité (M-F Hirigoyen) Absence totale ou partielle de la prise en compte des besoins fondamentaux de l autre. Humiliation, moquerie, cynisme Culpabilisation, manipulation Punitions extrêmes, séquestration Penser et agir à la place de l autre (se considérer supérieur) Stigmatiser, enfermer, juger, contraindre Despotisme, domination, emprise Chantage affectif Signaux d alerte Peur de l autre Trop grande introversion Trouble de la personnalité Aucun avis, aucune décision prise Echecs à répétition Déprime, dépression, culpabilité Manque d autonomie Acceptation d être bouc émissaire, victime Sentiment permanent de mal faire, de pécher Auto-dévalorisation Perte de repère, de confiance et d estime de soi Spirale négative et culture de l échec

Les MaNIPULATEURS LE SURPROTECTEUR Il veut votre bien sans votre consentement. Il sait ce qui est bon pour vous. Parce que ses intentions sont bonnes, ou sont censées l être, il va jusqu à manipuler les personnes et les faits. Il valorise le bon fonctionnement de son projet au détriment de l épanouissement des personnes. Il ne dit pas tout et maintient la confidence et le secret selon ses interlocuteurs. Cette surprotection est mise en place parce que les autres ne sont pas, selon lui, capables de faire ou d entendre certaines vérités, il fait à leur place et dispense les paroles utiles à l élaboration de son projet. Certaines formes de paternalisme à l allure bienveillante sont en réalité de la surprotection étouffante. Il va au secours des autres pour se valoriser lui-même et être considéré. L ÉGOCENTRIQUE Il souffre d un grand manque d estime de lui-même. Il se sert des autres pour nourrir son égo en souffrance. Il a soif de reconnaissance, d attention et de considération dans le but de servir son pouvoir et sa notoriété. Il assure être dévoué à sa communauté mais, en réalité, il a besoin de disciples qui le suivent et valorisent sa personne. Quiconque refuse de participer à sa démarche est systématiquement écarté et même rejeté. L égocentrique peut être un chef de clan d opposition s il n est pas reconnu par la majorité. L importance est placée au niveau du statut plutôt que sur les idées. LE PERVERS NARCISSIQUE Sous son image de «bon chrétien», il recherche en fait à faire le mal et non le bien. Son but est de détruire l autre et de prendre le pouvoir sur lui et ce au travers de paroles, actes, écrits, gestes, regards malveillants. De manière insidieuse et progressive, il construit une forme de toile d araignée autour de sa victime dans le but de détruire toute forme de dignité ou d intégrité physique et/ou psychique chez sa proie. Il manipule les évènements, les personnes ; il cultive la rumeur, génère du flou afin d étouffer sa victime qui n arrive plus à penser par elle-même. Son arme favorite est d alterner valorisation et culpabilisation afin de déstabiliser la personne et d anéantir sa confiance en elle, en ses convictions, en ses valeurs, en ses projets. Il est souvent brillant, charismatique, séduisant.

Violences physiques Action de porter atteinte volontairement à l intégrité physique d une personne (victime) dans l intention de la soumettre à la volonté de l agresseur. Coups, traumatismes, fractures à répétition Brûlures, étranglements Douleurs régulières Marques, bleus, hématomes Visites anormalement fréquentes de médecins, hôpitaux Signaux d alerte Peur instinctive d une personne s approchant de lui Vêtements longs en toutes circonstances et saisons Crainte de l autre, sentiment d insécurité permanent Plâtres, bandages réguliers Excès de violence Donne raison à son agresseur, excuse tout Fait passer ses blessures pour des accidents Inconstance dans les activités scolaires, professionnelles ou sociales Dépression, stress, trouble du sommeil, de la concentration Peur permanente de son agresseur même en son absence

Abus sexuel Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, par une manipulation affective ou par du chantage. Frotteurisme : Comportement de celui qui cherche le contact physique avec une personne non consentante dans des endroits publics. Voyeurisme : Le voyeur observe les gens à leur insu ; il cherche à les surprendre dans leur intimité. Exhibitionnisme : Montrer son intimité à un tiers non consentant ou le forcer à regarder des images, films à caractère pornographique. Harcèlement sexuel : Il peut s agir de paroles grossières, d attitudes, d actions, voire même de comportements répétitifs à caractère sexuel. Baisers : Embrasser sans accord de l autre. Attouchement sexuel : Touchers à connotation sexuelle que l agresseur pose sur la victime ou lui demande de poser sur lui, sur les zones dites sexuelles (poitrine, sexe, fesses, cuisses), sur ou sous les vêtements. Inceste : agression sexuelle commise par un adulte sur un enfant avec lequel il a un lien biologique ou parental (fratrie, parents, grandsparents, beaux-parents, oncles, tantes, etc.). Viol : relation sexuelle avec pénétration, qu elle soit vaginale, anale ou orale. Pénétration effectuée contre le gré de la victime, elle peut être faite avec le pénis, une autre partie du corps ou un objet. Signaux d alerte Langage exagérément porté sur le sexe Rejet de son corps Cacher ou «surexposer» son corps Crainte ou agressivité envers un des 2 genres sexuels (celui du maltraitant) Changement brutal de comportement Perte d appétit, de sommeil Peur excessive, angoisses, pleurs Difficulté de parler de sexualité Refus de tendresse ou de proximité Automutilation Consommation de drogues ou d alcool

Harcèlement Actes ou propos répétés tenus à l encontre d une personne dans le but de la détruire psychologiquement et/ou physiquement. Rabaisser, dénigrer, humilier Ignorer la présence Profiter de la fragilité de l autre, circonstancielle ou permanente Utilisation des réseaux sociaux pour avoir plus d impact Pousser l autre à bout, voire au suicide Rendre la victime responsable de ce qu elle subit Faire passer le harcèlement pour du jeu, le banaliser Stigmatisation, racisme, sexisme Rumeurs (vraies ou fausses) persistantes Signaux d alerte Renfermement, isolement Angoisses, honte Sentiment d exclusion Epuisement physique et psychique Auto-déconsidération Sentiment d impuissance pour sortir de ce harcèlement Déconstruction des repères et valeurs

Abus spirituels Lorsqu un leader spirituel (nommé ou pas) met à profit sa position d autorité pour contrôler, dominer une ou plusieurs personnes. Cela se traduit souvent par une violation de ses émotions, de sa vie privée, de ses opinions sans se préoccuper des conséquences négatives sur sa qualité de vie et son équilibre psycho-spirituel. Lecture orientée de la Bible Moralisation, culpabilisation, intolérance Prétention de supériorité spirituelle Infantilisation donc dépendance Juger, faire pression avec le salut comme enjeux Théologie du «chemin unique» (je connais le chemin du salut donc tu dois ) Menace de sanction, d abandon Forcer à l engagement Perfectionnisme Encourager la rupture sociétale, familiale, etc. Signaux d alerte Ne pense plus par elle-même Enfermement spirituel, relationnel et moral Anxiété par rapport au salut Soumission à une personne, à des discours Culpabilisation, isolement, manque de liberté Egocentrisme, dénigrement Rejet de la communauté, esprit sectaire

Bientraitance Manière d être, d agir et de dire, soucieuse de l autre, réactive à ses besoins, respectueuse de ses choix et de ses refus. Elle vise à promouvoir le bien-être de toutes et tous en gardant présent à l esprit le risque de maltraitance. Empathie, respect, ne pas juger Valorisation de ce qui est bien chez l autre et chez soi Encourager, accompagner Apprendre grâce à l autre et inversement Ecoute active, communication non violente Se réjouir de l épanouissement, la réussite de l autre Etre constructif en toute occasion, toute parole Voir la différence comme un atout Signes de bien-être Se sentir considéré et reconnu Joie, bonne humeur authentique Prise de conscience de ses capacités et de ses domaines à faire évoluer Avoir des projets, des rêves et chercher à les vivre Créativité et espace pour la mettre en œuvre Accueillir l autre réellement tel qu il est

Accompagnement et signalement Le signalement d une maltraitance est une obligation (art 223-6, 434-1, 434-3). Le non signalement d une maltraitance par une personne physique ou morale est puni par la loi (art 223-6). Le secret professionnel (art 226-13) Il ne concerne que certaines professions précises (voir codes par branche). Il est levé lorsque l on parle de mineur (art 226-14). Il est aussi levé lorsqu il y a risque de récidive dans la maltraitance (art 431-1). Quand signaler? Que signaler? Les identités et coordonnées de la personne qui signale. L identité et les coordonnées (si possible) de la personne signalée. Un descriptif précis des faits à signaler. Ce descriptif doit rester neutre, objectif et factuel. Suite au signalement : Ne pas chercher à enquêter ni à prouver les faits signalés. Une fois le signalement effectué, les organismes officiels enquêtent. Selon la gravité des faits, une suite administrative ou judiciaire est donnée. Si les faits ne sont pas avérés, l affaire est classée. Dans ce cas, l administration ne reprochera jamais à celui qui a signalé sa démarche, sauf en cas de signalement abusif et/ou intentionnellement arrangé. * tous les articles de loi mentionnés sont tirés du code pénal Dès qu une maltraitance est suspectée, c est-à-dire une personne en risque de danger ou en danger nécessitant une mesure de protection administrative ou judiciaire. Qui doit signaler? La loi impose à chacun de ne pas se taire et agir lorsqu il a connaissance de la situation d une personne en danger ou en risque de l être (art 434-1). Cela peut être autant une personne physique que morale (association). A qui signaler? Plusieurs choix : la gendarmerie (17), le procureur de la République (au tribunal le plus proche de chez vous), l Aide Sociale à l Enfance (ASE, présente dans chaque département), le 119 (Allo enfance maltraitée, ouverte en permanence, 24h/24h et 365 jours par an). Comment signaler? Par écrit de préférence, sinon par téléphone.

Démarche à suivre Toute personne fréquentant une communauté, adventiste ou pas est invitée à faire un signalement dès qu il le juge nécessaire, voire indispensable, et ce dans une démarche individuelle, responsable et civique. Si une personne saisit le comité d église pour un cas de maltraitance, celui-ci devra procéder au signalement auprès des autorités par le biais d un de ses membres dûment nommé pour cette mission. La fédération peut vous aider et vous accompagner dans ces différentes démarches. N hésitez pas à prendre contact avec elle dès que vous avez un doute. La sécurité morale, affective, physique d une personne doit toujours primer sur toute autre considération. Actions préventives Prendre clairement position et agir rapidement Accueillir la parole de l autre Connaitre les valeurs de base de la dignité humaine Rappeler l évolution des besoins fondamentaux en fonction des âges Permettre la liberté de pensée et d expression Ecouter sans chercher à apporter nécessairement des solutions Encourager à demander de l aide (privilégier l aide de professionnels) Lutter contre les prédateurs Sans faire des «chasses aux sorcières», être réaliste sur la présence de maltraitances dans la société, y compris dans les églises Accompagner toute personne confiant son traumatisme

Documentations Sites ressources enfants / adolescents / parents / éducateurs Manière d être, d agir et de dire, soucieuse de l autre, réactive à ses besoins, respectueuse de ses choix et de ses refus Elle vise à promouvoir le bien-être de toutes et tous en gardant présent à l esprit le risque de maltraitance. www.allo119.gouv.fr N vert 119 Service National d Accueil Téléphonique pour l Enfance Maltraitée ouvert 24h / 24-7j / 7 - Gratuit. - A l écoute des enfants, des témoins et ceux qui en ont eu connaissance par témoignage. www.institutdevictimologie.fr Annuaire : Pôle de référence régionaux d accueil et de prise en charge des violences. Vidéos de l institut : - Comment aider un enfant / adolescent victime (P. Lassus - psychothérapeute) - Comment recueillir efficacement la parole d un enfant (M. Cyr - Dr du CIPRAS Université de Montréal) www.enfance-et-partage.org De la prévention à l action contre la maltraitance. Vous avez besoin d aide? Vous souhaitez parler d une situation de maltraitance? N vert 0800 05 1234 www.filsantejeunes.com A l écoute des 12-25 ans N vert 0800 235 236 www.enfantbleu.org N 01 56 56 62 62 Prise en charge thérapeutique et juridique dans l urgence et le long terme des enfants victimes de maltraitances quel que soit leur âge. www.jeunesviolencesecoute.fr A destination des jeunes / parents / professionnels confrontés à des situations de violences. N vert 0800 20 22 23 phare.pads.fr N vert 0810 810 987 N 01 42 66 55 55 : Parents / Enseignants / Éducateurs confrontés au mal être et au suicide des jeunes. www.nonauharcelement.education.gouv.fr Victime ou témoin de harcèlement, un téléphone et un site à la disposition de tous y compris des professionnels. Matériel pédagogique à disposition N vert 3020 Adresses utiles dans le cadre de la maltraitance BRUXELLES SERVICE D AIDE A LA JEUNESSE DE BRUXELLES Avenue du Bourgmestre Etienne Demunter 3 1090 JETTE Tél.: +32 (0)2 413.39.18 Fax: +32 (0)2 413.38.42 saj.bruxelles@cfwb.be h

BRABANT WALLON SERVICE D AIDE A LA JEUNESSE DE NIVELLES Rue Cheval Godet 8 1400 NIVELLES Tél.: +32 (0)67 89.59.60 Fax: +32 (0)67 84.18.16 saj.nivelles@cfwb.be LIEGE SOS ENFANTS - AIDE ET PREVENTION ULg Rue de la Liberté 56 4020 LIEGE Tél. : 04 342 27 25 - Fax : 04 342 76 35 Textes de référence Bible Mt 7.12 ; Mt 25.40 ; Jn 21.15 Déclaration des droits de l homme Convention internationale des droits de l enfant (introduction, articles 1, 3, 14, 19, 34) NAMUR SOS PARENFANTS Rue Saint-Nicolas 84, bte 6 5000 NAMUR Tél. : 081 22 54 15 - Fax : 081 23 06 89 VLAANDEREN VERTROUWENSCENTRUM KINDERMISHANDELING Heel veel nuttige informatie, doorverwijzing naar andere instanties Is meldpunt voor professionele hulpverleners www.kindermishandeling.be Adresses utiles (Luxembourg) Sites de référence : www.childprotection.lu www.justice.public.lu/fr/famille/protection-jeunesse Document réalisé par les fédérations de l Union Franco-belge des adventistes, 30 avenue Emile Zola, BP 100 77193 Dammarie-les-Lys Cedex avec la collaboration des participants du congrès AMALF 2017 sur le thème de la maltraitance. - Création graphique : Cédrick Fernandez c-k.fr

«A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis mais des silences de nos amis» Martin Luther King L EGLISE ADVENTISTE S ENGAGE Tous les ans, l Eglise Adventiste s engage dans la campagne Enditnow. L objectif est de dénoncer les violences et de dire définitivement non à tout abus. www.enditnow.org