Les microbes Microbiologie médicale

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Transcription:

Les microbes Microbiologie médicale Professeur Guillaume Arlet Hôpital Tenon, AP-HP Faculté de Médecine, UPMC Cours IFSI 2010 Semestre 1

Définition»Micro-organismes Etres vivants microcopiques Uniquement visible qu au microscope Premiers êtres vivants sur terre Environ 3 à 4 miliards d années

Evolution en millions d année 4500 3000 2000 1000 0 Archaebactéries Cellule eucaryote 9 E. coli 0,03

Classification des microbes Etres unicellulaires : protistes La division cellulaire génère deux individus Protistes eucaryotes (vrai noyau) Protozoaire Algues Champignons et levures Protistes procaryotes Bactéries Acaryotes : virus

LES BACTERIES Définition Etre vivant, unicellulaire, de petite taille (généralement 1 micro de diamètre et quelques microns de longueur). Cellule procaryote donc dépourvue d un véritable noyau : absence de membrane nucléaire, chromosome unique en général. Paroi rigide faite d un constituant spécifique : peptidoglycane ou mureine. Classification est fondée sur les caractères morphologiques, tinctoriaux, biochimiques, antigéniques génétiques

Structure générale Flagelles Pili sexuel Membrane cytoplasmique Paroi Capsule Pili communs Chromosome Ribosomes

Rôle du peptidoglycane Propriétés du Peptidoglycane forme et rigidité de la bactérie affinité tinctoriale selon l épaisseur : coloration de Gram sensibilité au lysozyme, aux antibiotiques

Bactérie à Gram positif Bactérie à Gram négatif Acides téchoiques Membrane externe Porine LPS peptidoglycane espace périplasmique Membrane cytoplasmique

Autres composants de la paroi bactérienne Membrane externe (Gram -) : lipopolysaccharide (LPS), endotoxine, antigène somatique O Membrane interne (Gram -) ou cytoplasmique (Gram +) : barrière osmotique métabolisme énergétique. Capsule (inconstante) : polysaccharidique, virulence, (opsonisation): S. pneumoniae

Appendices externes Flagelles : 15 à 20µ de long Mobilité Protéine antigénique : antigène H Implantation Polaire Péritriche Monotriche Lophotriche Pili. : 0,2 à 5 µ de long Structure et fonctions : poils raides, en protéine, sexuels (transfert génétique), communs (adhésion) : Escherichia Cours IFSI 2010 coli, S1 Pr Neisseria G. Arlet gonorrheae

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Spore : chez bacilles à gram positif, Bacillus, Clostridium Formation : sporulation (intracytoplasmique) sécheresse, chaleur, appauvrissement du milieu formation de la préspore, maturation, germination Fonction Conservation du patrimoine génétique résistance aux agents physiques et chimiques. Température, chaleur (100 C), UV, Rayons X, agents chimiques Stérilisation : Chaleur humide à 120 C

LES CONSTITUANTS INTERNES Cytoplasme Acide désoxyribonucléique : Chromosome, ADN surenroulé Plasmide Réplication sur les deux brins (< 20 min.) Acides ribonucléiques : messager, de transfert, Ribosomal Small ARN

Morphologie quelques exemples Coques Gram + en amas Bacilles gram mobiles péritriches Coques Gram + en chainettes Diplocoques Gram + capsulés Bacilles Gram - capsulés Bacille Gram mobile polaire Vibrions, Campylobacter Bacilles Gram + sporulés Spirilles Tréponème

LA CROISSANCE Conditions physicochimiques - Température bactéries mésophiles - optimum de 20 C à 40 C. certaines bactéries (psychrophiles) cultivent mieux à 4 C. bactéries thermophiles -ph en général optimum de croissance à la neutralité -Pression osmotique saumure (NaCl > 30 %) empêche la croissance

LA CROISSANCE - Pression partielle d 0 2type respiratoire : Aéro Anaerobie Aérobie Microaérophile Anaérobie

LA CROISSANCE Quelques exemples de temps de génération Escherichia coli : 17 minutes Staphylococcus aureus : 30 minutes Lactobacillus acidophilus : 75 minutes Mycobacterium tuberculosis : 20 heures Treponema pallidum : 33 heures

Génétique : Les outils de l évolution bactérienne Mutation Acquisition d ADN étranger Transformation Transduction Conjugaison Transposons conjugatifs Remodelage interne Séquences d insertion transposons

CARACTERES DES MUTATIONS 1/ Rareté : 1 individu sur 10 6-10 8 2/ Spontanéité La bactérie mutante pré-existe au sein de la population avant même tout contact avec l agent sélectif 3/ Discontinuité La modification s effectue en une seule étape selon la loi du tout ou rien, 4/ Stabilité et transmissible à la descendance.

Plasmides Gènes de résistance Gènes de virulence

CONJUGAISON

Flores bactériennes humaines Pr. Guillaume ARLET UFR de Médecine Université Pierre et Marie Curie

Homme et bactéries quelques notions Homme : 10 13 cellules eucaryotes et 10 14 bactéries Nouveaux nés : stériles à la naissance

Flore humaine quelques définitions Flore commensale (cum mensa) Flore saprophyte Flore transitoire Notion de virulence Bactérie pathogène stricte Bactérie pathogène opportuniste

Les flores humaines Flores humaines peau : 10 2-10 6 /cm 2 rhinopharynx 10 8 /ml oropharynx : 10 8 /ml digestive : 10 2-10 11 /g vagin : 10 8 /ml

Le corps humain Les régions stériles trachée, bronches, poumons sous la peau les urines séreuses et organes

Flore bactérienne cutanée La peau est située en première ligne dans la défense visà-vis des infections. La flore cutanée normale a un rôle de protection contre les infections par plusieurs mécanismes : l interférence bactérienne, la production d acides gras, et même par la production de peptides antimicrobiens. Plus de 200 espèces bactériennes identifiées

Variation quantitative de la flore cutanée Régions sébacées : 10 5-10 6 /cm 2 De part et d autre des narines, Régions pileuses Conduit auditif externe Régions humides : 10 6-10 7 /cm 2 Aisselles Périnée Espaces interdigitaux Nombril Régions sèches : 10 2 /cm 2

Flore aérienne supérieure Rhinopharynx Oropharynx Staphylocoque doré (orifices narinaires en particulier) Streptocoques, dont S. pneumoniae Haemophilus, donth.influenzae Neisseria (éventuellement Neisseria meningitidis dont le portage est transitoire) Anaérobies, corynébactéries, lactobacilles.

Flore digestive humaine

Flore digestive humaine : rôle 1. Commensalité Participation à la digestion alimentaire Synthèse de vitamines (K, folates, B) 2. Résistance à l infection Effet de barrière Bactériocines Encombrement stérique Métabolites toxiques Déplétion alimentaire

Effet de barrière

Flore vaginale Les lactobacilles acidophiles (bacilles de Döderlein), par leur sécrétion d'acide lactique entretiennent un ph bas qui limite la flore de colonisation et permet la fécondation). Streptocoque (Streptocoque B essentiellement) Corynébactéries Bifidobacterium. Après la ménopause, les anaérobies et entérobactéries sont plus abondantes.

Flore bactérienne et antibiotiques Flore commensale habituellement sensible Flore soumise à pression de sélection Émergence de la résistance Transfert de la résistance Transformation (acquisition d ADN nu) Conjugaison (acquisition de plasmides R)

Flore bactérienne et système immunitaire Système immunitaire et flore digestive La flore digestive permet le développement du système immunitaire digestif et sa stimulation permanente

Conflit hôte-bactérie notion de virulence Apport constant de bactéries extérieures Pas d implantation dans la très grande majorité des cas Rarement maladies infectieuses Origine commensale parfois

Bactéries pathogènes la tenue de combat Pili sexuels Pili communs Peptidoglycane Flagelles internalines sidérophores cytotoxines LPS capsule

Bactéries pathogènes : la tenue de combat

Conflit hôte-bactéries critères de virulence Propriétés Bactéries virulentes Infection Bactéries opportunistes Hôte Immunocompétent Immunodéprimé Rupture des barrières Dose infectante faible forte Pathogénicité forte faible Persistance oui non

Conflit hôte-bactérie Bactéries virulentes/doses infectantes Bactérie Maladie Dose infectante Voie de pénétration Salmonella typhi Fièvre typhoïde 10 5 orale Shigella dysenteriae Mycobacterium tuberculosis Dysenterie bacillaire 10 orale Tuberculose 1-10 respiratoire Yersinia pestis Peste 1-10 piqûre Rickettsia prowazeki Typhus 1-10 piqûre

Pouvoir pathogène bactérien Pénétration dans l organisme Multiplication locale Expression de la pathogenicité Diffusion dans l organisme Résistance au système immunitaire Persistance dans l organisme

Expression du pouvoir pathogène Bactéries «toxiques» «invasives» pénétration Oui Oui multiplication locale +++ + toxines +++ +/- diffusion Non +++ tableau intoxination infection diffuse traitement symptomatique antibiotique

Les outils de la virulence Implantation : adhésines, pili Production de toxines très puissantes Pénétration intracellulaire : internalines Destruction tissulaire enzymes : cytotoxines Résistance à la phagocytose et au complément : capsule et lipopolysaccharide Captation du fer : sidérophores Survie intracellulaire

Les pathogènes opportunistes Pathogènes car diminution des défenses «Immunodépréssion» Maladies du sang, cancer, etc Age : NN et personnes agées Terrain : diabète, alcoolisme, insuffisant respiratoire Iatrogène : sondage, KT, réanimation Médicaments : corticoides, AINS

Le Choléra l agent pathogène Vibrio cholerae Bacille à Gram - halophile très mobile vit dans les eaux alcalines salées Épidémies Circonstances de survenue

Le Choléra le tableau clinique Diarrhées profuses Selles «eaux de riz» très liquides Déshydratation Décès Traitement par réhydratation

Le Choléra la physiopathologie NaCl Cl - HCO 3 - Protéine G kinase AMPc ATP Adénylate cyclase

Le Tétanos Quel est mon nom? : Clostridium tetani Qui suis je? : Un bacille gram + anaérobie D ou viens-je? : le cheval est mon ami Pourquoi je résiste? : je sporule Que fais-je? : je donne le Tétanos

Le Tétanos Plaie cutanée Germination Multiplication locale Elaboration de la toxine Blocage de la transmission des neurotransmetteurs Paralysie et asphyxie

Les Salmonelles Adhésion aux cellules jéjuno-iléales Invasion par invasine qui reconnaissent les intégrines des cellules Réarrangement du cytosquelette Persistance, survie et multiplication dans le phagosome

Les Shigelles Pénétration par les cellules M Invasion par le complexe IpaB-IpaC secrété par un système de sécrétion de type 3 Ipa (invasion plasmid antigen) Lyse des phagosomes Apoptose des macrophages Pénétration des autres cellules épithéliales

Les Shigelles Cellule épithéliale Cellule M apoptose Caspase 1 IL-1ßactivé Polynucléaire Cours IFSI 2010 S1 Macrophage Pr G. Arlet

Les pathogènes opportunistes Pathogènes car diminution des défenses «Immunodépréssion» Maladies du sang, cancer, etc Age : NN et personnes agées Terrain : diabète, alcoolisme, insuffisant respiratoire Iatrogène : sondage, KT, réanimation Médicaments : corticoides, AINS

Staphylococcus aureus Portage nasal chez 10 à 40% des individus 10 3 à 10 4 / cm 2 60% des individus sont porteurs de manière intermittente Durée du portage de plusieurs mois à plusieurs années Autres sites :vagin, périnée, peau, plaies

Staphylococcus aureus S. aureus expriment de nombreux facteurs de virulence 1ère étape colonisation de la peau et des muqueuses rôle des acides lipoteichoïques Pénétration par effraction ou brûlure Colonisation des tissus sous jacents Résistance à la phagocytose Élaboration de toxines

Staphylococcus aureus Multiplication et Dissémination Sidérophores en phase post exponentielle de croissance Coagulase qui se lie à la prothrombine qui se transforme en thrombine activée qui transforme le fibrinogène en fibrine Staphylokinase qui fragmente le caillot en envoie des micro-embols septiques dans la circulation

Staphylococcus aureus

Escherichia coli E. coli responsables d infections intestinales ETEC E. coli enterotoxinogènes Epidémies enfants pays EVD, diarrhées du voyageur (turista) EPEC E. coli entéropathogènes pays EVD Diarrhées aigueset chroniques dans les écoles et les crèches EIEC E. coli entéroinvasifs Syndromes dysentériques EHEC E. coli entérohémmoragiques Colites hémmorragiques et SHU EAggEC E. coli entéroaggrégatifs Diarrhées chez nourrissons et enfants pays EVD DAEC E. coli Adhésion diffuse

Escherichia coli infections extraintestinales Infections urinaires, pyélonéphrites Méningites néonatales Cholécystites Septicémies Infections suppuratives diverses ExPEC

Escherichia coli ExPEC : Adhésion par FimH P fimbriae (opéron pap), S fimbriae Adhésine non fimbriale (Afa) Capsule K1 : résistance à la phagocytose Cytotoxines Hémolysines A (opéron à 4 gènes) Toxine dermonécrotique CNF 1 Sidérophores aérobactine, yersiniabactine Recepteurs de ces sidérophores (IutA, FyuA)

Transmission des bactéries Réservoirs Modalités de transmission Directe Indirecte Les infections liées aux soins

Réservoirs - Strictement humain selon la matière infectante * selles (fièvre typhoïde, diarrhées) * sécrétions génitales (maladie vénérienne, IST) * chancre (maladie vénérienne, IST) * air expulsé (méningococcie, charbon, tuberculose) * accouchement (fièvre puerpérale) -animal * salive (pasteurellose) * délivrance * lait * carcasses (ganglions) - autres * eau (choléra...) * aliment (TIAC, Listeria...) * ectoparasites (maladies vectorielles)

Transmission - Voies de contamination. directe * homme à homme - gouttelettes : méningocoque, bacille tuberculeux - main (dysenterie bacillaire, S. aureus, ILS) - contact vénérien - mère à enfant (transmission verticale) * animal à homme - morsure, griffade, léchage - contact direct (maladie professionelle) * ectoparasites - morsure de tiques (borréliose de Lyme) - puces, poux.... indirecte * eau, aliments (Brucella, Salmonella, Listeria...) * air (Coxiella burnetii...) * autres (étables...)

Fièvre Q spore? Résistance Syndrome pseudo-grippal + pneumonie atypique Réservoirs animaux Bactérie intracellulaire obligatoire Coxiella burnetii Variant résistant (spore?) Petites épidémies Transmission aérienne Année Source Nb. cas Principaux signes cliniques 2002 ovine 99 Fièvre, céphalées, TRA* 2000 fumier (chèvre) 10 Fièvre, céphalées, myalgies 2001 fumier (ovin) 5 Fièvre, céphalées, TRA 1996 ovine 29 Fièvre, céphalées, TRA 90-95 ovine 289 Fièvre, céphalées, TRA * TRA, augmentation des transaminases

La transmission manuportée Cause de transmission des ILS Malades fragiles Malades en réanimation Transmission en ville Transmission des BMR

Antibiotiques Modes d action Mécanismes de résistance

Définition Agents antibactériens naturels ou obtenus par synthèse ou par semi-synthèse présentant une activité : liée à un mécanisme d action spécifique exercée à de faibles concentrations sur certaines espèces bactériennes (spectre d activité large ou limite) relativement lente bactériostatique ou bactéricide une toxicité sélectivement dirigée contre les bactéries

CLASSIFICATION : Par famille et la structure chimique de base ß-lactamines, aminosides, quinolones Par le spectre Gram +/- Anti-pseudomonas Par mécanismes d action Paroi Acides nucleiques Synthèse protéique

Antibiotiques et Bactéries ß-lactamines Aminosides Fluoroquinolones Tetracyclines Trimethoprime & sulfamides Chloramphenicol Rifampicine fosfomycine Gram - Gram + Macrolides Glycopeptides

Cibles potentielles des antibiotiques Porines Peptidoglycane Membrane cytoplasmique Pompes efflux PLP Membrane externe Peptidoglycane ADN ARN Ribosomes Protéines

MECANISMES D'ACTION DES ATB - CIBLES Mécanisme d'action Familles d'atb Inhibiteurs de la synthèse de la paroi bactérienne (PG) Inhibiteurs de la synthèse des protéines β-lactamines (PBP) Glycopeptides (D-Ala-D-Ala) Fosfomycine (précurseurs) Aminosides Tétracyclines Chloramphénicol Macrolides Inhibiteurs de la synthèse des AN ou du fonctionnement de l ADN synthèse des précurseurs réplication de l'adn inhibition de l'arn polymérase Sulfamides Quinolones Rifampicine

Résistance acquise de souche Une bactérie est dite résistante par événement génétique acquis lorsqu elle peut croître en présence de concentration d antibiotique plus élevée que la concentration qui inhibe les souches normales de l espèce Population «normale» Population R

SUPPORT GENETIQUE DE LA RESISTANCE ACQUISE CHROMOSOMIQUE Mutation Spontanée, rare, stable, Spécifique de l ATB ou d une famille PLASMIDIQUE ou TRANSPOSABLE +/- stable Transmission Transmission verticale verticale horizontale même espèce ou espèces différentes Dissémination de la R Dissémination de la R = descendance = épidémies de souches = épidémies de souches de plasmides, de gènes

MECANISMES DE RESISTANCE ACQUISE AUX ANTIBIOTIQUES Modification de la cible Défaut de liaison entre ATB et cible = AFFINITÉ Inactivation de l ATB = SYSTÈME ENZYMATIQUE Nouvelle voie de synthèse : by pass Efflux actif = EXCRÉTION Défaut de pénétration de l ATB = IMPERMÉABILITÉ

SARM AP-HP

Enterocoque et R glycopeptides ERV Colonisation plutôt qu infection Épidémie souterraine dans les hôpitaux 2007 2008

R C3G chez E. coli Prevalence of resistance to extended-spectrum cephalosporins among E. coli isolates from bacteraemias (European Antimicrobial Resistance Surveillance System) 2002 2007

Carbapénémases Pip Tic Amx Tz Fox Cf Ma Ctx Amc Caz Atm Fep Tcc Imp Mox Classe A : KPC New-York, Grece, Israel K. pneumoniae (50%), E. cloacae, E. coli Cas d importation : Paris Classe B (MBL) : VIM, (IMP), (NDM) Italie, Grèce, Tunisie K. pneumoniae, E. coli, P. aeruginosa Cas d importation : Paris Classe D : OXA-48; OXA-23/-58/- 40

Mise en évidence des bactéries Pr Guillaume Arlet Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie, UPMC Hôpital Tenon, AP-HP

Rôle du laboratoire de Bactériologie médicale Caractérisation de la bactérie responsable du syndrome infectieux Méningites Pneumonies Infections urinaires Angines Septicémies Infections gynécologiques Cholécystite

Origine bactérienne du sepsis? Infections virales : angine, syndrome grippal, méningites Infections parasitaires : Diarrhées sanglantes Paludisme

Infections bactériennes et syndrome inflammatoire Bactéries: réaction macrophages et polynucléaires (pus) Virus réaction macrophage et lymphocytes Parasites réaction à P. oesinophiles Pb des bactéries intracellulaires : réaction lymphocytaire

Les grandes étapes de l identification bactérienne Examen direct au microcope : 1 heure Cytologie, coloration de Gram, morphologie Culture : 24 heures Identification : 24-48 heures Etude de la sensibilité aux antibiotiques : 24-48 heures

Un bon prélèvement Méningites: LCR par ponction lombaire Pneumonies : ECBC, Aspiration bronchique Infections urinaires : ECBU Sepsis grave : hémocultures Cholécystite : prélèvement opératoire Angine : écouvillonage pharyngé

Un bon prélèvement Stérilité : ECBU, LCR, Sang Problèmes des flores normales humaines ORL Digestive Gynécologique Cutanée Problème des bactéries fragiles et anaérobies

Quelques prélèvements

Rappel sur la paroi bactérienne Bactérie à Gram positif Acides téchoiques Membrane externe Bactérie à Gram négatif Porine LPS peptidoglycane espace périplasmique Membrane Cours IFSI 2010 cytoplasmique S1 Pr G. Arlet

Morphologie quelques exemples Coques Gram + en amas Bacilles gram mobiles péritriches Coques Gram + en chainettes Bacilles Gram - capsulés Diplocoques Gram + capsulés Vibrions, Campylobacter Bacille Gram mobile polaire Bacilles Gram + sporulés Spirilles Tréponème

ECBU à Escherichia coli

Hémoculture à Campylobacter

Méningite à méningocoque

Endocardite à Streptocoque

Culture Différents milieux Standard Enrichis (sang frais, sang cuit) Sélectif Température 37, 30, 44 Atmosphère : normale, CO2, anaérobie

Les modalités de l isolement

Un isolement parfait

Isolements sélectifs Gélose de Chapman pour S. aureus Gélose de Drigalski pour entérobactéries

Milieux enrichis Gélose au sang frais Gelose Chocolat

Identification bactérienne Méthodes biochimiques Mise en évidence de métabolites Fermentation des sucres Méthodes antigéniques Mise en évidence d antigènes de surface Méthodes moléculaires PCR

Identification biochimique

Identification antigénique

Antibiogramme 0,25 2 8 32 32 8 2 0,25 0,25 2 8 32 32 8 2 0,25 J0 J+1 0,25 2 8 32 32 8 2 0,25 0,25 2 8 32 32 8 2 0,25

Antibiogramme BMR AMX TIC TZP PIP CF MA CXM FOX FEP AMC TCC CTX MOX CAZ ATM IPM

Apport de la biologie moléculaire à la bactériologie médicale Identification bactérienne Mise en évidence de gènes de virulence Mise en évidence de gènes de résistance Épidémiologie moléculaire

Les grands problèmes actuels Pays très pauvres Choléra, Tuberculose, Lèpre Diarrhées, Pneumonies Pays riches Tuberculose, E. coli, S. aureus, P. aeruginosa Pneumonies, IST Infections liées aux soins, Légionellose Un problème majeur émergent dans le monde La résistance aux antibiotiques