Rectorat de l académie de Toulouse Mission Générale d Insertion



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Transcription:

Rectorat de l académie de Toulouse Mission Générale d Insertion Les enjeux pour la réussite des enfants à besoins particuliers Colloque ASCOMED 27 mars 2008

SOMMAIRE 1-Repères liés à l activité 2-Prise en charge des jeunes à besoins particuliers 3-Solutions-Insertions en 2006-2007

La MGI développe son action dans le cadre des priorités nationales de prévention des sorties sans qualification et de lutte contre l exclusion. Objectifs : prévenir les ruptures scolaires et préparer tous les jeunes à acquérir les pré-requis leur permettant d accéder à une formation qualifiante de niveau V

Public Jeunes de plus de 16 ans Déscolarisés, sortis du système scolaire sans qualification La MGI ne s adresse pas aux jeunes issus de l enseignement spécialisé, pour autant, elle prend en charge les élèves issus de l enseignement adapté. En décrochage scolaire, en risque d abandon En rupture de contrat d apprentissage Nouvellement arrivés en France

1- Repères liés à l activité de la MGI Activité d accueil : plus de 1 800 jeunes chaque année Activité de formation : sur les trois dernières années, en légère augmentation : 900 jeunes en 2004-2005 ; 1 160 en 2006-2007. Répartition filles/garçons : toujours relativement équilibrée (garçons 55 %) Bénéficiaires d une mesure de suivi (éducative, sociale ou psychologique) : en constante augmentation (environ 15 % des jeunes). Il ne s agit pas de publics dit à besoins spécifiques, néanmoins, leurs difficultés nous conduisent à un suivi plus soutenu. Types d actions : Remobilisation : 90 % Parcours qualifiants : 10 %

Origine scolaire des jeunes accueillis en formation Sur 1 160 jeunes, 8 % sont des jeunes à besoin spécifiques. Apprentissage, 7% Enseignement professionnel CAP-BEP, 36% Collège, 17% Enseignement professionnel BAC PRO, 3% Lycée général et technologique, 13% NAF tous niveaux, 10% Divers autres, 6% Collège enseignement adapté, 7% L ensemble des jeunes sont originaires de différents niveaux de formation, mais ne sont pas issus systématiquement, comme on pourrait le supposer de l enseignement adapté ou spécialisé. Parmi les jeunes répertoriés dans la catégorie «Divers autres», on trouve 6 jeunes de l enseignement spécialisé et 5 peu ou pas scolarisés antérieurement.

2- Prise en charge des jeunes à besoins spécifiques Les besoins spécifiques sont en lien avec : La santé ou un handicap léger (parfois avec inaptitude médicale à travailler) Des difficultés d apprentissage récurrentes (dyslexie, ) Des troubles mentaux ou psychologiques : agoraphobie, phobie scolaire, apathie, Des troubles du comportement voire pathologiques : hyperactivité, isolement

Profil des élèves Aux difficultés d apprentissage observées chez tous les jeunes que nous prenons en charge, peuvent s ajouter, entre autre : Le refus d apprendre L agressivité, la violence, la passivité extrême Les stratégies de fuite ou de contournement Le refus du jugement par notation Les jeunes à besoins spécifiques présentent des difficultés supplémentaires liées soit au handicap moteur, aux difficultés d apprentissage lourdes, au trouble psychologique ou du comportement.

Les étapes du processus d un parcours classique dans un DALI Accueil Diagnostic concerté et partenarial Coordonnateur MGI, Conseiller d Orientation Psychologue, Conseiller technique de la Mission Locale Contractualisation du parcours : engagement réciproque, contrat pédagogique Formation : actions modulaires et personnalisées, en lien avec le projet personnel et professionnel Méthodes : Stratégies pédagogiques variées et alternance avec l entreprise Tutorat : rencontres individuelles hebdomadaires avec le formateur Evaluation formative sans notation. Ce système est basé sur le concept de progrès et donne lieu à des bilans fréquents. Accompagnement Mobilisation du réseau Education Nationale (assistantes sociales, santé scolaire), et interinstitutionnel (Conseiller Mission Locale et intervenants du champ social)

Modalités d accompagnement renforcées pour les jeunes à besoins spécifiques Leur prise en charge implique : Un partenariat plus large ouvert de manière systématique aux secteurs médico-social, social, sanitaire et médical Un temps de formation parfois plus long, mais avec des contrats d objectifs à plus courtes échéances Un suivi individualisé : De la formation : entretiens plus fréquents (phases de réajustement) De l alternance structurée autour de trois phases : Préparation du stage : rencontres physiques avec le tuteur pour définir les objectifs du stage et les tâches qui seront confiées au jeune en adéquation avec sa problématique Suivi du stage renforcé avec plusieurs rencontres Evaluation réaliste mais valorisante qui permet de contribuer à la définition du projet

Limites Internes au dispositif MGI Liées à notre champ de compétence : celui de l enseignement Liées à la mise en place des parcours en alternance pour les jeunes avec diagnostic prononcé de contre-indication à travailler en attente d un diagnostic médical Liées à la difficulté d accepter le handicap qui les empêchent de se projeter de manière réaliste Liées aux moyens disponibles en ressources humaines Externes Faire coexister les contraintes du monde du travail avec la réalité de la problématique des jeunes Mobiliser les familles, les associer aux projets et faire évoluer leurs représentations

Perspectives d évolution et leviers d optimisation En terme de formation Développer les actions de prévention du décrochage en accompagnant les équipes dans les établissements Lier le renforcement des savoirs fondamentaux au travail sur le projet personnel et professionnel En terme de partenariat Développer les lieux ressources et d échanges sur les pratiques professionnelles à l échelon départemental Favoriser les prises en charge concertée et le travail en réseau visant à l élaboration et au suivi de projet individualisé répondant aux besoins de l adolescent Au niveau des familles, développer des groupes de parole qui permettent de faire le lien entre l école et le monde du travail

3 - Solution-Insertion en 2006-2007 80 % des jeunes pris en charge trouvent une solution à l issue de la prise en charge MGI. Autres, Sortie sans Attente 4% solution, 5% solution, 2% Emploi, 9% Situation inconnue, 9% Mission locale, 13% Action MGI, 3% Poursuite de formation, 55% Autres : 5 jeunes pris en charge par les Chambres Consulaires ; 9 déménagements ; 6 prises en charge COTOREP ou autre structure médicale ; 7 recherches personnelles emploi ou contrat d'apprentissage ; 2 non régularisation (NAF)

Rapprochement des résultats avec les indicateurs LOLF (mesure institutionnelle de la performance) : Taux de Poursuite de formation : ce taux atteint 61 %. il peut s agir d un poursuite en Lycée professionnel ou dans le cadre de l apprentissage ou en formation continue. Taux d accès à l emploi : il atteint 8 %. Les autres solutions ne sont pas prises en considération par le niveau national de la Loi organique de la loi de finances, mais nous nous attachons à les identifier.

55 jeunes sont sortis sans solution en octobre 2007 Il n y a aucune corrélation entre les sorties sans solution et les jeunes à besoins spécifiques. On retrouve quelques décrocheurs et surtout des départs liés à de grandes difficultés. Motifs de sortie Filles Garçons Cumuls Contact interrompu ; décrochage 8 11 19 Décès 2 2 Déménagement 2 3 5 Hospitalisation 1 1 Incarcération 1 1 Maladie 2 1 3 Maternité 7 7 Mariage 0 Retour pays origine 3 2 5 Divers autres 5 7 12 28 27 55

Contact Eric Dupuy, Chef du SAIO Valérie Polito, Coordonnatrice académique Arlette Batlle, Chargée statistiques Téléphone 05 61 17 79 89 Mél mgi@ac-toulouse.fr Site www.ac-toulouse.fr/mgi