LE ROLE ZT LA FOItMATION



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Transcription:

LE ROLE ZT LA FOItMATION DES ASSISTANTS MEDICAUX Allocution prononc6e par T\4oiisjcur Alphonse P iveriii Président de l'uiiiversii6 du Québec.Le jeudi 29 avril 1971, B Qu6bec A un Colloque de l'université du Québec tenu 'd l'auberge des Gouverneurs

Au terme de cette journbe, il me fait d'abord plaisir dc: remercier M. Claude Castonguay, ministre des Aifaires sociales, qui, malgré ses nombreuses occupations, nous a fait l'honneur de sa présence. Mes renierciements vont aussi au docteur Jacques Brunet, sous-ministre des Affnircs sociales, aux doyens des facultis de mc'decjne et aux repr6sentants des diverses associations profes- sionnelles qui ont accept6 de participer 'a. notre colloque, Enfin, je voudrais remercier les conférenciers qui y ont apport4 leur brillante contribution et qui lui ont insuffle tout son intérêt. 1 I Le fait que vous soyez venus aussi nombreux 'a cette rencontre démontre l'importance et l'actualit6 de ce sujet qui a d'ailleurs éte' l e thkiiie de trois grandes confdrences au cours des quatre derniers mois: la première a CU lieu 8. New York en janvier et a rassemble prks de 500 spécialistes am4ricains; la deuxième a eu lieu au d6but d'avril 'a Ottawa, sous l'dgide du Ministkre icd6ral de la Sant6 et du Bien-Etre social. Enfin la troisième se tenait tout récemment 5 Toronto, dans le cadre du congrès annuel de l'associa- tion canadienne de la Sant6 publique. Il est toutefois significatif qu'au Canada, B notre connais- sance, ce soit une université et, de plus, une université qui ne poss'ede pas de faculté de mgdecine, qui prenne l'initiative d'un tel colloque. Généralement ce sont les associations professionnelles

2. qui font cela et d'ailleurs demain, l'association des Dipl6m6es en Nursing de la province de Qu6bec réunit ses membres sur le mgme th&me. En prenant cette initiati\7e, l'universit.6 du Qugbec a voulu montrer qu'elle s 'intéressait zux questions des sciences de la sant4 et qu'clle d6sirait satisfsjre un besoin de la population dans ce domaine. Poursuivant sa politique 3 double volets: d'unc part, éviter autant que possible les d$doublements et, d'autre part, remédier 'a certaines lacunes existant dans le systkme 6ducation- ne1 québécois, l'université du Québec considkre de son devoir d'6tahlir des professions nouvelles qui r6pondcnt B des besoins que l'on peut constater déjb aujourd'hui, mais qui correspondront sare- ment demain 'a l'kvolution meme dc notre socie'tk. Par ailleurs, l'université du Quebec, consciente de 1'6pliérn'ere qui constitue Q. notre lot aujourd'hui, veut rester ouverte aux changements qui s'opèrent avec une force d'accélération inconnue il y a encore vingt- cinq ans, En effet, 'a l'bre post-industrielle, nous ne sommes d6jà plus sur le continent nord américain B l'&poque de la civilisation du pret B porter, mais nous avons atteint le niveau de la civilisation du pret 5 jeter. Cette époque ne se contente pas de produire des biens matériels dont on peut disposer rapidement aprks usage, mais encore

3. elle produit des nouvelles façons cic sentir, de voir, de saisir la réalité, c'est-&-dire dcs nouvelles cultures, d'une façon si pré- cipitée qu'il est indispcnsable de prévoir en meme temps de nou- velles professions qui contribueraient 3 satisfaire des besoins, nouveaux. L'Universitd n'c'tant qu'en partie responsable de cette accdléralion (l'on sait en effet que les mass media, lcs bureaux de recherche des grandes entreprises, les officines de publicit6 y ont une grande part de responsabilit&), 1'UniversitL. dis-je, n'ctant qu'en partie responsable de cette accgleration, ne peut quand meme pas se soustraire au devoir qui lui incombe de former les profes- sionnels que la soci4té réclame. GrZce h son r6seau de six constituantes réparties dans toute la province et 'i son absence de traditions, l'université du Qucbec peut plus facilement qu'une autre innover et contribuer au développement r6 gional. Des domaines nouveaux vont s 'ouvrir, des professions disparaftront ou seront entikrement remodel6es. D'autre part, certaines professions connues ailleurs, mais non implant6es au Québec, semblent aujourd'hui rdpondre aux soucis de dgveloppe- ment socio-économique québécois, comme par exemple la technologie supérieure, la psycho-sociologie des toxicologies, etc. L'Université du Québec entend bien y jouer un rale de pionnier.

,. DANS LE DOMAINE DE LA SAMTE, rl AURAIT SEMBLE POSSIBLE AVEC DES IMSTISSENENTS RELATIVE%?ENT FEU IRPORTAVTS t DE FORMER RAPIDEMENT DES ASSISTANTS MEDICAIJX DONT LE BESOIN SEMAIT AVOIR ETE DEPUI S LONGTEMPS DEMONTRE PAS HESITE) EN OCTOSRE DERNIER, AI NS 1 LA h'4i SS 1 ON CARNEG 1 E N 'A A REMETTRE E?J QUESTION LE FAMEUX RAPPORT FLEXNER su3 LEQUEL REPOSAIT LE SYSTENE D'ENSEIGWENT DE LA MEDECIME DEPUIS jglct EN PROPOSANT QUE LES ETUDZS MEDICALES SO 1 ENT P110 1 FIS LOF!5UES ET SI QUELQUES 1 NSTA!!TS vous ME PERMETTEZ DE RESTER AUX FTATS-~!:.IIS ENCORE JE VOUDRAIS CI TER L' EX-SECRETAI RE DLI CEPARTCYENT DE LA SANTE, FDUCATIOY ET 81EN-ETREt I'Î, JOHY GARDERt QUI DISAIT'' II LA PLUPART DES ORGAP!ISATIONS ONT UNE STRlJCTURE DESTI'EE A RFSOUDRE DES PROBLEMES QUI N'EXISTENT PLUS," FT LE DR YAGGERTY AJOUTE: "JE CROIS QUE NOTRE ORGANISATION FACULTES EST D'UNE AUTRE EPOQlJE, ACTUELLE Er1 DEPARTEYEI\JT ET JE SUIS COYFIANT QUE LES U>!IVERSITES PEUVENT REPD4DRE AUX FIOUVEAUX DEFIS EN FORMANT TOUTE U\!E GWE DE PROFESSIONNELS POUR LES SOINS DE PREMIERE LIGVE DE NOTRE PiATION POUR QUE LES HISTORIENS DE DEMAIN NE PUISSENT PAS DIRE CELA DE NOUS, II PAR AI LLE~JRS LES DISCUSSIONS EXTREMEMENT FRUCTUEUSES D'AUJOURD'HUI SEMBLENT. INDIQUER QU'ON SERAIT PLUTOT D'ACCORD POUR UN REAMENAGEMENT, ljne REDEF 1 NITION DES RESPONSAS 1 LI TES DU PERSONNEL DEDIE A LA PREVENTION ET AU SOIN DE LA M4LADIEi ''_'-TOT QUE DE FORbER

I I l 5 UNE NOWELLE CLASSE DE PROFESSIONNELS DE LA SANTE QUI N'AURAIENT PEUT-ETRE PAS AUSSI BIEN AUPRES DE LA POPULATIOV QU'AUPRFS DES AUTRES PROFESSIONNELS IJN STATlJT QUI LEUR PEWETTE DE RENDRE LES SERVICES QU'ON POURRAIT EN ATTEPJDRE h E C'EST D'AILLELJRS U?E IDEE RELATIVEMENT NOUVELLE IL SE PEUT AUSSI DU MOINS AU QUEBEC, QUE NOUS PIE SOYONS PAS PRETS A ACCEPTER D'DDLEE / UNE NOUVELLE PROFESSION QIJI t MALGRE QU'ELLE AIT FAIT SES PREUVES DANS DES PAYS DONT LA CIVILISATION EST ENTIERE- MENT DI FFERENTEt POURRAIT NE PAS S 'ACCQWODER TRES 31 EN CHEZ-NOUS JE VOUDRAIS SOIJLIGNER QUE L'UNIVERSITE DIJ QUEBEC A TENU A RASSEMBLER ICI LES REPRESENTANTS DE MILIEUX LES PLUS DIVERS DE LA PROVINCE, UNIYERSITES, ASSOCIATIONS PROFESSION!JELLES ET AUTRES, AFIN DE MONTRER SON DESIR DE COLMORER AYEC EIJX DANS LE PRESENT ET A L'AVENIR POUR MENER A BIEN NOTRE TACHE COPIMUNE QUI EST L'AMELIOPA- TION DU NIVEAU DE VIE DE LA POPULATION QUBECOISE, EN EFFET, L'UNIVERSITE DIJ QUEBEC, CONSCIENTE DE SA RES- PONSAEHLITE ENVERS LE MILIEU, N'ENTEND PAS FAIRE CAVALIER SEUL DANS UNE ENTREPRISE AUSSI IMPORTANTE ET AUSSI LOURD& DE CONSEQUENCES POUR L'AVENIR, D'AUJOURD'HUI LES CONFERENCES DE MEME QUE LES DISCUSSIONS ONT APPORTE UN ECUIRAGE QUI NOlJS PERMETTRA, SI NECESSAIRE, DES VARIATIONS DAVS NOS PWS DE DEVELOPPEMENT ET EN MEME TEMPS, NOUS

1 1 1 6 L'ESPEROP!S, MAINT1 ENDRONT OUYERTES LES PORTES DES DI FFERENTES ASSOCIATIONS DONT VOUS AVEZ MAVIFESTE, AU COURS DE CE COLLOQUE, LA SYMPAJYIE ET LA COLLABORATION,