journal des auteurs février - avril 2007 / n 144
n 144 sommaire Cinéma / Théâtre / Musique / Danse / Mise en Scène / Arts du Cirque / Arts de la rue / Télévision / Animation / Radio / Création Interactive Directeur de la publication : Sophie Deschamps Rédactrice en chef : Catherine Walrafen Rédaction : Brigitte Boidot Conception graphique : Éditions Scope Impression : SPEI Conseil d administration 2006-2007 Présidente : Sophie Deschamps Premier vice-président : Georges Werler Vice-présidents : Christine Miller et Luc Béraud (télévision), Louis Dunoyer de Segonzac (Musique), Christian Rullier (théâtre), Bertrand Van Effenterre (cinéma) Administrateurs délégués : Guy Carrara (arts du cirque), Daniel Larrieu (danse), Frédéric Michelet (arts de la rue), Yves Nilly (radio), Annabelle Perrichon (animation) Administrateurs : Bruno Allain, Didier Cohen, Jean-Paul Farré, Robert Favreau, Jean-Claude Grumberg, Philippe Hersant, Laurent Heynemann, Luc Jabon, Marie-Anne Le Pezennec, Eduardo Manet, Claude Miller, Charles Nemes, Dominique Probst, Michel Sibra, Christiane Spièro, Bertrand Tavernier, Anne Valton. SACD : 11 bis, rue Ballu - 75442 Paris Cedex 09 journaldesauteurs@sacd.fr - Tél. : 01 40 23 44 44 En couverture : Pascal Cervo et Julien Cochelin dans Le Dernier des fous de Laurent Achard. Éditorial... 1 Une société en action Hommage Francis Girod, un créateur et un combattant... 2 Budget Prévisions budgétaires pour 2007... 4 Débats L Union des créateurs... 6 www.2007culture.org... 6 Actualité La réforme informatique à la SACD... 7 Du côté des auteurs International Une nouvelle FERA... 8 Les actions culturelles à l étranger... 9 Création La commande d écriture... 10 Services Nouveau barème amateur... 12 Mutuelle des auteurs... 12 Juridique : Spectacle vivant... 13 Les rencontres Audiovisuel... 14 Pleins feux Actions culturelles FIPA... 16 Écrire pour la rue... 17 Calendrier des événements... 17 Éditions soutenues par la SACD... 18 Nouvelles de Beaumarchais-SACD... 19 Internet Le site de la SACD... 21
Édito Supprimer la copie privée serait la fin de l action culturelle Comme vous le savez, les fabricants de supports d enregistrement ont, une fois encore, attaqué la rémunération pour copie privée. Pourquoi payer quelques euros, ou centimes d euro aux auteurs, ces sous-citoyens qui osent demander une rémunération pour leur travail? La réponse est simple : si les auteurs doivent exercer un autre métier pour subsister, il n y aura plus rien à copier puisqu il n y aura plus d œuvres. Sans les actions culturelles menées grâce aux 25 % de la copie privée, légalement et obligatoirement réinvestis dans la création et la promotion des œuvres, notre pays risque fort de devenir un vaste désert culturel. À la SACD, ces 25 % sont entièrement mutualisés entre tous les répertoires. La copie privée audiovisuelle n aide pas seulement les auteurs de cinéma, de télévision, de radio et d animation. Elle aide aussi la création lyrique, dramatique, chorégraphique, ainsi que les auteurs de cirque et des arts de la rue. Grâce à ces aides, nous voyons l émergence de nouveaux auteurs. La création est un tout, de la rémunération des uns dépend la survie des autres. Les sommes dont dispose la SACD sont toutefois limitées ; c est pourquoi nous avons décidé de privilégier «l action directe». L association Beaumarchais, par exemple, dirigée par Paul Tabet, ne distribue pas seulement des bourses, mais accompagne les auteurs dans leur travail d écriture, les met en relation avec le milieu professionnel et aide à la production des œuvres, à leur édition et à leur traduction. En 2006, la SACD a mis en place un fonds d aide pour la création ou la re-création d œuvres du théâtre contemporain et, ces derniers mois, nous avons passé au crible toutes nos actions pour que chaque aide corresponde toujours mieux aux besoins spécifiques des auteurs. Notre seul but étant de valoriser, d accompagner, de défendre la création. Les besoins évoluent, l action culturelle aussi. Pour être réactifs et efficaces, tout en respectant une enveloppe budgétaire en baisse, nous avons dû faire des choix, privilégier l essentiel. Nous vous avions promis d agir, c est chose faite. Des démarches fermes ont, par ailleurs, été entreprises auprès des instances communautaires pour contrer les menaces qui pèsent sur la création. En espérant que la création et la culture seront au cœur des priorités de nos futurs élus français et européens, je vous souhaite une excellente année et vous dis à bientôt. Agence Enguerand Sophie Deschamps
une société en action > hommage hommage Francis Girod, un créateur et un combattant Francis Girod nous a quittés le 19 novembre dernier alors qu il tournait, à Bordeaux, un film de télévision sur l affaire Alègre. Scénariste, réalisateur, producteur, Francis Girod est l auteur notamment du Trio infernal, de la Banquière, de René la Canne, du Bon Plaisir, de Descente aux enfers, de Lacenaire, de l État sauvage, du Grand Frère, de Terminale et, dernièrement, de Un ami presque parfait. La Cinémathèque française et la SACD se sont jointes pour rendre un hommage à Francis Girod. Au cours de cette soirée, Laurent Heynemann, administrateur cinéma de la SACD et membre du bureau de la Cinémathèque, a prononcé ce discours. «Francis a été le président de la SACD et, comme il m a succédé à ce poste et que je suis par ailleurs au bureau de la Cinémathèque, j ai intrigué sournoisement pour pouvoir dire quelques mots ce soir. Francis avait été autrefois un président exemplaire de la SRF (la Société des réalisateurs de films). Il y avait déployé une énergie presque tyrannique pour sauver la Quinzaine des réalisateurs et retrouver suffisamment d argent Photo Étienne George pour préserver l association de la faillite. Je me souviens de ces moments. Il avait peu de goût pour la démocratie molle, mais beaucoup d appétence pour l action efficace et les décisions drastiques. Il avait cette qualité rare de croire dans l intelligence de ceux avec qui il débattait et de rendre intelligent ceux avec qui il se confrontait. La question que je me pose au sujet de Francis me vient d une trace rémanente qui apparaît dans de nombreux personnages de ses films. Lui qui en a si bien parlé, lui qui les a si bien montrés Francis était-il lui-même ce que l on appelle un homme de pouvoir? Francis était le contraire d un type consensuel, marque habituelle des hommes de pouvoir. Il détestait les flatteurs, signe qui ne sied pas aux assoiffés de postes présidentiels, mais pratiquait la flatterie avec une gourmandise insolente et une candeur ironique, ce qui pourrait être une indication. Il aimait les sujets qui fâchent, ça, ça ne colle pas, et était capable de hurler pour se faire entendre, ou de chuchoter pour se faire comprendre ; ça, ça entre dans le profil. Je n ai jamais vu Girod faire campagne, ou tenter de plaire à tout le monde, et je suis témoin qu il pouvait refuser de serrer la main à quelqu un qui l avait autrefois conspué ou critiqué, avec le sourire entendu de ceux qui veulent montrer qu ils n ont rien oublié. Mais avant de fournir d autres éléments de réponse à la question : Francis Girod était-il un homme de pouvoir?, je dois vous raconter dans quelles conditions, on trouve un président de la SACD. Certes, il faut un volontaire, mais il faut quelque peu le susciter, lui forcer la main, lui mentir, lui faire croire que le directeur général fait tout le boulot, que le Conseil d Administration le soutiendra sans faille, que l année de présidence est un doux et voluptueux déroulé d honneurs, de déférences admiratives et de moments d extases gratifiantes. Le manque de chance, appelons cela comme il est coutume de l appeler, c est qu il arrive toujours une catastrophe pour gâcher le plaisir. Une plainte devant le Conseil de la concurrence, une campagne de presse vantant les bienfaits de la gratuité, un député sponsorisé par un industriel de l électronique qui dépose un projet de loi pour supprimer la copie privée, un sénateur qui veut la fin de la gestion collective avec une hargne que seule une passion irrationnelle pourrait justifier, et je ne parle là que des broutilles.
hommage < une société en action Francis Girod entouré des membres du Conseil d Administration 2005-2006 Pour Francis, ce fut, il y a exactement un an, la transposition de la directive européenne sur le droit d auteur. La grande galère, la mauvaise surprise, qui vous gâche les fêtes de fin d année. La transposition de la directive européenne sur le droit d auteur, qui lui avait été présentée comme une véritable promenade de santé avant le réveillon, est devenue, pour des raisons souvent politiciennes et irrationnelles, un véritable chemin de croix dont la première station s appelait la licence globale. Francis a été formidable dans ce combat. Il a battu la campagne, rencontré les élus, mobilisé toutes les énergies de notre métier, pour forcer le débat, convaincre et débusquer la démagogie. Et ce combat, comme beaucoup de ceux que nous avons partagés depuis plus de trente ans, a été gagné. Ces victoires ont été remportées parce que Francis Girod n était pas un véritable homme de pouvoir, parce qu il avait un autre but que l honneur flatteur de présider ses camarades, ce but était simple : que le cinéma reste diversifié dans son inspiration et sa facture, que notre pays demeure un producteur d œuvres et non le simple diffuseur de produits conçus avec un œil sur l audience et l autre sur le porte-monnaie. Je n ai jamais assisté à un tournage de Francis. J ai même décliné l offre qu il m a faite de jouer le rôle du Premier secrétaire du Parti socialiste dans son dernier film, pour lui épargner une cuisante déconvenue concernant mon talent d acteur. Mais je l imagine sur le plateau, comme il était en président : charmeur et colérique, drôle et grave, arrogant et sensible très, très sensible, persifleur et généreux, impatient. Je connais ce curieux mélange des emplois du temps entre la pratique du métier, la recherche d argent pour les films, l écriture, la mise en scène et les moments passés dans les réunions, les commissions, les rendez-vous politiques. Francis Girod, Louis Dunoyer de Segonzac et Thierry Boulanger, Prix Maurice Yvain Ces moments s enchevêtrent. Ils constituent nos vies, nos espoirs, nos désillusions aussi, mais ils bâtissent notre énergie, diluent nos fatigues et nous donnent la lucidité qui évacue les amertumes et brise notre solitude. Dans la cour de la SACD est gravée la liste des anciens présidents sur le marbre du souvenir. Il y a eu peu de cinéastes présidents de la Société. Au XVIII e et au XIX e siècles, aucun, bien sûr. Au XXI e, il y en a eu deux : Francis et votre serviteur. Au XX e siècle, il y en a eu trois : Pierre Tchernia, et deux Marcel : Marcel Bluwal, et le grand Pagnol dont je voudrais citer ce texte : Déjà plusieurs de mes amis sont sortis de scène, quand la sonnette du régisseur des morts les appela dans la coulisse d où ils ne seraient jamais ressortis autrefois. Par bonheur, il nous reste leurs films, et voici qu un rayon de lumière magique suffit à les ressusciter Ce ne sont plus des disparus, leur voix sonne comme jadis, ils marchent et ils font des gestes parmi d autres acteurs qui sont toujours vivants. Ils n ont pas perdu leur talent, ils exercent encore leur art, ils font encore leur métier. C est un grand art, celui qui fixe des chefs-d œuvre éphémères, qui rallume des génies éteints, qui refait danser des danseuses mortes, et qui garde à notre tendresse le sourire des amis perdus.» Laurent Heynemann
une société en action > budget budget Prévisions budgétaires pour 2007 Le budget de la SACD pour 2007, élaboré par les services de la Société sur la base des recommandations exprimées par la commission de contrôle du budget (CCB) et des grandes orientations de la SACD en matière de gestion pour cette année, a été adopté à l unanimité par le Conseil d Administration, le 21 décembre 2006. L élément marquant de ce budget réside dans la diminution du prélèvement spécifique appliqué sur les droits depuis 2004, lequel est ramené de 1 à 0,75 %, afin de répercuter aux auteurs l amélioration du contexte général de notre environnement économique : renégociation positive du partage intersocial, impact économiquement modéré du fractionnement des apports, aboutissement du projet informatique, hausse du rendement de nos placements financiers. Dans sa construction, notre budget demeure néanmoins prudent : - avec une progression globale de nos charges d exploitation de 3 % par rapport au budget révisé 2006, il repose sur une volonté poursuivie de maîtriser nos dépenses tout en intégrant l inflation (+ 2,1 %) et la prise en compte des charges informatiques et de fonctionnement liées à la mise en production (prévue pour le courant de l année) du nouveau système informatique : mutation, reprise des données, cohabitation technique sur une partie de l année des deux systèmes de gestion, formation du personnel, etc. Les dépenses de personnel progressent moins que l inflation et les charges immobilières sont budgétisées à un niveau identique à celui de 2006. - du côté des ressources d exploitation qui constituées essentiellement des retenues sur droits sont directement liées au volume des perceptions attendues pour 2007, leur évolution a été évaluée sur la base d hypothèses : reconduisant les volumes atteints en 2006 pour le spectacle vivant, sous déduction des éléments exceptionnels, ce qui conduit en fait à une légère régression (- 1,7 %), mais tablant sur une progression de + 4 % à l audiovisuel, grâce aux effets conjoints du «nouveau» partage intersocial et de l ouverture du marché publicitaire à la grande distribution. La baisse du prélèvement spécifique a été rendue possible, malgré la hausse des charges (notamment informatiques) grâce aux perspectives d un meilleur rendement des marchés de capitaux et donc à l accroissement attendu des produits financiers de la Société auxquels un recours accru est envisagé à titre exceptionnel en 2007, avec une cible à 4,7 me, contre 3,1 me en 2006. S agissant enfin des activités sociales et culturelles : - Du côté de l action sociale, les règles mises en œuvre depuis l an dernier pour l affectation spécifique des ressources destinées au financement des libéralités consenties par la Société à ses membres, en complément de leurs retraites, ont été reconduites pour 2007. - Du côté de l action culturelle, les ressources étant marquées cette année par une nette diminution (- 22 %) liée essentiellement à la baisse des droits «irrépartissables» qui y sont affectés conformément à la loi, il a été décidé de maintenir à 50 % le niveau d imputation des frais de gestion et non de le porter à 60 % comme envisagé précédemment afin de ne pas accroître de façon trop excessive l impact des restrictions budgétaires sur les aides directes. L évaluation prudente des autres ressources du compte de l action sociale et culturelle (celles issues du domaine public notamment) conduit, dans ce contexte, à envisager un déficit du compte de gestion des activités sociales et culturelles à hauteur de 300 KE, dont la charge est absorbée par le compte de gestion. Contacts : Jean-Louis Blaisot, directeur administratif et financier Tél. : 01 40 23 46 28 Yves Le Coënt, responsable contrôle de gestion Tél. : 01 40 23 44 66 daf@sacd.fr 4
budget < une société en action Données exprimées en milliers d euros Budget 2006 révisé Budget 2007 Écart Valeur % > COMPTE DE GESTION DES ACTIVITES SOCIALES & CULTURELLES CHARGES ACTION SOCIALE 3 527 3 229-298 -8% PRODUITS ACTION SOCIALE 5 247 4 769-478 -9% RÉSULTAT ACTION SOCIALE 1 720 1 540-180 -10% CHARGES ACTION CULTURELLE 5 751 5 229-523 -9% PRODUITS ACTION CULTURELLE 4 038 3 382-656 -16% RÉSULTAT ACTION CULTURELLE -1 713-1 847-134 -8% RÉSULTAT ACTION SOCIALE & CULTURELLE (A) 7-307 -314 ns* > COMPTE DE GESTION CHARGES D EXPLOITATION (1) 27 354 28 270 916 3% Dépenses de personnel 16 130 16 385 255 2% Dépenses de fonctionnement 5 781 6 090 309 5% Dépenses immobilières 1 663 1 661-2 0% Dépenses informatiques 3 361 3 680 319 10% Impôts et taxes 419 454 35 8% CHARGES FINANCIÈRES (2) 39 37-2,0-5% CHARGES EXCEPT. & PROV. (3) 425 451 26 6% CHARGES GÉNÉRALES (B) = (1) + (2) + (3) 27 818 28 758 940 3% PRODUITS D EXPLOITATION (4) 24 567 24 354-213 -1% Prélèvements sur droits 19 559 19 172-387 -2% Autres produits d exploitation 5 008 5 182 174 3% PRODUITS FINANCIERS (5) 3 118 4 715 1 597 51% PRODUITS EXCEPTIONNELS (6) 160 0-160 -100% PRODUITS GÉNÉRAUX (C) = (4) + (5) + (6) 27 844 29 069 1 224 4% RÉSULTAT DE GESTION (D) = (C) - (B) 26 311 284 ns* Hausse des dépenses Baisse du prélèvement spécifique RÉSULTAT (A) + (D) 33 4-29,2 ns* RÉSULTAT D EXPLOITATION (4) - (1) -2 788-3 916-1 129-40% RÉSULTAT FINANCIER (5) - (2) 3 079 4 678 1 599 52% RÉSULTAT EXCEPTIONNEL (6) - (3) -265-451 -186-70% Progression du résultat financier *Non significatif
une société en action > débats débats L union des créateurs L an dernier, à la même époque, nous étions dans l agitation francofrançaise du débat de la loi DADVSI (1). La transposition trop tardive d une directive européenne divisait les milieux de la création et les partis politiques au point d aboutir à des propositions menaçant les principes fondamentaux de la propriété littéraire et artistique. Le débat a eu lieu et un de ses mérites aura été de permettre au Conseil constitutionnel d adopter deux considérants que tous les apprentis législateurs devraient garder en mémoire avant de formuler leurs projets : «14. Considérant que la propriété figure au nombre des droits de l homme consacrés par l article 2 de la Déclaration de 1789 ; que son article 17 proclame : La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l exige évidemment, et sous la condition d une juste et préalable indemnité ; 15. Considérant que les finalités et les conditions d exercice du droit de propriété ont subi depuis 1789 une évolution caractérisée par une extension de son champ d application à des domaines nouveaux ; que, parmi ces derniers, figurent les droits de propriété intellectuelle et notamment le droit d auteur et les droits voisins.» Mais pendant qu à Paris les querelles sur l extension du périmètre de la copie privée occupaient les esprits, quelque part à Bruxelles, dans des officines dévouées au service des puissants lobbies industriels, des fonctionnaires ignorant tout des problèmes de la création préparaient une offensive sans précédent visant, sans aucun contrôle des instances démocratiques (Parlement et Conseil des ministres), à faire disparaître sournoisement, non pas la copie privée, mais sa rémunération. Nous vivons dans un monde où rien n est définitivement acquis. Alors que la copie privée version analogique intéressait peu, car limitée à des supports à faible valeur ajoutée, la copie privée numérique mobilise tous les poids lourds de l industrie électronique et informatique tellement la faculté de copier les œuvres devient un élément indispensable à la commercialisation d appareils aussi variés que les téléphones, les ordinateurs, les téléviseurs. Une mobilisation exceptionnelle des créateurs européens enfin rassemblés a permis, en fin d année, au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de prendre conscience de la dimension culturelle du droit d auteur et de refuser la collision, politiquement inacceptable, entre la ratification, par l Union européenne et de nombreux Etats membres, de la convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle négociée dans le cadre de l UNESCO et l adoption d une recommandation appauvrissant tous les acteurs de cette diversité. 2007 sera, en France, une année de débats, mais nous devons retenir des événements de l année écoulée que la coalition de tous les créateurs est indispensable pour renforcer les outils de la diversité et que cette union ne doit pas se limiter à notre pays, mais occuper tout l espace européen. Pascal Rogard Pour en savoir plus : www.sacd.fr/actus/dossiers/legislation/dadvsi.asp (1) DADVSI : le droit d auteur et les droits voisins dans la société de l information www.2007culture.org La SACD ouvre un site dédié à la culture dans les débats qui se déroulent en cette période de campagne électorale La campagne électorale pour la présidentielle va officiellement démarrer. Pourtant, parmi les nombreux débats, déclarations, aucun n a encore vraiment abordé les questions concernant les orientations culturelles de notre pays, le soutien à la création et à la diversité culturelle ou encore la politique en faveur du spectacle vivant, de l audiovisuel ou du cinéma. Est-ce à dire que les enjeux culturels ne sont ni importants ni actuels? Persuadée, au contraire, que la place de la culture doit être au centre de tout projet présidentiel, la SACD a pris l initiative de lancer, depuis le 24 janvier, un site Internet : www.2007culture.org. Ce site a vocation à : - replacer la culture dans les débats de cette élection, - offrir un espace de discussions et d échanges ouvert et diversifié, - être un lieu de confrontation des idées et des propositions sur la culture. Espace d information sur les programmes des candidats et les propositions et initiatives de la SACD, ce site se veut également participatif et se nourrira des contributions que chacun pourra apporter sur les forums de discussion. Ce site est le vôtre. Venez vous y informer, vous y exprimer.
actualité < une société en action actualité La réforme informatique à la SACD PIMENT. Derrière ce mot, se cache le Projet Informatique de Migration En Nouvelles Technologies. Vous en découvrirez les effets dans quelques mois.en voici les grandes lignes. Entretien avec Bruno Allain, administrateur théâtre de la SACD et Marie-Noëlle Guiraud, directrice des systèmes d information. Bruno Allain : Pourquoi changer l informatique à la SACD? Marie-Noëlle Guiraud : Un petit rappel s impose. Dans les années 1980, l outil informatique de la SACD a été conçu pour assurer la répartition des droits d auteur pour les exploitations parisiennes du répertoire spectacle vivant. Ensuite, les diffusions audiovisuelles, puis les exploitations en province, ont été informatisées. Depuis vingt ans, les applications informatiques de la SACD n ont pas cessé d évoluer. De plus en plus de tâches ont été informatisées : ces extensions sont venues se greffer sur le système initial sans remise en cause des principes fondateurs qui ont maintenant presque trente ans. Bien sûr, le système est robuste et c est ce qui lui a permis de traverser les années en dépit de l évolution de plus en plus rapide des techniques. Aujourd hui, la situation devient de moins en moins confortable. C est comme si un jeune couple, installé dans un deux pièces, se trouvait toujours dans le même appartement, mais avec cinq enfants. Il est évident qu il faut maintenant se doter d un nouveau cadre informatique. B. A. : Quelles sont les motivations de ce changement? M.-N. G. : Plusieurs motivations ont justifié l ouverture de ce chantier, notamment l amélioration des performances de gestion et l ouverture vers de nouveaux services. Le système existant a aujourd hui atteint ses limites. Les nouvelles technologies vont nous permettre, d une part de mieux maîtriser les coûts de gestion, et d autre part, d être plus réactifs aux évolutions continues de notre cœur de métier. La technique n est pas tout ; les manières de travailler et le métier ont également changé. La réforme informatique et la réorganisation interne de la SACD, déjà en application, vont de pair. L une et l autre sont complémentaires et permettront ainsi d améliorer la gestion des droits d auteur. Réformer le système informatique ne veut pas dire faire table rase du passé. L aboutissement d un cahier des charges et sa mise en application demandent un certain nombre d années. A l arrivée, l évolution technique a déjà dépassé le projet initial. Pour ne pas tomber dans ce travers, mais pour ne pas perdre de temps non plus, le développement se fait par étapes. Les premières réalisations, dont les études ont débuté il y a un an, seront mises en fonction fin 2007. Les anciennes bases seront définitivement stoppées pour concentrer toutes les énergies sur le nouveau système d information. La complexité de notre informatique est liée à la variété des métiers que l on peut trouver à la SACD : négociation et suivi de contrats, gestion d un réseau régional pour le suivi des exploitations en spectacle vivant, détection des diffusions audiovisuelles, règles complexes de rémunération des auteurs, suivi des perceptions, interfaces comptables, partenariat avec les sociétés étrangères, l informatique intervient dans toutes ces tâches, et à chaque fois, les besoins et les solutions diffèrent. L enjeu est de mettre en place un outil qui permettra de rendre plus performant le travail administratif : gérer mieux et plus vite. B. A. : Quel intérêt en tirera l auteur? M.-N. G. : Comme il a été dit précédemment, il s agit d avancer par étapes, la première étant de couvrir toutes les opérations déjà existantes. Ce premier changement interne aura des répercussions immédiates pour l auteur : - une perception et un règlement plus rapides, notamment pour les contrats individuels, - des procédures simplifiées, - de meilleures rentrées dues à un contrôle accru des perceptions, à un investissement plus important sur les ressources émanant de nouveaux marchés (notamment en audiovisuel), Le principe de mutualisation restant l un des fondements de la Société, chaque auteur, quel que soit son répertoire, en ressentira les effets bénéfiques puisque, plus les procédés de gestion seront performants, plus les coûts de gestion seront maîtrisés. B. A. : Quelle interactivité peut en attendre l auteur? M.-N. G. : Il s agit d une seconde étape prévue fin 2008, début 2009. L auteur, dans un environnement sécurisé qui lui sera dédié, pourra consulter toutes les données relatives à la vie de son œuvre : consultation des bordereaux, de son compte, des droits à venir, les représentations, diffusions, autorisations en cours. Le dépôt et la déclaration de l œuvre sont également des démarches qui pourront être effectuées en ligne. D autres développements seront étudiés : un annuaire des auteurs et de leurs œuvres, un répertoire des compagnies professionnelles, des producteurs et des diffuseurs. Sans attendre cette échéance, quelques services seront ouverts avant juin 2007 : un moteur de recherche pour des aides à la création (résidences, bourses ), l image des bordereaux de droits imprimés, ainsi que l ensemble des avantages de la «carte membre». La SACD est présente dans tous les grands combats pour la défense du droit d auteur et la diversité culturelle : il est nécessaire qu elle soit performante et concurrentielle dans un environnement international pour assurer aux auteurs la meilleure gestion possible de leurs droits tout en leur offrant des services pour les accompagner dans leur vie professionnelle.
du côté des auteurs > international international Une nouvelle FERA La Fédération européenne des réalisateurs de l audiovisuel a pris un nouveau départ en 2006. Établie à Bruxelles, elle regroupe trente-deux associations membres (ainsi que des membres associés) dans vingt-huit pays européens. João Correa, qui la dirigeait depuis vingt ans, a cédé la place, lors de l assemblée générale de mars 2006, à Cécile Despringre, directrice adjointe pour les affaires européennes de la SACD. Ce mouvement en faveur d un renouveau du fonctionnement et de la stratégie de l association a également élu un nouveau conseil d administration qui, avec la nouvelle déléguée générale, s est donné deux ans pour reconstruire et revitaliser une association déclinante. La nouvelle FERA s est réunie lors des Rencontres cinématographiques de Dijon, en octobre 2006, et a, d ores et déjà, travaillé de manière très active sur de nombreux dossiers européens tels que la révision de la directive Télévision sans frontières, le nouveau programme Media, la copie privée, le développement de la vidéo à la demande et l Europe de la culture. Plus d information : info@ferainfo.org L Europe a ratifié la convention UNESCO sur la diversité culturelle et a déclenché son entrée en vigueur Quatorze mois après son adoption, le 20 octobre 2005, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l UNESCO a vu le seuil des trente ratifications franchi le 18 décembre 2006 par le dépôt conjoint d instruments de ratification par treize Etats européens et la Communauté européenne. La convention entrera officiellement en vigueur le 18 mars 2007, soit trois mois après le dépôt du 30 e instrument de ratification et organisera sa première conférence des parties au mois de mai 2007. Le mouvement de ratification de la convention a été très rapide (45 adhésions début février 2007) et émane de presque toutes les régions du monde, englobant, aux côtés des Etats européens, le Canada bien sûr, pionnier de la diversité culturelle avec la France, l Inde, de nombreux pays africains, y compris l Afrique du Sud, et d Amérique latine (avec, notamment, le Mexique). Le commissaire européen en charge de la culture, Jan Figel, a organisé, le 18 décembre 2006, à Bruxelles, une cérémonie de célébration des ratifications européennes, en présence de Koïchiro Matsuura, directeur général de l UNESCO, de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et de nombreux ministres européens de la Culture. La Coalition française pour la diversité culturelle y était naturellement associée, représentée par son président, Pascal Rogard, directeur général de la SACD, et de son vice-président, Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM. Commission technique de la CISAC Organisée par la SIAE, société d auteurs italienne, la commission technique des œuvres dramatiques, littéraires et audiovisuelles de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d auteurs et compositeurs) s est tenue à Rome, les 17 et 18 octobre 2006, et a réuni cinquante-six participants de trente-trois sociétés. Les discussions ont principalement porté sur la compatibilité des bases de données développées pour l identification des œuvres (IDA, ISAN) et des ayants droit (IPI), sur les méthodes de répartition des sociétés et les formats d échange de documentation, ainsi que sur les problèmes rencontrés par certaines sociétés avec les câblo-opérateurs nationaux. 1 - International Documentation of Audiovisual Works 2 - International Standard Audiovisual Number 3 - Interested Party Information
international < du côté des auteurs Les actions culturelles à l étranger Grâce à la copie privée et dans le cadre de son action culturelle, la SACD soutient des initiatives visant à promouvoir et à assurer la diffusion de ses répertoires à l étranger. Elle est particulièrement attentive à la création contemporaine et soutient notamment les écritures dramatiques francophones dans toute leur diversité. Les festivals «Face à Face» en Italie, «France en Scène» en Allemagne et la collection «Scène» en Allemagne, en sont une illustration : «FACE À FACE Parole di Francia per Scene d Italia» Ce cycle de lectures s inscrit dans le programme TERI (Traduire, Editer, Représenter en Italie) initié par l ambassade de France en 2005 et soutenu par la SACD dès l origine. Ce programme triennal, qui couvre l ensemble de la chaîne théâtrale, a pour objectif de promouvoir la dramaturgie contemporaine française en Italie. «Face à Face Parole di Francia per Scene d Italia» fait suite à des ateliers, mises en espace, publications et créations qui se sont déroulés en 2006. «Face à Face» propose au public italien d entendre des textes de douze auteurs français de différentes sensibilités au cours de douze soirées qui se dérouleront jusqu au 23 avril 2007, dans les villes de Rome, Udine, Palerme, Florence, Bologne, Naples et Bari. Au cours de chacune de ces soirées, une lecture de texte(s) d un auteur français sera donnée en italien par des comédiens italiens, des extraits seront lus en français par des comédiens français et une brève conversation entre l auteur français et un auteur italien clôturera la manifestation. Les auteurs retenus pour ce programme sont : Valère Novarina, Marie N Diaye, Olivier Py, Enzo Cormann, Marion Aubert, Jean- Luc Lagarce, François Bon, Laurent Gaudé, Fabrice Melquiot, Noëlle Renaude, Jean-Christophe Bailly et Joël Pommerat. Détail du programme sur www.france-italia.it «FRANCE EN SCENE Theater und Nouveau Cirque» Initié et coordonné par l ambassade de France en Allemagne/ Bureau du théâtre et de la danse et Cultures France, ce festival constitue un événement inédit. Au programme : quatorze compagnies, trente-cinq représentations, des lectures, des rencontres et des projections, du 10 mars au 1 er avril, dans huit institutions de la capitale allemande, plaque tournante de la culture mondiale. Établie en étroite collaboration avec les théâtres partenaires, la programmation, diversifiée et d une grande qualité artistique, présentera du théâtre contemporain, des nouvelles écritures dramatiques et du nouveau cirque, répertoires dans lequel la France joue un rôle pionnier et d excellence incontesté. Détail du programme sur www.france-en-scene.de Scène 9 Créée en 1999 avec le Verlag der Autoren et éditée aujourd hui par le Theater der Zeit, sous la responsabilité éditoriale de Barbara Engelhardt, cette publication annuelle, très appréciée par les professionnels allemands, contribue à faire lire et représenter le théâtre français contemporain en Allemagne. Au sommaire du dernier numéro, choisies pour la diversité de leur écriture : - L Extraordinaire Tranquillité des choses, de Lancelot Hamelin, Sylvain Levey, Philippe Malone et Michel Simonot, dans la traduction d Ulrike Bokelmann ; - La Tour de la Défense, de Copi, dans la traduction d Uli Menke ; le spectacle, dans la mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo/Théâtre des Lucioles, sera présenté à la Schaubühne am Lehniner Platz en mars 2007, dans le cadre du festival «France en Scène» ; - Chimère et autres bestioles, de Didier-Georges Gabily, dans la traduction de Barbara Engelhardt ; - Terre sainte, de Mohamed Kacimi, dans la traduction de Barbara Engelhardt ; une lecture scénique se déroulera, dans le cadre du festival «Blickwechsel III Deutsch-französische Autorentage», au Badisches Staatstheater Karlsruhe, en avril 2007 ; la création en langue allemande est prévue pour septembre 2007, au Pfalztheater Kaiserslautern. - III, de Philippe Malone, dans la traduction de Bettina Arlt ; en présence de l auteur, une mise en espace du texte a eu lieu en mars 2006, à Berlin, lors du festival «FIND», à la Schaubühne am Lehniner Platz, et des extraits ont été lus au cours des 31 e Journées théâtrales de Mühlheim, au printemps 2006. www.theaterderzeit.de ou www.kultur-frankreich.de Contacts : Sandrine Grataloup, promotion internationale Tél. : 01 40 23 47 56 sandrine.grataloup@sacd.fr Sabine Bossan, Entr Actes entractes@sacd.fr Clémence Bouzitat, action culturelle spectacle vivant clemence.bouzitat@sacd.fr
du côté des auteurs > création création La commande d écriture À l heure où les initiatives se multiplient pour promouvoir la création contemporaine, la commande d écriture se révèle être l un des principaux moyens pour faire connaître de nouveaux auteurs et de nouvelles œuvres. Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, Christian Siméon, auteur, et Myriam de Colombi, directrice du Théâtre Montparnasse, apportent leurs témoignages. Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, centre dramatique national. Comment se déroule une commande de texte dramatique à un auteur? Avant de parler du déroulement de la commande, je pense qu il faut se demander pourquoi il est nécessaire de passer des commandes d écriture. S il y a commande, c est soit pour amener des auteurs, des écrivains, qui ne sont pas directement des auteurs de théâtre, à écrire pour la scène, pour accompagner des écrivains qui me touchent, essayer de les «tirer» vers le théâtre et je crois qu on a encore beaucoup de progrès à faire dans ce sens ; soit travailler avec des auteurs qui écrivent pour le théâtre et la commande est alors simplement une façon de les aider à obtenir quelques revenus supplémentaires, à défaut de pouvoir être salariés de façon permanente dans un théâtre ; on appelle cela commande, mais, de toutes façons, l auteur aurait écrit. La commande, ce serait donc les conditions d un accompagnement, une collaboration? C est une collaboration, mis à part que l on n écrit pas à quatre mains. Je ne me suis jamais substitué à un auteur. Je peux faire des renvois, donner des notes en cours d écriture, dire : pourquoi tu ne développerais pas cela? Mais, en même temps, quand le travail d écriture a commencé à cheminer, il trouve son autonomie propre, c est cela qui est important. Il est donc évident que l on ne prend pas la place de l écrivain qui doit développer son univers tout seul même si nous avançons ensemble. Plus qu un travail de collaboration, il s agit d un travail d incitation. Extraits d une interview de Rose Boursier-Mougenot, parue dans le Journal du Théâtre (Nanterre des Amandiers), en novembre 2006 Christian Siméon, auteur La grande majorité des pièces écrites par Christian Siméon est née à la suite de commandes. «Commande ou non, j écris, affirme l auteur, mais j ai toujours cette peur de ne plus avoir de sujet, d histoire à raconter, même si ce n est pourtant pas cela qui manque. Alors, lorsque l on vous demande un texte, et cette demande peut provenir aussi bien de comédiens, de metteurs en scène, de directeurs de théâtre il n y a pas de règle, c est comme si on vous mettait sur la trajectoire d une histoire à laquelle on n avait pas pensé, c est comme une pollinisation qui vient sur l auteur. Ensuite, le résultat plaît ou ne plaît pas au commanditaire, mais sans la commande, le texte n aurait pas existé.» «Écrire dans ce contexte est une situation stimulante», avoue l auteur. Les contraintes qui y sont liées procèdent de l intérêt du projet : qu elles soient dans les thèmes abordés, le nombre de personnages, la longueur du texte, le temps imparti pour l écriture. Lorsqu il est dans l écriture d un texte, Christian Siméon se projette en même temps dans le suivant, avec toujours présent à l esprit que c est l histoire qui prime et que chaque pièce présente une nouvelle problématique. À travers les commandes, Christian Siméon a trouvé un compagnonnage avec le metteur en scène Jean Macqueron et une maison, L Étoile du Nord. «C est cet esprit de confiance qui génère des écritures», reconnaît-il. Et c est ce compagnonnage qui a permis d autres rencontres, avec Jean- Michel Ribes ou Jean-Luc Revol, pour d autres commandes, d autres histoires, d autres théâtres. Le théâtre est pour lui une aventure collective. Ses textes, il les travaille jusqu au dernier moment, pendant les répétitions. Il n hésite pas à faire plusieurs versions. C est pour lui un jeu : «L écriture théâtrale n a de sens qu en bouche. Sur scène. Elle est énergie. Synergie. J ai besoin du regard d un metteur en scène.» C est la raison pour laquelle il ne mentionne que très peu d indications sur la mise en scène. Christian Siméon se sent à l aise aussi bien sur des sujets historiques, Landru, Marguerite Steinheil, que sur des histoires élisabéthaines, ou sur l actualité, comme les événements du 11-Septembre. «Je suis un conteur, donnez-moi une histoire et j écris une pièce.» Une des règles qu applique Christian Siméon : ne jamais refaire la même chose. C est effectivement une nouvelle expérience qu il a entreprise avec sa dernière pièce, une comédie musicale intitulée Le Cabaret des hommes perdus, une commande de Jean-Luc Revol, créée au Théâtre du Rond-Point, en septembre dernier. Ecrite dans une collaboration «de rêve» avec le compositeur Patrick Laviosa, cette pièce très séquencée s est élaborée numéro par numéro, dans la plus pure tradition du cabaret. De nouvelles commandes attendent l auteur qui convient que la commande d écriture est une chance pour l auteur qui est confronté à une grande difficulté : faire connaître et jouer ses textes. Myriam de Colombi, directrice du Théâtre Montparnasse Je n ai pas l habitude de passer des commandes d écriture à proprement parler, mais j aime suggérer à des écrivains d écrire pour le théâtre. L écriture théâtrale est très difficile car il y a beaucoup de contraintes et il faut aussi que l auteur ait le courage de retravailler son texte. Comme le dit si bien Jean-Claude Brisville : «Il faut retravailler le travail.» 10
création < du côté des auteurs La Danse de l albatros est une commande différente. J ai une grande admiration pour Pierre Arditi qui est un immense comédien, complet et rare. Un jour qu il me confiait que peu d auteurs contemporains pensaient à lui en écrivant pour le théâtre, j ai eu l idée d en parler à Gérald Sibleyras que j apprécie beaucoup et qui avait créé, pour le Théâtre Montparnasse, Le Vent des peupliers et L Inscription. Il a été très surpris, me disant qu il n avait pas l habitude d écrire sur commande, mais je l ai finalement convaincu et nous avons imaginé ensemble le sujet de la pièce. Pierre a été conquis par cette histoire et ce texte et a accepté de jouer le rôle de ce séducteur d âge mûr. À ma grande joie, la pièce a plu au public et été un des grands succès de ce début de saison. > PASSER UNE COMMANDE D ÉCRITURE Du «sur-mesure» et une rencontre ancrée dans le temps présent. La SACD se charge de la négociation, de la perception et de la répartition des droits. Avant son exploitation sur scène, elle peut aussi intervenir au moment de la commande de l écriture de l œuvre. Elle a élaboré pour vous un modèle de contrat de commande qu elle peut établir, à votre demande, entre le commanditaire un directeur ou un producteur ou un metteur en scène et l auteur (texte ou musique ou toute œuvre relevant des répertoires de la SACD). Le contrat, dont les clauses sont discutées entre les parties : > précise le titre provisoire ou définitif de l œuvre, avec éventuellement une indication sur le lieu et la date de sa création, > détermine un ou des critères sur l œuvre (genre, thème, durée, nombre de personnages ), > prévoit une date de remise de l œuvre, > reprend les obligations du commanditaire lorsqu il aura reçu l œuvre et indique les suites possibles, > mentionne les obligations de l auteur, > fixe le montant de la prime de commande, les pénalités de retard en cas de dépassement du délai prévu pour le règlement, les suites en cas de défaut de paiement, > rappelle qu un contrat de commande est distinct du contrat de cession des droits patrimoniaux de l auteur sur l œuvre en cas de représentation et que, pour toute éventuelle exploitation sur scène, captation ou édition de l œuvre commandée, un contrat distinct du contrat de commande à l écriture devra être établi, > indique les conditions de la résiliation éventuelle du contrat. La SACD adresse au commanditaire la facture avec la somme fixée au contrat, la perçoit et la reverse immédiatement sur le compte de l auteur, déduction faite de la retenue statutaire de 2 % (après le prélèvement spécifique de 0,75 %) et des cotisations sociales et fiscales obligatoires. Comme les droits d auteur, la prime de commande à l écriture est intégrée dans la déclaration fiscale annuelle que prépare la SACD pour chaque auteur. Sur demande auprès du pôle auteurs-utilisateurs, un modèle du contrat de commande, soit en version française, soit version anglaise, peut vous être adressé. La SACD est à votre disposition pour le négocier à vos côtés. > Une aide à l écriture La direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) au ministère de la Culture et de la Communication a mis en place une aide pour la commande d écriture dramatique contemporaine et prend en charge la rémunération de l auteur dans le cadre d une commande qui lui est faite par un organisme culturel. La commande s adresse : à des auteurs dramatiques confirmés, à des écrivains ayant une certaine notoriété et qui souhaitent s engager dans l écriture théâtrale, à de jeunes auteurs encore ni publiés ni joués mais ayant déjà bénéficié d une aide Beaumarchais-SACD ou du Centre national du livre. La commande doit émaner d une structure culturelle soutenue par le ministère et qui s engage à créer l œuvre. Les projets retenus par la DMDTS bénéficient d une aide forfaitaire de 6 100 E pour un texte original et de 3 050 E pour une adaptation. Calendrier de dépôt des dossiers : - 15 mars 2007, pour la session de juin - 15 septembre 2007, pour la session de décembre. DMDTS, 53, rue Saint-Dominique, 75007 Paris Rémy Paul : Tél. : 01 40 15 89 67 remy.paul@culture.gouv.fr www.culture.gouv.fr/culture/dmdts/depart.htm 11
du côté des auteurs > services services Nouveau barème amateur (applicable depuis le 1 er octobre 2006) Comme chaque année, le barème amateur est indexé au 1 er octobre selon l indice mensuel des prix à la consommation publié par l INSEE. Voici donc le nouveau barème appliquable pour les perceptions des droits d auteur des œuvres gérées par la SACD et représentées en Amateur. Pour toute information vous pouvez contacter le pôle auteurs-utilisateurs : Tél. : 01 40 23 44 55 spectacle vivant@sacd.fr TROUPES FÉDÉRÉES TROUPES NON FÉDÉRÉES TARIF Tarif majoré (si non-demande d autorisation*) TARIF Tarif majoré (si non-demande d autorisation*) MINIMUM SEANCES TAUX/MINIMA PAYANTES Taux (1) 9,90 % Minima (2) (3) 79,49 E Taux 12 % Minima (2) (3) 95,39 E Taux 12 % Minima (2) (3) 98,85 E Taux 14 % Minima (2) (3) 118,62 E MINIMUM SEANCES GRATUITES 48,92 E 58,70 E 61,15 E 73,38 E * Au moins un mois avant la première représentation. (1) Assiette de perception = recette de billetterie. (2) Minima : ils comprennent la contribution à caractère social et administratif (1/10e des droits) et la contribution diffuseur au régime de l AGESSA (1 % des droits). (3) Abattement de 50 % sur les minima lorsque la durée de l œuvre est inférieure à un acte (30 minutes). Les sommes perçues au titre des droits d auteur seront majorées, lors de la facturation, d une TVA au taux de 5,5 %, en application de l article 279 du code général des impôts. Domaine public : simplification du barème Mutuelle des auteurs - cotisations Symboles de la mutualisation, les retenues au titre des emprunts au domaine public bénéficient à la collectivité des auteurs en alimentant exclusivement le compte d action sociale et culturelle de votre Société. Dans un souci de simplification et d équilibre, la SACD a engagé une vaste réflexion sur son barème s appliquant en cas d emprunt au domaine public dans une œuvre. Le premier acte de cette simplification a été écrit par le Conseil d Administration, le 7 décembre 2006. A l issue d un vote à l unanimité, il a été décidé de supprimer, à compter du 1 er janvier 2007, les deux extrémités du barème. Est donc supprimé le taux de retenue de 5 % qui s appliquait aux emprunts de thème, de personnage ou de titre. De même, disparaît le taux de 40 % qui pouvait s appliquer s il y avait adaptation uniquement en vue d une nouvelle version scénique. La réflexion continue sur les autres composants de ce barème et de son application. La SACD espère pouvoir aboutir à une réforme plus générale à la fin du premier trimestre 2007. À compter du 1 er janvier 2007, le montant des cotisations est fixé de la manière suivante : - Membre participant : 504 E à l année - Membre conjoint : 504 E à l année - Membre enfant : 192 E à l année (cotisation plafonnée à deux enfants, exonération à partir du 3 e ) Membre honoraire : 100 E à l année. Les cotisations des membres participants sont payables soit : - par chèques annuellement, semestriellement ou trimestriellement ; - par prélèvements bancaires mensuels. Les cotisations des membres honoraires sont payables par chèque. Pour toute information : anne.hublet@sacd.fr ou carole.ramaherison@sacd.fr Tél. : 01 45 26 49 57 et 01 40 23 44 06 Fax : 01 45 26 49 17 12, rue Ballu, 75009 PARIS www.sacd.fr/services/mutuelle/index.asp 12
services < du côté des auteurs De nouveaux documents d information - Les aides pour le spectacle vivant et l audiovisuel Ces deux brochures recensent des organismes auprès desquels vous pouvez, personnellement en tant qu auteur ou à travers la structure avec laquelle vous travaillez, effectuer des démarches pour obtenir une aide afin de faire avancer votre projet. Un moteur de recherche multicritère est également disponible sur le site de la SACD : www.sacd.fr/services/ Vous pouvez également vous adresser à Elisa Fourniret, au pôle auteurs-utilisateurs. Tél. : 01 40 23 46 22 elisa.fourniret@sacd.fr - Fiction radio et création sonore À travers dix scènes, Yves Nilly, administrateur délégué pour la radio, pose son regard sur la place de l auteur de fiction radiophonique dans un support en pleine révolution : interrogations, constats, enjeux, espoirs jalonnent ce texte riche d informations. Un guide des auteurs de l audiovisuel est joint à ce document. - Le guide des auteurs de one-man-show avec toutes les démarches, conseils, services pour vous accompagner dans votre création. Les documents sont en ligne sur : www.sacd.fr/actus/documentation/plaquettes/ Pour obtenir des exemplaires de ces documents, adressez-vous à Sylvie Bragard. Tél. : 01 40 23 45 60 - sylvie.bragard@sacd.fr juridique Spectacle vivant Transmettre son autorisation de représentation via la SACD : une obligation statutaire instaurée pour protéger l auteur Certains entrepreneurs de spectacle vivant incitent les auteurs membres de la SACD à contracter directement avec eux à des conditions, notamment pécuniaires, inférieures à celles définies par le Conseil d Administration de la SACD. De plus, les contrats qu ils proposent prévoient, dans la plupart des cas, la rémunération directe des auteurs par le producteur. De telles pratiques mettent en péril les intérêts fondamentaux de la collectivité des auteurs et les poussent à violer leurs obligations statutaires. Contracter directement avec un producteur vous expose aux risques : - de signer un contrat contenant des clauses non conformes à la loi gouvernant le droit d auteur puisque votre Société est dans l impossibilité de les vérifier, - d accepter notamment des conditions financières défavorables pour vous et, plus largement, pour vos pairs, - de ne pas bénéficier des conseils juridiques et des services offerts par la SACD (comme son réseau de perception en région), - de ne pas systématiquement cotiser aux régimes de protection sociale si les droits vous sont réglés directement par le producteur, - de ne pas avoir les moyens de recouvrer les droits impayés et de ne pas pouvoir bénéficier du service de recouvrement de la SACD. En mettant ainsi votre Société dans l impossibilité de transmettre votre autorisation aux conditions «plancher» fixées par la collectivité des auteurs et de percevoir vos droits, vous ne respectez pas le mandat que vous avez confié à la SACD ni les obligations statutaires que vous avez souscrites en adhérant. Consciente des pressions auxquelles vous pouvez parfois être confrontés, la direction du spectacle vivant est à votre disposition pour vous apporter conseils et soutien dans la négociation de vos contrats. Contact : Isabelle Meunier, responsable du service juridique isabelle.meunier@sacd.fr Anne Branchereau, tél.: 01 40 23 46 66 anne.branchereau@sacd.fr En bref... Réforme de la retraite des auteurs dramatiques Depuis le 1 er janvier de cette année, le processus de réforme de la retraite des auteurs dramatiques de l audiovisuel (cinéma et fiction TV) est arrivé à son terme. Dorénavant, sur tous les versements de droits d auteur effectués directement par les productions, un prélèvement de 8 % est opéré à la source, dont un quart, soit 2 %, est à la charge de ces productions. 13
du côté des auteurs > rencontres les rencontres Audiovisuel Qu ils soient scénaristes ou réalisateurs, qu ils travaillent pour le cinéma ou la télévision, en France ou à l étranger, tous ressentent le besoin de confronter leurs expériences, d échanger sur leurs méthodes de travail, de comprendre les environnements dans lesquels ils évoluent. Afin de répondre à ces attentes, la SACD organise des journées de débats suivies par un public de professionnels nombreux et attentifs. La fiction télévisée britannique vue par ses auteurs Cette 2 e rencontre, organisée par la commission télévision de la SACD, à l initiative de Sophie Deschamps (dans le cadre de l action culturelle financée, notamment, par la copie privée), rassemblait, en novembre dernier, les auteurs et producteurs britanniques : Antonia Bird, Norman Stone, Heidi Thomas et Alan J.W. Bell. Le débat était animé par Maurice Frydland, président du Groupe 25 Images et délégué général des Rencontres internationales de Reims. Parmi les nombreux thèmes abordés, celui des rapports avec les responsables des chaînes anglaises : leur influence sur l avenir d un projet, leurs interventions sur le contenu, la tendance à multiplier les coupures publicitaires, leur décision unilatérale sur l heure et la manière de diffuser la fiction. Les participants ont déploré les restrictions budgétaires qui influent sur l écriture, l absence de formation des jeunes auteurs formatés pour les soap operas, le peu de passerelles entre le cinéma et la télévision britanniques et, d une manière générale, l absence de circulation des programmes. Compte rendu complet et extraits vidéo : www.sacd.fr Les rencontres CNC-SACD Ce cycle de rencontres, organisées par le CNC et la SACD, a pour objectifs de faire témoigner des auteurs sur leur parcours, que ce soit dans le cinéma, la télévision ou le multimédia, d informer sur les dispositifs de soutien pour la création et la production et de favoriser les rencontres entre jeunes auteurs et professionnels de l audiovisuel. La première rencontre s est tenue sur le thème : «Le passage au premier long métrage et a rassemblé de nombreux professionnels.» La deuxième rencontre parlait de l écriture : «Écrire pour la télévision : les nouvelles écritures pour la fiction?» Frédéric Krivine, scénariste réalisateur, coprésident de l Union-Guilde des Scénaristes, qui animait le débat, était entouré d Alexandre Astier, scénariste, concepteur, producteur, Olivier Szulzynger, directeur d écriture, Nicolas Durand-Zouky, scénariste, Céline Sciamma, réalisatrice, Christian Biegalski, directeur du Conservatoire européen de l écriture audiovisuelle, Thierry Depambour, directeur littéraire de la société Son et Lumière, Christophe Ledannois, directeur adjoint de l audiovisuel à la SACD. Chaque intervenant a exposé ses méthodes de travail. Pour certains, l écriture collective, encore timide en France, suppose une habitude de travail en atelier. Cette pratique s impose dès lors que l on entre dans une logique industrielle. Pour autant, chacun apporte son talent et en reste l auteur. Pour d autres, la solitude de l écriture est plus rassurante et, surtout, offre plus de liberté : pouvoir s affranchir de la contrainte d une «bible» ou de «fiches-personnages» et avoir le confort d avancer sans que tout soit «balisé». Ces œuvres de collaboration nécessitent un cadre juridique adapté à chaque situation pour préserver les droits des coauteurs. Il est donc nécessaire de négocier, dès le départ, des contrats précis, évitant ainsi les risques de conflits au cours du développement d une série. À la question «comment faire sa place à la télévision?», plusieurs exemples ont été évoqués : un premier travail peut servir de carte de visite, débuter sans avoir la certitude d être rémunéré mais acquérir une expérience, pouvoir montrer des pilotes, quelquefois plus convaincants que des scénarios. Quant au pouvoir de l auteur dans ce nouveau contexte d écriture, certains le définissent comme un pouvoir de fait puisqu il est le moteur de l économie. Le propos est plus nuancé lorsque d autres rappellent que «c est celui qui paie qui décide», en l occurrence la chaîne, ce qui n exclue pas les discussions avec l auteur. En conclusion, un constat se dégage : la fiction est en train d évoluer. On n écrit plus de la même manière, ce qui a pour conséquence de faire apparaître de nouveaux sujets. Le résultat sera visible sur les écrans d ici deux ou trois ans. Les thèmes des prochaines rencontres : «Animation et télévision : écrire pour quels publics?» Un jeune auteur, un auteur confirmé, un producteur et un responsable d une école spécialisée en animation font part de leurs expériences. «La notion de dramaturgie dans les jeux vidéo : les spécificités de l écriture?» Interventions d un auteur sortant d une école spécialisée et de son directeur qui évoqueront les métiers liés à ce secteur. Un auteur, un producteur et un agent artistique témoigneront de leur parcours personnel. «Les nouveaux formats (très courts) et les nouveaux supports de diffusion (téléphonie mobile, etc.)» Producteurs et auteurs témoigneront des spécificités de ces nouveaux champs de création. Informations, comptes rendus et extraits vidéo sur ces rencontres : www.sacd.fr 14
rencontres < du côté des auteurs Spectacle vivant Auteur Studio : une leçon d écriture Faire découvrir la diversité des écritures, tel est l objet de ces rencontres animées par le journaliste Pascal Paradou, où les auteurs nous révèlent leur manière de travailler, leurs parcours, leurs rencontres et nous font partager leur «coup de cœur» pour un autre auteur. Joël Pommerat inaugurait cette série de rencontres en décembre dernier. «Depuis Pôle, mon premier texte, à Je tremble, qui est pour l instant en rêverie, je n ai pas envie de tirer de fil thématique au sein de mon travail ; ce sont aux autres de le faire s ils en ont envie. Il n est pas important pour moi de mettre des mots sur mon travail car ce n est pas enrichissant ; s expliquer n est pas stimulant pour l acte de création», déclarait-il en préambule. Petit à petit, l auteur nous livre ses méthodes d écriture dont le titre est le premier facteur déclencheur. Suit une période de «rêverie», avant de coucher sur le papier les mots qu il fera vivre immédiatement avec les répétitions. «Je laisse au texte faire son propre chemin ; c est un grand luxe que de pouvoir procéder ainsi.» Ce processus justifie la quasi-absence de didascalies dans ses textes. Son écriture se poursuit dans la mise en scène qu il assure pour chacune de ses œuvres tout en se défendant d être un metteur en scène : «Je ne suis pas metteur en scène, je ne monte pas d autres textes que les miens De g. à dr. : Bruno Mantovani / Joël Pommerat car je n en ai pas le goût. La mise en scène est un exercice laborieux, je le fais parce que c est le moyen d aller au bout de l acte de l écriture. Ce qui m intéresse, c est d inventer un imaginaire.» Énigmatique, Joël Pommerat se situe à un moment charnière de la création où le théâtre devient un lieu d expériences humaines. À travers une lecture, Caroline Baratoux, son invitée, nous a fait découvrir l un de ses textes, Le Petit Poucet. Bruno Mantovani était le second invité. Son premier opéra, De l autre côté, a été créé par l Opéra de Strasbourg, dans le cadre du Festival Musica. Au mois de février, Auteur Studio accueillera le cinéaste Jacques Audiard puis en mars Dany Boon. Les rendez-vous d Auteur Studio sont enregistrés par France Culture et seront retransmis dans le courant de cet été. Les dates seront précisées sur le site de la SACD. Écoutez l intégralité de ces rencontres et regardez des extraits vidéo sur www.sacd.fr Saison 1 / Chorégraphies «Le 1 er décembre 2006, s est déroulée, au Centre national de la danse, à Pantin, une journée sur le droit d auteur dans le domaine chorégraphique où nombre de questions concernant les problèmes soulevés par les différents emprunts du domaine littéraire, musical, plastique, ou graphique, ont trouvé des réponses à travers l expérience de la SACD, mais aussi d autres sociétés qui défendent le droit d auteur et des juristes qui s intéressent, mais oui, à la question chorégraphique. Une bonne manière de rappeler que nous devons respecter les différents droits d auteur lorsque nous citons un texte, utilisons une musique ou collaborons, en diverses manières, à des projets, et demander au préalable les autorisations. À présent, l Internet et les nouvelles routes de l information via les supports mobiles, et certains artistes eux-mêmes, obligent à repenser les périmètres du droit d auteur. Les questions portant sur les installations numériques chorégraphiques en est un exemple : comment déclarer ces œuvres dont la destinée est d être exposée ou d autres nouveaux systèmes de créations ou de collaboration qui rebondissent loin des cadres traditionnels? La règle que je retiens de cette journée éclairante sur le droit d auteur et les obligations des chorégraphes (et de leurs administrateurs qui les gèrent le plus souvent à la place de l auteur) est d établir la déclaration de l œuvre AVANT la création et d anticiper. Souvent, il est trop tard pour agir, la déclaration arrive après les dates de représentations. De plus, les déclarations d œuvres dansées dépassent le seul domaine du spectacle vivant. Un chorégraphe peut être aussi un réalisateur de film, intervenir au théâtre, dans un opéra, auteur de textes Nous aurons l occasion de refaire un point sur le droit d auteur pour la chorégraphie, mais, d ores et déjà, puissions-nous, les uns et les autres, faire un effort pour que nos œuvres soient déclarées avant la date de création. Je rencontre, depuis que je vous représente, nombre d entre vous, qui ne connaissent pas leurs droits et leurs devoirs. Je leur rappelle ici que le pôle auteurs de la SACD a été mis en place pour répondre à vos questions et vous aider à établir vos contrats et vos déclarations. Qu il serait dommage de ne pas mieux se former sur le statut et le droit d auteur. Il faut aussi que nous puissions raconter, transmettre comment nous travaillons dans les mondes de la danse, dans nos diversités, et dans quelle mesure le travail de création chorégraphique établit des situations qui évoluent constamment. Enfin, je vous demande d être particulièrement attentifs à ce qui vient de se produire au sujet de la copie privée. En effet, ces sommes prélevées sur les supports vierges viennent, pour une grande partie, financer des aides pour la danse, comme Le Vif du Sujet, mais aussi des manifestations qui, par leur singularité, méritent un soutien. Ce fut le cas, en janvier 2007, de Faits d Hiver, à Paris. C est dire à quel point l argent de la copie privée joue un grand rôle sur la scène du spectacle vivant par le biais de l action culturelle.» Daniel Larrieu, administrateur délégué à la danse 15
pleins feux > actions culturelles actions culturelles Festival international de programmes audiovisuels (FIPA) Le FIPA a fêté ses vingt ans avec, pour nouvelle présidente, Caroline Huppert. Partenaire du Festival depuis sa création, la SACD a organisé, en partenariat avec la SCAM, un débat sur le thème : «Les élections : une image ou un programme?» La culture ne se défend qu avec les engagements de la présidence de la République. Ce débat, alors que se profile l élection présidentielle, a offert une tribune aux représentants des candidats des principaux partis pour réagir et s engager face aux professionnels réunis au FIPA. Pascal Rogard, directeur de la SACD, et Alain de Sédouy, auteur et administrateur de la SCAM, animaient ce débat. Ils étaient entourés de Ghislain Achard (PS), membre du comité stratégique pour le numérique, Catherine Morin-Desailly (UDF), sénatrice de Seine-Maritime, Francis Parny (PC), vice-président du conseil régional d Ilede-France en charge de la culture. La commission de l audiovisuel, présidée par Christine Miller, Luc Béraud et le comité belge représenté par son président Luc Jabon, ont invité des scénaristes et réalisateurs pour présenter, devant des professionnels, le projet qui leur tient à cœur, sous forme de pitch de sept minutes : Luc Chaumar, Nicolas Cuche, Jérôme Enrico, Samuel Lampaert, Soraya Meflah, Pascale Memery, Badreddine Mokrani, Philippe Niang, Catherine Verlaguet, se sont prêtés avec talent à cet exercice. Le FIPA a également rendu hommage à Francis Girod et Charles Brabant. L intégralité des débats est disponible sur : www.sacd.fr > Jamel Comedy Club Lancé par Jamel Debbouze, le Jamel Comedy Club a pour objectif de faire découvrir de nouveaux talents dans le domaine de l humour, sous la forme de «stand up» : art de la tchatche, né de la rue, du rire sans fioriture, pas de sketchs ni d accessoires, juste un artiste, un micro et le contact avec le public. Douze artistes, sélectionnés, se produisent au Casino de Paris, du 30 janvier au 25 février, puis en tournée à travers la France. La SACD s est associée à ce projet afin d accompagner ces auteurs émergents. > Fonds SACD Nouvelle commission 2007-2008 La deuxième commission de sélection du fonds d aide à la production est composée de : Gérald Sibleyras, auteur dramatique, Jean-Pierre Bigard, producteur, Frédéric Franck, directeur de théâtre privé, Anne-Laure Liégeois (metteuse en scène), directrice de théâtre public, Marion Bierry, metteur en scène, Michèle Bernier, actrice, Gérard Mordillat, cinéaste. Date limite de dépôt des dossiers : 28 mars 2007. La commission se réunira le 15 mai 2007. > Actes du Théâtre humour Avec l éditorial de Joëlle Goron, des entretiens avec François- Xavier Demaison, Jean-Pierre Bigard, des regards croisés sur la perception de l humour à l étranger, la revue retrace un panorama du répertoire actuel des spectacles de one-man-show et de l humour plus généralement. Ce 22 e numéro est le dernier dans sa version papier. Désormais, Entr Actes s adressera à ses interlocuteurs par l intermédiaire d une lettre d information transmise par courrier électronique. Plus d informations : www.sacd.fr entractes@sacd.fr 16
actions culturelles < pleins feux CONCOURS > Écrire pour la Rue - 2 e édition Dispositif d accompagnement des écritures originales pour l espace public, Écrire pour la Rue est un dispositif d aide, initié dans le cadre du Temps des Arts de la Rue, institué par le ministère de la Culture et de la Communication en partenariat avec la SACD. Son objectif est d améliorer la qualité des écritures pour l espace public, d impulser leur originalité et de mieux structurer les méthodes d élaboration. L aide financière proposée dans le cadre de ce dispositif vise à accompagner l artiste/concepteur dans la phase de recherche et d écriture précédant la création et la production de l œuvre. Les projets sont étudiés et évalués par une commission composée d artistes et de personnalités qualifiées nommées par la DMDTS et la SACD. Frédéric Michelet, administrateur délégué pour les arts de la rue à la SACD, a participé l année dernière au lancement de ce projet qui voit aujourd hui sa deuxième édition. Critères d éligibilité Tout artiste (ou groupe d artistes) pouvant justifier d une expérience ou d une contribution significative à l écriture et au montage d une œuvre originale vivante pour l espace public peut solliciter une aide au titre de ce dispositif. La démarche de l artiste/concepteur doit être soutenue par une structure pouvant répondre aux besoins du projet d écriture lui-même (organismes, lieux d accueil et de création ). Constitution du dossier de demande pour une bourse Écrire pour la Rue : - un curriculum vitæ de l artiste/concepteur porteur du projet d écriture, - une note d intention explicitant la démarche artistique singulière globale dans laquelle s inscrit la demande, - un descriptif des collaborations prévues, - l engagement écrit des organismes, structures et tous lieux partenaires de la démarche, - le calendrier et les différentes étapes de travail prévues, celles-ci devant être commencées dans l année d attribution de l aide, - tout document ou support utile à la compréhension de la démarche. Pour cette deuxième édition, le montant de l aide ainsi que le calendrier pour la remise des dossiers et le résultat des attributions seront fixés dans les prochains mois. CALENDRIER FÉVRIER À MAI 2007 7 au 11 février : Festival de Luchon www.festivaltv.info 22 au 25 février : Les Musicals, à Béziers www.lesmusicals.com 7 au 9 mars : Cartoon Movie, à Postdam www.cartoon-media.be 10 et 11 mars : Rencontres FNCTA Le théâtre amateur tiendra sa réunion à la Maison des Auteurs de la SACD avec, pour invité, Philippe Minyana. 14 au 18 mars : Rencontres internationales de télévision à Reims www.lacomedie dereims.fr 16 et 17 mars : Festival d un jour, à Valence www.lequipee.com/index.htm 22 mars au 2 avril : Paris Comédie dans plus de 35 salles parisiennes www.parisfaitsacomedie.com/ 28 mars au 1 er avril : Festival des scénaristes, à Bourges www.scenarioaulongcourt.com 30 mars au 6 avril : Juste pour Rire, à Nantes www.justepourrire-nantes.fr 2 avril : remise du grand prix de littérature dramatique du ministère de la Culture et de la Communication Printemps 2007 : colloque «Vestige, vertige» au Mas de la danse, à Fontvieille www.lemasdeladanse.com 16 au 20 avril : Milia, à Cannes www.miptv.com Avril : Les molières 26 au 29 avril : Festival national du film d animation, à Auch www.miptv.com 16 au 27 mai : Festival de Cannes www.festival-cannes.fr Une information sera en ligne sur www.sacd.fr 17
pleins feux > actions culturelles édition Éditions soutenues par la SACD Panorama de la danse contemporaine par Rosita Boisseau Dans ce premier livre de référence sur la danse contemporaine, Rosita Boisseau nous fait découvrir quatre-vingt-dix chorégraphes du monde entier, à travers des portraits, des interviews, des croquis et notes de travail, le tout accompagné de photos de spectacles. Éditions Textuel, 607 pages, 59 E. Le Poing dans la vitre Scénaristes et dialoguistes du cinéma français 1930-1960 ouvrage collectif sous la direction d Alain Ferrari «Le cinéma s est nourri, se nourrit encore de littérature.» Ce livre étudie l apport au cinéma des scénaristes et dialoguistes français de 1930 à 1960. Coédition SACD/Institut Lumière/Actes Sud, 687 pages, 28 E. Faustus, The Last Night (DVD) de Pascal Dusapin, d après The Tragical History of Doctor Faustus(1588), de Christopher Marlowe, sous la direction de Jonathan Stockhammer, mise en scène de Peter Mussbach, réalisation d Yvon Gérault. Enregistré à l Opéra de Lyon. En bonus, des entretiens avec Pascal Dusapin, Jonathan Stockhammer, Georg Nigl, interprète de Faustus. L Opéra passionnément de Jean Prodromidès Paroles de musicien : livre/dvd-rom, coédité par l INA et Michel de Maule 152 pages, 25 E. De la musique, des langues et des oiseaux, de François-Bernard Mâche Paroles de musicien : livre/dvd-rom, coédité par l INA et Michel de Maule 312 pages, 25 E. PRIX > Le prix des Cent Livres Une idée toute simple, et c est la naissance du prix des Cent Livres : une association d auteurs se doit d être vigilante quand elle estime que les droits de ses adhérents ne sont pas respectés. Elle doit aussi savoir souligner le travail qui s accomplit sur le terrain pour mieux faire connaître et circuler l écriture théâtrale d aujourd hui. Tous les ans, le prix des Cent Livres distingue une association, une bibliothèque, un cours d art dramatique, une compagnie bref, une collectivité qui met particulièrement en relief nos œuvres. Le prix des Cent Livres, c est un peu un prix à l envers : habituellement, des lecteurs distinguent des auteurs ; là, ce sont les auteurs qui saluent leurs lecteurs! Le prix : cent livres de théâtre bien sûr, cent livres offerts par les adhérents des EAT (Ecrivains Associés du Théâtre), cent livres différents pour continuer à partager la passion du théâtre. Ce prix est solennellement remis à la structure lauréate dans les salons d honneur de la SACD, à la fin de la saison théâtrale. Les dossiers de candidature et le règlement sont disponibles auprès des EAT. Date limite de dépôt des dossiers : 30 avril. Informations et dossier sur www.eatheatre.com 18
Des nouvelles de Beaumarchais-SACD Édito À l heure où notre pays s apprête à vivre des événements politiques qu on dit majeurs, les esprits s échauffent, les personnalités s agitent, et d aucuns se prennent à rêver à des jours meilleurs, je veux dire un peu moins de souffrance, de solitude, de décalages, et un peu plus d aisance, de fantaisie, de légèreté, bref de joie de vivre. Il en va ainsi à chaque fois que le peuple de la République est appelé aux urnes malgré, de loin en loin, des lendemains qui déchantent Pour ce qui nous concerne, nous pensons que ce grand spectacle, aux allures parfois grand-guignolesques, fourmille de sources d inspiration, de sujets, de personnages, pour nos auteurs dramatiques qui ont toujours aimé jouer le rôle de miroir de la société pour mieux, peut-être, la taquiner. Toutes les disciplines «Beaumarchais» s y retrouvent : le théâtre bien sûr, le cinéma, la marionnette, la télévision, le cirque, le théâtre de rue, la danse, sans oublier les grands airs d opéra Et nous pensons en corollaire que ce actions culturelles < pleins feux contrepoint ce contrepoids est indispensable à notre civilisation car il porte en lui les ferments de la mobilité, du remue-ménage et du progrès. À «Beaumarchais» où nous sommes attentifs aux écritures d aujourd hui, nous voulons continuer de croire que la libre parole du poète et de l auteur dramatique, parfois entravée par des carcans économiques, est un gage précieux pour la création, s il est vrai que la fiction constitue le plus éclairant des reportages sur le monde. Paul Tabet > THÉÂTRE Jusqu à ce que la mort nous sépare, de Rémi De Vos, mise en scène d Éric Vigner, au Théâtre du Rond-Point Le Mental de l équipe, d Emmanuel Bourdieu et Frédéric Bélier-Garcia, mise en scène de Denis Podalydès et Frédéric Bélier-Garcia, au Théâtre du Rond-Point J ai tout, de Thierry Illouz, mise en scène de Jean-Michel Ribes, au Théâtre du Rond-Point La Femme placard, de Chantal Alves, mise en scène d Hélène Zidi-Cheruy, au Petit Hébertot Dernier Caprice, de Joël Jouanneau, mise en scène de l auteur, au Théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence Sultanes sans royaume, de Latifa Ben Mansour, mise en scène de Nadine Darmon, au Théâtre du Jour à Agen Minuit sept, de Philippe Madral, mise en scène de l auteur, au Salon de Théâtre de Tourcoing Fatma la honte, de Yakoub Abdellatif, mise en scène d Eva Lewinson, à la Maison du Théâtre et à la Comédie de Picardie, à Amiens Le ciel est trop bas, d Ahmed Ghazali, mise en scène de Josep-Pere Peyro, au Théâtre de Perpignan La Camoufle, de Rémi De Vos, mise en scène de Catherine Gandois, au Théâtre Le Lucernaire On n est pas seul dans sa peau, d Elsa Dourdet et Julie Bérès, mise en scène de Julie Bérès, à l Atelier du Rhin, à Colmar, au TnBA, à Bordeaux, au Carreau Scène nationale de Forbach, au Théâtre Romain-Rolland, à Villejuif Le Sourire d Averroès, de Pierre Debauche, mise en scène de l auteur, en Belgique, en France, au Maroc, en Tunisie Trilogie pour une actrice et 21 marionnettes, d Emanuela Bonini, au Musée en Herbe (Jardin d Acclimatation) et au Théâtre de l Opprimé Cycle de lectures, de rencontres Au Théâtre du Balcon, à Avignon : Nous étions assis sur le rivage du monde, de José Pliya La Disgrâce de Jean-Sébastien Bach, de Sophie Deschamps et Jean-François Robin To(re)ro, de Christian Petr Au Théâtre du Ring, à Avignon : Ils seront là bientôt les hommes, de Michel Bellier Festival Premiers Gestes, à Kiron Scène : théâtre et danse avec Manuko Mitsunada, Camille Mutel, Sosana Marcelino Festival des Écritures, à Alfortville : théâtre, musique et danse (mises en espace, spectacles, débats) Concours des Écritures théâtrales contemporaines dramatiques en Caraïbe : Prix «Beaumarchais», bourse d écriture et aides à la production, à l édition et à la traduction > CINÉMA La Maison jaune, d Amor Hakkar (sortie le 24 janvier 2007) Les Petites Vacances, d Olivier Peyon (sortie le 24 janvier 2007) Une journée, de Noémie Kocher et Jacob Berger (sortie prochaine) Echo, de Yann Gozlan, sélectionné au FIPA, aux Festivals d Angers et de Lille Un homme peut en cacher un autre de Thomas Rio à l Entrepôt dans le cadre du festival Cinérail 19
pleins feux > actions culturelles Remises de prix «Beaumarchais» (courts métrages francophones) : Festival du Court HEC Festival du film court de Lille Festival international de films de femmes, à Créteil Mouviz Festival, à Nantes Festival Côté Court, à Pantin > TÉLÉVISION La Chute de Sandrine Lucchini, tournage au printemps en Thaïlande et diffusion à la rentrée sur TF1 > DANSE Comme en plein jour, de Jean-Baptiste André, au London International Mime Festival, à Londres ; au Théâtre de l Arsenal, à Metz ; au Théâtre de la Madeleine, à Troyes ; au Prato Théâtre International de quartier, à Lille ; au Grand Logis, à Bruz ; au Théâtre de Verre, à Châteaubriant ; à Onyx/La Carrière, à Saint- Herblain ; au Théâtre de Chelles ; au Théâtre Firmin-Gémier, à Antony ; à Berlin ; au Théâtre de Compiègne Les Maux de Soqoot el Zakera - For the Pain in the Back, de Mohamed Shafik et Laurence Rondoni, au Collectif 12, à Mantes-la-Jolie ; au Centre national de la danse, à Pantin Effet papillon, de Mylène Benoit, à la Maison Folie de Mons, dans le cadre du Festival VIA Je ne suis pas un artiste, de Geisha Fontaine et Pierre Cottreau, à Mains d Œuvres, à Saint-Ouen, dans le cadre de Faits d Hiver/Danses d Auteurs Fragments infimes, de Marie Jo Faggianelli, à l Echangeur, à Bagnolet > LYRIQUE L Opéra thérapeutique, de Pierre Letessier et Isabelle Aboulker, mise en scène de Pierre Letessier, au théâtre Le Lucernaire Mi amor, de Charles Chaynes et Eduardo Manet, mise en scène de Bernard Haber-Meyer, à l Opéra Théâtre de Metz Sans famille, de Jean-Claude Petit et Pierre Grosz, mise en scène de Paul-Émile Fourny, à l Opéra de Nice > RADIO Concours de pièces radiophoniques sur le thème de la montagne, en collaboration avec France Culture et France Inter. Deux lauréats bénéficieront d une bourse d écriture et de la production et de la diffusion de leurs œuvres par les chaînes. > CIRQUE Transversal Vagabond, de Philippe Goudard, à partir de l œuvre de cirque d art et d essai de Maripaule B. et Philippe Goudard, au New Taïpei Youth College of Performing Art de Taïpei, à Taïwan Territoires inimaginaires, de Johanna Gallard, au cabaret l Amazir de l Académie Fratellini à Saint-Denis ; au Festival Janvier dans les Étoiles, à la Seyne-sur-Mer ; au Théâtre Le Village de Neuilly-sur-Seine ; à la Fête des Tulipes, à Saint-Denis > ÉDITION Aux Éditions de l Amandier : Sur les chemins de l Amur, de Nicole Sigal Vie et mort d Ismène C., de Mélanie Grisvard Purs et impurs, de Claude Prin Aux Éditions Lansman : Jardin d ouvrier, de Jean Marbœuf > TRADUCTION Le Monde de Mars, de Natacha de Pontcharra, traduit en espagnol par Fernando Gomez Grande Le Caïman, d Antoine Rault, traduit en russe par Marina Abelskaïa Attention aux vieilles dames rongées par la solitude, de Matéi Visniec, traduit en japonais par Hiromi Yamada Pourquoi j ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port, de Serge Valletti, traduit en chinois par Wei Xiaoping La Nuit du long couteau à Euroland, d Idwig Stephane, traduit en anglais par Kathryn Walton Ward Le Jeune Prince et la vérité, de Jean-Claude Carrière, traduit en russe par Marina Abelskaia Stravaganza, de Claude Prin, traduit en allemand par Bernd Schirmer Bodaï, de Yan Allegret, traduit en japonais par Hiromi Yamada, création au Théâtre Agora, à Tokyo > INTERNATIONAL La Fuite, de Gao Xingjian, traduit en italien par Simona Polvani, mise en scène de Philippe Goudard, au Teatro Comunale di San Miniato Quaranthana, à Corzzano Contacts Beaumarchais-SACD : Paul Tabet, directeur Corinne Bernard, secrétaire générale Tél. : 01 40 23 45 80 / corinne.bernard@sacd.fr 20
Internet < pleins feux www.sacd.fr Le site indispensable pour vous accompagner dans votre vie professionnelle XXX Un projet de création voit le jour, la commande d un texte vient de vous être faite, une tournée est prévue à l étranger Voilà bien des sujets de satisfaction, mais rattrapés par des réalités «administratives» qui risquent de modérer des ardeurs. Le site de la SACD est une source d informations qui répond à bon nombre de vos interrogations. Son enrichissement au fil des mois mérite que l on en fasse une nouvelle présentation pour faciliter vos recherches. Six rubriques vous sont proposées : LES ACTUALITÉS : vous y trouverez les communiqués de presse, les grands dossiers, les agendas, les blogs, des petites annonces, les publications. LA SOCIÉTÉ : où sont présentés son histoire, ses missions de perception et de répartition, son fonctionnement, sa gestion, son organigramme. LES AUTEURS : pour tout savoir sur vos démarches, votre statut, les aides à la création, les liens avec des sites professionnels. LES UTILISATEURS : où sont recensées les démarches à effectuer dans le domaine du spectacle vivant. LES ACTIONS CULTURELLES : avec une présentation de ses missions, des différents fonds dont elle est partenaire ou qu elle a initiés, la promotion à l étranger assuré en collaboration avec le secteur international et avec Entr Actes-SACD, Beaumarchais- SACD, la Maison des Auteurs, la bibliothèque. LES SERVICES : pour vous apporter une aide sociale, juridique ou fiscale, les avantages consentis aux membres, les aides à la création : un moteur de recherche multicritère pour l ensemble des répertoires gérés par la SACD, la mutuelle des auteurs, gérée de manière autonome. Ce tour d horizon du contenu du site montre la diversité des informations qu il contient. Sa consultation régulière vous permet de rester en contact plus étroit avec votre Société et de bénéficier pleinement des services qu elle vous propose. Bonne navigation! 21