1 GENERALITES 1.1 AGENT PATHOGENE 1.2 RESERVOIRE, SOURCE



Documents pareils
SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

STOP à la Transmission des microorganismes!

Gestion des épidémies en FAM et MAS. 2 ère réunion annuelle FAM/MAS 20 mars 2015

Les Infections Associées aux Soins

Prépration cutanée de l opéré

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

L ANGINE. A Epidémiologie :

POURQUOI L HYGIENE HYGIENE = PROPRETE HYGIENE = PREVENTION DES INFECTIONS COMMUNAUTAIRES ET DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS

Gestion de la crise sanitaire grippe A

Hygiène personnelle du collaborateur de bloc opératoire et infections nosocomiales

L entretien en radiologie conventionnelle. Comment procède t on? Radiologie conventionnelle. Quel mobilier et matériel?

Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques

EVALUER LA MAITRISE DU RISQUE INFECTIEUX EN EHPAD

Qu est-ce que la peste?

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

BMR/ BHR en EHPAD Prise en charge des résidents

Item 95 Maladies sexuellement transmissibles : infections urogénitales à gonocoque et Chlamydia trachomatis (en dehors de la maladie de Nicolas-Favre)

Recommandations des experts de la Société de réanimation de langue française, janvier 2002 Prévention de la transmission croisée en réanimation

Tuberculose bovine. Situation actuelle

La découverte et l utilisation

MINISTERE DE LA SANTE, DE LA FAMILLE ET DES PERSONNES HANDICAPEES

BOITE A IMAGES PREVENTION DE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Jean-Christophe Richard Véronique Merle CHU de Rouen

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

PRISE EN CHARGE D'UN PATIENT ATTEINT OU SUSPECT DE CLOSTRIDIUM DIFFICILE

Quelles sont les maladies hautement contagieuses susceptibles d être hospitalisées en réanimation en France?

PROCÉDURE. Code : PR-DSI

Le Livre des Infections Sexuellement Transmissibles

PEDICULOSES PARASITOSES. Hélène DALMAS

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME

Protégeons-nous ensemble!

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DE LA SANTÉ MINISTÈRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA COHÉSION SOCIALE SOLIDARITÉS

Précautions standard d hygiène au cœur de la prévention du risque infectieux

Evaluation des risques professionnels dans les établissements de santé (dr.l.sctrick)

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se

1 ère manche Questions fermées

Signalement et gestion des infections respiratoires aiguës (IRA) et des gastroentérites aiguës (GEA) 19 juin 2014

PREPARATION DU PATIENT POUR UNE CHIRURGIE. Marcelle Haddad

Les précautions «standard» sont décrites dans la circulaire

Cette intervention aura donc été décidée par votre chirurgien pour une indication bien précise.

va être opéré d un hypospadias

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE?

Stratégies de dépistage des bactéries multirésistantes. Qui? Pourquoi? Comment? Après? L exemple des MRSA

C. difficile. Réponses aux questions les plus fréquemment posées sur le. à l Hôpital général juif HÔPITAL GÉNÉRAL JUIF SIR MORTIMER B.

Otite Moyenne Aiguë. Origine bactérienne dans 70 % des cas. Première infection bactérienne tous âges confondus

Définition de l Infectiologie

Guide des vaccinations Édition Direction générale de la santé Comité technique des vaccinations

Principales causes de décès selon le groupe d âge et plus

Evaluation des coûts de dépistage d Entérocoques Résistants aux Glycopeptides : Résultats préliminaires

Bio nettoyage au bloc opératoire

Sommaire de la séquence 7

L ENTRETIEN DES LOCAUX ET DES EQUIPEMENTS AU BLOC OPERATOIRE

Des soins après avortement : Amis des Jeunes. Cartes à conseils 1-6

Conseils aux voyageurs

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Delphi 0,1 % crème Acétonide de triamcinolone

Test d immunofluorescence (IF)

Streptocoque B :apports des tests en fin de grossesse, nouvelles propositions.

Infections nosocomiales

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban

Vaccinations pour les professionnels : actualités

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

GUIDE PRATIQUE N 1 HERPES ASSOCIATION HERPES. Agissons contre l herpès

Niveau d assurance de stérilité (NAS) Hôpital Neuchâtelois Sylvie Schneider Novembre 2007

SUTURE D EPISIOTOMIE ET PRISE EN CHARGE DE LA CICATRICE; RECOMMANDATIONS AUX PATIENTES

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

Caisse Primaire d Assurance Maladie de La Charente

Les gencives et la santé générale. Qu est-ce qu une maladie des gencives? d autres types de problèmes de santé ou en causer de nouveaux.

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

Chapitre 4 : cohabiter avec les micro-organismes. Contrat-élève 3 ème

HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE

Votre bébé a besoin de soins spéciaux

Restauration collective. quelques aspects réglementaires

Précautions standard et complémentaires : quelles mesures pour quels patients?

FICHES INFORMATIVES HYGIENE DU PERSONNEL

Infection par le VIH/sida et travail

Service d ambulance. Normes. de soins aux patients. et de transport

2 - AMMARI H., RAMDANI-BOUGUESSA N., BELLOUNI R. Antibiothérapie dans les infections ORL Médecine du Maghreb, 2001, 91 : 28-31

Plan de veille et de préparation à la riposte contre la Maladie à Virus Ebola

AUDIT ISO SUR CESARIENNE CH MACON

La gestion des excreta en région Nord-Pas de Calais

Pandémie : pas de fermetures de classes Évaluation de la situation au 13 novembre 2009

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Parasites externes du chat et du chien

Sensibilisation des opérateurs à l hygiène des aliments

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

Conduite à tenir devant une morsure de chien (213b) Professeur Jacques LEBEAU Novembre 2003 (Mise à jour mars 2005)

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Collection Avis et Rapports

Tout ce qu il faut savoir sur le don de moelle osseuse

Les Bonnes Pratiques Hygiéniques dans l Industrie Alimentaire

EN COLLABORATION AVEC LE SERVICE INFIRMIER DE LA SANTE SCOLAIRE DE L INSPECTION ACADEMIQUE DU DOUBS

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Traitement antibiotique probabiliste des urétrites et cervicites non compliquées

QU EST-CE QUE LA TUBERCULOSE?

Prévenir la colonisation par Campylobacter chez les poulets de chair. Dr. Wael Abdelrahman Consultant technique, Probiotiques volailles

Transcription:

STREPTOCOQUE 1 GENERALITES... 2 1.1 AGENT PATHOGENE... 2 1.2 RESERVOIRE, SOURCE... 2 1.3 EPIDEMIOLOGIE GENERALE... 3 1.4 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE... 3 1.5 MODE DE TRANSMISSION INTERHUMAINE DIRECTE ET INDIRECTE 3 1.6 INCUBATION... 3 1.7 CONTAGIOSITE... 3 1.8 CLINIQUE... 4 1.9 DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE... 4 1.9.1 Test de diagnostic rapide (TDR)... 4 1.9.2 Bactériologie... 4 1.9.3 Sérologies... 4 1.10 TRAITEMENT... 4 1.11 POPULATIONS PARTICULIERES A RISQUE... 5 1.12 EFFETS SPECIFIQUES SUR LA GROSSESSE... 5 2 EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS... 5 2.1 CRITERES DE CARACTERISATION DE L EXPOSITION... 5 2.1.1 EVALUATION A PRIORI... 5 2.1.1.1 Critères à priori issus de la bibliographie... 5 2.1.1.2 Données d hospitalisation ou de signalement... 5 2.1.1.3 Données de laboratoire... 5 2.1.2 CIRCONSTANCES D EXPOSITION... 5 2.2 CARACTERISATION DU RISQUE... 6 2.2.1 ELEMENTS DE NATURE A LIMITER L EXPOSITION... 6 2.2.1.1 Protection collective... 6 2.2.1.2 Equipements de protection individuelle... 6 2.2.1.3 Vaccinations ou immunité naturelle... 6 2.2.2 PREVENTION SECONDAIRE... 6 2.3 APTITUDE DES SOIGNANTS... 6 2.4 MALADIE PROFESSIONNELLE... 7 3 POINTS FORTS... 7 1

1 GENERALITES 1.1 AGENT PATHOGENE Cocci Gram+ disposé en chaînette, capsulé. Les entérocoques sont morphologiquement proches des streptocoques mais peuvent se multiplier sur des milieux de culture ordinaires. Classification de Lancefield: Agents groupables (18 nommés de A à H et K à T) Agents non groupables. Les streptocoques bêta hémolytiques ou pyogènes: Streptocoques du groupe A (SGA) (S. pyogenes) Streptocoques des groupes B, C, G, F. Les streptocoques α et non hémolytiques: Streptocoques et entérocoques du groupe D (S. bovis, E. faecalis, E. faecium, E. durans) Groupes E, H et les non groupables. Les streptocoques α et bêta hémolytiques: Streptocoques du groupe F Groupe non désigné (S. pneumoniae). 1.2 RESERVOIRE, SOURCE Bactéries strictement humaines. Le réservoir est constitué par le sujet malade ou le sujet sain porteur chronique. Les sécrétions oropharyngées constituent la source de contamination la plus fréquente mais on retrouve des sources un peu différentes selon les groupes: Les streptocoques bêta hémolytiques ou pyogènes: Groupe A (SGA): gorge (simple portage chez moins de 5 % des individus de la population générale), dermatoses, gastro-intestinal, anal ou génital chez la femme. Divers supports et vecteurs: lingerie, vêtements, jouets, aliments contaminés, air ambiant (à l origine d infections nosocomiales de plaies chirurgicales), mouches. Groupe B: voies génitales, oropharynx, intestin. Portage chronique asymptomatique = principal réservoir. Groupe C: rhinopharynx, peau. Groupe G: rhinopharynx, peau. Groupe F: muqueuses intestinales. Les streptocoques α et non hémolytiques: Streptocoques et entérocoques du groupe D: intestin, oropharynx, peau, voies génitales. Groupe H: oropharynx. Non groupables: oropharynx, salive, rhinopharynx, intestin, muqueuse génitale. 2

1.3 EPIDEMIOLOGIE GENERALE Ubiquitaire avec une prédominance en zones tempérées. Peut prendre une forme endémique, épidémique ou sporadique (printemps et fin de l hiver). Les sites colonisés (SGA) ou infectés chez le personnel soignant sont le pharynx, le vagin, le rectum ou la peau. 1.4 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE Les Streptocoques du groupe A peuvent survivre a l extérieur de l hôte durant des mois sur des surfaces sèches (3 jours à 6,5 mois). La contamination alimentaire du lait à température ambiante peut durer plus de 4 mois. Inactivés par le glutaraldéhyde, le formaldéhyde, l iode, l hypochlorite de sodium à 0,5% de chlore actif (eau de javel reconstituée diluée au 1/5 e ) et l éthanol à 70%. Le chauffage à chaleur humide à plus de 120 C (15 min) ou 160 C à chaleur sèche (1h). 1.5 MODE DE TRANSMISSION INTERHUMAINE DIRECTE ET INDIRECTE Interhumaine directe, favorisée par la promiscuité (collectivités d enfants). La voie aérienne est la plus fréquente (aérosols de sécrétions nasopharyngées). Cutanée par contact direct ou indirect (vêtements, insectes). Digestive par ingestion d aliments contaminés à l origine d épidémies d angine à streptocoques dans les collectivités. Les salariés colonisés par des ERV (entérocoques résistants à la vancomycine) ont rarement été mis en cause dans la transmission de cet organisme. 1.6 INCUBATION Streptocoque A : 1-4 j. Entérocoques résistants à la Vancomycine (ERV) : dépend du tableau clinique, des défenses immunitaires de l hôte et de l utilisation d une antibiothérapie efficace. 1.7 CONTAGIOSITE En l absence de traitement: 2 à 3 semaines. Plus longue en cas de lésions chroniques purulentes. Plus courte (48h) si antibiothérapie efficace. 3

1.8 CLINIQUE Infections suppurées qui peuvent être invasives et complications post streptococciques qui surviennent à distance de l infection aiguë tels que le rhumatisme articulaire aigu et la glomérulonéphrite aiguë. S. pyogenes (groupe A) : Responsable de la quasi-totalité des angines bactériennes Rhumatisme articulaire aigu (RAA) Glomérulonéphrites aiguës Propriétés toxinogènes à l origine de la scarlatine, du syndrome de choc Erysipèle, fasciites nécrosantes. S. agalactiae (groupe B) Infections néonatales (fièvre puerpérale) Les streptocoques des groupes C et G partagent des caractères pathogéniques avec ceux du groupe A = érysipèle, voire de glomérulonéphrites aiguës. Les entérocoques et les streptocoques du groupe D sont responsables d endocardites. Les autres streptocoques oraux (non hémolytiques) représentent la première cause d endocardite bactérienne. 1.9 DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE 1.9.1 Test de diagnostic rapide (TDR) Le diagnostic rapide des angines streptococciques repose sur la détection de l'antigène A directement à partir des sécrétions prélevées par écouvillonnage pharyngé. 1.9.2 Bactériologie Exigences de culture importantes. 1.9.3 Sérologies On recherche toujours une ascension nette à 15 jours d intervalle: Les antistreptolysines O (ASLO). Les antistreptokinases (ASK). Les antistreptodornases (ASDOR). Les antistreptohyaluronidases (ASH). 1.10 TRAITEMENT Antibiothérapie adaptée avec prise en charge chirurgicale si nécessaire. Depuis quelques années, augmentation de la résistance des streptocoques viridans aux bêtalactamines et apparition de souches d entérocoques multi résistantes. 4

1.11 POPULATIONS PARTICULIERES A RISQUE Les sujets âgés, diabétiques, présentant une immunodépression, ayant une maladie intercurrente, ayant des antécédents de RAA. Ceci est valable pour le risque de contage mais également pour la sévérité de l atteinte. 1.12 EFFETS SPECIFIQUES SUR LA GROSSESSE Liés à la symptomatologie avec risque de fausses couche ou d accouchement prématuré en cas de fièvre ou de syndrome de choc. 2 EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS 2.1 CRITERES DE CARACTERISATION DE L EXPOSITION 2.1.1 EVALUATION A PRIORI 2.1.1.1 Critères à priori issus de la bibliographie Essentiellement représenté par les Streptocoques du groupe A Le risque de pharyngite aiguë est plus élevé pour les parents d enfants d âge scolaire et pour les adultes en contact avec des enfants du fait de leurs activités professionnelles ou de loisir. Risque faible pour les entérocoques Personnel colonisé ou sujet présentant une infection clinique. Le typage des souches de streptocoques épidémiques est un outil de recherche largement utilisé pour déterminer l ampleur des épidémies et établir si un agent colonisé est le cas index. L atteinte du personnel de laboratoire est également possible par la manipulation de prélèvements biologiques provenant des voies respiratoires, de plaies cutanées ou muqueuses. Le sang et les urines sont également à risque. 2.1.1.2 Données d hospitalisation ou de signalement Non exploitées pour ce germe 2.1.1.3 Données de laboratoire Non exploitées pour ce germe 2.1.2 CIRCONSTANCES D EXPOSITION Le risque est défini en fonction : De la fréquence des soins apportés à un patient infecté. Du type de soin prodigué (geste invasif, pansement, soins de nursing). De l existence d une porte d entrée chez le soignant ou l agent manipulant des objets souillés. Du port d équipement de protection individuelle (gants, blouse, masque) De l état préalable de l agent (cf. populations à risque) 5

2.2 CARACTERISATION DU RISQUE 2.2.1 ELEMENTS DE NATURE A LIMITER L EXPOSITION 2.2.1.1 Protection collective Application stricte des règles d hygiène élémentaire professionnelle : lavage de mains, port de blouse, entretien de l environnement. 2.2.1.2 Equipements de protection individuelle Utilisation de gants lors de soins sur plaies infectées ou lors de la manipulation d éléments souillés. Utilisation de masque en cas d atteinte des voies respiratoire chez le patient. Lutte contre la rupture de la barrière cutanée (favorisée par la sécheresse des mains): Lavage des mains correct avec rinçage et séchage soigneux Utilisation de solutions hydro alcooliques (SHA) permettant de préserver le film hydro lipidique cutané. Protection des mains : crème protectrice voire réparatrice. 2.2.1.3 Vaccinations ou immunité naturelle Aucune 2.2.2 PREVENTION SECONDAIRE Aucune 2.3 APTITUDE DES SOIGNANTS En cas d exposition : Pas de modification ni de restriction d aptitude. En cas de portage chronique: Pas de modification ni de restriction d aptitude pour le personnel soignant colonisé par le SGA s il n existe aucun lien épidémiologique à un cas de transmission. Il faut tout de même reconsidérer le type de patient pris en charge et ses éventuels facteurs de risque (immunodepression). Le personnel soignant colonisé ne devrait être traité qu en cas de lien épidémiologique à un cas de transmission. Des échantillons de culture (gorge, rectum, vagin et lésions cutanées) seront réalisés dans le cas de lien épidémiologique avec des cas d infection clinique par un SGA chez des patients. En cas d atteinte infectieuse: Une éviction sera envisagée jusqu au terme d une antibiothérapie efficace de 24 h. En cas d angine, l éviction et le traitement du personnel affecté au bloc opératoire (chirurgiens, infirmières, anesthésistes) est préconisé (dans les limites de fonctionnement du service). Le diagnostic bactériologique sera fait à l aide d un test diagnostic rapide (TDR) des Streptocoques. L éviction est recommandée pour les 24 premières heures de traitement. S il n est pas possible de pratiquer un TDR, l éviction du bloc 6

opératoire est recommandée en attente de confirmation ou non du diagnostic d infection à S. pyogenes par un prélèvement de gorge. 2.4 MALADIE PROFESSIONNELLE Tableau de Maladie Professionnelle n 76 du régime général. La liste est limitative. Atteintes prises en compte: Otite compliquée Erysipèle Broncho pneumonie Endocardite Glomérulonéphrite aiguë. Les délais de prise en charge sont respectivement de 15, 15, 15, 60 et 30 jours. 3 POINTS FORTS Existence d un test de diagnostic rapide (TDR) pour les angines à S. pyogenes 7