Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du premier semestre 2014 en zone CEMAC



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Transcription:

Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du premier semestre 2014 en zone CEMAC Commission de la CEMAC Département des Politiques Economique, Monétaire et Financière Direction des Etudes Economiques Avril 2014

Environnement international Selon le World Economic Outlook (WEO) d avril 2014, la croissance mondiale s est accélérée au deuxième semestre de 2013, pour atteindre en moyenne 3,6%, soit une hausse marquée par rapport aux 2,6% observés lors des six mois précédents. Cette accélération tient en grande partie aux pays avancés, tandis que la croissance dans les pays émergents ne s est accélérée que modestement. L affermissement de l activité s est reflété dans le commerce mondial et la production industrielle. Cependant, la croissance mondiale ralentirait légèrement au premier semestre de 2014. L accélération plus vive que prévu de l activité mondiale pendant la dernière partie de 2013 s expliquerait en partie par des augmentations de l accumulation des stocks qui s inverseront. Globalement, les perspectives restent plus ou moins favorables. La croissance mondiale devrait s affermir pour atteindre 3,6 % en 2014, puis 3,9 % en 2015. Aux États- Unis, l activité a progressé de 3,2 % au deuxième semestre de 2013, soit plus que prévu. Cette bonne surprise s explique en partie par la croissance vigoureuse des exportations et des augmentations temporaires de la demande de stocks. Les indicateurs récents font état d un certain ralentissement au début de 2014. Cela semble en grande partie lié à des conditions climatiques exceptionnellement mauvaises, bien qu un retour de manivelle après des augmentations antérieures de la demande de stocks ait peut- être joué un rôle aussi. Néanmoins, la croissance annuelle devrait avoisiner 2,7% en 2014 15, soit au- dessus de la tendance. Les autres facteurs qui soutiennent la croissance sont la politique monétaire accommodante, le redressement du secteur immobilier après une longue récession, l augmentation du patrimoine des ménages et l assouplissement des normes d octroi de prêts bancaires. La zone euro connaît de nouveau la croissance. En Allemagne, la politique monétaire accommodante, la solidité du marché du travail et l amélioration de la confiance ont conduit à une accélération de la demande intérieure, qui apparaît principalement dans une hausse de la consommation et un redressement timide de l investissement, mais aussi dans le logement. Dans l ensemble de la zone euro, un net ralentissement du rythme du durcissement budgétaire, d environ 1 % du PIB en 2013 à 0,25% du PIB, devrait contribuer à accélérer la croissance. En dehors des pays du cœur de la zone, les exportations nettes, de même que la stabilisation de la demande intérieure ont contribué à inverser la tendance. Cependant, la croissance de la demande devrait rester languissante, étant donné la persistance de la fragmentation financière, le resserrement du crédit et l endettement élevé des entreprises. Globalement, la croissance dans la zone euro devrait atteindre seulement 1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015. Au Japon, certains moteurs de la croissance devraient se renforcer, notamment l investissement privé et les exportations, étant donné l accélération de la croissance dans les pays partenaires et la dépréciation considérable du yen au cours des 12 derniers mois. Néanmoins, l activité devrait ralentir modérément en réaction au durcissement de la politique budgétaire en 2014 15. Ce durcissement résulte d un relèvement du taux de la taxe sur la consommation en 2 étapes (de 5 % à 8 % au deuxième trimestre de 2014 et ensuite à 10 % au quatrième trimestre de 2015) et de l arrivée à terme des dépenses de reconstruction et du premier train de mesures de relance du programme Abenomics. Cependant, le durcissement de la politique budgétaire en 2014, qui représente environ 1 % du PIB, sera plus modéré que prévu en raison d une nouvelle relance budgétaire à hauteur d environ 1 % du PIB. Cette impulsion devrait abaisser l effet négatif du durcissement budgétaire sur la croissance de 0,4 point de pourcentage, à 0,3 % du PIB en 2014. En 2015, l effet négatif sur la croissance devrait passer à 0,5% du PIB. Globalement, la croissance devrait atteindre 1,4 % en 2014 et 1,0 % en 2015. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance s est accélérée légèrement au deuxième semestre de 2013. Le manque de dynamisme par rapport aux pays avancés tient aux effets opposés de deux forces sur la croissance. D une part, la progression des exportations s est accélérée, du fait de l affermissement de l activité dans 1

les pays avancés et de la dépréciation monétaire. Les politiques budgétaires devraient être plus ou moins neutres. D autre part, l investissement est resté faible, et les conditions de financement extérieur et intérieur se sont de plus en plus durcies. Les contraintes du côté de l offre et les autres contraintes structurelles qui pèsent sur l investissement et la production potentielle (par exemple, les goulets d étranglement dans les infrastructures) sont problématiques dans certains pays. Ces forces opposées devraient continuer de faire sentir leurs effets pendant une bonne partie de 2014. Globalement, cependant, les pays émergents et les pays en développement continuent de représenter plus de deux tiers de la croissance mondiale, et leur expansion devrait passer de 4,7 % en 2013 à 4,9 % en 2014, et à 5,3 % en 2015. Les tensions inflationnistes devraient rester modérées. L activité reste largement en deçà de la production potentielle dans les pays avancés, alors qu elle est souvent proche ou un peu au- dessous du potentiel dans les pays émergents et les pays en développement. Le recul des cours des produits de base, en particulier des carburants et des produits alimentaires, est un facteur commun des baisses récentes de l inflation globale dans le monde. Un nouveau léger repli des cours des produits de base en dollars est attendu en 2014 15, en partie par suite de la trajectoire impliquée par leurs cours à terme. De manière plus générale, les variations de l offre de nombreux produits de base devraient quand même plus que compenser les effets de l affermissement attendu de l activité mondiale sur les prix. Les variations de l offre sont les plus notables pour quelques produits de base alimentaires et le pétrole brut. Il est peu probable que le ralentissement de la croissance qui est attendu en Chine entraîne une baisse de la consommation chinoise de produits de base, qui devrait continuer à augmenter parallèlement au revenu par habitant. Dans les pays avancés, l inflation avoisine 1,5 % en moyenne, soit un taux inférieur à l objectif fixé et aux anticipations à plus long terme. 2

Graphique 1 : Évolution des cours des matières premières Pétrole ($/baril) 1,2 1,0 Banane ($/mt) 140 120 100 80 60 40 20 0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 Cacao ($/kg) 4,0 3,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 7 Café Robusta ($/kg) 6 Café Arabica ($/kg) 5 4 3 2 1 0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 Huile de Palm ($/mt) 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 0,8 0,6 0,4 0,2 0,0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 600 500 400 300 200 100 0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 1400 1200 1000 800 600 400 200 Bois ($/cubic meter) Diamant ($/mt) 0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 Coton ($/kg) 5,0 4,5 4,0 3,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 2014T1 Source: World Bank Commodity Price Data: mars 2013 3

Synthèse des évolutions au niveau de la CEMAC L activité économique a été marquée en 2013 par un ralentissement de la croissance, un maintien du déficit du solde budgétaire, base engagements, hors dons, une détérioration du solde extérieur courant et une situation monétaire confortable, dans un contexte de maîtrise des pressions inflationnistes. La croissance économique en 2013 a connu un repli, en raison de la contraction des investissements bruts et de la production pétrolière. Ainsi, le taux de croissance du PIB réel s est établi à 2,3% en 2013 contre 5,5% en 2012. La croissance économique a été beaucoup plus tirée par les secteurs secondaire et tertiaire dont les contributions sont les plus importantes. Du côté de la demande, l activité économique a profité en 2013 de la demande intérieure nette qui a contribué à hauteur de 5,8 points, en relation avec les évolutions attendues de la consommation globale et des investissements. Le concours de la consommation globale a été positif de 5,9 points, attribuable à l intégration de nouveaux agents dans la fonction publique dans la majorité des pays de la CEMAC pour sa composante publique, d une part, à la hausse des prestations sociales au Congo (Majoration des allocations familiales de 100 %, hausse des bourses des étudiants de 50 %), à la revalorisation du traitement de certaines catégories de fonctionnaires au Tchad, aux créations d emplois dans le cadre des projets structurants initiés par les États membres, pour sa composante privée. Toutefois, le redressement de la consommation a été atténué des effets de la crise militaro- politique en République Centrafricaine et la baisse des dépenses en biens et services des entreprises privées, en particulier celles évoluant dans les BTP, en Guinée Équatoriale. Sur le front des prix, les États membres de la CEMAC en 2013 ont connu un ralentissement du taux d inflation à 2,3% contre 3,8% en moyenne annuelle en 2012. Cette baisse du niveau général des prix, constatée dans la plupart des pays s explique par : i) la bonne campagne agricole 2012/2013, au Tchad, ii) la contraction de la demande intérieure, en Guinée- Equatoriale et en RCA, et iii) le maintien des mesures de lutte contre la vie chère au Cameroun et au Gabon. Les perspectives macroéconomiques pour l année 2014 demeurent favorables et se caractériseraient par des croissances soutenues pour certains pays. Après avoir enregistré un ralentissement de la croissance en 2013, l activité économique devrait se consolider pour s établir à 6,1% en 2014 Conjoncture et prévisions économiques des pays de la CEMAC Cameroun Conjoncture économique En 2013, le taux de croissance est estimé à 5,3% contre 4,6% en 2012. Cette croissance est principalement soutenue par le dynamisme observé dans le secteur tertiaire (+5,9%) avec la bonne tenue des activités dans les branches transports et télécommunications, commerce et hôtel, ainsi que dans le secteur primaire (+3,6%) avec la performance enregistrée par les branches agriculture vivrière et industrielle d exportation. Cette consolidation devrait se poursuivre en 2014, notamment avec la poursuite de la mise en œuvre des grands projets. Dans le secteur réel, l activité économique est marquée par la hausse de la production des principaux produits d exportation au niveau du primaire, et des secteurs clés dans le secondaire et le tertiaire. Évolution du taux de croissance et de ses composantes 4

En effet, dans le secteur primaire, on note en 2013 une hausse de 12,8% des exportations de la banane, favorisée par l augmentation de la production avec l entrée en production de nouvelles parcelles et l amélioration des rendements chez les principaux opérateurs de la filière. Toutefois, les questions liées aux coûts de production et à la productivité continuent de ralentir l essor de certaines entreprises. La production de caoutchouc enregistre une hausse de 12,9% au cours des 9 premiers mois de 2013, favorisée notamment par l entrée en production des nouvelles exploitations. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2014 avec l octroi d un prêt bancaire au principal opérateur de la filière. La production de café a connu une hausse de 5,5% de la production de l arabica, et baisse de 56,8% du robusta sur la campagne 2012/2013 Cette situation s explique principalement par le vieillissement des plantations et des producteurs, ainsi que la baisse du prix sur le marché mondial. Des actions gouvernementales ont été mises en œuvre afin de redynamiser ce secteur, avec notamment le le programme «New Generation» et «le programme d urgence de la relance ciblée de la caféiculture», qui visent non seulement à impliquer davantage les jeunes dans la production du café, mais également à rajeunir et étendre les exploitations. Le cacao a connu une hausse de 8,2% de la production sur la campagne 2012/2013. La production de cette campagne s est située à 229 395 tonnes. Cette bonne performance pourrait s expliquer notamment par : l entrée en production de nouvelles exploitations de cacao créées depuis 2009 (12 000 hectares, dont 6800 dans le Centre, 3850 dans le Sud, 1500 à l Est, 850 dans le Littoral et le Sud- ouest) à travers le programme de production et de distribution de plants améliorés initié par la SODECAO; et la vulgarisation des techniques appropriées de séchage de fèves de cacao. Les autres produits ont connu aussi des hausses de production en 2013, notamment le coton (+35,9%), l huile de palme (+15,1%). Dans le secteur secondaire, l activité des industries extractives a été en hausse de 13%, en relation principalement avec l augmentation de la production pétrolière. Les autres industries manufacturières ont également enregistré des perfonances non négligeables en 2013, avec l augmentation de la production des industries brassicoles de 12,6%, de la production du sucre de 19,3% sur les 9 premiers mois de l année 2013, l amélioration des capacités énergétiques de 9,6% en liaison avec la mise en service de la centrale à gaz de Kribi. Dans le domaine des BTP, on a observé une hausse de l activité de 15,6%, avec pour conséquence une forte augmentation de la mise en consommation de ciment (importation +production locale). Cette situation est le fait de la poursuite de la mise en œuvre des grands projets (barrages, routes ) et de l accélération de la mise en œuvre du programme spécial de construction et de réhabilitation des infrastructures routières et ouvrages d art. Dans le secteur tertiaire, l activité du transport routier a été en hausse de 13% au cours des neuf premiers mois de 2013 en glissement annuel. Cette évolution s explique notamment par la poursuite de la mise en œuvre de grands projets, avec leurs effets induits sur le déplacement des biens et des personnes, ainsi que le bitumage de plusieurs axes routiers qui favorise une plus grande utilisation de ce mode de transport au détriment des autres (transport ferroviaire). Le dynamisme du transport maritime observé depuis plusieurs années s est poursuivi au cours des neuf premiers mois de l année 2013. En effet, l activité de transport maritime a enregistré une hausse de 9,1% en glissement annuel. Cette évolution s explique principalement par la hausse du tonnage des marchandises à l import en liaison notamment avec la mise en œuvre des grands projets dans le domaine. Perspectives et prévisions économiques En 2014, le taux de croissance du PIB est projeté à 4,8%. Il est tiré par le secteur secondaire (5,8%). Le secteur tertiaire enregistre un taux de 4,9% et le secteur primaire 3,6%. Du côté des emplois, la demande intérieure contribuerait à la croissance à hauteur de 5%. Par contre la demande extérieure la plomberait (contribution de - 0,3%). 5

S agissant du commerce extérieur, le déficit de la balance commerciale s améliorerait (130 milliards en 2014 contre 239 milliards en 2013). On observerait une légère hausse de la part des exportations dans le PIB (19,9% en 2014 contre 19,3% en 2013) et une baisse relative de la part des importations (26,2% en 2014 contre 26,2% en 2013). Évolution du taux d inflation Concernant les prix, une hausse du taux d inflation serait observée (3% en 2014 contre 2,5% en 2013). En 2015, le taux de croissance de l économie s établirait à hauteur de 5,3%, stimulé par le secteur secondaire (plus 2 points de croissance), le secteur primaire et secondaire s inscriraient en hausse respectivement de 3,7% et 4,8%. Du côté de la demande, aussi bien la demande intérieure qu extérieure contribueraient à la croissance en 2015 (5,2% et 0,4% de contribution respectifs). Le solde commercial serait également déficitaire en 2015 (- 18 milliards). Une hausse de la part des exportations dans le PIB est observée (20,1%) celle des importations s établirait à hauteur de 25,1%. S agissant des finances publiques, on noterait une amélioration imputable à l application du budget programme. Les finances publiques s équilibreraient en recette et en dépense à hauteur de 3312 milliards en 2014. Par contre, en 2015 les recettes totales s établiraient à 3354 milliards et 3493 milliards pour les dépenses. République Centrafricaine Conjoncture économique Au premier semestre 2014, la situation macroéconomique Centrafrique a été marquée par la poursuite des effets de la crise militaro politique qui a conduit à la démission du Président de la transition au mois de janvier 2014. Cette situation s est traduite par une détérioration généralisée du tissu économique ; le secteur minier est quasi inexistant ; une hausse modérée de l indice des prix à la consommation ; la baisse drastique des recettes publiques ; la détérioration des soldes budgétaires ; une balance commerciale déficitaire. En effet, le taux de croissance du PIB initialement programmé à 3,7% en février 2013 n a pu être réalisé. Les prévisionnistes tablent désormais sur - 36,7% de taux de croissance qui s explique par plusieurs facteurs : Insécurité dans les zones de grandes productions à fin 2013 ayant conduit à une baisse conséquente de production ; Mauvaises performances de l agriculture vivrière dues au déplacement des populations rurales suite aux exactions des milices armées; Poursuite de la destruction des outils de production ; Ralentissement de l activité économique intérieure représentée par l agroalimentaire et les entreprises commerciales (pillées et détruites) et qui a affecté tout le secteur des transports, routiers et aériens ainsi que le commerce extérieur. Ainsi, la production du secteur primaire principal contributeur du PIB a fortement régressé sous l effet conjugué des facteurs cités ci- dessus. À l exception de la production d eau, le secteur secondaire a régressé et les perspectives à court terme demeurent préoccupantes pour les industries extractives en raison de la poursuite de la suspension du RCA au processus de Kimberley. Le secteur tertiaire a globalement régressé dans toutes ses composantes, le volume total 6

des marchandises transportées tant à l entrée qu à la sortie ayant enregistré une baisse. L indice des prix à la consommation des ménages a poursuivi sa tendance haussière, même si le rythme s est modéré. La balance commerciale s est davantage détériorée suite au ralentissement de l activité économique qui a pesé négativement sur les échanges extérieurs. Perspectives économiques En 2013, l environnement économique est marqué par le changement institutionnel intervenu le 24 mars 2013 suivi de la destruction du tissu économique et des infrastructures, le déplacement massif des populations, la détérioration de la situation sécuritaire et sanitaire, la précarité alimentaire, le gaspillage des ressources naturelles et le gel de financement des projets de développement. L économie nationale était caractérisée par : i) l occupation des zones de production par les hommes armés; ii) l insécurité grandissante dans les zones de culture; iii) la baisse des exportations des biens et la suspension des processus de Kimberley et de l ITIE. La situation macroéconomique en 2013 est marquée par une baisse drastique des activités, avec un PIB en volume évalué à 706,265 milliards de FCFA contre 1085,7 milliards de FCFA en 2012, soit un taux de croissance réel estimé à - 36,7% contre une hausse de 4,0% l année précédente. Le fort recul du PIB en volume en 2013 serait lié aux effets de la crise sur les activités économiques dans les différents secteurs. Ainsi, les secteurs (primaire, secondaire et tertiaire) ont évolué respectivement de - 45,1%, - 23,0% et - 28,0%. Du point de vue de la demande intérieure, la consommation finale est passée de 1 063,8 milliards en 2012 à 790,897 milliards en 2013 soit une baisse en valeur d environ 25,7%. Ce repli s expliquerait par la baisse de la consommation des ménages due aux retards de paiements des salaires de fonctionnaires et la mise en chômage des agents dans les sociétés privées. Le taux d inflation a régressé en moyenne de 1,5% (largement en dessous du critère de convergence de la CEMAC qui est de 3%) sur l ensemble de l année 2013 par rapport à l année 2012 où il était de 5,7%. Les perspectives économiques nationales pour 2014 ont été revues en tenant compte de l impact de la crise politico- militaire intervenue depuis décembre 2013 et ses corollaires. Il ressort du tableau ci- dessous que l économie nationale connaitrait une légère amélioration avec un taux de croissance atone de 1,5% tiré par le secteur tertiaire (+4,8%) et le secteur primaire (+0,5%). Évolution des principaux agrégats macroéconomiques Croissance secteur primaire Croissance secteur secondaire Croissance secteur tertiaire Taux de croissance du PIB PIB en milliards FCFA 2012 2013 2014 2,9% - 45,1% 0,5% 4,1% - 23,0% - 2,1% 4,7% - 28,0% 4,8% 4% - 36,7% 1,5% 1085,7 706,6 748,8 Source : Ministère de l Économie, du Plan, et de la Coopération Internationale, chargé des Pôles de Développement Congo Conjoncture économique En 2013, la production du pétrole brut national a régressé de près de 15%. Elle s élève à environ 100 millions de barils en 2013. La baisse de la production a été compensée par le niveau plus ou moins élevé du prix du baril, le mécanisme du seuil du prix haut jouant en faveur de l Etat dans le partage (53%). Cette baisse s explique par le vieillissement des champs pétroliers. La production des bois grumes (mètre cube) a enregistré une baisse de 20% en 2013. Elle s élève à 843 200 mètres cubes en 2013. En 2013, la production des bois sciés a quant à elle enregistré une baisse de 8%. Elle s élève à 194 740 mètres cubes en 2013. En 2013, l intensité des précipitations a connu une hausse de 20% en moyenne. Elle s élève à 623 millimètres en 2013. 7

Dans l'industrie, les grandes productions ont toutes enregistré des taux de croissance positifs en 2013 : Bières et boissons gazeuses (3%), production des cigarettes (14%), production d électricité (7,6%), production d eau (3%), Production du ciment (2%). Du côté des services, il est à noter que le trafic de marchandises entre Brazzaville et Kinshasa a connu une baisse de 50% (nombre de marchandises embarquées) et de 70% (nombre de marchandises débarquées). Le trafic de marchandises sur le chemin de fer a connu une hausse de 2% (nombre de marchandises embarquées) et 4% (nombre de marchandises débarquées) en 2013. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,3% en 2013. Cette hausse par rapport à la norme communautaire s explique par le renchérissement du groupe «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», ainsi celui du groupe «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles». Bien qu excédentaire, la balance commerciale a connu une baisse de 24% en 2013. Dans les finances publiques, les recettes hors dons de l État ont enregistré une hausse de 16% en 2013. Cette progression s explique par les résultats obtenus suite aux réformes que le département des finances et budget a entreprises au sein de l administration fiscale depuis 2010. Les dépenses de l État ont augmenté de 5% en 2013. Enfin, concernant le secteur de la monnaie, en 2013, les AEN ont connu une baisse de 4,1%, tandis que la masse monétaire a augmenté de 8%. Perspectives et prévisions économiques En faisant les hypothèses de la baisse des cours des principales matières premières exportées, à partir du modèle Mac Congo, les prévisions de croissance du PIB du Congo en 2014 se situeraient à 9,1%, soit un gain de 3,3 points par rapport à 2013. Cette projection se fonderait sur le dynamisme du secteur hors pétrole dont la croissance bondirait de 8,8 % à 13,3 % compensant l aggravation de la baisse du secteur pétrolier (de 2,6% à -4,0%). Pour l année 2015, la croissance attendue serait respectivement de 15,3 %, sous le double effet de la montée en puissance de la production minière et pétrolière. Du côté de l offre, cette croissance serait tirée essentiellement par les performances des secteurs non pétroliers en 2014 et non pétrolier et pétrolier en 2015. Du côté de la demande, la croissance en 2014 serait de 8,9% et serait essentiellement tirée par la demande intérieure (+7,0%), avec l accroissement des investissements des secteurs public et privé (minier). Sur les prix à la consommation des ménages, l inflation ressortirait à 4,3% en 2014, cela est imputable au renchérissement des produits alimentaires, meubles et articles de ménages (produits importés). En 2015, l inflation resterait à un même niveau pour les mêmes raisons. Dans le secteur extérieur, le solde du compte courant resterait déficitaire se situant autour de - 37.9 % du PIB en 2014 et -34.1 % PIB en 2015. Ce déficit s explique par la hausse des importations. En finances publiques, le solde global base engagements hors dons va continuer à baisser passant de 0.6 % du PIB à -4.9 % du PIB. En somme, les années 2014 et 2015 seraient favorables pour le Congo suite à l exploitation des autres activités minières (Zinc, Fer, Cuivre, Potasse, etc.), à la reprise des activités de production et de transformation du bois et surtout au rebond du secteur pétrolier en 2015 sous l effet de l entrée en production du nouveau champ de Moha Nord. Gabon Conjoncture économique L activité a été soutenue en 2013 dans la plupart des secteurs, hormis les produits d exportation et les matériaux de construction. En effet, dans le secteur primaire, la production nationale de pétrole brut s est élevée à 11,014 millions de tonnes, soit une baisse de 5,3%, en raison des difficultés techniques rencontrées par les opérateurs et le déclin naturel des champs matures. En revanche, l activité minière s est caractérisée par de résultats appréciables en raison de la conjoncture internationale favorable et de la montée en puissance du gisement de Ndjolé, avec une production de manganèse de 4 millions de tonnes (+27,7%). En ce qui concerne les secteurs secondaire et tertiaire, l activité est orientée globalement à 8

la hausse, à la faveur de la demande soutenue du marché domestique, à l exception des branches de fabrication de tabac, des lubrifiants et des matériaux de construction (ciment et tôles). Évolution de la production pétrolière barils 8 500 000 8 000 000 7 500 000 7 000 000 6 500 000 6 000 000 5 500 000 5 000 000 Production de pétrole brut Concernant les prix à la consommation, l inflation, mesurée par l IHPC, a atteint une moyenne de 0,5% au mois de décembre 2013. En glissement annuel, les prix ont augmenté de 3,3%, imputable au relèvement des prix des postes «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles» (10,6%), transports (3,4%) et «Articles d'habillement et chaussures» (3,3%). En 2013, le commerce extérieur du Gabon s est caractérisé par une contraction des exportations en valeur (- 4,6%) et un relèvement des importations (+3,4%). En conséquence, le solde commercial, bien qu excédentaire de 2 794,3 milliards de FCFA, a baissé de 9,4%. Perspectives et prévisions économiques Sur la base de l observé conjoncturel du second semestre 2013, l économie gabonaise enregistrerait une croissance de 7,1% pour l année 2014 tirée essentiellement par le secteur hors pétrole (+8,5%) (BTP, mines, etc.). En effet, le secteur primaire progresserait de 3,9% avec un pétrole à - 0,9%, alors que le secteur secondaire afficherait 9,0% de taux de croissance et le tertiaire 8,8%. En 2015, le taux de croissance serait de 8,5%, soutenu non seulement par les activités hors pétrole, mais aussi par le pétrole qui connaitrait une croissance de 5,9%. La demande globale devrait être soutenue en 2014 sous l impulsion de l investissement privé (+12,9%) qui prend le relais sur le public. De même, les exportations progresseraient de 3,7% et les importations de 5,4%, appuyées par les importations des biens d équipement. 2015 devrait connaître les mêmes tendances avec une demande globale en hausse et soutenue toujours par l investissement privé (+13,4%). Les exportations seraient en hausse de 5,7%, alors que les importations croitraient de 6,4%. Les prix à la consommation sont projetés à 1,3% en 2014 contenus par les mesures gouvernementales de suppression de taxes sur certains produits de première nécessité. En 2015, les prix gagneraient un point pour se situer à 2,3%. Pour ce qui est des finances publiques, le solde primaire resterait excédentaire en 2014. Il est prévu une hausse des recettes totales en 2015, grâce aux mesures liées à la maitrise des dépenses fiscales, à l amélioration des capacités de recouvrement des services et à la modernisation des outils de travail des régies financières. Les crédits à l économie connaîtraient une forte progression (32,8%) traduisant les développements attendus du système bancaire et l accroissement de son soutien au financement de l'économie. Guinée Équatoriale Conjoncture économique Durant l année 2013, la situation économique de la Guinée Equatoriale est caractérisée par une diminution de la production du pétrole et de l investissement de l État. Le taux de croissance du PIB réel est de - 11,3%, ceci est dû à la baisse de la production des hydrocarbures et une légère diminution du prix du pétrole, car l économie de la Guinée Equatoriale dépend essentiellement du secteur pétrolier, ce dernier occupe 85% du PIB. On note une croissance modeste dans le secteur agricole en 2013. Le cacao a baissé de 12,7% par rapport à l année précédente. La production du bois en grume a baissé de 4,6% à cause du Code forestier de 1997. 9

Dans le secteur secondaire, il est prévu une augmentation de la capacité de production hydroélectrique d environ 200 000 KW. Il est également annoncé l entrée en opération de la centrale de «Sendje» en 2016. Dans le secteur tertiaire, on note une augmentation de 8% des abonnés du téléphone mobile. L implémentation de la fibre optique à travers le câble sous- marin est en cours, elle permettra d avoir un débit du réseau internet de haut niveau. Il est à noter également une contribution à la croissance de 2% des branches : transport, services financiers et biens, commerces, hôtels et restaurants. L inflation a été de 3,0% en 2013, due à l amélioration de l offre du transport et du service de télécommunication. Un excédent de la balance commerciale de 61,6% du PIB est enregistré. On note une régression des avoirs extérieurs nets (9,2%), une augmentation du crédit intérieur (22,0%), une baisse des dépôts et fonds publics à la BEAC (1,2%), une hausse des fonds gouvernementaux dans les banques privées (3,0%) et des obligations du gouvernement et de l économie (30,0% et 28,4% respectivement). Pour les finances publiques, on observe une amélioration du déficit budgétaire (604 Tchad Conjoncture économique Comme prévu, le redressement de l économie mondiale s est renforcé au second semestre 2013, mais pas au même rythme dans toutes les régions. Ainsi, dans les principales économies avancées, la reprise s est raffermie graduellement, soutenue par des politiques accommodantes. Les prix de la plupart des matières premières ont évolué en baisse en 2013 et devraient maintenir cette tendance au premier semestre 2014. Ce qui constitue un handicap pour le pays en termes de recettes. Au niveau national, la production de la campagne agricole 2013/2014 des cultures céréalières est en baisse de 19% par rapport à la campagne dernière. Comparée à la moyenne de cinq dernières années, elle est en milliards de FCFA contre 829 milliards de FCFA en 2012). Perspectives et prévisions économiques Les prévisions économiques pour l'année en cours sont conformes à celles utilisées pour la préparation du budget national. Ces prévisions donnent un taux de croissance économique de 2% en 2014, du fait de l augmentation de la production de pétrole de 2% (de 263 000 à 268 000 barils par jour ). Le secteur non pétrolier enregistrerait une croissance nulle, ceci avec une maitrise des tensions inflationnistes. Le niveau projeté de l inflation est de 3%. Au niveau des finances publiques, la gestion des comptes publics se solderait par un déficit budgétaire de l ordre de 4,3% du PIB. Ce déficit serait de 34,4% du PIB non pétrolier. Le compte courant enregistrerait lui aussi un déficit de 6,7% du PIB en 2014. La baisse des revenus pétroliers, et le niveau élevé des dépenses d'investissement public ont créé des déséquilibres budgétaires au cours des cinq dernières années. Cela a un impact sur la poursuite de la mise en œuvre du Plan National de Développement et Social (PNDES), Guinée équatoriale Horizon 2020. hausse de 12%. La production du coton a connu une nette augmentation, 35,6% par rapport à la moyenne de 5 ans (2008-2012), mais elle est en baisse de 7,9% par rapport à la campagne dernière. L indice global de la production industrielle est en baisse de 19% en raison d un repli de 19% et 22% respectivement de la branche extractive et de la fabrication des produits alimentaires qui subissent une contreperformance de la production pétrolière et de l huile sur la période. Sur le front de l inflation, des prix à la consommation sont en hausse de 1% en glissement annuel à fin décembre 2013. Le taux d inflation de 2013 est 0,2% contre 7,5% en 2012. Ce taux contenu en raison de l abondance des nouvelles récoltes sur les marchés. 10

Évolution du taux d inflation Pour ce qui est des finances publiques, les recettes budgétaires à fin novembre sont en progression de 6% en glissement annuel. Quant aux dépenses, elles ont enregistré une hausse de 6% en glissement annuel. Le taux d exécution du budget calculé à fin novembre est de 73%. S agissant de la situation monétaire, à fin novembre 2013, elle fait apparaitre en glissement annuel une légère baisse des avoirs extérieurs nets de 1,7% en liaison principalement avec la détérioration de la position extérieure nette des banques commerciales, une progression de la masse monétaire de 12,9%, une hausse notable du crédit intérieur (+35,7%) induite tant par une forte expansion des créances nettes sur l État que par une augmentation des crédits à l économie. En somme, la situation conjoncturelle reste favorable en raison de la disponibilité sur les marchés des produits des nouvelles récoltes de la campagne 2013/2014 qui ont induit positivement sur le niveau des prix. La production pétrolière poursuivra sa tendance baissière malgré les investissements consentis par le Consortium. Cependant, cette tendance sera corrigée par la production de la CNPC et d autres champs qui sont en développement. La baisse du cours de pétrole pourrait impacter négativement les recettes budgétaires pour l année 2014. Perspectives et prévisions économiques L économie tchadienne connaitrait une croissance soutenue sur la période 2014-2015. Il est attendu une croissance du PIB de 16,9% et 9,2% respectivement en 2014 et 2015. Le PIB pétrolier quant à lui devrait grimper à des niveaux à deux chiffres en 2014, mais il devrait se contracter à moyen et long terme en l absence de nouveaux développements pétroliers importants. En ce qui concerne l évolution sectorielle, la croissance du secteur primaire est projetée à 24,6% en 2014 et 7,1% en 2015 contre -3,0% en 2013. Le secteur secondaire connaîtrait une croissance de 3,6% en 2014 par rapport à 2013 et une forte croissance de 15,3% en 2015. La croissance du secteur tertiaire pourrait enregistrer une performance de 12,2% en 2014 soutenue par les transports et les services aux entreprises. La croissance en 2015 serait de 9,8%. Pour ce qui est des finances publiques, les recettes totales connaitraient une croissance annuelle moyenne de 12,8% sur la période 2014-2015 après une contraction en 2013 de 7,7%. Les recettes non pétrolières représenteraient en moyenne 32,3% des recettes totales et le taux de pression fiscale hors pétrole s établirait en moyenne à 8,4%. La finance publique se caractérisait également par une maîtrise des dépenses, notamment la contraction des dépenses primaires courantes passant de 207% des recettes fiscales hors pétrole en 2012 à 189% en 2014. Elle connaitrait également une amélioration du solde primaire de base hors pétrole qui passe de près de -21,3% (en pourcentage du PIB hors pétrole) en 2012 à - 18,3% en 2013. Cette amélioration du solde se poursuivrait et atteindrait en 2015 un taux de -14,2%. Quant aux échanges extérieurs, l exportation de biens et services passerait de 36,7% du PIB en 2013 à 44,3% en 2015, avec une moyenne annuelle de 41,1%, du fait notamment de l accroissement en valeur et en volume du pétrole brut et raffiné produits. Le poids des importations de biens et services dans le PIB baisserait régulièrement, passant de 41,8% du PIB en 2013 à 38,0% en 2015. Globalement, en 2014 l activité repartirait très fortement à la hausse en raison de la mise en exploitation de nouveaux champs pétroliers Badila, Mangara et des Roniers. 11

Annexe : Tableaux des synthèses macroéconomiques TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU CAMEROUN Situation en avril 2014 Cameroun Valeurs en monnaies nationales 2012 2013* 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % 7,7% 6,3% 7,0% du PIB en volume 6,1% 2,7% 4,1% Secteur primaire 10,3% - 0,4% 6,0% Secteur secondaire 7,3% 12,6% 8,9% Secteur tertiaire 1.2. En valeur (en milliards de monnaies locales) 9 973,4 10 462,8 10 962,4 PIB 2 139,5 2 195,4 2 275,2 Secteur primaire 2 363,7 2 480,7 2 622,7 Secteur secondaire 4 680,0 4 957,8 5 196,0 Secteur tertiaire 2. Taux de croissance ressources- emplois en volume (en %) 7,7% 6,3% 7,0% PIB 8,3% 5,4% 6,3% Importations 7,8% 6,1% 6,9% Total ressources 9,3% 5,1% 5,4% Consommation des ménages 6,2% 6,8% 4,3% Consommation publique 0,7% 7,9% 10,5% FBCF Variations de stocks 10,1% 8,9% 10,6% Exportations 7,8% 6,1% 6,9% Total emplois 3. Ressources- emplois en valeur (en milliards de monnaies locales) 9 973,4 10 462,8 10 962,4 PIB 2 582,3 2 722,7 2 779,0 Importations 12 555,7 13 185,6 13 741,3 Total des ressources 7 589,3 8 064,1 8 274,4 Consommation des ménages 1 112,7 1 122,0 1 235,3 Consommation publique 2 210,4 2 333,5 2 538,2 FBCF 0,0 0,0 0,0 Variations de stocks 1 631,1 1 666,0 1 693,5 Exportations 12 543,5 13 185,6 13 741,3 Total des emplois 4. Inflation 0,0% 0,0% 0,0% Indice de prix (en %) 2,4% 2,1% 3,0% Taux d'inflation en % 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 2 802,4 3 134,1 3 312,0 5.1. Recettes totales et dons 2 578,4 3 068,1 3 257,0 Recettes budgétaires 2 484,4 2 969,1 3 150,0 Recettes fiscales 94,0 99,0 107,0 Recettes non fiscales 55,0 66,0 55,0 Dons Budgétaires 12

En capital 2 802,4 3 236,0 3 312,0 5.2. Dépenses totales 1 749,3 1 965,0 2 009,2 Dépenses courantes 706,1 803,0 835,0 - dont masse salariale 51,3 48,9 38,8 - dont intérêts de la dette 741,0 957,0 1 000,0 Dépenses en capital 6. Soldes budgétaires - 440,9-396,4-276,2 Solde primaire de base - 271,0-515,9-455,2 Solde global hors dons - 216-450 - 400 Solde global y. c. dons Solde budgétaire de base 96,4% 96,8% 96,7% Taux de pression fiscale 341,4 314,0 302,8 7. Encours de la dette 8. Balance des paiements - 139,9-239,0-129,8 Balance commerciale - 482,6-441,3-488,7 Balance des transactions courantes - 488,1-549,8-491,4 Transfert en capital 59,8 70,1 59,1 Opérations financières 475,6 540,9 759,6 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire 2939,5 3186,0 3464,0 Avoir extérieur net 1527,8 1826,3 2259,3 PNG - 244,6 0,0 0,0 Crédit à l'économie 1987,9 2178,1 2393,0 * Révision avril 2014 13

TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DE LA RCA Situation en avril 2014 République Centrafricaine Valeurs en monnaies nationales 2012 2013* 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 4,0% - 36,7% 1,5% Secteur primaire 2,9% - 45,1% 0,5% Secteur secondaire 4,1% - 23,0% - 2,1% Secteur tertiaire 4,7% - 28,0% 4,8% 1.2. En valeur (en milliards de monnaies locales) PIB 1 085,7 706,6 748,8 Secteur primaire 558,4 313,5 330,6 Secteur secondaire 141,7 111,2 112,1 Secteur tertiaire 324,8 241,9 265,5 2. Taux de croissance ressources- emplois en volume (en %) PIB 4,0% - 36,7% 1,5% Importations 5,7% - 20,9% 37,6% Total ressources Consommation des ménages 6,6% - 25,7% 4,4% Consommation publique 31,3% - 42,5% 32,6% FBCF 5,4% - 56,1% 90,8% Variations de stocks 0,0% 0,0% 0,0% Exportations 8,2% - 48,7% 15,4% Total emplois 3. Ressources- emplois en valeur (en milliards de monnaies locales) PIB 1 115,1 738,1 776,8 Importations 241,3 190,8 262,4 Total des ressources 1 356,4 928,9 1 039,2 Consommation des ménages 978,9 742,1 761,2 Consommation publique 84,9 48,8 64,7 FBCF 163,5 71,8 136,9 Variations de stocks 0,0 0,0 0,0 Exportations 129,0 66,3 76,5 Total des emplois 1 356,4 928,9 1 039,2 4. Inflation Indice de prix (en %) 0,0% 0,0% 0,0% Taux d'inflation en % 5,9% 1,5% 0,0% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons 201,9 64,0 151,3 Recettes budgétaires 122,4 43,2 51,9 Recettes fiscales 105,6 0,0 43,9 Recettes non fiscales 16,8 3,4 8,0 Dons 74,1 20,0 99,4 Budgétaires 11,4 11,0 23,4 En capital 62,7 9,7 76,0 5.2. Dépenses totales 191,5 115,5 171,4 14

Dépenses courantes 107,2 102,7 140,5 - dont masse salariale 49,0 53,2 57,3 - dont intérêts de la dette 5,9 2,3 5,7 Dépenses en capital 84,4 12,4 30,9 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base Solde global hors dons Solde global y. c. dons Solde budgétaire de base Taux de pression fiscale 12,7% 9,5% 9,2% 7. Encours de la dette 8. Balance des paiements Balance commerciale Balance des transactions courantes Transfert en capital Opérations financières 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire Avoir extérieur net PNG Crédit à l'économie * Révision avril 2014 10,5 15

TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU CONGO Situation en avril 2014 Congo Valeurs en monnaies nationales 2012 2013* 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 3,8% 3,4% 8,9% Secteur primaire - 5,2% - 4,7% 9,4% Secteur secondaire 8,7% 8,9% 10,2% Secteur tertiaire 10,8% 8,0% 9,0% 1.2. En valeur (en milliards de monnaies locales) PIB 6 971,9 6 959,0 7 485,0 Secteur primaire 4 943,7 4 706,0 5 027,0 Secteur secondaire 542,8 609,1 674,7 Secteur tertiaire 1 355,4 1 499,9 1 627,6 2. Taux de croissance ressources- emplois en volume (en %) PIB - 3,8% - 3,4% - 1,3% Importations 8,7% 1,9% 1,0% Total ressources - 0,4% - 1,7% - 1,0% Consommation des ménages 4,2% 25,3% 10,1% Consommation publique 2,5% 3,2% 1,6% FBCF - 2,1% - 5,4% - 1,0% Variations de stocks 0,0% 0,0% 0,0% Exportations 13,4% - 3,6% - 2,6% Total emplois 1,2% - 3,3% - 1,0% 3. Ressources- emplois en valeur (en milliards de monnaies locales) PIB 1 488,2 1 547,2 1 704,5 Importations 1 164,1 1 239,0 1 423,0 Total des ressources 2 652,3 2 786,2 3 661,5 Consommation des ménages 826,8 992,0 1 176,1 Consommation publique 359,2 372,4 435,1 FBCF 952,2 929,0 987,4 Variations de stocks 0,0 0,0 0,0 Exportations 514,0 492,0 529,3 Total des emplois 2 652,3 2 786,2 3 661,5 4. Inflation Indice de prix (en %) Taux d'inflation en % 4,7% 4,3% 4,3% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons 2 927,0 3 368,7 3 230,7 Recettes budgétaires 2 917,0 3 368,7 3 230,7 Recettes fiscales 619,2 710,5 890,5 Recettes non fiscales 21,9 61,0 74,9 Dons 10,0 0,0 0,0 Budgétaires En capital 5.2. Dépenses totales 583,5 2 815,1 3 094,4 Dépenses courantes 424,1 1 018,6 1 103,1 - dont masse salariale 16

- dont intérêts de la dette Dépenses en capital 159,4 1 796,4 1 991,4 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base 192,8 1 318,6 1 044,3 Solde global hors dons 19,1 553,6 380,7 Solde global y.c.dons 19 554 381 Solde budgétaire de base 287,3102 528,133 320,3754 Taux de pression fiscale 8,9% 10,2% 11,9% 7. Encours de la dette 1819,8 1957,9 1957,9 8. Balance des paiements Balance commerciale 984,5 394,9 176,9 Balance des services et revenus - 3217,1-3241 - 3654 Balance des transactions courantes - 5,2-16,1-27,5 Transfert en capital 0 143,7 180 Opérations financières 1154,6 2673,1 2540 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire 1923,4 2248,4 2559,5 Avoir extérieur net 2059,8 2039,8 1290,1 PNG - 2258,9-2624,2-2976,8 Crédit à l'économie 551,2 612,3 680 * Révision avril 2014 17

TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU GABON Situation en avril 2014 Gabon Valeurs en monnaies nationales 2012 2013* 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 5,3% 5,6% 7,1% Secteur primaire - 3,0% 0,6% 3,2% Secteur secondaire 4,7% 7,2% 9,0% Secteur tertiaire 10,4% 8,6% 8,8% 1.2. En valeur (en millards de monnaie locale) PIB 8 152,3 8 656,0 9 341,4 Secteur primaire 3 309,7 3 293,3 3 254,4 Secteur secondaire 1 425,5 1 629,7 1 846,4 Secteur tertiaire 2 015,7 2 212,1 2 498,0 2. Taux de croissance ressources- emplois en volume (en %) PIB 5,3% 5,6% 7,1% Importations 8,0% 8,6% 5,4% Total ressources Consommation des ménages 8,8% 8,1% 8,4% Consommation publique 11,4% 6,7% 5,3% FBCF 13,3% 13,7% 9,0% Variations de stocks 0,0% 0,0% 0,0% Exportations - 4,9% - 2,0% 3,7% Total emplois 3. Ressources- emplois en valeur (en milliards de monnaies locales) PIB 8 152,3 8 656,0 9 341,4 Importations 2 342,1 2 401,0 2 585,3 Total des ressources 10 494,5 11 057,1 11 926,7 Consommation des ménages 2 369,9 2 573,9 2 826,7 Consommation publique 998,2 1 058,1 1 137,5 FBCF 2 148,7 2 460,2 2 805,9 Variations de stocks 26,0 90,0 0,0 Exportations 4 951,7 4 874,8 5 156,7 Total des emplois 10 494,5 11 057,1 11 926,7 4. Inflation Indice de prix (en %) 121,5 122,1 Taux d'inflation en % 2,7% 0,5% 1,3% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons Recettes budgétaires 2 620,9 2 776,6 2 542,6 Recettes fiscales 1 191,6 1 303,9 1 322,0 Recettes non fiscales 1 429,3 1 472,6 1 220,6 Dons Budgétaires En capital 5.2. Dépenses totales 2 349,6 2 915,4 2 442,1 Dépenses courantes 1 306,3 1 754,7 1 449,6 18

- dont masse salariale 514,6 573,7 611,0 - dont intérêts de la dette 92,9 198,6 146,8 Dépenses en capital 914,5 1 077,2 913,1 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base 364,2 59,7 247,3 Solde global hors dons 271,3-138,9 100,5 Solde global y.c.dons 271,3-138,9 100,5 Solde budgétaire de base 271,3-138,9 100,5 Taux de pression fiscale 32,1% 32,1% 27,2% 7. Encours de la dette 1438250,4 1961229,6 2087425,4 8. Balance des paiements Balance commerciale Balance des services et revenus Balance des transactions courantes Transfert en capital Opérations financières 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire 2107,1 2519,1 3038,7 Avoir extérieur net 1151,1 1486,6 1486,6 PNG 79,4 76,1 76,1 Crédit à l'économie 1177,0 1220,1 1620,4 * Révision avril 2014 19