La récupération des seringues et des aiguilles usagées : une responsabilité à partager



Documents pareils
LA VACCINATION PROFESSIONNELLE

Vaccinations - Rédaction Dr BOUTON

Prévenir... par la vaccination

Service d ambulance. Normes. de soins aux patients. et de transport

Les vaccinations en milieu professionnel

Parlons assurance. Taux de prime

Vaccinations pour les professionnels : actualités

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME

Parlons assurance. Taux de prime

Surveillance de la santé. Brochure d information dans la cadre du "bien-être au travail"

Vaccination des voyageurs dont la sérologie VIH est positive.

Droits et obligations des travailleurs et des employeurs

B MIS À JOUR EN MARS 2013

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

LA FORMATION CONTINUE POUR LA PROFESSION INFIRMIÈRE AU QUÉBEC

Trousse du solliciteur. Projet «Assurer l Avenir»

Assistance-voyage mondiale et service de conseils-santé

Clinique de micropuçage : questions fréquentes

CENTRES DE LA PETITE ENFANCE, GARDERIES ET BUREAUX COORDONNATEURS DE LA GARDE EN MILIEU FAMILIAL

En cas d accident ou de maladie du travail... voici ce qu il faut savoir!

À propos du remboursement de vos frais de déplacement et de séjour

Évolution des pratiques vaccinales : 3. vaccination après la grossesse

Besoins des intervenants en santé publique concernant la prévention des TMS

Rougeole, Oreillons Rubéole et Coqueluche

SECTION II RELATIVE AU PRÉLEVEUR

Modalités de candidature et de certification. Niveau 1. Certification de personnes Expert méthode HACCP/SMSDA

INFORMATIONS pour le médecin qui contrôle et complète le formulaire

Directives du programme Ontario au travail

Ce que vous devez savoir...

Ce que vous devez savoir...

REGLEMENT INTERIEUR PREAMBULE GENERALITES. Article 1 : Objet. Article 2 : Responsabilité. Article 3 : Organisation. Article 4 : Taux d'encadrement

Vaccinations et milieu professionnel

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer

Etes-vous vacciné? La rougeole oblige à rester à la maison.

L assurance maternité des femmes chefs d entreprises et des conjointes collaboratrices. Édition 2013

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS AU SUJET DE VOTRE FORMULAIRE DE DEMANDE D INDEMNITÉ

Avantages - Voordelen. Organisation - Organisatie. Mutualité socialiste et syndicale de la province de Liège 319. Rue Douffet, Liège

Assurance-santé personnelle Proposition pour les personnes à charge couvertes auparavant par l'asp

+ Questions et réponses

A. Protocole de recherche (ainsi que l abrégé en langue française)

ANIMATEUR PERISCOLAIRE

La CSST a besoin de l avis d un autre professionnel de la santé : ce qu il faut savoir.

GUIDE ILLUSTRÉ FORMULAIRE CAMPUSFRANCE

Objectif 3 : Confinement et certification

Résultats du sondage sur la collaboration entre les CSSS et la première ligne médicale hors établissement

Tableau de garanties Accord National du 10 juin 2008 Socle conventionnel & Options

Sportifs et médicaments Questions et réponses

Gestion éthique des banques de recherche

Journée Allaitement. Formation et Clinique d allaitement. en pharmacie. en pharmacie

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches

La vaccination, une bonne protection

La prise en charge de votre affection de longue durée

Coris Groupe APRIL. Association d assurance SARL Membre de la KD Groupe. Seule la version Française est juridiquement contraignante

Choix protection-santé Proposition

DEMANDE D'UNE CARTE DE RÉSIDENT PERMANENT

1 ère manche Questions fermées

Mutuelles de prévention. Guide en vue de la création d une mutuelle. Guide en vue de la création d une mutuelle

INFORMATION A07-CFS-I-D6

POLITIQUE DE BIOSÉCURITÉ

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Projet d Accueil. Entre Parent(s) et Assistant Maternel

L'évaluation du programme de réinsertion professionnelle à la Société de l'assurance automobile du Québec

DIRECTION DES SERVICES PROFESSIONNELS GESTION DES STUPÉFIANTS ET DES DROGUES CONTRÔLÉES EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE

TITRE III PRÉVENTION DES RISQUES D'EXPOSITION AU BRUIT. CHAPITRE Ier Dispositions générales

PROPOSITION D ASSURANCE

Certification des ressources d hébergement en toxicomanie ou en jeu pathologique

Règlement intérieur de l école Ste Anne Année 2015/2016

PROFIL STATISTIQUE DRUMMONDVILLOIS DÉMOGRAPHIE ET ÉCONOMIE DRUMMONDVILLE

PLEINS FEUX SUR LE RC EXAMENS SYSTEMATIQUES ET PREVENTION

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle

Gestion sécuritaire de l amiante. Dispositions réglementaires.

Organisation - Organisatie. Avantages - Voordelen Accompagnement des personnes hospitalisées

Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France»

Plan québécois de promotion de la vaccination

Marche à suivre pour une demande de règlement en cas d'invalidité

Olympiades canadiennes des métiers et des technologies

LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE

DEMANDE DE PRESTATIONS D'ASSURANCE SALAIRE DE COURTE DURÉE Marche à suivre pour déposer une demande

Intitulé du stage. Initiation à l'environnement industriel Jeudi 15 et vendredi 16 septembre 2011

INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC

Infection par le VIH/sida et travail

Guide des vaccinations Édition Direction générale de la santé Comité technique des vaccinations

L accès au suivi et au traitement pour les personnes atteintes de l hépatite C au Québec 1

TITRE III SANTÉ DES SPORTIFS ET LUTTE CONTRE LE DOPAGE. Chapitre II. Lutte contre le dopage. Section 3. Agissements interdits et contrôles

Sommaire de la rubrique «Faire un don du sang» Site Internet des villes région Pays de la Loire FAIRE UN DON

fientes dans votre lieu de travail? Méfiez-vous!

INDICATEURS D ALERTE PRÉCOCE DE RÉSISTANCE DU VIH AUX ANTIRÉTROVIRAUX

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

Prévention Santé Environnement

ARRÊTÉ du. Projet d arrêté fixant le programme d'enseignement de santé et social en classe de seconde générale et technologique

Profil statistique drummondvillois démographie et économie

La Garantie Santé. Enfin une complémentaire santé qui répond à vos attentes. Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la Mutualité,

Directives pour le demandeur

assurance collective Denis Gobeille, M.Sc. R.I., CRHA Conseiller en assurance collective

ANNEXE N 1 AU REGLEMENT MUTUALISTE DE LA MUTUELLE FAMILIALE DES CHEMINOTS DE FRANCE N

Transcription:

Bulletin d information de santé publique MAURICIE ET CENTRE-DU-QUÉBEC VOLUME 15, NUMÉRO 2 JUIN 2006 La récupération des seringues et des aiguilles usagées : une responsabilité à partager Afin de réduire le nombre de seringues et d'aiguilles qui se retrouvent à des endroits inappropriés (ordures ménagères, bacs de recyclage, parcs, etc.) et pour réduire, par conséquent, l'inquiétude, les accidents et les risques d'infections, le MSSS invite les professionnels de la santé à collaborer à un vaste programme de récupération des seringues usagées. Ce projet, qui découle du Programme national de santé publique 2003-2012, est proposé à l'échelle du Québec. Dans le cadre de ce système intégré de récupération de seringues usagées, qui débutera le 1 er juin, les personnes qui s'injectent des médicaments à la maison et les utilisateurs de drogues injectables pourront recevoir des contenants sécuritaires gratuitement, à deux endroits : à la pharmacie et aux CSSS. Elles pourront retourner leurs contenants remplis à la pharmacie, dans un CSSS, dans une clinique spécialisée (diabète, sclérose en plaques, hémodialyse) ou dans un site de distribution et d'échange de seringues. Nous vous invitons à faire connaître ce service à votre clientèle ainsi qu'à vos collaborateurs et à inciter toutes les personnes concernées à se prévaloir de ce service. Pour obtenir des informations supplémentaires, vous pouvez consulter le site WEB du MSSS à l'adresse suivante : www.msss.gouv.qc.ca/seringues ou contacter Johanne Milette, responsable régionale de l'implantation du système intégré de récupération de seringues usagées au numéro de téléphone suivant : 819-693-3926 Johanne Milette, infirmière-conseil en maladies infectieuses, Direction de santé publique Surveillance intensifiée au Canada Les oreillons encore d'actualité Actuellement, une épidémie d'oreillons sévit dans le Centre-Nord des Etats-Unis, particulièrement dans l'état d'iowa. Plus de 1000 cas (cliniques ou confirmés) ont été déclarés depuis décembre 2005. Au Canada, en avril 2006, un cas d'oreillons (IgM positifs) a été signalé en Ontario (Hamilton) chez un individu ayant récemment voyagé en Iowa. Il serait probablement lié à cette même éclosion. Au 1

Québec, une seule épidémie importante a été rapportée depuis 1980. Survenue entre novembre 1988 et juillet 1989 dans la région du Bas St-Laurent, celle-ci a impliqué 440 cas. Depuis janvier 2006, 2 cas confirmés d'oreillons ont fait l'objet d'une déclaration au fichier MADO, lesquels seraient en lien avec l'éclosion récente d'halifax. Même si depuis 1996, l'incidence des oreillons a diminué au Québec, la recrudescence d'une forte activité aux Etats-Unis pourrait avoir un impact sur notre population. Une vigilance accrue doit être assurée dans toutes les régions du Québec. Il est donc important : de signaler à la Direction de santé publique tous les cas d'oreillons (suspectés ou confirmés); de confirmer les cas par des épreuves de laboratoire 1. Voici la définition d'un cas confirmé : Présence d'une des trois conditions suivantes en l'absence d'immunisation récente contre les oreillons : 1.isolement du virus des oreillons dans un échantillon clinique approprié; ou 2.détection sérologique d'igm contre le virus des oreillons 2 ; ou 3.détection d'une augmentation significative du taux d'anticorps spécifiques contre le virus des oreillons entre le sérum prélevé en phase aiguë et celui prélevé en phase de convalescence; ou Manifestations cliniques compatibles (ex. : fièvre, tuméfaction douloureuse d'une ou plusieurs glandes salivaires) et lien épidémiologique avec un cas confirmé par un des tests de laboratoire susmentionnés. Nul doute que cette situation d'éclosion rappelle l'importance de la vaccination dans la prévention de la maladie sur le plan individuel et celle des épidémies sur le plan populationnel. L'efficacité reconnue du vaccin RRO après 2 doses s'élève à 99 %. Vaccination antipneumocoque La saison d'influenza est maintenant derrière nous et la vaccination des groupes visés est complétée depuis la fin de 2005 ou début 2006. Plusieurs vaccinateurs profitaient de la vaccination contre l'influenza pour mettre à jour la vaccination antipneumococcique de leurs patients. Ce dernier vaccin ne se donne généralement qu'une seule fois à vie, à moins que le patient ne souffre de conditions particulières telles une asplénie (anatomique ou fonctionnelle) ou une immunosuppression. Dans ces cas, une seule revaccination sera administrée. Nous désirons vous rappeler que la vaccination antipneumococcique peut s'effectuer tout au long de l'année : nul besoin d'attendre à l'automne pour faire vacciner un patient à risque et non protégé. N'hésitez pas à recommander à vos patients de se faire vacciner en communiquant avec leur CLSC. En effet, l'appui du médecin traitant à la vaccination est l'élément le plus important dans le processus de décision du patient pour accepter la vaccination. Fernand Guillemette Médecin-conseil Odette Meunier, Infirmière-conseil. 1 Tous les cas cliniques d'oreillons doivent avoir une confirmation en laboratoire à moins d'avoir un lien épidémiologique avec un cas confirmé. 2 Dosage IgM possible à compter de 2 jours mais plus fiable 3 jours post parotidite jusqu'à maximum 6 à 8 semaines (apparition IgM dans le sang 2 jours post symptômes avec pic maximal à 7 jours puis diminution graduelle). 2

Éclosions de rougeole Il y a actuellement une recrudescence de l'activité de la rougeole à travers le monde. En plus des 47 pays où la rougeole est endémique en Afrique, au Moyen Orient, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique Ouest, les pays suivants ont rapporté, depuis le début de janvier, soit une activité accrue, soit des éclosions ou des cas importés : l'ukraine, l'allemagne, la Grèce, les îles Fiji, le Vénézuéla, l'espagne, l'angleterre et le Pays de Galles, l'australie, l'écosse, le Danemark, la Suède et les États-Unis. Le Canada a rapporté un cas de rougeole en Ontario, importé du Bangladesh, et trois cas en Colombie Britannique. En Allemagne, 1 018 cas ont été déclarés de début janvier au 3 mai 2006. Parmi les régions les plus touchées, on trouve la ville de Duisburg, la ville de Mönchengladbach et le district de Wesel. Contrairement aux poussées précédentes, où sont pour la plupart de jeunes enfants qui étaient atteints, dans le cas présent, plus de 60% des cas sont survenus chez des enfants d'âge scolaire. Seulement 25 (2.5 %) des patients avaient reçu le vaccin. Recommandations : Pour tout voyageur, on s'assurera que l'immunisation de base contre la rougeole est en conformité avec les recommandations du Protocole d'immunisation du Québec. En particulier, on s'assurera que les adultes nés après le 1er janvier 1970 auront reçu 2 doses du vaccin avant leur départ. Pour certains groupes particuliers de voyageurs se rendant dans les pays où le risque de rougeole est modéré ou élevé : Envisager, avant leur départ, la vaccination des enfants âgés de 6 à 12 mois, surtout s'ils doivent être en contact avec d'autres enfants. Si la 1ère dose est administrée avant l'âge de 12 mois, on n'en tiendra pas compte par la suite : l'enfant devra quand même recevoir les 2 doses recommandées dans le calendrier habituel après l'âge de 12 mois; Si un enfant de plus de 12 mois a reçu sa 1 ère dose, lui administrer une seconde dose avant le départ si un intervalle d'un mois entre les doses peut être respecté. En présence d'un cas suspect, s'enquérir d'un voyage récent en pays endémique ou en éclosion, confirmer le diagnostic par sérologie (il est essentiel d'inclure les renseignements cliniques sur la demande d'analyse; deux échantillons à au moins 10 jours d'intervalle seront nécessaires) et/ou culture virale (il est préférable de communiquer au préalable avec le laboratoire de microbiologie) et déclarer à la Direction de santé publique tout cas confirmé. Sources : PIQ Agence de santé publique du Canada. Actualités en bref pour maladies infectieuses (21 avril et 5 mai 2006) Eurosurveillance Weekly (13 avril et 11 mai 2006) Centers for Disease Control and Prevention Guide d'intervention en santé voyage, 1999, mise à jour 2003 À un clic de souris Des réponses aux problématiques de santé environnementale Une nouvelle mine d'informations en santé environnementale a été mise en ligne dernièrement sur le site de l'agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Cette section aborde les risques que peuvent représenter des agents physiques, chimiques et biologiques pour la santé de la population. Les thématiques concernent, entre autres, les moisissures dans les habitations, la qualité de l'eau potable, l'herbe à poux et l'herbe à puce, les eaux récréatives, le monoxyde de carbone, la chaleur accablante, le smog, l'usage domestique des pesticides, les inondations et le bruit. 3 En plus de présenter les sources de contamination, les fiches santé disponibles expliquent les effets sur la santé, les groupes et personnes à risques ainsi que les solutions et mesures de protection. Plusieurs liens utiles sont disponibles pour chaque problématique. Nous vous invitons à consulter ce site régulièrement afin de connaître les actualités en santé environnementale. Notez bien l'adresse dans vos «Favoris» : http://www.agencesss04.qc.ca/ documents/fiches/liste.html ou www.dsp04.qc.ca section santé et environnement.

Des chiffres et des lettres. Le programme Pour une Maternité Sans Danger, en 2004, c'est : 2152 demandes d'étude de poste de travail en 2004, pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. 40 % augmentation depuis 10 ans (1994). 990 demandes en 2004 pour les territoires de Drummondville,Victoriaville et les environs. 40 % demandes de travailleuses pour les secteurs des services médicaux et sociaux et de l'enseignement. 198 serveuses ont fait une demande d'étude de poste de travail durant leur grossesse, pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. 3,5 fois plus d'éducatrices en garderie qu'en 1994 (196 demandes pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec) 27 âge moyen de la travailleuse au moment de la demande (années) 10 âge moyen de la grossesse au moment de la demande (semaines) dans 88 % des cas, l'étude du poste de travail a identifié des risques de nature ergonomique : 35 % des risques de nature chimique ; 35 % des risques de nature biologique ; 21 % des risques de nature physique ; 63 % des risques portant atteinte à la sécurité. 55 demandes concernant des risques durant l'allaitement maternel, pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. 28 demandes où un risque chimique a été identifié pour l'allaitement. 1 gros merci à Marlène Tremblay,conseillère en recherche à l'équipe régionale de Santé au travail, sans qui ces chiffres seraient restées enfouis dans notre banque de données. Danièle Donaldson, médecin-conseil pour le PMSD Région de la Mauricie et du Centre-du-Québec Pour joindre la santé publique Déclaration urgente : Service de garde en maladies infectieuses en tout temps 1-800-567-2934 ou 379-3214, pagette # 986467 Déclaration dans les 48 h : Par la poste : Secrétariat des MADO Direction de santé publique 550, rue Bonaventure Trois-Rivières, G9A 2B5 Par téléphone : Secrétariat des MADO 819-693-3943 Par télécopieur : Nouveau numéro unique : 1-866-DSP-MADO 1-866-377-6236 Responsable : René Lord Collaborateurs : Danièle Donalson médecin-conseil pour le PMSD, Santé au travail Fernand Guillemette, médecin-conseil, maladies infectieuses Odette Meunier, infirmière-conseil, maladies infectieuses Johanne Milette, infirmière-conseil, maladies infectieuses Maude-Amie Tremblay, Santé et environnement La Santé contagieuse est une publication de la Direction de santé publique de l Agence de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Elle s adresse particulièrement aux médecins et aux partenaires en maladies infectieuses des établissements de la région. Elle est publiée cinq fois par année. Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1704-8869 4

Info-PMSD (Pour une maternité sans danger) Mauricie et Centre-du-Québec Certificat visant le retrait préventif et l'affectation de la travailleuse enceinte ou qui allaite Plusieurs acteurs, un seul but : un travail sécuritaire pour la travailleuse enceinte ou qui allaite - rôles et rédaction du certificat - en bref. Qui fait quoi? Travailleuse enceinte ou qui allaite : elle initie la démarche en demandant «de faire une demande de retrait préventif» à son médecin traitant. La travailleuse enceinte est libre de faire une demande ; la demande peut être faite à tout moment durant sa grossesse (ou la période d'allaitement). Médecin traitant : il joue un rôle de toute première importance dans l'exercice du droit au programme Pour une Maternité Sans Danger (PMSD) puisqu'il délivre le certificat visant le retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite. Les principales étapes sont : demander la consultation (obligatoire selon la loi) au médecin en santé au travail ; tenir compte des conditions médicales personnelles de la travailleuse ; déterminer l'aptitude de la travailleuse à occuper un emploi ; émettre le certificat de retrait préventif. Médecin désigné en santé au travail : il est désigné par le directeur de santé publique et agit en tant que consultant. Il dispose d'une équipe (hygiéniste industriel, technicien en hygiène industrielle, infirmière) et du dossier de l'établissement. Il recherche la présence des contaminants par les moyens appropriés, identifie les dangers, documente les risques à la santé et la probabilité de survenue des effets appréhendés. Enfin, il se base sur les avis d'experts en santé au travail et grossesse pour émettre les recommandations appropriées. Employeur : il reçoit le certificat et les recommandations émis par le médecin traitant et voit à modifier le poste de travail de façon à le rendre sécuritaire (affectation préventive). En cas d'impossibilité, l'employeur avise la CSST ; la travailleuse peut alors être retirée du travail. CSST : indemnise la travailleuse enceinte ou allaitante. Comment rédiger le certificat? et demander la consultation en santé au travail? Une bonne façon de procéder : faire remplir à la travailleuse les sections A (identification de la travailleuse) et B (identification du lieu de travail) du certificat : exiger la signature de la travailleuse à la section A ; télécopier ces informations au service en santé au travail du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) où se situe le lieu de travail ; le médecin désigné étudiera le poste de travail et vous fera part de ses recommandations ; après réception des recommandations, le médecin traitant inscrit à la section C du certificat le nom du médecin consulté en santé au travail et coche la case «médecin désigné». Il inscrit ses recommandations à la section D ; il peut aussi joindre au certificat une photocopie des recommandations du médecin désigné ; le médecin traitant produit l'attestation dans la section E : le certificat est maintenant complété.

Quoi faire de tous ces papiers? Les trois premières feuilles du document peuvent être confiées à la travailleuse : elle conserve la feuille blanche ; elle apporte la feuille verte à son employeur ; elle achemine la feuille jaune au bureau régional de la CSST (en personne ou par la poste). Quoi faire en cas de litige? Une travailleuse insatisfaite de la décision d'affectation préventive de son employeur doit contacter la CSST qui vérifiera si les recommandations émises sont respectées. Le bureau du médecin poste la feuille bleue au CSSS qui a fourni la consultation (et non pas au directeur de santé publique comme inscrit sur la feuille) ; il est possible de faire un seul envoi hebdomadaire. On garde la rose au dossier de la travailleuse. Les adresses Services en Santé au travail Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières 50, rue Toupin, 2e étage Trois-Rivières (Québec) G8T 3Y5 Fax : 819-370-2255 Centre de santé et de services sociaux Drummond 350, rue Sant-Jean Drummondville (Québec) J2B 5L4 Fax : 819-478-8610 Point de service - Victoriaville 355, boulevard Bois-Francs Sud, bureau 205 Victoriaville (Québec) G6P 4T2 Fax. : 819-758-7884 Centre de santé et de services sociaux de l'énergie 1265, rue Trudel Shawinigan (Québec) G9N 8T3 Fax : 819-539-9723 Point de service - La Tuque 885, boulevard Ducharme La Tuque (Québec) G9X 3C1 Fax : 819-523-6176 CSST 1055, boulevard des Forges, bureau 200 Trois-Rivières (Québec) G8Z 4J9 Tél. : 819-372-3400Fax : 819-372-3264 Internet : www.csst.qc.ca Districts sociosanitaires Trois-Rivières Cap-de-la-Madeleine Nicolet-Yamaska Bécancour Maskinongé Des Chenaux Drummond Arthabaska De l'érable Centre-de-la-Mauricie Haut St-Maurice Mékinac Région Mauricie et Centre-du-Québec Produit par l'équipe régionale en Santé au travailmai 2006