LA RELATION BANQUE-ENTREPRISE DANS LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE: LE CAS DE LA SGBS.



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Transcription:

CENTRE AFRICAIN D'ÉTUDES SUPÉRIEURES EN GESTION (CESAG) INSTITUT SUPÉRIEUR DE GESTION DES ENTREPRISES ET DES ORGANISATIONS DfPLOME SUPÉRIEUR DE GESTION DES ENTREPRlSES MÉMOIRE DE FIN D'ÉTUDE THÈME : LA RELATION BANQUE-ENTREPRISE DANS LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE: LE CAS DE LA SGBS. PRÉSENTÉ ET SOUTENU PAR M. YAO N'dri Antoine SOUS LA DlRECTlON DE M. Gilles MORlSSON chef du pro je/ Mas/ère Banque e/ Finance. M0229DSGE02 Dakar, Mai 2002 2

La 1.(,.1 Les besoins de l'entreprise... 53 l.ô.2. L'offre des banques... 53 J.ü.3 -Segmentation du marché... 54 I.(,A Stratégie d'approche de la clientèle entreprise... 54 CHAPITRE II: ELABORATION DU MODELE D'ANALySE... 56 11.1 Choix des variables du modèle... 56 11.1.1 Hypothèse de recherche... 56 11.1.2 Modèle d'analyse retenu... 57 Il.2 - Question de recherche... 59 11.2.1 Population de J'étude... 59 II.2.2 Echantillonnage... 59 11.2.3 Instruments de l'étude... 60 II.2A - Méthode d'administration... 60 Il.2.4.1 - Entretien... 60 11.2.4.2 Enquête... 60 11.2.5 Méthode de traitement des données... 60 CHAPITRE III : CONTEXTE DE L'ETUDE... 62 111.1 : Présentation générale de la SGBS... 62 111.l.IH istorique... 62 1 [1.1.2 Ses activités et Services... 62 111.1.3 Ses produits... 63 ITI.I.4 Son Réseau... 64 IIl.l.5 Son organisation générale... 65 llli.ô Les clients de la SGBS... 67 1 r LI.ô. 1 Les grandes entreprises... 67 111.1.6.2 Les professionnels... 67 Ill. 1,(J,] Les clients institutionnels et parapublics... 67 111.I.C1.4 Les PJ\tfE/PML... 68 ill 1.6.5 les particuliers... 68 IILl.7 Fonctionnement de la SGBS... 68 1II.2 : Présentation du Service Etranger... 71 3

111.2.1 Lc crédit documentaire... 7] 111.2.2 ~ Les transferts... 74 111.2.3 La Bourse... 75 CHAPITRE rv : PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS... 78 1 V.l.A Présentation des résultats... 78 IV.I.B - Analyse des résultats... 82 IY I.B.l COllt des opérations de couverture... 83 IY.I.B.2 - Déficit de la culture de marché... 83 IY.l.B.3 - Peu de dynamisme des services de la SGBS... 83 IY.I.B.4 Garanties offertes... 84 lv.2 - Recommandations... 85 IV COllt des opérations de couverture... 85 IY.2.2 Le Déficit de la culture de marché des entreprises... 86 IY.2.3 Peu de dynamisme des services de la SGBS... 87 IY.2.4- Garanties offertes... 88 C()NCLUSION... 89 BIBLIOGRAPI-IIE......,...,...,... '"... '"... 91 ANNEXES... 93 4

A mon père, Feu DJEVIE Yao Edouard A ma mère, Feue YAO Aya Tous deux disparus. Que la terre de Didiévie et de Daloa leur soit légère. A mon frère, RaymondYAO celui sans qui cette formation n'aurait jamais été possible. A mes frères et sœurs, que le tout puissant miséricordieux les aide à se surpasser dans leurs différents projets. 5

ts Pour cc travail, nous tenons à remercier particulièrement: j\lonsicur Alioune N'DIAYE, secrétaire général de la SGBS, professeur associé au (]':Si\(;, qui n'a ménagé aucun effort à nous trouver un stage. Monsieur Gilles MORISSON chef du projet Mastère Banque et r<'inance pour votre encouragement, votre disponibilité, vos précieux conseils que vous n'avez jamais cessc:~s de nous prodiguer et surtout la diligence avec laquelle vous en avez suivi la rédaction. Monsieur Moustapha Thioune, le responsable du Service Etranger et ses collaborateurs de la SGBS pour l'accueil qui nous a été réservé. ;\[onsicur Ahmadou TRAORE pour votre sollicitude et votre ardeur au travail. l,'cnsemble des professeurs du CESAG pour la qualité dc leur enseignement. Nos remerciements vont aussi à l'endroit de nos collègues de la 14 èmc promotion DS( ie pour la solidarité exemplaire qui a régné entre nous tout au long de la f()rtl1atùh1. Ayez tous la bénédiction de DIEU! 6

Larelauon SIGLES BCEAO : Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest. BFE : Besoin en financement d'exploitation. BRVM : Bourse Régionale des Valeurs Mobilières. CAD : Dollar canadien CESAG : Centre Africain d'etudes Supérieures en Gestion CHF: Franc de la Confédération He1vétique(Franc suisse) DSGE : Diplôme Supérieur de Gestion des Entreprises FCFA: Franc de la Communauté Financière Africaine. GBP : Livre sterling 1 CS : Industries Chimiques du Sénégal JPY: Yen japonais ND : Non Disponible PME/PMI: Petites et Moyennes Entreprises(Industries) SGBS : Société Générale des Banques au Sénégal SWIFT : Society for Worldwide Interbank financial Telecommunication. SYSCOA : Système Comptable Ouest Africain UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africain USD : Dollar américain

Tableau N l : Illustration du risque de change sur les opérations commerciales.. 12 Tableau N 2 : Illustration du risque de change sur les opérations financières... 12 Tableau N 3 : Tableau présentant les dettes et les créances d'une entreprise... 14 Tableau N 4 : Tableau expliquant la position de change devise par devise... 14 Tableau N S: Tableau illustrant la position globale de change... 16 Tableau N 6 : Ecriture de comptabilisation... 19 Tableau N 7 : Ecriture de comptabilisation de la perte de change probable... 21 Tableau N S: Ecriture de comptabilisation du gain de change probable... 22 Tableau N 9 : Tableau retraçant les avantages et les inconvénients d'une facturation en monnaie nationale... 25 Tableau N l0 : Tableau résumant les principales décisions à prendre Lorsqu'on utilise le termaillage...,... 28 Tableau N ll : Tableau présentant les avantages et les inconvénients d'une couverture ferme...,...,... 32 Tableau N 12 : Tableau résumant les différents prix d'exercice... 36 Tableau N 13 : Tableau retraçant les différentes pertes de change subies Par les entreprises visitées...,....74.présenté 8

LISTES DES Schéma N t : Schéma expliquant la technique de compensation... 29 Schéma N 2 : Schéma résumant les étapes d'tme avance en devises... 40 Schéma N 3 : Schéma du modèle d'analyse... 50 Schélna N 4 : Organigramme et organe de gestion... 58 Schéma N S: Déroulement d'une opération de crédit documentaire... 65 Schéma N 6 : Règlement d'une dette en devise par la SGBS... 67 9

INTRODUCTION Le système monétaire international s'est profondément transformé depills les accords de Bretton Woods de 1944 qill avait instauré un système de taux de change fixes mais ajustables avec un étalon dollar - or. Entre août et décembre 1971, deux éléments majeurs de l'édifice instauré par les accords de Bretton Woods s'écroulent. Outre la suspension de la convertibilité dollar-or, on assiste à l'abandon du système des parités fixes. On est donc passé du régime des changes fixes à celill des changes flottants. Les entreprises de la sous-région, dans leurs transactions commerciales tant à l'exportation qu'à l'importation, utilisent les devises telles que l'euro, le dollar, la livre sterling et le yen. Du fait de la volatilité des cours de ces devises 1, ces entrepnses sont confrontées au risque de change. Dans ce contexte d'une économie internationale caractérisée par des fluctuations erratiques et de grandes ampleurs des cours des monnaies, la gestion du risque de change devient une impérieuse nécessité. Face à ce phénomène qill n'est pas seulement sous-régional, mais mondial, les entreprises de la sous-régio ll tout comme les Etats se doivent de protéger leur revenu contre les chocs exogènes de change. La gestion du risque de change est devenue trop importante et trop sérieuse pour les administrations et surtout les entreprises de la sous-région depills l'instauration de ce système flottant pour la laisser aux mains des seuls gestionnaires d'entreprises. Mal négocié, le risque de change peut avoir des conséquences 1 Le franc cfa est arrimé à l'euro. 1 euro = 655,957 FCFA 10

dramatiques pour les entreprises et peut même devenir une question de survie surtout pour les petites et moyennes entreprises. Dans cet envtronnement caractérisé par les fluctuations erratlques des monnaies, la plupart des banques de la sous-région, comme la SGBS, proposent à leurs clients le change à terme comme produit de couverture. Certes avec l'avènement de l'euro comme monnaie des douze pays2, occasionnant lm marché de plus de trois cent quatre millions d'habitants, le risque de change est limité pour les entreprises travaillant avec cette zone. Cependant avec les autres devises sus-évoquées dont les fluctuations sont devenues incontrôlables, les banques en général et la SGBS en particulier ne sauraient rester spectateurs et laisser leurs clients, en l'espèce les entreprises, sans conseil et sans aide. AJlemagne. Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal

PRESENTATION GENERALE Objet de l'étude La présente étude porte de façon générale sur la relation banque - entreprise dans la gestion du risque de change et de façon particulière sur le faible nombre d'opérations de couverture initiées par les entreprises clientes de la SGBS. Problématique Depuis de longues années les banques entretiennent des rapports de coopération avec les entreprises, principalement fondés sur l'allocation des capitaux. Ces relations entre banques et entreprises ont évolué de façon considérable au cours de ces quinze dernières années. Le développement des nl~u'chés financiers, les progrès technologiques et les innovations financières ont nlodifié les besoins des entreprises, accru la concurrence entre établissements de crédit et élargi l'offre de service bancaire. A la Société Générale des Banques au Sénégal, sur un très grand nombre d'entreprises ( grandes comme petites) qui sont en relation d'affaires avec elle, et qui sont exposées au risque de change dans leurs transactions commerciales, seules dix (10) opérations de couverture ont été initiées à l'importation par les clients pour l'année 2001. Ces opérations de couvertures ont été le fait de grandes entrepnses et principalement de gros importateurs de riz et ont porté sur des montants très élevés et dits, "intéressants n particulièrement pour la banque. Les "petits montants" qui sont généralement le fait des petites et moyennes entreprises, pourtant très vulnérables à l'effet de change, ne font pas l'objet de couverture. 12

Au "11 de ces situations, on est en droit de se demander pourquoi un si petit nombre d'entreprises couvre leur risque de change au niveau de leur banque et notamment de la SGBS? C'est pour répondre à cette interrogation que nous avons rédigé notre mémoire dont le thème porte sur "La relation banque entreprise dans la gestion du risque du change" Objectif de l'étude L'objectif principal de cette étude est d'apporter une contribution à la SGBS à l'élargissement de sa clientèle entreprise en matière de gestion du risque de change. La présente étude VIse spécifiquement à répondre à la question pluridimensionnelle suivante: le faible nombre d'opérations couvertes: Ir est-il lié à la méconnaissance du risque de change et de son mécanisme de couverture par la plupart des entreprises clientes? r r est-il dû au fait que la banque ne s'intéresse qu'aux grandes entreprises ( donc aux gros montants) particulièrement solvables? est-il dû aux coûts des opérations de couverture? r est-il dû au peu de dynamisme des services de la SGBS? Délimitation de l'étude Notre étude vise à comprendre pourquoi les entreprises qui couvrent le risque de change auprès de la SGBS sont si peu nombreuses. Il aurait été intéressant de vérifier si la concurrence des autres banques n'y est pas pour quelque chose. Mais en raison des difficultés évidentes qu'il y a de disposer des données sur l'état des parts de marché auprès des banques, notre étude n'abordera pas cet aspect. [J

Intérêt de l'étude.:. pour la SGBS Cette étude s'adresse prioritairement à la SGBS afin quelle incite les entreprises clientes qui font des transactions internationales à ajouter le risque de change à la liste de leurs préoccupations. Elle devrait permettre à la SGBS de rechercher d'autres sources de profit dans un nouveau partenariat banque-entreprise. Et comme aucun mécanisme de couverture n'est gratuit, la SGBS devrait en tirer bénéfice..:. pour le CESAG Le véritable intérêt pour le CESAG repose sur le fait que ce mémoire va entrer dans la liste déjà longue des documents disponibles à la bibliothèque et qui peuvent faire l'objet de consultation de la part d'un stagiaire ou d'une tierce personne qui est à la recherche d'informations portant sur le thème développé. :. pour le stagiaire Pour nous ce travail est une occasion de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long de la formation afin de contribuer à l'amélioration de la santé financière des banques et entreprises en Afrique. Ce travail, doit nous permettre de développer une compétence distinctive pour nous (re)insérer dans le monde du travail. Démarche de l'étude Pour cette étude la démarche suivante sera adoptée: Ir nous allons d'abord procéder à la revue de littérature pour mieux nous imprégner des concepts se rapportant au sujet; 14

,.. nous aurons ensuite des entretiens individuels avec le responsable du service étranger de la SGBS, des professeurs de finance, des directeurs financiers d'entreprises et certains clients rencontrés lors de ce stage. )r nous procéderons à une enquête par questionnaire sur le terrain auprès des clients de la SGBS; )r puis nous analyserons et interpréterons les données et les informations recueillies; )r enfin des recommandations seront faites avec l'espoir que les voix autorisées de la SGBS en tiendront compte dans la gestion de leur établissement Plan de l'étude En plus de l'introduction, la présentation générale et la conclusion, ce mémoire comporte deux grandes parties. Dans une première partie, le cadre théorique et le modèle d'analyse seront abordés et, dans la seconde partie nous nous intéresserons au contexte de l'étude, à la présentation des résultats et aux recommandations. Définition des Principaux concepts Couverture ( opération de) : Appelée aussi " hedging" par les anglo-saxons, l'opération de couverture est pratiquée sur les marchés à terme organisés ou sur les marchés de gré à gré dans le but de se prérnunir contre les risques de variation de taux. Elle consiste à prendre sur un marché à terme une position de sens contraire à sa position sur le marché au comptant. Marchés de change: marchés des devises qui comprend: 1 le marché interbancaire des changes qui est un marché délocalisé où les intervenants ~es cambistes des banques et des entreprises) sont reliés par téléphone ou ~ystème informatique des négociations ( REUTER).

2 - les rnarchés organisés de change ( contrat à terme, options) T enne: Opération dont le dénouement est postérieur à la négociation. Change: Opération qui consiste à vendre ou à échanger des valeurs, notamment la monnaie d'un pays contre celle d'un autre pays; Taux de change: est le nombre d'unités monétaires étrangères que l'on obtient à un moment donné et à un endroit déterminé avec une unité monétaire nationale. Le taux de change détermine la valeur de la monnaie à l'étranger. Il dépend en partie du solde de la balance globale des paiements c'est-à-dire les besoins de règlements entre l'étranger et l'ensemble de la nation. Change flottant: La loi de l'offre et de la demande fixe le taux de change de monnaie qui varie en fonction des ordres passés par les agents économiques. Devises: Ensemble des moyens de paiement libellés en monnaie étrangère. Les devises peuvent donc avoir différentes formes ( billets, pièces avoirs en compte). Lever l'option: dénouer le contrat (de la part de l'acheteur d'une option) en exécutant la transaction initialement prévue Eurodevises :Avoirs en devises déposés dans une banque d'un pays étranger au pays d'émission de cette devise (ex: eurodollars) Sous-jacent :On appelle sous-jacent l'actif qui fait l'objet de la transaction à terme. 16

l '. 1... CADRE THEORIQUE 17

La relation banqlje~entrepti~:'dail~,iigestion du risque de change.: le cas de. la S@BS. CHAPITRE 1 : THEORIE SUR LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE I. 1) Présentation du risque de change Une entreprise sénégalaise conclut aujourd'hui, avec un importateur américain, un contrat selon lequel elle recevra 100.000 USD après livraison de sa marchandise, dans trois mois. Si dans trois mois, au moment du paiement, le cours du dollar a baissé la contre valeur en francs CFA des dollars reçus sera inférieure à ce qu'elle représente aujourd'hui. Inversement, si la valeur du dollar a augmenté, l'entreprise sénégalaise récupérera en échange une somme plus importante de francs CFA. I.1.1 - Définition Le risque de change est le risque que fait courir au propriétaire de biens évalués en monnaies étrangères, ou au titulaire de dettes ou de créances libellées en monnaies étrangères, l'évolution future des cours du change ( G. SAUV AGEOT ; Précis de Finance P. 126). 1.1.2 - Principales situations de risque de change Les principales situations de risques de change sont nombreuses et variées. La plupart des auteurs 3 ont choisi de les regrouper en trois grands type que nous présentons ci-dessous., Voir bibliographie Présenté et soutenu par;n~dd'~~piné,~~~;14ème promotion DSGE/CESAG 2000.,2002 18

1.1.2.1- Risque de change de conversion Le risque de change de conversion apparaît lors de la consolidation de comptes de filiales internaùonales. En effet, lorsqu'une entreprise détient des filiales dans les pays étrangers chacune des filiales établit ses résultats dans la monnaie de son pays mais par la suite il faut les convertir dans la monnaie de la maison mère pour l'établissement des bilans consolidés. 1.1.2.2 - Risque de change économique Appelé ainsi risque de compétitivité, le risque de change économique est lié au futur de l'entreprise. Ici c'est la prise en compte de toutes les conséquences que pourra avoir une variaùon du taux de change sur les coûts de production et de revient, le chiffre d'affaires d'une entreprise. Cette variation du taux de change peut entacher sérieusement la rentabilité et donc la compétitivité de l'entreprise. Ce risque étant difficilement appréciable et mesurable, la plupart des entreprises s'attachent exclusivement à la gestion des risques de transactions qui sont immédiatement comptabilisables. 1.1.2.3 - Le risque de change de transaction Le risque de change de transaction apparaît lors : des activités d'importaùon et d'exportation des entreprises qui font l'objet d'une facturation en devises et les exposent aux fluc.:tuations des cours entre la signature du contrat commercial et le règlement. Ce risque de change, dit commercial, est donc constitué des flux qui ont pour origine les dettes et les créances commerciales ( postes fournisseurs ou clients ou effets à recevoir ou à payer) 19

La relation banquewentrepri~~;pms la ges#<)ll du risque de change:le cas de la SGBS~ Illustration du risque de change sur les opérations commerciales (Tableau N l) Baisse future du cours de la devise Hausse future du cours de la devise Importateurs de biens (acheteurs) Gain de change Risque: perte de chan[!f Exportateurs de biens(vendeurs) Risque: perte de chan[!f Gain de change des activités financières. Une entreprise peut être amenée à s'endetter ou à prêter dans une devise autre que celle de son bilan. Si l'entreprise a consenti un prêt, toute appréciation des devises sur le marché des changes valorise ce prêt converti en francs, mais alourdit parallèlement ses dettes. Toute baisse du cours de ces mêmes devises produit l'effet inverse. Illustration du risque de change sur les opérations financières ( emprunts et prêts). Tableau N 2 Baisse future du cours Hausse future du cours de la devise de la devise Emprunt libellé en devises Gain de change Risque: perte de change Prêt libellé en devise Risque: perte de change Gain de change des transferts de fonds (par exemple des dividendes) en devises. En effet si une entreprise détient une filiale à l'étranger il y aura nécessairement échange entre ces deux entités en ce qui concerne les dividendes versés par la filiale ou des participations au capital de la part de la maison mère. Il faut noter que d'autres situations sont, elle aussi, susceptibles de générer un risque de change. C'est le cas par exemple : des ventes sur catalogues avec des prix libellés en monnaie étrangère. des services après vente proposés par un exportateur Présenté et soutenu;par;nlif:~9inef:g:a:@;14èmè promotion DSGE/CESAG 2000:;2002 20

La d'une réponse à un appel d'offre surtout si l'entreprise soumissionnaire a été retenue De façon générale et quelle que soit la situation, le risque de change naît dès lors que les deux partenaires commerciaux ou financiers ont donné leur accord lors de la signature d'un contrat commercial ou d'une opération en devises. A cet instant, il est important que les responsables financiers mesurent le degré d'exposition de l'entreprise au risque de change. 1.2 - La Mesure du risque L'évaluation du risque de change implique la mesure de l'exposition au nsque. Cette étape consiste en la compensation des dettes et des créances en devises de l'entreprise. 1.2.1 - Position de change 1.2.1.1 - Devise par devise La position de change est calculée devise par devise. La position de change d'une entreprise dans une devise donnée est égale au solde de ses créances ( avoirs) et de ses dettes ( ou engagements). Position de change = créances ( ou av01rs ) dans une devise - dettes ( ou engagements) dans la même devise. Pour déterminer la position de change il suffit de C01uparer les dettes et les créances d'une entreprise dans une même devise et pour chaque échéance donnée afin de déterminer le solde. 21

Exemple 4 : considérons une entreprise exportatrice et importatrice dont l'état des dettes et des créances, par échéance et par devise, se présente comme suit (Tableau N 3) : CREANCES DETTES à 1 mois 1 50.000 USD A 1 mois 50.000 USD 100.000 CHF à 2 mois 150.000 USD A2 mois 180.000 CHF 100.000 GBP 50.000 GBP à 6 mois 400.000 USD A6mois 90.000 USD 100.000 CHF Le calcul de la position nette de change de cette entreprise peut être présentée à partir du tableau suivant (Tableau N 4) : USD USD USD GBP CHF CHF CHF à 1 mois à 2 mois à 6 mois à 2 mois à 1 mois à 2 mois à 6 mois Créances(1) 50.000 150.000 400.000 100.000 100.000 a 100.000 Dettes (II) 50.000 a 90.000 50.000 0 180.000 0 Position de change a +150.000 +310.000 +50.000 +100.000-180.000 +100.000 (1) -(II) La position de change permet d'apprécier l'exposition de l'entreprise au risque de change dans chacune des devises traitées. " source: la gestion de la trésorerie de Philippe Roosevelt et Jean - François verdié 22

La relation banqu~i nti~t1ri$é'dansi~ijigt=~tion du risque de change: le cas de,la:;.$gbs. Selon Armand DAYAN ( manuel de gestion volume 2. 1999: 245 ) différentes situations peuvent se présenter Position fermée: La position de change est dite" fermée" si, pour une devise et une échéance données, le montant des devises à fournir est égal au montant des devises à recevoir; il n'y a pas alors de risque de change. Position ouverte dans ce cas, pour une devise et une échéance données, il n'y a pas équilibre entre les devises à livrer et celles à recevoir; l'entreprise est alors exposée au risque de change sur son solde. Deux possibilités peuvent alors se présenter: Position courte Pour une devise et une échéance données, la valeur des devises à livrer est supérieure à la valeur des devises à recevoir. Par conséquent, les dettes de l'entreprise sont plus élevées que ses créances et une augmentation de la devise est redoutée car elle entraînerait des pertes de change ( en l'absence de couverture). Position longue Pour une devise et une échéance données, la valeur des devises à livrer est inférieure à la valeur des devises à recevoir. L'entreprise est alors pénalisée par une baisse du cours de la devise car ses créances sont supérieures à ses dettes. I.2.1.2 - Position de change globale C'est l'agrégation des positions de change dans chaque devise valorisée en monnaie nationale ou dans une devise tierce. Le seul intérêt est lorsque l'on veut avoir une idée du montant global sur lequel porte le risque de change. 23

La position de change par devise toutes échéances confondues de l'exemple du 1.2.1.1 est (Tableau N S) : USD GBP Position de change globale + 460 000 + 50 000 + 20 000 CHF Par exemple, si le cours des monnaies sont les suivants: 1 USD = 700 FCFA, lgbp = 1000FCFA et 1 CHF = 440 FCFA, alors la contrepartie en francs CFA de la position de change globale est égale à : (460 000 USD ~:- 700) + (50 000 GBP)~ 1000) + (20 000 CHF )(- 440 ), soit 380 800 000 FCF A I.2.1.3 - Position de Trésorerie La position de trésorerie est la différence entre les créances et les engagements dans une devise, période par période, et qui peut entraîner un risque de taux d'intérêt car l'entreprise, et surtout la banque, peut se trouver dans une position d'emprunteur ou prêteur de devises. L'exemple de la page 23 nous montre que l'entreprise est dans une position de prêteur de franc suisse(chf) à lmois et emprunteur de franc suisse à 2 mois. Une fois connue son degré d'exposition au nsque de change, l'entreprise doit décider d'une stratégie de gestion du risque. 1.2.2 - Stratégie de gestion de la position La stratégie de gestion du risque de change va dépendre de plusieurs facteurs dont notamment: - la politique de l'entreprise vis-à-vis du risque en général et du risque de change en particulier. Le degré d'exposition de l'entreprise 24

Une fois ces facteurs pris en compte, l'entreprise doit choisir une technique de couverture. Face au risque on peut adopter trois attitudes:.:. Ne rien faire, c'est-à-dire ne pas se couvrir et laisser la posltlon ouverte. Implicitement, on estime que la devise évoluera dans un sens favorable ou bien que si tel n'est pas le cas, la perte éventuelle sera, à terme ou à moyen terme, compensée par un gain futur. Cette méthode peut parfois fonctionner, mais si tm jour de fortes variations de certaines devises se produisent, alors la perte de change peut devenir très importante ce qui peut être fatale pour le devenir d'une entreprise faible financièrement. :. Se couvrir systématiquement, sans chercher à anuc1per une quelconque tendance. Ce type de couverture, en raison de son coût car aucun mécanisme de couverture n'est réellement gratuit, fera sans doute baisser la marge de l'entreprise mais celle-ci est à l'abri de tout risque de change. Les entreprises qui optent pour la couverture systématique considèrent qu'une perte d'opportunité est acceptable alors qu'une perte réelle ne l'est pas. :. Se couvrir tout en cherchant à tirer parti d'une évolution favorable. Cest la notion de couverture dynamique : on se couvre mais en cherchant à réduire le coût de la couverture. Cette couverture sélective ( selective hedging) est la plus pratiquée par les entreprises surtout celles qui sont fortement exposées à l'international. En effet, elles décident de se couvrir ou ne pas se couvrir selon leur anticipation de l'évolution du cours de change, de la monnaie de facturation, des délais de paiement, du différentiel entre le cours du marché au comptant et le cours sur le marché à terme, des taux d'intérêt, du niveau de risque accepté par la hiérarchie. Présenté et solltetiul)~~~m1. 25

La relation banque-entrepris~ans lagt:rstion du risque de change :lè'das:delasgbs. I.3 - Traitement comptable et fiscal du risque de change I.3.1 - Traitement comptable Aujourd'hui, vu leur degré d'ouverture sur les marchés extérieurs, les entreprises de la sous-région sont amenées à effectuer des opérations libellées en devises. Conscient de cette situation, le SYSCOA a défini des règles précises applicables lorsque la valeur des éléments de l'actif et du passif des entreprises dépendent des fluctuations des cours des monnaies étrangères. Dans le cas d'une transaction commerciale avec l'étranger, sauf dénouement immédiat, toute opération faite en monnaie étrangère à pour conséquence la prise d'un risque qui peut se traduire par une perte ou un gain du fait de l'évolution du cours entre le début et le règlement final de l'opération. Si l'entreprise opte pour une politique de " règlement à échéance" on ne prendra en compte en comptabilité que le cours de la date de règlement. Exemple: ( SYSCOA, Guide d'application, 1997 : 252 ) Une entreprise B a acquis le 01/07 IN auprès d'un fournisseur allemand des marchandises pour un prix de 4.000 deutsche MarkS, payable pour 50 % au comptant, pour 25 % à trente jours, le solde étant payable à 60 jours. Le cours du DEM est de 320 F le 01/07 IN, 327 F le 01/0s/N et 317 F le 01/09/N '- le DEM n'existe plus. aujourd'hui on parle de l'euro Présenté et soutenu par'n\:ln Aiitgjne ){t~~::f4~me promotion DSGE/CESAG 2000-2002 26

La relation banqut!::':~tt~h~da~i~a.gestion du risque de changc:cle cas de la SGBS. Ecriture de Comptabilisation (Tableau N 6) ô01,\chats de marchandises 01 /07 / N 1.280.000 +()1 Fournisseurs S21 Banque (Acquisition de marchandise 4000 * 320 = 1.280.000 paiement comptant 50% : 640.000 ) 64().()()O 640.000 01 /08/ N.t()1 Fournisseurs 676 Perte de change 320.000 7.000 S21 Banquc (Règlement fournisseur allemand: 40()() x 2S(Yo * 327 ) 327.()O() 01/09 IN.t()l Fournisseurs 320.000 S21 Banque Gain de change (Règlcment fournisseur allemand: 40()() * 2S ;() *317 ) 317.000 3.000 La politique financière de l'entreprise ( règlement à échéance ) a entraîné pour l'entreprise: J,c Ul Iu~ une perte de change de 1,c 0 li 09 un gain de change de Sort globalement une perte de 7.000 3.000 4.000 1.3.1.1. Comptabilisation des opérations faites en devises l,cs cntreprises de l'uemoa qui effectucnt des opérations en dehors de leur zone monétairc, vont rccourir à la comptabilité monétaire pour gérer leurs stocks de devises. Les opérations vont poser le problème de la conversion en francs CFA de la devise dans laquelle elles se sont effectuées. Présenté et souteuu par N'dti Ao.t6ii~x~o 14 ème promotion DSGE!CESAG 2000--2002 27

La relation banque",ep.ttepw~ d~%ii~estion du risque de changè~'1~cas de la SGBS. Le traitement comptable varie suivant le nombre de devises utilisées. Ainsi lorsque les opérations sont réalisées dans une seule monnaie étrangfrel le SYSCOA retient la méthode de l'intégration directe (méthode dite également monomonétaire). Avec cette méthode, on convertit la monnaie étrangère sur la base du cours du jour de l'opération ou sur la base d'un cours fixe choisi pour toute une période (cours standard). A la clôture de l'exercice, le solde du compte devise est ajusté en fonction du dernier cours officiel. Lorsque l'opération avec l'étranger prend fin, on calcule le résultat de l'opération qui dégage soit une perte de change (676) soit un gain de change (776). Il faut rappeler qu'avec cette méthode la comptabilité n'est tenue qu'en francs CFA. Le choix de la comptabilité selon le cours du jour ou selon un cours fixe est sans incidence sur le résultat de l'opération. La méthode de l'intégration différée est préconisée par le SYSCOA lorsque les transactions font intervenir plusieurs mormaies. Le principe consiste à tenir une comptabilité en franc CFA et une comptabilité auxiliaire pour chaque catégorie de monnaies étrangères. La liaison entre la comptabilité en francs CFA et la comptabilité de devise est 1 assuree par : Le compte de liaison "comptabilité devises" dans la comptabilité en francs CFA ( 1852 comptabilité devises) Le compte de liaison "comptabilité francs CFA" dans la comptabilité en monnaie étrangère (1851 comptabilité francs CFA). En fin d'exercice, on procède à l'intégration des comptabilités en monnaie étrangère dans les comptabilités en francs CFA. Les comptes tenus en devises sont préalablement convertis en francs CFA sur la base des cours au jour de l'inventaire. ce sont ces soldes convertis qui figurent dans la balance de vérification avant l'écriture d'inventaire. La méthode de l'intégration mixte est souvent utilisée. Elle fait intervenir : 28

- une comptabilité des monnaies étrangères en partie simple - une comptabilité des francs CFA en partie double. 1.3.1.2 Régularisation des comptes de créances et dettes libellées en monnaie étrangère à l'inventaire. Selon le guide d'application SYSCOA P.253, les dettes et les créances sont converties sur la base des derniers cours de change connu à la date de clôture des comptes. Les différences de change dégagées par cet ajustement des valeurs ne sont pas compensées mais inscrites dans deux comptes d'attente: la totalité des pertes latentes (augmentation d'un élément de passif ou diminution d'un élément d'actif) est porté au débit d'un compte 478 "ECART DE CONVERSION"ACTIF" par le crédit des comptes de dettes ou créances, concernees. La totalité des gains latents (diminution d'un élément du passif ou augmentation d'un élément d'actif) est porté au crédit d'un compte 479 "ECART DE CONVERSION-PASSIF" par le débit des comptes de dettes ou de créances, concernees. Les écritures de régularisation sont les suivantes: Perte de change probable (Tableau N l) 1478 Ecart de conv~i~~a~~ -l Tiers concerné (Régularisation du compte patrimoine) x x Préserj:té 29

Gain de change probable (Tableau N S) 1 concerne 31/12/N Ecart de conversion passif i (Régularisation du compte patrimoine) x x Mais au moment des écritures de réouverture du 1 er janvier N + 1, on contre passe les écritures ci-dessus comme suit: r-~ 4. 1 i Tiers concerné.. 01/01/N+ 1 478 Ecart de conversion actif x x 1 Ou bien conversion passif Tiers concerné 1.3.1.3 Traitement des écarts de conversion du point de vue du résultat Comme il a été vu précédemment, les gains latents sont inscrits en totalité dans le compte 479 "Ecart de conversion passif". Mais pour respecter le principe de prudence préconisé par le SYSCOA, ces gains latents demeurent sans incidence sur le résultat de l'exercice. De même les pertes latentes sont constatées en totalité dans le compte 478 "Ecart de conversion actif" et font l'objet d'une provision pour perte de change. 30

La relation banque~entrepri~aan$,:;lag~$tion du risque de change; le cas de la SGBS. L'écriture de comptabilisation est la suivante: 679 Charge provisionnée à caractère financier X 599 Risque provisionné à caractère financier X (perte de change probable) 1.3.2 - Le traitement fiscal du risque de change 1.3.2.1 - Perte de change et gain de change Les pertes de change sont des charges qui se rattachent à la gestion normale de l'entreprise. Elles ne sont donc pas imposables. Les pertes de change sont donc à déduire du résultat comptable. Les gains de change sont des produits financiers qui se rattachent à la gestion normale de l'entreprise. Ils sont donc imposables. Les gains de change sont à intégrer dans le résultat comptable. 1.3.2.2 - Les écarts de conversion Ecart de conversion passif (gain probable) Les gains latents sont considérés par la loi fiscale comme étant des produits financiers. Ils sont donc imposables. Pour la détermination du résultat fiscal, les gains latents seront réintégrés dans le résultat comptable. Ecart de conversion actif (pertes probables) L'écart de conversion actif inscrit au compte 479, comme nous l'avons vu, fait l'objet d'une provision pour perte de change. Dans la détermination du résultat Présenté et soutenu par N i ro:f1\ntome Y;~~;14ème promotion DSGE/CESAG 2000-2Q02 31

fiscal, on déduit l'écart de conversion actif du résultat comptable pendant que la 1 1 1 provision constituee y est lltegree. la - La Gestion du risque de change La couverture du risque de change consiste à réduire ou annuler le risque lié à la variation des cours de change sur la position de change de l'entreprise en utilisant des méthodes internes. L'entreprise, par elle-même, va s'efforcer de prendre différentes mesures pour limiter ou annuler le risque de change ou encore diminuer l'assiette du risque. L'entreprise peut aussi utiliser les méthodes externes c'est-à-dire en transférer le risque à des organismes externes ( banques et assurances) en échange d'une l,. remuneratlon. 1.4.1 - Les Techniques internes 1.4.1.1 - Choix de la monnaie de facturation La monnaie de facturation est la devise dans laquelle est libellé le contrat d'achat ou de vente internationale. Les parties au contrat, qui ont la liberté de choisir cette monnaie de facturation, peuvent choisir une devise plutôt qu'une autre afin de minimiser le risque de change. Le choix de la monnaie de facturation est imposé tantôt par l'acheteur, tantôt par le vendeur; mais en tout état de cause toujours par celui qui, étant dans la position de négociation la plus forte, repousse le risque de change sur son co-contractant. Deux possibilités s'offrent à elles: Choisir la monnaie nationale Choisir une autre devise 1.4.1.1.1 - Choisir la monnaie nationale Une manière très simple d'annuler ou de limiter le risque de change est de libeller ses opérations dans sa propre monnaie. Cette situation fait peser le risque de 32

change sur la partie étrangère. C'est pourquoi cette méthode n'est pas toujours facile à mettre en pratique. Le partenaire l'admettra que si l'entreprise est en position de force, les avantages que l'autre partie retire de la transaction étant importants ( qualité du produit ou des services, compétitivité du prix, délais de règlements longs, délais d'exécution rapides, service après-vente perfonnant,...). La facturation en monnaie nationale n'apporte pas que des avantages. Dans le tableau ci -dessous, en sus des avantages précités nous allons recenser les inconvénients d'une facturation en monnaie nationale (Tableau N 9). Facturation en monnaie nationale AVANTAGES Le risque de change est inexistant: l'entreprise connaît le montant exact de l'encaissement dès la conclusion du contrat. La facturation en monnaie nationale offre des facilités au niveau comptable. Les opérations avec l'étranger sont comptabilisées comme des opérations nationales. L'entreprise peut éviter une réduction potentielle de sa marge bénéficiaire suite à une évolution défavorable des cours de change. INCONVENIENTS Il Y a transfert du risque de change sur l'autre partie, élément qui peut bouleverser le rapport de force dans la négociation. Perte d'opportunité liée a une évolution favorable de la monnate étrangère qill auratt été choisie pour le contrat. Une tarification en monnate nationale est souvent accompagnée de clauses d'indexation rendant la protection illusoire. 33

La tentation d'utiliser la monnaie nationale est grande puisque dans ce cas, de larges difficultés en terme de gestion disparaissent. En fait, celles-ci ne sont pas supprimées mais sont transférées à la société étrangère qui en tiendra compte dans l';malyse de la compétitivité de l'offre de l'entreprise. 1.4.1.1.2 - Choisir une devise Pour diverses raisons, l'entreprise peut être amenée à choisir une devise de facturation étrangère qui n'est ni celle de l'acheteur (importateur) ni celle du vendeur ( exportateur). Les critères à prendre en compte dans le choix de la monnaie de facturation sont de deux ordres : Critères externes à l'entreprise La législation des changes : certains pays imposent leur monnaie nationale dans les opérations commerciales avec l'étranger ( tant à l'achat qu'à la vente). zone géographique: des pays ont l'habitude de commercer dans une devise tierce pour des raisons de proximité géographique, ou de liens économiques historiques. C'est le cas du dollar américain dans de nombreux pays d'amérique latine, du Moyen-Orient et d'asie du Sud-Est, de la livre sterling dans les pays du common Wealth et aujourd'hui de l'euro dans les pays de la sous-région. Les marchés de change : il n'existe pas dans tous les pays des marchés de change pour toutes les monnaies. Dans ce cas l'importateur peut éprouver des difficultés à se procurer la devise de paiement auprès des banques locales et peut être amené à refuser la transaction commerciale. De même pour l'exportateur qui peut avoir du mal à convertir la devise reçue de l'étranger. 34

La rehl1tion.. Q!y~~. Critères internes à l'entreprise Les devises du portefeuille de l'entreprise: l'entreprise peut opter pour une devise qui compense sa position de change de sens contraire, annulant ainsi ( en totalité ou partiellement) son risque de change. Les possibilités financières qu'offre la devise: l'entreprise peut opter pour une devise si elle pense que cette devise va lui permettre de bénéficier d'un cours à terme favorable. D'une manière générale, l'entreprise a intérêt à: - facturer ou à payer en une monnaie facilement transférable et servant de façon usuelle aux paiements internationaux ( dollar américain, livre sterling, yen, euro,...) - faciliter la gestion en utilisant peu de devises car suivre leur évolution demande de disposer de nombreuses informations et du temps. 1.4.1.2 - Le termaillage ( ou leads and lags) 1.4.1.2.1 - Définition Le termaillage n'est pas à proprement parler une méthode de couverture du risque de change. C'est une technique spéculative qui permet de profiter des variations des cours en fonction des propres anticipations de l'entreprise. 1.4.1.2.2 - Principe Le termaillage consiste à accélérer ou retarder les encaissements ou les décaissements des devises selon l'évolution anticipée du cours de ces devises. Cette technique vise donc à faire varier les termes des paiements afin de profiter de l'évolution favorable des cours ou de se protéger contre leur évolution défavorable. 35

Les situations suivantes peuvent se présenter: Si l'exportateur anticipe une appréciation de la devise de facturation, il tentera de retarder l'encaissement de sa créance pour bénéficier d'un cours futur plus avantageux. A l'inverse, si l'exportateur anticipe une dépréciation de la devise de facturation, il tentera d'accélérer l'encaissement de sa créance pour bénéficier du cours actuel plus avantageux. Si l'importateur se trouve face à une tendance à l'appréciation de la devise du contrat d'achat, il sera tenté d'anticiper son règlement. Au contraire, si l'inlportateur se trouve face à une tendance à la dépréciation de la devise du contrat d'achat, il tentera de retarder son règlement de manière à pouvoir bénéficier d'un cours futur plus avantageux. Le tableau 6 ci -dessous mentionne les principales décisions à prendre, compte tenu de la tendance de la devise. (Tableau N 10) lm Anticipation 1 Exportations LL ~~ ~~ ~, ~~I ~p~o_rt~at_i_o_n_s ~ ~ ~~ ~ i La devise s'apprécie i Accélérer le paiement Retarder le paiement ~... --:--:-----:-:'---:--:----------:----:'----.:------I---,-;;-;---;;----=----------'! La devise se déprécie i Retarder le paie_m_e_n_t Accélérer le paiement! 1.4.1.2.3 - Portée pratique du termaillage Les techniques visant à mesurer l'évolution des cours de change mobilisent des ressources importantes. La technique du termaillage, basée principalement sur cette estimation de l'évolution des cours, n'est applicable que dans la mesure où le chiffre d'affaires de l'entreprise à l'exportation et les pertes potentielles liées aux variations de cours de change justifient la mise en place d'une telle structure. De plus, le termaillage présente des limites qui sont liées au niveau de la trésorerie de l'entreprise et aux contraintes commerciales. En effet, cette technique peut engendrer des difficultés de trésorerie pour le contractant qui décide d'anticiper le paiement d'une vente. Modifier les délais de règlement à une incidence sur le BFE (, - Source la gestion de la trésorerie de Philipe Rousselot et Jean F rançoîs Verdié

de l'entreprise dans la mesure où cette modification apporte des frais supplémentaires. 1,'une des difficultés de cette technique est qu'il n'est pas aisé de modifier unilatéralement les échéances contractuelles, cependant un exportateur peut inciter son client à accélérer le règlement d'une dette en lui proposant un escompte pour paiement anticipé. 1.4.1.3 - La compensation l,a compensation est une technique de couverture par laquelle une entreprise limite son risque de change en compensant les encaissements et les décaissements dans une même monnaie. Ainsi, le règlement d'une créance en devise sera affecté au paiement d'une dette libellée dans la même unité monétaire. La position de change ne porte alors que sur le solde. Dans cette optique, l'entreprise veille à limiter le nombre de monnaies de facturation, de manière à pouvoir compenser le maximum de flux d'argent fi fi fi " cntrant ct sortant." I"! entreprise. peut ega / 1 ement ag1r. sur 1 es d ates d e reg '1 ement afin de disposer de suffisamment d'entrées pour payer les sorties. La compensation bilatérale peut également être appliquée par les firmes dans des cas exceptionnels. Cette compensation est possible lorsque deux entreprises sont en relation commerciale et qu'elles effectuent des ventes réciproques. C'est le cas quand une entreprise vend à un client étranger des produits, ce client s'approvisionnant dans cette même entreprise.,\insi, COlTlme le montre le schéma ci-dessous, deux opérations commerciales peuvent se résumer en une seule opération (Schéma N 1) : Sans compensation bilatérale: Entreprise B - USA L- ~... I-------------'~! Entreprise A - Sénégal 1.300.000 USD 1.000.000 USD 37

SGBS. Avec compensation bilatérale : Entreprise B - USA... 300.000 USD Entreprise A - Sénégal Avec cet exemple on remarque qu'avec une compensation bilatérale l'entreprise A ( Sénégalaise) ne livrera que 300 mille dollars à l'entreprise B ( Américaine) alors que le mouvement de fonds aurait été de 2,3 millions de dollars en l'absence de compensatlon. 1.4.1.4 - Les clauses d'indexation Les clauses d'indexation rédigées dans les contrats d'achat ou de vente internationale visent à prévoir contractuellement les modalités de partage du risque de change de transaction entre l'acheteur et le vendeur, dans l'hypothèse où une variation du cours de change de la devise choisie par les parties interviendrait. Le contenu d'une clause d'indexation est souvent difficile à négocier car ce type de clause reporte le plus souvent tout ou une partie du risque sur l'autre partie au contrat. Fruit de négociation entre acheteur et vendeur, on peut citer deux exemples de modalités sur lesquelles interviennent les clauses d'indexation. :. Clause de risque partagé : La clause de risque partagé fait supporter aux deux parties une part du risque de change. Le contrat prévoit, par exemple, qu'une partie de la variation de cours intervenant entre la date de facturation et la date de paiement sera partagée par l'exportateur à concurrence de la moitié, l'importateur supportant l'autre moitié. 38

.:. Clause d'indexation suivant une devise Les contractants lient le montant à payer à une tierce devise. Cette clause répercute le risque de change sur les deux parties au contrat. D'autres techniques internes peuvent exister, mais' cette présentation ne saurait être exhaustive. Quand l'entreprise a épuisé toutes les possibilités de gestion interne du risque de change, elle peut se tourner vers les techniques externes qui concernent les marchés de change. 1.4.2 - Les techniques externes 1.4.2.1 - Les couvertures fennes Le change à terme La couverture sur le marché à tenne est une des techniques les plus utilisées par les entreprises étant donnée sa simplicité d'emploi. La couverture à terme se fonde sur un échange d'une devise contre une autre, sur la base d'un cours fixé aujourd'hui avec livraison réciproque à une date convenue. Deux opérations sont possibles : l'achat à tenne ( couverture des importations) et la vente à terme ( couverture des exportations) 1.4.2.1.1 - Principe Le change à terme permet de fixer aujourd'hui un cours d'achat ou de vente de devises pour une échéance future. L'exportateur, pour se couvrir contre le risque de change lié à la dépréciation éventuelle d'une devise, vend à tenne sec à sa banque le montant de sa créance. Il fixe ainsi de façon précise le montant de monnaie nationale qu'il recevra à l'échéance. L'importateur, quant à lui, pour se couvrir contre le risque de change lié à l'appréciation éventuelle d'une devise, achète à tenne sec les devises correspondant 39

au montant de sa dette. Il connaît amsl avec précision le montant en monnaie nationale qu'il devra payer. La technique de couverture à terme permet de connaître à r avance le cours auquel le banquier, d'une part, achètera la devise à l'exportateur au moment de l'échéance et, d'autre part, vendra la devise à l'importateur au moment de l'échéance. Il est important de noter que ces contrats sont fermes et que l'exportateur ou l'importateur ne peuvent bénéficier d'une évolution favorable ultérieure de la devise. Les caractéristiques de change à terme (Tableau N tt) Avantages Inconvénients -...----------------1--------------------1 Le cours est garanti et connu dès la. Il est impossible de profiter d'une couverture Cette technique ne nécessite aucun suivi administratif évolution favorable des cours des devises Cette technique est peu adaptée aux risques aléatoires ou potentiels en raison du caractère irrévocable de l'engagement. 1.4.2.1.2 - En quoi consiste une opération de change à terme?7 Le cours des devises à terme se compose de deux éléments: le cours comptant le report ou le déport le cours du comptant est la valeur de la devise au jour de la passation de l'ordre de vente ou d'achat à terme. Le report est la majoration que subit la devise, à terme par rapport à son cours au comptant. Il s'ajoute à celui-ci. 7 _ source document SGBS: opération de change Présenté et SOl.lltet1J!:P!a1rrstl~ 40

Le déport est la diminution de valeur que subit la devise, à terme, par rapport à son cours au comptant. Il se déduit de celui-ci. Le report et le déport ne sont pas cotés officiellement. Ils sont calculés en prenant pour base le rapport entre le taux du franc intérieur et le taux des eurodevises. Si ces taux sont les mêmes pour les deux devises, la négociation sera traitée au pair, c'est-à-dire que le cours du terme sera la même que celui du comptant. Au contraire, s'ils sont différents, l'écart, calculé pour la durée du contrat à terme, constitue le report ou le déport. Il y a déport chaque fois que le taux de la devise est plus élevé que le taux du franc. n y a report chaque fois que le taux de la devise est plus faible que le taux du franc. 1.4.2.1.3 - Exemple de couverture d'une exportations Un exportateur sénégalais (lcs) attend une recette de 1.000.000 USD dans 6 mois. Aujourd'hui le taux de change comptant du dollar est de 700 FCF A. Le taux d'intérêt sur le dollar est de 8%. taux d'intérêt sur le F CFA est de 6%. L'exportateur lcs craignant la baisse du dollar va s'adresser à sa banque pour se couvrir. Ainsi veut -il connaître le cours exact auquel il vendra le montant de sa créance dans 6 mois. Le dollar sera traité en déport par rapport au franc CFA. Le dollar à 6 mois fait un déport de : 700 ~:- 6/12 (8-6) /100 = 7 F CFA par dollar. L'exportateur lcs (vendeur de dollar) va le livrer sur la base de 693 F CFA pour lusd, Soit le prix au comptant (700) minoré du déport (7 F CFA). Dans 6 mois l'exportateur lcs percevra 693.000.000 USD ( 693 ':- 1000.000) et ce quelle que soit l'évolution et la fluctuation de la devise durant la période. La marge commerciale est ainsi préservée. H- extrait de la note de cours de marché à terme - produits dérivés. Mamadou DIOP 41

1.4.2.1.4 - Exemple de couverture d'une importation Un importateur sénégalais (lcs) doit payer 1.000.000 GBP dans 4 mois. Le taux de change comptant de la livre sterling est de 1000 F CFA. Le taux d'intérêt sur la livre sterling est de 6 %. Le taux d'intérêt sur le franc CFA est de la %. L'importateur lcs craignant la hausse du dollar va s'adresser à sa banque pour se couvrir. En s'adressant à la banque l'importateur veut savoir le cours auquel il achètera le montant de sa dette dans 4 mois. La livre sterling sera traitée en report par rapport au franc CFA. La livre sterling à 4 mois fait un report de: 1000 ):- 4/12 (10-6) /100 = 13,33 FCFA par GBP. L'importateur lcs ( acheteur de GBP) va les recevoir à 1013,33 FCFA soit le prix de la livre sterling au comptant ( 1000 FCFA) majoré du report (13,33 FCFA). Dans 6 mois l'importateur lcs paiera 1013,33 millions de livre Stirling et cela quelle que soit r évolution du cours de la livre sterling. Les couvertures fermes ne permettent pas de bénéficier d'une évolution favorable des taux de change puisque le taux garanti n'est pas évolutif. Une autre opération de couverture dite optionnelle permet de pallier cette insuffisance 1.4.2.2 - les couvertures optionnelles Les options de change ( ou options de devises) 1.4.2.2.1 - Définition L'option de devises est un droit ( mais non une obligation) d'échanger une devise contre lule autre devise à un cours fixé d'avance, à une certaine date ou pendant une période donnée, moyennant le paiement immédiat d'une prime. Présenté 42

La relation banque~entreprisèdatîslagestion du risque de change : le cas; de la SGBS. 1.4.2.2.2 - Les deux types d'option de devises Les options d'achat (ou "CALL") : elles confèrent à l'acheteur du cali contre versement d'une prime au vendeur du CALL, le droit, mais non l'obligation, d'acheter un montant déterminé de devises à un cours fixé d'avance. L'acheteur d'un CALL se protège contre une hausse du cours de la devise. Les options de vente (ou "PUT'') : elles confèrent à l'acheteur d'un PUT, contre versement d'une prime au vendeur du PUT, le droit, mais non l'obligation, de vendre un montant déterminé de devises à un cours fixé d'avance. l'acheteur d'un PUT se protège contre une baisse du cours de la devise. 1.4.2.2.3 - Éléments de contrat d'option ~ LJéchéance : il s'agit du dernier jour ou l'acheteur peut exercer son option. L'échéance de l'option à une signification différente selon son type. Avec une option de type "à l'américaine", le droit d'échange est exerçable à tout moment jusqu'à l'échéance, alors qu'avec une option "à l 'eumpéerme", le droit d'échange est exerçable seulement à l'échéance. ~ Prix d'exercice: ( " strike price") est le cours contractuel auquel s'effectue la transaction en cas d'exercice de l'option. Il peut être déterminé: - "à la monnaie" (at the money) (prix d'exercice égal au cours du marché), c'est-àdire lorsqu'il est différent pour l'acheteur d'exercer l'option. - "dans la monnaie" ou "in the money" lorsque l'acheteur a intérêt à exercer l'option. - "hors la monnaie" ou "out the money" lorsqu'il n'est pas intéressant pour l'acheteur d'exercer l'option. Présenté et soutenu par N'driAntt5î!i~YAQ14~Jne promotion DSGE/CESAG:20G0~2002 43

Ce tableau 9 suivant résume la situation (Tableau N 12) PC<PE PC=PE PC>PE à la monnaie monnale dans la monnaie en dehors de la monnaie PC = Prix comptant du sous-jacent PE Prix d'exercice de l'option ),- Prinle("premium"): la prime est le prix de l'option elle même. Elle est exprimée en pourcentage du montant. Cette prime est d'autant plus élevée ~a qualité de la prestation induit le coût de l'opération) que: l'option est dans la monnaie ; la date d'échéance est éloignée ; l'option est Il à l'américaine" ; 'Ir le montant sur lequel porte l'option;,. la nature de l'actif sous-jacent. 1.4.2.2.4 - Stratégie de couverture Les entreprises qui ont pour premier souci de protéger une créance commerciale ou une dette se trouveront acheteuses d'options. L'achat d'un PUT C'est la stratégie la plus simple adoptée par les entreprises pour protéger une créj11ce en devises contre le risque de dépréciation de cette devise, tout en anticipant une hausse. " : extrait de l'ouvrage la gestion globale du risque de change Edition P.262 Maurice DEBEAUVA1S, Yvon SINNAlI2 c Présenté et SO\Jltl;:!tLU::]:)at';~~[i'i~ 44

L'acheteur d'un PUT est assuré de réaliser un gain si le prix au comptant du sous-jacent est inférieur au point mort (PM) où PM = PE - Prime. ['achat d'un CALL L'acheteur d'un CALL cherche à protéger une dette en devise contre un risque d'appréciation de cette devise, tout en anticipant une baisse. Il est baissier. Il est certain de réaliser un gain si le prix au comptant du sous-jacent est supérieur au point mort avec PM = PE + Prime 10 Il faut remarquer que les entreprises acheteuses d'option pour se protéger contre le risque de change limitent leurs pertes au montant de la prime versée, par contre leurs gains sont illimités. 1.4.2.2.5 - Exemple de couverture à l'importation Une entreprise sénégalaise ( lcs.) importe des produits en provenance des Etatsunis. Elle doit payer le 1 er juin, dans un mois, une facture de 2 millions de dollars. Craignant une hausse du dollar, elle achète à une banque, le let mai, une option d'achat de caractéristiques suivantes : Option d'achat européenne USD / FCF A ; Echéance 1 er juin ; Montant: 2 millions de dollars ; Prix d'exercice: 700 FŒ A pour 1 dollar ; Prime: 1,50% ; Cours comptant: 600 FCF A ; - Le l l1 mai, lcs verse à la banque le montant de la prime: 2.000.000 ::-1,5%=30.000 USD, soit au cours du jour: 30.000 ;~ 600 =21.909.000 FŒA III formule extraite de la édition globale du risque de change de Maurice DEBEAUV AIS, Yves SINNAH. 2!:l\le

situation 1 : hausse du dollar 1 USD - 750 l-<'cfa. Conformément aux anticipations, le dollar s'est apprécié. L'entreprise importatrice exerce son option et achète à la banllue 2 millions de dollars au prix d'exercice: 700 FCFA - achat de 2 millions de dollars à 700 FCFi\ - prime payée le 1 Cf mai COlIt Total Dans ce cas, l'entreprise réalise un gain de change de : 750 * 2000 000 l 418 000 000 = 1 400 000 000 18000 000 = 1 418000000 = 82000 000 FCFA Situation 2: baisse du dollar 1 USD 595 FeFA. L'entreprise abandonne son option et achète des dollars au comptant à achat de 2 millions de dollars à 595 FCFA l 190000000... prime payée le 1 cr mai 18000 000 COlIt Total - l 208 000 000 Dans ce cas l'entreprise limite sa perte de change au montant de la prime. FCI::"A. 1.4.2.2.6 - Exemple de couverture à l'exportation Un exportateur sénégalais (TCS) vend des produits à un acheteur indien. Il doit recevoir, le 1 cr juin, dans un mois, une somme de 1 million de dollars. Anticipant une baisse du dollar, il achète à une banque, le Il'! mai, une option de vente (put) USD j Fe FA ainsi définie: Option de vente européenne USDjFCI::j'.A(vente de dollar contre le francs CFA) l':chéance: 1 cr juin i\lolltant: 1 million de dollar Prix d'exercice: 700 FCFA Cours comptant: 730 le 1 mai, l'exportateur (TCS) verse à la banl]ue le montant de la prime: 1 000 ooot 1,4% = 14000 USD, soit au cours du jour: 14000 730 = 10220000 FCFA 46

relation le 1" juin, deux situations peuvent se présenter: situation 1 : baisse du dollar : 1 USD - 670 Conformément aux prévisions, le dollar s'est déprécié. L'exportateur exerce son option et vend à la banque 1 million de dollars au prix d'exercice 700 FCr A : V cnte de 1 million de dollars à 700 FCFA j\loins prime payée le 1 cr mai 700000000 FCrA 10 220 000 FeFA Total encaissé 689 780 000 FCFA Le gain de change est ici de : 698 780 000-670 * 1 000000-19 780 000 rcra situation 2 : hausse du dollar: 1 USD 750 l=<'cfa l'exportateur abandonne son option et vend ses dollars au comptant à 750 l'cfa. vente de 1 million de dollars à 750 FeFA - m( )Îns prime payée le l cr mai total encaissé 750 000 000 FCFA. 10 220 000 FeFA 739 780 000 FCFA Dans ce cas, la perte est limitée au montant de la prime, soit 10 220 000 FeFiL I.4.2.3 - Les "avances en devise" J "'avance en devise est non seulement un 111strument de crédit mais aussi une technique de couverture du risque de change. J /exportateur peut emprunter les devises dès la signature du contrat correspondant au montant d'une créance à recevoir à sa banque et les vendre aussitôt sur marché comptant pour obtenir de la monnaie nationale. Il remboursera ensuite l'emprunt avec les dev-lses reçues de son client. L'entreprise annule ainsi le risque de 47

change puisqu'elle dispose des devises nécessaires dès la signature du contrat et, reconstitue sa trésorerie en monnaie nationale (Schéma N 2). Importateur (2)1 (1) -'---- Exportateur. ~ (3)... Banque "----- ---.J (1) : L'exportateur emprunte des devises et les vend aussitôt contre sa monnaie nationale. Il obtient de la sorte un financement dans sa monnaie nationale. (2) : L'importateur paie en devise. (3) : L'exportateur rembourse la banque avec les devises reçues de son client. L'importateur qui a une position courte en devises peut acheter des devises au comptant ou grâce à un emprunt et les placer jusqu'au jour de l'échéance. Le fait d'acheter les devises le jour de sa commande annule son risque de change. Il faut remarquer que la décision de recourir à ces moyens de couverture du risque de change dépend: de l'état de la trésorerie : l'importateur privilégiera cette technique si sa trésorerie est en bonne santé. Si celle-ci est déficitaire, il pourra emprunter en monnaie nationale le montant qu'il échangera ensuite en devise qu'il placera. L'exportateur, quand à lui, pourra bénéficier par son emprunt en devises d'une entrée d'argent dans ses caisses disponibles immédiatement. Il aura donc peutêtre intérêt à choisir cette technique dans le cas où sa trésorerie est faible. du différentiel de taux d'intérêt entre les financements en monnaie et ceux dans la devise: si ce différentiel est trop important, l'opération ne vaudra sans doute pas la peine d'être mise en place, le cours de change réellement supporté par l'entreprise étant trop important. 48

Le recours à cette technique ne se justifiera que si la trésorerie nécessite d'être renflouée etlou si l'entreprise exportatrice peut investir les fonds procurés par l'emprunt à l'intérieur de l'entreprise et obtenir un taux de rendement élevé. 1.4.2.4 - les swaps de couverture Le swap de devises Le swap de devises est un accord conclu entre deux parties qui s'échangent spot un montant déterminé de devises et s'engagent mutuellement à effectuer régulièrement des paiements correspondant aux intérêts ainsi qu'à se rendre le montant échangé à une échéance déterminée. Dans la plupart des cas, une banque sert d'intermédiaire pour la transaction. Le swap de devises se fait donc en trois étapes ; 1 ère étape; échange du montant de l'emprunt à la date du contrat; i me étape ; échange des intérêts aux échéances prévues ; 3 ème étape: remboursement de l'emprunt à l'échéance du swap. Ce swap ainsi décrit est ce qu'on appelle le prêt parallèle qui permet à deux entreprises situées dans des pays différents de se mettre d'accord pour s'accorder mutuellement un prêt dans les monnaies dont elles ont besoin pour une période déterminée. Au terme de la période, les deux sociétés remboursent les prêts qu'elles ont l'une envers l'autre dans leur monnaie respective. Il y a aussi les swaps exports consentis par certaines banques aux exportateurs. Ils représentent en quelque sorte une avance en devises, avance qui sera remboursée lorsque l'exportateur aura perçu le paiement de ses ventes. Le swap cambiste est aussi pratiqué par les entreprises. Il s'agit d'une opération par laquelle deux parties échangent, selon leur anticipation, leur endettement dans des monnaies différentes. Ainsi, une entreprise ayant, à son avis, un endettement excessif en dollars et anticipant une appréciation de celui-ci et une dépréciation du yen, cherchera un agent économique ayant le positionnement inverse ( excès 49

d'endettement en yen et anticipant une appréciation du yen et une dépréciation du dollar) afin qu'elles puissent "échanger" leur position. Cette technique consiste à prêter la devise dont on anticipe l'appréciation et à emprunter la devise dont on anticipe la dépréciation. 50

1-5 : Réglementation de change et coût de l'opération de couverture Aujourd'htÙ toute opération qu'elle soit de transferts reçus ou de transferts émis ( rapatriements ou transferts) se fait par le truchement d'un intermédiaire agrée c'est-à-dire la banque. Les couvertures de change à terme tout comme les options de change réalisées par les entreprises en vue de règlements correspondant à l'importation ou à l'exportation effective de biens et de services sont sources de mouvements de devises. Ces mouvements de devises (transferts et rapatriements) engendrent des frais que supporte l'entreprise cliente initiatrice de ces opérations de couverture. Pour les couvertures de change à terme, en plus des bénéfices que réalisent les banques en minorant ou en majorant ( c'est selon) quelque peu les déports ou les reports ( bénéfices réalisés par la banque = frais pour l' entreprise) les banques facturent à leurs clients ( entreprises) les frais stùvants : colnmissions de change : 1%0 du montant ; commissions de transfert: 1.5%0 du montant; frais de transfert frais de traitement: 1.25%0 du montant; frais de dossier: 6.000 FCFA ; frais de télécommunication: 10.000 FCFA ; taxe: 17 % des montants des commissions; ces différents frais viennent alourdir le coût des opérations de couvertures initiées par les entreprises. Exemple: Reprenons l'exemple de l'exportateur ICS qtù veut protéger une créance 1.000.000 USD. Le cours au comptant est de 1 USD = 700 FCFA. La banque ltù a garanti un cours de 693FCFA. La banque peut décider de minorer le déport et garantir aux ICS un cours inférieur à 693 FCFA. 51

La telation banque"'entrepn$(),ç1â~estion du risque de change: le cas delas:g:ss. \ l'é'chéance du contrat, la banque remettra à l'entreprise la somme de 693.000.000 Fe]",\ l'~n plus de cela l'cntrcprise va supporter les frais suivants: commissions de change: 1 %0 * 700.000.000 = 700.000 FCFA ; commissions dc transfert: 1,5 %0 * 700.000.000 = 1.050.000 FCF A ; l,'rais de transfert Frais de traitement: 1,25 %0 * 700.000.000= 875.000 FerA Frais de dossier: 6.000 FCFA 6.000 l'cfa Frais de télécommunication: 10.000 1,'CFA = 10.000 FCFA Taxe: 17 % *( 700.000 + 1.050.000 ) 297.500 FCFA soit au total, des frais s'élevant à 2.938.500 l'cfa Cette couverture va, en plus du déport, coùtcr aux lcs 2.938.500 l'cfa. l,a réglementation des changes en vigueur depuis le 20 décembre 1998, en son article 12 et 13 autorise les résidents à acheter à l'étranger ou avec des nonrésidents, des options d'achat, ou des options de vente de produits de base ou de valeurs mobilières. J :achat d'une option ex1ge un versement immédiat d'une prime au vendeur d'option. J,e montant de l'option selon Yves SIMON!! peut atteindre 2 à 5 % de la valeur nominale de la couverture. En plus de la prime à verser au vendeur de l'option ( banque par exemple), la banque qui sera chargée de transférer le montant de la prime facturera les différents frais et commissions évoqués précédemment à l'en treprise cliente. 11 est à remarquer qu'aucune opération de couverture n'est gratuite; elle a un coût que l'opérateur économique supporte lors de la souscription d'achat ou de vente à terme. 'l'out comme une police d'assurance, ce coùt est fonction de la qualité de la C< )liverture. Il _ marché des changes et gestion du risque de change P.96 Présenté et soutenupar N'dri AntofrI;e YA014t';:' promotion DSGEjCESAG 2000-2002 52

La relation banque~~fffrliprise;d~slifa gestion/du risque. de change : le~$f:!:de lassbs. 1.6 - La banque et l'approche du marché des entreprises L'approche du marché des entreprises par les banques suppose une réflexion préalable sur les besoins de cette clientèle, une adaptation permanente des produits offerts, ainsi qu'une sélection des cibles prioritaires et des modes d'exploitation, de façon à optimiser le résultat dans une période de vive concurrence où une politique de communication est devenue indispensable 12 1.6.1 - Les besoins de l'entreprise Quand une entreprise s'adresse à une banque c'est d'abord pour que toutes ses opérations ( mouvement de fonds) soient traités avec fiabilité, célérité et au moindre coût. Ensuite, une entreprise qui désire financer ses activités peut s'adresser à une banque afin que cette dernière puisse lui venir en aide en lui accordant une ligne de crédit. Les entreprises qui disposent d'encaisses oisives ont généralement recours à la banque pour le placement de leurs fonds en vue d'obtenir une rémunération satisfaisante. Une entreprise quelle qu'elle S01t veut avoir des relations privilégiées donc une bonne image auprès des banques (les entreprises sont multibancarisées). 1.6.2 - L'offre des banques L'offre des banques en matière de couverture est le change à terme. C'est la technique la plus couramment proposée par les banques à leurs clients, importateurs, dont les dettes ou les créances sont libellées en devises. 12 _ extrait de la "banque et l'entreprise" degérad Rouyer et Alain Choine!. Collection banque ITB P.8 Présenté et soutenu par N'dri Ant(l)m!:;XAd!l!t4~n:e promotiondsge/cesag 2000~~0Q2 S3

La 1.6.3 -Segmentation du marché Les banques sont généralement en relation avec deux types d'entreprises: d'un côté les grandes entreprises et de l'autre les petites et moyennes entrepnses connues sous la dénomination de PME. Les premières offrent aux banques les plus vastes opportunités de collaboration à en juger surtout avec le voltune d'activité réalisé et les montants en jeu. Ces entreprises, compte tenu de leurs poids et surtout ayant à leur sein des cadres compétents négocient avec détail le prix de toute intervention bancaire. Les banques font généralement plus confiance aux grandes entreprises car elles peuvent faire face à tout moment à leurs dettes exigibles. Les secondes (les PME) forment l'essentiel du marché des entreprises. Elles sont presque dans tous les domaines d'activité du fait de leur flexibilité. Les PME réalisent des opérations de faibles montants unitaires, cependant leur grand nombre fait qu'elles deviennent un segment de marché qui attire de plus en plus les banques. Malgré ces atouts, les banques considèrent très souvent le marché des PME comme un domaine à risque parce que leur pérennité sur une longue période,. n est pas garantie. 1.6.4 - Stratégie d'approche de la clientèle entreprise 13 Il appartient aux banques de connaître en profondeur les secteurs d'activités dans lesquels évoluent leurs clients. TI leur échoit également d'analyser et d'anticiper les besoins de leurs clientèles entreprises, de saisir toutes les opportunités. L'un des traits caractéristiques du marché des entreprises est l'intensité de la concurrence que se livrent les banques où les parts de marché s'effritent au fur et à, 1\ mesure qu un nouveau concurrent apparalt. 1.< Source: stratégie bancaire: le refus de la dérive P.202 (résumé) Hervé de CARMOY Présenté 54

La plupart des banques à réseau utilisent leurs agences implantées sur tout le territoire pour distribuer leurs produits ou conquérir encore d'autres marchés. En dehors du dispositif marketing traditionnel ( produits adéquats, clientèle ciblée, mode de distribution) les banques se doivent d'adopter une politique de communication en soignant au mieux leurs images auprès de leur environnement. Après la théorie sur la gestion du risque de change, nous pensons qu'il est maintenant opportun d'aborder le modèle d'analyse. 55

CHAPITRE II : ELABORATION DU MODELE D'ANALYSE ILl Choix des variables du modèle II.1.1 - Hypothèse de recherche Nous avons retenu quatre (4) hypothèses pour cerner les causes probables du faible nombre d'opérations couvertes à la SGBS. Ces variables sont entre autres: le coût des opérations de couverture; la culture de marché des entreprises clientes ; le dynamisme des services de la SGBS ; le degré de risque des contreparties. l'\ous allons reprendre une à une ces différentes hypothèses pour vérifier leur pertmence. Variable expliquée.:. le petit nombre d'opérations couvertes C'est le fondement de notre étude. Il s'agit pour nous de comprendre comment avec une multitude d'entreprises qui sont en relation d'affaires avec la SGBS, il n'y a eu en tout et pour tout que dix (10) opérations de couverture pour l'année 2001; soit sensiblement une opération de couverture par mois. Ce qui nous est d'ailleurs apparu insuffisant comme transactions pour une année entière. Variables explicatives.:. Le coût des opérations de couverture Il s'agit de voir si le coût lié aux opérations de couvertures n'est pas un facteur limitant c'est-à-dire un frein pour les entreprises. Les clients pouvant juger le coût élevé, ils préféreraient ne pas se couvrir. 56

.:. la culture de marché des clients Nous voulons voir conunent les entreprises ( clients de la SGBS) appréhendent le risque de change, mais aussi si elles connaissent des instruments, des techniques de couvertures pour réduire le risque de change à défaut de l'éliminer totalement..:. dynamisme des services de la SGBS Il s'agit de voir quelle action mène concrètement la SGBS pour aider ses clients à gérer le risque de change. Sensibilise-t-elle ses clients à l'effet de change? Les informe-t-elle de l'existence de produits de couverture? Est -elle dans une position attentiste ou au contraire proactive? Les réponses à ces différentes questions pourront nous aider à fixer les idées. :. Degré de risque des contreparties Il s'agit de voir si la classification des entreprises en deux types: les grandes entreprises (particulièrement solvable pour les banques) les petites entreprises (marché à risque pour les banques) n'est pas une piste à explorer pour expliquer le faible nombre d'opérations. En effet, la SGBS pourrait pratiquer une "politique" d'exclusion en ne s'intéressant qu'aux grandes entreprises ( donc aux gros mont~ts), lesquelles offrent à ses yeux de meilleure garantie de solvabilité. II.1.2 Modèle d'analyse retenu Au regard de la pertinence de toutes les hypothèses évoquées, le modèle retenue pour notre étude reposera sur deux types de variables : des variables explicatives et une variable expliquée. Le coût des opérations de couverture, la culture de marché des entreprises clientes, le dynamisme des services de la SGBS, le degré de risque de contreparties constituent les principales variables explicatives c'est -à-dire les facteurs qui Présenté et'$out:en\t!$!trj;1 57

La relation banque-entreprîs~ir~~ns la gestion du risque de change: le dis de la SGBS. pourraient être à la base du petit nombre d'opérations couvertes; que l'on peut modéliser de la façon suivante: y = f(xi) avec Y = Variable expliquée Xi = Variables explicatives 1::::: i::::: 4 l,e schéma qui suit illustre une synthèse du modèle retenue Schéma du modèle (Schéma N 3) (:oùt des opérations de couverture J,,1 culture de 1l1arChl' des clients ~-------------t----------------------~~. D\'n,11l1isme des seryices de la SGBS Petit nombre d'opérations couvertes Degré de risque des c()jltreparties 58

II.2 - Question de recherche La question de recherche portera sur les causes de la faible présence des entreprises clientes qui couvrent leurs risque de change au niveau de la SGBS. II.2.1 - Population de l'étude Dans le cadre de cette étude nous avons eu des entretiens avec des personnes ressources, spécialisées en marchés financiers internationaux, banquiers, professeurs de finance, directeurs financiers d'entreprises, certains clients rencontrés pendant le stage, etc... Ces différentes personnes ont répondu aux questions ouvertes suivantes : comment expliquez-vous le fait que peu d'entreprises couvrent leur risque de change? Selon vous quelle action faut-il mener d'un côté comme de l'autre pour que les entreprises clientes puissent intégrer le risque de change dans leur préoccupation quotidienne? Pensez-vous que les produits de couvertures proposés par la SGBS répondent aux besoins des entreprises? Ces différents entretiens nous ont permis de cibler les populations qru sont constituées essentiellement des entreprises clientes de la SGBS. II.2.2 - Echantillonnage L'échantillonnage concerne les entreprises clientes que nous avons sélectionnées pour soumettre les questionnaires. En raison des difficultés financières, nous avons retenu que dix (10) entreprises. L'échantillonnage choisi est le suivant: deux grandes entreprises de la place, clientes de la SGBS, qui sont exposées au risque de change. Huit (8) petites et moyennes entreprises exposées au risque de change. Présenté 59

II.2.3 - Instruments de l'étude Les outils utilisés pour notre étude sont principalement les manuels à savoir ouvrages et notes de cours auxquels nous avons bien sûr joint des guides d'entretien et fiches d'enquête réalisées auprès des entreprises. La difficulté majeure rencontrée est la réticence des responsables à nous accueillir et à répondre aux A enquetes. II.2.4 - Méthode d'administration Le guide d'entretien a été soumis aux personnes ressources et nous avons choisi un échantillon représentatif de la population cible à qui nous avons appliqué l'enquête. II.2.4.1 - Entretien Les entretiens que nous avons eus ont été menés sur la base d'un guide d'entretien. Ils avaient pour but de nous donner plus de précisions sur les causes du faible nombre d'entreprises qui couvrent leur risque de change à la SGBS. Ces entretiens nous ont aussi permis de voir ce que devrait être la relation banque entreprise dans la gestion du risque de change. II.2.4.2 - Enquête Elle est fondée sur un questionnaire sous forme de fiche d'enquête. L'objectif principal de cette enquête est de voir comment les entreprises clientes de la SGBS appréhendent le risque de change et pourquoi elles sont si peu nombreuses à recourir aux produits de couverture offerte par le service étranger de la SGBS. II.2.S - Méthode de traitement des données Nous procéderons au dépouillement des entretiens que nous avons eus ainsi que les enquêtes réalisées auprès des entreprises. 60

CONTEXTE DE L'ETUDE, ANALYSE DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS Ptésenté et souteritip~g t~jii~11ï 61

CHAPITRE III: CONTEXTE DE L'ETUDE IIL1: Présentation générale de la SGBS IIL1.1 Historique La Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS) est située au quartier du Plateau près de la place de l'indépendance avenue Léopold Sédar Senghor du nom du premier président de la République du Sénégal. Société anonyme au capital de 500 millions de francs CFA à sa création en 1962, la Société Générale des Banques au Sénégal est née de la reprise de l'exploitation d'tille ancienne banque, la Banque Commerciale d'afrique. Aujourd'hui le capital de la SGBS a presque été multiplié par dix en près de quarante (40) ans d'activité se situant à 4.527.600.000 de francs CFA. Ce capital est divisé en 452.760 actions de 10.000 francs CFA nominal. Sa composition à la date du 31 décembre 2001 se 1 presente comme SU1t : - privés sénégalais - société générale (France) - sogefinance - hypo -und vereinsban ag 35,23 % 57,72 % 1,48 % 5,57 % III.1.2 - Ses activités et Services La SGBS exerce toutes les activités dignes d'une banque commerciale de proximité en s'appuyant sur une panoplie de produits dont notamment: comptes chèques; comptes courants; comptes d'épargne prisés particulièrement par la population - d epots, 1\ a \ tenne etc.. Elle fait bénéficier à sa clientèle des services diversifiés: service de caisse; service de change; 62

- opération de transferts sur le Sénégal et à l'étranger. III.1.3 - Ses produits La SGBS met à la disposition de ses clients une gamme de huit (8) produits qui leur procurent des avantages divers que nous allons apprécier à travers ces lignes. :. VOCALIA ou la banque au bout du fil... Avec Vocalia, les clients de la SGBS qu'ils soient du Sénégal ou de l'étranger peuvent avoir des informations sur leurs comptes en direct et ce, 24 h /24. Il faut noter au passage le gain de temps appréciable et l'autonomie par rapport aux horaires d'ouverture de la banque. :. EDUCASSUR Ce produit permet aux parents de bénéficier de prêts scolaires pour faire face aux charges inhérentes à toute rentrée des classes. EDUCASSUR est l'ami des parents dans l'éducation de leurs enfants. :. COMPTE D'EPARGNE Le compte d'épargne permet non seulement de fructifier les économies des clients mais aussi et surtout empêche la thésaurisation. La rémunération est garantie et en plus c'est un produit exonéré d'impôt..:. DEPÔTS A TERME Ce compte permet aux entreprises qui dégagent un excédent de liquidité de bloquer des fonds pendant une période prédéterminée. C'est un produit qui garantir le rendement de l'opération. :. PRET PERSONNEL ORDINAIRE Avec ce produit, les clients peuvent financer leurs dépenses exceptionnelles. Il suffit d'être éligible. 63

La relation banque~entreprise,\~~ansla gestion du risque de change :le cas de la SGBS. :. PRET PERSONNEL IMMOBILIER Permet aux clients de devenir propriétaire de maison. :. SECURITE RETRAITE Sécurité retraite permet aux souscripteurs d'assurer leurs vieux jours. Pour une retraite heureuse et bien méritée un tel produit ferait l'affaire. :. ASSURANCE COMPTE SECURITE La souscription à une telle assurance permet aux clients de protéger leurs familles : c'est la vie en toute tranquillité. III.1.4 Son Réseau Sur le plan international, la clientèle de la SGBS bénéficie pour ses opérations avec l'étranger du réseau de la SOCIETE GENERALE de PARIS (Société mère) à travers plus de soixante dix (70) pays dans le monde. Au niveau national, la représentation se manifeste sur toute l'étendue du territoire 1 1 l' Il, senega ais grace a ses : Agences de Dakar: Roume entreprises ; Roume particuliers ; Lamine GUEYE ; Zone industrielle; Sandaga; Centenaire; Point E,. Terminus liberté V ; Yoff; Thiaroye; 64

Rufisque. Agences Régionales Ziguinchor; Kaolack, Salv / Portudal,. T ambacounda,. Thiès', Kolda', Saint-louis', Louga; M'backé. Ces atouts permettent à la SGBS de détenir plus de 30% du part de marché et lui confèrent ainsi une bonne position parmi les banques commerciales au Sénégal. III.1.5 Son organisation générale L'organisation générale de la SGBS peut être découpée en trois grands groupes: - les Organes d'administration; - les Organes de Direction; - les Organes de Gestion. Organes d'administration C'est l'organe qui définit la politique générale de la SGBS en ce qui concerne les objectifs, le taux d'octroi de crédit, les stratégies de développement de la banque. Cet organe est composé de 13 membres dont un président. Présenté et S0l.1ltti~b~F,~~1~~~ 65

].Jcs Organes de Direction C'est l'organe qui supervise l'ensemble des centres de la banque et s'occupe de la gestion des différentes activités telles que définies par le conseil d'administration. Il est composé de sept (7) membres: le Directeur Général; le Secrétaire Général; le Directeur de la clientèle d'entreprises; le Directeur de l'informatique et des services bancaires; le Directeur de la logistique et des services généraux; le Directeur financier les (hganes de Gestion J'organigramme ci-après donne un aperçu de l]uelqucs organes de gestion (Schéma DG 1 1, 1 1 1 contentieux 1 Gestion de risaue -,_.. 1 Direction Direction clientèle Direction clientèle privée commerciale service banque Direction financière _... 1 Organisation Contrôle Contrôle 1 interne de gestion 1 1 Trésorier Western Service Portefeuille informatique ~1ot1étique Caisse Union étranger principale 1 Présenté et solltetlitf 'OlOC 66

111.1.6 Les clients de la SGBS Pour un meilleur suivi de ses activités et d'organisation interne, la SGBS a réparti ses clients en cinq Catégories : les grandes entreprises; les PME - PMI; les professionnels; les clients institutionnels et parapublics; les particuliers. 111.1.6.1 Les grandes entreprises Le chiffre d'affaires (CA) étant considéré comme critère primaire de classification des entreprises, toute entreprise qui a un chiffre d'affaires supérieur à un milliard de FCF A sera classée "grande entreprise li. A côté de ce critère, viennent d'autres tels que le nombre de salariés dans l'entreprise, la faiblesse du capital social comparé au chiffre d'affaires. En fonction de ces différents critères, une entreprise est dite "grande entreprise" ou "PME/PMI". 111.1.6.2 Les professionnels Les personnes physiques qill exercent une activité "spécialisée" telles que les médecins, phannaciens, avocats, notaires, huissiers et autres importateurs de riz sont classées dans la catégorie des clients professionnels. 111.1.6.3 Les clients institutionnels et parapublics C'est le marché des organisations non gouvernementales et des représentations étatiques (ambassades, etc... ), des institutions (BCEAO, UNICEF, etc... ). Présenté 67

III.1.6.4 Les PME/PMI On appelle petites et moyennes entreprises (PME), petites et moyennes industries (PMI), toutes les personnes qui s'inscrivent à la liste des clients de la SGBS en tant que personnes morales et qui n'obéissent pas aux critères requis pour être classées Il grande entreprise". III.1.6.5 les particuliers Toutes les personnes qui s'inscrivent à la liste des clients de la SGBS en tant que personnes physiques et non personnes morales seront appelées particuliers. A la SGBS, selon le revenu mensuel, les particuliers sont répartis sous tr01s 1 categones qid sont: ESPACE PREMIER Cette sous catégorie renferme tous les clients de la banque qui sont en mesure d'assurer un niveau d'épargne moyen d'au moins dix (la) millions dans leur compte. PRIORITAIRES Cette autre sous catégorie comprend les particuliers qui touchent comme revenu mensuel un montant en francs CFA supérieur ou égal à 500.000. ORDINAIRES Cette dernière sous catégorie regroupe toutes les personnes physiques clientes de la SGBS qui ne répondent pas aux critères des classes. Cette sous catégorie constitue d'ailleurs l'essentiel du marché. III.1.7 Fonctionnement de la SGBS La SGBS est une SA avec: un président du conseil d'administration; une direction générale assistée : Présenté et5:oul~~til~ P1œ;1~a1~ 68

d'une inspection générale qui contrôle la régularité des opérations et qru vérifie leur adéquation avec les objectifs définis par la Direction Générale: d'une direction du crédit chargée de la clientèle, du contentieux et du contrôle des engagements; Cette direction a pour principale mission d'analyser les risques pris ou à prendre par la banque dans le but de sécuriser les prêts que la SGBS accorde aussi bien aux clients privés qu'aux entreprises. Cette direction procède à une étude approfondie des demandes ainsi que des différentes garanties appropriées ou éventuelles. d'un secrétaire général chargé de la gestion administrative de l'infonnatique et de l'organisation. d'une direction clientèle privée regroupant les services qui s'occupent des différentes formes de clients. Elle se charge essentiellement de l'ouverture des comptes (comptes courants et comptes d'épargne) avec toutes les fonnalités nécessaires en charge du client, et du marketing de la banque. - D'une direction des services bancaires. Cette direction s'occupe des opérations bancaires et les transactions financières. Elle gère aussi la liquidité afin, d'une part, de pouvoir satisfaire aux demandes des déposants, et d'autre part, d'assurer la rentabilité de ses excédents essentiellement sur la marché monétaire. Ayant en son sein le service infonnatique, cette direction joue un rôle charnière dans la banque en étudiant et proposant des solutions en vue d'améliorer la qualité de ses services. La connaissance au jour le jour des variations de la trésorerie ainsi que le suivi de l'ensemble des disponibilités aux plans étrangers et local sont du ressort de la direction du service bancaire. La gestion de la trésorerie constitue en soi un élément fondamental dans le réalisation des objectifs à court tenne de la banque. d'une direction financière Cette direction a en sa charge r élaboration et le suivi du budget de la banque. Elle a également en charge l'élaboration des tableaux de bord. Le service contrôle interne Présenté et solltertû.j~a1?~n'l~~~ 69

lui étant rattaché, cette direction a pour mission le contrôle de toutes les activités qui ont lieu au sein de la banque. Elle veille à : assurer un enregistrement correct de toutes les opérations; assurer la fiabilité des informations financières et comptables produites; au respect permanent des procédures internes et de la réglementation ; sauvegarder les actifs de la banque ; prévenir les erreurs et les fraudes ; concevoir dans les meilleures conditions les supports des opérations exécutées Cette direction bénéficie d'une attention particulière car la pérennité de l'exploitation de la SGBS en dépend. - d'une direction clientèle commerciale Les deux principales attributions de cette direction sont: )r les visites de suivi de la clientèle; y la recherche de nouveaux clients. A côté de ces deux attributions, cette direction est amenée à répondre aux demandes des clients, assurer un suivi de leurs opérations et traiter leurs éventuelles réclamations. Elle est chargée de vendre les produits et les services que propose la SGBS. En clair, elle fait le marketing des produits et services auprès de la clientèle. Les responsables accordent une attention particulière aux visites de suivi de la clientèle parce que l'environnement économique dans lequel évolue la banque l'exige: rien n'étant définitivement acquis, un client considéré comme bon peut, du jour au lendemain, se retrouver défaillant, d'où le nécessité d'être vigilant et de rechercher par divers moyens à obtenir le maximum d'informations pour bien cerner en permanence le risque. La recherche de nouveaux clients constitue l'une des principales tâches de la direction clientèle commerciale. Généralement elle se fait par la présentation de la 70

SGBS dans le but de donner au prospect une idée de l'assise financière de la banque et l'avantage de son impressionnant réseau tant national qu'international. Cette direction clientèle commerciale fait tout ceci dans le but de dynamiser leur relation avec les clients. IIL2 : Présentation du Service Etranger Notre stage s'est déroulé au Service Etranger de la SGBS. Ce servlce est un véritable pont entre la banque et l'étranger. On y exerce diverses tâches dont trois particulièrement ont le plus retenu notre attention : les crédits documentaires, les transferts et la bourse. III.2.i Le crédit documentaire Le crédit documentaire (crédoc) est l'opération par laquelle une banque s'engage pour le compte de son client, importateur, à régler à un tie~s, exportateur, dans un délai déterminé, un certain montant, contre remise des documents strictement conformes, et cohérents entre eux, justifiant de la valeur de l'expédition des marchandises ou de la prestation de service. Le crédit documentaire est: une garantie de paiement pour les parties intéressées; un arrangement bancaire pour le règlement des transactions internationales; une opération de crédit dont le risque, même limité, demeure toujours à l'esprit du banquier émetteur; est un mode de paiement uniquement fondé sur des documents et non sur les marchandises ou les services en cause. 71

Les principaux intervenant sont: le donneur d'ordre (importateur, acheteur) - la banque émettrice ~a banque de l'acheteur) - la banque du correspondant par qui transite le crédoc (banque notificatrice) et qui, à la demande, peut ajouter sa confirmation (banque confirmatrice) la banque du vendeur - le bénéficiaire qui est l'exportateur (vendeur) Tous les crédits documentaires pratiqués à la SGBS sont de type irrévocable et confirmé c'est-à-dire comporte l'engagement de la banque émettrice (SGBS) et de la banque notificatrice qui devient banque confirmatrice. Ce type de crédit ne peut être amendé ou annulé qu'avec l'accord de toutes les parties. L'ouverture d'un crédit documentaire import se fait à l'aide d'un formulaire standard, disponible à la banque sur lequel l' entreprise cliente établit les instructions Sllivantes: Nom et adresse du client / donneur d'ordre; Type de crédit; Correspondant. Pour ouvrir un crédit documentaire hors zone franc, il faut joindre au dossier une autorisation de change comme l'exige la réglementation de change en vigueur. Pour un crédit documentaire, la banque prélève à ses clients les frais suivants: - commission d'ouverture (90 à 180 jours): 2% du montant du crédoc ; commission de transfert : 2,50% du montant du crédoc ; commission de réalisation commission de change : 0,30% du montant du crédoc ; : 1,25% du montant de la contre valeur ; commission d'acceptation (uniquement pour les crédocs à terme) : 2% du montant du crédoc ; - frais de dossier : 10000 FCFA; télex taxe : 10000 FCFA; : 17% du montant des commissions. 72

La fi faut rappeler que pour les crédocs réalisables à vue, il y a une commission fixe de 10,5 % du montant. Déroulement d'une opération de crédit documentaire à la SGBS. L~n 2001, dans le cadre du renouvellement de leurs outils de production, les ICS om ouvert un crédoc à paiement différé à la SGBS d'une valeur de 1 809 500 LJSD, soir unc contre valeur en franc CFA de 1 264 750 000. L'opération s'cst déroulée comme suit (Schéma N 5) :! 1 CS en possession des documents prendre livraisons d es marchandises peut les (donneur d'ordre) l,(l SC BS reltlet les documents aux les et les débite (ou bien les rembourse à la SC ;1)S) ~,a société générale N documents ft la SC retour (le comptc de générale :\Jcw York s ~ 8 7 cw Y ork envoie les BS qui la crédite en la SG ES à la société 'era débité) l,c \Tndeur remet les documents à la socil'ré générale Ne\,\ T York qui les vérifie cr le règle. 6 TeS,.. dem.ande à la SGBS d'ouvrir un crédit documentaire en faveur de son vendeur. " La SeBS ouvre le crédoc chez la société générale New York. c. " La société générale New York notifie le crédit au vendeur en y ajourant sa confirmation. 2 3 1 r 5 i Vendeur " 4 (bénéficiaire) 73

Dans cette opération, le risque de change pèse sur l'entreprise cliente lcs. III.2.2 - Les transferts Le transfert d'argent est une opération qui consiste à envoyer ou à recevoir de l'argent ( en monnaie locale ou en devise) dàns un réseau de la banque (ici entre filiales de la Société Générale et correspondant). Les opérations traitées par le service Etranger concernant: - les virements du Sénégal vers l'étranger (transferts émis). - Les virements de l'étranger vers le Sénégal ( transferts reçus ou rapatriements). C'est une tâche qui est devenue presque banale dans ce Service car la grande majorité des règlements internationaux est dénouée directement sous forme de virements de comptes à comptes entre banques par l'intermédiaire des correspondants étrangers sans manipulation d'espèces. Exemple de règlement d'une dette en devise par la SGBS MATFORCE cliente de la SGBS doit 99.596 USD à son fournisseur américain de pièces détachées. - MATFORCE donne l'ordre à la SGBS d'effectuer le paiement à la CITIBANK New York où est domicilié le compte du fournisseur; -la SGBS notifie à la Société Générale New York d'effectuer le paiement. Pour approvisionner son compte à la Société Générale New York, la SGBS qui doit se procurer 99.596 USD procède à un achat de dollars sur le marché des changes et débite de la contre valeur de cet achat le compte en Francs CFA sur ses livres de MATFORCE. - La Société Générale New Y ork débite le compte de la SG BS et crédite sur ses livres le compte de la CITIBANK New York (banque du fournisseur) de 99.596 USD. La CITIBANK N ew York crédite le fournisseur de 99.596 USD. Présenté et SOt1ltenlU~~l<w î~ 74

On peut résumer ce cas pratique selon les schémas suivants (Schéma N 6): Débit en FCF A, i Ordre de paiement en USD... SGBS achat de USD Marché interbancaires des changes MATFORCE Fournisseur Ordre de paiement en USD Débit en USD américain Avis de paiement en USD " Société Générale New- York Ordre de paiement en USD CITIBANK New- York -c--- III.2.3 - La Bourse Au niveau de la bourse, l'essentiel de l'activité se résume aux : cessions des devises ; opérations de couverture du risque de change. :. Cession des devises Le service change collecte les devises que les voyageurs lui cèdent. Ces devises / al / 1\ 1 seront ev uees pour connaltre eurs montants exacts. Le responsable cédera ces devises en contactant les cambistes de la Société Générale Paris (Société mère). :. Opération de couverture du risque de change Les entreprises clientes qui désirent se prémunir contre le risque de change lors des importations sollicitent la section bourse pour se couvrir. Le responsable leur communique le cours au comptant, le cours à tenne et le cours garanti. 75

C'est à ce cours que la banque vendra à terme la devise dont a besoin le client. Illustrons nos propos par ce cas pratique. Le 23/10/2001, un gros imponateur de riz a ouven un crédoc impon d'une valeur de 50.000.000 JPY. Craignant une hausse du yen à l'échéance du contrat ( le 17/12/2002), il s'est adressé à la section bourse pour initier une opération de couvenure. Le responsable lui a communiqué les cours suivants (yen contre euro) : - cours au comptant: 104,59 ; - cours à terme: 108,85 ; - dépon: 0,59 ; - cours garanti: 108,26 soit 6,06 FCFA ( = 6,55957/ 108,26) ::- 100. A l'échéance du contrat le 17 décembre 2002, quelle que soit l'évolution du cours du yen, le client achètera avec la SGBS le yen à 6,06 FCFA c'est-à-dire que le compte du client domicilié à la SGBS sera débité de 6,06 :(- 50.000.000 = 303.000.000 FCFA. Autres tâches En dehors de ces trois tâches, il y a aussi: l'établissement de la balance des paiements; - les remises de chèque; - les remises de travellers chèque ; - les remises documentaires ; - la messagerie : Le rôle de la messagerie est de communiquer avec les correspondants de la SGBS disséminés à travers le monde afin de leur adresser ses ordres et de recevoir les leurs. Au niveau de la section messagerie, on utilise un moyen classique de communication qui est le télex et un moyen beaucoup plus moderne qui est le SWIFT. 76

Les ordres de transferts de fonds, d'achat et de vente de devises se font essentiellement par le réseau SWIFT. Avec SWIFT, la confidentialité du message est garantie, et le délai de transmission du message est bref ( 15min). 77

CHAPITRE IV: PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS IV.1.A - Présentation des résultats Dans l'élaboration de notre travail, nous sommes allés à la rencontre des clients. n convient de noter que sur les dix (10) entreprises sélectionnées, seulement six (06) ont souhaité répondre à nos questionnaires d'enquête. Nous étions donc obligés de rencontrer quelques opérateurs économiques du marché de Sandaga ( client de la SGBS) pour pallier la défection de ces entreprises. Ainsi, sur la base des infonnations recueillies lors des entretiens que nous avons eus et des questionnaires adressés aux clients (entreprises) de la SGBS, nous allons comprendre à travers ces lignes, les facteurs qui sont à la base du faible nombre d'opérations de couverture initiée à la SGBS. Le problème du risque de change et sa gestion sont diversement vécus par les entreprises. Il y a d'un côté les entreprises qui sont fortement tournées vers l'international où l'essentiel de leurs chiffres d'affaires se réalisent dans des monnaies qui fluctuent et, de l'autre, les entreprises qui font des importations libellées dans ces mêmes monnaies. Cette dernière catégorie est d'ailleurs la plus nombreuse. Dans cette partie nous allons présenter les résultats de l'enquête et ce, client par client pour mieux comprendre la raison pour laquelle si peu d'entreprises couvrent leur risque de change à la SGBS. CLIENT A C'est une entreprise qui est fortement tournée vers l'international. En effet, cette entreprise exporte plus de 90% de sa production, et rapporte plus de 100 milliards de francs CFA en devises par an à l'économie du Sénégal, et plus de 40 milliards de francs CFA de valeur ajoutée comme contribution à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB). Présenté 78

Les exportations et importations sont majoritairement libellées en dollar, en yen deux devises particulièrement volatiles. Cette entreprise se couvre contre le risque de change mais pas avec les banques de la place car elle estime que les produits de couverture proposés ne répondent pas toujours à ses besoins. Pour ses opérations de couverture, elle utilise surtout les options de change. Elle a pu négocier et obtenir du ministère de l'économie et des finances une autorisation de disposer des comptes en devises à l'étranger pour mieux gérer leur risque de change. En plus de tout cela, elle a accès aux marchés financiers internationaux grâce à ses correspondants. Voici donc un client important qui ne recourt pas aux services des banques en général et de la SGBS en particulier, tout simplement parce qu'aucune banque de la place ne pratique le options de change. CLIENTB C'est une entrepnse qui fait essentiellement de l'importation. Elle importe des véhicules d'europe et du Japon. L'euro et le yen sont évidemment les deux devises utilisées. Jusqu'en 1999, elle spéculait plus qu'elle ne se couvrait pas. Mais suite à une perte de change de 5469020858 FCFA qui a sérieusement secoué la trésorerie en 1999, cette entreprise a décidé de se couvrir systématiquement sur toutes ses importations. Pour ses opérations de couverture elle s'adresse à la maison mère qui est basée en Europe. Elle ne s'adresse pas aux banques locales parce que les instruments de couverture proposés ne lui permettent pas de profiter de l'évolution favorable des cours des devises. Pour le Directeur Administratif et financier de cette entité, la trésorerie doit être gérée aujourd'hui comme un centre de profit, inutile donc d'opter systématiquement pour les couvertures fermes. Il va plus loin en avançant des idées on ne peut plus claires : "les banques d'ici sont des banques de dépôt, spécialisées à octroyer des découverts et des facilités de caisses aux entreprises, à exécuter les ordres de transferts... ". Comme on le voit les banque de la place donne l'image de banques incapables d'aider les entreprises à gérer leur risque de change. 79

La CLIENTC C'est un client spécialisé dans les importations de véhicules et de pièces détachées. Cette entreprise utilise quatre devises que sont l'euro, le dollar, le yen et la livre sterling. Conscient du risque de change auquel il est exposé, ce client se couvre avec d'autres banques de la place notamment le Cré. Lyonnais et la Citibank qui l'ont approché lors de l'ouverture d'un crédit docume taire à l'importation. Depuis, cette entreprise est restée fidèle à ces deux banques. Il est à noter que tous les montants supérieurs ou égaux à 100 000 000 FCFA font 1 objet de couverture systématique. En dessous de 100 000 000 FCFA, cette évidemment des fortunes diverses. ntreprise préfère spéculer avec Dans cette entreprise le risque de change est géré avec beaucoup de rigueur cependant elle n'opte pas pour une couverture ynamique. La seule technique de couverture utilisée est la couverture ferme à c use, d'une part, de sa simplicité d'utilisation et, d'autre part, cette entreprise n'a pas accès aux marchés financiers internationaux. Pour ce client, les frais de couve ure proposés par les banques Oes frais sont les mêmes dans toutes les banques) so normaux. CLIENTD Cette entreprise s'est spécialisée dans l'importe ion de télévisions, radios, et de plusieurs autres appareils similaires. Elle a de andé à tous ses fournisseurs de libeller leurs factures uniquement en dollar pour ne pas avoir à utiliser plusieurs devises dont la gestion peut devenir délicate. Ce client couvre le risque de change, né des importations, avec toutes les banques agréées du Sénégal. Toutes ses importations libellées en dollar dont la contre valeur en franc CFA est supérieure à 100000 000 fait l'objet d'une couverture systématique. Cette entreprise trouve assez élevés les frais de couverture pratiqués par toutes les banques de la place. N'ayant pas accès aux grands marchés financiers, elle regrette l'absence de produits tels que les options de change pour les couvertures portant sur des '1 ' montants e eves. 80

CLIENTE Cette entreprise exporte du poisson au Maroc. Les transactions se font en dollar avec certains clients et en euro avec d'autres. pour l'heure, elle ne se couvre pas contre le risque de change mais selon les responsables, cela ne saurait tarder vue l'augmentation du volume des activités avec le Maroc. Les pertes de change jusque là subies par cette entreprise ont été contrebalancées par les profits réalisés en euro et en franc CFA. Comme l'essentiel de l'activité se fait avec la zone euro, la couverture contre le risque de change s'avère à l'heure actuelle sans objet. CLIENTF Cette entreprise exporte des sacs, des fils, des bâches. La plus grande partie de sa production est vendue dans la zone euro et l'autre partie est libellée en dollar. Elle n'est exposée au risque de change que sur une partie de son chiffre d'affaires en USD, soit environ 87 000 000 FCFA. Elle fait peu de transactions avec le dollar, ce qui a amené le Directeur financier à ironiser : Il on pensera à se couvrir quand la parité FCFA-euro va disparaitre". LES PARTICULIERS ET LES CLIENTS PROFESSIONNELS Les particuliers rencontrés au marché de Sandaga ont tous une idée du risque de change. Cependant la plupart d'entre eux ne savent même pas ce qu'est une opération de couverture. Les opérateurs économiques de Sandaga effectuent, pour leur grande majorité, leurs achats au comptant. Ils déterminent leur prix en fonction de leur coût d'achat. En clair, ils répercutent l'évolution du cours du dollar sur les différents prix de vente, et c'est le consommateur final qui supporte le risque de change à la place des commerçants. Pour les gros importateurs de riz, les transactions se font souvent en yen. Ils se couvrent systématiquement contre le risque de change surtout à cause de l'importance des montants en jeu. Ce sont eux qui initient le plus d'opérations de 81

couverture auprès de la SGBS et certainement avec les autres banques. Mais à la différence des opérateurs économiques de Sandaga, ces importateurs de riz, en l'absence de couvertures, auraient subi des pertes importantes et ne pourraient pas répercuter ces pertes de change sur les ventes parce que le riz est une denrée alimentaire de première nécessité dont le prix est homologué par le gouvernement et surveillé par la population. Le tableau suivant montre les différentes pertes de change (en FCFA) subies par les entreprises visitées (Tableau N 13). ND ND 546902058 229398 355 31577533. Client C ND ND 39 000 000 40 000 000 Gain de i 1 change i Cï1e~t D ND ND 30 125250 40 325 675 42 000 000 1 Client E ND ND ND ND ND Client F ND ND IV.1.B - Analyse des résultats Dans cette partie, seront analysés les résultats de l'enquête et des entretiens sur la base du modèle d'analyse retenu ainsi que l'influence de chaque variable explicative sur la non couverture du risque de change par les entreprises clientes. 82

IV.1.B.1 - Coût des opérations de couverture Le coût de la couverture comprend les reports et déports ainsi que les différentes commissions et taxes prélevées par la banque et évoquées dans les chapitres précédents. Ces différents coûts financiers dissuadent certaines entreprises de se couvrir comme l'ont mentionné deux entreprises dans le cadre de cette enquête. Les coûts sont jugés normaux par certains alors que d'autres les trouvent trop élevés sans que cela les empêche de se couvrir. IV.1.B.2 - La culture de marché des entreprises clientes La culture de marché des entreprises est une réalité nouvelle surtout Pour les PME et les particuliers qui font des transactions avec l'étranger. Si le problème de gestion du risque de change se pose de moins en moins pour les grandes entreprises, ce n'est pas le cas pour les PME et des particuliers qui continuent de rester en position de change. Les particuliers et les gestionnaires des PME sont enclins à subir les pertes de change et y voient le prix à payer pour faire des affaires avec l'étranger. Ils se contentent d'appeler les banques pour seulement se faire une idée du cours des devises. Ils subissent les évolutions erratiques du dollar, du yen et de la livre, les trois devises les plus utilisées dans leurs transactions. IV.1.B.3. Dynamisme des services de la SGBS Les entretiens que nous avons eus avec le responsable du Service Etranger nous ont révélé qu'aucune action n'est faite pour sensibiliser les entreprises qui viennent ouvrir des crédits documentaires à l'importation portant sur des montants élevés à se couvrir contre le risque de change auquel elles peuvent être confrontées à l'échéance du contrat. Le seul produit de couverture proposé par la SGBS est le mécanisme classique du change à terme qui prive les entreprises clientes de l'évolution favorable des cours des devises. 83

Les entreprises ont déploré le manque d'esprit d'innovation des banques de la place et surtout leur incapacité à leur proposer des instruments de couverture qui répondent à leurs besoins. Ces plaintes ont été surtout formciées par les grandes entrepnses. IV.LB.4 - Degré de risque des contreparties Certaines entreprises utilisent l'avance en devises comme instrument de couverture du risque de change à l'exportation. Mais à ce niveau, il faut dire qu'elle est plus utilisée par les grandes entreprises jugées beaucoup solvables par les banques que les petites entreprises. Plus qu'une technique de couverture, l'avance en devises est un crédit octroyé par les banques aux entreprises qui font des transactions avec l'extérieur. L'avance en devise est accordée par la SGBS aux grandes entreprises mais pas aux PME parce qu'elles constituent un risque que la banque ne veut pas prendre, en raison de leur manque d'insolvabilité. En effet les PME ont des pratiques de gestlon et de management qui sont peu transparentes et, la SGBS ne veut augmenter sa prise de risque sur ces derniers. Les transactions de change impliquent un risque de contrepartie, c'est pourquoi la banque exige un dépôt de garantie pour les opérations de change à terme portant sur les crédits documentaires à l'importation. Avant de couvrir une opération à l'importation, la banque s'assure que le client sera à mesure de la régler à l'échéance. Au regard des informations collectées sur le terrain et des entretiens que nous avons eus surtout avec les Directeurs Administratifs et Financiers (DAF), il ressort que d'autres variables que celles que nous avons retenues peuvent expliquer le fait que peu d'entreprises couvrent leur risque de change, parmi lesquelles: la réglementation de change en vigueur qui interdit aux entreprises de détenir des comptes en devises à l'étranger (sauf autorisation). Cette même réglementation était très rigide jusqu'en 1998. Depuis cette date, les entreprises 84

ont la possibilité d'initier des opérations de couverture parce que les conditions ont été quelque peu adoucies. Longtemps restées sans réaction face aux risques de change du fait de la réglementation, certaines entreprises ont conservé ces 1\ 'fl memes re exes. le niveau de risque accepté par la hiérarchie. En effet deux entreprises sur les six rencontrées ne pensent à se couvrir qu'à partir d'un certain montant. Le montant qui est souvent revenu est de 100 millions de Francs CFA. Les instruments de couverture proposés sont inadaptés aux besoins de certaines d'entreprises. - Le comportement de la devise de facturation. Les opérations de couverture se font généralement plus avec le dollar jugé plus volatile que le yen qui est une devise jugée "stable". - La rentabilité même de l'opération de couverture à terme qui peut amener certaines entreprises à ne plus se couvrir. IV.2 - Recommandations A la lumière de nos résultats d'enquête et des différents entretiens que nous avons eus avec le monde de la finance (professeurs de finance, DAF, banquiers... ) il nous semble nécessaire de faire des suggestions à la Direction Générale de la SGBS sur ce qui peut être fait pour accroître le nombre d'opération de couverture et partant, élargir sa clientèle entreprise en matière de gestion du risque de change. Les recommandations qui suivent se veulent être une piste de réflexion et de recherche. IV.2.1- Coût des opérations de couverture Les banquiers étant des «commerçants», il est illusoire de penser que la banque va couvrir gratuitement les entreprises. Dans ce nouveau partenariat, il faudrait que la 85

banque et l'entreprise y trouvent leur compte. Cela ne peut donc se faire au détriment de l'autre. Les frais de couverture (commission de change et de transfert, les frais de transferts) supposés être les mêmes dans les toutes les banques, il serait préférable que la SGBS ne majore pas trop les reports dans le cas d'une couverture à l'importation et ne minore pas de même le déport à l'exportation. En effet la présence d'un déport ou d'un report renchérit ou réduit le prix d'achat ou de vente des devises par rapport à leurs cours sur le marché au comptant. Nombre d'entreprises travaillent aujourd'hui avec plusieurs banques. Multibancarisées, elles se sentent dans une meilleure position pour faire jouer la concurrence. Un réajustement des reports et déports peut grossir le nombre de candidats à la couverture. IV.2.2 - La culture de marché des entreprises C'est une variable qui est externe à la banque et ne dépend donc pas totalement de la SGBS. Que peut-elle faire dans ce cas? Elle pourrait organiser des journées de sensibilisation au cours desquelles elle peut inviter les directeurs financiers et les chefs d'entreprises pour les sensibiliser à la question du risque de change. A court terme, la SGBS peut faire de l'information en faisant des affiches pour sensibiliser un grand nombre d'entreprises. La banque centrale pourrait en être l'initiatrice pour susciter plus d'engouement. A long terme, nous recommandons au niveau de l'uemoa que l'on pense à créer des instituts spécialisés en finance de marché d'où sortiront des cadres compétents qui dirigeront les services financiers des entreprises. Cette irrigation des services financiers des entreprises par ces hommes et femmes pourra, à n'en point douter, faire évoluer les données dans la sousrégion. Il serait aussi intéressant que l'on vulgarise l'enseignement de la finance des marchés à l'université et dans les grandes écoles. A l'état actuel des choses, les produits de couverture n'existent pas à la BRVM, ce qui leur donne plus un,. caractere exotique.

La SGBS pourratt: IV.2.3 - Dynamisme des services de la SGBS intensifier sa réflexion marketing vis-à-vis de la clientèle des entreprises. La SGBS doit, par exemple, recenser tous ses clients entreprises qui sont soumis au risque de change dans leurs transactions avec l'extérieur ; leur proposer les techniques de couverture disponibles; les sensibiliser à la question si tel n'est pas le cas et les conseiller à bon escient dans le cas contraire. Cette action envers les clients est primordiale dans la mesure où si rien n'est fait dans ce sens là, certains ne viendront peut-être jamais se couvru. proposer les options de change aux grandes entreprises en servant seulement d'intermédiaire entre ces dernières et la Maison Mère ( Société Générale de Paris) qui est d'ailleurs l'une des banques les plus actives sur ce créneau. de mettre à la portée des entreprises petites et moyennes qui n'ont pas accès aux marchés financiers internationaux, des produits commerciaux" composites" de gestion du risque de change tels que: - le Forward Price Agreement (FPA) : l'entreprise se garantit gratuitement un cours à terme ( achat ou vente de devises) égal au cours à terme normal, mais sans effectuer l'opération à terme. Si à l'échéance, le cours garanti est plus favorable que le cours au comptant, la banque lui verse la différence ; inversement, si le cours garanti est moins favorable, c'est l'entreprise qui paie la différence à la banque. Avec le FPA, la SGBS peut rendre des services à toutes les entreprises qui subissent le risque de change à l'exportation. Cette nouvelle forme de coopération sera à l'avantage de la SGBS qui pourra accroître et fidéliser sa clientèle des entreprises. Pour mieux comprendre le FPA, prenons l'exemple suivant: ICS attend une recette de 100 000 USD dans deux mois. Le cours garanti par la banque est de 700Fcfa. 87

Situation 1 : Si à l'échéance du contrat, le dollar cote 750Fcfa sur le marché spot, l'entreprise versera à la banque (750-700)~:-100 OOOFcfa soit 5 000 OOOF cfa. Situation 2 : Si le dollar cote 650Fcfa sur le marché spot, la banque versera à l'entreprise (700-650)):-100000 USD soit 5 000 OOOFcfa. IV.2A - Degré de risque des contreparties La SGBS pourrait accorder, dans la proportion d'un niveau de risque acceptable, les avances en devises aux entreprises petites et moyennes exportatrices qui les sollicitent. On ne peut pas voir se développer le volume d'activité sans accepter la moindre prise de risque. L'activité bancaire consiste d'ailleurs à concilier ces deux objectifs apparemment contradictoires. Il est souhaitable que la banque informe sa clientèle des entreprises de l'existence d'un tel produit de couverture.

CONCLUSION Notre séjour au Service Etranger de la SGBS nous a permis de voir que très peu d'entreprises couvrent leur risque de change. Cette situation nous est apparue d'autant plus anonnale que la SGBS est la première banque au Sénégal et est classée 9s ème sur les 200 premières banques africaines. Nous avons donc cherché à connaître les causes de cette situation. La démarche suivie a consisté en une analyse documentaire, en des entretiens avec le monde de la finance ( professeurs de finance, banquiers, directeurs administratifs et financiers...) à l'aide d'un guide d'entretien ainsi qu'en des questionnaires adressés à quelques entreprises clientes de la SGBS. De l'analyse des résultats de l'enquête et des entretiens, il ressort que les causes sont diverses et variées mais les plus déterminants sont le manque de dynamisme des services de la banque et le déficit de la culture de marché des entreprises. Aujourd'hui avec l'intervention des opérateurs économiques sur le marché financier, la SGBS doit orienter ses activités vers le conseil aussi rémunérateur que les autres activités en leur proposant les techniques de couverture les plus simples comme les plus sophistiquées. Le rôle de la banque sera ici d'assister en permanence l'entreprise pour lui pennettre de gérer le risque de change. Elle doit même l'infonner de ses prévisions de change. Avec l'avènement de la future monnaie de la zone monétaire de l'afrique de l'ouest qui ne sera probablement pas arrimée à l'euro, la gestion du risque de change va se poser avec une rare acuité. Le rôle de la banque sera alors déterminant. Présenté 89

Les entreprises doivent de leur côté comprendre que chaque fois qu'elles achètent ou vendent hors de la zone CFA et la zone euro, elles évoluent sur le marché des changes qu'elles le veuillent ou non. Elles doivent, par conséquent, penser à se couvrir contre le risque de change si elles ne veulent pas mettre en péril leur devenir. C'est d'ailleurs à cela que servent les instruments spécialisés des marchés de change. Au terme de notre étude, plusieurs autres pistes de recherches peuvent être explorées pour comprendre la problématique qu'elle pose : - la concurrence des autres banques le faible nombre d'entreprises exposées à l'international Nous espérons tout simplement que d'autres stagiaires viendront poursuivre le travail déjà entamé pour que la relation banque-entreprise dans la gestion du risque de change soit durable et faire mentir l'assertion selon laquelle : Il les banques de la place sont seulement des banques de dépôts Il Par ailleurs il faut souligner qu'à la SGBS l'idée de s'intéresser aux entreprises pour les aider à gérer leur risque de change commence à faire son chemin. Souhaitons que cette idée quitte le stade embryonnaire dans lequel elle se trouve actuellement pour réellement prendre forme. Cette étude est loin d'être exhaustive, malgré sa volonté de cerner tous les contours de la problématique qu'elle pose. Elle est limitée dans sa réalisation par des contraintes de temps, de moyens et surtout de secret professionnel. L'tille des limites de l'étude est que nous nous sommes trop souvent heurté à l'incompréhension des responsables dans la recherche de l'information. En effet les agents de la banque font de la rétention de l'information, soit pour cause de secret bancaire, soit pour des raisons de concurrence entre les différentes banques de la 90

place. Les moyens financiers disponibles nous ont contraint à surseoir à certaines opérations d'enquêtes, les entreprises clientes n'étant pas situées dans les mêmes zones. Le non-respect des rendez-vous des entreprises clientes a été l'une des contraintes de l'étude. Ces différentes situations ont réduit considérablement notre de manœuvre pour ce mémoire. Cette étude a été une véritable course contre la montre parce que le temps qui lui a été imparti, comme tout travail d'école, a été insuffisant.

OUVRAGES 1. La gestion de trésorerie Auteurs: Philippe ROUSSELOT; Jean - François VERDIE Edition: DUNOLD 1999 2. Manuel de Gestion Volume 2 Auteur: AnnandDAYAN Collection: ELLIPSE / AUF 1999 3. Opérations bancaires avec l'étranger Guide pratique du professionnel. Auteurs: Pierre PRISSERT; Philippe GARSUALT, Stéphane PRIAMI Collection : Institut techniques de banque 1997 4. La banque et l'entreprise Auteurs: Gérard ROUYER; Alain CHOINEL 3 ème Edition 1996 collection banque ITB 5. les risques financiers de l'entreprise: Liquidité, change, taux Auteurs: Vincent DEBELS, Gérard DESMULIERS; Bertrand DUBUS. Edition économica 1992 6. La gestion du risque de change Auteur: Patrice FONTAINE Edition économica 1996 7. Marché des changes et gestion du risque de change Auteur: Yves Sllv10N Collection DALLOZ 1995 92

8. La gestion globale du risque de change. Nouveaux enjeux et nouveaux risques. i llle édition Auteurs: Maurice DEBEAUVAIS; Yves SINNAH. Edition: économica 1992 9. SYSCOA.Guide d'application Edition Fourcher Octobre 1997 10Précis de finance Auteur: G. SAUV AGEOT Collection: NA1HAN. Septembre 1998 11 Stratégie bancaire : le refus de la dérive Auteur: Hervé de CARMOY Collection: presse universitaire de France (PUF) 1988 Note de cours : Marché à terme - produits dérivés de Mamadou DIOP CESAG / décembre 2001 Autres sources : Document SGBS : Opération de change Economia: Une publication du groupe jeune Afrique N 10 - Il - Août / Septembre 2001 93

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ANNEXE 1 : Guide d'entretien ANNEXE II : Questionnaire d'enquête ANNEXE III: Les entreprises Visitées ANNEXE IV : Les cours indicatifs des devises du 02/01/2002 au 07/01/2001 ANNEXE V : Les principaux produits exportés et importés ANNEXE VI : Les crédits documentaires ANNEXE VII : Réglementation de change 95

La GUide d'inlretill 1-Y -a-t-il des entreprises (vos clients) qui font des exportations ou des importations libellées en monnaies étrangères? 2-Précisez les devises utilisées. 3-Comment les aidez-vous à gérer leur risque de change? 4-Quels produits de couvertures proposez-vous à vos clients? 5-Pour les opérations de couvertures, à partir de quel montant acceptez-vous de couvrir vos clients? 6-Généralement,quel est le sens des opérations de couvertures? à l'importation à l'exportation 7-Combien y- a-t-il eu d'opérations de couvertures pour l'année 2001? 8-Parmi les entreprises clientes, combien sont-elles exposées au risque de change? 9-Une démarche est-elle mise en œuvre pour sensibiliser les entreprises clientes à l'idée de change? 96

La relation banque-entrepris!!ans l~êg~on du risque de change : le ca~tclê l'~i%<i:bs. 1 O-La SGBS conseille-t-elle ses clients dans le choix des techniques externes de couvertures? Il-Assiste-t-elle ses clients dans la gestion du risque de change? 12-Quelle action entreprend la SGBS pour amener ses clients à se couvrir auprès de ses services? 13-A votre avis comment expliquez-vous le fait que peu d'entreprises couvrent leur risque de change? 14-Quelles actions doit on mener d'un côté comme de l'autre pour amener les entreprises à se couvrir contre le risque de change? Présenté et soutenu par~l~;iia:nto~o 14èllk'p&omotionI3~~~~;ijS~G2000-2002 97

FICHE D'ENQUE1E'~ CADRE: Rédaction d'un mémoire dont le thème porte sur" la relation banque entreprise dans la gestion du risque de change" en vue de l'obtention du Diplôme Supérieur de Gestion des Entreprises (DSGE) UTILISATEUR: N'dri Antoine Y AO Stagiaire au CESAG 1. Votre entreprise fait-elle des importations ou des exportations libellées en monnaies étrangères? N()1l: Oui: 2. Si Oui, précisez les devises utilisées," ld... g OZ '-J... ë2 '" '-!;:; - 3. Comment faîtes-vous pour gérer le risque de change auquel est confrontée votre entreprise? On se couvre: On ne se couvre pas: 4. Pour vos opérations de couverture, vers quelle banque allez-vous? c=j [ r:;,...... ;-:~ z... <" U.I 2 ~j -l~. :s UJ f~ i,' IIJ.I :E!J.) ;.: 1 t- :l L~ '. 'I~v E :~~ ;~ o -, '" R ~j ~!~ c~... Q..,,--... ~ "... "... " "... fi...,...... "... fi... "... "... "..... 5. Comment jugez-vous les frais de couverture? Très élevés D Assez élevés. Normaux: Peu élevés 6. A partir de quel montant jugez-vous nécessaire de vous couvrir?... "... ~...,........ ~...,... "...,...,.,...,.,....,...... 98

7. Votre entreprise ne se couvre pas contre le risque de change, a) Est-ce parce que les coûts des opérations de couverture sont excessifs? b) Est-ce par manque d'information? c) Est-ce par méconnaissance des mécanismes de couverture? D D Si autres raisons, précisez: 8. Les banques ont-elles une fois refusé de vous couvrir? Non: Oui: Si Oui, quelles ont été les raisons avancées? 9. Quelles ont été vos pertes de change ces trois dernières années ( 1999, 2000, 2001 )? 1 O.Comment faites-vous pour combler vos pertes? Note contact: 99

PERSONNES ENTREPRISES SECTEUR D'ACTIVITE RENCONTREES A Industrielle DAF B Commerciale DAF C Commerciale DAF C Industrielle DAF D Commerciale DAF E Commerciale DAF F Industrielle DAF LES PARTIŒJLIERS - ET LES CLIENTS PROFESSIONNEL i 100

Cours indicatifs des devises du : DEVISES EURO FRANC CFA, Euro 1,0000 655,957 USD 0,8984 730,1391 JPY (10O) 118,0118 5,5584 GBP 0,6188 1060,0468 CHF 1,4809 442,9448 CA.D 1,4259 460,0301 ~002 l_... DEVISES EURO FRANC CFA Euro 1,0000 655,957 USD 0,8996 729,1651 JPY (10O) 118,3802 5,5411 GBP 0,6224 1053,9154 CHF 1,4828 442,3772 CA.D 1,4295 458,8716

1 GBP ~.~ DEVISES EURO FRANC CFA Euro 1,0000 655,957 USD 80,8965 731,6865 JPY (100) 117,3405 5,5902! 1 0,6227 1053,4077 ŒIF 1,4762 444,3551 CAD 1,4258 460,0624 i DEVISES EURO FRANC CFA Euro 1,0000 655,957 USD 0,8943 733,4865 CAD 102

LES ]:"", B'lijJiiN Produits "~\rachidiers Produits de la Pêche Produits Pétroliers Phosphates J ':ngrais -. Cotons et tissus en coton "\cide phosphorique --Jtio- Autres produits LES Produits laitiers, fruits et légumes Produits céréaliers Huiles et graisses Sucres et produits sucrés Boissons et 'l'abacs Papiers et cartons Produits pétroliers l'lis et textiles \létaux et ouvrages en métaux \lachines et appareils \Iatériels de transport et pièces détachées --.. \ litres produits Source: www.gouv.sll / ministre de l'économie et des finances. Présenté 103

TABLEAU RESUMANT LES CREDITS DOCUMENTAIRES A PAIEMENT DIFFERE OUVERT A LA SGBS POUR L'ANNEE 2001. Entreprises Contre valeur en Francs CFA A 1.294.000.000 236.517.000 944.026.000 1.266.750.000, B 1.235.465.000 1.264.750.000 1.084.860.000 965.283.000 C 283.013.000 252.000.000 105.577.000 211.438.000 126.897.147 D 47.136.000 E 176.100.000 56.166.000 F 2.089.693.762 G 30.355.000 H 149.159.000 101.478.512 70.174.000 24.184.875 105.515.000 1 56.952.000 13.800.000 104.141.000 K 141.018.000 L 18.850.000. M 560.000.000 N 259.021.000

REGLEMENT N R09 / 98 / CM / UEMOA DU 20 DECEMBRE 1998 RELATIF AUX RELATIONS FINANCIERES EXTERIEURESDES ETATS MEMBRES DE L'UNION ECONOMIQUE OUEST AFRICAIN( UEMOA) Titre IX : Opérations en Capital ArtiGl~ 12 : Options d' achat 1) les résidents sont autorisés à acheter à l'étranger ou avec les non-résidents, des options d'achat de produits de base et de valeurs mobilières, sous réserve du respect de toutes autres dispositions réglementaires régissant les transactions sur les produits de base ou les valeurs mobilières. 2) L'acheteur est autorisé, pendant la durée d'exercice de l'option, à annuler sa position par une vente d'option d'achat de la même série. Ârtic!C ii;f3 : Options de vente 1) Les résidents sont autorisés à acheter à l'étranger ou avec les non-résidents, des options de vente de produits de base ou de valeurs mobilières. 2) L'opérateur est autorisé, pendant la durée d'exercice de l'option, à annuler sa position par une vente d'option de vente de la même série. 3) Les résidents ne sont pas autorisés à acheter des produits de base ou des valeurs mobilières sur les marchés étrangers en vue de les livrer dans le cadre d'un contrat d'option de vente. L'option de vente doit porter sur des actifs qui peuvent être acquis localement par le vendeur résident, en vue de leur livraison à l'étranger en exécution du contrat. Présenté et s~ùjjên,1(~ 105

ANNEXES AU REGLEMENT N R 09 / 98 / -CM / UEMOA DU 20 DECEMBRE 1998 RELATIF AUX RELATIONS FINANCIERES EXTERIEURES DES ETATS MEMBRES DE L'UNION ECONOMIE ET MONETAIRE OUEST - AFRICAINE (UEMOA) Chapitre III : Constitutions des couvertures de change à terme Article 18 : Les couvertures de change peuvent être constituées par des résidents en vue de règlements correspondant à l'importation ou à l'exportation effectives de biens et services. Article19 : Les couvertures de change à terme doivent être constituées dans la monnaie de règlement prévue au contrat. Article 20 : La durée du contrat de change à terme ne peut excéder la date d'exigibilité du paiement de l'importation ou de l'exportation, stipulée dans le contrat commercial. Article 21 : Lors de la levée du terme, la banque domiciliataire devra s'assurer, sous sa propre responsabilité, que le règlement à effectuer correspond, quant à son montant et à la monnaie en laquelle il est libellé, à la couverture de change 1 constituee. La levée du terme est subordonnée aux conditions suivantes : les marchandises ou services devront avoir été effectivement importés ou exportés et la date d'exigibilité du paiement prévue par le contrat commercial ne devra pas dépasser huit (08) jours à compter de la date de levée du terme: - en ce qui concerne les importations ayant donné lieu à ouverture d'un crédit documentaire, la levée du terme ne pourra intervenir que huit (08) jours au plus avant la date prévue pour l'expédition des marchandises à destination directe et exclusive du territoire douanier; 106

s'agissant des importations n'ayant pas donné lieu à ouverture de crédit documentaire, la levée du tenne pourra intervenir sur présentation à la banque domiciliataire du connaissement maritime de mise à bord, lorsque l'importateur peut justifier que le paiement est exigible sur remise de ce document. 107

TABLE DES MATIERES Pages [)édicace... 5 Rel11crcien1ents... 6 Abréviations ct sigles... 7 Liste des tableaux... 8 Liste des schén1as... 9 INTRODUCTION... 10 PRESENTATION GENERAI~E... 12 Objet de j'étude... 12 ProbJélllatique... 12 Objectif de l'étude... 13 Délinlitatiol1 de J'étude... 13 Intérèt de J'étude... 14 Dén1arche d'étude... 14 Plan de l'étude... 15 DéfInition des Principaux concepts... 15 CHAPITRE 1 : THEORIE SUR LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE... 18 1. 1) Présentation du risque de change... 18 1.1.1 - Définition... 18 J.l Risque de change de conversion... 19 1.1.2.2 Risque de change éconornique... 19 1.1.2.3. - Le risque de change de transaction... 19 1.2 l,al\1esuredurisque... 21 1.2.1 Position de change... 21 1.2.1.1 Devise par devise... 21 1.2 - Position de change globale... 23 1.2.1.3 - Position de Trésorerie... 24 1.2.2 Stratégie de gestion de la position... 24 1.3- Traitement comptable et fiscal du risque de change... 26 1.3.1 - Traitement comptable... 26 1.3.1.1. Comptabilisation des opérations faites en devises... 27

La 1.3. 1.2 Régularisation des comptes de créances et dettes libellées en monnaie étrangère à "inventaire... 29 1.3.1.3 Traitement des écarts de conversion du point de vue du résultat... 30 [.3.2 - Le traitement fiscal du risque de change... 31 1.3.2.1 - Pcrte de change et gain de change... 31 [.3.2.2 - Les écarts de conversion... 31 1.4 - La Gestion du risque de change... 32 104.1 - Lcs Techniques internes... 32 [A.I.1 Choix de la monnaie de facturation... 32 IA.I.I.I ChOIsir la monnaie nationale... 32 IA.I.I.2 Choisir une devise... 34 [A.I.2 Le termaillage ( ou leads and lags)... 35 1.4.1.2.1 - Définition... 35 [.4.1.2.2 - Principe... 35 IA.I.2.3 - Portée pratique du tennaillage... 36 1.4.1.3- La con1pensation... 37 [A. la - Les clauses d'indexation... 38 1.4.2 - Les techniques externes... 39 1.4.2.1 -- Les couvertures fennes... 39 [.4.2.1.1 - Principe... 39 1.4.2.1.2 En quoi consiste une opération de change à terme?... 40 1.4.2.1.3... Exemple de couverture d'une exportation... 41 1.4.2.1A... Exemple de couverture d'une importation.... 2 lcs couvertures optionnelles... 42 1.4.2.2.1 -- Définition...... 42.2.2 - Les deux types d'option de devises... 43 [A.2.2.3 - Éléments de contrat d'option... 43 1.4.2.2A Stratégie de couverture... 44 1.4.2.2.5 - Exemple de couverture à l'importation... 45 1.4.2.2.6 - Exemple de couverture à l'exportation... 46 1.4.2.3.. Les "avances en devise"... 47 1.4.2A les swaps de couverture... 49 5 : Réglementation de change et coût de l'opération de couverture... 51 1.6 La banque et l'approche du marché des entreprises... 53 2